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22/12/2013

Privatisation tous azimuts sous Ouattara:

Que reste-t-il du patrimoine ivoirien?

ouattaraPublié le 21 Décembre 2013 par Nick de Bessou
Privatisation tous azimuts sous Ouattara : Que reste-t-il du patrimoine ivoirien ?
[Dossier éditorial et économique du FDRC]

Le régime budgétivore et incompétent de M. Ouattara vient d’annoncer la privatisation de 15 sociétés d’état pour une valeur totale de 35 milliards CFA. La privatisation, politique austère du FMI et de son ex Directeur, M. Ouattara refait surface en 2013 après l’échec lamentable des années 90 sous la Primature d’un certain Alassane Dramane Ouattara.

Selon Reuters du 18 Décembre 2013 :
« Les 15 sociétés qui seront vendues par le pouvoir Ouattara:
CI-Telecom, NEI-CEDA, IPS-WA [agence de développement industriel], SOSUCO [sucre], SUCRIVOIRE, SIVAC [viande], PALMAFRIQUE, les banques BIAO-CI, SIB, BFA, Versus Bank, la SODEMI, Tropical Rubber Cote d’Ivoire, Société des Mines d’Ity et la Sonitra ».
Le régime d’Abidjan avait annoncé avec grande pompe le taux de croissance à hauteur de 9.80%, pour un pays sortant d’une crise politico-militaire longue de 10 ans. Sans aucune modestie et dans le souci de « diaboliser » son prédécesseur, M. Ouattara annonçait avec fierté être celui-là même qui serait l’homme idéal afin de redresser l’économie ivoirienne, économie qui « serait dans un état piteux et d’une croissance de -4.7% sous la refondation ». Il tentait de se faire passer pour l’expert économiste venu du FMI et de la BCEAO, l’homme providentiel et un atout majeur pour la Côte D’Ivoire. Il ne ratait aucune occasion de laminer la gestion économique de son prédécesseur.

Aussi, dans la même veine, il promettait à tout bout de champ des milliards CFA par régions ou localités sous un pseudo programme de reconstruction. La pluie ou la tempête de milliards promise aux ivoiriens tarde toujours à se matérialiser. Aucun centime ne fut versé à une des localités.

L’inflation est totalement incontrôlable et le cout de la vie très vertigineux. Selon M. Ouattara, l’argent ne circule pas car il travaille. Cependant, son régime et son entourage clament haut et fort que l’économie ivoirienne se porte mieux qu’elle ne le fut sous Laurent Gbagbo. Alors si c’est le cas, pourquoi privatiser les dernières sociétés d’état ?

L’on privatise lorsque l’économie du pays va très mal. L’on le fait afin de faire rentrer par la petite porte c’est-à-dire budget annuel de fonctionnement de l’état. Lorsqu’un pays annonce un taux de croissance avoisinant celui des pays développés, c’est dire qu’il maitrise son économie et l’inflation. Or la privatisation est une politique austère consistant à dégager les responsabilités de l’état vis-à-vis des sociétés nationales, par exemple le cout des salaires des employés, les factures pour l’entretien de la société, véhicules, édifices et autres charges. En privatisant une société d’état, l’état récupère le capital investi dans la société et laisse libre cours aux licenciements abusifs. Le nouveau propriétaire de la société n’est pas contraint de conserver le personnel existant. Il viendra certainement avec son équipe et recrutera sur le tas certains employés en leur versant des salaires dérisoires. Aussi ces employés n’ont aucune couverture sociale. Ils peuvent perdre leur emploi selon l’humeur de l’employeur ou la situation financière de la compagnie. L’état ne négocie pas le maintien de l’ancien personnel. Il se désengage dès que le contrat est signé et le titre foncier change de mains. En clair, la privatisation est une mauvaise politique économique et pour l’emploi. La privatisation encourage le chômage.

Le chef d’état avait annoncé le 29 novembre 2013, la création de 600 000 emplois lors de sa visite dans le Béké. En l’espace de deux semaines, il procède déjà à la privatisation des sociétés d’état. Ce sont de futurs chômeurs en sursis, ces agents et fonctionnaires de l’état. L’on ignore l’effectif réel des agents et fonctionnaires de ces sociétés d’état, prochaines victimes de la maladresse économique du chef d’état ivoirien. L’on ne peut vouloir créer des emplois et en détruire. Aussi où iront-ils ces futurs chômeurs ?

L’état a cessé de recruter depuis belle lurette. Seules les compagnies privées le font mais selon leurs humeurs.

Que reste-t-il du patrimoine ivoirien sous Ouattara ? Absolument rien !

Tout est aux mains des « investisseurs occidentaux ». Seule la fonction publique est encore aux mains de l’état ivoirien.

Le patrimoine ivoirien s’est effrité depuis 1989 sous le même personnage. Cela n’avait pas apporté les fruits escomptés ou amelioré les conditions financières de l’état. Les licenciements se sont poursuivis et la dette fut estimée à 6900 milliards de 1989 à 1993. Ce fut donc un échec, la privatisation sous M. Ouattara dans les années 90.

Rebelote. Le voilà à nouveau à ses anciennes pratiques. Les dernières sociétés d’état partent pour ne plus jamais revenir.

La privatisation sous M. Ouattara sape la souveraineté de l’état ivoirien. Lorsque l’eau, l’électricité, le pétrole, le transport, l’éducation, les banques sont aux mains des investisseurs étrangers, ce sont eux qui décident de la politique interne du gouvernement ivoirien. C’est un pouvoir illégal qui dirige tout ou presque tout dans le pays. Il peut à souhait paralyser le pays selon ses humeurs. Tel est le danger permanent dans lequel le chef d’état ivoirien plonge le pays. Nous venons de perdre notre souveraineté économique et politique. Depuis l’accession de M. Ouattara au pouvoir, la souveraineté constitutionnelle a aussi foutu le camp. Désormais le pays est sans propriétaires. Le pays appartient aux multinationales occidentales. Ce sont elles qui feront la pluie et le beau temps en Côte D’Ivoire. Les ivoiriens ne sont pas encore sortis de l’ornière. Le Chef d’état ivoirien a bradé le pays à ses amis et la Côte D’Ivoire demeure la plus grande perdante.

L’état ivoirien est terriblement et financièrement essoufflé. Les caisses du trésor ivoirien sont désespérément vides. Les recettes fiscales et douanières sont détournées à d’autres fins, précisément pour soutenir le train de vie des nouveaux riches RDR et de la rébellion.
Les fins des mois en Côte D’Ivoire sont épouvantables. L’état doit faire mains et pieds ou remuer ciel et terre afin de payer les fonctionnaires. La France d’Hollande a payé au nom de la France, les fonctionnaires et agents de l’état ivoirien à plus de deux reprises. Aussi, le régime s’est endetté dans des conditions lugubres et suspectes auprès du pays frère le Congo du Président Sassou N’Guesso à hauteur de 100 milliards CFA. Le Chef d’état ivoirien parcourt le monde entier afin de quémander comme un mendiant international des fonds pour l’état ivoirien. Le FMI de Christine Lagarde vient de refuser un prêt au régime ivoirien.
Selon Connectionivoirienne.net du 14 Décembre 2013 :
« Ce ne sera pas un péché que d’avancer qu’il est particulièrement difficile pour les autorités ivoiriennes, de trouver de nouveaux souffles financiers, pour les activités du Programme national de développement (PND). Approché pour accorder un prêt au PND, le Fonds monétaire internationale (FMI) a opposé un refus poli au gouvernement ivoirien. C’est du moins ce que laisse croire La Lettre du continent (LC) dans sa parution du mercredi 10 décembre 2013. « La ministre ivoirienne du Budget déléguée auprès du Premier ministre, Kaba Nialé, vient de solliciter auprès du Fmi un avis de non objection pour lever plus de 500 millions $ (soit 225 milliards FFCA : ndlr), sur les marchés internationaux, à taux non concessionnel. Ces fonds sont notamment destinés à financer le Programme national de développement (PND) ».
En réponse à cette requête du gouvernement ivoirien dont la ministre Kaba Nialé tient tant, le journal rapporte que « le Fmi surveille à loupe, la stratégie de ré-endettement de la Côte d’Ivoire, du fait de la montée de la Chine ». Mieux, le Fmi pose des balises à l’effet d’amener l’intéressée, la Côte d’Ivoire, à adopter une ligne de conduite des plus transparentes possibles. « Le 6 décembre, il a recommandé aux autorités de se faire noter sur ces questions par des agences comme Moody’s ou Fitch, avant toute levée de fonds sur les marchés internationaux ». Telle est la condition stricte voilée que l’Institution financière internationale impose à la Côte d’Ivoire. Reste à savoir si les autorités de ce pays voudront se soumettre à cette règle, en se faisant effectivement noter par Moody’s, Fitch ou autres.
Salym K, Le Mandat »

Le budget 2014/15 du gouvernement ivoirien fut annoncé par le Porte-Parole du gouvernement, le Ministre Bruno Nabagné Koné le Mercredi 23 Octobre 2013. Le gouvernement ivoirien a tenté de séduire les ivoiriens avec un budget en hausse de plus de 9.23% par rapport aux précédents. Du jamais vu dans l’histoire de la Côte D’Ivoire. Le nouveau budget historique et fantasmagorique du RDR est désormais à hauteur de 4248 milliards CFA.

Cependant, l’on ignore tout de la contribution ivoirienne en termes d’apport sur le budget, les prêts et autres aides des institutions de Bretton Wood. En temps normal, le gouvernement ivoirien se charge de 70% du budget, essentiellement basé sur les ressources naturelles du pays. Le reste provient des apports financiers étrangers tels le FMI, la Banque Mondiale, les institutions de Breton Wood, le Club de Paris et l’Union Européenne. Aussi le budget se doit d’être détaillé en termes de milliards CFA par projets de société, faire l’objet d’un débat parlementaire et publié dans le journal officiel de l’état ivoirien. Les ivoiriens n’auront jamais ce luxe d’en savoir plus ce budget faramineux, digne d’un état développé.

Le budget tel qu’annoncé ce mercredi 23 Octobre dernier est muet sur tout. L’on ignore les recettes fiscales, douanières et les recettes des produits tels le café, cacao, hévéa, noix d’acajou, huile de palme, or, diamant, pétrole et autres. Aucune communication de la part du trésor ivoirien encore moins de la direction de la Douane ou des ports d’Abidjan et de San-Pedro.Cependant, avec fierté, le Chef d’état ivoirien, économiste talentueux selon ses soutiens occidentaux et ses suiveurs analphabètes, annonce une hausse de 9.23% du budget de 2014/2015, ignorant royalement de nous situer sur les activités et les dépenses de l’état ivoirien pour le budget précédent. Comme à l’accoutumée, des chiffres fantaisistes à l’image du taux de croissance économique de 9.80%, taux flatteur et manipulé à souhait, sont avancés pêle-mêle aux ivoiriens.
Le budget de 2014/15, si cela est géré avec une rigueur experte, pourrait relancer l’économie du pays et réduire considérablement l’inflation vertigineuse affectant tristement les populations. Cela pourrait susciter la création des milliers d’emplois, la hausse des salaires des agents de l’état, la création des industries agro-alimentaires, la subvention des sociétés d’état ou ivoiriennes broyant du noir, la construction de milliers de classes dans le primaire et le secondaire, la construction de deux universités, la fin des frais d’inscription, la construction d’un CHU ou CHR, l’équipement des hôpitaux, des soins gratuits pour les populations, la construction des centaines de logements à moindres couts, le bitumage de 466 kilomètres des routes de la capitale et des routes nationales. Voilà en substance les dépenses budgétaires qu’un gouvernement sérieux et compétent aurait pu faire pour juguler la crise financière actuelle.
L’opacité autour du budget de 2014/15 a tiré l’attention de nombreux économistes y compris ceux du FMI et de la Banque Mondiale. Dans les coulisses de ces institutions, un fait récurrent et aux antipodes de la déontologie financière inquiéta plus d’un. Il s’agit d’un prêt du Président Denis Sassou N’Guesso du Congo à la Côte D’Ivoire à hauteur de 100 milliards CFA. Le Congo est lui-même un pays du tiers-monde recevant des aides et prêts de ces institutions pour son budget et projets sociaux. Comment peut-il, le Congo, subvenir à ses propres besoins immédiats avec 100 milliards en moins sur son budget en direction d’Abidjan, la capitale d’un pays vachement riche avec un taux de croissance de 9.80% ?

L’affaire fait en ce moment un grand bruit dans certaines chancelleries et représentations des institutions de Bretton Wood, créées lors de la dernière mission conjointe d’évaluation du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM) après un séjour en Côte D’Ivoire du 17 Septembre au 1er Octobre 2013. Le FMI de Christine Lagarde, marraine françafricaine, est très furieux. Le FMI exige des comptes au régime dysfonctionnel et budgétivore de M. Ouattara. Le FMI et la Banque Mondiale exigent des précisions sur la date de déblocage des fonds liés à ce prêt d’une part, s’informer sur les points d’affectation de ce financement et s’informer sur le mode de traitement dans le tableau des opérations financières à l’extérieur (TOFE ) d’autre part. En termes de prêts, le Chef de l’état ivoirien mène tout le monde en bateau y compris la communauté internationale.

En effet, le Chef d’état ivoirien avait annoncé en Avril 2011 un don de la France Sarkozienne afin de payer les salaires de Mars/Avril 2011. Ce don de 200 millions d’Euro (131 milliards CFA) de la France via l’Agence Française de Développement (AFD) est devenu sous le Président Hollande, un prêt. Un autre décaissement de 150 millions d’Euro (98,250 milliards CFA) fut accordé à l’état ivoirien en Juin 2011. Ce « prêt » est négocié à un taux de 3,8% et remboursable en 9 ans avec un différé de 3 ans. Le prêt arrive à maturité en Avril 2014. A cette date, l’état ivoirien devra rembourser une première tranche de 38 millions CFA, avec un total de 64 millions CFA en 2014.

Aussi la France avait payé deux mois de salaires des fonctionnaires ces derniers mois. Cela ne fut jamais mis dans le domaine public.

Enfin la Lettre du Continent, un bi-hebdomadaire français soutient que l’état ivoirien par l’intermédiaire de son Ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Adama Toungara et son homologue de la Guinée-Equatoriale, le fils benjamin du Président Teodoro Obiang, M. Gabriel Mbega Obiang Lima a signé de nombreux accords stratégiques lors de la visite de travail de ce dernier à Abidjan le 5 Novembre 2013. La lettre du Continent soutient aussi : « La Guinée-Equatoriale s’est engagée à contribuer à la mise en place d’un fonds du pays souverain pour les mines et l’énergie au profit de la Côte D’Ivoire ».

Les relations entre MM.Obiang et Ouattara furent autrefois tendues pour avoir désapprouvé le dernier pendant la crise post-électorale en ne le reconnaissant pas comme le Président de la Côte D’Ivoire. La lettre du Continent soutient aussi : « Malmené durant la crise post-électorale après la prise de position Obiang en faveur de Laurent Gbagbo, l’axe Abidjan-Malabo s’est singulièrement renforcé ces derniers jours. Intérêts économiques obligent ». Les relations se sont améliorées entre les deux Chefs d’état grâce aux visites de M. Ouattara en Février 2013, du PAN Soro Guillaume en Octobre 2013 et de M. Bédié en Novembre 2013.

Le Chef d’état s’apprête incessamment à se rendre en Turquie pour l’obtention de fonds.

Selon le cridabidjan.net du 16 Novembre 2013 :
« L’ambassadeur de Turquie en Côte d’Ivoire S.E.M Yalçin Kaya Erensoy a été reçu en audience par Alassane Ouattara. Le diplomate est le premier ambassadeur de la république de Turquie en terre ivoirienne. Yalçin Kaya Erensoy qui a présenté sa lettre de créance le 5 janvier 2010 dernier a été reçu hier vendredi 08 Novembre au Palais de la présidence de la république. Relations bilatérales entre les deux Etats mais l’ordre du jour essentiel de cette audience demeure les dispositions pratiques pour le voyage d’Alassane Ouattara en Turquie. Le chef de l’Etat ivoirien doit se rendre dans cette république aux confins de l’Asie et de l’Europe pour dit-on ” rechercher des financements ”. « Vous savez que nous avons relativement une nouvelle ambassade ici et nos relations sont en train de se développer avec le fait que nous avons désormais une ligne aérienne directe entre les deux pays. Il y a de plus en plus d’opérateurs économiques qui viennent ici », a indiqué l’ambassadeur de Turquie en Côte d’Ivoire.
Alassane Ouattara se rendra donc à Ankara pour certainement emprunter de l’argent. Le pouvoir ivoirien qui semble essoufflé financièrement parcourt le monde entier à la recherche de fonds. Abidjan vient de recevoir il y’a quelques jours un prêt de 100 milliards de francs CFA de la république du Congo.
Serge-Pacôme Abonga ».
Le cumul des dettes après le PPTE nous ramène au surendettement des années Ouattara à la Primature. Pour l’instant, aucun chiffre officiel des dettes accumulées durant ce mandat morose, sans partage et de propagande outrageuse.

Cependant l’on peut estimer que les dettes s’élèvent à des milliers de milliards CFA. Si nos estimations sont justes, le citoyen ivoirien aura à payer aux alentours de 135 000 CFA pour 35 ans. Vraiment énorme et phénoménal sous un économiste de la trempe du Chef d’état ivoirien. Qui l’eut cru que notre « expert économiste » venu du FMI puisse emprunter à des pays plus pauvres que le sien ? Impensable ! Inimaginable ! Insensé ! Ridicule ! Honteux ! Dégradant ! Scandaleux !

Avec un taux de croissance de 9.80% comme le prétendent M. Ouattara et son entourage, la Côte D’Ivoire aurait été le pays offrant des services financiers aux pays africains en difficultés. C’est aussi cela l’émergence. Quand un pays avec un taux de croissance de 9.80% comparable à celui de la Chine, membre des BRICS, emprunte de l’argent à plus pauvres que lui pour payer ses fonctionnaires, l’on parle plutôt de ruine économique et non d’émergence. Il y a une grande nuance entre les deux.

Le 21 Novembre dernier, le Chef d’état introduisit la hausse du SMIG à 60 000 CFA.
Aussi, il nomma un Sénégalais bon teint en la personne de M. Cissé Abdourahmane en charge du Budget. Ce dernier est devenu par le miracle du Code de la Nationalité amendé le 23 Août 2013, un « ivoirien » en l’espace de 60 heures sans faire la demande expresse et sans se rendre à Paris où son ancienne école, la Polytechnique de Paris l’avait enregistré comme ressortissant Sénégalais et depuis plus de 72 heures est devenu un Ivoirien, grâce aux services musclés et persuasifs de l’Elysée en secours à un Chef d’état françafricain en difficultés. Bon, nous vous épargnons toute cette gymnastique identitaire.
Comment peut-on nommer un nouveau ministre du budget après avoir soutenu haut et fort que l’économie se portait très bien avec un taux de croissance de 9.80%, dans une Côte D’Ivoire où deux taux de croissance cohabitent naturellement. L’un soutenu par le gouvernement ivoirien (9.80%) et l’autre vécu par les populations ivoiriennes (-4.7%).
Comment le Chef d’état ivoirien incapable de payer des balayeuses de rue à 15 000 CFA peut-il s’offrir le luxe d’augmenter le SMIG à 60 000 CFA ? Avec quel argent ? Celui du Congo ou d’un autre pays africain ? Lequel exactement ?
Comment le Chef d’état ivoirien incapable d’avancer un centime aux régions auxquelles il promit des milliards depuis 2010, peut-il continuer à faire des promesses tout azimut dans le Gbèkè ?
Comment le Chef d’état ivoirien incapable de créer des emplois en deux ans de mandat sans partage et avec tout le contrôle du pays et des recettes des ressources naturelles peut-il créer 6 000 emplois d’ici 2015 ? Avec quel argent ?
Selon les chiffres du gouvernement ivoirien, le taux de chômage est de 9,4% avec une population de 9,9 millions de chômeurs (ceux qui n’ont pas d’emplois et ceux en quête d’emplois) sur une population de 24 millions d’habitants. Ce taux est le plus élevé en Afrique sub-saharienne et 5 fois celui de la Grande Bretagne avec une population de 70 millions d’habitants. Vraiment énorme ! Impensable ! Incroyable pour un pays censé être à l’horizon de l’émergence avec 9.8% de taux de croissance, donc en plein chantier !

Pour se dédouaner, le gouvernement annonce avoir créé 1,625 232 emplois. Cependant l’on ignore dans quels secteurs, la période de la création des emplois et le (s) lieu (x) de ces emplois. M. Ouattara a-t-il l’intention de nous dire qu’il a dépassé le quota d’emplois à créer comme promis ? Si c’était le cas, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ?

Le Chef d’état ivoirien avait promis en son temps (2010) la création d’un million d’emplois. Ce chiffre est désormais vu à la baisse à hauteur de 6 000 emplois et ce dans le Gbèkè. Aucun chiffre avancé pour le reste du pays. Les 9,9 millions de chœurs se contenteront de 6 000 emplois, ce qui va provoquer un exode citadin vers le Gbèkè.

Aussi, une telle politique est généralement soutenue par des lois et autres décrets. C’est en réalité depuis le 21 Novembre 2013 que les autorités s’activent à travers l’Agepe pour peaufiner une politique capable d’endiguer le chômage. Aucune création de structures comme l’Office de la Main-d’œuvre ou encore la création d’industries agro-alimentaires. Procéder ainsi, c’est mettre la charrue avant les bœufs. L’on annonce une quelconque politique aux populations lorsque tout est mis en place et que les populations peuvent se rendre compte de son effectivité ou sa conception comme un mur sortant de la terre. Rien de tout ceci et pourtant, le gouvernement compte réaliser l’impossible d’ici 2015. Vraiment spectaculaire ! Miraculeux !

Quels types d’emplois vont-ils créer ? Est-ce dans l’informel, dans l’agro-industrie ou l’administration ? Aucune communication là-dessus.

Si cela devait être réellement mis en pratique, cela prendrait un minimum de 18 mois de la conception aux essais à la réalisation. Ce qui nous situera au-delà de 2015. Procéder ainsi garantit la participation active des populations Baoulés aux côtes du RDR de M. Ouattara aux échéances de 2015.

Ce gouvernement de « faroteurs » n’aurait jamais laissé passer une aubaine pareille pour clouer le bec à ses « détracteurs de l’opposition en particulier le FPI ». Du vent, rien que du vent venant de ce gouvernement d’incompétents.

Selon un Cyber activiste du nom d’Alexis Djatty le 27 Novembre 2011 :

« Pour Béoumi, Ouattara a annoncé 77 milliards et un pont qui doit relier Kounahiri à Béoumi. Le coût de ce pont est estimé à 4 milliards francs. Quant au département de Sakassou, c’est la somme de 37 milliards qui a été promise. A Yamoussoukro où il avait promis de s’installer dès sa prise du pouvoir, Ouattara avait annoncé 1000 milliards de francs.
Trois ans après son avènement au pouvoir, les populations attendent encore et toujours la concrétisation de ces promesses ».
Pourquoi le Chef d’état ivoirien continue-t-il à mentir aux populations, lui qui est notoirement incapable de leur apporter un minimum de bien-être ? Aurait-il eu de nos jours les moyens adéquats après son Globe-Trottering à travers le monde rackettant plus pauvres que son pays ?
Sommes –nous émergents ou immergés de dettes ? A quand la fin de la propagande outrageuse du RDR et des contre-vérités du gouvernement Ouattara ?
Avec des activités sournoises, opaques et obscures, une économie dépendant essentiellement de l’extérieur (France et pays africains), le Chef d’état ivoirien soutient faire de la Côte D’Ivoire, un pays émergent en….2020. Est-ce de la stupidité ou de la distraction ? Seuls les militants zélés du RDR pourront nous apporter un semblant d’explications.
Pour notre part, tout ceci est pure distraction et dans un souci purement électoraliste.

Selon APA du 27 novembre 2013 :
« Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, en visite d’Etat dans le Centre du pays, a sollicité, à nouveau, le soutien du peuple baoulé (peuple de son allié Henri Konan Bédié) pour les échéances électorales à venir, au cours de son premier meeting animé mardi à Sakassou (415 kms d’Abidjan et siège du royaume baoulé). "Le Rhdp (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, coalition au pouvoir) est une équipe qui gagne. Donc cette équipe doit continuer de gérer et de diriger la Côte d’Ivoire" a soutenu le Chef de l’Etat ivoirien devant les populations locales venues nombreuses écouter son message. C’est pourquoi, "je viens aujourd’hui pour demander votre soutien" a sollicité M. Ouattara qui a également réitéré sa profonde gratitude à l’endroit de ce peuple qui s’est, exceptionnellement, aligné sur sa position au deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 comme l’illustre le large score récolté dans cette zone qui a subi les affres de la guerre en Côte d’Ivoire ».
A la lecture de ce qui précède, il est désormais clair dans l’esprit des uns et des autres que ces promesses de milliards et de 6 000 emplois d’ici 2015 furent uniquement dans le but de courtiser mieux corrompre les populations Baoulés à le voter massivement en 2015. En d’autres termes, M. Ouattara achète les consciences des populations Baoulés afin de se maintenir au pouvoir. Il n’en a cure de leurs conditions de vie ou des emplois dans la région. Il n’a jamais déboursé un seul centime pour la région d’où il prétend être originaire. Que faut-il attendre de ce pseudo-économiste, pseudo philanthrope et pseudo-démocrate ? Absolument rien ! Du vent, rien que du vent !

Le régime Ouattara multiplie les actions sur le terrain tentant de se faire passer pour un pays en voie d’émergence. M. Ouattara tente de convaincre les ivoiriens sans vraiment convaincre. Sa dernière trouvaille fut un séminaire sur l’émergence.

Selon Connectionivoirienne.net du 18 Décembre 2013 :
« Le séminaire qui a regroupé autour du Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, Robert Beugré Mambé les ingénieurs du génie civil de Côte d’Ivoire est formel. Les éminences grises de notre pays veulent accompagner le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara dans sa noble vision de faire de cette nation, un pays émergent à l’horizon 2020.
Dans une motion adressée au Chef de l’Etat, à la fin du conclave de Sol béni à M’Pouto , dans la Commune de Cocody, ce mercredi 18 décembre 2013, les ingénieurs du génie civil, au nombre de 200 et comprenant toutes les promotions depuis 1967 à ce jour, se sont formellement engagés à apporter leur soutien au programme de développement au président de la République qui prévoit au cours du programme national de développement (PND) 2012-2015, plus de 12.500 milliards de franc FCFA dont environ 5.000 milliards CFA sont destinés à d’importants investissements dans le domaine des travaux publics et de la construction d’infrastructures routières, aéroportuaires, portuaires, l’assainissement, les écoles, … C’est pourquoi, ils ont tenu à lui exprimer d’ailleurs leur gratitude pour les nombreuses opportunités qu’offre cet ambitieux programme.
Ils affirment ainsi, leur disponibilité à lui apporter toute leur contribution au succès de ce programme dans l’intérêt bien compris des populations de notre pays. C’est pourquoi, les ingénieurs du génie civil de Côte d’Ivoire ont tenu à se rencontrer pour voir comment les précurseurs du développement infrastructurel qu’ils sont, doivent unir leur intelligence afin de reprendre leur place dans le développement de la Côte d’Ivoire.
Selon Robert Mambé, le président Houphouët-Boigny, père de la nation ivoirienne, en véritable visionnaire avait vu juste en mettant les ingénieurs du génie civil au-devant de l’essor de son pays, vu leur rôle prépondérant dans la construction des infrastructures économiques et routières. Car, avait-il dit : « La route précède le développement. », se souvient le président du séminaire, Robert Beugré Mambé. Pour cela, poursuit l’initiateur du séminaire placé sous le parrainage du Ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, « Le premier président de la Côte d’Ivoire a créé l’école nationale supérieur des travaux publics (ENSTP) devenue aujourd’hui l’institut polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, qui a formée de nombreux ivoiriens et même ceux de l’Afrique au métier de l’ingénieur du génie civil ». Mais la crise économique qui frappe le monde depuis les années 80 a fait son effet, et l’ingénieur du génie civil a perdu sa place dans le processus du développement de la Côte d’Ivoire ».
En ce qui concerne l’émergence, le régime incompétent d’Abidjan est très loin du compte.
Il leur faut en moyenne une dizaine d’années avant d’emprunter la voie de l’émergence. Il faut dans un premier temps maitriser l’économie c’est-à-dire les recettes douanières, fiscales et foncières, l’inflation, les prix bord champ des produits agricoles et la sécurité des biens et des personnes.
Ensuite, il faudra des lois sur la filière Café-Cacao, anacarde, l’huile de palme, la canne à sucre, le coton, l’ananas, maïs et autres et aussi créer des industries agro-alimentaires.
Enfin, il faudra des lois pour la sécurité de l’emploi, une banque centrale d’où une monnaie ivoirienne, la sécurité sociale pour les employés, la création des logements décents et à moindres couts, la santé pour tous et à portée de toutes les bourses, la construction d’hôpitaux, de dispensaires, d’écoles, de routes pour le transport des produits semi-finis ou finis vers les ports et bien d’autres choses.
Il est virtuellement impossible que ce régime puisse le faire en l’espace de 6 ans. D’ailleurs si le souhait est l’émergence en 2020, alors ils auraient dû débuter les grands travaux depuis fin 2011 début 2012.
Pour l’instant, M. Ouattara ne maitrise absolument rien. Il continue de licencier des pères et mères de famille comme ce fut le cas d’une centaine d’agents au Port Autonome D’Abidjan ces derniers jours.
Pourquoi privatiser les dernières sociétés d’état si le régime Ouattara soutient que l’économie se porte bien ?
La privatisation des 15 sociétés d’état ivoirien s’élèvera à 35 milliards CFA. 35 milliards CFA, c’est une fraction de la fortune du Chef rebelle Wattao.

La fortune cumulée des seigneurs de guerre en Côte D‘Ivoire s’élève à 350 milliards CFA. Cet argent mal acquis provient des ventes illicites des produits agricoles, forestiers et miniers. En d’autres termes, c’est l’argent de la Côte D’Ivoire. Si les recettes fiscales, douanières et foncières sans oublier la sécurité des produits agricoles, forestiers et miniers étaient des priorités pour l’économiste devenu Chef d’état, les 15 sociétés ivoiriennes n’auraient jamais dû être bradées. Cela démontre l’incompétence de ce soit disant expert économiste.

Comment espérer devenir émergent avec un tel personnage à la tête de l’état ivoirien ? Comment espérer devenir émergent lorsque la bonne gouvernance n’existe nulle part dans le lexique des Ouattara ?

L’on peut le soutenir sans hésitation que le régime Ouattara est très incompétent avec des résultats très minables voire lamentables. Avec pareils résultats économiques, une économie dépendant de l’extérieur et une monnaie étrangère, il est virtuellement impossible de parler d’émergence en 2020 mais plutôt en 2060.

En ce qui concerne les 35 milliards CFA recherchés par le régime Ouattara, la Direction Générale des Impôts a prévu collecter d’ici le 31 Décembre 2013, la bagatelle de 32 milliards sur les impôts fonciers et autres. Il suffira donc à l’état de trouver trois autres milliards pour faire les comptes, soit 35 milliards CFA. Cela à lui seul, aurait évité le bradage des dernières sociétés d’état et maintenu des pères et mères de famille à leurs postes. En d’autres termes, le régime Ouattara manque gravement de stratégies et de priorités. Une autre preuve de leur incompétence notoire.

N’est-il pas alors nécessaire que le chef d’état revoie à la baisse son taux de croissance et ouvre un débat national sur la santé économique du pays. Où vont-ils, Ouattara et son clan, avec ces privatisations et la réduction du chômage ? Quel est le capital recherché par l’état à travers ces privatisations et pour quelles fins. A quoi sert-il les 4 248 milliards du budget annuel 2013/2014 en hausse de 9.23%.

Il est grand temps que M. Ouattara nous explique sa politique économique. Pour l’instant, le constat amer fait est celui d’un pays surendetté et n’ayant plus de sociétés d’état.

Fait à Londres le 19 Décembre 2013.

Nick De Bessou
Juriste & Anthropologue Politique.

17:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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