Shlomit
topblog Ivoire blogs

30/11/2013

Concentrons-nous sur les élections


Selon une source sur le terrain, les fonctionnaires ivoiriens ont été payés pour le mois d’octobre dernier grâce à un compte privé de gestion, des profits du Café-Cacao, logé à la BCEAO.
Que nous réservera le mois de novembre 2013 ? Ouattara et Dominiqu
e jouent peut-être au Loto pour trouver des fonds....
Il faut les comprendre, l'achat du nouveau joujou pour déplacements sécurisés de Ouattara, a couté très cher. 
En attendant, plusieurs des fameux chantiers qui ont poussé dans la côte d'Ivoire, - pour la doter de routes, de ponts, bien sur plus chers que le plan initial mis en route par le Président gbagbo - sont à l'arrêt, pour cause de grève, faute de versements de salaires, en retard eux aussi… C'est quelle caissette qui va s'ouvrir pour sortir les fameuses piécettes en retard, et payer ces ouvriers du bâtiment, afin qui puissent nourrir leurs familles, envoyer leurs enfants à l'école, se soigner, parce que à part les assurances d'une prise en charge des malades pour les personnes sans revenus, il n'y a qu'une parole, celle d'un homme qui distille les mensonges, comme on distillerait sans scrupule une eau de mort...

j'en profite pour vous révéler qu'il y a quelques mois, les travaux du pont ont été arrêtés pendant 4 semaines, car l'ingénieur en charge de superviser les travaux, un officier de la gendarmerie, capitane je crois, aurait manqué de respect à...un FRCI. Le capitaine a refusé de se mettre au garde à vous devant le petit FRCI analphabète, qui l'empêchait d'arriver jusqu'à son bureau, installé dans un ministère. Piqué au vif, ce dernier a cherché ses copains, porté plainte, amoché l"ingénieur de génie civil avec grade d'officier de gendarmerie. Celui-ci s'est trouvé emprisonné, pendant 4 semaines, les travaux du pont se sont arrêtés, interrompus, faute de personne compétente pour superviser et distribuer le travail aux ouvriers. Devant la grogne occasionnée par cet "incident" , tellement banal en Ouattarandie, on a essayé d'étouffer l'affaire, mais l'officier a tenu a être réhabilité, que l'on explique ce qui s'était passé, d'autant plus que les témoignages recueillis et consignés dans le dossier faisaient bien apparaitre que la provocation venait de la base et non du sommet... Finalement il a fallu que le ministre de la justice intervienne directement, pour qu'on libère l'ingénieur et que les travaux reprennent. Bien sûr, si dans le catalogue des rattrapés il y avait eu un ingénieur aux compétences égalant celles de notre accusé à tort, celui-ci moisirait encore dans un cachot.

Vive la Côte d'Ivoire de Ouattara, avec lui on ne sait pas où l'on va, les états généraux ont été repoussés, inutiles, une perte de temps, il faut se concentrer sur les présidentielles. Entre deux campagnes électorales, qu'y aura-t-il eu en dehors d'un putsch, de massacres, de côte d'ivoire bradée, de gens torturés, assassinés?
Shlomit

22:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

le radeau Côte d'Ivoire au fil de l'eau

Selon une source sur le terrain, les fonctionnaires ivoiriens ont été payés pour le mois d’octobre dernier grâce à un compte privé de gestion des profits du Café-Cacao, logé à la Bceao.

Que nous réservera le mois de novembre 2013 ? Ouattara et Dominique jouent peut-être au Loto pour trouver des fonds....Il faut les comprendre, l'achat du nouveau joujou pour déplacements sécurisés de Ouattara, a couté très cher. En attendant plusieurs des fameux chantiers qui ont poussé dans la côte d'Ivoire, - pour la doter de routes, de ponts bien surs plus chers que le plan initial mis en route par le Président gbagbo - sont en grève, faute de salaires en retard … C'est quelle caissette qui va s'ouvrir pour sortir les fameuses piécettes en retard, et payer les ouvriers afin qui puissent nourrir leurs familles, envoyer leurs enfants à l'école, se soigner, parce que à part les assurances d'une prise en charge des malades pour les personnes sans revenus, il n'y a qu'une parole, celle d'un homme qui distille les mensonges, comme on distillerait sans scrupule une eau de mort...

Shlomit

Le survol furtif disons la lecture en diagonale de quelques titres ivoiriens, hier, m'a laissée sans voix. Le quotidien Le Jour Plus, très proche du pouvoir, a barré sa une de ce titre assez insolite: "En visite au Cambodge, Soro pleure. Pourquoi le président de l'Assemblée nationale s'est effondré." Plus loin, un autre journal, Nord-Sud Quotidien, proche de Soro lui-même, a également arrosé sa une des larmes du président de l'Assemblée nationale: " Guillaume Soro pleure Me Fakhy". Cependant, c'est le titre de Le Jour Plus qui a retenu mon attention et suscité en moi une foule d'interrogations. De façon prosaïque: pourquoi les responsables africains au plus haut niveau ont-ils cette fâcheuse propension à étaler indécemment et impudiquement leurs états-d'âme là où les grandes douleurs dit-on sont muettes?

On se souvient des sanglots non réfrénés du président IBK à l'annonce de la mort tragique et regrettable des 2 journalistes français à Kidal, il y a de cela quelques semaines. Des esprits bien pensants me rétorqueront assurément que: « L'émotion est nègre et la raison hellène ». Soit. Mais tout de même...Pour en revenir plus précisément à l'ex-secrétaire général de la rébellion ivoirienne, qu'est-ce qui a pu, au cours de son périple sud-est asiatique, créer chez lui cette vive émotion au point de l'amener, aux dires du journaliste, à verser des torrents de larmes et à se pâmer de douleur? Est-ce les atrocités commises par les tristes Khmers Rouges sous la conduite de leur chef historique, le sanguinaire Pol Pot? Il est vrai que face au drame humain qu'a connu le peuple cambodgien, face à son passé fait d'horreurs et de souffrances indicibles, aucune âme sensible ne peut rester de marbre. On sent remuer jusqu'aux tréfonds de son être sa fibre d'humanité. Mais la question qui me taraude l'esprit reste la suivante: pourquoi aller si loin, dans des contrées si lointaines exhumer de tristes souvenirs et pleurer les morts des autres? Pourquoi verser d'amères "déferlantes" pour d'illustres inconnus désormais ensevelis sous les décombres de l'oubli?

Alors qu'ici, chez nous, tout près, dans notre douloureuse Histoire récente, brûlante d'actualité, les rescapés du camp de Nahibly, Duékoué-Carrefour, Sassandra, les parents des gendarmes de Bouaké, des danseuses d'Adjanou, les familles de Me Boga, de Désiré Tagro, les habitants de Guitrozon et de Petit Duékoué, de Mono-Zohi, de Vavoua (la liste est non exhaustive et l'ordre chronologique des faits n'a pas été suivi), attendent depuis longtemps la précieuse sécrétion de vos glandes lacrymales pour enfin sécher la leur?

La ministre Ohouochi Clotilde Yapi

18:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/11/2013

Deux ans : « otage de la CPI »

29 novembre 2011- 29 novembre 2013

1486789_468674733240940_449460524_n.jpg

Cela fait:

Deux ans aujourd'hui que la communauté dite internationale a déporté le président Gbagbo à la Haye .

Deux ans que règne en maitre absolu le chef de la rébellion en Côte d'Ivoire.

Deux ans que la justice des soi-disants vainqueurs est utilisée pour tenter de neutraliser les dignes fils et filles de Côte d'Ivoire.

Deux ans que tous les regards sont tournés vers la Cpi.

Deux ans que la resistance ivoirienne dénonce le complot franco-onusien à la CPI.

Deux ans que le procureur se ridiculise en cherchant absolument à faire inculper Gbagbo Laurent par la cour.

Deux ans que la résistance en tous genres se mobilise pour faire éclater la vérité.

Deux ans que le rdr- rébellion se cherche dans sa justice

Deux ans que le rdr-rebellion chante la fin politique de Gbagbo

Et pourtant ça fait:

Deux ans que GBAGBO LAURENT occupe le devant de la scène politique ivoirienne.

Deux ans que Gbagbo est toujours le leader politique le plus populaire et le plus aimé des Ivoiriens

Deux ans que Gbagbo est face à l' histoire à la cpi.

Deux ans que Gbagbo est toujours considéré comme présumé innocent.

Deux ans que les preuves du procureur contre Gbagbo sont ridicules.

Deux ans que la liberté est refusée à Gbagbo

Deux ans que Gbagbo est pris en otage par le procureur de la CPI

Deux ans que Gbagbo continue de demander qui a gagné les élections

Deux ans que personne ne répond à Gbagbo et

Deux ans que Gbagbo est attendu par son peuple

Donc

Libérez Gbagbo!! Libérez Gbagbo!! Libérez Gbagbo!!


Haut les cœurs !!

On est ensemble

Joel Curtis

11:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Soro à son retour d’Asie:

« Je ne sentais plus la force de continuer cette mission »

Décès du secrétaire général de l’Assemblée nationale

i-18aaa.jpg Le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro, est rentré en début d’après-midi du jeudi 28 novembre 2013 de sa tournée asiatique, expliquant qu’il ne sentait plus « la force de continuer cette mission » suite au décès du secrétaire général du Parlement. Ci-après, sa déclaration au salon d’honneur de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny.

«Je reviens d’un périple en Asie, que j’ai interrompu puisque j’avais encore un pays à faire : le Laos. La nouvelle est douloureuse, parce que la veille, je parlais encore avec mon secrétaire général de l’Assemblée nationale qui est un compagnon de longue date avec qui nous avons fait beaucoup de choses. Il me revient à l’esprit ce jour à Bouaké dans l’avion au cours de l’attentat du 29 juin 2007, qu’il était le plus grièvement blessé. Et pourtant il a survécu. Donc nous nous sommes sentis très mal de le savoir aussi (?) brutalement parce qu’on ne le prévoyait pas. Je suis convaincu que lui-même ne s’y attendait pas. Je ne sentais plus la force de continuer cette mission. Donc j’ai décidé de venir. D’ici, j’irai à IVOSEP pour le voir avant de rentrer chez moi.

C’est vraiment avec beaucoup de peine que je suis-là. Vous savez, Maître Fakhy, c’était un collaborateur, mais également un ami. On se tutoyait. C’était un grand frère de Ferké. Je dois dire qu’il prenait très au sérieux son rôle. Je dois vous dire aussi que j’ai un gros regret pour ce grand travailleur, bosseur, compétent. Il a été l’un des rares Ivoiriens à être au Tribunal spécial d’Arusha. L’un de mes gros regrets, c’est de n’avoir pas pu le proposer alors que j’étais encore premier ministre, surtout que j’en avais la possibilité de le proposer au Gouvernement. Une fois, lui et moi en avons parlé et il m’a dit, c’est plutôt ma personne qu’il préfère, qu’il voudrait travailler à mes côtés. Je garde de lui l’image d’un gros travailleur, d’un homme loyal, d’une fidélité jamais démentie. Vous savez, dans ce monde, on a tellement d’occasions d’être déçu, d’être trahi, de se sentir mal. C’est l’un de mes rares collaborateurs qui me donnait satisfaction. Je garde de lui l’image d’un brillant secrétaire général. Je n’ai pas l’habitude de flatter, de jeter des fleurs. Tout le bilan que j’ai aujourd’hui à l’Assemblée nationale, c’est aussi celui de Fakhy. Quel que soit le succès de la visite, elle a été fortement entachée par ce drame. Vous savez, je venais juste de finir ma dernière audience au Cambodge, je venais de rentrer à l’hôtel quand mon téléphone a sonné. Je l’ai décroché. C’était pour me dire que M. Fakhy était transporté à l’hôpital, parce qu’il se sentait mal. Je vous assure, honnêtement, j’ai souhaité qu’il soit sauvé, j’ai même prié, et je n’ai pas été entendu.

Maintenant sur ma visite en Thaïlande, en Chine et au Cambodge, ça s’est bien passé. Nous avons été bien reçus. Il y a de vraies perspectives avec le Parlement chinois, la Thaïlande, le Cambodge. D’ailleurs, les présidents des Assemblées du Cambodge et de la Thaïlande et le vice-président de la République de Chine, séance tenante, m’ont donné leur accord pour venir en Côte d’Ivoire. Je pense que de mon point de vue, c’est fructueux. En plus en Chine, le Parlement a aidé notre Parlement financièrement. Nous avons soumis des projets qui vont être étudiés par le Gouvernement chinois. Et le vice-président nous a dit qu’il étudiera favorablement le dossier».

Propos recueillis et retranscrits par BAMBA Soualo

01:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/11/2013

exemple d'une nomination de fonctionnaires hors concours

1459749_162888277254178_1756355319_n.jpg

11:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/11/2013

Les frères économistes

Voici comment Dramane et son frère pompent l'économie de notre pays.

Source : la Lettre du Continent numéro 671

Steve Béko


1452212_550425088366256_1772507623_n.jpg

23:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

France: En attendant Sarko

1450051_672333559465383_751760903_n.jpg Je ne sais pas si Guaino sait que le traité de Lisbonne de 2005 qui contenait celui de Maastritch, pour lequel les Français, par référendum étaient contre, mais que N.Sarkozy a fait passer à l'Assemblée Nationale de force, aidé par les collabo du PS, a dépossédé le citoyen Français du peu de pouvoir souverain et Démocratique qu'il lui restait

Sans parler des nombreuses croisades Américaines à travers le monde sous mandat OTAN que Sarkozy a soutenues et qui consistaient uniquement à déposséder des peuples de leurs ressources naturelles au profit de multinationales occidentales contre toutes règles Démocratiques.

21:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Me Fakhy Konaté, SG de l’Assemblée nationale est décédé

3952-image_(62).jpg «L'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire est en deuil. Elle vient de perdre, tragiquement, son secrétaire général », a déclaré à APA un parlementaire ivoirien. Me Fakhy Konaté est décédé, ce mardi, des suites d'un « arrêt cardiaque » a confirmé à APA, l'un des collaborateurs du défunt.

Inscrit au Barreau d'Abidjan depuis 1985, Me Fakhy Konaté, précédemment Conseiller spécial du Premier ministre d'alors, Guillaume Kigbafori Soro, était depuis juin 2012, Secrétaire général de l'Assemblée nationale, après l'élection de M. Soro au perchoir le 12 mars 2012.

Il a été également l'un des survivants de l'attentat qui avait visé l'avion de Guillaume Kigbafori Soro à l'aéroport international de Bouaké en 2007 après la signature de l'accord politique de Ouagadougou, le 4 mars de la même année

Source : APA |   Mardi 26 Novembre 2013

Le cri d'Abidjan 

20:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Sans visa pour la France,

le journaliste ivoirien Armand IRE, AKA Marc BLANCHARD K., est en train de devenir aveugle.



882013_552248721521051_1438964858_o.jpg
 

Antoine MASSE, Sylvain GAGNETAUD, Désiré OUE,… Comme si les assassinats impunis ne suffisaient pas, il faut aussi que les journalistes ivoiriens subissent toutes sortes d’atteintes à leurs droits fondamentaux, à commencer par celui de vivre ou de se soigner (cf. communiqué de Reporters Sans Frontières du 21 novembre2013 intitulé : "Les tentatives d'intimidation des journalistes se multiplient" . C’est ce qui arrive à Armand IRE (correspondant permanent Afrique centrale du Nouveau Courrier) et réfugié politique au CAMEROUN depuis 2011.



Atteint de graves problèmes aux yeux, il a déjà perdu l'oeil droit et a réussi à garder un peu de vision à l'oeil gauche (1.5/10 non améliorable d'après les rapports médicaux, sous réserve d'une opération en urgence d'ablation du silicone qu'on lui a injecté en 2012 à TUNIS). Bien que cette deuxième opération soit contenue en germe dans la suite de la première, le Haut Comité aux Réfugiés de YAOUNDE ne l'a pas autorisé à partir se faire opérer à TUNIS ou à RABAT.



Devant la non réponse des autorités tunisiennes et marocaines, c'est la représentante adjointe du HCR qui a suggéré de déposer une demande auprès de l'ambassade de FRANCE qu'elle s'est engagée à appuyer autant que possible au vu de l'urgence de sa situation. Depuis, on ne cesse de lui réclamer de nouveaux documents pour retarder, voire empêcher sa venue en FRANCE où une opération de la dernière chance pourrait l'empêcher de devenir aveugle.


Soucieux de fournir tous les documents requis depuis son premier entretien avec les services consulaires français de YAOUNDE début novembre, un AR de dépôt de dossier complet a fini par lui être remis (cf. doc joint). 

Le Consul a tenu à le saluer en personne alors qu'il remettait pour la troisième fois son dossier de demande de visa le 22 novembre dernier, insistant sur le fait qu'il avait reçu de nombreux appels de soutien à sa demande de visa, notamment en provenance de Reporters Sans Frontières et du Haut Comité aux Réfugiés de YAOUNDE. Et pourtant il n'a toujours pas obtenu le sésame pour la FRANCE à quelques heures de son vol pour PARIS ce mercredi 27 novembre. A défaut, Armand IRE ne pourra encore honorer son RDV dans un hôpital parisien de ce jeudi 28 novembre, ce qui repoussera encore le diagnostic et l'opération d'ablation du silicone si elle se confirme, augmentant le risque de cécité définitive à terme.



Pour comprendre la dimension politique du dossier de demandeur de visa de ce journaliste ivoirien pro-Gbagbo, il n'est pas inutile de rappeler qu'Armand IRE est également l'auteur de « Côte d'Ivoire : vote sanglant et douleurs d'exil » paru aux Editions L'Harmattan dans lequel il dénonce le rôle prédominant de la FRANCE dans l'installation et le maintien d'Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir (cf. première et quatrième de couverture en fichiers joints).



Espérant pouvoir compter sur votre soutien, nous vous remercions de bien vouloir intercéder en sa faveur auprès des services consulaires de l'ambassade de FRANCE à YAOUNDE en appelant le 00 237 22 22 79 00, en faxant tout document utile au 00 237 22 22 09 ou encore en envoyant un mail à chancellerie.yaounde-amba@diplomatie.gouv.fr.



Vous remerciant par avance de votre aide ou de toute autre solution alternative que vous pourriez nous suggérer pour permettre à Armand IRE de garder la vue, nous vous prions d'accepter nos salutations les plus reconnaissantes.

christine.tibala


1412619_552248454854411_865650228_o.jpg1463023_552248381521085_1602353933_n.jpg

20:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Une question à Laurent Gbagbo.

Extrait de "Histoire d'un retour".(1989) 

320475-couple-gbagbo-decembre-2010.jpg  Question: Jusqu'à quelle limite êtes-vous prêt à aller ?

Laurent Gbagbo : Une telle cause est si belle qu'on n'y peut imaginer de limites ! On vit pour elle.  Vous savez, j'ai décidé de sacrifier six ans et demi de ma vie pour me consacrer à une politique. Pendant tout ce temps, je ne connaissais même pas mes enfants . J'ai trois filles que je n'ai pas vu grandir. J'ai mon fils qui a dû aller vivre chez sa mère. Ce n'est pas, il faut me croire, que je ne pensais pas à eux. Tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes, je pensais à mon fils et à mes filles. Mais, à un moment donné, il ne faut pas faire des discours pour rien. Il faut sacrifier même ce qui nous est le plus cher. Il n'y a donc pas de limite à une telle cause. Et ce que je fais n'est rien par rapport à ce que je suis prêt à faire.

 Histoire d'un retour. Auteur Laurent Gbagbo.

L'Harmattan. 1989. Page 60

19:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les lumières du Diable

Ouattara n'a pas l'argent pour réparer les vitres brisés des tours depuis Avril 2011, mais il est prêt à faire passer des câbles au milieu des trous béants pour le culte de lumière qui a déjà fait des centaines de victimes l'année dernière.

886153_490183531094947_561556674_o.jpg

ABIDJAN-Plateau: Malgré les vitres des Tours, brisées par les combats d'avril 2011, les ouvriers de "Castros illuminations" installent actuellement les câbles électriques pour la Fête de la Lumière de décembre 2013 sur les tours de la Cité Administrative.

Il y a actuellement 12 gros trous sur les flancs de la Tour C, les tours A, B, D et E sont toutes trouées. Ouattara n'a pas l'argent nécessaire pour réparer les vitres brisése des tours depuis Avril 2011, mais il est prêt à faire passer des câbles au milieu des trous béants pour communier au culte de la lumière, qui a déjà fait des centaines de victimes l'année dernière.

Les "illuminés" portés au pouvoir dans le sang sont prêts à tout faire pour que des gens viennent encore cette année pour leur culte "luciférien". J'ai la ferme conviction que le régime Ouattara a un fondement diabolique, c'est pourquoi je ne me cache pas pour dénoncer ses dérives.

Alain Doh Bi, 26 nov 2013



18:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Convulsions d’une dictature

27 novembre 2013

971547_639269239450061_1275929065_n.jpg Arrêté par les agents de la DST. Conduit à la DST. Torturé à la DST. Torturé dans les goulags de la république. Voici des phrases qui ne font plus trembler. Les ivoiriens sont habitués à les entendre. Au début de la dictature, ils fondaient en larmes lorsque, repus de tyrannie, les agents du pouvoir venaient à la télévision, parodier « Le malade imaginaire » de Molière. Ces derniers affirmaient que l’opposant X avait tenté de renverser le dictateur d’Abidjan. Ou que l’opposant Y avait refusé de faire allégeance à celui que la toute puissante « communauté internationale » met sur le même pied que Dieu.

Les ivoiriens pleuraient parce qu’ils se sentaient doublement abusés. Abusés par la France et l’Onu qui ont imposé un régime liberticide. Abusés par des dirigeants qui claironnaient autrefois qu’ils avaient noué un pacte avec la démocratie. Au fil des ans, les ivoiriens ont noté que ce régime était condamné à harceler et arbitrairement arrêter ses opposants. Car, à la vérité, il est ennemi de la démocratie, ami des pratiques infra-démocratiques. Le régime est donc dans son rôle. Et il le joue parfaitement. Jamais l’on n’a vu une bonne dictature faire la promotion des droits et libertés des individus.

Une fois la nature du régime connue, les ivoiriens ont décidé de faire l’économie de leurs larmes. Ils justifient cela par le fait que l’injustice faisant désormais partie de leur quotidien, ils useraient leur santé à pleurer pour chaque cas d’injustice. C’est pourquoi, lorsque le Samedi 23 Novembre 2013, le Secrétaire Général du FPI fut interpellé, conduit à la DST puis interdit de voyage, nul ne pleura. Les ivoiriens ont plutôt été rassurés sur le fait que l’acte des dictateurs d’Abidjan traduit les convulsions d’une dictature en perte de vitesse. Cette assurance a été raffermie après avoir entendu le pouvoir soutenir que Laurent Akoun devait se conformer à une décision de justice qui lui interdisait de circuler, pendant un an, sur le territoire national en dehors de sa localité d’origine. La décision, selon le pouvoir, est toujours en vigueur (sic). L’étonnante information a suscité de nombreuses interrogations à savoir : Le régime se serait-il subitement souvenu que Laurent Akoun ne résidait pas dans sa localité d’origine depuis des mois? Les services de renseignement avaient-ils failli ? Le ministère de la justice, le ministère de l’intérieur, la police, la gendarmerie, les Frci, les dozos avaient-ils été corrompus par le Secrétaire Général du FPI afin que ces derniers l’autorisent à mener clandestinement (!) ses activités politiques en dehors de sa localité d’origine ? Après son interpellation, Laurent Akoun a-t-il été conduit, sous escorte, dans sa localité d’origine pour attendre que la dictature soit visitée par la sagesse? Dans l’attente de réponses convaincantes, les ivoiriens ont conclu que si cette dictature n’était pas traversée par des convulsions, elle n’aurait pas agi comme elle l’a fait. N’est-elle pas au crépuscule de son existence ?

Elle est en effet fortement fragilisée par le remarquable travail des partisans de Laurent Gbagbo. Un travail d’éveil des consciences longtemps matraquées par le mensonge international. Les ivoiriens, les « amis internationaux » assistent à l’effritement du voile qui cachait le visage hideux de ce régime. Lentement, l’imposture se laisse découvrir contre son gré. Les mille promesses lancées comme les cauris d’un prestidigitateur du dimanche tardent à fournir les résultats miraculeux espérés. Face à cette raclée inattendue, les dictateurs mettent sur la table ce qu’ils maitrisent le mieux : arrestations arbitraires, interdiction de voyager etc. En procédant ainsi, ils pensent pouvoir faire peur, museler les forces démocratiques.

Bien au contraire, ils donnent la preuve que leur dictature est malade. Elle convulse. Il lui faut donc s’accrocher au dernier filet de souffle qui lui reste. Si le régime garde le silence face à la montée de ceux qu’elle a juré conduire « au cimetière », elle risque de périr sous la huée populaire. « Persévérons, un peu plus de terreur, de maltraitance, d’injustice, de méchanceté et nous reprendrons la main » tel est le mot d’ordre que la dictature veut cacher derrière des pirouettes juridiques infâmes.

Alain Bouikalo,Juriste

Illustration: Schéma de deboutciv.

16:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La famille de Désiré Oué porte plainte

Conférence de presse à Paris sur l'assassinat du journaliste Désiré Oué par les escadrons de la mort: 

Par IVOIREBUSINESS - La famille de Désiré Oué exige que toute la lumière soit faite sur sa mort par le régime Ouattara.

Photo: De gauche à droite. Félicité Gnonsiohoué, Christian Vabé, Me Gervais Teti, Alain Toussaint.

Digoin 120.JPG.jpg

La famille du journaliste d'IvoireBusiness et de Tomorrow mag, Désiré Oué, assassiné le 14 novembre 2013 par les escadrons de la mort à son domicile d'Abidjan Cocody-Angré, était face à la presse française et internationale hier, pour exiger que toute la lumière soit faite sur les conditions de sa mort, afin que les coupables soient arrêtés, traduits devant les tribunaux, et punis par le régime Ouattara.


Car selon la famille, le gouvernement ivoirien n'a encore diligenté aucune enquête, ni même fait aucune autopsie du corps de Désiré Oué.
De même qu'aucun policier ni gendarmes ne se sont rendus au domicile du défunt pour faire un constat de la scène du crime, et faire une expertise balistique.

La soeur ainée de Désiré Oué, madame Félicité Gnonsiohoué, a donc lancé un appel solennel au chef de l'Etat ivoirien, afin que toute la lumière soit faite sur l'assassinat de son frère, tué criblé de balles devant femmes et enfants, par ses assassins, alors même qu'il préparait son mariage.
Pire, l'assassinat s'est fait en présence de son nouveau né, âgé seulement de trois mois.
Félicité Gnonsiohoué a précisé que si rien n'était fait par le gouvernement d'Alassane Ouattara, elle serait dans l'obligation de saisir les tribunaux français afin que justice soit rendue.
D'ailleurs, Me Gervais Teti, avocat au barreau de Paris a annoncé s'être déjà constitué, pour défendre les intérêts de la famille en France.
Notons que la conférence de presse était organisée par Christian Vabé, président du rassemblement du peuple de Côte d'Ivoire Alternative crédible (Rpci-Ac), et Fondateur du journal IvoireBusiness, qui a exigé la démission de la ministre de la Communication Affoussi Bamba pour mensonge d'Etat, car elle avait parlé de braquage concernant la mort de Désiré Oué, avant de battre en retraite.
Christian Vabé a également exigé que toute la lumière soit faite sur l'assassinat de Désiré Oué, et a appelé à une journée presse morte en Côte d'Ivoire, sans oublier de lancer un appel pour une grande marche en France et en Côte d'Ivoire afin que cessent ces assassinats perpétrés en toute impunité par les escadrons de la mort.

Alain Toussaint, ex-journaliste professionnel, et ex-Conseiller du Président Laurent Gbagbo, participait également à la conférence de presse. Après avoir apporté son soutien à la famille, il a aussi exigé que toute la lumière soit faite sur la mort tragique de Désiré Oué, "mort sur commande" à cause de sa qualité de journaliste. Pour preuve, seul son ordinateur portable où étaient consignés ses investigations journalistiques, a été emporté.

Catherine Balineau

IVOIREBUSINESS  

16:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Pour la présidentielle de 2015

Alassane Ouattara sollicite encore le soutien du peuple baoulé

Par ailleurs, il aurait promis 6 millions d'emplois d'ici 2015 ! Soit un million de plus que promis précédemment...Ou il a oublié, ou alors il se sait très malade, sachant qu'il ne pourra pas tenir sa promesse, le temps n'attendant pas...

Shlomit

inconnu.jpg27 Novembre 2013 -Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, en visite d’Etat dans le Centre du pays, a sollicité, à nouveau, le soutien du peuple baoulé (peuple de son allié Henri Konan Bédié) pour les échéances électorales à venir, au cours de son premier meeting animé mardi à Sakassou (415 kms d’Abidjan et siège du royaume baoulé). « Le Rhdp (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, coalition au pouvoir) est une équipe qui gagne. Donc cette équipe doit continuer de gérer et de diriger la Côte d’Ivoire » a soutenu le Chef de l’Etat ivoirien devant les populations locales venues nombreuses écouter son message. « C’est pourquoi, je viens aujourd’hui pour demander votre soutien » a sollicité M. Ouattara qui a également réitéré sa profonde gratitude à l’endroit de ce peuple qui s’est, exceptionnellement, aligné sur sa position au deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 comme l’illustre le large score récolté dans cette zone qui a subi les affres de la guerre en Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara a déclaré que les promesses faites pendant la campagne sont en cours de réalisation. « Ce travail continuera (…) et rien ne doit interrompre cette évolution paisible de notre pays » , a ajouté le Président Ouattara en rendant un vibrant hommage à son allié, Aimé Henri Konan Bédié.

Outre cette sollicitude qui se révèlera déterminante aux prochaines joutes électorales prévues en 2015, Alassane Ouattara a invité le peuple baoulé qui a souffert de la crise « à tourner la page ». « Je suis venu vous exhorter à la paix et à la réconciliation » a-t-il dit en substance.

Ce meeting à Sakassou consacre la première étape de sa visite dans la région du Gbêkê (du 25 au 29 novembre) dont la ville de Bouaké assure la capitale. Un conseil des ministres a eu lieu ce jour à la Préfecture de Bouaké. Le département de Botro accueille mercredi l’hôte de marque qui va lui proposer ses solutions de développement économique et social.

Alassane Ouattara est ainsi à sa quatrième visite d’Etat dans le pays depuis son accession au pouvoir, après celles de décembre 2012 au Nord-Est, de mai 2013 à l’Ouest et de juillet dernier dans l’extreme Nord du pays.

APA cité par La Dépêche d'Abidjan


13:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le cinéaste Sidiki Bakaba

 raconte les derniers jours au palais présidentiel


Il revient sur l'arrestation de SEM Laurent Gbagbo.

12:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Après son interpellation à l'aéroport,

Laurent Akoun raconte 

akoun31.pngMon épouse, ma fille et moi devions nous rendre en France. Autour de 7h-7h45, après l’enregistrement, nous sommes montés au niveau du service de contrôle de police pour présenter nos documents de voyage. Lorsque j’ai déposé mes papiers, l’agent dans la cabine me demande: « est-ce que vous avez une autorisation de sortie ? ». Je lui ai naïvement répondu que je ne suis plus fonctionnaire. Et que je n’émarge plus au titre des actifs. Je lui ai donc dit que je n’ai pas besoin d’autorisation pour sortir. Après quoi, on rend leurs documents à mon épouse et à ma fille. Mais moi, non ! Et on me dit : « Suivez-nous au poste ». Arrivé au poste, il y a des petites tracasseries. Mais passons à l’essentiel. Un officier de police se présente et me dit : « Vous devez vous rendre à la Dst. Le directeur de la Dst veut vous entendre… ». Mon épouse et ma fille disent que si je ne voyage pas, il n’y aura pas de voyage pour elles non plus. « Non ! Vous n’êtes pas concernées », dit l’officier. C’est M. Akoun qui est concerné, qui est interdit de voyage. Donc si M. Akoun ne part pas, comme c’est la force publique, il peut espérer un remboursement. Mais pour ce qui vous concerne, c’est de votre chef ». Les deux maintiennent leur position. Pas question de voyage.

Au bout d’une heure 15 minutes, les bagages qui étaient déjà conditionnés pour l’avion sont sortis. Mes questions sont sans réponse. On me dit : « Nous, ce sont les instructions que nous avons reçues. Vous devez partir à la Dst ». On me demande d’identifier mon bagage. Ce que je fais. Et puis, on me met à bord d’une camionnette de la police spéciale de l’aéroport et on me conduit à la Dst. Nous sommes arrivés aux alentours de 10h. Là aussi, il y a eu un branle-bas. De la camionnette, j’ai entendu : « Il y a un journaliste qui est là, le temps qu’on le fasse sortir… ». Bref. On m’a mis dans un réduit. Puis le commissaire qui est l’adjoint du directeur de la Dst est arrivé pour me dire : « On va vous entendre ». Je dis sur quoi ? Il répond : « Il y avait des interdits qui vous avaient été signifiés ». Je riposte en demandant : «Quels interdits et qu’est-ce que vous me reprochez ? ». Il répond indirectement qu’il y a des interdits. Je l’interroge de quoi s’agit-il. « Vous avez un acte qui me permet de comprendre ? Parce que jusque-là, on ne m’a pas servi de document sur lequel figure ce pourquoi je suis interdit de sortir du territoire… ». Et puis je me suis rendu compte que j’avais un devoir de pédagogie. Donc, j’ai pris juste un peu de temps pour lui dire que le 26 août 2012, j’ai été arrêté dans des conditions tout à fait singulières à Adzopé. Et ce n’est que le 28 août que j’ai été placé sous mandat de dépôt puisqu’on m’a présenté à un magistrat. J’ai été condamné le 30 août par le tribunal de première instance d’Abidjan à six mois de prison fermes, et à deux peines complémentaires. Première peine complémentaire,je suis déchu de mes droits civiques pendant un an. Deuxième, je suis interdit de circuler sur le territoire national en dehors de mon lieu de naissance. Ces décisions ont été confirmées en appel en janvier 2013. Je suis sorti de la Maca six mois après. C’est le 28 février 2013, je suis sorti. C’est la police qui est venue me chercher pour me déposer chez moi. Et je ne suis pas sorti de chez moi, tout au moins dans la cité dans laquelle j’habite. Et quand on dit un an, les six mois que j’ai passés en prison font partie de l’année. Donc la fin de ma peine et des deux peines complémentaires, c’est le 28 août 2013. Ce n’est que le 28 août 2013 que j’ai repris mes activités politiques. J’ai demandé à des services consulaires l’autorisation d’entrer sur un autre territoire, en l’occurrence la France, elle me l’accordée. Et ce jour, 23 novembre, avec un billet, un titre de transport, je m’en vais à Paris et sans me dire pourquoi, on me dit de ne pas partir. Vraiment, je ne comprends pas.

J’ai seulement fait une observation. Est-ce qu’on a besoin d’humilier les gens dans l’environnement que nous connaissons ? Je me demande et je ne comprends pas. Qu’est-ce qui peut justifier tout ça ? Pourquoi tant d’humiliation et tant d’acharnement contre les dirigeants du Fpi ? Parce que je ne crois que je suis le premier. Il y a quelques mois, c’était avec nos camarades d’Agboville dont certains sont encore en prison. Mais il y a aussi quelques semaines, c’est le ministre Dano Djédjé pour un autre sujet, il a passé plus de 6 heures ici… J’ai donc fait une déposition que j’ai lue et signée. Ils ont gardé mon passeport. Donc je suis sans passeport. Ils demandent à l’avocat de se mettre en rapport avec eux en début de semaine prochaine. Peut-être que c’est pour récupérer mon passeport. J’observe cet acharnement et cette volonté d’humilier les opposants. Et surtout les responsables du Fpi».

Propos recueillis par Armand Bohui

Collaboration :Sounfoutera Yaya (stagiaire)

 source notre voie

repris surIvoirenewsinfo

12:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La France va encore intervenir en Centrafrique

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a annoncé lundi à Paris que la France allait renforcer son contingent militaire dans le pays. Environ 800 soldats supplémentaires devraient rejoindre à la mi-décembre les 410 soldats déjà présents en Centrafrique, ont rapporté les médias français.



9825789905_ccf1e4cd6d_b-35458.jpg -Xinhua- La France s' apprête à renforcer son dispositif militaire en Centrafrique. Quelque 800 hommes devraient venir prêter main forte aux 410 soldats actuellement sur place, a affirmé lundi le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, à l'issue d'un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à Paris. 

 "Tout cela va se faire vers la mi-décembre, après le vote d'une résolution au Conseil de sécurité" de l'ONU, a-t-il estimé.

Pour sa part, Laurent Fabius a expliqué que "le rôle de la France sera d'appuyer les forces de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) en termes militaires, logistiques et d'assistance technique".

Le président français François Hollande avait évoqué jeudi une augmentation "sensible" du contingent français en Centrafrique où, avait-il dit, la situation est "extrêmement grave".

Cameroonvoice

11:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La Chronique Politique de Marc Micael

QUEL TEMPS POUR SE RECONCILIER ?

La CDVR (commission dialogue vérité et réconciliation), structure créée par ordonnance N° 2011/167 du 13 juillet 2011, pour « réconcilier les ivoiriens », vient à travers son président Charles Konan Banny, de remettre son rapport à celui qui, hélas, dans ses attributions, devrait normalement être « le garant de l’unité nationale » : Alassane Ouattara. Soit.
La remise du rapport de la CDVR, ce 21 novembre 2013, est – pour nous – une occasion de nous interroger: peut-on affirmer – avec certitude – après deux ans d’existence de cette structure, que les ivoiriens sont enfin réconciliés, ou encore, que la Côte d’Ivoire  a fini par se réconcilier avec elle-même ?
Certains, à l’image de Charles Konan Banny, nous répondront : « La réconciliation ne se décrète pas, c’est une œuvre de longue haleine ». Certes. Mais deux ans après, peut-on dire que le processus a avancé de manière significative ou avance efficacement ? Monsieur Banny lui-même, sur un ton empreint d’échec, au cours de son intervention fleuve, du jeudi 21 novembre, avoue : « On a fait ce qu’on a pu ». Avant de leur rappeler qu’ils ont été bien naïfs, ceux qui croyaient, dur comme fer, que la structure qu’il dirige avait pour objectif à atteindre, la réconciliation : « la réconciliation n’est pas un point fixe qu’il faut atteindre ».

Par ailleurs, les propos Charles Konan Banny ne laissent aucun doute sur la culpabilité du régime d’Alassane Ouattara dans l’échec patent de la CDVR ou, disons-le tout net, de la réconciliation en Côte d’Ivoire : « Certains ivoiriens ont l’impression que la justice ivoirienne est sélective (…). Les arrestations compliquent la réconciliation (…) ». Il n’a pas manqué de fustiger l’attitude certains acteurs à s’engager résolument dans le processus de la réconciliation, puis de recommander avec empressement au pouvoir en place de tout mettre en œuvre pour matérialiser les aspirations profondes des ivoiriens, avant de conclure : « Deux ans après la grande crise, nous n’avons pas tiré les leçons de la crise ». Ainsi, monsieur Banny n’est-il pas en train de nous dire que les chances d’atteindre l’objectif de départ fixé à sa structure, sont fortement compromises par les agissements sur le terrain des tenants actuels du pouvoir ? Ça en tout l’air.

Nous sommes donc d’avis avec ceux qui ne cessent d’alerter l’opinion sur le fait que « le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire piétine » ou, « qu’il est au point mort ». Le constat est que tous parlent de réconciliation, mais peu sont ceux qui – comme le régime en place - y croient réellement, au point de poser sincèrement des actes qui s’inscrivent dans la droite ligne de ce processus.
La réconciliation – pour la Côte d’Ivoire – est incontournable, voire primordiale. Dès lors, notre question de départ, à savoir si les ivoiriens sont enfin réconciliés prend tout son sens. Si ce pays veut continuer d’exister ; s’il veut être une Nation, au sens propre du terme, s’il veut avancer sereinement vers son développement, l’on doit pouvoir répondre sereinement à cette question qui ne fait que traduire une inquiétude, une préoccupation majeure : celle des ivoiriens. Si deux ans après la guerre que nous avons vécue, nous en sommes encore au stade de belles paroles, sans pour autant avoir progressés d’un seul iota, c’est que, comme le dit monsieur Banny, « nous n’avons pas encore tiré les leçons de la grave crise » qui nous a déshumanisés et plongés dans l’horreur.
Deux ans. Cela peut paraître insuffisant pour un pays qui vit plus de 20 ans de crises à répétitions. Il faut du temps dira-t-on. Mais l’ennui, c’est que les uns et les autres n’ont pas la même perception de cette notion : le temps.

Le temps, un faux prétexte
Le temps sert de prétexte à certains. Notamment à ceux qui prétendent aujourd’hui nous gouverner. Il leur sert de paravent pour dissimuler leur haine pathologique contre les autres ivoiriens qui ne sont pas du même bord qu’eux. Ils se servent de ce prétexte, le temps, pour consolider leur position de domination par la violence, pour masquer leur incompétence, leur incapacité, sinon leur manque de volonté réelle d’aller à une véritable réconciliation. Ils espèrent secrètement que les autres oublient – avec le temps – leurs crimes, leurs forfaits ; que les autres se résignent et abandonnent finalement toute volonté d’en découdre. Ils croient – naïvement – que le temps seul suffira à noyer toutes les frustrations, les rancœurs et les haines accumulées en plus de 20 ans. Ils s’en remettent au temps, espérant ainsi cacher, pour longtemps encore, leur forfaiture de peur que le peuple, soudé et uni autour des principes de la démocratie et déterminé à acquérir enfin sa liberté, ne fasse échec leurs pratiques contre nature. En un mot, ils caressent le secret espoir que le temps jouera en leur faveur. Mais ils se trompent lourdement.

Le temps, un vecteur de réconciliation
Le temps n’est rien en lui-même, si l’on ne le met pas à profit. Il doit plutôt servir de moyen de locomotion pour faire aboutir le processus de réconciliation. Le temps n’a aucune incidence sur les sentiments humains, sur la haine, sur les frustrations. Seul compte ce dont il est fait, à quoi il est utilisé. Si seulement les ivoiriens mettaient à profit le temps qui leur est imparti pour poser des actes de paix ; des actes qui vont dans le sens de la réconciliation, ils auront compris toute l’importance de la seconde chance que leur offre le destin. Mais s’ils passent leur temps à tourner en rond ou dans l’immobilisme le plus absolu, chacun cherchant plutôt à protéger ses intérêts égoïstes, comme c’est le cas actuellement, qu’ils ne soient pas surpris qu’un matin, les armes tonnent à nouveau et qu’ils se remettent à faire d’autres décomptent macabres.

Mais Le pays a retrouvé sa quiétude, les activités ont repris, les ivoiriens se fréquent à nouveau…, nous dira-ton. Hélas, ayons le courage de le reconnaitre, tout cela n’est qu’une triste apparence des choses, un calme précaire, avant une éventuelle tempête ; mais aussi et surtout une volonté acharnée des ivoiriens à survivre malgré tout. Sans plus.
Car personne n’ignore, comme le dit Charles Konan Banny que : « Beaucoup reste à faire (…) La réconciliation requiert un environnement pacifié, l’administration d’une justice équitable, le refus de l’impunité et le rejet de la violence ». En tout état de cause, deux ans après la grave crise post-électorale dont elle peine à se relever – c’est le cas de le dire –  la Côte d’Ivoire n’est pas encore réconciliée ou, du moins, n’est pas sur le véritable chemin de la réconciliation. Les vieux démons assoiffés de sang humain, loin de s’en être éloignés, y sont encore durablement enracinés. A qui la faute ?
 
Marc Micael
Chroniqueur politique


00:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

26/11/2013

Gbêkê: Gare au guêpier!

ivoirebusiness.net.jpg Alassane Dramane Ouattara renoue avec la visite présidentielle intra-muros. Près de 90 à voyages à l'étranger, le 4 ou 5 ème voyage sur place, avec déplacement aérien puis au ras du sol. Mais Magellan "air et terre"lines s'est encore agrandi en se dotant d'un nouvel engin, un 5,5 tonnes GMC, honneur aux véhicules made in the States, pour une fois. Un petit escabeau de deux marches, tendu de velours pourpre a été fabriqué pour accompagner les déplacements du grand homme, afin qu'il puisse mieux de sa hauteur venir fouler le sol du tout un chacun de son Royaume.

Et revoilà vivifiée la thèse du complot : même à Bouaké, où depuis plus d'un mois ses derniers fidèles veillent, démilitarisent, passent tout à la poêle à frire pour détecter le moindre clou rouillé que l'on pourrait confondre avec une arme de destruction massive d'un président élu légitimement par la communauté internationale. Voilà que l'on intercepté des gros méchants bêtes, qui auraient voulu s'en prendre à Ado, alors qu'humainement c'est impossible à qui ne serait pas D.ieu le Père, tellement le président est entouré, à commencer par les services de renseignement français et les militaires français qui veillent sur lui.

Vrai ou faux complot, avec Ouattara il y a toujours complot, Notre Président doit être plus important que les plus grands du monde, plus grand que le pape lui-même, puisque jamais aucun homme politique n'a déjoué autant de complots en un règne aussi court; et sa "baraka" est encore plus grande que celle des plus grands…Il survit, là où JFK, l'auteur qui selon lui avait un Dream, n'a pas survécu; c'est probablement parce que lui Ouattara ne rêve pas, il n'a que des cauchemars, pas de rêves, pas de visions, pas d'ambition pour la Côte d'Ivoire, si ce n'est l'exportation de discours creux à l'étranger.

Ouattara-BOuake-0001.jpg 

Les photos nous présentent un Ado-Prado en chapeau, serait-il blindé lui aussi? Souriant, détendu, en véhicule GMC à toit ouvrant, laissant passer son torse corseté d'un gilet pare-balle qui lui sied bien, l'engraissant quelque peu au passage, mais contribuant à lui donner cette démarche d'albatros, très à l'aise dans les airs, mais qui peine à se mouvoir sur la terre ferme, et  le petit escabeau assure une transition toute en douceur. 

Comme les Napolitains, Ouattara aime à se déplacer avec la famiglia, la famille, il n'y a rien de tel, ça vous sécurise : 500 militaires en civil, plus au moins autant de soldats en uniforme rattachés à sa sécurité personnelle. Soro Guillaume, le petit gros qui mange asiatique en ce moment nourrit en permanence un demi millier de personnes commises à sa garde rapprochée. partant du cercle extérieur, approchons nous peu à peu du coeur de la nation  qui bat régulièrement  à 3600 battements par heure, voici les fans de l'escorte présidentielle, sous préfets, préfets, notables du coin, autorités civiles, religieuses et traditionnelles de la région, porteurs de la carte RDR à jour de leur cotisation et les autres, plus nombreux, car les temps sont durs, et le fan club habituel, les fans de tous les jours: ministres, chefs de cabinets, secrétaires, parlementaires, dépêchés sur place, ils étaient meme présents à l'atterrissage de l'avion présidentiel; ce dernier est si petit, compressions budgétaires oblige, qu'ils sont venus par leur propres moyens. Même le petit dernier, le jeune Cissé du Sénégal était du voyage, il  a fait la connaissance du Gbêkê. Il va tâter l'économie sur le terrain: beaucoup de promesses, quelques enveloppes presque vides, quelques mains serrées, parfois graissées, des choses qu'il n'a pas appris à Polytechnique.

Cela nous fait beaucoup d'hommes dans ce fan club qui applaudit  au passage du bolide blindé et de son passager, l'homme au chapeau. il faudrait quelques familles pour étoffer la recette du voyage réussi, un succès à la sauce dictateur. 

"Comment faire foule" et "spontanément" acclamer un président dictateur sauveur?  

En y rajoutant, femmes et enfants, pour faire "la famille Ado, souriante et radieuse, radieuse de son présent, souriant à l'avenir de rêve que la Françafrique dessine pour elle: ajoutons les enfants soldats et tous les petits esclaves des mines d'or, de diamant, les petits burkinabés enlevés à leur famille et qui déjà entre 5 et 8 ans se trouvent astreins aux travaux des champs et des plantations de café cacao, alors que dame Dominique n'est au courant de rien, sa fondation fermant pudiquement les yeux sur le sort des enfants privés d'une vie normale d'enfant. Pour ce qui est des femmes, Dominique a certainement retrouvé toutes les femmes sponsorisées précédemment, et les nouvelles du jour: les heureuses élues d'un micro crédit à macro remboursements: 12 pour cent l'an, plus cher que celui des  grandes banques aux dents de requin. 

Shlomit Abel, 26 novembre 2013

21:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Petite tranche de vie Frci

Terminus de bus 14 à Williamsville.


Ce matin, 2 jeunes FRCI en civil arrivent au terminus de bus 14. Ils voient très bien que tout le monde est en rang et attend l'heure d'embarquement.

Dès que le bus a pointé du nez, ils passent devant tout le monde pour pouvoir monter en premier.

Le chauffeur qui a suivi la scène , leur demande gentiment de faire la queue, comme tous les autres.

Et les voilà qui rétorquent : - nous sommes des Frci

Le chauffeur : - Puisque vous êtes des Frci, raison de plus pour que vous vous conformiez aux ordres, parce que dans l'armée c'est l'ordre et la discipline qui sont de rigueur.

Les Frci: - toi, qui es-tu pour nous parler de la sorte, et d'ailleurs on va monter en premier, et y a rien !

Le chauffeur : - il n'est pas question que vous montiez en premier pour aller vous asseoir, alors que votre ticket de transport est gratuit et que vous êtes en des militaires ; même si vous restez debout cela ne vous fera aucun mal !

Le chauffeur de bus venait de commettre un crime de lèse-majesté en leur disant cela:au grand étonnement des clients, les 2 Frci se jettent sur le chauffeur de bus et le ruent de coups.

Passé l'effet de surprise, les clients interviennent et prennent fait et cause pour le chauffeur de bus: uls molestent correctement les 2 FRCI.

Le chauffeur, roué de coups était dans l’impossibilité de conduire l'autobus ; il a appelé sa Direction pour savoir la conduite à tenir.

Mais « On est où là » ? Ce qui est sûr, c'est que les deux quidam ont été copieusement battus par les passagers, ça je l'ai apprécié, et ma journée en a été illuminée !

Harry Lyss

18:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |