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31/12/2013

rattrapage militaire

Côte d’Ivoire: ils sont passés du treillis au costume

31 décembre 2013
Comme Michel Gueu Gondi chez Côte d’Ivoire Télécom, plusieurs généraux siègent à la tête des conseils d’administration de grosses entreprises en Côte d’Ivoire.
On peut être général et demeurer un bleu. Le 7 novembre, Michel Gueu Gondi, ex-chef d’état-major du président Ouattara, a été élu président du conseil d’administration (PCA) de Côte d’Ivoire Télécom, l’opérateur historique ivoirien. De l’aveu même de l’intéressé, il n’est pourtant pas un spécialiste du secteur. En acceptant cette fonction, il a répondu à une sollicitation du chef de l’État au moment où il s’apprêtait à faire valoir ses droits à la retraite, après trente-neuf ans passés dans l’armée. « C’est une reconnaissance, une récompense pour ce que j’ai fait pour mon pays », affirme Michel Gueu Gondi. À 62 ans, ce militaire jugé brillant et intransigeant par ses pairs entame une nouvelle carrière dans un monde, celui des affaires, dont il ignore tout ou presque. Pour s’y préparer, il a séjourné en France une semaine, au mois d’octobre, afin de se familiariser avec le groupe Orange, actionnaire à 51 % de Côte d’Ivoire Télécom. « J’ai visité le technocentre de Châtillon [en région parisienne], et j’ai eu droit à beaucoup d’exposés, notamment sur la fibre optique », explique-t-il. Une formation accélérée qu’il a poursuivie à Abidjan en se rendant notamment à la station d’atterrissement du câble sous-marin Africa Coast to Europe (ACE).
« Les hommes politiques ne peuvent pas continuer de recaser leurs militants à la tête des grandes sociétés »

Commandes

Le manque d’expertise du général n’inquiète pas outre mesure l’état-major du groupe français, qui, en tant qu’actionnaire majoritaire, assume totalement l’élection de Michel Gueu Gondi à la tête du conseil d’administration. « Son rôle n’est pas exécutif. C’est la poursuite du mode de gestion qui prévalait avec son prédécesseur, Yaya Ouattara, qui était aussi le représentant de l’État ivoirien », justifie Marc Rennard, directeur exécutif d’Orange chargé de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie.
Interrogé par Jeune Afrique, un financier, lui-même PCA d’une entreprise, regrette néanmoins la méthode. « Les hommes politiques ne peuvent pas continuer de recaser leurs militants à la tête des grandes sociétés [pour les remercier et parfois les tenir à distance], estime-t-il. Ce n’est pas une situation satisfaisante en termes de gouvernance. Cela équivaut à laisser les commandes au seul directeur général, ce qui ne lui rend pas service. Celui-ci a besoin d’être épaulé vis-à-vis des actionnaires et du personnel, mais aussi, parfois, d’être contrôlé pour éviter les dérives. »

Indépendance

Pour assurer leur rôle en toute indépendance, les PCA sont rémunérés. En Côte d’Ivoire, ils perçoivent habituellement entre 4 millions et 5 millions de F CFA par mois (de 6 100 à 7 600 euros environ), auxquels s’ajoutent quelques avantages comme un secrétariat, une voiture de fonction et une prime de carburant.

Avant Michel Gueu Gondi, d’autres militaires de haut rang ont été nommés à la tête d’importantes entreprises. C’est notamment le cas de l’ex-intendant général des forces armées François Konan Banny, devenu PCA de Petroci, la société pétrolière nationale, en 2000, quand la junte militaire du général Robert Gueï était au pouvoir.

S’il est toujours en poste aujourd’hui, ce Saint-Cyrien, frère aîné de l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, le doit notamment à son soutien à Alassane Ouattara lors de la crise postélectorale. Une prise de position qui lui avait valu d’être débarqué manu militari par Laurent Gbagbo début 2011, avant d’être rétabli en avril de la même année après l’arrestation de l’ancien président.

Meneur d’hommes
Sa proximité avec le pouvoir, le général d’aviation Abdoulaye Coulibaly, PCA d’Air Côte d’Ivoire, la revendique volontiers. L’ancien pilote personnel de Félix Houphouët-Boigny est un fidèle du chef de l’État depuis longtemps. « Lorsque nous étions au Golf Hôtel [pendant la crise postélectorale], le président Ouattara m’a soufflé son souhait de relancer une compagnie nationale », explique le militaire, qui a dirigé le défunt Air Ivoire de 1979 à 1994. En juin 2011, c’est au Salon aéronautique du Bourget, en France, que le général est parvenu à convaincre les responsables d’Air France de s’intéresser au projet.

Onze mois plus tard, il prendra naturellement la tête d’Air Côte d’Ivoire. « On m’a proposé la direction générale, mais j’ai refusé. Je ne pouvais pas occuper ce poste après avoir été ministre [des Infrastructures et du Transport, en 2000]», argue-t-il. « Dans le cadre d’une coentreprise dont l’État est l’actionnaire majoritaire, pouvoir compter sur Abdoulaye Coulibaly est une bonne chose. Son expérience, son réseau et ses qualités de meneur d’hommes sont très utiles à la jeune compagnie », constate Pierre Descazeaux, ancien directeur général d’Air France pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

Double casquette

Également PCA ­d’Aéria, la société qui gère l’aéroport d’Abidjan, depuis le débarquement en 2011 de Simplice De Messe Zinsou, le général ne se formalise pas d’avoir une double casquette. « La situation est la même à Dubaï. Le président d’Emirates est aussi celui de l’aéroport. La Côte d’Ivoire veut faire d’Abidjan un hub, et pour cela il faut une grande compagnie », juge-t-il.

Une stratégie cohérente, mais qui semble donner la priorité à Air Côte d’Ivoire. Ce qui n’empêche pas Gilles Darriau, directeur général d’Aéria, de saluer le travail de son PCA : « Cela ne tient pas au fait qu’il soit général, mais à ses compétences dans le secteur et à sa bonne connaissance des rouages de l’État. C’est important pour une société qui assure une mission de service publique », résume-t-il. Des louanges confirmées par les derniers résultats opérationnels de l’aéroport, dont le trafic devrait atteindre 1,2 million de passagers en 2013. Un record.
jeune Afrique/Economie
repris sur connectionivoirienne

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Aké N'Gbo à Akoupé-Zeudji

A l'occasion d'une cérémonie de purification :

Aké N'Gbo évoque ses souvenirs de prison et appelle à la réconciliation. La tradition Akyé a ceci de sacré. Tout membre de cette communauté ethnique qui fait la prison doit subir une cérémonie de purification. Elle consiste, à travers un rituel de laver l'intéressé de la souillure et reprendre une nouvelle vie. C'était le cas de Gilbert Marie Aké N'Gbo qui a passé plus d'un an et demi derrière les barreaux à la prison civile de Boundiali.

Le samedi 28 décembre à la place de l'indépendance du village, Gilbert Marie Aké N'Gbo a été purifié par ses parents d'Akoupé-Zeudji (Anyama). Cris de guerre, larmes ou accolades ont meublé l'accueil du fils du village. Aké N'Gbo jusque-là réservé après son discours de sortie de prison en décembre 2012 était la vedette du jour. Après le cérémoniel d'accueil et le discours de bienvenue, il a dans son adresse à ses parents, évoqué des souvenirs de prison et prononcé des mots en faveur de la réconciliation. Il s'est voulu reconnaissant à l'endroit de tous ceux qui ont œuvré à sa libération. Comme il l'avait déjà fait d'ailleurs.

« Je suis allé en prison parce que j'ai servi la République »

« Je me suis retrouvé dans le sous-sol de la république. Je suis allé en prison parce que j'ai servi la république. Merci à tous ceux qui ont contribué à notre libération. Aux journalistes, aux partis politiques aux hommes religieux, au curé de Boundiali, Charles Diarrassouba à mes amis de la génération Djougbo d'Akoupé-Zeudji…Chers amis, chers compagnons, nous étions une sorte d'inter-réseau. Parce que, quand on faisait pomper certains à Bouna, on ressentait les douleurs à Boundiali. Quand les serpents sortaient à Katiola, d'autres étaient inquiets à Korhogo … et vice-versa. Encore une fois merci pour cette chaine d'union et de solidarité. Il faut rendre grâce au Seigneur parce que tout est grâce », a déclaré Aké N'Gbo de son ton qu'on lui connait, vêtu d'un complet Jean bleu et coiffé d'une casquette.

Il a associé le chef de l'Etat Alassane Ouattara à ses remerciements en formulant la doléance de la libération des siens encore détenus dans les prisons. Son message de réconciliation est empreint de paroles de l'évangile. « Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Car, ce qui existe a déjà existé. Il faut que l'amour triomphe sur la haine et que le pardon l'emporte sur la vengeance. La voix du peuple est la voix de Dieu », a professé l'orateur sans plus de précision sur ce qu'il entend réellement par la fameuse formule d'origine latine « la voix du peuple est la voix de Dieu ».

Aboudramane Sangaré, Bro Grébé, Michel Gbagbo, Kuyo Téa Narcisse, Diabaté Bê, Séka Obodji, Dakoury Tabley, Raphael Dogo, Koudou Simon, Lida Kouassi étaient de la fête à Aké N'Gbo.


pris sur le mur FB de Jonas Ouattara, photojournaliste à notre voie

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interview de Franck Gueï, janvier 2010

"Pourquoi je soutiens Laurent Gbagbo"

Fils aîné du Général Robert Guéï, qui fut chef de l'État de la Côte d'Ivoire sous la transition militaire(1999-2000), Dr Stéphane Arnaud Gueï à été pendant longtemps au devant de la scène politique, à la suite de l'assassinat de son père, dans des conditions non encore élucidées. Nous avons profité de sa présence à Paris, où il était invité à la cérémonie d'investiture du représentant en France du courant VGR(Vision Guéï Robert) de l'UDPCI, pour nous entretenir avec lui.

Dr Franck Gueï
Le Ministre des transports, Albert Mabri Toikeuse, par ailleurs président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), parti créé par votre père, qui s'exprimait dans le cadre de "L'invité des rédactions de Fraternité Matin", a affirmé que pour la manifestation de la vérité sur la mort du Général Guéï, trois personnes à savoir MM.Affi N' guessan, Lida Kouassi et Alain Toussaint, devront s'expliquer tôt ou tard. Qu'en pensez-vous ?
Cela n'engage que lui (Mabri Toikeuse ndlr). Concernant les responsabilités quant à l'assassinat de mon père, je tiens à dire que j'ai pardonné à tous, aujourd'hui. Je suis croyant musulman, donc le pardon a un sens pour moi. De toutes les façons, les enquêtes se poursuivent. Donc tôt ou tard, Dieu fera en sorte que la vérité se manifeste. Pour l'instant cela ne fait pas partie de mes préoccupations.
Que savez-vous, à propos de la mort de votre père ?
Pour répondre à votre question, je n'en sais rien du tout parce que j'étais aux Etats-Unis au moment des faits. Je n'ai entendu que des supputations. Ceux qui parlent maintenant s'étaient tous terrés au pays. Personne n'osait ! Ils s'agitent aujourd'hui parce que le calme est revenu. Je crois qu'il vaut mieux laisser tomber ces histoires.
Comment expliquez-vous votre soutien au président Laurent Gbagbo, que certains soupçonnent pourtant d'être impliqué dans l'assassinat de votre père ?
Je ne passe pas mon temps à réfléchir à qui à fait ceci ou qui ne l'a pas fait. Aujourdhui, je réfléchis à ce qui est bien pour ma famille, ma région et moi. Et c'est sans conteste la personne du président Laurent Gbagbo qui répond à mes aspirations. Il n'a cessé de nous aider. C'est pourquoi, j'ai toujours dit qu'on peut reprocher tout ce qu'on veut au Président de la République, mais on ne doit pas oublier que c'est un chef compréhensif, qui a une forte personnalité. Ce Monsieur m'a pris comme son fils, il m'a tout donné. Je ne peux que lui être reconnaissant pour sa générosité.
On raconte que vous avez été corrompu…vous êtes le conseiller spécial du président de la République, chargé des questions de santé rurale !
Qu'entendent, ceux qui soutiennent ces dires, par "corruption"? Doit-on aussi dire que Mabri Toikeuse est corrompu parce qu'il a été nommé ministre ? lui et moi sommes des médecins de la même génération ! Il y a beaucoup d'éléments qui militent en ma faveur ! Je suis avant tout le fils du général Gueï ! Je ne suis pas un corrompu. Ceux qui parlent de corruption font preuve d'idiotie ; c'est pitoyable.
Qu'est ce qui vous oppose à Mabri Toikeuse ?
Je n'ai rien contre Mabri Toikeuse qui est pour moi un grand frère de la Fac (Faculté de Médecine d'Abidjan ndlr). Seulement, ce que je lui reproche, c'est son ingratitude vis-à-vis de ceux qui lui ont fait du bien.
On vous présente comme un proche de M. Blon Blaise. Qu'est ce qui vous rapproche ?
Je ne suis pas proche de Blon Blaise en particulier. Je suis avec tous ceux de ma région qui sont membres de la mouvance présidentielle. Je citerai en premier, le ministre Bleu Lainé. Mais il y a aussi M. Blon Blaise, évidemment, et d'autres cadres dont le ministre Douaty, Geu Pascal, Tia Monnet et bien d'autres.
Comment appréciez-vous la création de la Haute autorité du développement de l'Ouest, dirigée par M. Blon Blaise ?
C'est une bonne chose. Vous savez, le président Gbagbo est un génie politique. Il a à son avantage l'expérience et la vision. Je pense que la décentralisation des outils de développement comme celui-ci, permet un contact direct avec la population. Ce qui facilite la résolution des problèmes.

Le ministre Mabri soutient que cette organisation ne fait pas son travail. Selon,lui, "l’activité de la Haute autorité, en ce qui concerne l’ouest, c’est d’organiser des fêtes dans les villages (…) ». Êtes-vous de cet avis ?
Je ne suis pas de cet avis. Qu'il attende d'être élu président pour faire mieux que maintenant.
Aujourd'hui, où repose le corps du Général Gueï ?
Mon père repose dans son village à Kabakouma.
Comptez-vous mener des actions pour que la lumière soit faite sur la mort de votre père ?
J'ai confié ce problème à Dieu. Aujourd'hui je m'efforce dans mes prières, de ne même pas y penser. Tout ce que je demande à Dieu, c'est que mon père repose en Paix dans l'au-delà. Et que toutes les supputations autour de son assassinat cessent.
Par Axel Illary
La Dépêche d'Abidjan, 28 Janvier 2010

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Belgique/prison avec sursis pour avoir fait les poubelles

six mois de prison pour vol de muffins dans une poubelle

Un juge de Termonde a condamné un homme à six mois de prison (avec sursis) parce qu'il avait volé des muffins périmés dans le container à déchets d'un supermarché. Depuis plus de dix ans, l'homme faisait les poubelles de supermarchés pour son usage propre, mais aussi pour aider les gens dans le besoin.

Six mois de prison avec sursis pour le vol de muffins jetés à la poubelle. Pour ce Flamand, écumeur de bennes à ordures, la peine est vraiment excessive. La défense envisage d’aller en appel et devrait prendre sa décision définitive la semaine prochaine : "Nous nous opposons au raisonnement selon lequel la nourriture reste la propriété du supermarché après qu’elle est jetée" explique Maître Frank Scheerlinck (sur la photo), qui avait demandé l’acquittement de son client.

Lors de la lecture de la condamnation, une dizaine de sympathisants et de militants contre le gaspillage de la nourriture étaient présents. Chaque jour, ce sont des tonnes de produits périmés qui sont jetés par les supermarchés. Pommes, melons, champignons, yaourts, camembert, spaghettis... Il n'y a qu'à se servir et c'est ce que fait Steven De Geynst depuis plus 10 ans. Mais il ne se considère pas pour autant comme un hors-la-loi : "Je n'ai pas le sentiment d'être un voleur. Pour moi, ce sont des choses qui sont de toute façon jetées. Et pour moi, on peut difficilement voler une chose qui a été jetée. Mais bien sûr, je ne suis pas juge. Je ne définis pas la loi."

La fédération du commerce et des services, Comeos, s’est dite “soulagée” du signal donné par le tribunal de Termonde, estimant punissable le vol dans les conteneurs des supermarchés. Elle souligne que consommer les produits qui se trouvent dans les poubelles est dangereux. “Personne ne sait pourquoi” le commerçant a jeté la nourriture : cela peut être un excédent de stock mais également parce que les aliments ont été congelés puis dégelés.

Le SNI conseille pour sa part aux commerçants “de donner la nourriture tout juste périmée ou les produits moins présentables aux banques alimentaires, aux organisations contre la pauvreté, aux CPAS ou autres bonnes actions”, selon sa présidente, Christine Mattheeuws.

RTBF

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Où est Konan Boniface ?

28 décembre 2013

Le capitaine de vaisseau-major, Konan Boniface serait en Chine depuis trois mois pour une formation qui va durer dix mois. C’est ce que nous avons appris de sources proches de la famille du célèbre militaire ivoirien. Une absence du pays confirmée par le ministère de la défense qui soutient cependant que la destination est le Japon et non la Chine. Depuis quelques jours, une information persistante relayée par la presse dont votre quotidien faisait état de ce que Konan Boniface aurait été convoqué d’urgence par le chef d’Etat-major particulier du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, le général Diomandé Vagondo. «Comment quelqu’un qui est en formation à l’école de guerre au Japon sur décision du gouvernement puisse être convoqué d’urgence à Abidjan ? », s’est interrogée la chargée de communication du ministère de la défense qui nous a joints hier au téléphone. « Cette information est inexacte », a-t-elle tranché.

Pourtant, il est parfaitement possible de convoquer d’urgence un militaire ou un fonctionnaire en formation à l’étranger. Comme cela se faire le plus normalement du monde avec les ambassadeurs accrédités à l’étranger. En tout état de cause, le capitaine de vaisseau-major Konan Boniface ne vit certainement pas des moments de grande sérénité. Puisque des sources proches de sa famille rapportent que sa mère, Nanan Tchindji 2, chef de village de Brobo est gravement malade. La vieille dame a été victime d’un accident vasculaire-cardiaque (AVC), il y a trois jours. Elle aurait été évacuée dans une clinique à Abid- jan-Cocody sur instruction de la présidence de la république.

Mis au garage à l’inspection des armées le 27 juin 2012 après son retour d’exil au Ghana, l’ex- commandant des fusiliers marins commandos (Fumaco) et du théâtre des opérations jusqu’au 11 avril 2011, Konan Boniface serait surveillé comme du lait sur le feu. Au dire de sources militaires concordantes, il avait été sollicité par le régime Ouattara pour conduire le contingent ivoirien dans le cadre de l’opération militaire de la Cedeao contre les djihadistes dans le nord-Mali. Tout en acceptant la mission, le redoutable combattant de l’armée ivoirienne sous le régime Gbagbo aurait demandé à l’état- major des Frci de lui laisser la latitude de choisir ses hommes. Une demande qui a déclenché, dit-on, la crainte du régime Ouattara.

Entre suspicions et peur, le régime Ouattara a décidé, a-t-on appris, d’éloigner Konan Boniface de la Côte d’Ivoire pour un lointain pays en lui trouvant une formation. Les rumeurs sur sa convocation d’urgence qui circulent à un moment où le Pouvoir Ouattara est encore aux abois pourraient ne pas être si fortuites que ça. Ne dit-on pas qu’il n’y a pas fumée sans feu ?


Didier Depry
repris par Civox

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Mort suspecte

Dr Franck GUEI, Fils de Feu Général GUEI, décède mystérieusement la nuit du 30 au 31décembre2013

ABIDJAN - La triste nouvelle s’est emparée de Cocody Lycée Technique, un quartier d’Abidjan, comme une trainée de poudre dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013 : « Franck GUEI est décédé ». Les habitants de Cocody n’y croyaient pas et attendaient le jour pour en savoir davantage. 


C’est ce matin du 31 décembre 2013 que des sources proches des services d’Ivoire Sépulture (IVOSEP), la plus grande Société de Pompes Funèbres de Côte d’Ivoire, ont confirmé le décès de Dr Franck GUEI, Fils de Feu Général GUEI. 
De quoi Dr Franck GUEI est-il mort?

Nos différentes sources ont donné des réponses divergentes à cette question. Les unes parlent de «Diabète», là où certaines affirment que c’est un AVC qui a eu raison de l’ex-Conseiller de Gbagbo. D’autres par contre soutiennent que ce sont de vives douleurs soudaines à la poitrine qui ont emporté Franck GUEI. Des sources, plus discrètes, abordent la thèse d’un assassinat politique par empoisonnement.
La mort mystérieuse et subite qui a frappé Dr Franck GUEI doit être élucidée par une enquête et une autopsie indépendante.

Pour rappel, Dr Franck GUEI, fut d’abord Conseiller du Président Gbagbo et ensuite il a été nommé Ministre des Sports dans le dernier Gouvernement du Président Gbagbo de décembre 2010 dirigé par le Premier Ministre Prof. Gilbert Aké N’Gbo.



Photo d'archives: Dr Franck GUEI (au téléphone) jovial et entouré de ses amis, le Samedi 7septembre 2013 au QG du FPI, Riviera Attoban, à la passation de charge MIAKA/AFFI. Bien sapé comme d'habitude et en bonne santé.

Alain Doh Bi

rappel d'un article paru sur résistanCIsrael
Franck Guei le fils de feu Robert Guei était présent à l'investiture du Président AFFI.
Bon j'espère que Mabri Toikeusse et Dramane vont se taire enfin!
 
Je ne comprends pas comment des gens peuvent ''aimer ou défendre'' quelqu'un plus que son propre fils?
Frank Guei sait ou se trouve la vérité! (Fan-club Justin Katinan Kone)
 
Voici Franck Guéi, le fils aîné de feu le général Robert Guéi présent à la cérémonie de passation de charges à la direction du FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN entre les présidents Ouretto Sylvain Miaka et PASCAL AFFI N'GUESSAN. Selon les supporteurs du fan club Ouattara [ndl RDR], Franck Guéi préfère collaborer avec le présumé "assassin" de son père, qui serait le président LAURENT GBAGBO.
 
Certains suiveurs politiques ivoiriens comme Cabri Troiqueues font usage de l'assassinat du Général Guéi comme leurs arguments politiques à vendre aux populations de l'ouest et principalement au peuple Yacouba, l'ethnie du défunt Général. Mais nous devons rappeler à ces cancres du RDR et de l'UDPCI, que Franck Guéi est médecin de profession et donc est titulaire d'un Doctorat en médecine comme DJ Milliardo alias le boucantier moisi Ouattara est PhD en économie. Franck Guéi est avant tout un responsable de famille. Cependant, Franck n'est pas un "enfant maudit" pour suivre l'assassin de son père, mais juste parce qu'il sait très bien dans quel camp se trouvent les vrais commanditaires de l'assassinat de son père géniteur.
(Diament Guillaume Bohui)

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Quelques dernières brèves

A part cela ,il n'y a pas de justice des vainqueurs, pas de rattrapage, le chômage est enrayé, tout va bien, nous plongeons avec 2014 dans le pays de Cocagne de toute l'Afrique, le pays où coulent le laid et les bielles...
Shlomit

Le Directeur Régional, le Directeur Départemental, le Directeur du Centre Hospitalier Régional de Bondoukou ne savaient pas qu'on ne joue pas avec les Ouattara.
Ouattara Abou, fonctionnaire à la Direction de la Comptabilité publique a saisi par courrier le Ministre de la santé pour mauvais traitement.

La décision n'a pas tardé:
Ces fonctionnaires du CHR de Bondoukou ont été purement et simplement relevés de leurs fonctions.
L'infirmier de service et tout le personnel incriminés ont été emportés par la plainte du Sieur Ouattara.
Kauphy Yves Khy

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Yopougon :

Un taxi communal et deux passagers, selon une source policière, ont été emportés par les eaux de la pluie, très tard dans la nuit du 30 au 31 décembre.

Saint-Claver Oula

On vient de l'apprendre,l'ancien ministre des sports du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo et fils du général Robert Guei, Frank Guei serait décédé cette nuit des suites d'une douleur à la poitrine. R.I.P monsieur le ministre.

Fier Ivoirien

on vient à peine de m'annoncer la mort de mon frangin Franck Guei, le fils du général Guei. Apparemment il serait mort du diabète. Que ton âme en cette fin d'année repose en paix Franck, adieu frangin.

Serges Kassy



Les 3 pasteurs et les 3 fidèles chrétiens enlevés à l'entrée de la porte pour la Ligue de la Lecture de la Bible venus assister au programme d'intercession pour la réconciliation nationale, il y a 3 semaines de cela à Cocody-Mermoz sont en ce moment à la Maca. 6 otages de plus.

Elijah Spirit

En ces dernières heures de l'année 2013, j'ai une pensée très forte pour les élargis, les futurs élargis, ceux en détention et les exilés politiques qui ont toujours leurs avoirs gelés depuis 3 ans. Leurs familles ne connaîtront pas une fois encore les délices des réjouissances de fin d'année. Pendant que l'Autre festoie dans son insolente et luxueuse résidence d'Assinie.

Frank Toti
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Et bien sûr dame Dominique et Children of Africa sa fondation, ne sont pas au courant...

Bahi P. Anastasie la femme de l'ex-commandant en second de la base Navale d'Abobodoumé, le Lt Baha Ourougou Félicien, est écrouée à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan ( MACA, avec son enfant), depuis le Vendredi 27 Décembre 2013...

Elle est accusée d'avoir Participé à l'attaque du camp Militaire d'Akouédo et de détournement de Fonds.

Source : L'Infodrome


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Bonne et heureuse année 2014



Dernier jour !


Ça y est.
Nous y sommes.
Au crépuscule de l’an 2013.

Qu’en retiendra-ton ?

Que l’argent n’a pas circulé.
Même.
Qu’il a été gelé.
Pour certains.
  • Les prisons.

  • Sont toujours bourrées.

  • Les Dozos

  • sont encore au pouvoir.

  • Leur menteur-en-chef.

  • Nous a tous bernés.

  • Promesses non tenues.

Résumé:

le Messie tant attendu.
N’était en fait.
Qu’un imposteur.

J’oubliais.
Parait-il.

Qu’il a de bonnes nouvelles.
Pour nous.
En ce dernier jour.

Croisons les doigts.
Et touchons plutôt du bois.
Qui a menti.
Mentira.
Encore et encore.

Bonne et heureuse année 2014.
Au peuple digne et fier.
De Côte d’Ivoire !

Marc Micael


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les voeux de Christian Vabé

"L’heure H de descendre dans la rue pour mettre fin aux souffrances du peuple est arrivée "

Ivoiriennes et Ivoiriens, chers compatriotes,
  • Je vous adresse en cette année nouvelle 2014, mes vœux les meilleurs de santé, de bonheur, et de prospérité.

  • Que 2014 soit une année meilleure pour toutes les ivoiriennes et pour tous les ivoiriens.

  • Que 2014 soit l’année de la libération du Président Laurent Gbagbo, injustement incarcéré à la Cour pénale internationale.

Peuple de Côte d’Ivoire, ivoiriennes et ivoiriens,

je vous invite à descendre dans la rue jusqu’à ce que le Président Laurent Gbagbo soit libéré.
Que 2014 soit l’année de la libération de Simone Ehivet Gbagbo, de Charles Blé Goudé, des 800 prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du régime Ouattara, et l’année du retour au pays des 100.000 exilés politiques qui ont fui la dictature Ouattara.


Peuple de Côte d’Ivoire, ivoiriennes et ivoiriens,

je vous exhorte à descendre dans la rue en 2014 jusqu’à ce que Simone Gbagbo, Blé Goudé, et tous les 800 prisonniers politiques en Côte d’Ivoire soient libérés.
Que 2014 soit l’année de la démocratie, des droits de l’homme, du mérite, de l’emploi, de la santé, de la fin du rattrapage ethnique, de la fin de la division, de la fin de la haine et du tribalisme, et de la fin de la vie chère en Côte d’Ivoire afin que chaque ivoirienne et chaque ivoirien puisse s’offrir trois repas par jour.

Je vous parlerai sans gants et sans langue de bois car l’heure H de descendre dans la rue est arrivée pour mettre fin à l’arbitraire, aux violations des droits de l’homme, aux Escadrons de la mort, aux assassinats d’hommes politiques et de journalistes, à l’enlèvement d’opposants, aux prisonniers politiques, aux exilés, et aux souffrances du peuple.

  • Peuple de Côte d’Ivoire, je déclare ici et maintenant que 2014 est l’année de la rue en Côte d’Ivoire, pour mettre fin aux souffrances du peuple, pour que toute la lumière soit faite sur l’assassinat des 213 civils de l’ethnie Wê massacrés par les Frci, les dozos, et les partisans d’Alassane Ouattara, le 20 juillet 2012 au camp de Nahibly à Duekoué.
Peuple de Côte d’Ivoire, l’heure H de descendre dans la rue est arrivée afin que toute la lumière soit faite sur l’assassinat du journaliste d’IvoireBusiness, Désiré Oué, abattu le 14 novembre 2013 à son domicile d’Abidjan-Angré, devant sa femme et ses enfants.

  • Peuple de Côte d’Ivoire, je voudrais avec vous féliciter les femmes des prisonniers politiques réunies au sein du collectif COFED, pour leur courage et leur bravoure à descendre dans la rue pour dire NON à la dictature Ouattara et pour que leurs époux soient libérés.
Je félicite chaleureusement le ministre Koné Katinan Justin, porte-parole du Président Laurent Gbagbo, et Pascal Affi N’guessan, président du FPI, pour leur Appel à descendre dans la rue car l’heure H est arrivée.
  • Peuple de Côte d’Ivoire, ivoiriennes et ivoiriens, l’heure H de descendre dans la rue est arrivée afin que le gouvernement accepte les Etats généraux de la République, afin que la vraie réconciliation nationale soit effective.
  • Peuple de Côte d'Ivoire, que 2014 soit aussi l'année au cours de laquelle la route ne vous tue plus à cause du laxisme du gouvernement qui n'entretient pas les routes du pays.
J'invite les syndicats de transporteur, et tous les automobilistes de Côte d'Ivoire, à la désobéissance automobile, et à descendre dans la rue jusqu'à ce que le gouvernement répare vos routes.
Je vous invite à ne pas payer vos patentes, car les 130 milliards de Fcfa récoltés par l'Etat dans la vente des vignettes automobiles ne rentrent pas dans les caisses de l'Etat afin d' arranger les routes du pays, mais sont détournés à d'autres fins. Conséquence: Toutes les routes du pays sont sinistrées et en très piteux état.
La preuve, la Côte d'Ivoire a enregistré en 2013, 6 000 accidents qui ont occasionné près de 1000 tués et 13 700 blessés, avec des pertes économiques qui se chiffrent à six milliards de francs CFA par an, selon l'Office de la sécurité routière (OSER).
Peuple de Côte d’Ivoire, quel que soit votre ethnie, votre religion, et votre appartenance ethnique, je vous souhaite du fond de cœur, une très bonne et heureuse année 2014.

Que l’année 2014 soit l’année de la paix, de la Réconciliation nationale, et du pardon.

Vive la Côte d’Ivoire.
Christian Vabé,
Président du Rpci-Ac
ivoirebusiness.net

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Centrafrique:

L’Église Don Bosco sous le feu des Séleka depuis 4h du matin.

Les Séleka ont attaque l'église Don Bosco ce matin à 4 h du matin jusqu à 6 heures. Les occupants chrétiens de l'église Don Bosco qui se trouve juste à côté de la base des militaires français et les Misca, ces derniers n'ont pas réagi au coup de fil de l'abbé de l'église de Don Bosco. Il a fallu l’intervention des anti-Balaka pour chasser les Seleka, qui tiraient à l'arme lourde sur la population civile amassée dans cette église. On se demande à quoi sert maintenant Sangaris et la Misca qui sont juste à 1km de l’Église Don Bosco qui a été attaquée par les Séleka ?
Pourquoi les militaires français et la Misca n ont-ils pas réagi? La France joue-t-elle un double jeu?
Pourquoi les Sangaris et la Misca n'ont-ils pas riposté pour défendre les chrétiens qui sont dans cette église?
L'affaire centrafricaine est une mafia de haut niveau international, très bien organisée.
Bangui le 31 décembre 2013

Par Marcel Makilamabet

centralafricanrepublicnews

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Les quatre dimensions de Laurent Gbagbo

Contribution

Les différentes facettes de Laurent Gbagbo. C’est en substance le résumé succinct qu’on pourrait faire de cette contribution du politologue Dr Wazi Guipie, que www.ovajab.com vous propose.

« Maa ka Maaya ka sa a yere kono » autrement dit « Les personnes de la Personne sont multiples dans la Personne ». Ce proverbe bambara achève de mettre en relief la complexité de la personne humaine multipliée au sein d'une unique enveloppe corporelle. Sans être hagiographe ou encore aède, nous aimerions nous servir de cette sentence bambara pour étayer la complexité de celui qui achève d'être la personne ayant le plus marqué la Côte d'Ivoire depuis la fin de l'houphouétisme triomphant. Cette personne vous l'aurez deviné, c'est Laurent GBAGBO. Personne complexe, aux multiples facettes, dont nous en retiendrons quatre: Laurent GBAGBO l'intellectuel, le démocrate, l'homme d'Etat et enfin l'humaniste.
  • 1. De nos jours, le terme intellectuel semble avoir perdu de sa teneur, il est étroitement associé à la figure obtuse du diplômé. Laurent GBAGBO se démarque de l'image fade du diplômé même s'il a brillamment soutenu une thèse sur un thème qui étonnerait plus d'un "économie et société à la veille de l'indépendance en Côte d'Ivoire". Gbagbo possèderait donc de rudes connaissances en économie au point d'en faire une thèse. Il est aussi un historien qui a fait autorité dans le domaine de l'histoire contemporaine. Mais la toge d’historien semble un peu étroite pour GBAGBO qui fut aussi poétaillon pour magnifier le combat de Soundiata KEITA son modèle ultime, monographe pour décrire la société bété dont il a mis en exergue les "traces" et où il aborde dans un ouvrage de qualité des éléments incisifs comme le lêlè qui est un ersatz de matriarcat pratiqué par les bété orientaux (Gagnoa) et totalement inconnu par les bété de Daloa, Soubré et autres. De la recherche fondamentale aux ouvrages politiques, il y'a des fois un océan que Laurent GBAGBO a franchi avec brio. Ceci nous permet d'évoquer le Laurent GBAGBO Démocrate.

  • 2. Le démocrate est dans un premier temps celui qui refuse les fascismes, les totalitarismes, la pensée unique et qui fait confiance à un moyen unique d'accès au pouvoir bannissant et abhorrant la voie des armes comme mode d'accès au pouvoir. Le démocrate n'est pas parfait mais pour paraphraser Churchill n'est-il pas le moins pire des autres? Laurent GBAGBO n'est pas un adepte des tropicalismes, il est le partisan d'une démocratie authentique déliée de toute coloration particulière. Il s'est donc démarqué de la sédition d'un homme pourtant de sa région et intellectuel convaincu : Kragbé GNAGBE. Etre démocrate requiert patience, et il fallait l'être dans les années 1970 et 80 lorsque l'Afrique était la terre des Révolutionnaires romantiques socialistes mais sincères, il était donc difficile d'avoir une voix audible parmi tous ces capitaines et commandants qui séduisaient dans leur battling dress, mais fidèle à sa logique, Laurent GBAGBO préférait les urnes comme moyen d'accéder au pouvoir. Pour ce faire, pour affronter un titan comme HOUPHOUET, il fallait arpenter la cacaoyère, gravir les monts, dormir à la belle étoile, se faire refouler de certains villages mais apprécier la proximité avec les préoccupations et les aspirations de la société ivoirienne. C'est ce travail de formicidé qui l'a progressivement établi comme Homme d'ETAT.

  • 3. Antépénultième qualité : Un homme d'ETAT, n'est pas un chef d'ETAT, il y a nuance, un homme d'Etat est un homme dont la stature épouse les contours de l'ontologie étatique par le biais de sa forme la plus galvaudée, la REPUBLIQUE. Laurent GBAGBO a donc pris du temps pour devenir cet homme d'Etat, loin des miasmes et de l'homme d'un clan, de l'homme féodal comme l'est actuellement le prince de Sindou. Au début des années 1990, Laurent GBAGBO appert comme un opposant responsable, charismatique, un tribun hors pair, porteur d'un projet constituant une alternative crédible. Lorsqu'il accède le pouvoir nonobstant sa gouaille et sa simplicité, Laurent GBAGBO sait rester Président de la République, il travaille sur les dossiers jusque très tard dans la nuit, reçoit et consulte beaucoup. Son style est différent du style impérial d'un HOUPHOUET, il arrive que GBAGBO puisse par sa proximité avec le Peuple puisse mettre à rude épreuve les éléments de sa sécurité immédiate mais c'est ainsi, être Homme d'Etat ce n'est point se réfugier dans une tour fut-elle d'IVOIRE et Laurent GBAGBO l'a compris. Cette proximité, ce mano à mano constant avec la "Nation en mouvement " qu'est le Peuple achève de démontrer de son HUMANISME profond.

  • 4. Laurent GBAGBO l'Humaniste, laissez nous prosaïquement l’assimiler à sa gentillesse, il sait être fort sans être outrecuidant et souple sans être faible. Il aime l'homme et c'est cet humanisme qui l'a orienté vers le SOCIALISME, donc vers la politique par la SOLIDARITE, le PARTAGE et l'ALTRUISME. Voilà pourquoi même dans les affrontements les plus terribles avec la FRANCE il n'a jamais sombré dans le racisme réducteur. Qui a déjà vu Laurent GBAGBO manger seul à table? PERSONNE! Il aime être entouré, le contact, la chaleur humaine, c'est son atout. C'est cet humanisme qui a fait de lui un homme de culture, puis un mécène, un promoteur de valeurs culturelles ivoiriennes. Savez-vous qu'il joue du piano? Richard BONA peut vous édifier à ce sujet, il est sensible à la peinture? James HOURA lui en sera reconnaissant. Il n'a aucun ennemi je puis vous l'assurer mais plutôt des jaloux, un de ses adversaires politiques souffre d'un mal pernicieux? Gbagbo dépêche un avion médicalisé et précision de taille, envoie un collaborateur proche ou se déplace pour s'enquérir en personne des nouvelles du malade.


C'est cet homme affable, au sourire immaculé, et ce malgré les épreuves que la FRANCAFRIQUE et ses satrapes locaux tentent de soustraire de nos coeurs. C'est cet Eléphant qui naguère de sa stature nous protégeait, mais que la CPI NE POURRA JAMAIS CONDAMNER.

Dr Wazi GUIPIE
ovajab.com

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"Prière" postée sur la toile

« Seigneur,

tu as donné, tu as repris.

Les années passent et se ressemblent.


Tu as pris mes chanteurs préférés:

Ernesto Djédjé, Jimmy Hyacinte, Lougah Francois, Amédée Pierre, Issa Sanogo;


Mes acteurs préférés:

Gazegagnon, Ayatolah, Victor Cousin, Marie Laure, Tatiana de Makensira;


Mes chanteuses adorées:

Joelle C, Ruth Toundé, Mossia,;

Sans oublier mon animateur adulé Roger Fulgence Kassy.


Cette année, Seigneur, je te rappelle que mon idole politique, c'est le SOUS-PRÉFET ALASSANE DRAMANE OUATTARA.

S'il te plaît, ne l'oublie pas.Prends le aussi. Merci Seigneur.

Amen! »

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Abou Galliet refuse de jouer dans une boîte de nuit

La Raison Paris - Abou
          Galliet refuse de jouer dans une boîte de nuit : La Raison

L'artiste a contacté La Dépêche d'Abidjan pour faire part de son refus de prester, hier dimanche, dans une boîte de nuit parisienne.
Abou Galliet qui confie avoir été contacté par Yves Armand Debordeaux, pour un spectacle à l'ALIZÉ club, moyennant un cachet de 1000 Euros, a tout simplement décliné l'offre.
L'artiste s'étonne que ce soit lui, parmi tous les artistes ivoiriens qui vivent en France, qui ait été choisi pour cette soirée.

De fait, selon Abou Galliet, la boîte de nuit en question serait la propriété de monsieur Hamed Bakayoko, ministre dans le gouvernement Alassane Ouattara, qu'il combat.

C'est donc à l'en croire, pour éviter toute surprise désagréable, qu'il a rejeté la proposition des organisateurs du spectacle.

Lundi 30 Décembre 2013
La Dépêche d'Abidjan

00:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

30/12/2013

Les vœux d'Affi Nguessan à la nation

Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,
Camarades militantes, camarades militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien,

Une année s’achève, une autre année commence. Puisse l’année 2014 être l’année de la réconciliation nationale et de la paix définitive en Côte d’Ivoire.
Au moment où notre pays cherche les voies et moyens pour panser les blessures, les meurtrissures, les frustrations et les ressentiments occasionnés par la bourrasque qui s’est abattue sur le pays depuis plus d’une dizaine d’années et particulièrement depuis le 11 avril 2011, j’ai l’agréable devoir d’exprimer à nos compatriotes ainsi qu’à tous ceux qui nous font l’amitié de partager chaque jour nos peines et nos joies, des vœux de bonheur, de paix et de prospérité pour les douze prochains mois que nous nous apprêtons à parcourir ensemble.


Mes chers compatriotes, chers frères et sœurs,

A l’orée de cette nouvelle année, la situation politique, économique et sociale de notre pays continue de susciter les plus grandes préoccupations.
Au plan politique et des droits de l’homme, nos cœurs saignent encore quand nous viennent en mémoire les souvenirs de BOHOUN Bouabré, TAGRO Désiré, DIAGOU Gomont Jean-Baptiste, GNAN Raymond, Mahan Gahé, pour ne citer que ceux-là, qui ont payé de leur vie, les effets effroyables de la crise postélectorale.

Nous sommes aussi écartelés entre des sentiments de révolte et de pardon quand nous pensons au traitement inhumain et dégradant qu’a subi le Président Laurent GBAGBO avant d’être déporté à la Haye où il est détenu injustement pour avoir respecté la Constitution de son pays, de notre pays.

L’insupportable calvaire que vivent Simone GBAGBO, Charles Blé GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, VAGBA Faussignaux et plusieurs centaines de prisonniers politiques, civils et militaires, la douleur des nôtres et de milliers d’Ivoiriens contraints à l’exil et à la séparation d’avec leurs familles, en violation des dispositions de notre Constitution, en ajoutent à notre pesante tristesse.
Les douloureux et effroyables évènements de DUEKOUE et du camp des déplacés de NAHIBLY, mais aussi tous les foyers d’exactions à travers le pays, appellent non seulement notre compassion et notre solidarité mais interpellent surtout notre conscience collective et notre volonté de réconciliation, de paix et de fraternité.

La situation des acteurs et des partis politiques de l’opposition, principalement le Front Populaire Ivoirien(FPI), n’est guère reluisante. La confiscation par le pouvoir des libertés acquises au prix de longues luttes ; l’asphyxie financière dont sont victimes les formations politiques du fait du blocage des financements publics des partis ; le gel des avoirs ; l’occupation illégale des domiciles des responsables de l’opposition et le harcèlement judiciaire dont ils sont arbitrairement victimes ; les fréquentes répressions ou perturbations des manifestations de l’opposition et la persécution de ses militants ; l’interdiction qui lui est faite d’accéder aux médias d’Etat, sont autant de marqueurs d’une gouvernance caractérisée par l’autocratie, le clientélisme, le népotisme, l’affairisme et l’instrumentalisation de l’Etat, siège et pilier de la justice des vainqueurs.

Au plan social, les ivoiriens désespèrent de la dégradation continue de leurs conditions de vie ; de l’accroissement du chômage, celui des jeunes en particulier ; de la généralisation de la pauvreté ; des licenciements massifs ; de l’épuration de l’administration publique au nom de la politique de rattrapage ; de la cherté de la vie ; de l’érosion du pouvoir d’achat des ménages dont la grande majorité a aujourd’hui à peine un repas par jour

L’insécurité est généralisée et constitue aujourd’hui une autre grande préoccupation des ivoiriens. Elle entretient un environnement de traumatisme généralisé ; elle impacte négativement l’environnement des affaires, l’économie nationale et la situation des finances publiques : le gouvernement est obligé de recourir à un endettement excessif et onéreux pour financer son programme nationale de développement, hypothéquant ainsi l’avenir de plusieurs générations d’ivoiriens
  • C’est le lieu de rendre un hommage appuyé aux militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien qui, avec une foi inébranlable en leur parti et dans le combat qu’il mène, avec un courage admirable et une ferme détermination, ont su braver la peur pour faire barrage à la volonté du pouvoir d’anéantir ce précieux instrument de lutte qu’est le FPI au service et aux côtés du peuple de Côte d’Ivoire.
  • Honneur et Hommage à vous camarades militantes et militants ;
  • Honneur et hommage à toutes ces Ivoiriennes et à tous ces Ivoiriens en lutte pour la liberté, pour la dignité, pour la démocratie et pour la justice dans leur pays ;
  • Honneur et hommage à tous ceux qui accompagnent le FPI et les Ivoiriens dans ce noble combat dont l’enjeu est l’avenir de notre nation.

Mes chers compatriotes, chers frères et sœurs,

Le pays va mal ; il peine à sortir de la grave crise postélectorale : à cause d’une absence de vision politique, d’une politique de rassemblement des ivoiriens et d’une politique de réconciliation nationale.

Notre pays a besoin de paix et de stabilité.
Les quelques actes de décrispation posés par le chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, notamment la libération des 32 prisonniers politiques sur plus d’un millier, sont trop timides et insuffisants pour inverser la tendance et engager résolument le pays dans la voie de la paix et de la stabilité.
Restaurer la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire, réconcilier les ivoiriens et reconstruire le pays requièrent du courage politique, de la hauteur de vue et un sens élevé de responsabilité. Cela n’est possible qu’au travers d’un débat républicain, constructif et inclusif engageant toutes les composantes de la nation sur les graves problèmes auxquels celle-ci est confrontée depuis une vingtaine d’années.
  • Le temps est venu de faire le deuil de l’échec de toutes les initiatives hasardeuses du régime actuel et de poser, sans faiblesse et sans complexe, la problématique de la réconciliation de la Côte d’Ivoire avec elle-même ; de la construction de la nation et de la refondation de l’Etat
  • Le temps est venu de mettre fin aux divisions et aux persécutions ; à la méfiance et suspicion ; aux arrestations arbitraires ; à l’existence de prisonniers et d’exilés politiques.
  • Le temps est venu de bâtir les deux piliers de la réconciliation nationale, à savoir : finaliser le dialogue politique et convoquer les Etats Généraux de la République que propose le FPI. C’est la seule voie et le seul moyen par lesquels l’ensemble des ivoiriens parviendront à fermer la sanglante et douloureuse parenthèse de plus dix ans de violences politiques et d’affrontements armés ; à vider le gisement de colères et de révoltes qui étouffe notre pays. C’est le chemin de l’émergence.
Puisse Dieu, dans son infinie bonté, inspirer aux autorités politiques la sagesse nécessaire à la résolution définitive de la crise en Côte d’Ivoire, affermir le soutien de la communauté internationale à notre pays et exaucer les vœux de justice, de liberté et de paix des ivoiriennes et des ivoiriens.

Bonne et heureuse année 2014 à toutes et à tous.
Abidjan, le 30 décembre 2013

Pascal AFFI NGUESSAN
Président du FPI

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FPI et recensement des populations

Déclaration 019/2013
Relativement au RGPH prévu pour fin 2013

Les faits :
A la demande du Ministère du Plan et du Développement, le Directeur Général de l’Institut National de la Statistique (INS), Directeur Exécutif du Projet RGPH-2013, a entretenu le FPI, le jeudi 21 novembre 2013, au cours d’une séance de travail, sur l’imminence, la nécessité stratégique et la pertinence technico-méthodologique d’un RGPH, le 4ème du genre en Côte d’Ivoire, prévu pour fin 2013.

De l’exposé, le FPI a retenu quatre éléments clés :

  • - Premièrement, ce recensement qui fait partie de la génération des années 2010, n’a pu avoir lieu à cause de la crise qu’a connue le pays de 2002 à 2011.
  • - Deuxièmement, ce recensement numérique fournira des informations fiables sur la structure et la dynamique de la population ivoirienne ; il mettra à jour la base de données géo-référencée permettant de localiser avec précision les populations (INS), les infrastructures dans les 108 départements et 509 sous-préfectures totalisant plus de 10.000 villages et de 40.000 campements ;
  • - Troisièmement, le recrutement d’au moins 30.000 agents recenseurs a été confié aux municipalités, tandis que la formation et le déploiement desdits agents incombent à la Direction Exécutive du 4ème RGPH ;
  • -Enfin, quatrièmement, le coût global s’élève à 12,013 milliards de francs CFA ; l’Etat de Côte d’Ivoire a prévu une contribution d’un montant de 7,200 milliards, soit 60% ; il s’emploie à mobiliser les moyens complémentaires correspondant aux charges des 30.000 Agents, soit 4,813 milliards.
L’Analyse :
Si le FPI salue la démarche du Gouvernement [qui a consisté à dialoguer avec lui], le Parti tient cependant à faire remarquer que ce projet est inopportun et illégitime, en raison notamment du contexte d’insécurité et de désordre que l’on constate sur l’ensemble du territoire national et qui ne permettent pas de conduire sérieusement une opération aussi délicate que stratégique.

En effet, selon les Experts en la matière, le RGPH est une photographie de la population, ayant pour objectifs la collecte systématique, l’analyse, la publication et la diffusion de données démographiques, économiques, sociales et culturelles se rapportant aux habitants d’un pays à un moment donné. Les données recueillies aident les planificateurs et décideurs tant nationaux qu’internationaux, à définir ou à soutenir les politiques économiques, sociales et culturelles nécessaires, à court, moyen et long termes. Ces résultats sont aussi d’une grande utilité pour les acteurs privés désireux d’implanter des entreprises ou des commerces et services. De sorte que si l’image ainsi obtenue est floue ou trouble, il est évident que tous les efforts de mise en œuvre desdites politiques porteront la marque des distorsions et autres dégradations enregistrées. Par exemple, la structure démographique de la Côte d’Ivoire étant à l’heure à actuelle des plus brouillée sociologiquement du fait de la guerre et de l’insécurité notamment dans l’ouest du pays, une opération de recensement va nécessairement enregistrer et faire entériner les troubles du moment.

Les mêmes Experts soutiennent que depuis 1946, les recensements de la population européenne n’ont pas eu lieu à intervalles réguliers en raison de l’extrême sensibilité des problèmes et des enjeux consécutifs à la Deuxième Guerre mondiale. En France et en Grande-Bretagne , par exemple, la Guerre a empêché les opérations de recensement de 1941; toujours en France, le recensement qui devait avoir lieu en 1970, s’est déroulé en 1968 pour « prendre la mesure du rapatriement d’un million de Français d’Afrique du Nord postérieurement au recensement de mars 1962 » ; en raison de l’histoire particulière de leur pays, les Allemands se montrent hostiles au recensement, à telle enseigne que les autorités de la RFA n’ont pas fait de recensement de leurs populations au cours de la décennie 1980 ; fait non moins illustratif de l’extrême délicatesse du dénombrement, aucun recensement officiel n’a été effectué au Liban de 1932 jusqu’aux dernières années, de peur d’ « alimenter les tensions politiques et religieuses ». Il en est de même s’agissant du Continent africain où la politisation de l’ethnie, notamment l’exacerbation des rivalités Nord-Sud, impose un consensus démocratique minimal au sujet du rôle de l’Etat.

Au regard de qui précède, le FPI soutient que tous les ingrédients sont réunis pour que l’opération [qui s’annonce] n’atteigne pas les objectifs de fiabilité visés dans la fourniture des informations, dans la localisation des populations, dans la structure et la dynamique desdites populations et dans la précision de leur localisation. Et cela pour plusieurs raisons:

  1. Il sied de rappeler que l’invasion de certaines régions du pays, en particulier du Grand Ouest et du Sud par les FRCI et leurs supplétifs Dozos, a provoqué des déplacements massifs de populations à l’intérieur et à l’extérieur. Les Organisations Internationales ont dénombré plus d’un million de personnes. Et même si l’on reconnaît que certaines d’entre elles sont rentrées, il n’en demeure pas moins que des dizaines de milliers d’autres vivent toujours hors du pays. Même les gens retournés en Côte d’Ivoire traversent une tragédie sans nom, leurs maisons, villages et/ou plantations étant occupées par les envahisseurs d’avril 2011. Est-il sain et correct d’un double point de vue éthique et politique, de vouloir mener une opération de recensement fiable dans un pays où des milliers de nationaux ont été contraints à l’exil, avec d’autres milliers confrontés à une situation de déplacés intérieurs ou de flottaison sociale ? Au nom de quelle valeur ?
  2. L’insécurité généralisée, la crise de confiance et la traque orchestrée contre les pro-Gbagbo se poursuivent ; il n’est donc pas rare que cette catégorie de citoyens ostracisées fuient l’Administration, notamment l’Administration judiciaire et les services chargés de la Sécurité intérieure ; ceux qui ne les fuient pas observent à leur égard une attitude de méfiance. Ces populations traquées en permanence auront-elles une interprétation objective de l’opération de recensement ? Ces Ivoiriens à peine tolérés chez eux peuvent-ils deviner autre chose qu’un subterfuge destiné soit à les arrêter, soit à les déposséder de leurs biens ? Comment dans ces conditions peut-on espérer réaliser un recensement digne de ce nom ?
  3. La gouvernance judiciaire en place n’est pas de nature à favoriser le déroulement d’une opération aussi déterminante quant à la planification du développement durable d’un pays qui sort de dix années de guerre civile, ou à régler dans la transparence et l’équité les fausses déclarations éventuelles et autres problèmes découlant de cette opération. En tout état de cause, nul ne peut nier que les pro-Gbagbo sont confrontés à une justice à sens unique, c’est-à-dire, une justice à pour laquelle seuls les pro-Gbagbo sont a priori coupables et les pro-Ouattara, innocents.
  4. De manière générale, le régime en place est un régime exclusionniste dont la logique est perceptible à travers non seulement cette justice des vainqueurs, mais aussi dans la volonté de rattrapage ethnique telle qu’énoncée par le Chef de l’Etat lui-même. Le Président Alassane Dramane Ouattara, a effectué une visite d’Etat en France du 25 au 28 janvier 2012. Le 25 janvier 2012, répondant à une question du journaliste Vincent Hugeux de l’Express, relative à la promotion des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire, sa région d’origine, Monsieur Ouattara assure : « il s’agit d’un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S’agissant des hauts grades de l’armée, j’ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles (FN, ancienne rébellion nordiste), qui voulaient tous les postes. Et j’ai eu à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire jusqu’au niveau de commandement : le n°1 des FN, flanqué d’un n°2 de l’armée régulière tous grades confondus, il y a 12% de nordistes, dans la police, 15% dans la gendarmerie et 40% environ dans l’armée… Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher »
La position du FPI
C’est pourquoi,
Le FPI marque son opposition à ce projet dont les conditions de réussite sont loin d’être réunies.
Le FPI considère cette opération de dénombrement comme une occasion de gaspillage ou de détournement de deniers publics devant permettre au RDR de rétribuer allègrement ses partisans pour autant que ces derniers seront les seuls à être recrutés, au nom précisément de la politique de rattrapage à l’œuvre dans le pays.
Par voie de conséquence, le FPI demande :
- Au Gouvernement de différer la réalisation du RGPH-2013 ;
- Aux Organisations Internationales, notamment à la Commission de Statistique de l’ONU, à l’Union Européenne ainsi qu’aux Etats-Unis et à la France, de ne pas accorder leur soutien aussi longtemps que la Côte d’Ivoire n’aura pas retrouvé la normalité républicaine et démocratique, conditions sine qua non de tout processus de recensement fiable.
Fait à Abidjan, le 27 décembre 2013
Le Secrétaire Général & Porte-parole

Laurent AKOUN


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Point de presse avec Charles Konan Banny

remise de docCe lundi 30 décembre 2013, le Premier ministre Charles Konan Banny, Président de la CDVR a tenu un point de presse à son cabinet privé de la Riviera III un point de presse. Cette rencontre avec la presse avait pour objectif d’informer d’avantage la population sur le contenu du rapport remis au président de la République, en attendant la décision du gouvernement et par la même occasion présenter ses vœux de nouvel an à la presse.

Mesdames et Messieurs les Journalistes,


  • À la veille de l’avènement de l’année 2014, je vous renouvelle les vœux que chaque année à la même époque j’ai le plaisir de vous adresser. Je forme le vœu que l’année 2014 vous trouve en bonne santé, qu’elle favorise l’enracinement de la paix pour que vous puissiez mener en toute quiétude votre métier d’information.
  • La fin de l’année 2013 est marquée à la fois par la commémoration du vingtième anniversaire de la mort de Félix Houphouët-Boigny et par l’apothéose post-mortem de Nelson Mandela. Ces deux figures de héros nous invitent au dialogue, à la paix et à la réconciliation. Je souhaite que tous les Ivoiriens, à commencer par vous, femmes et hommes des média, s’inscrivent dans la philosophie commune à ces deux grands hommes.
  • Cette nouvelle année qui s’annonce, nous offre la double image tutélaire de Félix Houphouët-Boigny et de Nelson Mandela pour servir notre mémoire et nous aider à nous frayer notre propre chemin vers l’objectif de la réconciliation et de la construction nationale.

Chers Amis,
Vous n’avez pas oublié que le 21 novembre 2013, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation a procédé à la remise solennelle de son rapport de fin de mandat au Président de la République, conformément aux stipulations de l’ordonnance N° 2011-167 du 13 juillet 2011. Je voudrais vous livrer ici les grandes lignes de ce rapport afin que vous puissiez vous en faire l’écho auprès de nos concitoyens qui ont besoin d’être informés des activités menées par la CDVR.

La phase opérationnelle du travail de la CDVR a été précédée par une phase préparatoire comportant des aspects consultatifs et symboliques. Pour respecter notre choix d’un processus inclusif, participatif et consultatif, nous avons entrepris des consultations nationales, à la fois quantitatives et qualitatives, auprès d’un échantillon de plus de 60.000 habitants de la Côte d’Ivoire. Ces consultations nationales nous ont permis de déterminer la profondeur historique des investigations souhaitée par les Ivoiriens, les violations à prendre en compte et les réformes à envisager. La démarche de la CDVR s’est appuyée sur les résultats de ces consultations nationales organisées autour de sept (7) thématiques dont voici les premiers résultats en attendant une prochaine divulgation à grande échelle :

1 -A la question : « quelle est la période que la CDVR doit prendre en compte pour mener ses enquêtes ? »:
Les populations de Côte d’Ivoire ont indiqué la période de 1990-2011. Cette profondeur historique correspond, pour 1990, à la réinstauration du multipartisme et pour 2011, à la crise postélectorale. Les populations souhaitent que la lumière soit faite sur tous les événements sociopolitiques survenus dans cette période, c’est-à-dire les violations liées aux évènements de : 1990,1992, 1995, 1999, 2002, 2004, 2006, 2010 et 2011.
2-) A la question « quelles sont les types de violations que la CDVR doit retenir pour ses travaux ? »
Les populations en ont relevé quatre (4) catégories. Ce sont :
-les atteintes à la vie (96%), c’est-à-dire les cas de violations ayant entrainé la mort
- les atteintes aux droits économiques (80,2%), c’est-à-dire les cas d’expropriations, vols, pillages,
-les atteintes à l’intégrité physique et morale (73,3%) et les atteintes à la liberté(42,6), c’est-à-dire les cas de violences physiques et morales
3-) Au titre de l’importance qu’elles accordent à la repentance au pardon et à la justice :
Les populations ont indiqué que le pardon des victimes doit être motivé par un repentir sincère des auteurs de violations. Selon elles, c’est la seule voie pour que la réconciliation soit effective et sincère. En outre, elles indiquent le pardon n’exclut pas l’action de la justice. Elles précisent que cette justice doit être rendue de façon équitable.
4-) A la question : « quelles formes de réparations souhaitent les ivoiriens ? »
Les populations en ont proposé deux types. Qu’elles soient individuelles et/ou collectives :
Il s’agit
-Des réparations morales (prise en charge psychologique, excuses publiques, réhabilitation, hommage aux victimes) et
-Des réparations matérielles (indemnisation, restitution des biens
5-) A la question : « la réconciliation est-elle possible en Côte d’Ivoire ? »
Les Ivoiriens répondent par l’affirmative. Ils soutiennent (83%) que la réconciliation est possible. Ils y croient même s’ils ont conscience qu’elle sera difficile. Ils souhaitent que le recours au dialogue soit permanent dans la recherche de solutions aux différends politiques. 84% des populations adhère au processus de réconciliation en cours.
6-) Au titre des changements à opérer c’est-à-dire, des réformes institutionnelles à mener,
Les populations proposent des reformes institutionnelles en profondeur. Ces changements concernent les secteurs de la
- justice(72% des ivoiriens soutient qu’elle est corrompue),
- l’administration publique nationale,
-les forces armées et de sécurité(77,1% des sondés pense que les forces de défense et de sécurité sont corrompues et politisées) ,
-la presse (63% des ivoiriens pense qu’elle est partisane),
-l’école ivoirienne (66,5 % des ivoiriens estime que l’école a baissé de niveau, 57% des populations pense qu’elle corrompue…),
-la politique de gestion du Foncier (81% des ivoiriens affirme que le foncier est mal géré),
-la gestion de l’économie nationale (74% des ivoiriens estime que la vie est chère) et la gestion des affaires publiques (60% estime que les richesses nationales sont mal reparties.)
Les changements souhaités sont en rapport avec la promotion de nouvelles politiques, fondées sur des valeurs d’honnêteté, de compétence, de transparence, d’indépendance, de bonne gouvernance, de justice, d’équité et de solidarité…
7-) enfin, à la question « croyez-vous en l’avenir de la Côte d’Ivoire ? »
Plus de 80 % des populations croit en l’avenir prospère de la Côte d’Ivoire(…)

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Les exigences symboliques de nos cultures, qui requièrent une purification des espaces souillés par le sang humain, ont été respectées avant et pendant toutes ces opérations. Ces actes symboliques ont entraîné l’adhésion des populations de nos régions.

Ensuite, comme vous le savez, nous avons mis en place toutes les structures nécessaires à la conduite de la mission et plus particulièrement les commissions locales, structures déconcentrées, qui assurent la participation directe des populations de nos régions.

La première phase liée à la recherche de la vérité à commencé avec la commission spécialisée heuristique. Chargée de déterminer les causes profondes de la crise, cette commission thématique a rendu ses conclusions lors d’un grand colloque au mois de juillet. La seconde phase de la recherche de la vérité, qui consiste à recueillir les dépositions des victimes et des témoins et à diligenter des enquêtes aux fins de vérifier les allégations des déposants, reste à faire. Tout le dispositif indispensable à cette opération a été conçu et mis en place. Il reste à passer à la phase pratique des prises de déposition physique.

Il importe de noter que dans l’attente des prises de déposition, les déclarations de plus de 50.000 victimes ont été enregistrées et stockées dans la base de données du système d’information et de gestion de la CDVR. La Commission invite donc les victimes de la période précitée à se faire connaître et à faire enregistrer leurs dépositions sur les préjudices qu’elles estiment avoir subi.

La réconciliation que nous voulons mettre en œuvre doit se faire avec courage et dans la vérité.

Le pardon auquel aspire tout le peuple de Côte d’Ivoire ne peut être sincère et durable que parce que la vérité sur les violations et sur leurs auteurs aura été faite. Le pardon que tous souhaitent et prônent ne peut être opératoire et déboucher sur la réconciliation et une paix durable que si les auteurs de violations font preuve de repentir sincère. Il n’y aura pas d’alternative à cela ! La recherche de la vérité ne saurait être optionnelle si nous voulons une réconciliation vraie en Côte d’Ivoire. Tous les hommages fraichement rendus à Nelson Mandela sont là pour nous indiquer le chemin pour parvenir au vrai pardon.

C’est la raison pour laquelle « il ne faut pas avoir peur ». Il ne faut pas avoir peur ! N’ayons donc pas peur de la vérité si notre intention est d’aller vraiment de l’avant, afin de bâtir une Côte d’Ivoire réconciliée.

Charles Konan Banny

connectionivoirienne


23:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Message fin d'année 2012 de Ouattara

DEVOIR DE MÉMOIRE:

MESSAGE A LA NATION DE OUATTARA EN DÉCEMBRE 2012 POUR 2013 (Aux ivoiriens de juger ce que Ouattara leur avait promis en décembre 2012 , ce qu' il a réalisé avant d’écouter les nouvelles promesses de demain 31 décembre ,pour 2014)

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes Chers amis de la Côte d’Ivoire,
En cette veille de nouvel an, j’ai décidé de m’adresser à chacun et à chacune de vous, pour certes sacrifier à une tradition mais aussi pour vous rendre compte de l’Etat de notre chère Côte d’Ivoire, dont vous m’avez confié les destinées. Avant tout, je voudrais vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2013. Le plus cher de tous ces vœux étant que chaque Ivoirien, chaque Ivoirienne, bénéficie d’un climat de paix et de bien-être.
Je me suis personnellement engagé à donner un autre visage à la Côte d’Ivoire. Je m’y emploierai chaque jour et je voudrais donc vous en donner l’assurance.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,
La fin d`année est une période particulière, où se mêlent à la fois, satisfaction, incertitudes et espoir. C’est aussi et surtout une période propice aux bilans. Cette année, l’espoir l’emporte très largement sur l’incertitude car notre pays se porte mieux.
Il suffit pour en juger, de regarder le chemin parcouru aux plans de la consolidation de nos institutions, de la situation économique et sécuritaire ainsi que du point de vue de la cohésion nationale.
Nous avons renouvelé notre Assemblée Nationale qui s’est mise au travail.
Dans quelques semaines, les élections communales et régionales viendront parachever le cycle électoral.
Dans le courant du premier trimestre, le Conseil Économique et Social sera mis en place.
Au plan économique, l’année qui vient de s’écouler a été celle d`une grande bataille pour assurer la stabilité macroéconomique et préparer les conditions de la relance.
Notre pays a renoué avec les institutions financières internationales dans d’excellentes conditions.

Mes chers compatriotes,
Cette bataille de repositionnement de notre pays, nous l’avons gagnée ensemble.
A présent, nous amorçons le redressement économique, grâce à vos efforts et ceux de tous nos partenaires, avec en tête la France et les autres pays amis ainsi que les grandes institutions internationales, qui soutiennent sans réserve notre stratégie. Avec un taux de croissance qui sera parmi les plus élevés du continent et même du monde, notre économie est en pleine mutation et se diversifie. Le secteur des services a désormais une importance plus grande ; il en est de même pour celui des mines, avec l’intensification de la production aurifère ou encore le démarrage des travaux du minerai de fer du Mont Klahoyo. Cependant, l’agriculture demeure l`épine dorsale. Les revenus dans le monde rural ont augmenté, grâce à la hausse des prix d’achat du café, du cacao, du coton, de l’anacarde et bien d’autres cultures.
La récente réforme de la filière café-cacao a permis de garantir aux producteurs, un prix d’achat bord champ de 60% du prix international. Ainsi, le kilogramme du cacao est acheté aujourd’hui à 725 FCFA contre 650 FCFA au cours de la campagne précédente et celui du café à 620 FCFA contre 518 FCFA l’année dernière. Par ailleurs, la Côte d`Ivoire vient d`abriter la première grande réunion mondiale sur le cacao, qui a ainsi consacré son rang de premier producteur mondial et son influence dans le futur. Nous avons conscience cependant que cette perspective heureuse ne doit pas se traduire par un abandon de l`agriculture vivrière. Durant l`année écoulée, l`adoption du Programme National d’Investissement Agricole a tracé les grandes étapes vers l`autosuffisance dans ce domaine. Un accent particulier sera mis sur les cultures vivrières, notamment le riz, avec l’augmentation de la production nationale. Cela est à notre portée et nous permettra d’assurer la sécurité alimentaire, tout en réduisant le coût des denrées alimentaires et en créant des milliers d`emplois durables. Mes

chers compatriotes, Chers frères, chères sœurs,
La Côte d’Ivoire est au travail. Notre pays est aujourd’hui un vaste chantier: routes, autoroutes, ponts, hôpitaux, écoles, infrastructures diverses voient le jour et sont visibles de tous. Demain, ils seront au service de chacun d’entre nous. Et pourtant, j’entends dire que « l’argent ne circule pas ! » ; sachez cependant que l’argent travaille. Et c’est grâce à cet argent qui est au travail, que chaque jour, la construction d’un pont progresse, qu’un grand axe routier voit le jour, que pour la première fois depuis notre indépendance, une ville comme Doropo, dans le Zanzan, a de l’eau courante, que nous venons d’ouvrir la vanne qui alimentera toute la ville de Man en eau potable, que Bouna a de l’électricité 24h/24. C’est encore grâce à cet argent qui travaille que 1900 kilomètres de routes ont été reprofilées, que des milliers d’enfants, avec des kits scolaires gratuits, étudient sur des bancs neufs, que nos universités ont été entièrement rénovées et équipées de technologies de pointe, aux standards internationaux, que les dialysés sont désormais pris en charge avec moins de 2000 FCFA, qu’un fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire a été mis en place pour le financement de microcrédits pour nos sœurs et nos filles, que nos villes sont plus propres car débarrassées des dépôts d’ordures sauvages…
Nous poursuivrons nos efforts d’amélioration des services publics dans les secteurs de l’eau, de l’électricité, de l’éducation, des routes, etc avec notamment le renforcement du Programme Présidentiel d’Urgence qui passera à 125 milliards de F CFA en 2013.
La santé, sera la priorité des priorités en 2013, avec notamment la mise en œuvre effective de l’Assurance Maladie, le renforcement des capacités du personnel médical et paramédical, la construction et la réhabilitation de 450 établissements sanitaires, dotés de plateaux techniques plus efficaces et plus performants.
En matière de logement, 2013 verra aussi l’intensification de la réalisation de logements sociaux et économiques. L’objectif pour les trois prochaines années est de réaliser 50 000 logements à Abidjan et 10 000 logements à l’intérieur du pays.
En matière d’éducation, la construction de nouvelles universités viendra renforcer les 6 sites universitaires que nous avons déjà réhabilités.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,
Pour la réalisation de tous ces projets, je me suis engagé à mobiliser les ressources nécessaires au développement de notre pays. A cet égard, la récente réunion des partenaires internationaux autour de notre Programme National de Développement (PND 2012-2015) en est la parfaite illustration. Les résultats, en termes d’engagements, ont été au-delà de toutes les prévisions. Cela démontre une fois de plus la bonne image de la Côte d’Ivoire et la confiance qui est faite à notre pays. Je sais parfaitement que les effets bénéfiques de tous ces efforts ne sont pas encore pleinement perceptibles sur votre quotidien. Mais nous sommes confiants. C’est pourquoi, notre principal objectif demeure la création de plus de richesse et de plus d’emplois, notamment pour les jeunes. La richesse ainsi créée devra être redistribuée de manière équitable.
J’ai instruis le Gouvernement de proposer, pour 2013, une revalorisation de la grille des salaires de la Fonction Publique, pour plus de justice et d’équité. Par conséquent, il est important que les revendications catégorielles ne prennent pas le pas sur la vision d’avenir. Le gouvernement va instaurer un dialogue permanent avec toutes les catégories sociales. Chacun doit être à la tâche en ayant à cœur de participer à l’expansion sociale et économique de notre pays. En plus de l’amélioration des revenus, il nous faut par ailleurs atténuer de façon significative les effets de la vie chère. Le gouvernement en a fait une priorité.
Grâce à nos efforts en matière fiscale et réglementaire, nous avons pu contenir l’inflation.
La lutte contre la pauvreté est un véritable défi. De graves inégalités ont pratiquement déstructuré des pans entiers de notre société durant la décennie écoulée. Le potentiel que recèle notre pays nous permettra de réduire la pauvreté de moitié en 2015. Cette ambition s`inscrit au cœur de notre politique de développement.
Nous suivons avec une attention particulière la question de l’emploi. L’enquête qui vient de s’achever sur la situation de l’emploi dans notre pays indique une nette réduction du taux de chômage tant dans le milieu rural que dans le milieu urbain. Cela traduit le dynamisme retrouvé de tous les secteurs de l’activité économique, qui va se poursuivre au cours des prochains mois, grâce notamment à une amélioration du climat des affaires, plus favorable aux investisseurs. Dans un tel environnement, je ne peux que condamner les quelques tentatives de déstabilisation perpétrées ces derniers mois. En réalité, ces attaques dont l’objectif est de troubler la quiétude de nos concitoyens ne peuvent aboutir. C’est pourquoi, nous continuerons de combattre ces actes subversifs, destinés malheureusement à saboter le processus de réconciliation.

Nous sommes garants de la sécurité de tous les Ivoiriens et de toutes populations vivant en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, nous avons engagé des moyens financiers et logistiques significatifs à travers les ministères en charge de la sécurité. La mise en place du Conseil National de Sécurité, que je préside chaque semaine, permet déjà une bonne coordination des actions en la matière. L’objectif étant un net recul de la criminalité, quelles qu`en soient les formes, grâce à une meilleure maitrise de la situation sécuritaire.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,
Je voudrais en cette fin d’année vous réaffirmer notre volonté de renforcer la cohésion nationale. Il est de notre responsabilité de rassembler tous les ivoiriens, sans distinction, sur les bases de justice et d’équité.
Je sais que nos compatriotes aspirent à la paix et à la réconciliation. En tant que Président de tous les Ivoiriens, je continuerai de multiplier les initiatives visant à rassembler tous les fils et toutes les filles de notre pays et de favoriser toutes les actions en faveur de la concorde nationale. Cette recherche de cohésion ne peut se faire au détriment de la justice et de la lutte contre l’impunité.
La modernisation de notre système judiciaire, bien que primordial, se déroule à un rythme qui n’est pas encore totalement satisfaisant, en raison du contexte de crise qui a prévalu ces dernières années. Je voudrais à cet égard me réjouir de la liberté provisoire récemment accordée aux personnalités proches de l’ancien régime. Cet acte de justice devrait contribuer à renouer avec le dialogue auquel nos compatriotes sont tant attachés. Je peux vous dire que nous sommes sur la bonne voie. Nous faisons le pari d’une justice équitable, au service des concitoyens, qui contribuera à renforcer l’Etat de droit.
C’est un engagement fort que nous avons affirmé en octobre dernier, à Yamoussoukro, lors de la 52ème session de la Conférence Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, que notre pays a eu l’honneur d’abriter.
La récente ratification du traité de Rome traduit également notre volonté affichée de lutter contre l’impunité.

Mes chers compatriotes, chers amis de la Côte d’Ivoire,
Au plan diplomatique, nos relations, notamment avec nos voisins vont au-delà de la simple coopération pour atteindre une dimension fraternelle. Tout en étant pleinement mobilisés autour de la situation intérieure, nous restons attentifs à tout ce qui touche notre sous-région. La Côte d’Ivoire qui assure la Présidence de la CEDEAO est au cœur de la recherche de la paix et de la prospérité auxquelles aspirent nos populations. J’ai indiqué, à l’occasion de mon adresse au Corps Diplomatique le 22 novembre dernier, les orientations de notre diplomatie dans la recherche de solutions aux conflits qui pourraient affecter notre espace communautaire, en particulier la dramatique situation au nord Mali. A cet égard, je salue la dernière résolution adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une intervention au Mali.

Mes chers compatriotes,
La Côte d’Ivoire nouvelle se dessine sous nos yeux. Nous disposons de nombreux atouts pour la bâtir plus rapidement, et sur un socle très solide. La réussite de la Côte d’Ivoire nouvelle doit se mesurer non seulement à travers nos succès économiques et diplomatiques, mais aussi dans une meilleure répartition des efforts et des résultats.
La bonne gouvernance doit guider toutes nos décisions. C`est le lieu de réitérer la nécessité de combattre la corruption, dont les racines sont hélas anciennes dans notre société. Je puis vous assurer à nouveau que le gouvernement est déterminé à tout mettre en œuvre pour endiguer ce phénomène.

Mes chers Compatriotes chers frères, chères sœurs, chers amis de la Côte d’Ivoire,
L’année qui finit a été une année généreuse pour notre pays, qui a su se relever après des années de crise. Mais les prochaines années sont plus prometteuses encore. Elles offrent en effet des possibilités comme rarement la Côte d’Ivoire en a connues. L’ensemble des mesures que nous avons déjà prises et celles en cours porteront leurs fruits dès l’année 2013 ; et chaque ivoirien pourra en sentir les effets sur son quotidien. Rien ne doit compromettre ces belles perspectives. Je ne doute pas de la volonté de la très grande majorité d’entre vous de contribuer à réaliser ces promesses qui sont à notre portée.
J`invite donc chacun au travail ainsi qu’à la paix et à la cohésion autour de ce qui nous unit tous: notre chère Cote d`Ivoire.
Bonne année 2013 à toutes et à tous !
Que Dieu bénisse notre chère Côte d’Ivoire. ALASSANE OUATTARA


20:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Création de L'Union des Réfugiés Ivoiriens de France


Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF). Telle est l’appellation de l’association créée par les ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire au cours de cette grave crise post-électorale d’Avril 2011, pour mettre leurs vies en sécurité en France. A l’unanimité, Michel Barouan, ex-directeur général du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteur (BURIDA) a été désigné président de l’URIF ce samedi 28 décembre 2013…

Les réfugiés ivoiriens de France de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en Avril 2011 sont désormais ensemble. Solidarité oblige, ils ne pouvaient pas ne pas aboutir à ce cadre formel. C’est ce qu’ils ont notifié à l’opinion internationale ce samedi 28 décembre 2013 à Paris. Placée sous le parrainage de M. Christian Vabé, patron de presse, la cérémonie officielle de présentation de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France, (URIF) a enregistré la présence d'importantes personnalités ivoiriennes réfugiées en France. Notamment les ministres : Clotilde Ohouochi, Eric Kahé, le professeur Balo-bi Toto Jérôme, ex-Secrétaire Général de l’université d’Abidjan et ex- codétenu du premier ministre Affi N’guessan dans la sinistre prison de Bouna, le journaliste Augustin Djédjé, ex-membre du service de communication du président Gbagbo, l’artiste engagé Serges Kassy qui n’est plus à présenter et bien évidemment celui qui a été désigné par ses compatriotes pour diriger l’association, Michel Barouan, ex-DG du BURIDA.

Prenant la parole, ce dernier a fait savoir que l’URIF a pour objectif de créer un cadre de rencontre pour que les réfugiés ivoiriens qui ont tout perdu en fuyant la Côte d’Ivoire puissent discuter de leurs conditions d’existence, sur le plan temporel qu’administratif. Ainsi, l’URIF sera un véritable instrument d’orientation des nombreux réfugiés de France qui ne savent pas très souvent les démarches à entreprendre pour sortir de la précarité administrative. L’URIF sera aussi un instrument d’écoute, de solidarité et de réflexion sur l’avenir de ses membres.
  • C’est pourquoi, afin de donner un cadre juridique solide à l’association et défendre les intérêts des membres de l’URIF, une convention d’assistance juridique a été signée séance tenante avec un collectif d’Avocats français, représenté par Maître Gervais TETI, docteur en droit et avocat au barreau de Paris. Ce dernier a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils très utiles aux nouveaux dirigeants de l’association : « Cadrez vos activités et déclarations de sorte que vous ne soyez pas pris à défaut par l’administration Française qui vous observe désormais…» dira l’avocat.
  • Mme Adé Assalé, la représentante du Front Populaire Ivoirien (FPI) en France, assistante sociale de son état a pour sa part salué la naissance de cette association. Qui vient selon elle, à point nommé pour être la boussole des réfugiés ivoiriens qui sont pour la plupart du temps, livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives dans la grande métropole de Paris. Elle a noté sa disponibilité totale à être aux côtés des membres de l’association chaque fois que besoin se ferait sentir pour leur apporter conseils et orientation.
  • De son côté, le parrain de la cérémonie, M. Christian Vabé a félicité les responsables de l’URIF en les invitant à axer leurs actions sur la solidarité et l’entraide. Et pour donner un coup d’accélérateur à l’URIF, il a fait don de la somme de 10.000 euros à l’association.
Augustin Djédjé – djedjenet64@yahoo.fr
ivoirebusiness.net

11:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/12/2013

Visite aux familles des détenus politiques...

Simplement émouvant.

Dans le cadre d'une visite de courtoisie et de soutien à des familles, une délégation du CAFRI s'est rendue aux domiciles de détenus politiques Avec le petit Elie (1an 6mois), fils du Capitaine Kangbé. Ce gosse avait 1mois lorsque le régime de Ouattara met aux arrêts son père et l'écroue à la Maca.

Les propos de la mère du gosse : « Nous essayons de survivre et nous espérons que cette visite ne sera pas la dernière » et les pleurs de sa grande mère dont l'état de santé très précaire, n'ont laissé personne indifférent. « Pardonnez libérez mon fils », a-dit maman Kangbé dans un flot de sanglots.

La petite avec le cadeau emballé, c'est la fille (3ans) de Agenor Youan Bi, vice-président du Cojep. Il croupit à la Maca au grand désarroi de sa petite famille. Ce qu'il faut retenir à l'issue de cette visite, c'est que des familles souffrent et meurent dans l'indifférence d'un pouvoir qui donne l'impression de travailler pour tous les Ivoiriens.

Cela ne peut que susciter de la révolte chez des sachants. Une révolte légitime. Il faut vraiment aider les familles des prisonniers politiques !

Diomandé Gouessé

19:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Voeux de Nouvel An 2014:

Que voulez-vous nous dire Dramane Ouattara?

L’année 2013 s’achève lentement, bientôt nous entrons en 2014. Moment important pour tous et pour chacun, moment des vœux mais, avant tout, moment des bilans.

Qu’avez-vous fait Dramane Ouattara, durant toute cette année 2013? Quel bilan pouvez-vous nous faire et quelles perspectives d’avenir pouvez-vous nous tracer? En attendant de lire votre message de fin d’année au peuple ivoirien, message dans lequel très certainement vous tenterez encore une fois de dresser un tableau hypocrite et mensonger de votre action, je voudrais vous inviter à parler plutôt des réalités que vivent au quotidien les populations ivoiriennes que vous avez prises en otage depuis votre installation par la France le 11 avril 2011.

Sur le plan sécuritaire, la rébellion que vous avez constituée et financée continue toujours de sévir et de terroriser.Ceux qui hier ont pris les armes pour vous porter au pouvoir et qui dans leur immense majorité, sont devenus des laissés pour compte, ont renoué avec leurs anciennes activités de brigands, voleurs et violeurs ou se sont reconvertis dans l’attaque des véhicules de transport avec le phénomène des coupeurs de route. L’insécurité est devenue générale, les violences sont devenues monnaie courante et sont désormais banalisées.

Des milliers d’innocents citoyens sont toujours maintenus en prison sans jugement ou abandonnés en exil, leurs biens privés confisqués, leurs avoirs bloqués en banque.Chaque jour votre sinistre régime liberticide et dictatorial dénature la République, piétine les lois, bafoue les droits et les libertés.

Pendant ce temps, votre politique de rattrapage bloque l’épanouissement de la jeunesse ivoirienne.Celle-ci est livrée à un chômage endémique.Le marché de l’emploi s’est fermé ou s’est complètement effondré et des milliers de jeunes diplômés sont désorientés et désillusionnés.

La vie est devenue extrêmement chère, les prix ne cessent de grimper sur les marchés, le pays sombre pendant que vous continuez de ricaner et de faire le tour du monde.

Que prétendez-vous donc dire à ceux qui aurons le temps de vous écouter? Certainement beaucoup ne le feront pas parce qu’ils auront mieux à faire que d’écouter vos mensonges et vos gesticulations schizophréniques de délire.

Un conseil si vous voulez vraiment parler pour dire quelque chose et non pour le plaisir d'ouvrir la bouche

- Annoncez que le désarmement deviendra désormais forcé sur toute l’étendue du territoire avec l’aide d’une force internationale;

- Ordonnez la libération de tous les détenus politiques, Madame Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé en tête, le dégel des avoirs bancaires et la restitution de tous les biens meubles et immeubles;

- Annoncez une Amnistie générale et le retour sécurisé de tous les exilés et réfugiés sous l’encadrement et la supervision de l’Onuci;

- Annoncez enfin la tenue très prochaine des États Généraux de la République (EGR) à une date qui sera fixée de commun accord avec le FPI et toutes les forces vives de la nation.

Annoncez tout cela si vous voulez laisser quelques souvenirs positifs de votre passage calamiteux à la tête de l’État ivoirien dans ce tableau déjà horriblement noir que vous ne cessez de noircir.

Annoncez tout cela, sinon demain il sera trop tard pour vous, Docteur Alassane Dramane Ouattara. Car demain ce sera un autre jour. Sachez que 2014 ne sera jamais comme 2013.

La Côte D’Ivoire veut renaître et elle renaîtra!

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2014.

Océane Yacé, Politologue, Monaco


2011- 2013 Ouattara : Quel bilan ?

28 décembre 2013  |  Nord-Sud

La Côte d’Ivoire présente un visage post-crise qu’il faut apprécier, ensemble, avec objectivité. Cet exercice passe par l’évaluation des acquis et des perspectives de développement.

Fin d’année, l’heure d’un bilan d’étape. Le bilan de l’actuelle gouvernance intéresse au plus haut point les Ivoiriens et les observateurs de l’actualité ivoirienne. Alassane Ouattara a-t-il convaincu en trois ans d’exercice ? Pour répondre à cette question, souvenons-nous de deux commentaires parmi tant d’autres que fait le chef de l’Etat sur sa propre prestation.
  • Le premier : «J’ai perdu du temps puisque je n’ai pris fonction qu’en mai (2011), alors que j’ai été élu en octobre-novembre (2010)».
  • Le second : «J’ai trouvé un pays qui était plus détérioré que je l‘avais imaginé. Par conséquent, c’est un travail qui nécessite que j’essaie de continuer. C’est pour cela que j’indique maintenant que j’envisage de demander un deuxième mandat à mes concitoyens».
Le président de la République a tenu ces propos le 4 décembre au micro de l’agence Reuters. Une semaine avant, il avait achevé une visite d’Etat dans la région de Gbêkê, au Centre du pays. A l’occasion, il a réitéré sa volonté de rempiler pour un second mandat. Déjà au mois de juillet, en meeting à Korhogo, il avait demandé aux populations du Nord ivoirien, à qui il rendait une visite d’Etat, de lui accorder leurs suffrages à la présidentielle de 2015.

Plusieurs niveaux de compréhensions se dégagent de la démarche du chef de l’Etat. Le président affiche ainsi sa volonté de mieux faire. Lui, qui dit vouloir «réussir» son mandat n’est pas satisfait à 100%. Sinon, il ne demanderait pas une rallonge. Alassane Ouattara le confesse à demi-mot: «L’objectif, c’est d’atteindre les objectifs du programme que j’ai proposé à mes concitoyens pendant la campagne précédente…».

Déduction, le numéro Un ivoirien n’a pas encore atteint le niveau de développement ou de relance économique, politique et social qu’il souhaite pour ses concitoyens. D’où le sens de sa promesse, renouvelée, qui va l’amener, selon lui, à «tout mettre en œuvre pour apporter des réponses aux préoccupations» des Ivoiriens. La question récurrente de l’amélioration des conditions de vie, de la réhabilitation et la construction des infrastructures et celle de la relance économique le préoccupe, d’autant que c’est sur ces points qu’il est attendu à l’heure du bilan.

Toutefois, son gouvernement peint un tableau reluisant. «La Côte d’Ivoire est en chantiers partout, y compris dans les régions qui n’ont pas encore été visitées. Les exemples sont nombreux ; les ponts de Bouaflé et de Jacqueville, la route de Agnibilékrou-Abengourou, le barrage de Soubré, le bitumage de rues de San-Pédro, les nombreux projets du Programme présidentiel d’urgence…», a énuméré Bruno Koné, porte-parole du gouvernement, dans le colonnes de Fraternité Matin, du 23 décembre 2013. S’il affirme que la Côte d’Ivoire est au travail, il note aussi qu’elle a renoué avec la croissance économique.
  1. Mais la communication gouvernementale est battue en brèche par l’offensive de l’opposition. Celle-ci lit avec d’autres lunettes le tableau présenté par les autorités. Et déduit à l’instar du Front populaire ivoirien (Fpi) qu’Alassane Ouattara a «échoué». Pascal Affi N’Guessan, président de l’ex-parti au pouvoir, qui s’en faisait l’écho, lors de sa toute première conférence de presse début novembre à Abidjan, a prévenu d’une économie à l’agonie. De l’avis des frontistes, l’Etat passe du désendettement «réussi» par le régime de la ''Réfondation'' à celui du «surendettement». La Côte d’Ivoire sous M. Ouattara est arrimée au prêt extérieur, écorchant d’après la direction du Fpi l’image qu’il dit avoir donné du pays en dix ans d’exercice du pouvoir.
  2. Outre le parti de Laurent Gbagbo, Lider de Mamadou Koulibaly est aussi critique sur la gouvernance Ouattara. En témoigne la dernière contribution du Dr Prao, délégué national au système monétaire et financier de ce parti. Il tourne presqu’en dérision le projet de la «Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020» du pouvoir. «La notion d’émergence est devenue un concept utilisé par tous les dirigeants africains pour donner espoir à leurs populations. Les gouvernants africains habitués aux grands discours parfois creux, ont trouvé un nouveau concept pour endormir leurs peuples pendant qu’ils dilapident les deniers publics. Le miracle n’existant pas en économie, il est difficile de croire à une émergence hypothétique et décrétée», critique-t-il le régime du ‘’Vivre ensemble‘’. Dr Prao exhorte les populations africaines en générale, et Ivoiriennes en particulier, à l’objectivité. Il les met aussi en garde devant les concepts qui n’ont pour seul but de maintenir, selon lui, la masse dans l’espérance d’un lendemain radieux. Lider partage avec le Parti ivoirien des travailleurs (Pit) la même critique sur la sécurité. D’après Daniel Ahizi Aka, président de ce parti, «de 49%, aujourd’hui nous sommes à 61% de taux de pauvreté en Côte d’Ivoire face à un taux de croissance de 9,8%. Cette croissance est motivée par des capitaux qui ne tiennent pas compte des Ivoiriens. La croissance profite aux multinationales. Elles investissent et repartent avec les richesses du pays. Cette richesse ne profite pas aux Ivoiriens. C’est une croissance dangereuse».
Cette observation qu’il a faite le 22 octobre face à la presse, à Abidjan, montre, selon lui, que beaucoup reste à faire au niveau de la sécurisation des personnes et des biens. Au regard de opinions contradictoires des deux blocs opposés, il est loisible de conclure que la classe politique reste profondément divisée sur la santé du pays. Même la société civile (voir ci-contre), jouant l’arbitre, interpelle souvent les gouvernants sur la nécessité pour eux de s’améliorer.

Mais une chose est de donner un carton jaune d’avertissement, une autre est de réaliser que le pays est sorti de la zone de turbulences du fait des mesures drastiques et diligentes prises par le régime, dès son avènement.
Bidi Ignace

18:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |