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23/01/2014

Fauteuil blanc du journal "le Nouveau Réveil":

22 janvier 2014
Pascal Affi N’guessan propose et défend le modèle du FPI face aux défis actuels.

«Le FPI se porte bien dans le cœur de tous les Ivoiriens, elle est la seule force politique qui puisse faire espérer les populations rurales et urbaines ainsi que certains partis politiques qui compte sur lui.» Cette vérité qui traduit la présence et l’implantation du Front Populaire Ivoirien sur le terrain politique national, malgré toutes les persécutions post crise électorale est confirmée par l’invitation de Pascal Affi N’guessan à la tribune du grand oral du quotidien le Nouveau Réveil en cette matinée du mercredi 22 janvier 2013.

Après une minute de silence observée en la mémoire des Ivoiriens morts au cours des atrocités de ces dix années passées, Pascal Affi N’guessan seul face à la presse nationale et internationale s’est soumis aux questions des journalites des médias nationaux et étrangers. Le président du Front Populaire Ivoirien qui conduisait pour la circonstance une forte délégation de la direction du FPI dont Miaka Oureto, Marie Odette Lorougnon, Ettien Amoikon, Bamba Massini, Yvone Bouabre, Gnepa Barthelemy, Ader Yah, Koffi Aka, Bamba Massini, Sokouri Bohui, Koua Justin ne voulait pas manquer cette occasion de porter les aspirations réelles des populations Ivoiriennes a travers les sujets soulevés dont le thème principal était « le FPI face aux nouveaux défis : quelle stratégie ?»

Ce thème principal se déclinait en 5 sous thèmes dont,
-la vie interne au FPI
-le FPI et le processus de réconciliation nationale,
-le FPI et les affaires judiciaires,
-la gouvernance Ouattara
-les élections générales de 2015, ont été passées au peigne fin par Pascal Affi N’guessan qui n’a pas eu la langue de bois.

Prenant a témoin ses camarades du parti, les hommes et les femmes des médias qui sont le relais des populations, le président du FPI a donné clairement la vision et la position de son parti qui sont pour lui des modèles à partager par les Ivoiriens pour gagner la paix et la réconciliation nationale. Pascal Affi N’guessan a commencé son adresse par des propos liminaires en souhaitant les vœux de son parti aux invités et à la direction du journal qui le recevait. Il en a profité pour dépeindre le tableau très sombre de la presse nationale, qui pour lui subissait le musellement et les entraves graves à la liberté d’expression en rappelant la mort récente du journaliste Oué, enlèvement et l’abandon de celui du Nouveau Réveil sur l’autoroute du Nord, la suspension en cours du journal le Quotidien, les acharnements outrés braqués contre les journaux bleus. Il a invité à cet effet à plus de responsabilité de part et d’autre pour que ce 4ème pouvoir prenne sa place dans le développement du pays a-t-il dit.

Le contexte actuel pas très gai de l’exercice de la profession de journaliste en Cote d’Ivoire ouvrait ainsi la série des questions que les journalistes présents attendaient impatiemment pour tester effectivement la vigueur du président et de son parti face aux défis actuels. En raison de la longueur des questions et des réponses qui ne manquaient pas d'intérêt, nous vous livrons quelques morceaux choisis pour revivre cette ambiance chaleureuse, décontractée en compagnie d’un invité qui a tenu 100 minutes durant la hauteur des démonstrations avec élégance, courtoisie et maitrise.

A la question de savoir comment se porte le Fpi voici ce que Pascal Affi N’guessan a répondu pour dire ceci: « Aujourd’hui, lorsqu’on regarde la situation du pays, le Front populaire ivoirien apparait comme l’espérance de la Côte d’Ivoire. C’est pour cela que tout ce qui touche au Front populaire ivoirien intéresse particulièrement l’opinion nationale et la presse de façon particulière ». « Le Front populaire ivoirien se porte très bien dans le cœur des ivoiriens. Et les tournées que j’ai pu effectuer sur le terrain m’ont permis de me rendre compte que véritablement les populations ivoiriennes comptent énormément sur le Front populaire ivoirien comme une alternative à la situation chaotique dans laquelle se trouve le pays, comme la seule force qui puisse faire espérer les ivoiriens et les ivoiriennes »
 
Tous les ivoiriens au niveau urbain comme rural et même des partisans de l’actuel camp quand au pouvoir désillusionnés. « Même dans certains partis politiques, c’est le même espoir. Même des partis politiques comptent sur le Front populaire ivoirien pour redresser la situation actuelle » « Il y’a de gros problèmes que nous rencontrons en terme de liberté d’expression, en terme de liberté d’opinion, en terme de liberté tout court »
Pour Affi, le pays ne va pas bien. « Le nombre important de prisonniers politiques, le nombre important d’exilés politiques, ces deux éléments montrent que la Côte d’Ivoire est malade. »
 
Sur la question d’un agenda secret qu’il garderait pour lui seul, voici ce que dit Pascal Affi N’guessan ; Pour Affi, il n’a pas d’agenda caché ou personnel à la tête du parti mais son objectif c’est la cohésion du parti, un parti fort et dynamique. « Je n’ai pas peur du tout pour mon fauteuil. Il y’a beaucoup de gens qui se font beaucoup d’idées là-dessus. Nous ne sommes pas dans des logiques de fauteuils. Nous sommes dans une logique de contribution à faire avancer la Côte d’Ivoire, à écrire l’histoire de la Côte d’Ivoire » «Le fauteuil appartient aux militants du Front populaire ivoirien et ils le donnent à qui ils veulent. Ce n’est la propriété de personne. »
 
En ce qui concerne le sujet relatif au FPI et au processus de réconciliation nationale, voici ce que dit le patron du FPI ; Pour Affi, toutes les questions qui ont été à la base de la crise doivent être réglées notamment dans le cadre des états généraux de la république avant les prochaines élections afin d’éviter au pays un autre chaos. «Nous ne nous ferons pas avoir cette fois comme on nous a eu avant 2010 où on poussait aux élections en disant les élections, c’est la solution. Et nous sommes allés aux élections sans avoir réglé les problèmes de fond notamment la question du désarmement. On a vu le résultat. Il faut que les ivoiriens fassent attention et qu’ils refusent toute solution opportuniste qui négligerait la réconciliation nationale. Sans réconciliation nationale, c’est mener le peuple à l’abattoir une nouvelle fois que d’aller à des élections »

Quand arrive la préoccupation qui porte sur la gouvernance de Ouattara, Pascal Affi N’guessan revient sur le caractère exceptionnel dont avait jouit monsieur Ouattara Alassane de la part de Laurent Gbagbo pour préciser ce qui a constitué une polémique dans la presse a propos de sa candidature en 2010 ; Pour Affi, c’est à l’issue d’un arrangement politique que Gbagbo a autorisé Ouattara à se présenter aux élections de 2010 à titre exceptionnel. Mais la question se pose toujours. « Au plan juridique, le problème se pose. Donc il faut mettre le droit en conformité avec la politique » Donc il s’étonne de la levée de boucliers du camp Ouattara. « Il y’a des gens qui veulent que la Côte d’Ivoire vive dans le mensonge permanent, dans la lâcheté permanente, dans l’hypocrisie permanente. On ne peut construire un pays dans l’hypocrisie, dans la lâcheté. » Sur les faits excessifs et cumul des blocages à la normalisation socio politique en Côte d’ivoire, Pascal Affi N’guessan avance que le dégel des avoirs, le retour des exilés, la libération annoncée des pro-Gbagbo « Ce sont des promesses. Nous attendons que ces promesses se réalisent. Mais ce que nous avons comme repère, ce n’est pas que 30 ou 40 prisonniers soient libérés. Notre repère, c’est que tous les prisonniers politiques soient libérés ». Et le Fpi poursuivra le combat pour la libération de tous les prisonniers « Aujourd’hui, le traitement qui est fait à Blé Goudé, quelque soit ce que l’on peut penser de lui, ce n’est pas juste, ce n’est pas normal, ce n’est pas acceptable »

Sur la question de la fameuse émergence 2020, ce slogan national du gouvernement Ouattara ainsi que les élections présidentielles de 2015, Pascal Affi N’guessan pense plutôt ceci : « A ce stade, nous pouvons dire que la Côte d’Ivoire n’est pas prête et que la Côte d’Ivoire a accusé même un grand retard par rapport à l’échéance de 2015 » Parce que le travail à faire reste immense pour des élections apaisées et crédibles en 2015 : réconciliation, réformes électorales et institutionnelles Dozos « La question des dozos c’est une question que nous dénonçons tous les et même nous considérons cela comme un élément qui va affecter les élections. Si les dozos ne sont pas désarmés, s’ils ne sont pas démantelés, se serait difficile de garantir des élections apaisées » Alors que le gouvernement reste laxiste sur cette question, le Fpi est dans une logique de prise de pouvoir de manière démocratique et rien d’autre. « Il reste deux ans pour leur dire au revoir » « Pays émergent en 2020, c’est démagogique. C’est démagogique à moins qu’on n’ait pas la même conception de l’émergence » Mais le concept de pays émergent obéit à des critères : structures économiques et critères sociaux, taux d’alphabétisation… Pascal Affi N’guessan ne croit pas que la Côte d’ivoire puisse réaliser ce bond spectaculaire dans ces dix années à venir compte tenu du retard accusé dus aux palabres politiques qui durent depuis plus de vingt ans.
La plate forme d’échanges, le fauteuil blanc est une institution du groupe le Nouveau Réveil de Denis Kah Zion qui a déjà reçu comme invités, Alassane Ouattara alors opposant, le professeur Francis Vangah Wodié, feu le professeur Alassane Salif N’diaye et le président Pascal Affi N’guessan qui relance cette initiative chère au groupe de presse du parti cinquantenaire en ce début d’année 2014 ouvrant ainsi des perspectives d’un développement national inclusif impliquant toutes les composantes de la société Ivoirienne, idéal que partage et défend les EGR du Front Populaire Ivoirien.

communiqué par Gbagbo Leader

15:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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