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30/01/2014

Les chantiers ne sont pas des champs...

OUATTARA & Co étaient dans leurs petits souliers hier .

Sa propension à se targuer d'une croissance soutenue remise en cause , hier , par ses invités au forum ICI 2014 .
Extraits des discours, véritables cours d’économie au Dr Ouattara Dramane par Makthar Diop vice président de la Banque Mondiale '' On ne mange pas la croissance (...) les autorités gagneraient à songer à créer une croissance génératrice d'emplois (...) il faut faire la différence entre la croissance économique et la transformation nécessaire de la croissance économique ''

Donald Kaberuka président de la Banque Africaine de Développement '' La venue des investissements est liée à la sécurité, à l'impartialité de l'appareil judiciaire et à la qualité des services publics ''

Christine Lagarde '' Des progrès sont nécessaires pour l'amélioration de la gouvernance . Il faut réduire la part des marchés gré à gré ''

Woyô-Mogô Beugre


voici LA Vérité

Les 151 063 fonctionnaires de Côte d’Ivoire connaîtront une amélioration de leurs revenus à la fin de ce mois de janvier.
Mais parmi eux, a reconnu le ministre de la Fonction publique, Gnamien Konan, au cours de la conférence de presse qu’il donnait, à l’immeuble Sciam au Plateau, 121 382 doivent leurs acquis au président Laurent Gbagbo. Car, en 2007, il a donné suite à leur revendication portant sur la bonification indiciaire. Et dès décembre 2008, 50% de cette bonification étaient payés. Les 50% restants, le gouvernement Ouattara, selon le principe de la continuité de l’Etat, paie en 2013 la moitié, c’est-à-dire 25%. Les 25 autres, au dire du ministre de la Fonction publique, seront payés à la fin janvier.
L’augmentation annoncée par le gouvernement, en ce qui concerne ce groupe de fonctionnaires, n’est donc en réalité que la matérialisation d’un acquis conquis sous le pouvoir du Président Gbagbo

Ousmane Diagana ( Représentant de la Banque Mondiale) dixit encore: « La croissance n’a de sens que lorsqu’elle est accompagnée d’une amélioration véritable des conditions de vie des populations. Je préfère un pays avec un taux de croissance de 5% avec un taux de pauvreté qui diminue de 2 à 3% chaque année, plutôt que d’avoir un taux de croissance à deux chiffres avec un taux de pauvreté qui reste plat. En Côte d’Ivoire, il y a du travail à faire au niveau de l’impact de la croissance sur les populations »

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Ouattara absent à l’ouverture du Forum international des investissements

Photo Par contre son épouse était là, descendant de l'Airbus A380 en compagnie de son beau frère Ibrahima 0uattara, qui aura du descendre les marche de la passerelle; il n'aura pas eu les services ô combien indispensables des ascenseurs qu'il a fait installer pour aller plus vite à l'unique premier étage de son ministère... Admirons également le costume de la première dame.
Selon l'internaute Nathalie Zemgbo Djiezion"Née Dominique Nouvian, Mme Drama ne Ouattara est une Première Dame illégale ayant acquis ce titre pas le pouvoir des armes. Ses tailleurs austères nous rappellant la période de la Pérestroïka en Russie continuent à sentir l'imposture. Dominique Ouattara continue à chercher en vain son style. Ses tenues africaines nous rappellent les chicottes des colons sur le dos de nos aïeules lors de la marche des femmes à Grand Bassam".


Par Hervé Coulibaly

C’était le sujet sur toutes les lèvres à l’occasion de l’ouverture du 2e forum des Investissements en Côte-d’Ivoire, qui démarrait à l’Hôtel Ivoire d’Abidjan mercredi 29 janvier 2014. En effet, contrairement à l’agenda des ICI2014 qui annonçait son arrivée aux environs de 9H30 TU, le chef de l’Etat ivoirien a brillé par son absence. Une absence que la présence du premier ministre Kablan Duncan ne réussira pas à faire passer inaperçue.

Selon nos informations deux hypothèses pourraient expliquer l’absence du chef de l’Etat à cet événement « important » au coup global estimé à plus de 3 milliards de FCFA d’argent public. «Soit Ouattara a pris un coup de fatigue ou bien il a décidé au dernier moment de ne pas venir à cause des nombreux flops au niveau de l’organisation et de l’engouement mi-figue mi-raisin des investisseurs étrangers», nous indiquera un habitué du palais présidentiel d’Abidjan-Plateau.

La plupart des commentaires entendus penchaient pour cette seconde hypothèse, en l’absence de communication officielle sur l’absence du président Alassane Ouattara. Dans son discours d’ouverture, le premier ministre Kablan Duncan était revenu sur les cafouillages observés dans les stands [accréditions, retraits de badges etc.] et à l’entrée du village du Forum, où la présence massive des forces de l’ordre en tenues n’était pas faite pour « attirer » les investisseurs potentiels.
Connectionivoirienne

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électrification de 513 villages en 2013

Encore un autre mensonge


30 janvier 2014
index513 nouveaux villages connectés au réseau électrique en 2013. En tout cas, c’est l’annonce faite récemment par la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (Ciprel). C’était à l’occasion de l’inauguration de la centrale d’Azito. Cette information donne une lueur d’espoir aux Ivoiriens, à cause de la vitesse avec laquelle les villages de Côte d’Ivoire sont électrifiés. Cela ressemble à une politique communicationnelle du régime en place. Car, cela signifie que ce régime a fait, en moins de trois ans, ce que ces prédécesseurs n’ont pu réaliser en plus de dix ans.
De 1960 à 1999, ce sont seulement 1751 villages qui ont été électrifiés, sous Houphouët, soit environ 45 villages électrifiés chaque année. Ce nombre était à 1028 villages en 1990.

En 2000, après l’élection du Président Laurent Gbagbo à la tête de l’Etat, le nombre des villages électrifiés va augmenter.
Ils étaient à 132 fin 2001. 133 autres verront la lumière l’année suivante. C’est-à-dire en 2002, juste après le déclenchement de la crie ivoirienne de septembre 2002. En 2003, le projet «araignée» lancé par Henri Konan Bédié et stoppé par le coup d’Etat de décembre 1999 est relancé par le Président Laurent Gbagbo. En 2004, ce sont 125 autres villages qui sont sortis des ténèbres. 135 le seront une année plus tard. En gros, de 2000 à 2009, le compteur des villages électrifiés était à 890. Également, 479 autres localités étaient en chantier au moment de la crise postélectorale. Outre ces réalisations qui étaient faites en grande partie grâce au budget de souveraineté. Il y avait aussi la participation des mairies, les Conseil généraux et des Districts d’Abidjan et de Yamoussoukro. Ce sont certainement ces 479 localités qui étaient achevés sous le régime de Laurent Gbagbo qui ont été connectés au cours de l’année 2013. Sinon, comment comprendre qu’en si peu de temps, l’Etat puisse connecter 513 villages en douze mois, soit une fréquence de 42 villages chaque mois, soit près de deux villages par jour. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Depuis, les élections municipales et régionales, ces structures décentralisées n’ont pas encore eu véritablement les appuis financiers de l’Etat pour booster le développement des communes et des régions.

En annonçant un tel bilan, l’Etat veut tout simplement se donner du coffre.

LG Info
Joseph Atoumgbré
repris sur connectionivoirienne

14:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Audition de Simone Gbagbo à Odienné

Le juge d'instruction recule devant le refus de madame Gbagbo de s'exprimer sans ses avocats

Les sources judiciaires proches du Tribunal d’Abidjan-Plateau sont formelles. L’audition de la prisonnière politique du régime Ouattara, Simone Ehivet Gbagbo, initialement prévue à Odienné hier n’a pu se tenir. Le juge d’instruction et son équipe n’ont pas fait le déplacement. Pourquoi ?

« L’absence des avocats de Mme Gbagbo à cette audition à Odienné y est pour quelque chose. Et puis, le juge d’instruction et son équipe ont la certitude que Mme Gbagbo ne leur parlerait pas en l’absence de ses avocats », nous a confié hier sous le sceau de l’anonymat, une source proche du dossier. Le juge d’instruction a alors saisi hier les avocats de Simone Gbagbo et les deux parties ont décidé de trouver une date commune pour l’audition de la plus célèbre prisonnière politique du régime Ouattara.

Au dire de nos sources, l’audition pourrait se tenir la semaine prochaine à une date qui sera trouvée d’un commun accord. Les avocats de Simone Gbagbo avaient déposé un renvoi de l’audition auprès du tribunal pour s’opposer à l’audience d’hier. Une requête qui a été rejetée par la justice, précisent nos sources. Raison évoquée par l’équipe du juge d’instruction : le temps presse. Poursuivent les sources judiciaires qui ajoutent que l’audition de Simone Gbagbo devrait se tenir hier, mardi pour s’achever le jeudi 30 janvier 2014.

Didier Depry
didierdepri@yahoo.fr
rapporté par
La Majorité Présidentielle Gbagbo

08:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Sept personnes en attente de libération

de nouvelles libérations attendues aujourd'hui (provenant essentiellement du 9ème cabinet).

1 - Dourou Guiro Max Fidèle
2 - Tahou Patrick
3 - Banhi Zabo Raphaël
4 - Bahi Gbehe François
5 - Monhou Ézéchiel
6 - Kamande Michel
7 - Zoué Micheline


par ailleurs des informations récurrentes font état de ce que le juge N'DRI KRA du 10ème cabinet menacerait de démissionner semble-t-il pour un désaccord avec le procureur de la république.
Nous attendons d'en savoir un peu plus.

Patrice Saraka

00:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/01/2014

Ouverture du Forum investir,

le FMI invite les autorités ivoiriennes à accélérer les réformes engagées

En l'absence du chef d'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, c'est le premier ministre qui a procédé ce mercredi à l'ouverture du 4ème Forum investir en Côte d'Ivoire qui reprend après quinze ans d'interruption. Daniel Kablan Duncan a en présence du premier ministre burkinabé, des vices présidents du Nigéria et du Ghana indiqué que son pays veut à travers ce grand évènement économique et financier s' ouvrir davantage au monde.

"Forte de ses potentialités, de son savoir-faire, de sa diversité culturelle et de sa foi dans le libéralisme, la Côte d'Ivoire s' ouvre au monde et s' est entièrement tournée vers le développement économique. Le présent forum, "Investir en Côte d'Ivoire-ICI 2014", s' inscrit dans cette dynamique: travailler ensemble et entreprendre davantage, tel est notre leitmotiv," a déclaré le chef de gouvernement ivoirien.

Daniel Kablan Duncan a ensuite invité les hommes d'affaires, opérateurs économiques et institutionnels, à s' approprier ce forum. "Il est le vôtre, la Côte d'Ivoire vous tend les bras pour un véritable partenariat stratégique gagnant gagnant," a-t-il ajouté. En dépit des actions d'envergure déjà posées dans son pays, le premier ministre ivoirien est conscient que beaucoup plus reste encore à faire notamment en matière de réformes structurelles et sectorielles.

Duncan voulait-il exprimer la volonté des partenaires économiques de son pays? En tout cas, intervenant par vidéo conférence, la Directrice générale du Fonds Monétaire international (FMI) a abondé dans le même sens que lui. Reconnaissant que la Côte d'Ivoire a réalisé des performances remarquables durant les deux dernières années, Christine Lagarde prévient que la marche vers l'émergence doit se faire avec une accélération des réformes déjà engagées.  Pour la Direction générale du FMI les autorités ivoiriennes doivent par ailleurs créer des infrastructures, encourager les initiatives privées et favoriser l'inclusion.  "Les autorités doivent favoriser une meilleure administration fiscale, réduire les dépenses non prioritaires et emprunter prudemment," a-t-elle précisé.

Comme la Banque Mondiale, le FMI dénonce les nombres pléthorique des marchés publics passés gré à gré. La Directrice générale a soutenu que la réduction de ces marchés contribuera à l’amélioration de la gouvernance. Enfin Christine Lagarde exhorte les autorités ivoiriennes à la création d'une classe moyenne solide et durable en investissant dans l'éducation, la formation et l'emploi.

WASSIMAGNON Koaci.com


Soi disant forum des investisseurs!
" Que du cirque et du mensonge"


La rébellion annonce a coup de publicité ronflante la tenue d’un soi disant forum des investisseurs. Ce n’est qu' une opération de communication pour masquer l'échec patent du chef rebelle Dramane Ouattara sur sa politique de l' emploi.
Les investisseurs soi disant sont invités tous frais compris:
- billet d' avion
- chambre d' hôtel
- perdiemmes
Sont aux frais du contribuable ivoirien. Les organisateurs de cette escroquerie intellectuelle n'ont pas hésité a faire plaisir a leurs petits copains sous le couvert de l' investissement.
La facture de cette parade sera très salée pour les ivoiriens au vu de toutes les surfacturations faites par les collaborateurs du chef de la rébellion et son épouse.

Attention a la facture!!!!!!

Joel Curtis


Ce 28 janvier 2014 verra l’A380 de la compagnie nationale française effectuer un vol unique entre l’aéroport de Paris – Charles de Gaulle et la capitale économique ivoirienne, quittant la France à 13h45 pour arriver à 19h10, et repartant à 23h55 pour atterrir le lendemain à 7h10. Une opération pour marquer le soutien de la compagnie au Forum international des investissements en Côte d’Ivoire, mais qui se transformera en desserte régulière dès l’hiver prochain, l’aéroport d’Abidjan devant terminer les installations nécessaires à l’A380 au printemps.
communiqué

Afin de faire des économies, Air France a décidé de supprimer les deux vols par jour sur Abidjan pour n'effectuer qu'un seul voyage avec un gros porteur.

D’un côté on nous apprend que la flotte air Côte d’Ivoire s’est étoffée, et de l’autre, c’est Air France que l’on retrouve….Cherchez l’intrus.

Le père du retour des exilés est resté en France, santé défaillante ? Affaires personnelles à superviser ? Ordres à recevoir ?... C’est Dominique qui est  revenue, histoire de faire croire qu’il y a un pilote dans l’avion côte d’Ivoire ou un capitaine dans le navire, pour reprendre l’image d’Alassane lui-même, et surtout de nous faire croire qu’elle est à la tête de tous ces investisseurs qui se bousculent au portillon : deux cents investisseurs sur 530 passagers, alors que l'avion compte  800 places .
Shlomit

20:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Douleur...

Le ministre Dosso Charles Rodel en exil vient de perdre son géniteur...Soutenons le....

Le ministre Hubert OULAYE en exil vient de perdre sa génitrice....Soutenons le...

18:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les Camisards, un film de René Allio (1972)

A voir...Cela fait partie de notre passé, c'était en France, que de courage et de foi.
Histoire méconnue certainement de nos amis Ivoiriens, mais qui vaut la peine d'être connue.
Je suis bien heureuse d'avoir un peu de sang de ces ancêtres-là qui coule dans mes veines.

Lire aussi l'article de Wikipédia sur les camisards ou les huguenots (les confédérés dans l'Alliance)
Shlomit


Relire également la contribution non signée parue sur cameroonvoice

18:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Rentrer, ou pas...

L'avis de Tchelley Hanny

"Le nouveau courrier d’hier a publié la liste des 804 prisonniers proches du Président Gbagbo, qui croupissent dans les geôles de Côte d’ivoire (militaires, policiers, gendarmes, collaborateurs du président Gbagbo, société civile, personnes étant simplement de la même ethnie ou d’ethnies « proches » de lui, etc.). Certains lieux de détention demeurent inconnus, des prisonniers sont « invisibles », les tortures continuent, des journalistes sont agressés, meurent, et par-dessus tout, le président Gbagbo est à la Haye ! Mais on nous dit que « le paysage politique est apaisé » et que « le Président Alassane Ouattara pose des actes dans le sens de la réconciliation".

Soit ! Je veux bien le croire, mais alors pourquoi ne pas commencer par libérer tous ces prisonniers sans jugements, sans droits, malades, tortures? Pourquoi ne pas dégeler les avoirs confisqués ? Pourquoi ne pas libérer les domiciles occupés ? Voila qui convaincrait que le pays est « apaisé » Et pourquoi est-il si important que les exilés et refugiés rentrent?


Mais surtout, pourquoi là où le pouvoir actuel a échoué à les faire rentrer, le Fpi, ou certains du Fpi, ex « poids lourds » proches du Président Gbagbo, jouent-ils les « démarcheurs-représentants- communicants » du pouvoir ?

Est ce que ce qui a cause notre exil est réglé ? Est ce que le Président Gbagbo a été libéré ? Sa mère, la vieille Gado Marguerite en exil à plus de 90 ans est-elle rentrée à Gnaliépa?

Si non, pourquoi devrions-nous rentrer et donner du poids à la propagande de ce pouvoir? Ceci dit, je respecte le choix individuel de chacun de rentrer. Ce que je trouve insupportable, c’est de faire passer cet acte individuel, personnel, pour un acte de « stratégie politique » ! Alors je veux comprendre pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Car in fine, toutes les questions auront leur réponse… Dieu sauve la côte d’Ivoire!"

Tchelley Hanny, 25 janvier 2014

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Quelques échos de l'atelier de la JFPI

«Le Nord et le centre ne doivent plus appartenir à des com’zones»

Exactement huit jours après sa première assemblée générale de l’année 2014, voilà la jeunesse du Front populaire ivoirien ( Jfpi) au laboratoire en vue de remettre d’aplomb certains de ses démembrements à l’intérieur du pays.


En effet, le samedi 25 janvier 2014, au Qg de Laurent Gbagbo à Attoban, le «National» Koua Justin a co-présidé avec la vice-présidente Marie-Odette un «atelier de remobilisation des structures de la Jfpi des régions centre et nord de la Côte d’Ivoire.» Le thème central de ces assises qui ont battu le rappel des responsables des structures ci-dessus citées se déclinait en deux sous-thèmes, notamment : «Redynamisation des structures de base» et «Stratégies politiques et mobilisation des ressources financières.» Après la présentation du président du comité scientifique, qui a succinctement expliqué chaque sous-thème, Koua Justin est monté au créneau pour rappeler aux uns et aux autres ce qu’il attend de ces travaux, notamment les attentes de la direction du parti, et passer des consignes strictes à ses hommes.
De fait, le Secrétaire national intérimaire de la Jfpi a dit à ses hôtes que l’atelier auquel ils ont été conviés intervient dans un contexte de crise où le Fpi se trouve à mille et un défis. Ce qui implique qu’il lui faut une jeunesse dynamique, convaincue et engagée ;une jeunesse mobilisée pour relever ces défis. C’est la raison pour laquelle, a insisté Koua Justin, le premier objectif de cet atelier est de détecter des personnes ressources à même d’aider le bureau exécutif national de la Jfpi à relever les défis du moment. Ces jeunes doivent être disponibles et déterminés à accompagner les responsables nationaux de la jeunesse du Fpi dans tous les combats pour la reconquête des libertés publiques.

Mais Koua Justin a été on ne peut plus clair : il faut comprendre que militer au Fpi n’est pas un contrat que l’on passé avec la direction du parti en vue d’une nomination ou d’un salaire. Il ne faut pas s’attendre à être casé quelque part, parce qu’on est membre des instances ou militant de base ; il n’y a pas de gâteau à partager, mais des idées à promouvoir, a-t-il précisé! En outre, il a indiqué qu’en organisant ces assises, la Jfpi veut établir un diagnostic clair, un état des lieux qui va déboucher sur des stratégies qui vont permettre au parti de reprendre ses droits au nord et au centre de la Côte d’Ivoire. «Au total, le Fpi ne doit en aucun cas perdre le nord et le centre de la Côte d’Ivoire», a-t-il exhorté ses hommes.

Avec le franc-parler qu’on lui connaît, Marie-Odette Lorougnon n’a pas fait dans la dentelle, quand elle a pris la parole à la suite du Secrétaire national intérimaire chargé de la jeunesse du Fpi. En effet, pour elle, le Nord et le Centre font partie du territoire ivoirien. Ils ne sont et ne doivent être la chasse gardée de personne. Avant les élections de 2010, des personnes ont usé de mensonges, elles ont endoctriné les populations et en ont profité pour déstructurer le Fpi, a-t-elle expliqué. «Mais la vérité est en train de triompher du mensonge. Ces régions ne doivent plus appartenir ni à des com’zones, ni à des ex combattants. C’est la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je salue votre initiative. Que de grandes décisions et stratégies sortent donc de cet atelier. Car nous devons maîtriser toute la Côte d’Ivoire. Si tu n’as pas maîtrisé une zone tu ne peux pas y avoir d’électeurs», a insisté Marie Odette Lorougnon.
Et de marteler que les régions centre et Nord don’t il est question n’appartiennent pas au Mali ni au Burkina Faso, encore moins à la Guinée ou au Ghana, mais plutôt à la Côte d’Ivoire. Pour dire que la Jfpi doit y aller pour rallumer la flamme militante de ces milliers de militants du Fpi victimes du mensonge de ceux qui ont profité de la crise pré et post-électorale pour déstructurer le Fpi.

En outre, Mme Lorougnon a exhorté les jeunes cadres du nord comme ceux du centre à accepter des responsabilités à la base, à y faire leur classe afin de parvenir au sommet avec une bonne dose d’expériences requises pour diriger des structures du parti à ce niveau-là. Elle a rappelé à ce sujet sa propre expérience qui consistait à répertorier les jeunes cadres militantes du Fpi desdites zones et à les intéresser aux structures de base du parti.
Aussi a-t-elle salué le courage et la détermination de la Jfpi qui selon elle est une jeunesse à nulle autre pareille. Une détermination qui a valu à son premier responsable la prison, a précisé «la camarade» Lorougnon. Elle n’a pas manqué d’indiquer que Koua Justin et ses camarades ont bien fait d’organiser cet atelier qui met en avant la formation. Car on ne peut se remobiliser ou remobiliser les autres si on n’est pas formé, a-t-elle fait remarquer. Un clin d’œil a été fait aux régions où le Fpi n’a pas perdu de sa superbe. En effet, l’oratrice a noté «certaines faiblesses» à corriger dans ces zones-là.

Barthélemy Téhin
barthelemytehin@yahoo.fr
LG Infos du N° 645 du 27 Janvier 2014

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Les victimes de Duékoué s’élèvent contre un mensonge onusien

Il y a trois semaines, sur la chaîne panafricaine "Africa 24’’, le Général Amoussou (d’origine béninoise) qui a commandé les forces de l’O.N.U. en Côte d’Ivoire, a débité un gros mensonge. A la question de la journaliste qui lui demandait si oui ou non les soldats de l’O.N.U. avaient tiré sur des civils ivoiriens, cet officier a répondu par la négative, trompant ainsi toutes les masses populaires, africaines surtout, qui ont pu suivre cette émission.
Au "one man show’’ de ce général- imposteur, nous avons voulu apporter les précisions suivantes :

·      1° : Bien cher Général Amoussou, déjà en janvier 2006, et sous votre commandement, croyons-nous, les soldats de l’O.N.U. ont tué des jeunes gens et des enfants à Guiglo, en ont blessé un grand nombre à Duékoué et à Abidjan, quand, excédés par le parti pris flagrant de l’O.N.U. pour la rébellion, les patriotes ivoiriens vous ont prié de vous en aller de chez eux. La raison, on s’en souvient, en était que depuis son siège de l’Hôtel Sebroko à Abidjan, l’O.N.U. et un groupe obscur dit "G7", sous la houlette de la diplomate française Brigitte Girardin manoeuvraient (très mal) pour mettre la Constitution ivoirienne sous le boisseau. Afin de donner les "pleins pouvoirs’’ à Konan Banny que personne n’avait élu, au détriment du Président Gbagbo. La réaction des Ivoiriens et la raclée prise par l’O.N.U. ont été stoppées in-extrémis par le Président Obasanjo du Nigéria, alors dépêché à Abidjan pour une Enième médiation.

·      2° : Mon Général, au lendemain de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010, les soldats de la mission de l’O.N.U. ont définitivement jeté le masque de la perfidie. Gênés par la très grande vigilance des patriotes ivoiriens aux quatre coins du pays, vos soldats, mon Général, n’ont rien trouvé de mieux que d’ouvrir le feu sur tous ceux qui les prenaient en flagrant délit de manœuvre suspecte. Ainsi, vos soldats ont plus d’une fois été surpris, à Abobo et à Yopougon, en train de transporter des rebelles dans les chars onusiens. C’est même par vos hélicoptères que des rebelles et leurs chefs ont été transportés depuis le nord du pays à l’Hôtel du Golf, le Q.G. du candidat Ouattara. Au quartier du Plateau à Abidjan, vous avez ouvert le feu sur des civils et fait des blessés devant les locaux de la B.C.E.A.O. A Daloa, vos indignes soldats ont tiré à bout portant dans le dos d’un commissaire de police et son collaborateur, les tuant sur le coup. Passons sur le fait qu’à l’occasion de cette élection, l’intrusion de l’O.N.U., son activisme et sa complicité avec les ex-rebelles ont causé des nombreuses démissions au sein de votre mission en Côte d’Ivoire, de civils et de militaires. Notamment, les retraits de  contingents militaires ghanéen et bangladais dont les commandants ont refusé de tremper dans votre complot pour un assaut final contre le peuple ivoirien. Après tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et que l’on sait, à qui accorder crédit et respect, entre ces chefs militaires ghanéen, bangladais et vous ?

·      3° : Le jour de la fameuse marche des rebelles (une marche qui n’a jamais eu lieu, au fait) pour "prendre" le media d’Etat qu’est la R.T.I., dites-moi, mon Général, à quel jeu sordide votre force dite d’interposition s’est livrée, en se faisant marraine et complice jurée des rebelles ivoiriens ? Ce jour-là, comme des robots et sous les ordres de la France qui se cachait depuis ses graves dérives et la raclée à elle administrée par les patriotes ivoiriens aux mains nues en Novembre 2004, vous, soldats de l’O.N.U., de surcroît des Africains, n’avez-vous pas combattu aux côtés des rebelles, à votre fief de l’Hôtel du Golf, contre les forces loyalistes ivoiriennes ? Comme si en lieu et place des Etats, c’étaient les états majors ou les financiers des rébellions sauvages qui vous payaient, vous et vos mandants impérialistes infiltrés dans les instances de l’O.N.U. La vidéo de votre monstrueuse imposture ce jour-là existe toujours et nous, patriotes ivoiriens, attendons patiemment que le courage et la vérité se fassent jour dans cette institution de La Haye qui patauge pour l’instant dans les caniveaux de la morale. Vous pouvez en douter, mon Général, mais il en sera forcément ainsi!

·      4° : Les soldats de l’O.N.U., en Mars 2011, ont bombardé par hélicoptère nos forces loyalistes et tué des civils à Duékoué, dans la nuit. C’est peut-être fort de cela que le Président Gbagbo a intimé à l’armée ivoirienne de "décrocher’’ de toutes les lignes de front, car quand l’arbitre (O.N.U.) devient adversaire… Des rescapés civils des nombreux massacres sus et jamais empêchés par vos soldats onusiens ont vu, en plein jour à Duékoué, près de la gare UTB, face au siège de la radio locale, un char du contingent marocain lancer des obus en direction du Q.G. des forces loyalistes. Ce sont les ratés de ces bombardements en soutien à la rébellion qui ont fait des blessés au sein des réfugiés de la Mission Catholique. Ce sont vos offensives aériennes, vos horribles massacres aux côtés des rebelles qui ont permis la prise de l’ouest ivoirien (voir images de votre complicité partout répandues sur la toile internet). En outre, vous avez passivement assisté à des déportations de civils ivoiriens pour des destinations le plus souvent inconnues. Vous avez aidé les ex-rebelles à opérer des arrestations, leur livrant même des personnalités pro- Gbagbo qui étaient sous votre protection à l’hôtel Pergola, un autre de vos Q.G.. Ce qui, à l’époque, avait fait dire à votre sulfureux chef de mission, le Sud-Coréen Choï, que "dans quelque temps, c’en serait fini du F.P.I., on n’en entendra plus parler’’. Et depuis trois ans, les militants du Front Populaire Ivoirien, des civils, sont pourchassés, torturés, emprisonnés ou tués sous vos yeux. Des civils et non des soldats au combat ! Mon Général, ce sont comme ça des dizaines et des dizaines de nos enfants et parents qui ont été enlevés, de jour comme de nuit par les ex-rebelles, au vu et au su de vos soldats de l’O.N.U., devant la Mission Catholique de Duékoué, pour être portés disparus à jamais ou retrouvés le corps en putréfaction, en pleine forêt ou dans un puits.

Qu’est-ce que donc une force d’interposition comme la vôtre, qui n’assiste pas des personnes civiles en danger et qui plus est, se félicite d’être marraine et complice de tueurs dont elle fait les éloges à travers sa radio ? En tant que militaire, mon Général, jamais vos troupes et vous n’avez pas fait de l’assistance à personne civile en danger une priorité. Ici encore, vous risquez de ne voir qu’un autre cas manifeste d’opprobre ou de mensonge éhonté à l’endroit de vos forces onusiennes qui ne sont pas aussi samaritaines que vous voulez le faire croire.

La présente contribution, mon Général, est et reste notre seule arme contre les fusils et les bombes de votre soldatesque de l’O.N.U., surtout contre tous ces Africains qui comme vous, intriguent et dérangent par leur comportement. Cette contribution, nous la diffuserons et la partagerons encore et encore, partout où nous pourrons, pour montrer comment il existe des Africains, comme vous, qui travaillent à l’éternelle régression de l’Afrique. Comment vous, originaire du pays du grand résistant Behanzin, le "glêlê", pouvez-vous vous adonner à un tel déni de conscience ? Qui croyez-vous tromper en affirmant que l’O.N.U. n'a point tué des civils aux mains nues en Côte d’Ivoire, sous votre mandat ?

Mon cher Général, si ce n’est pas vous que notre pays a récusé en 2006 ou 2007 pour vous êtes frauduleusement autoproclamé Général, alors nous disons que le mensonge a la peau dure et il nous faut le traquer au quotidien pour le détruire. En outre, mon Général, attendez-vous à être traqué par les victimes et les patriotes ivoiriens, quand notre président et notre pays braqué par vos soins nous reviendront, surtout que votre imposture internationale a grossièrement échoué !

Au-delà même de notre indignation, la présente contribution est aussi un message d’amour et de vigilance à l’endroit du peuple béninois qui devrait vous voir désormais à travers le prisme de ce peu que nous savons et disons de vous. Sans haine et sans rancune, mon Général !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) :
Emmanuel Caleb, le 24 Janvier 2014.

repris sur le Nouveau courrier N° 985 du 28 janvier 2014


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Ouattara utilisera-t-il l'article 48 pour se rendre auto-éligible?


Election
              présidentielle 2015? Ferro BallyPrésidentielles 2015:
La Côte d'Ivoire victime de sa propre turpitude


- «La nationalité ivoirienne de M. Alassane Dramane Ouattara est douteuse», déclare l'arrêt de la Cour suprême d'octobre 2000 qui invalide la candidature du président du RDR à la présidentielle de cette année.

- «L'article 35 de la Constitution - qui définit les règles d'éligibilité - est fait pour régler les cas Alassane Ouattara», a soutenu au Forum de la Réconciliation en 2011, Laurent Gbagbo, président de la République.

- «L'article 35 me vise mais ne me concerne pas», rétorquait invariablement Alassane Dramane Ouattara.

En 2005, par décision n°2005-01/PR du 5 mai 2005 portant " autorisation à titre exceptionnel des candidats à l'élection présidentielle de 2005" (qui a finalement eu lieu en 2010), Alassane Dramane Ouattara brigue la magistrature suprême. L'article 35 l'a visé mais ne l'a pas concerné. Il ne laisse donc pas passer cette chance unique qui s'offrait à lui: le Conseil constitutionnel et ses résultats définitifs du second tour de la présidentielle de novembre 2010 sont royalement ignorés, Laurent Gbagbo, sur résolution de l'Onu actionnée par la France de Sarkozy, est bombardé dans la résidence officielle des chefs d’État ivoirien et Alassane Dramane Ouattara est placé à la tête de l’État.

Le chef de l’État sortant est candidat à sa propre succession pour la présidentielle de 2015. Et le débat a re-commencé à faire rage sur son éligibilité. En acceptant la mesure exceptionnelle de Gbagbo en 2005, Ouattara reconnait explicitement qu'il n'est pas éligible, tout comme Bédié qui était dépassé par la limite d'âge. Mais pourrait-il être éliminé de la course en 2015? Il y a loin de la coupe aux lèvres car là aussi, s'il est visé par l'article 35, il ne sera pas concerné.

En tant que chef de l’État et détenteur exclusif du pouvoir exécutif, il est capable de mettre en œuvre, comme Gbagbo, l'article 48 de la Constitution et prendre des mesures exceptionnelles exigées par sa situation. Par exemple, comme l'a fait Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara peut rendre éligibles tous les candidats présentés par les partis politiques ou groupements de partis uniquement pour l'élection présidentielle d'octobre 2015; et le tour est joué.

Il enlèvera ainsi une épine du pied de Romain-Francis Vangah Wodié et le Conseil constitutionnel. À la tête du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), ce brillant constitutionnaliste disait toujours: "Je ne fais plus du droit; je fais la politique" pour refuser de se prononcer, au regard du droit, sur des questions politiques embarrassantes comme l'éligibilité de Ouattara. Dans nos cultures noires africaines où le devoir d'ingratitude est particulièrement banni, Wodié, président du Conseil constitutionnel grâce à Alassane Dramane Ouattara, et les autres conseillers trouveront, sans aucun doute et dans la finesse des arguments de droit, les habillages juridiques pour se démarquer de l'arrêt de Tia Koné et de la Cour suprême d'octobre 2000. Et voici la Côte d'Ivoire  prise au piège de ses propres turpitudes.


Source : Ferro Bi Bally, ancien Journaliste à Soir Info puis à Fraternité-Matin
repris sur le blog de l'AIRD

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Le Franc CFA pour les Nuls

Dans cet article nous allons essayer de résumer les arguments présentés dans l’excellent livre de Nicolas AGBOHOU, livre intitulé « Le franc CFA et l’euro contre l’Afrique ».
Franc CFA
Nous éviterons de nous attarder sur les détails techniques, afin de rendre l’article compréhensible par un public large. Nous vous recommandons fortement de lire le livre du professeur AGBOHOU pour approfondir sur le sujet.

1) origine du Franc CFA
La signification du franc CFA a évolué avec le temps, en fonction des contextes politiques, toujours dans le souci d'endormir les africains. Le franc CFA a été créé le 25 Décembre 1945 par un décret signé par trois français : Charles De Gaulle (président du gouvernement provisoire) ; René Pleven (Ministre des Finances) ; et Jacques Soustelle (Ministre des colonies). La signification du franc CFA était alors Franc des Colonies Françaises d'Afrique.

Aujourd'hui franc CFA signifie franc de la Communauté Française d'Afrique. On joue sur les mots pour mieux cacher la réalité qui pourrait choquer. Nous préférons la première dénomination, car c’est celle qui d’après nous reflète le mieux la réalité.

 A l'époque où Rome colonisait la Gaule (actuelle France),  l’empereur romain Jules César, suite à une bataille qui opposa son armée aux Gaulois portés par Vercingétorix, dit ceci des Gaulois : « c’est une race d’une extrême ingéniosité et ils ont de singulières aptitudes à imiter et à exécuter ce qu’ils voient faire des autres ». Jules César n'avait pas tout à fait tort.

En ce qui concerne le CFA, les français n'ont pas imaginé eux-mêmes ce mécanisme. C'est un procédé qui leur a été appliqué par les allemands lorsque les français étaient sous leur occupation entre 1939 et 1944. Les allemands, dès l'occupation de la France et des pays d'Europe inventèrent des monnaies locales (Deutsch des territoires occupés) qu'ils associèrent au vrai Deutsch mark (monnaie allemande de l'époque). Les allemands ont mis en place ces monnaies, avec un mécanisme qui permettait à l'Allemagne nazi le pillage en règle des territoires occupés. A la fin de la guerre (1945), la France ne s'est pas gênée: elle a copié exactement le mécanisme nazi, qu'elle a appliqué à ses colonies d'Afrique; et ça dure jusqu'à nos jours.

Le premier à avoir écrit sur le CFA et dénoncé cet outil de pillage de l’Afrique dite francophone fut le docteur en économie camerounais du nom de Tchuindjang Pouemi. Il a écrit en 1983 un livre intitulé Monnaie, servitude et liberté. La répression monétaire de l’Afrique. Peu de temps après ce livre il est décédé dans des circonstances douteuses. Assassinat en règle par la France ou simple coïncidence? A chacun de juger. Depuis ce fut un silence de mort. Personne n'avait plus osé écrire de manière critique sur le franc CFA, jusqu'à ce que le professeur Nicolas AGBOHOU nous gratifie en 2008 de son ouvrage intitulé Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique.

Notre recherche de documentations sur le franc CFA nous a permis de trouver deux autres livres : Le franc CFA, d’où vient-il, où va-t-il ?, du congolais Serge Ikiemi ; et Le franc CFA : Pourquoi la dévaluation de 1994 a tout changé, du journaliste français Rémi Godeau. Ces deux derniers livres se contentent de décrire les mécanismes de fonctionnement de franc CFA, sans véritablement proposer d’analyses critiques, contrairement au livre de Nicolas AGBOHOU.

2) Le fonctionnement du CFA et les règles de base
Dans un souci de faire comprendre à un public large, nous allons expliquer de manière simplifiée le fonctionnement du franc CFA, sans plonger  dans les détails. Les mécanismes de base du fonctionnement du franc CFA sont simples. Il y a trois acteurs en jeu:

- Les pays Africains soumis à l’utilisation du franc CFA ;
- La France ;
- Et le reste du monde.

Enfin il y a ce que l'on appelle "Compte d’opérations". Le Compte d’opérations est un Compte bancaire ouvert auprès de la Banque de France pour chaque pays qui utilise le franc CFA. Lorsque la France veut des biens de pays africains, elle imprime le CFA (à Clermont Ferrant en France – et les pays africains payent pour les frais d’impression) et vient récupérer les  vrais biens des pays africains avec ce papier. Ensuite la France écrit sur les Comptes d’opérations un crédit équivalent (en gros la France prend les biens des pays africains et écrit sur une ligne d’ordinateur que ces pays ont du  crédit auprès de la banque de France). Ce papier dénommé franc CFA n'est utilisable qu'auprès de la Banque de France.

Lorsque les pays africains veulent acheter les biens en France, ils se pointent avec ce papier à la Banque de France, et la banque de France leur donne des euros pour acheter chez eux (le compte d’opérations est débité si nécessaire). Lorsque les pays africains veulent acheter ailleurs qu’en France ils vont demander des dollars auprès de la Banque de France. Après toutes les pressions politiques imaginables, lorsque la France accepte de leur donner les devises, un ajustement (débit) est effectué sur leurs comptes d’opérations si nécessaire.

Lorsqu'un acteur quelconque vient acheter les matières premières africaines (c'est l’essentiel de ce que les africains ont à vendre pour l'instant), il les paye en dollars. Pour l’Afrique centrale, 60% de ces dollars sont purement et simplement récupérés par la Banque de France, et seulement 40% descendent en Afrique. La France écrit alors dans les comptes d’opérations des pays africains qu’ils ont l’équivalent des 60% de crédit en plus. Pour l’Afrique de l'ouest c'est 50% (restent à la Banque de France) et 50% descendent en Afrique. Officiellement la France retient cet argent pour garantir le taux de change Fixe 1€=655fcfa. D'abord on nous dit que le taux est Fixe, ensuite on apprend qu'en réalité ça ne l'est pas. Les acteurs économiques dans le monde ajustent en fonction de la valeur réelle de biens des africains. Lorsqu'ils s'apprécient, la France crédite les  comptes d’opérations, et lorsqu'ils se déprécient la France débite les comptes d'opérations.

En réalité il n y a pas de taux fixe, les pays africains payent pour maintenir ce taux fixe artificiel ; parité qui n’est pas nécessairement dans l’intérêt des pays africains, comme nous expliquerons plus bas. Dans le livre d'AGBOHOU il est dit que les comptes d'opérations pour la seule zone de l’Afrique centrale présentaient un solde créditeur de 4 311.7 milliards F CFA en fin Mars 2007.

La France y a accumulé une fortune qu'elle utilise pour elle, n’a jamais rien restitué aux africains, et se contente d'écrire sur un écran d'ordinateur (compte des opérations) qu'elle leur doit, et que les africains peuvent acheter des biens en France. En plus de prendre gratuitement (sans débourser tout de suite) les biens africains avec son CFA, la France utilise les devises extérieures africaines du compte d'opérations pour son fonctionnement, place une partie de cet argent sur les marchés financiers, en reçoit les intérêts, prête une partie de ces intérêts gagnés sur leur argent, aux africains. Ensuite la France bat tambour dans ses médias et ceux africains qu'elle les aide. Pour cela elle a toute une artillerie de structures: agence française du développement,...

Pendant que les africains manquent des infrastructures, qu’ils cherchent des devises pour les construire, la France utilise grassement leur argent du compte des opérations, qui ne cesse de s'accumuler. Il faut être rêveur pour espérer que la France rendra aux africains 1 centime de cet argent un jour.

Voilà résumé le fonctionnement du CFA. A retenir: la France obtient les matières premières des pays africains sans débourser la moindre devise; si la France n'a rien qui intéresse les pays africains alors les matières premières qu'elle leur prend sont gratuites pour la France. Plus les pays africains exportent  à l'étranger, plus ils enrichissent la France: 60% de leurs exportations pour l'Afrique centrale, et 50% pour l'Afrique de l'ouest sont purement et simplement retenus par la France. Le solde des avoirs extérieurs africains ainsi « rackettés » par la France cumulait  à 4 311.7 milliards F CFA en fin Mars 2007, et ceci uniquement pour la zone BEAC (Afrique centrale).  Les africains ne sont pas libres d'acheter ce qu’ils souhaitent où ils veulent dans le monde, car il faut que les africains passent par la France pour les devises. Tout ce que la France ou l'union européen appelle "aide" n'est en réalité qu'une partie de l’argent des africains du compte d’opérations, que la France leur prête à des taux d'intérêt non nuls. S'il y a quelque chose à retenir du FCFA c'est ce dernier paragraphe.

3) Les institutions du franc CFA et l'économie locale
Bien qu'ils portent le même nom, les franc CFA des différentes régions (Afrique centrale, Afrique de l'ouest et Comores) ne sont pas convertibles entre eux. Si un camerounais veut acheter de la marchandise en côte d'ivoire, il doit aller convertir son CFA en France contre l'euro, acheter les CFA de l'Afrique de l'ouest et aller acheter en Côte d'ivoire.

Officiellement le CFA de chaque zone est géré par la banque centrale de ladite région, et chaque Banque centrale est libre dans la prise de ses décisions. Ce qui pourrait laisser penser que ces banques sont libres de manipuler le franc CFA dans l'intérêt de leurs peuples. C’est malheureusement Faux. En effet La France s'est arrangée pour contrôler aussi les Banques centrales des pays africains qui utilisent le franc CFA. En Afrique centrale, le conseil d’administration de la banque centrale (BEAC) est constitué de 13 membres, dont 3 français désignés par le gouvernement français. En Afrique de l’ouest le conseil d’administration de la banque centrale (BCEAO) est constitué de 16 membres, dont 2 français désignés par le gouvernement français. Aux Comores le conseil d’administration de la banque centrale comorienne (BCC) est constitué de 8 membres, dont 4 français désignés par le gouvernement français.

En Afrique centrale, le conseil d’administration de la BEAC « délibère valablement lorsque au moins 1 administrateur par état membre et 1 administrateur français sont présents ou représentés ». Ce qui signifie, en reprenant les termes mêmes du professeur AGBOHOU, qu’il suffit pour la France de pratiquer la politique de la chaise vide (n’envoyer aucun de ses membres aux réunions de prise de décisions) pour bloquer toutes les affaires des six pays membres de la BEAC.

En Afrique de l’ouest les statuts de la BCEAO stipulent que pour que des décisions soient prises au conseil d’administration elles « doivent recueillir l’unanimité des membres du conseil d’administration ». Or comme dit plus haut la France compte 2 membres au conseil d’administration.

Dans les Comores, le conseil d’administration de la BCC « délibère valablement lorsque au moins six de ses membres sont présents ou représentés. Les délibérations doivent être adoptées par 5 au moins des membres présents ou représentés ». Or comme expliqué plus haut ce conseil d’administration est constitué de 4 comoriens et 4 français.

On constate donc que par ces dispositions statutaires la France dispose d’un droit de veto au sein de chacune des banques centrales des 3 zones CFA, sans qu’aucun pays africain n’ait réciproquement de regard sur la politique monétaire française. Par ce veto nombre d’avantages promis aux africains concernant le CFA ne peuvent pas être concrétisés, car la France mettra toujours et logiquement son veto pour éviter par exemple des opérations de création monétaire (Quantitative Easing), ou que les comptes d’opérations passent durablement en négatif, ce qui irait contre les intérêts de la France.

La conséquence de ce droit de veto c'est que les pays africains ne peuvent même pas utiliser cette monnaie (prêts aux entreprises, Quantitative Easing, dévaluation, surévaluation, ...) pour booster leurs économies. De nos jours la politique monétaire est un outil indispensable pour piloter l'économie. En l'occurrence la structure économique des pays africains qui utilisent le CFA voudrait que leur monnaie soit moins forte que la valeur actuelle du franc CFA arrimé à l’EURO. Pour se permettre une monnaie forte un état devrait avoir une économie qui produit des biens très hauts de gamme, rares ou difficilement « concurrençables ». En Europe il n y a que l’Allemagne qui peut se permettre le luxe de l'euro fort tel qu'il est actuellement.

Ça fait 1 dizaine d'années que la chine (2ème économie mondiale) est accusée de volontairement garder sa monnaie basse. Les Etats-Unis ont laissé chuter le dollar et ne font rien pour le relever. Dans ce contexte, on impose aux économies comme celles africaines, qui ne produisent pas de biens hauts de gamme une monnaie arrimée à l'Euro, que l’on s’obstine à maintenir à une parité fixe (1euro = 655 FCFA). C'est une aberration, mais tant que cela arrangera la France, à moins que les africains contraignent la France à lâcher l'étau autour de leur cou, la France ne permettra jamais que cela change. Si l’Afrique de développe économiquement et prend son destin en main, la France se retrouvera certainement dans une situation économique alarmante. La France vit de l'exploitation de l’Afrique. Ce n'est pas nous qui le disons, mais l'ex président français Jacques Chirac dans une de ses interviews après sa retraite.
______
Références :

IKIEMI Serges, Le franc CFA, d’où vient-il ? Où va-t-il ?, l’Harmattan, 2010.
AGBOHOU Nicolas, Le franc CFA et l’EURO contre l’Afrique, Editions Solidarite mondiale, 2008.
GODEAU Rémi, Le franc CFA, pourquoi la dévaluation de 1994 a tout changé, Septa, 1995.
TCHUINDJANG POUEMI Joseph, Monnaie, servitude et liberté. La répression monétaire de l’Afrique, Cameroun, Edit. J. A., 1985.

Pour aller plus loin:
http://www.dailymotion.com/video/x9av8p_chirac-avoue-le-p...
http://www.forumromanum.org/literature/caesar/gallic_f7.h...
repris sur cameroonvoice, 29 janvier 2014

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On prévoit de déplacer les corps des victimes

Sioto Gaston de Yrouzon, après avoir été massacré le 20 juillet
2012 à Nahibly (Duekoué), par les FRCI et les Dozos.

Depuis hier après-midi (Lundi 27 Janv.’14) des habitants du quartier Carrefour à Duékoué nous ont donné l’information suivante : ce lundi 27 Janvier 2014, des gendarmes (au nombre de trois) ont rendu visite au chef du quartier redevenu village Carrefour. Ils ont informé le chef de l’objet de leur mission : recenser les fosses communes de Duékoué et de tout l’ouest, pour, d’après eux, ‘’ superviser très prochainement, en présence de médecins et autres spécialistes, l’enlèvement des ossements des victimes de Mars 2011 par leurs parents pour une autre sépulture à leur convenance, en un autre lieu de choix, afin de libérer les terrains des tiers que ces fosses occupent’’.
"Sacrilège ! Plutôt qu’il en soit ainsi, ils devront encore nous tuer davantage car nous n’accepterons jamais que quiconque vienne remuer le couteau dans la plaie ! Nous les avons compris, ils ont décidé d’aller seuls à leur réconciliation, sans nous’’ ! Ont crié en masse ou à l’unisson tous ceux des résidents de Carrefour qui ont appris cette nouvelle. Nouvelle confirmée par un notable du chef de village qui a conduit les gendarmes au domicile du chef, ainsi que par quatre villageois qui ont suivi cette rencontre, pour le moins curieuse.
Indignées et très remontées, les populations de Carrefour ne perdent pas autant leur sérénité, encore moins la raison et le sens du discernement. En attestent les observations ou interrogations qui fusent de partout au sein de ces populations, depuis le passage suspect des officiers de la gendarmerie nationale :
  1. "après trois (03) longues années et après que la Croix-rouge et l’O.N.U.C.I. aient pulvérisé les corps des victimes avant de les ensevelir, comment un parent de victime puisse reconnaître de par seulement des os, son père, sa mère, son frère ou son fils, vu et su que les cadavres, putréfiés dès le 29 Mars 2011 dont beaucoup d’autres avant cette date, ont d’abord été carbonisés par la Croix – rouge et l’O.N.U.C.I. avant d’être enterrés’’ ? S’interrogent des parents de victimes, étonnés de cette démarche.
  2. "que veut cacher l’initiateur d’une démarche aussi suspecte ? Les morts contenus dans l’ensemble des fosses de Duékoué, surtout à Carrefour, proviennent en particulier du grand ouest et de toute la Côte d’Ivoire en général, sans oublier tous ces étrangers à la recherche d’un mieux-être qui, pris pour des Wê, ont été abattus par des rebelles bourrés d’alcool et de drogues en tous genres. De ce fait, à partir de quel calcul ou repère scientifique infaillible, les victimes d’origine lointaine pourront retourner près de leurs parents quand déjà en amont, il est sûr et certain que les identifier par le squelette ou les ossements seulement, est un véritable casse-tête insoluble. La justice longtemps annoncée et promise a-t-elle déjà ouvert et mené les enquêtes tant attendues pour que l’on veuille déterrer les nombreux ossements des nôtres ? N’est-ce pas là une volonté de dispersion des preuves qu’on nous cache, dans la réalité’’ ? A observé un adolescent d’une vingtaine d’années dont sept au moins des parents gisent dans la fosse au centre même du quartier Carrefour.
  3. "qui est ou qui sont donc ces propriétaires de terrain qui se seraient plaints à ces gendarmes et voudraient voir libérés leurs terrains occupés par des fosses communes ? Les rives et alentours de la rivière Guémon de Duékoué où gisent de nombreux parents à nous, sont-ils des terrains privés, à qui appartiennent-ils pour être libérés ? Les enquêteurs de la Cour Pénale Internationale, venus sur le terrain il y a à peine deux ans et qui ont promis revenir pour des enquêtes plus approfondies, selon eux, sont-ils déjà revenus et ont-ils fait ce qu’ils avaient à faire ? A quoi donc serviront toutes ces exhumations massives, pour le compte de la vérité ou pour le compte de la dissimulation, c’est-à-dire du mensonge’’ ? S’est inquiété un autre jeune, rescapé du camp de Nahibly.
En conclusion des nombreux échanges téléphoniques que nous avons eus avec eux, les habitants du village-quartier Carrefour demandent aux autorités et au gouvernement ivoirien de laisser leurs parents reposer en paix, là où ils sont. Toute démarche contraire à leur volonté, qui ne s’apparentera pas à des enquêtes officielles pour l’éclatement de la vérité et de la justice, sera pour ces populations une provocation et une injustice de trop. C’est pour cela, tout en criant leur indignation face à une absence criarde de justice à leur endroit, les victimes de Carrefour et de Duékoué crient aux ‘’voix des sans voix’’ que sont tous ceux qui, ici et depuis l’Occident, se battent pour que justice soit rendue aux vraies victimes du complot international de la France contre notre pays, que plus que jamais, l’heure a sonné pour que la vérité voit le jour : entrons dès maintenant dans le cadre d’une enquête internationale sérieuse et l’on se rendra vite compte qu’à partir de Duékoué seulement, le chiffre de trois mille (3 000) morts dans toute la Côte d’Ivoire, après les élections, annoncé par la diplomatie française puis largement répandu par ses médias est faux car largement sous-estimé. La seule condition valable pour de vraies enquêtes et pour la confirmation des propos que nous avançons est et reste toujours la même : le désarmement des bandits qui nous ont envahis et continuent, en passe-droits, d’exproprier, de terroriser et d’assassiner en toute impunité nos compatriotes. Tout le reste, beaux discours, renforcement de capacités financement de projets-pilotes, n’est que pure diversion !

N.B. : Au moins sept (07) fosses communes sont à ce jour recensées au seul quartier Carrefour. Un partisan déçu de OUATTARA nous a appris, il y a quelques jours, qu’à l’entrée est de la ville de Duékoué, juste après la rivière Guémon, là où se tiennent les vendeurs de moutons et leurs bêtes, sous le son de riz, existerait aussi un charnier, depuis Mars 2011. Vrai ou faux, nous saurons la vérité un jour.

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 28 Janvier 2014.

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une réconciliation vraie ou tentative de fragilisation du FPI ?

Le retour des exilés semble être devenu l’une des priorités du pouvoir ivoirien, qui, dit-on, ne ménage aucun effort pour que ces milliers d’ivoiriens contraints à l’exil par la politique immonde d’Alassane Ouattara, retournent au pays natal. La thèse défendue est que le retour de ces partisans de Gbagbo aidera à la réconciliation nationale. S’il est vrai qu’elle n’est pas totalement fausse, il n’en demeure pas moins que pour qu’elle prospère, ses auteurs devront inscrire leurs actions dans une démarche cohérente et globale.
CIVOX. NET
Mercredi 29 Janvier 2014 -
Marcel
          Gossio, ex-exilé rentré d'exil le 17 janvier 2014En d’autres termes, le pouvoir devra s’interdire d’user de manœuvres politiques visant à fragiliser ou à instaurer un climat de suspicion au sein du FPI et des organisations alliées. La démarche cohérente dont il est question voudrait que le pouvoir examine minutieusement les préoccupations maintes fois exprimées par les exilés, leur apporte des solutions ou, à tout le moins, signe des accords formels et non verbaux dans lesquels sera indiqué le chronogramme de mise en œuvre des engagements pris.

Citons pêle-mêle les préoccupations essentielles des exilés : la libération des prisonniers politiques en commençant par Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo et Blé Goudé, la loi d’amnistie générale pour éteindre de manière effective et définitive les mandats d’arrêt lancés à l’emporte pièce aux trousses des pro-Gbagbo, la libération des terres et des biens pris en otage par les hommes du pouvoir et leurs supplétifs venus de pays limitrophes Burkina Faso ,Mali et autres, le dégel des avoirs… La démarche ci-devant indiquée devrait logiquement être adoptée par tout pouvoir qui se veut  véritablement soucieux du bien-être de tous et qui est sincèrement engagé dans un processus de réconciliation nationale. Or dans le cas présent, on observe un mélange de genre entre cadre de règlement politique des préoccupations posées par les exilés et manœuvres politiques.

Pour ce qui concerne le cadre politique, le pouvoir offre aux exilés des déclarations et discours pour être plus précis, au contenu flou. Quel crédit peut-on accorder à des engagements verbaux? Que peuvent peser les déclarations d’intention des hommes de l’exécutif devant les mandats d’arrêt pris par la justice dans un régime qui tue l’indépendance de la justice ? Quels sont les précédents qui militent en faveur d’une confiance aveugle ou intelligente en ces « bonnes intentions » affichées par le pouvoir ? A l’évidence aucun fait majeur du pouvoir n’autorise à croire qu’il est sincère lorsqu’il invite les exilés à rentrer. D’ailleurs, il n’eût aucun afflux des exilés aux frontières ivoiriennes au soir des incessants appels au retour. Ont-ils subodoré la supercherie du pouvoir ? Personne n’a du reste été ému par les arrivées solitaires des Gossio, Dogou et cinq militaires du Togo, curieusement présentés devant les médias internationaux par le Ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi comme 1 200 militaires rentrés d’exil pour répondre à l’appel de Ouattara.
 

S’agissant des manœuvres politiques, il est clair que le pouvoir d’Abidjan n’a pas l’intention de vouloir fragiliser ses fondations en ouvrant le jeu politique. Même si on admet qu’il agit sous la pression de ses amis d’hier, son penchant dictatorial devrait l’amener à prendre quelques précautions pour espérer « garder la main ». De plus, quand on sait que la direction du FPI à Abidjan trouble les nuits du régime, on se demande ce qui pourrait conduire le pouvoir à faciliter l’entrée des exilés sur le territoire ivoirien. Leur retour sera une force de plus au FPI. Alors, il faut user de manœuvres pour fragiliser ce parti d’où tous les appels, contacts et arrangements personnalisés initiés par le pouvoir afin que, de façon individuelle, ces exilés retournent en Côte d’Ivoire. Ceci pour mettre sous le boisseau ou pour contourner les états généraux de la république (EGR) précédés d’un dialogue direct réclamés depuis par le FPI. L’objectif étant, in fine, de catégoriser les exilés.

D’un côté on aura les irréductibles, ceux qui refusent de transiger, les ennemis de la réconciliation et de l’autre côté, les modérés que le pouvoir présentera en porte fanion comme ceux qui veulent d’une réconciliation nationale. On le voit déjà !!!

Avec cette stratégie, la thèse selon laquelle le pouvoir souhaite le retour des exilés pour une réconciliation vraie est doublement irrecevable.

Premièrement, la présence sur le territoire ivoirien ne signifie en rien la réconciliation. La réconciliation passe par des discussions ouvertes et sincères qui intègrent les préoccupations posées par ceux qui ont été contraints à l’exil. Celles- ci devront être examinées globalement parce qu’elles concernent l’ensemble des exilés et non  quelques uns de ceux qui négocient  leur retour individuel. En effet, Ils sont 58 000(Chiffres officiels ivoiriens) au Liberia et plus de 25 000 au Ghana, Togo, Benin, Maroc et autres.

Deuxièmement, la thèse est irrecevable dans la mesure où la réconciliation nationale est incompatible avec une quelconque manœuvre et un calcul politicien dont l’objectif est d’affaiblir le parti des exilés en vue de continuer à embrigader l’espace politique.

Il n’y a donc pas lieu de regarder cette frénétique campagne comme un appel à la réconciliation mais au contraire, comme un acte de fragilisation, d’isolement  ou de contournement du parti fondé par Laurent Gbagbo. Il revient  en effet de manière récurrente que la direction du Fpi n’est souvent qu’informée et non associée à ces retours solitaires. La dernière mission du FPI conduite pendant une semaine par le ministre Michel Amani N’Guessan auprès des exilés nous situera.

Une contribution d’Alain Bouikalo Juriste
Source: Notre Voie / N°4626 du mardi 28 janvier 2014

15:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Liste des premiers libérés

Liste complète des 32 Prisonniers pro-Gbagbo civils et militaires
libérés le lundi 27 Janvier 2014 (par ordre alphabétique)

1. Agnimel Gnagne Jean-Marie
2. Aka Boro Eugène
3. Amary Aubin
4. Beugré Jean Marc
5. Boni Kouadio
6. Chérif Goueu Edmond
7. Déla Hilaire
8. Diko Bi Djehi Patrick
9. Djédjé N’dre Samuel
10. Djyby Tatchi Prosper
11. Déwonhi Aubin
12. Éba Éliyahou Israël
13. Gnago Gnaky Anguirant
14. Gnakalé Louis Armel
15. Gozé Fallet Dominique
16. Kaddy Armel
17. Kaddy Klioua Stéphane
18. Kassi Aka Justin
19. Konan N'goran Désiré
20. Kouadio Koffi Rémy
21. Kouamé Bi Tra
22. Koudougnon Serge
23. Kragba Édino
24. Méa Kouassi Thibaut
25. Seyo Eric Anselme
26. Tapé Zady Innocent
27. Yao Konan René
28. Yavo Martial
29. Yéhé Gloadé Willy
30. Zagon Bi Botty Éric
31. Zamblé Bi Trazié
32. Zohoua Bi Séhi Antoine

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Communiqué

RÉUNION DES FRANC-MAÇONS A ABIDJAN

DANS SA PARUTION DU VENDREDI  13 DÉCEMBRE 2013, LE QUOTIDIEN « AUJOURD’HUI » ÉCRIT CE QUI SUIT :« EXCLUSIF. COTE D’IVOIRE PLUSIEURS CENTAINES DE FRANCS-MAÇONS DÉBARQUENT A ABIDJAN. POURQUOI ? ET QUE VIENNENT-ILS FAIRE ? ABIDJAN SERA LA CAPITALE DES FRANCS-MAÇONS A PARTIR DE FÉVRIER. TOUTE LA GALAXIE MAÇONNIQUE  S’Y DONNE EN EFFET RENDEZ-VOUS  LES 7 ET 8 FÉVRIER (2014) POUR LES 22EME HUMANISTES ET FRATERNELLES AFRICAINE, MALGACHE…DE QUOI ÉPOUVANTER CEUX QUI  LEUR ATTRIBUENT TOUTES SORTES DE MALFAISANCES. » Fin de citation.

 CHAQUE SEMAINE,  A COMPTER DE CE JOUR, JE VOUS FERAI PARVENIR DES SUJETS DE PRIÈRES PAR RAPPORT A CETTE AFFAIRE.
VOICI LA PREMIÈRE ÉTAPE DE PRIÈRE

REPENTANCE 
CETTE RENCONTRE N’AURAIT PAS PU ÊTRE ANNONCÉE  SI LES ORGANISATEURS N’AVAIENT  OBTENU L’AUTORISATION DE NOS AUTORITÉS COMPÉTENTES. OR PAR LEURS DÉCISIONS, NOS AUTORITÉS NOUS ENGAGENT.

-        Demandons pardon au Seigneur Jésus-Christ parce que nous avons ouvert nos portes à des serviteurs  de l’Ange de lumière. 2 Corinthiens 11 v 13 à 15 / Hébreux 9 v 13 à 14.
-        Regrettons le préjudice que ce projet fait subir à l’autorité du Seigneur sur notre pays. Psaume 51 v 3 à 6 /  Romains 2 v 24

PROTECTION
JE  PUIS VOUS ASSURER QUE BIEN AVANT L’ANNONCE  DE LEUR RENCONTRE PRÉVUE DANS NOTRE PAYS, CES PERSONNES ONT COMMENCE A INVOQUER  LES ESPRITS IMPURS QUI LES SOUTIENNENT, POUR RÉALISER LEURS FUNESTES PROJETS A NOS DÉPENDS.

-        Demandons, dans le nom de Jésus-Christ, la protection du Saint-Esprit. Psaume 23 v 4 / Psaume  121 v 6
-        Implorons le secours du Seigneur qui a vaincu tous ces esprits à la croix  Psaume 34 v 7 / Esaïe 41 v 10 / Colossiens 2 v 15

COMBAT
(Première étape)

Exprimons au Seigneur notre refus de cet événement 
o    Esaïe 7 v 7

Fermons le ciel de notre pays à cet événement

o    Matthieu 18 v 18
o    Esaïe 22 v 22
o    Jacques 5 v 17 à 18


COMBAT
(Deuxième étape)
-       Réduisons au silence cette porte du séjour de mort (Matthieu 16 v 18)
o   Esaïe 28 v 18 à 21
o   Esaïe 29 v 3 à 6

-       Réclamons le feu du Saint-Esprit sur toutes les  pollutions spirituelles en cours
o   Hébreux  12 v  29
o  Jérémie 51 v 25 à 26


PRIONS CHAQUE JOUR SUR CES POINTS EN ATTENDANT LA PROCHAINE ÉTAPE.

11:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/01/2014

Nouvelle chronique de Hassane Magued

Révolution Permanente: Vœux, Mea-culpa et Mises au point!


28 janvier 2014
Revolution
        permanenteA toute la Résistance panafricaine, patriotique et révolutionnaire, la Révolution Permanente formule les trois vœux ci-après, en ce début d’une année 2014 plus que décisive pour l’avenir de notre combat commun contre cette énième invasion coloniale de l’Afrique qui nous contraint au combat historique que nous menons depuis les événements humiliants et inacceptables en Côte d’Ivoire et en Libye.

Pour 2014, nous formulons donc le vœu d’une plus grande prise de conscience de toute la jeunesse africaine  quant à la menace coloniale nouvelle qui prend ses quartiers en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine pour ne citer que ces pays laboratoires, menace qui impose à tous les fils de l’Afrique, un rejet radical et une riposte sans faiblesse afin de donner le ton de la Résistance permanente à cette nouvelle entreprise de pillage, de meurtre et de mépris racial des esclavagistes d’hier dans une Afrique qui se veut désormais souveraine et digne.

Pour 2014, nous formulons également le vœu d’un réveil révolutionnaire de l’Afrique par l’action, totalement asymétrique sur tous les plans, contre le colon ivre de mépris racial et déterminé comme il ne l’a jamais été, dans un contexte où son surendettement, la dégradation de son niveau de vie, l’absence de perspectives de croissance endogène  et la concurrence des économies émergentes constituent des défis qu’il compte relever par une exploitation inhumaine de l’Afrique qu’il s’efforcera de déconstruire aussi bien au plan institutionnel, économique que culturel en lui imposant par les armes et la manipulation intercommunautaire, des dirigeants à sa solde pour conduire de façon opérationnelle, la promotion des contre-valeurs et la destruction morale de nos enfants.

Pour 2014, nous formulons enfin le vœu d’une libération brutale, irréversible et en profondeur des pays occupés par le colon ou par les suppôts du colon, qui devront tous mordre la poussière depuis l’Afrique de l’ouest jusqu’à l’Afrique australe, centrale et orientale en passant par l’Afrique du Nord.

Oui, 2013 s’en est allé avec des progrès mais aussi et surtout avec des promesses non tenues, pas faute d’avoir essayé, mais généralement et surtout, parce que certains de nos jeunes frères continuent de croire que mener la lutte pour sa nation, c’est rendre service à quelqu’un.

Nous avons été en-deçà des objectifs de l’année parce que nous avons aussi fait des mauvais choix au niveau des hommes. La plupart des moyens ont servi à s’offrir des plaisirs de la chair plutôt qu’à mettre le nécessaire attendu à la disposition des éléments opérationnels. Presque tous les coordonnateurs ont préféré se servir que de servir, retardant les actions, fragilisant des unités opérationnelles et le drame, lorsqu’il leur était reproché leur comportement inacceptable, le raccourci était vite trouvé en livrant à l’ennemi, par des appels anonymes, les chefs hiérarchiques qui voulaient les éloigner de la gestion des hommes et des ressources.

Pour tous ces manquements de nos hommes, nous demandons pardon au peuple meurtri de Côte d’Ivoire qui attend et qui n’aura pas tort d’avoir cru.

A ce jour, plusieurs s’interrogent et l’ambiance du moment n’est pas bonne pour qu’ils aient la lisibilité nécessaire à la prise de décisions.
Il s’agit de retour des exilés.
Il s’agit de libération de prisonniers.
Il s’agit de participer à des élections en 2015.
Il s’agit de dire si oui ou non, Dramane Ouattara est éligible en 2015.

Nous laissons les Politiques s’amouracher de la confusion, de l’aveu d’impuissance ainsi témoigné et de la souricière de l’ennemi qui a réussi avec dextérité à transformer un combat de libération d’un pays en un combat de libération de camarades de lutte, de parents et amis.

Tous les combattants de la liberté pour une Côte d’Ivoire débarrassée de l’ennemi colonial, des profiteurs ingrats et des pillards qui déconstruisent ce pays dans ses fondements les plus nobles, tous sans aucune exception, doivent se poser des questions utiles et porteuses d’avenir pour notre pays, à savoir :

Premièrement : Dramane Ouattara doit-il être encore en Côte d’Ivoire au 31 décembre 2014 à 24 heures ?

Deuxièmement : Ce mythomane et criminel de carrière doit-il être vivant jusqu’en 2015 pour parler de sa soi-disant éligibilité à une élection qui ne peut avoir lieu ?

Troisièmement : Doit-on s’accommoder de cette nouvelle insulte coloniale en acceptant la colonisation en cours de la Côte d’Ivoire avec en projet, la création de nouvelles bases militaires d’occupation étrangère de ce pays ? Ou bien, doit-on aller à l’action, sans éthique militaire et sans état d’âme en traitant tous les ennemis déclarés ?

L’histoire nous regarde. L’heure des choix historiques est enfin là.
Il y a d’un côté, ceux qui se présentent comme des panafricanistes mais qui veulent collaborer avec l’ennemi colonial
et de l’autre, ceux qui se déclarent comme panafricanistes et qui veulent se débarrasser du colon maudit.

Le risque auquel tout cela nous expose, c’est la trahison des “panafricanistes collabos” qui font généralement de la lutte de positionnement, leur priorité, au détriment du combat de libération qui devrait, dans leur entendement, attendre la bonne foi et l’avis favorable du colon.

En tant de panafricanistes anti-colonisation, nous devons gérer la menace que représentent nos propres frères de lutte et la menace ennemie. Cela impose donc pour tous, une discipline dans l’action de tous les jours, une efficacité qui devra aller au-delà de la redoutabilité simple et une célérité dans la réalisation des objectifs. En faisant ce choix, gardons chaque jour à l’esprit que le temps est un allié impatient dans ce genre de situations.

Si atteindre nos objectifs ne peut se faire en toute beauté comme nous l’avons voulu, alors, il va falloir gâter tout et reconstruire plus tard.    

Nous proclamons 2014, année de l’action totale !

Que la grâce et la miséricorde de Dieu soient notre partage.
A Très Bientôt.

Hassane Magued
Infodabidjan

19:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

2013 année de la santé

UN PAYS OU LA MORT ÉMERGE DANS LES HÔPITAUX! 
 

UN PAYS OU
          LA MORT ÉMERGE DANS LES HÔPITAUX!Hier aux environs 22 heures, j'ai croisé un ami, médecin de son état exerçant au CHU de Cocody à qui je demande comment ça va au travail. 
 Voici sa réponse: « Mon cher tu parle de quel travail même? Hôpital où il n'y a pas de médicaments, tu veux qu'on y fasse quoi? je suis de garde ce soir mais comme il n'y a rien, je préfère rester à la maison! » 

Je lui pose la question de savoir ce que les malades vont devenir sans eux? 
Cette réponse qu'il ma donnée m'a laissé presque pantois et stoïque: « Ou bien tu veux que je mouille le coton avec de l'alcool seulement pour dire que je travaille et puis c'est tout? Quand on leur parle de ça, ils disent que c'est l'émergence! Et à cause du manque criard de médicaments, la majorité des médecins refusent de monter les gardes de nuit dans les hôpitaux ! Et tu veux que moi j'aille faire quoi là-bas? On va attendre, le jour où les médicaments seront disponibles, on va travailler la nuit! En attendant, c'est la mort qui émerge dans les CHU! »

Dans quel pays sommes-nous finalement si on doit décréter une année 2013 année de la santé et que c'est la mort qui doit régner dans les hôpitaux, il vaille mieux pour nous prier tous les Dieux quels qu’ils soient pour espérer une hypothétique guérison!!! 

A quoi devons-nous, nous attendre cette année 2014 où on nous parle de l'entrée en vigueur de l'Assurance Couverture maladie version chef com'zone en cravate?
Que Dieu nous prenne en pitié!!!

Djimi Dilanaud
Moacinter.com

18:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

NAHIBLY

Venus du pays de l’harmattan
Ils ont semé sur leur chemin,
Aux cris d’hyènes affamés,
Dans ma maison endormie
Panique et désolation
Ils ont mis le feu aux demeures
Et tout Nahibly de mes ancêtres
Est devenu un immense brasier.
Pleurs, cris, de partout ont fusé
Le désastre est inimaginable.

Dans la mêlée, mon père a péri
Et ma mère a cédé de ses blessures.
Ma fille a eu sa jeunesse souillée
Mon épouse enceinte a été éventrée
Et mes enfants tous calcinés
Ont servi de pitance aux cannibales.
En l’espace d’une nuit noire
J’ai tout perdu et suis anéanti.
Mon identité s’est déchirée
Perdue dans l’abîme des tourments.
Me voilà étrangement seul au monde.
Destin rude d’un être dénudé.
Je n’ai plus d’amour à chérir
Plus de loisirs à célébrer
J’ai beau pleurer à fendre l’âme
Mes larmes refusent de couler
O Mon Dieu ! Quelle misère !
Je suis désormais un solitaire errant
Sans terre, sans famille, sans gîte
Plus de raison de vivre

Y aura-t-il pour moi un consolateur ?
Je reste assis à scruter l’horizon
Les yeux rivés au ciel brumeux
J’espère le secours bienfaisant.
Qui pourra atténuer ma peine
En me rendant ma terre natale ?
Nahibly ! Mon Nahibly !
Terreau primitif inoubliable
De mon cordon ombilical
Nahibly ! O mon Nahibly !

Et voici, la terre entière est secouée
Elle prend fait et cause pour moi
O Nahibly, toi que j’aime à la folie
L e temps vient où tu seras justifié.
De partout des voix me rassurent
Ta délivrance proche est irréversible
Le vrai défenseur attendu de tous
Arrive sur des chevaux d’acier
Pour redonner vie aux ossements
Et alors les miens ressusciteront

Lazare Koffi Koffi

18:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |