Shlomit
topblog Ivoire blogs

30/09/2013

Ave, Onuci...

« Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18 ème contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duékoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire. » nous révèle un communiqué de l’Onuci.

Cette distinction onusienne du 25 septembre 2013 salue « le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains ». Ils peuvent être fiers d’arborer cette distinction, preuve d’une mission accomplie avec dévouement et abnégation.

Or le rapport d'Amnesty international rendu public le 29 juillet 2013 nous révèle que près de Nahibly

 « Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide. »

Alors, est-ce pour cette garde des puits dans lesquels on a jeté les corps que les soldats sont décorés ? Les mauvaises odeurs endurées pendant ces veilles, valent-elles une décoration ?

 

Et la fin du communiqué d’Amnesty :

« Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.

Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque. »

 

Du fait de la neutralité des soldats de la paix, ils ne sont pas intervenus, n’ont pas éteint les incendies, n’ont pas délogé les agresseurs, ne sont pas venus au secours des victimes de Duékoué une fois encore molestées, blessées, massacrées. Cela vaut bien une récompense ?

Par ailleurs le préfet de Duékoué Jean Baptiste Essis, présent sur les lieux, spectateur imperturbable des feux qui ravagent le camp, n’aurait-il pas pu être interpellé par ces mêmes hauts gradés-décorés, le rappelant à son rôle de gardien de l’Etat et ses institutions, à son rôle de protection des Ivoiriens ?

 

«Le ministre [du Pétrole, des Mines et de l’Energie] Adama Toungara n’a jamais accepté que le site soit dans le voisinage immédiat de sa résidence de campagne, qui se trouve à Duékoué. Il a toujours été contre la construction du camp», nous révèle le témoignage d’un certain Anderson Diédri mis en ligne par Nicoleg sur le site mediapart. Est-ce là aussi une piste à suivre pour les enquêteurs qui n’ont certainement pas encore enquêté ?

 

Concernant le nombre de victimes, là encore silence gêné. Même la Croix Rouge est muette. Selon le responsable de la communication de la Croix-Rouge Côte d’Ivoire, Kodjo Gaba Franck, l’organisation ne peut communiquer aucun chiffre en dehors de ceux donnés par les autorités. Ont-ils reçu des instructions dans ce sens ? Depuis l’annonce – assurément bien en dessous du véritable chiffre - de « 800 morts dans les massacres de Carrefour, ses agents sont désormais sous pression ».

 

Le gouvernement se tait, la Croix Rouge se tait, l’Onu ne rend pas publique son enquête interne sur “l’incident” de Nahibly, mais les médailles circulent, peut-être aussi quelques bakchichs, pour que tout le monde se taise. Ah, chère Côte d’Ivoire, ce pays de rêve et de vacances, ce Club Med du XXIème siècle où, sous l’œil vigilant de Papa et Maman, toujours entre deux avions, entre deux conseils des ministres, entre deux distributions de cartables, tout le monde s’aime : plus de 6000 grossesses chez les élèves, avec des viols à l’école, même dans le primaire. Et nos chers FRCI et Dozo qui veillent à la sécurité, eux aussi ont leurs critères : racket, violence, brutalité, torture, mépris de la hiérarchie et des autorités. Un témoin oculaire des attaques menées contre le camp d’Agban me rappelait cette constance dans “l’amour” : à l’heure où le camp devait être pris et livré aux nouveaux maîtres des lieux, Wattao a fait savoir au Commandant Abéhi et à ses hommes qu’il fallait que leurs femmes  se fassent belles, se parfument et se préparent pour une nouvelle nuit de noces ! Ce qui revenait à proclamer que les lois de la guerre, censées protéger les civils, étaient désormais devenues celles de la mort pour les gendarmes et du viol à grande échelle pour leurs épouses : et tout cela pendant que l’Onu, postée autour du camp, jouait là aussi son rôle de spectateur "neutre", (offrant de véhiculer les rebelles dans ses chars, épaulée de deux hélicoptères de la Licorne postés de part et d'autre du camp, et qui tiraient), sans" intervenir" officiellement, sans dénoncer cette morale des meurtres et des viols. Misérables casques bleus de l’Onu, braves bêtes dociles qui comme à la fin de la deuxième guerre mondiale pourront bientôt répondre devant un tribunal, comme les fidèles fonctionnaires du Reich et de Vichy : “je ne faisais qu’obéir aux ordres”.

 

Aujourd’hui, une médaille leur est donnée en guise de bâillon sur la bouche. Mais après les massacres de Duékoué, Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, faut-il vraiment les récompenser, les encourager ? Est-ce à dire qu’ils doivent s’attendre à en voir encore d’autres ? La coupe n’est-elle donc pas encore pleine ?

Quant aux rescapés, qui, évidemment, n’étaient pas de la partie, ils n’ont pas eu leur mot à dire : il n’étaient pas là pour remercier les soldats marocains d’avoir joué les soldats de plomb sur ces scènes de crimes...

Seuls,  les innombrables cadavres anonymes en sous-sol et dans les puits ont frappé des mains : Avé Onuci, morituri te salutant.

 

Shlomit Abel, 29 septembre 2013

 

20:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Abidjan, le retour

Bonjour la famille, je viens de déposer mon baluchon à Abidjan. Je vous assure que notre pays est merveilleux. Le racket fonctionne à merveille. Les agents postés aux différents corridors font parfaitement leur travail. Les sans papiers voyagent tranquillement. Ils ne sont guère inquiétés.

Le chauffeur aussi descend tranquillement du car et remet le billet de 1000 F ou de 500 F aux agents. Je précise qu'ils ont même refusé sous mes yeux indiscrets, un billet mal en point.

Ils veulent les billets propres. C'est merveilleux ça.

Et pendant ce temps le sécurocrate.......

Kauphy Yves Khy

19:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Retour sur Nahibly

La distinction des soldats marocains de l’Onuci, témoins passifs des massacres de l’ouest m’est restée en travers de la gorge.

Je rappelle ici les coordonnées du rapport d’Amnesty International rendu public le 29 juillet 2013, et qui rappelle certains faits concernant l’incendie du camp et le massacre des rescapés de Duékoué à Nahibly.

 

Voir ici le rapport d'Amnesty International

 

Ci-joint aussi quelques minutes de film du site fumant, vidé de ses habitants

Shlomit
 

19:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Au moment du bilan

Témoignages du 11 avril 2011

 

 

 

Le Président Laurent Gbagbo venait de raccrocher d'avec le tristement célèbre ambassadeur de France Jean-Marc Simon qui l'aurait assuré que tout était géré et qu'il suffisait pour le Président de sortir devant avec un drapeau blanc. Le ministre TAGRO Désiré:


« Vous êtes le Président, je ne puis vous laisser cette tâche,

passez-moi le drapeau, Mr le Président ».

 

Le sinistre Simon pendant ce temps avait alerté les snipers français postés à divers angles de tir de façon très claire:

 

« Visez mortellement le porteur du drapeau blanc,

l'ordre est porté par le président (Sarkozy) lui-même ».

 

La suite vous la connaissez.

Gbagbo Ttc

 

17:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Abidjan présentée aux Français par Christophe Hondelatte

Passeport pour le crime : Abidjan

 

On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

 

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

 

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, il suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

 

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.

 

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

 

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

 

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers

 

« Passeport pour le crime : Abidjan »

Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Diffusé sur 13ème Rue

eclairdafrique.com

 

16:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Affaire Gbagbo:

Quatre jours avant la réunion spéciale de l’UA sur la CPI,

La juge De Gurmendi convoque une audience publique.

 

La juge Silvia Fernandez de Gurmendi de la CPI, le 26 septembre dernier a convoqué une audience publique de la CPI qui aura lieu le 9 octobre 2013 à 9h30, afin de décider si oui ou non le président Gbagbo peut bénéficier d'une remise en liberté provisoire. Rappelons que d'après l'article 60(3) du statut de Rome, « La Chambre préliminaire réexamine périodiquement sa décision de mise en liberté ou de maintien en détention. Elle peut le faire à tout moment à la demande du Procureur ou de l’intéressé. Elle peut alors modifier sa décision concernant la détention, la mise en liberté ou les conditions de celle-ci si elle est convaincue que l’évolution des circonstances le justifie. »

 

Bien que plusieurs demandes de remise en liberté provisoire du président Gbagbo aient été rejetées par la CPI, on peut remarquer au passage que cette convocation d'une audience publique de la part de la juge intervient quatre jours avant la réunion spéciale de l'union africaine qui aura lieu le 13 octobre 2013 et qui devra décider de la conduite à tenir de la part des pays africains vis à vis de cette institution très critiquée.

 

Bien que le retrait de la CPI soit une décision souveraine de chaque État, une indication venant de l'Union Africaine encourageant le retrait des 34 pays africains signataires du statut de Rome, pourrait être un très mauvais coup pour la CPI. Après la condamnation définitive de Charles Taylor, la CPI essaiera t-elle cette fois-ci de faire un clin d’œil en direction de l'union africaine en accordant la liberté provisoire plusieurs fois refusée au président Gbagbo?

Wait and see.

 

ACC - Côte d'Ivoire

 

15:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Lettre ouverte

A M. Dramane Ouattara, Président désigné :

Dieu m’a révélé ta véritable maladie

 

A M. Dramane Ouattara, président désigné : Dieu m’a révélé ta véritable maladieCher monsieur le président des apatrides de Côte d’Ivoire, à cette énième commémoration de ta rébellion meurtrière que tu as suscitée en septembre 2002 dernier, je ne pourrais pas laisser écouler ce mois particulier sans t’adresser cette lettre qui dévoile ta vie dans toute sa laideur.

 

Cher président, j’ai longtemps cherché à savoir le motif de cette monstrueuse haine que tu as contre les ivoiriens. Pourquoi déverses-tu tout ton venin sur les innocents?

J’avais prié afin que l’esprit de Dieu me fasse connaitre les motivations réelles de ton acharnement immondes sur les ivoiriens. Et je viens d’avoir la réponse de ma demande : l’Esprit de Dieu m’a révélé que tu es un grand malade mental, et c’est depuis le bas âge que tu as contracté cette folie d’enfant frustré. Ainsi, ton état maladif d’enfant complexé tire sa corroboration dans l’histoire du bref séjour de ton père à Dimbokro avant d’être rappelé au Burkina Faso pour occuper la tête de la chefferie de ton village Sindou.

Monsieur le président, étant enfant à cette époque, tu avais été très frustré de savoir que ton père était un berger de troupeaux appartenant à un ivoirien à Dimbokro. C’est ce complexe qui déclencha ton mal. Et le manque d’amour maternel avait accentué ton handicap d’enfant complexé. C’est la raison pour laquelle tu ne manifestes aucun sincère amour autour toi. 

 

Monsieur le président, ton histoire, bien connue de bonnes gens, nous dévoile le passage de ton géniteur et toi à Dimbokro. En effet, tu étais encore tout petit quand ton père et toi, venant du Burkina Fasso, foulèrent pour la première fois le sol ivoirien. C’est à Dimbokro que vous vous étiez installés. Tu n’as pas réellement connu ta mère parce qu’elle mourut très tôt. Par contre, cette bonne dame, Nabintou cissé, que tu prétendais être ta mère, elle ne l’était en vérité pas. Ton père l’avait connue en Côte d’Ivoire quand tu avais environ 4 ans. Et cette Nabintou Cissé, la mère de ton demi-frère « Photocopie » qu’elle eut de ton père, ne t’avait jamais porté dans son cœur et démontré son amour pour toi. C’était pour cela, lorsque ton père t’avait ramené au Burkina (tu avais moins de 7ans), tu n’avais pas cherché, durant plus de 40 ans, à renouer le contact avec elle et ta famille adoptive.

 

Quittant précipitamment la Côte d’Ivoire en 1947, avec ton père, c’est en 1990 que tu as pris contact avec ta belle-mère Nabintou Cissé. Comment peut-on faire plus de quarante ans sans chercher à voir sa propre mère ? Ce n’était pas les moyens qui te faisaient défaut, cher président.

 

Monsieur le président, tout le monde avait vu Nabintou Cissé, celle que tu avais méchamment abandonnée à la misère, trimer à Mossikro un quartier précaire de la commune de Yopougon. Et c‘est malheureusement encore toi qui a attisé son décès. Par le fait que voulant naïvement te contenter, elle s’est obstinée à prouver qu’elle était ta mère en le jurant sur le Saint coran. La suite de son histoire, nous la connaissons.

 

Elle est morte des jours après, sans avoir profité de tes pluies de milliards.Tu es vraiment l’oiseau de malheur, cher président, tu as amené cette pauvre vieille à jurer sur le coran pour te faire plaisir. Et pourtant, en tant qu’intellectuel, tu savais qu’un test d’ADN pouvait infirmer ou confirmer cette maternité. Mais tu l’as poussée à la mort pour couvrir ton mensonge aux yeux de tes adorateurs.

 

Cher président désigné, nous avons en outre de la peine pour ta vie qui, en réalité, n’est pas rose comme tu la présentes à tes sympathisants et à tes militants lesquels, pour la plupart, ont le même mal que toi. Tu souffres dans ta chair, car tu sais que tu n’auras jamais d’autrui cet amour dont tu espères. Tout ceux qui sont autour de toi font semblant de t’aimer parce qu’ils ont vite compris que tu étais le choix des colons français, pour perdurer l’impérialisme et empêcher le peuple ivoirien de s’affranchir.

 

Monsieur le président, nous le constatons, tu as sûrement eu ce pouvoir dont tu rêvais depuis ta tendre enfance, et ce, par le truchement de ta rébellion meurtrière que tu as suscitée le 19 septembre 2002. Laquelle a duré environs 10 ans. C’est vrai, tu t’es vengé des Ivoiriens par ces humiliations et cette souffrance que tu leur a fait endurer. Mais toi, très cher président, tu souffres beaucoup plus dans ta chair.

A part tuer, humilier les Ivoiriens, qu’est-ce qu’a changé dans ta vie ? Tu es visiblement déboussolé, tu n’as aucun repère parce que ton super royaume imaginaire s’effrite autour de toi. Tu réalises ainsi que tout ce que tu détiens ou avais pu détenir est en réalité un simulacre. Tu as renié ta véritable mère burkinabé pour une question de nationalité ivoirienne, tu t’es alors approprié une fausse mère. Tu as fait reconnaitre tes vraies-faux enfants, donc tu es un faux père d’enfants qui ne sont pas de toi.

 

Tu t’es attaché au cou une femme qui t’a été imposée en mariage par la francafrique, tu vis alors malgré toi avec une fausse épouse qui était la « girl-friend » (maitresse) de ton bienfaiteur Houphouët-Boigny. C’est cette francafrique-là qui l’avait également imposée au président Houphouët. Et fait étrange, ses ex-victimes, Houphouët-Boigny et son précédent mari sont décédés dans des conditions bizarres, à bon entendeur, salut cher président !

 

Monsieur le président, nous savons que tu es l’incarnation du faux, mais nous apercevons que la malédiction qui te suit est très frappante. Tous ceux qui animent ta pitoyable vie de roitelet sont également des faux. A savoir : Un faux président génocidaire d’une fausse assemblée nationale illégitime ; un faux premier ministre marionnette sans pouvoir; une fausse ministre de l’Education qui n’a aucun niveau requis, et qui ne peut pas faire une phrase sans faute ; un faux chef d’Etat Major qui n’a aucune autorité, non à cause de sa taille mais parce qu’il a eu ce titre sans le mériter; de faux commandants de ton armée Frci tribaliste et analphabète; un faux préfet de police, un illettré qui est dans la confrérie de ta milice dozo ; un faux préfet militaire de région qui était cordonnier devant la mairie de Kouibly, avant ta rébellion

Je suis fatigué de citer tous tes figurants, ces faux qui alimentent ton régime fasciste, je vais donc m’arrêter sur ton faux allié qui s’accroche à la présidence du Pdci.

 

Monsieur le président, tu t’es assez vengé en faisant énormément de tort aux Ivoiriens, et tu continues d’en faire. Mais sache que toute chose a une fin, et je peux te confirmer que tu as atteint ton apogée dans la nuisance, tu es donc à ta fin, celle dont la Bible fait cas dans Daniel 8. Je cite :

 

« Quand ces royaumes n'existeront plus, quand les gens mauvais (Sarkozy, Wade, Goodluck, Comparé, Obama...) auront répandu toute leur méchanceté, un roi (Dramane Ouattara) se lèvera. Il sera plein d'orgueil et très habile pour tromper les autres. (24) Sa puissance grandira, mais elle ne viendra pas de lui (mais de la Licorne). Il détruira tout avec une grande violence, il réussira tout ce qu'il fera, il tuera des gens puissants, ainsi que le peuple qui appartient à Dieu (le peuple Ivoirien). (25) Il sera très habile. C'est pourquoi il arrivera à tromper les autres (Thabo Mbeki et bien d'autre). Dans son orgueil, il tuera beaucoup de gens qui se croiront en sécurité. Il se lèvera contre le plus grand (président Gbagbo, traduit à la Haye) de tous les chefs. À ce moment-là, il (Ouattara) sera détruit (mourra). Pourtant, aucun homme n'agira contre lui.»

 

A nos revoirs, monsieur le Président désigné des apatrides. Pour ton information, dans la prochaine lettre que je vais t’adresser, je te parlerai de mon songe qui est en train de se concrétiser. Je t’ai vu en réunion dans une petite salle, tu étais en pantalon jean et en chemise incolore. Tu avais aussi bizarrement les pieds nus…

 

Okipi Madiba

afrik53.com

15:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La "grande Amérique" côté cour

Les États-Unis au bord de la paralysie budgétaire

 

À quelques heures de l'échéance sur le vote du budget 2014, républicains et démocrates peinent à sortir de l'épreuve de force. En l'absence d'accord, des milliers de fonctionnaires américains se retrouveront au chômage technique.

 

Il n’a plus que quelques heures pour trouver un accord sur une loi de finances. Le Congrès américain semble dans l’impasse pour faire adopter le vote du budget des États-Unis à l’heure où la Chambre des représentants - à majorité républicaine - et le Sénat - dominé par les démocrates - restent arc-boutés sur leurs positions.

Les premiers ont prévenu : ils ne signeront aucun accord budgétaire

si la réforme de santé mise en place par le président n’est pas reportée d’un an.

Les seconds ont prévenu : l'"Obamacare", réforme majeure et emblématique

du chef de l'État américain, est non négociable.

 

Pour maintenir l'activité normale du gouvernement, il faudrait en effet que les deux chambres du Congrès votent une forme de budget pour l'année fiscale 2014 qui débute ce mardi 31 octobre. Et, sauf coup de théâtre, personne ne semble plus y croire.

Or, sans compromis entre les deux camps, pas de nouvelle politique budgétaire pour 2014, et sans nouvelle politique budgétaire, pas d’allocations de nouveaux crédits. Les conséquences seraient dramatiques : les agences fédérales pourraient mettre en congés sans solde plus de 800 000 fonctionnaires jugés non essentiels, et réduire au minimum vital l'effectif des administrations - un acte pur d'"automutilation", a estimé, samedi, le président Barack Obama dans son allocution hebdomadaire.

"Nous savons ce qui va se passer. [Lundi] le Sénat va revenir en session. Et la position de la Chambre [...] sera encore rejetée, et nous nous retrouverons face à la perspective de l'arrêt des opérations gouvernementales à minuit lundi, mardi matin", a dit dimanche le sénateur démocrate Richard Durbin sur la chaîne CBS.

 

Plan de secours ?

En avril 2011, une confrontation similaire n'avait été résolue qu'une heure avant la date limite par un accord de financement de sept jours. Face à l'éventualité de la première paralysie fédérale depuis 1996, chaque camp a tenté dimanche de gagner préventivement la bataille de l'opinion publique.

« C'est le président qui dit qu'il fermera l'État fédéral si on ne lui donne pas tout ce qu'il veut sur ‘Obamacare’, a expliqué le sénateur républicain Rand Paul sur CBS. Pour moi, cela montre que le président est intransigeant et refuse tout compromis. »

« La stratégie de la corde raide du président de la Chambre ne vise pas à éviter une fermeture de l'État fédéral, c'est uniquement un subterfuge pour rejeter la faute sur les autres, mais cela ne marchera pas », a déclaré de son côté le sénateur démocrate Charles Schumer.

 

Un dirigeant républicain de la Chambre, Kevin McCarthy, a laissé entendre dimanche que les républicains préparaient un nouveau plan de secours. " »e pense que la Chambre va se réunir et envoyer un autre texte pour éviter une fermeture et financer l'État fédéral, et il y aura quelques autres options que le Sénat devra examiner », a-t-il déclaré sur Fox News, sans dévoiler la stratégie républicaine.

Avec dépêches

Par Julien SAUVAGET (vidéo)

FRANCE 24



14:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un livre de chevet indispensable

“ L'aide fatale ” :

Les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique

 

Peu de sujets sont aussi tabous que celui de l’aide au développement. Mettre en cause le bien-fondé des milliards d’euros déversés chaque année en Afrique est sacrilège pour la grande majorité des dirigeants politiques occidentaux. Pourtant, une économiste zambienne – Dambisa Moyo – vient de publier un ouvrage à charge, désormais disponible en français aux éditions JC Lattès, dénonçant non seulement l’inefficacité de l’aide mais aussi ses conséquences néfastes. Elle appelle de ses vœux un modèle de développement fondé sur le commerce et le marché.

 

Au cours des cinquante dernières années, le montant total de l’aide au développement transférée des pays riches vers l’Afrique s’élève à plus d’un trillion de dollars (mille milliards). Ceci inclut des dons directs ainsi que des prêts à taux réduits. A l’heure actuelle, l’aide représente environ 15% du PIB de l’Afrique. Ceci a-t-il permis de faire reculer la pauvreté ? Non, répond l’auteur.

 

Au contraire, l’aide au développement encourage la corruption et permet à des régimes de se maintenir artificiellement. En raison des montants importants qu’elle engage, elle attise des convoitises et peut aviver des tensions ethniques, pouvant parfois conduire à la guerre civile. Sur le plan économique, l’aide nuit à la compétitivité des secteurs productifs, réduisant leur capacité à exporter. Elle contribue aussi au maintien de secteurs publics pléthoriques qu’il conviendrait de réformer en profondeur.

 

Ce n’est donc pas un hasard si, selon l’auteur, entre 1970 et 1998, c’est-à-dire durant la période au cours de laquelle l’aide au développement était au plus haut, la pauvreté a augmenté de 11% à 66%.

 

Au fond, l’aide souffre d’un défaut essentiel :

elle détruit les incitations à évoluer, à se réformer et à se développer.

Pour autant, leur suppression n’aggraverait-elle pas la situation ?

Au contraire, il s’agit d’une condition essentielle

pour que l’Afrique trouve le chemin d’une croissance durable.

 

A la base de cette idée se trouve un constat simple : tous les pays qui ont connu un développement important, que ce soit en Europe, en Amérique ou en Asie, doivent leurs performances non pas à l’aide extérieure mais à leur capacité à créer des richesses. « Il y a trente ans, rappelle Dambisa Moyo, le Malawi, le Burundi et le Burkina Faso disposaient d’un revenu par habitant supérieur à celui de la Chine ». Depuis des années, la Chine connaît une croissance soutenue, parce qu’elle a réussi à gagner en compétitivité et à attirer à elle des investissements étrangers. Ce n’est pas encore le cas de nombreux pays africains.

 

La moitié de l’ouvrage offre des solutions possibles pour l’Afrique.

Première piste de l’auteur: s’ouvrir au commerce extérieur et aux investissements directs étrangers. A l’heure actuelle, l’Afrique ne représente que 1% des échanges mondiaux alors qu’elle est proche d’un marché de taille, le marché européen. Une réelle insertion dans le commerce international suppose un contexte politique et juridique stable, ainsi que des droits de propriété garantis.

 

Autre piste : supprimer les subventions massives que les gouvernements américains et européens accordent à leurs agriculteurs. . Les paysans africains pourraient ainsi accéder aux marchés mondiaux et vivre de leur production ce qui serait beaucoup plus efficace que de leur octroyer des aides au développement.

Enfin, plutôt que de se financer par des prêts à taux réduits, l’économiste suggère que les Etats africains se financent par émissions d’obligations sur les marchés de capitaux. Ceci les pousserait à respecter une discipline plus stricte : ils devraient convaincre les investisseurs de leur solidité financière.

 

Derrière l’ensemble des propositions avancées par Dambisa Moyo transparait une priorité unique : le respect des droits de propriété. Selon elle, cette recette fonctionne, ainsi que l’illustre le cas du Botswana, qui fait figure d’exception en Afrique. Entre 1968 et 2001, la croissance moyenne y a été de 6,8% en raison des politiques favorisant la liberté économique : ouverture des marchés à la concurrence internationale, politique monétaire non inflationniste, pression fiscale modérée.

 

Il n’y a donc pas de fatalité concernant l’Afrique. Avec précision et clarté, Dambisa Moyo montre la voie à suivre pour permettre un réel développement.

 

libreafrique.org

Dambisa Moyo, « L'aide fatale : Les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique », éditions JC lattès.

14:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Des promesses farfelues du soi disant économiste !

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

 

29 septembre 2013 - notre voie-

Le périple de Ouattara l’a aussi conduit à Bouaké, la plus grande ville du peuple Baoulé. Là encore, il avait annoncé un investissement colossal de 310 milliards fcfa dont 37 milliards pour Sakassou et 107 milliards à Katiola. Qui était rattachée à Bouaké au plan administratif. Ce sont au total 417 milliards que Ouattara avait, dit-il, prévu pour l’éducation, l’eau, la voierie, la santé, l’agriculture et l’électrification dans la région. Le département de Béoumi avait eu sa part de promesses de 77 milliards fcfa.

 

A Béoumi, « le professionnel de l’économie » comme, il s’est lui-même présenté, a annoncé la construction d’un pont d’un coût de 4 milliards fcfa sur le Bandama afin de relier Béoumi et Kounahiri. « Dans le domaine de la santé, nous avons prévu un investissement de 3 milliards de FCFA. Il ya aussi le problème de l’eau. Je voudrais vous dire que nous savons qu’il y a 130 pompes villageoises qui ne fonctionnent pas. Nous allons les réparer et en construire 26 nouveaux. Nous comptons pour ce faire, investir plus d’1 milliard de FCFA dans ce domaine dans les meilleurs délais », déclarait le candidat, Alassane Ouattara, pendant sa campagne à Dimbokro. Il ne s’est pas arrêté là.

 

Il avait aussi promis des actions pour l’électrification du département. « Seuls 4 villages sont électrifiés sur les 33 villages du canton Sakiaré. Ce n’est pas normal. De gros villages tels que Bandekro, Kanankakro, ne sont pas électrifiés. Les poteaux électriques ont été plantés depuis des années sans une « goûte » de lumière. Moi, j’apporterai la lumière à tous ces villages et à tous ces cantons. Nous allons investir pour que les villages de moins de 500 habitants aient de petites unités industrielles pour leur donner de l’électricité », s’est-il engagé, la main sur le cœur, à Dimbokro. Logiquement, on devrait assister à des fêtes de lumière dans ce département. Rien de tout cela n’est actuellement à l’ordre du jour.

 

Alassane Ouattara a plutôt abandonné ces populations auxquelles il avait vendu tant de rêves. « Nous avons également prévu des investissements dans le logement, nous voyons l’état de Dimbokro, les ordures, les quartiers précaires. Cela demande de l’argent. Nous avons prévu dans notre programme 3 Milliards 500 millions de Fcfa pour régler ces problèmes. Au niveau de l’éducation, nous comptons construire 240 classes du primaire, soient 40 écoles en 5 ans. Et nous allons rénover 160 classes primaires ». Où en sommes-nous avec toutes ces réalisations ? Lot de mensonges !

 

Ouattara a endormi les parents de Bédié « Pour me résumer, je compte investir plus de 66 milliards de FCFA dans le département de Daoukro pour les 5 années à venir. Cet argent, je vais le trouver et je sais comment le trouver. En plus avec le soutien de l’Etat nous allons faire en sorte de distribuer gratuitement des bouteilles de gaz aux populations les plus défavorisées. Pour cela, nous avons prévu un investissement de plus de 1milliards 400 millionsde FCFA.»

 

Benjamin Koré,

cité par ivoirenewsinfo.net

11:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

C'est matin / Charles Konan Banny :

« Avec les compliments de Très-Près et Belivoir »

 

30 septembre 2013

Qui ne se souvient pas de cette formule qui accompagnait les perdants du concours de danse lors de l’émission de vacances Varietoscope sur la Rti dans le temps. Avant l’annonce des résultats des groupes de danse, des personnes dans la salle étaient invité à venir faire montre de leur talent sur le podium. Le public qui était le juge scandait « Descends !! Descends !! Descends !! » pour sanctionner ceux qui n’avaient pas pu se distinguer. Les animateurs à leur tour sortaient la fameuse formule tout en remettant un sachet famélique des sponsors à nos malheureux candidats.

 

C’est exactement dans la posture de celui qui va prendre son sachet pour descendre sous les cris du peuple que se trouve notre cher Konan Banny pour n’avoir pas compris que le peuple ivoirien est désormais mature et qu’il n’est plus possible de tenter de l’avoir à l’usure. La mission de réconciliation que lui a confiée Dramane Ouattara portait en elle-même les tares congénitales de son échec car le mandant n’étant pas disposé à aller dans ce sens. Mais au nom de je ne sais quel opportunisme notre cher Banny a accepté cette tâche tout en sachant qu’il échouerait, n’ayant pas les coudés franches pour travailler. Comment peut-on penser en effet pouvoir réconcilier les ivoiriens tout en gardant le couple Gbagbo et de nombreux ivoiriens en prison sans parler de tous ces cadres du pays en exil ?

 

Il existe trois pouvoirs dans le monde d’aujourd’hui : le pouvoir intellectuel, le pouvoir économique et le pouvoir politique. Le drame de l’Afrique est que les détenteurs des deux premiers pouvoirs estiment qu’ils ont droit au troisième automatiquement. Pourtant, si l’on vote, un chef, le leader lui se dégage automatiquement par ces qualités intrinsèques. Le leadership est différent de la chefferie. Pour n’avoir pas compris les signes des temps qui tanguent, voila notre bonhomme se cherchant une virginité sur la scène politique ivoirienne. Le moyen trouvé est de s’attaquer à la gestion de Dramane ; mais l’homme oublie qu’il ne dit rien de nouveau car la trompette qu’il embouche maintenant est celle dans laquelle nous sifflons depuis quelques années.

 

En vérité en verité, je vous le dis chers camarades, nous ne sommes pas prêts à nous laisser distraire par ces nouveaux héros alors demandons ensemble à notre cher réconciliateur de prendre son sachet pour descendre du podium « avec les compliments de Très-Près et de Belivoir »

Steve Beko

 

11:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gestion durable du bois de vêne

A la suite d’une rencontre avec les opérateurs,

le ministre Babaud Darret annonce des dispositions régionales pour arrêter les trafics

 

Ou quand le pompier pyromane interpelle les pyromanes pompiers.

En France le Pterocarpus spp appelé communément « bois de rose », est utilisé surtout pour les parquets (“padouk”). La demande occidentale en parquets est telle que l'appel du ministre des eaux et forêts à plus de civisme ne sera pas grandement suivi. Dans mes nombreux déménagements, j’ai toujours conservé une chaise avec incrustations en “bois de rose”, pour moi elle est précieuse, et j’ai mal de voir que maintenant c’est un bois banal, bradé au point de mettre en péril tout l’écosystème de la Côte d’Ivoire et des pays exportateurs de ce bois.

Shlomit

 

Depuis la prise du décret N° 2013-508 du 25 juillet 2013 portant interdiction de l’exploitation, la coupe, le transport, la commercialisation et l’exportation du Pterocarpus spp, appelé communément « bois de vêne », les opérateurs œuvrant dans le secteur ont des craintes quant à leur avenir.

 

Afin d’expliquer le choix du gouvernement, le ministre des Eaux et Forêts, M. Mathieu Babaud Darret a reçu la semaine dernière, l’ensemble des opérateurs du bois de vêne en Côte d’Ivoire. Au cours des échanges, Le ministre a indiqué à ses hôtes que le gouvernement a bien reçu copie de leurs suggestions pour une réorganisation de la filière. Aussi, rappelant les circonstances de la prise de la mesure d’interdiction, il a signifié que la déforestation qui s’opérait au nord et au-dessus du 8ème parallèle, par une exploitation sauvage et frauduleuse, risquait de plonger le pays dans une situation quasi désertique.

Situation que le gouvernement a jugé suffisamment critique et qui a abouti à la prise du décret N° 2013-508 du 25 juillet 2013. Le ministre a proposé la mise en place d’une commission bipartite, ministère des Eaux et Forêts- opérateurs de la filière, afin de mener les réflexions nécessaires pour faire des propositions acceptables et applicables au gouvernement.

 

imageM. Babaud Darret a également rappelé la mise en œuvre effective du projet de reboisement du bois de vêne pour lequel les opérateurs s’étaient engagés.

Babaud Darret a surtout profité de l’occasion pour informer ses hôtes sur les dispositions qui sont en train d’être prises, au niveau sous régional, avec ses homologues du Burkina, du Mali, de la Guinée Conakry et du Ghana pour traquer tous les indélicats qui se livreraient à un trafic illicite, en faisant écouler leur produits, par des circuits détournés, vers ces pays de la sous-région.

C’est pourquoi, revenant sur les rumeurs de disparition de conteneurs de bois de vêne au port d’Abidjan, le ministre des Eaux et Forêts a indiqué que les vérifications auprès des services compétents (Inspection des Eaux et Forêts du Port, Douanes…), n’ont relevé aucune infraction ni aucun manquement des Administrations Forestière et douanière. Cependant les recherches continuent.

 

Le ministre a appelé les opérateurs ivoiriens et étrangers à se conformer aux lois économiques de la Côte d’Ivoire et les invités à la retenue et au strict respect des décisions du gouvernement qui sont sans équivoque et qui seront appliquées dans toute la rigueur de la loi.

Au sortir de cette rencontre, les opérateurs ont demandé au ministère de leur permettre d’écouler le bois qu’ils détiennent sans exigence de transformation. Car, aucun opérateur ne dispose des machines pour le faire et les importer prendrait trop de temps.

Olivier Guédé

L'intelligent en PDF

 

10:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Retour sur un homme de convictions

Visite de soutien à la famille en deuil d’Atsé Jean-Claude

 

29 septembre 2013

Le président de la Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil COPIE,Monsieur Damana Adia Pickass a conduit une forte délégation au domicile du défunt Atsé Jean-Claude ,militant du PDCI ,décédé des suites d'un AVC ce matin au Ghana où il était en exil forcé.

Atmosphère lourde de douleurs et insoutenable.Bien avant cette délégation,celle de la Coordination du Front Populaire Ivoirien en exil était aussi présente pour dire YAKO à une épouse inconsolable et une famille qui n'en revient pas. Puisse l'âme de ce digne combattant reposer en paix et que Dieu essuie les larmes de la veuve et toute la famille.

 

Le discours de la veuve Atsé Jean-Claude a donné des frissons à la délégation de la COPIE venue lui apporter le réconfort ce soir. Dans une exhortation remplie de foi, elle a demandé à Damana Pickass et tous les autres de continuer la lutte sans baisser les bras.Elle a tenu à révéler que son époux lui disait qu'il rentrerait en Côte d’Ivoire vêtu de blanc et qu’il avait déjà fait ses valises.Il se disait fier d'avoir soutenu le combat de Laurent Gbagbo.

Nous sommes aussi fiers de toi Camarade de lutte.Merci d'avoir été des nôtres, merci d'être resté un digne fils de la mère patrie.

Salut à toi Atse Jean-Claude! R.I.P

Fier Ivoirien

------------------------------------

 

Bédié a vraiment un cœur de pierre, même pour ses propres militants.

 

Atsé jean-Claude n'était pas un militant du FPI, mais du PDCI dont il était un des responsables de la jeunesse. Atsé Jean-Claude a soutenu Gbagbo comme Gnamien Yao, Palé Dimaté, Sery Kossougro, Auguste Daubrey, Vincent Pierre Lokrou et bien d'autres qui sont restés au pays et ne sont pas inquiétés. Certains ont même retrouvé une place au PDCI.

 

Pourquoi Bédié n'a-t-il pas demandé à Atsé Jean-Claude qui avait peur pour sa vie de retourner au pays, en le rassurant ? Il aurait dû le faire au moins pour ce que ce jeune a apporté à son parti.

Un militant du PDCI en exil, c'est incompréhensible alors que son parti est au pouvoir.

 

Atsé mort, il reste encore au moins un militant du PDCI en exil, par exemple le président des jeunes majeurs de ce parti qui avait soutenu Gbagbo.  Même s'il ne partage pas la vision de Bédié, il doit pouvoir militer dans son parti et surtout , vivre dans son pays comme d'ailleurs tous ceux qui sont en exil.

Alexis Gnagno

 

09:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Leçon de Géostratégie Africaine n° 62

Voici pourquoi toutes les statistiques sur l'Afrique sont fausses

 

30 septembre 2013 - Jean-Paul Pougala -

Dans un article publié dans l'édition du samedi 28 septembre 2013, dans le quotidien américain The New-York Time avec le titre « How 5 countries could become 14 », comment 5 pays pourront bientôt devenir 14, le journaliste Robin Wright nous propose une analyse avec une nouvelle carte géographique avec des pays comme l'Arabie Saoudite qui s'éclatent en 5 pays, carte qui à première vue peut sembler de la science fiction. Mais lorsqu'on sait que depuis toujours, le maintient du contient africain au plus bas niveau de l'échelle semble la priorité des gouvernants occidentaux, lorsqu'on voit le triomphe que le président américain a manifesté pour avoir réussi à diviser le Soudan en deux pays, nous sommes dans la réalité douloureuse. Et après l'attaque terroriste d'un supermarché à Nairobi au Kenya par des personnes se revendiquant de l'islamisme radical, on est en droit de se demander si dans un avenir proche, cette stratégie des guerres de religion pour déstabiliser l'Afrique, au fond ne vise pas à faire passer les 54 pays africains d'aujourd'hui à 150 pays, plus fragiles, plus pauvres et donc, plus corvéables. Pour y arriver, on est passé par des dizaines d'années de mensonges sur l'Afrique, de publications récurrentes de fausses statistiques, toutes orientées à saper le moral des africains et leur rappeler au quotidien, qu'ils ne valent rien et qu'il n'y a pas d'autres solutions à leurs problèmes individuels que de fuir le continent, laissant ainsi le champ libre à toutes les forces tapies dans l'ombre qui veulent mettre la main sur 30 millions de km2 de sous-sol africain, sans rencontrer de fortes résistances.

 

Mais comment peut-on fabriquer de fausses statistiques officielles ? C'est le thème de cette leçon.

 

 

Les relations internationales sont organisées sur la base de bluff, de mensonge, où plus un pays est en difficulté et plus il ment, bluffe et bombarde de faux chiffres pour faire croire qu’il déborde de santé. La quasi-totalité des chiffres qui sont fournis par les Nations pour informer le monde de l’état de l’économie, de la violence etc . sont faux, grossièrement faux, chacun cherchant à dire aux autres que c’est chez lui le paradis sur terre. Mais un seul acteur dans tout cela n’a pas compris à quel jeu on joue et pourquoi, laissant aux autres le soin de lui fournir ses chiffres et donc de l’utiliser comme souffre-douleur de toute la prairie. Cet acteur, c’est l’Afrique. Dans les pages qui suivent, nous allons d’abord voir le mensonge des chiffres des autres avant d’arriver à l’Afrique et expliquer comment et pourquoi la quasi-totalité des chiffres et des statistiques sur l’Afrique sont faux, très faux. Mais qui ont atteint leur but où les arbres mourants de l’Occident, grâce au bruit des faux chiffres ont réussi à se faire passer pour des îlots de santé économique et financière, alors que les plantes de la nouvelle forêt en germination de l’Afrique, dans leur silence sont passées pour celle qui étaient sur le point de mourir.

 

Lorsqu’en 1954, l’éditeur W. W. Norton reçoit sur sa table de lecture à New-York, un manuscrit comme tant d’autres, il ne peut se douter qu’il tient entre les mains un document révolutionnaire qui allait à jamais changer la perception que nous nous faisions d’une science, de la statistique et des chiffres. Et ce manuscrit s’intitulait : « How to Lie with Statistics » (Comment mentir avec des statistiques) d’un certain Darrell Huff. Ce livre sera traduit en plusieurs langues et utilisé par des millions d’étudiants de Sciences politiques et de sociologie du monde entier dans les année 60 et 70, pour comprendre les manipulations qu’on peut faire à partir des chiffres. Huff n’avait aucun diplôme en statistiques ou en mathématiques. Et son livre ne va contenir aucune technicité, aucune démonstration mathématique. Il était un simple journaliste attentif et dans son métier, il avait tout simplement compris comment les chiffres et les graphiques ne servaient pas à faire émerger la vérité des faits mais uniquement à consolider une pensée déjà émise, pour valider une messe déjà dite, une vérité construite pas très convaincante qu’on veut faire accepter facilement. La quatrième de couverture du livre dit ceci : « Huff dans ce livre, part de l'utilisation erronée des moyennes, pour arriver à des problèmes d'échantillons biaisés, en passant par des présentations graphiques trompeuses ». Après le livre « Le Prince » de Machiavel, c’est en absolu le livre le plus lu des politiciens et des économistes en Occident, parce qu’ à la conclusion, l’auteur donne une série de recettes pour bien mentir avec les statistiques et surtout comment garder un esprit critique et se protéger des données manipulées, qui vous sont présentées par les adversaires et comment les réinterpréter au mieux.

 

Les plus grands mensonges des statistiques du monde

 

La bonne sante presumée de l’économie suisse, ce qui est faux

Pour dire que la Suisse est la meilleure économie de toute l’Europe, on cite son taux de chômage qui est aux environs de 2 à 3%, alors que la moyenne européenne est de 10,5%, c’est-à-dire que la Suisse a 5 fois moins de chômeurs que les autres pays européens. Mais ce que ces informations ne disent pas est que nous sommes en train d’additionner les bananes avec les macabos et pour ensuite soustraire les maniocs. Ce qui est pour le moins déraisonné. Cela n’a pas de sens. Le mot chômeur n’a pas la même signification en Suisse que chez ses voisins. Afin d’avoir les chiffres toujours bien en ordre de son chômage aussi bas, les politiciens suisses ont bien pris la peine de mettre sur pied une armada de stratégies qui ne visent pas à connaître la vérité sur la situation du chômage en Suisse, mais plutôt pour confirmer les bons chiffres que ces politiciens doivent ensuite utiliser pour convaincre le peuple d’avoir à sa tête les meilleurs dirigeants de la planète.

Et en quoi ça consiste ?

En lisant attentivement le rapport sur le chômage en Suisse, que fait chaque mois le Secrétariat d’État à l’Économie (SECO), on constate qu’il ne prend en considération que les personnes inscrites au bureau du chômage appelé ici les Offices de Placement (ORP). Si pour les politiciens suisses, la totalité des chômeurs ne sont que ceux inscrit à l’ORP, on doit donc supposer que tous les chômeurs suisses s’inscrivent à cette institution ? Bien sûr que non. On est donc sidéré de constater qu’en Suisse pour être pris en compte dans les statistiques du chômage, il y a des conditions plutôt strictes : vous ne devez pas être bénéficiaire des aides sociales, même si vous croupissez dans 3 ans de misère sans emploi, vous ne devez pas être un invalide partiel, et si votre conjoint est un invalide, vous n’êtes plus comptabilisé sur la liste des chômeurs, même si toutes vos demandes d’emploi sont restées sans réponse positive depuis des années. Si vous vous êtes désinscrit ou n’avez jamais été inscrit à l’ORP, vous n’intéressez point les statistiques suisses. Pire, si vous ne touchez plus d’indemnité chômage parce que vous avez trop duré au chômage, vous êtes purement et simplement rayés des statistiques suisses sur le chômage. Parce qu’un chômeur de longue durée a forcément quelque chose à se reprocher.

Et les frontaliers ? Tous les frontaliers qui perdent leurs emplois en Suisse devraient être un indicateur de comment fonctionne l’économie du pays. Et bien non, lorsque l’armée de frontaliers perd son travail en Suisse, ils ne sont pas comptabilisés, afin d’éviter de faire ressortir une Suisse avec des problèmes similaires à ses voisins.

 

Mais à qui profitent ces statistiques truquées en Suisse ?

La réponse nous vient de l’activiste d’extrême gauche, Mauro Pereira Bento, publiée dans la revue « Europe Solidaire Sans Frontières » du 26 avril 2012, qui le justifie ainsi : « D’une part au Conseil fédéral et à son fidèle vassal, le SECO, qui à chaque présentation insiste sur la bonne santé de l’économie suisse et sur le fait que la crise mondiale ne touche pas le pays. Ces magnifiques statistiques leur donnent toute latitude pour persister dans leur immobilisme dans la refonte du droit suisse du travail. Droit ultra-libéral et clairement du côté des employeurs. D’autre part aux employeurs pour qui on met à disposition une réserve, cachée en plus, de main-d’œuvre de laquelle ils se servent allègrement pour continuer à accroître la pression sur les conditions de travail et sur les salaires des employés en place. Le Conseil Fédéral prévoit par ailleurs d’augmenter cette réserve, comme si elle n’était pas encore suffisante, de 12 500 personnes avec la suppression des rentes AI, dans le cadre de la 6e révision b, de cette loi ».

 

Pour comprendre les propos de cet activiste, il faut tout d’abord revenir au modèle politique suisse où il n’existe pas d’opposition. A la fin des élections, ce sont les gagnants et les perdants qui forment tous le gouvernement du pays. Cela s’appelle le « compromis suisse ». L’objectif affiché est de ne laisser en marge aucun parti politique qui pourrait être instrumentalisé par les trois pays voisins, France, Allemagne et Italie pour déstabiliser le pays à la recherche de la caisse, de l’argent du monde que la Suisse garde. Le revers de la médaille est que c’est donc tous ensembles que les politiciens se mettent d’accord pour mentir à la population, sans aucune possibilité de désaccord ou de fuite dans la presse. Le citoyen suisse est toujours cajolé de ces bons chiffres au niveau du chômage, mais aussi dans bien d’autres domaines, mais qui ne sont au fond que du maquillage des chiffres pour répondre à une exigence politique de susciter l’adhésion de tout un pays à toutes les décisions politiques des hommes et femmes au pouvoir.

Les politiciens suisses sont peut-être moins médiocres que ceux des pays voisins, mais n’empêche qu’ils sont eux aussi constamment à la recherche de bouc-émissaires ou d'écrans de fumée pour continuer de détourner l’attention de la population des maux qui fâchent et dont ils sont incapables de cogiter des solutions efficaces et durables. La Suisse vit une très grave crise même d’identité au cœur d’une Europe en proie aux problèmes financiers et sociaux et qui veulent tous sa disparition comme Nation. Et au lieu de s’attaquer à cela, les politiciens passent leur temps à rafistoler des statistiques truquées. Voici ce que j’écrivais à propos, en 2009 dans le quotidien suisse : « La Tribune de Genève » au lendemain du vote du référendum pour l’interdiction des minarets du 29 Novembre 2009 :

« Dans 6 mois ou 2 ans, qu’est-ce que le résultat du référendum aura changé dans la vie habituelle des habitants de ce pays, qu’ils soient laïques ou croyants? Rien. Et on n’a pas besoin d’être un spécialiste pour le prévoir.

Il ne se passera rien tout simplement parce que le type de problèmes qui afflige la Suisse en ce début du XXIème siècle n’est pas d'être pour ou contre les minarets. Le véritable problème est le genre de projets pour l’émergence d’une nouvelle société que toute la confédération doit encore inventer afin d’une part de conserver les acquis du passé, mais aussi et surtout pour survivre comme Nation et comme peuple dans une période de grande turbulence et de transition d’époque où le terrain semble bouger sous les pieds des personnes de la classe moyenne et tout ou presque leur semble être remis en question.

Il suffit de faire un tour dans les montagnes pour avoir la sensation du terrain que très probablement, c’est l’identité suisse qui semble en péril. Mais la menace ne viendrait pas d’un hypothétique complot islamiste ou moyen-oriental, mais des voisins chrétiens et Européens de la Confédération qui jour après jour ne manquent pas l’occasion de démontrer que la Suisse telle que chacun de nous la connaît et l’imagine est terminée.

L’année 2009 a été fertile en événements pour la Suisse. Après la crise que nous pouvons baptiser comme «l’affaire UBS », le président français Nicolas Sarkozy est venu à la charge avec la fameuse liste grise des paradis fiscaux. Ensuite, c’est la chancelière allemande Merkel qui a tiré les coups de semonce. Et que dire de l’affaire Kadhafi ? Ce dernier n’a-t-il pas tout simplement profité de la faiblesse d’une Suisse fragilisée par son manque de vision de l’avenir et par ses propres voisins ? N’est-ce pas faire montre d’une naïveté déconcertante que de croire que refuser le visa à des Libyens pour le sommet de Davos peut faire bouger une mouche à Tripoli ? C’est oublier que les mêmes voisins membres de l’espace Schengen semblent tous attendre la fin de l’Empire helvète. Comment expliquer sinon qu’au même moment où les autorités suisses se succédaient à Tripoli pour subir l’énième humiliation, toute la classe politique depuis le Président du Conseil italien Berlusconi au Ministre des affaires étrangères de la péninsule italienne, mais aussi le ministre de l’Intérieur, allaient à Tripoli pour un pèlerinage d’un autre genre pour jubiler avec le pays frère et l’ami Kadhafi des jalons à peine posés pour les lendemains meilleurs ? Dans ce contexte quelle valeur pourrait avoir le refus de visa Schengen à des Libyens pour Davos ? Aucune.

Dans son ouvrage « Introduction à la pensée complexe », Edgar Morin en créant la notion de Pensée Complexe, « ce qui est tissé ensemble » nous explique comment on peut faire jaillir la lumière des ténèbres grâce à l’ingéniosité déployée pour décortiquer la complexité du problème même.
Une des questions aujourd’hui est : La Suisse accepte-t-elle le formatage et la mise au pas que veut lui imposer l’Europe ? Que la réponse à cette question soit OUI ou NON, les conséquences seront lourdes et difficiles à vivre. N’est-ce pas à ces conséquences inévitables qu’il faut débattre et débattre encore afin de mettre les bases d’une refondation de la Suisse?

Il me plaît de conclure avec ces mots encore de Edgar Morin, prononcés en Septembre 2008 à Grenoble au forum organisé par le journal Libération: « la réflexion sur le monde d’aujourd’hui ne peut s’émanciper d’une réflexion sur l’histoire universelle. Les périodes calmes et de prospérité ne sont que des parenthèses de l’histoire. Tous les grands empires et civilisations se sont crus immortels – les empires mésopotamien, égyptien, romain, perse, ottoman, maya, aztèque, inca… Et tous ont disparu et ont été engloutis. Voilà ce qu’est l’histoire : des émergences et des effondrements, des périodes calmes et des cataclysmes, des bifurcations, des tourbillons des émergences inattendues. Et parfois, au sein même des périodes noires des graines d’espoir surgissent. Apprendre à penser cela, voilà l’esprit de la complexité. »

 

Allemagne / France : les faux chiffres sur le chomage

Officiellement, en 2012, l’Allemagne comptait 3 millions de chômeurs, c’est-à-dire 7,5% de la population active et la France 10,5% de chômeurs. Ces chiffres officiels sont faux et pour avoir les vrais chiffres, il faut au moins les multiplier par 2. En tout cas, c’est ce qu’a fait sur l’hebdomadaire français Marianne du lundi 13 Février 2012 Philippe Murer, professeur de finance à l’Université La Sorbonne de Paris. Monsieur Murer dit que pour être correct, la France a effectivement un taux de chômage de 21% et non 10,5% et l’Allemagne de 16% et non 7,5%.

 

Le trucage des budgets des états membres, un vrai sport dans l'UE

Le 16 Avril 2012, régnait à Bruxelles un climat des plus étranges. Les visages crispés des commissaires européens ne laissaient rien transparaître. Bouches cousues. Que s’est-il passé de si grave ou de si exceptionnel pour qu’il y ait une atmosphère aussi pesante ? Rien à faire. Personne ne veut parler. Il y a quelque chose d’intéressant chez les Européens, c’est qu’il suffit d’être patient et tôt ou tard, un des 27, maintenant 28 va vendre la mèche, va chanter. Le lendemain, aucune une des journaux ne reportait la moindre nouvelle en provenance de la commission européenne. Mais le 18 Avril 2012, à peine 48 heures plus tard, c’est en Roumanie que nous aurons la réponse à tant de mystère. A la une du quotidien Adevarul, on pouvait lire cette phrase :

« Guvernele UE obligate să se angajeze să transmită date statistice corecte »

Traduit, cela signifie plus ou moins à ceci : « (désormais) Les gouvernements européens obligés à présenter des statistiques vraies »

Le journal explique que l’Union Européenne, prise dans le tourbillon du mensonge des statistiques grecques et le sport national préféré des gouvernements nationaux européens qui est celui de présenter de fausses statistiques toutes portant à embellir leurs comptes et tromper la capacité de jugement des bailleurs de fonds sur les marchés financiers, la Commission Européenne s’engage sur 2 voies radicales pour obliger les Européens à ne plus mentir sur leurs comptes :

La première est le changement des règles statistiques en vigueur et si possible, son uniformisation. Aujourd’hui dans les 28 pays de l’UE, il existe 28 règles statistiques différentes, chacun créant ce qui l’arrange le plus en fonction du meilleur score qu’il veut afficher aux bailleurs de fonds.
La deuxième voie encore plus humiliante est que la nomination des Agences Nationales de statistiques ne soit plus faites sur base politique. En d’autres termes, puisque les politiciens européens n’inspirent aucune confiance, il faut avoir des comptes et des statistiques qui s’approchent le plus de la vérité, choisir des directeurs des agences nationales parmi des personnes qui ne sont pas encore polluées par les mensonges systématiques des politiciens.

C’est sur ce deuxième point que le journal Adevărul est encore plus précis en citant le document interne même que la Commission européenne a fait arriver aux États et qui dit ceci :

« Ces Directeurs d’Agences Nationales de Statistiques devront décider de manière indépendante pour tout ce qui concerne l’élaboration, la production et la diffusion des statistiques ainsi que la gestion de l’activité des instituts de statistiques. Chaque État membre devra respecter “au plus haut niveau politique” le code des bonnes pratiques des statistiques européennes. (…) Ce document sera contresigné par la Commission, et Eurostat sera chargé de superviser le respect des engagements pris ».

Mais que s’était-il passé avec la Grèce et comment a-t-elle réussi à mentir sur ses statistiques ?

Pour le savoir, faisons un pas en arrière et rentrons en 2010, en pleine crise de liquidité pour la Grèce, à la une du quotidien britannique The Independent, du 15 février 2010, on peut lire ceci : " Goldman Sachs : la connexion Grecque". Dans cet article, le journal nous explique que c’est cette fameuse banque américaine qui fera faillite entraînant avec elle toutes les casseroles de la fragilité du capitalisme débridé occidental, donnant le coup d’envoi à la crise financière de 2008 qui va aider la Grèce pendant de longues années à mentir sur ses comptes, à publier de fausses statistiques et tromper les marchés. Pour y parvenir Goldman Sachs, dirigé par un certain Mario Draghi, va mener plusieurs opérations de cafouillage pour prêter de l’argent à la Grèce, sans que cela résulte aux comptes du pays comme de la dette. Le quotidien britannique écrit plus précisément : « En 2002, après un accord avec les autorités grecques, Goldman Sachs verse un milliard de dollars au gouvernement grec dans une transaction appelée 'swap de devises'. Si ce type d’opération représente une manière très onéreuse de lever de l’argent, elle a l’avantage de ne pas être considérée comme une dette" Le journal précise que presque tous les pays européens ont recouru à de tels artifices de montages financiers mensongers, comme l’Italie avec la banque américaine JP Morgan avant l’entrée de l’Italie dans l'Eurozone, avant de conclure que puisque tout le monde triche les comptes en Europe, l’Union Européenne aura du mal à fixer la taille même du vrai trou financier de tous les pays faisant partie de la monnaie unique l’Euro, en ces termes :

 

« Les inquiétudes sont nombreuses quant à "la taille et l’ampleur de ces types de montages financiers qui restent obscures, notamment pour Eurostat, le bureau des statistiques de l’Union européenne. Ce dernier s’est notamment plaint de l’opacité des finances de tous pays membres ».

 

Les faux comptes des régions européennes

Le suffrage universel étant basé sur un catalogue de mensonges et très souvent, gagne les élections celui qui est capable d’inventer le plus gros mensonge, en Europe, ce ne sont pas seulement les pays qui truquent les bilans, falsifient les comptes, publient les chiffres mensongers pour sembler le paradis sur terre et mieux berner leurs populations. Depuis quelques années, mêmes les régions et les communes s’y sont mises. Un exemple très édifiant nous est fournis par l’Agence italienne d’information ANSA dans sa dépêche du 26 octobre 2006 avec le titre :

« SANITA': MARRAZZO, BUCO LASCIATO DA CENTRODESTRA, EREDITATI 10MLD DEBITO.”

Traduit : Santé : le nouveau président de la Région de Lazio, Marazzo, dit que le parti de droite lui a laissé un trou financer, une ardoise de 10 milliards d’Euros seulement pour le système sanitaire de la région.

De quoi s’agit-il ?

En 2005, après 5 ans de pouvoir de 2000 à 2005 à la tête de la région de Lazio, c’est-à-dire à Rome, le parti de Droite de Silvio Berlusconi raconte en campagne électorale qu’ils avaient assaini les comptes de la région et que par exemple, dans la caisse des hôpitaux, ils avaient même réussi à créer des excédents. Le parti du « Cavaliere » avait même inventé un slogan-pseudonyme pour appeler son parti, c’était le surnom de « PARTITO DEL BUON GOVERNO » (Parti de la bonne gouvernance). Grâce à ce bon bilan, tous les sondages les donnent gagnants, jusqu’à l’explosion d’un scandale de type Watergate où le président de la région Storace avait fait installer des micros pour espionner ses adversaires politiques. A cause de cela, la campagne électorale terminée, les résultats proclamés disent que c’est la gauche qui a gagné les élections. A peine un an aux affaires, c’est le nouveau président Marazzo, qui convoque les journaux ce 26 octobre 2006 pour annoncer sa macabre découverte : les comptes si rigoureux en campagne électorale, ont en réalité été truqués et qu’il se retrouvait avec un trou financier pour les seuls hôpitaux de la province, de 10 milliards d’Euros. Ce brave journaliste devenu politicien (choix très discutable, mais une vraie tradition en Occident), avait préféré rendre la chose publique pour ne pas être accusé à la fin de son mandat de mauvaise gestion. Les italiens découvraient médusés que leur modèle démocratique n’était pas aussi vertueux qu’ils l’avaient imaginé. Le bon catholique Marazzo est un homme pieux, vertueux qui ne se prête pas à ces raccommodages honteux. Il décide alors de mettre sur la place publique un vrai sport national. Mais il le payera très cher, puisqu’il sera obligé de démissionner après que des agents de la police italienne chargés de sa sécurité aient récolté un maximum d’informations sur sa vie privée et ses nombreux vices dont le plus grave était d’être un bon catholique le jour, et la nuit, en plein Rome avec le Vatican à peine endormie, il se rendait dans un quartier malsain de Rome pour des jeux érotiques avec des prostituées d’un genre nouveau : des hommes qui ont gonflé les seins pour devenir des femmes en haut, mais ont maintenu le sexe pour rester des hommes en bas.

 

Les régions qui truquent les bilans pour escroquer l’état central

Je risque souvent le lynchage lorsque je dis qu’en Afrique il n’existe pas de corruption, mais d’incivilité de la part des fonctionnaires et politiciens. Parce que lorsqu’on compare leurs actes à ceux de leurs homologues européens, on a envie de dire qu’ils sont plutôt des anges. Il y a quelques années, une ONG européenne dans son sport préféré de dénigrement du continent africain, avait classé un pays africain comme étant le pays le plus corrompu au monde. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai vite sauté sur ma chaise en m’écriant : « mais c’est une blague ! ». Que ce soit une ONG européenne qui dise qu’un pays africain est le plus corrompu au monde, c’est une blague de mauvais goût pour être très gentil et ne pas les traiter de racistes caractérisés, vu le degré de corruption qui est pratiquement à tous les niveaux de la vie politique de nombreux pays européens. L’histoire qui va suivre est l’exemple même de l’ingéniosité des politiciens européens même dans le crime. Il ne viendrait à aucun politicien régional africain de falsifier les bilans, avec le seul but d’escroquer l’État central.

Dans les années 1990, il y avait une curieuse mode en Afrique subsaharienne, accompagnant leur «printemps arabe » avant l’heure. Et c’était les revendications des partis d’opposition. La première était : l’Organisation de la « Conférence Nationale Souveraine ». Je n’ai jamais bien compris d’où ils avaient pris ces mots qui au fond ne voulaient rien dire dans des pays où le concept d’État Nation est méconnu et où le mot souveraineté tourne au pugilat tribal. Soit, ce n’est pas cela qui nous intéresse dans notre analyse. Mais la première proposition qui figurait au programme de tous ces partis d’opposition et c’était : « l’Autonomie Régionale ». Ce concept magique semblait pouvoir résoudre tous les problèmes africains de l’eau potable à la création d’hôpitaux et des écoles ; tout cela sans jamais dire d’où devait venir l’argent pour le faire. Pour eux, il suffisait de faire comme les Européens, de rendre les régions autonomes et tout allait marcher comme sur des roulettes. Ce que les Européens, qui crient sur tous les toits partout d’avoir le meilleur système politique du monde cachaient en revanche, c’était que le surendettement publique des pays européens commence à partir de l’établissement de ces doublures de parlement régionaux, des gouvernements régionaux, parce qu’ils ont décuplé les comportements malsains des politiciens pour qui les chiffres de la comptabilité régionale sont une sorte de jeu de Monopoly, où on peut juste piocher ne carte et faire un tour par la case de départ à la capitale pour encaisser quelques milliards d’Euros au passage. C’est en tout cas ce qu’ont découvert les magistrats de Pescara dans le centre d’Italie, le procureur, Nicola Trifuoggi et ses deux vices : Giampiero Di Florio et Giuseppe Bellelli, qui en mettant sous écoute téléphonique un homme d'affaire sulfureux dont le train de vie ne correspond pas à ses revenus déclarés, vont plutôt tomber sur une des histoires les plus sordides de l'escroquerie politique propre à la démocratie du suffrage universel.

Nous sommes en février 2008. Les magistrats qui imaginaient entendre parler de drogue ou de trafic d’armes, écoutent les politiciens se succéder pour truquer les chiffres, pour manipuler le bilan afin de dissimuler le gouffre financier du système de santé régional de l’Abruzzo. Les pertes sont systématiquement cachées pour donner l’impression à l’État Central que tous les comptes sont extraordinairement bons et obtenir des remboursements de la cote part qui revient l’État. Ils entendent ainsi qu’en 2006, alors que le système de santé doit déposer le bilan pour mauvaise gestion, c’est l’inverse qui se produit. Les comptes présentés à Rome sont tellement exemplaires qu’un premier remboursement en octobre 2007 sur ces fameux comptes-bidon de 2006, de 1 milliard d’Euros est versé à la Région. Vont suivre ensuite chaque année des versements de 420 millions d’Euros. Les enquêteurs ne sont pas au bout de leurs surprises lorsqu’ils découvrent deux choses : la première est que tous les partis politiques, du pouvoir régional et de l’opposition étaient trempés. Ils donnaient évidemment l’impression de se chamailler en public, pour ensuite se partager le butin escroqué à l’État central de Rome. La deuxième chose la plus surprenant est qu’à la veille de la dissolution du gouvernement du Romano Prodi le 24 Janvier 2008, le président de la région, le chef de gang de cette escroquerie, va organiser au parlement de Rome, un dîner auquel participent, le président du Sénat (Franco Marini), le Ministre de l’Économie et des Finances (Padoa Scioppa), c’est-à-dire, celui qui aurait dû surveiller les comptes des régions puisque c’est ce ministère qui paye les contributions de l’État. Mais encore plus incompréhensible, c’est la participation à ce dîner du Président du Conseil Italien, Romano Prodi. Moins de 24 heures avant d’être démis de ses fonctions, il participait à un dîner durant lequel le chef-bandit DEL TURCO lui a remis un dossier encore truqué de la situation des comptes intenables de sa Région.

Comment tout cela s’est terminé ?

Le 22 Juillet 2013, Del Turco a été condamné avec ses 7 complices (de tous les partis politiques) à 9 ans et 6 mois de prison ferme, pour Délit d'Association de malfaiteurs, corruption, concussion, faux et usage de faux.

 

Les chiffres sur la croissance chinoise sont faux

Chaque pays du monde fabrique ses propres chiffres, en fonction des objectifs stratégiques bien définis. Durant les décennies précédentes, la Chine commettait une erreur très grave, celle des plans dit quinquennaux à travers lesquels on fixait des objectifs à atteindre dans la production et la consommation des ménages. Une telle programmation est utile pour optimiser les ressources à disposition afin d’obtenir un meilleur résultat, sur le plan économique. Mais aujourd’hui, l’économie n’est plus seulement le concret, le palpable du terrain. Aujourd’hui, l’économie est en très bonne partie du bluff. Parce que la richesse des entreprises, comme celle des Nation est avant tout une notion de perception. Une entreprise vaudra 100 et non 10, pas parce qu’elle vaut 100, mais parce que je crois qu’elle vaut 100.

Le 17 juillet 2013 dernier, madame Anne Stevenson-Yang, fondatrice J Capital Research basé à Pékin est invitée à une conférence organisée par the Economist Intelligence Unit à Sydney en Australie. Elle révèle alors que les chiffres sur la croissance chinoise que tous les investisseurs des banques du monde attendent anxieusement, sont tous faux. Elle affirme qu’en Chine, il n’existe pas de statistique sur la croissance. Mais plutôt des objectifs de croissance que l’État se fixe et que par un jeu de passe-passe on fait passer pour le résultat des statistiques. Ce qui est faux. Elle dit plus exactement ceci :

"China's GDP growth target isn't generated by the statistics; the statistics are generated by the target - it's a political system"  En d’autres termes, les chiffres de la croissance chinoise font partie de la stratégie politique du pays et non d’un quelconque prélèvement sur le terrain de donnés. Elle va enfoncer le clou pour dire ceci:

 

“Actual Chinese consumption growth are stagnant or shrinking despite official statistics saying it is growing by more than 10 per cent a year. By many standards you could say that China is actually not growing at all," C’est à dire que les statistiques officielles chinoises dissent que la croissance chinoise est de 10%. Mais en réalité, pour être plus réaliste, elle est de 0%. 

 

Mais pour un Africain, l’important n’est pas de faire du commérage contre la Chine pour raconter qu’elle se comporte comme les autres pays occidentaux en en truquant ses comptes pour les glorifier. L’important est pour nous de comprendre POURQUOI ? Pourquoi la Grande Chine a-t-elle besoin de mentir sur ses statistiques ? Sur ses prévisions de croissance ?

La réponse est très simple et risque de surprendre plus d’un. C’est parce qu’elle a besoin d’attirer des investisseurs étrangers toujours nombreux à mettre leur argent dans l’économie chinoise. Si vous dites à quelqu’un que votre pays va mal, plus personne ne voudra y risquer son argent. Dire que la croissance chinoise est à deux chiffre a eu l’effet escompté par les dirigeants, de voir pleuvoir des milliards de dollars de capital que chacun voulait y mettre pour profiter de la rente de 1,3 milliards de consommateurs. Comme bluff, c’est un coup de maître. Tous sont tombés dans le panneau et pendant les années. Ensuite cette croissance est vraiment arrivée, mais après le bluff et grâce au bluff. A l'inverse, lorsque ce sont les africains eux-mêmes à continuer à chanter partout que l'Afrique est pauvre, ils ne savent pas qu'ils contribuent à faire fuir tout potentiel investissement et du coup, ceux qui viennent sont des rentiers, des mafieux qui souvent pèsent financièrement plus lourds que les Etats eux-mêmes.

 

Comment tous les chiffres sur l’Afrique sont faux ?

Nous venons de voir que dans l’ensemble, les chiffres et les statistiques fournis par la quasi-totalité des pays dans le monde sont faux. Et ils ont quelque chose en commun, c’est d’embellir les situations économiques, souvent catastrophiques. Il existe une manière encore plus discrète de rendre ces chiffres encore plus fabuleux. C’est de trouver un souffre-douleur, un « boutoukou », un « Mougou », un « Belge » comme on le dit dans le milieu de la finance à Wall Street, un pigeon qui ne pige rien à qui on va attribuer des chiffres tout aussi faux, mais à l’inverse.

Pour comprendre comment les chiffres des statistiques ne correspondent à rien du tout, posons deux questions très simples pour l'année 2011 :

1- Quels sont les 10 pays les plus riches du monde ?

2- Quels sont les 10 pays les plus pauvres du monde ?

Pour être certains que nous n'allons pas demander à des communistes de la Corée du Nord et l'autre à la Suisse, avec des réponses contradictoires, posons ces questions à trois organismes dans la même ville : Washington. Et ces organismes sont : La Banque Mondiale (BM), le Fond Monétaire Internationale (FMI) et la CIA avec son fameux World Factbook. Le World Factbook est une sorte d'Almanach que la CIA, le centre pour l'espionnage extérieur américain publie chaque année en présentant pour chaque pays, la situation politique, économique et militaire.

 

A la première question, ces troisorganismes n'arrivent pas à se mettre d'accord. Chacun d'eux a une idée différente sur les 10 pays les plus riches du monde. A la deuxième question, SURPRISE ! Ils sont tous unanimes de dire que ce sont les pays africains qui sont les plus pauvres du monde. 
Je vais vous expliquer pourquoi ces organismes mentent sur l'Afrique.

En voici trois raisons principales :

Source des données : dans la réponse à la première question, les données sont fournies par chacun des pays. Alors que ces organismes ne prennent jamais au sérieux les chiffres communiqués par les pays africains. Ils fabriquent alors dans leurs cuisines de Washington, par supposition et extrapolation, les chiffres sur l'Afrique.

 

Incohérence des faits : Les pays dits riches, sont ceux qui disposent de toutes les institutions, possible pour traquer les différentes opérations qui vont rentrer dans le calcul du PIB. Alors qu'en Afrique, le manque de ressources fait souvent qu'il n'existe même pas le département de statistiques dans certains pays. La conséquence logique aurait donc été que ces trois organismes soient d'accord entre eux pour déterminer les pays les plus riches et être divergents là où les chiffres font défaut justement. Or on constate plutôt que c'est le contraire qui se passe sous nos yeux, sans que quelqu'un puisse s'indigner d'un tel mensonge brut, mal agencé et trop évident. Cette unanimité sur l'Afrique est suspecte et nous indique à croire que la décision de mettre l'Afrique au bas de l'échelle ne résulte d'aucun chiffre remonté depuis les territoires, mais d'une simple supposition et ajustement, de la part des gens qui n'ont jamais mis les pieds en Afrique et qui ne la connaissent qu'à travers des films racistes qui peignent une Afrique toujours sauvages et où les animaux sont mille fois plus importants que les humains.

La plupart de ceux qui élaborent depuis Washington des chiffres sur l'Afrique, sont des racistes blancs qui ont besoin d'une Afrique pauvre pour justifier l'existence même de l'institution qui les paye. Alors on abonde à outrance, dans le sens des fantasmes de la supériorité raciale, avec une Afrique à terre qui signifierait le triomphe de la race de celui qui élabore ces chiffres.

 

Le ridicule des Africains qui vivraient avec moins d'un dollar par jour 

La sommité de la stupidité des pseudo-experts sur les statistiques mondiales est cette boutade des africains qui vivraient avec moins d'un dollar par jour. Un tel chiffre est complètement farfelu et ce, pour plusieurs raisons :

Economie non monetarisée :

Ceux qui ont balancé ce chiffre résident à Washington. Et comme ils n'ont jamais mis pied en Afrique, ils ne savent pas que 70% de la population africaine vie dans les villages, que dans ces villages, pratiquant l'agriculture ou l'élevage de subsistance, quelqu'un peut passer facilement une semaine et pourquoi pas un mois sans toucher à l'argent, sans que cela signifie mourir de famine. Alors qu'à Washington on peut crever de famine si on n'a pas quelques pièces pour acheter le Hamburger.

 

Dénominateur commun dans la comparaison :

Ceux qui ont dit que l'Africain vit avec moins d'un Dollar ont appliqué uniquement leurs vérités et n'ont minimement pas pris en compte la réalité très différente africaine. Ainsi, puisque l'Africain de toutes les façons, mange deux ou trois fois par jour, cherchons à attribuer une valeur à son plat. Lorsque je suis dans les villages camerounais, qu'ils soient de la forêt ou de la savane, le petit déjeuner normal pour la population consiste à un plat de bouillon avec la viande de brousse, pangolin, antilope, biche, crocodile etc.

Question : En comparant la qualité de nourriture mangée par un habitant de ces villages et un habitant de Washington on peut déjà conclure qu'à Washington, il faut être un millionnaire pour manger une biche sauvage, sans OGM. En effet, un kilogramme de biche élevée importée d'Afrique du Sud coûte 43 dollars. Un kilogramme de biche ou d’antilope, sauvage dit de brousse coûterait le double, c'est à dire environ 90 dollars. Et comme le plat du petit déjeuner africain est fait d'environ 600 grammes de cuisse ou d'épaule, on peut dès lors conclure que l'habitant du village camerounais au petit déjeuner, consomme pour 50 dollars seulement en viande, sans compter son manioc BIO et le vin de raphia bio qui l'accompagnent, sans aspartame, sans sucre ajouté, ou l'eau naturelle puisée à la source pure du coin. Au même moment, l'habitant moyen de Washington a pris son petit déjeuner avec un menu hamburger dans une restauration rapide, avec une viande, qui est hachées (écrasée), comme si on n'avait pas de dents, pour la seule vraie raison de ne pas révéler qu'il ne s'agit que des déchets de viandes, des graisses qui auraient dû partir à la poubelle, si c'était en Afrique. Sur la base de ce dénominateur commun de la valeur et de la qualité des aliments qui sont digérés par un américain et un camerounais, on peut dire que le premier mange des déchets de nourriture pour 5 dollars au petit déjeuner alors que le camerounais mange pour 50 dollars d'une nourriture bien génuine. C'est à dire, 10 fois plus cher.

Question : qui est le pauvre entre celui qui mange les déchets de viande et l'autre qui mange de la viande sauvage de premier choix ?

 

La qualité de la vie :

Est-il mieux d'avoir les meilleurs médecins du monde et vivre dans un endroit pourri pour travailler toute sa vie pour payer ces médecins pour nous ramener à l'équilibre ou bien de vivre dans un endroit où il n'y a aucun médecin, aucun hôpital, mais en échange, aucune pollution, aucun stress, aucune contamination alimentaire ? Est-il mieux de vivre entouré de milliers de dentistes avec une alimentation aussi pauvre qui fait pousser les dents de toutes les parts et on est obligé de s'endetter pour payer ces dentistes pour corriger la nature polluée par les humains ? Ou bien de vivre dans un endroit sans dentiste, mais où l'alimentation naturelle à base des fibres restitue naturellement une des meilleures dentitions du monde avec des dents toujours blanches ? Pendant des années, j'ai été convaincu que nous étions les plus pauvres de la terre, parce que nous ne pouvions manger de la nourriture importée (de France), nous ne pouvions aller chez un médecin etc. C'est avec le temps que dans mon propre pays, le Cameroun, en observant ceux là dit de la petite bourgeoisie, considérés des « évolués » parce qu'ils ne mangeaient pas nos nourritures de pauvres, mais essentiellement des produits importés de France, que j'ai compris qu'ils avaient paradoxalement toutes les maladies que nous du bas peuple ne connaissions pas : cholestérols, maladies cardiovasculaires, les yeux pour les enfants, les dents etc. Nous étions comme des végétariens forcés. Mais c'est en comparant cette vie supposée de grande misère avec celle des pauvres américains qui n'ont jamais accès aux légumes, pas de fruits, que j'ai compris que nous étions des pachas. Cette classe pauvre américaine se nourrit essentiellement de graisse et du sucre. Certains ne savent même pas ce qu’est un légume. Le seul légume qu'ils connaissent c'est la salade. Or la science biologique nous atteste que la salade comme la plupart des légumes crus est complètement inutile à l'organisme de l'humain, parce que nous sommes des omnivores et non des herbivores. Ainsi, l'estomac humain prend les feuilles de salade et les renvoie directement aux excréments, sans aucun apport dans le corps humain. Curieusement, cette feuille de salade que les firmes de restauration rapide américaines mettent dans leur hamburger sera pour la plupart, le seul légume qu'ils vont se vanter d'avoir manger durant un mois. C'est comme cela que cette classe moyenne africaine qui veut copier même l'alimentation des européens, en mangeant la salade en entrée comme pour faire chic, renonce sans le savoir à des légumes riches du terroir africain qu'ils appellent par ignorance : « bourratif », et ils sont ainsi exposés sans s'en rendre compte aux mêmes nombreuses maladies que les occidentaux, avec l’aggravante qu'ils n'ont pas le même nombre de médecins à disposition, encore moins d'hôpitaux. Certains sont allés même jusqu'à renoncer à l'huile de palme, principale source de vitamine A et D depuis des siècles en Afrique. Et le plus curieux de toute cette histoire est que c'est sur eux et uniquement sur eux que les pseudo-experts de Washington vont baser toutes les statistiques en extrapolant les données à la population totale, alors que dans l'ensemble, les autres sont plus en santé qu'eux, même sans hôpital. Cette majorité paysanne meure plus à cause de la malaria que de la crise cardiaque ou de l'asthme.

 

L'espace :

Il est curieux de se rendre compte que l'Africain qui est supposé vivre avec moins d'un dollar par jour, dispose d'un espace vitale 10 fois supérieur à l’Américain moyen. En Afrique, il y a un mot pour désigner les maisons exiguës en Occident : les « boites de sardines ». C'est tout simplement pathétique de savoir que les 70% des africains qui vivent dans les villages et qu'on définit comme les plus miséreux au monde ont une richesse qui n'est jamais comptabilisée dans les 1 dollar par les pseudo experts de Washington et c'est l'espace à leur disposition, c'est l'espace de vie. S'ils ne pèsent pas 200 kg, ce n'est pas parce qu'ils ne mangent pas assez, mais bien parce qu'ils marchent beaucoup et pour marcher, il faut avoir une surface conséquente à disposition, il faut avoir un grand espace, ce que les autres qui vivent avec plus de 5 dollars, n'ont pas.

 

Lumière :

Les africains ne le savent pas, mais la Lumière est une richesse. Elle est si présente partout en Afrique qu'on oublie même qu'il y a des peuples qui n'en ont pas suffisamment, surtout en Occident, surtout en hiver. Et pour savoir que la lumière est une richesse, il faut remonter à l'empereur romain Jules César né le 13 juillet de l'an 100 avant notre ère et mort probablement le 15 mars 44 de notre ère. C'est l’empereur romain, bête noire des chrétiens, parce que c'est celui dont les documents historiques retraçant son règne, supposé être celui sous lequel naît Jésus ne donne aucune trace de l'existence tout au moins jusqu'en l'an 44 de notre ère d'un monsieur appelé Jésus. C'est ce qui fera dire au pape Benoît XVI dans le deuxième tome de son livre « Jésus de Nazareth » qu'on s'est trompé sur l'âge de Jésus. Et selon vous de combien d'années ? De 44 ans bien sûr.

Revenons à Jules César dont nous savons presque tout. C'était un écrivain, un penseur très futé, avant d'être politicien. Il est le premier à donner une valeur économique à la lumière, tout au moins, à celle qui entre dans la maison. Il va ainsi créer un impôt qu'il appelle : « Ostiarium » pour taxer les portes et les fenêtres en fonction de leur grandeur et de leur nombre dans une maison. Pour Jules César, la richesse d'un citoyen se reconnaît et se mesure en fonction de la quantité de lumière qui entre chez lui. C'est le tout premier impôt sur le revenu. Le revenu symbolisé par les fenêtres et les portes. Au 17ème siècle, juste après la fin du moyen-âge, ce sont les Britanniques qui vont pour la première fois apporter un correctif à l'impôt de Jules César et dire qu'une porte ne peut pas être considérée comme une richesse car on est quand même obligé de rentrer chez soit et surtout que de la porte n'entre pas beaucoup de lumière. Le roi Guillaume III en 1696 va introduire l'impôt sur la fortune tout simplement en se basant sur la quantité de lumière qui entre dans une maison à travers ses fenêtres, parce que si vous habitez un 9m2, il est évident que vous ne serez pas préoccupé d'y mettre 4 fenêtres. Parce que plus vous êtes pauvres, moins vous vous préoccupez de la lumière qui entre dans votre maison et plus vous êtes riches et plus cela devient une exigence, une priorité avoir de la lumière à la maison. Cet impôt sera progressivement introduit dans plusieurs pays européens. Par exemple, en France, c'est à partir de la Révolution Française qu'on va instaurer cet impôt qui va créer comme conséquence immédiate une spécificité française : les toilettes sans fenêtre. Si dans toute l'Europe, les toilettes sont avec le salon la pièce la plus aérée, en France, c'est encore de nos jours la pièce où la lumière n'entre pas, et donc, pas d'oxygène. Une autre conséquence ce sont les toits au dessus desquels il y a des ouvertures pour l'aération, parce que ce genre d'ouverture n'étant pas une vraie fenêtre, pouvait laisser passer la lumière sans être prise en compte par l'administration fiscale. Le Royaume Uni va abolir cet impôt en 1851, en France en 1926 et dans tous les autres pays européens, sur la pression des médecins qui avaient constaté l'apparition du rachitisme, parce que sans lumière, pas de vitamine D et sans vitamine D, pas de croissance. L’Afrique a une richesse qui n'est pas prise en compte par les spécialistes des statistiques. Le plus ridicule de tout ça est lorsque certains africains, vont copier la France et le Royaume Uni jusqu'à leur bêtise comme les toilettes sans fenêtres un peu partout en Afrique francophone. C'est à dire qu'on est à tel point manipulé qu'on renonce volontiers à une richesse qu'on a : la lumière.

 

Mais pourquoi ces mensonges sur les statistiques africaines ?

La réponse la plus cruelles est dite par Alexandre Delalgue, professeur d'économie à Saint Cyr dans un article publié le 13 janvier 2013 avec le titre aussi évocateur : « L'Afrique va mieux qu'on ne le pense » il explique pourquoi on continue de raconter des mensonges sur l'Afrique. Dans un chapitre intitulé : "Ce que nous croyons savoir est faux", il écrit:

« Tous les discours tenus sur l'Afrique sont fondés sur des données statistiques totalement fausses. (...) Cette illusion perdure parce qu'elle arrange beaucoup de monde. Les économistes (occidentaux) du développement, qui ont passé leur carrière à analyser les différences de parcours et expliquer le sous-développement africain, n'ont pas tellement envie de reconnaître que tous leurs travaux n'ont été en fait que du commentaire de bruit statistique. Les gouvernements bénéficiaires de l'aide internationale n'ont pas tellement envie de reconnaître que leur pays est plus prospère qu'on le croyait, car cela risquerait de réduire des flux d'aide importants pour le budget de l'Etat; Les organismes donateurs n'ont pas très envie de reconnaître que leurs décisions d'allocation de l'aide internationale ont été fondées sur des statistiques totalement fausses ».

Dans un autre article très ironique et humoristique publié le 27/02/2008 avec le titre : "Quand l’Afrique s’éveillera, la France l’enverra se recoucher", l'économiste Hugues Serrat, explique pourquoi les économistes occidentaux s'obstinent à publier les faux chiffres sur l'Afrique avec ces termes :

« On aimait bien les Chinois lorsqu’ils étaient pauvres. Mais ces irresponsables se sont enrichis (...) Franchement, c’est à vous dégoûter de prendre d’assaut les rues de Seattle si, dans un bel ensemble, les pauvres d’hier passent leur temps à s’enrichir, rendant nos discours de principe aussi creux qu’une assiette à potage. Il nous reste pourtant, et c’est assez réconfortant face à tant de désespérance tiers-mondiste, l’Afrique et ses difficultés chroniques (...) Traversé de conflits ethniques, pré carré de nos multinationales et de nos organisateurs de rallyes automobiles, écrasé par les pandémies, brisé par la désertification, le continent noir reste indéfectiblement fidèle à notre vision de la pauvreté méritante, une pauvreté présumée exogène, western made, naturellement entretenue par notre égoïsme de nantis pâles et obèses. Formidable ! C’est bien simple, sans l’Afrique, que nous resterait-il à exiger de l’OMC, au-delà de la défense de nos propres intérêts face à ceux des Américains, des Néo-Zélandais ou des Polonais ? «(...) L’Afrique a ceci de pratique qu’elle autorise la permanence d’un discours tiers-mondiste obsolète ailleurs dans le monde. Elle nous permet de prétendre que le tropisme antilibéral de la France est un discours de générosité, comme si la fermeture de nos frontières à la bimbeloterie asiatique servait en fait à exiger une amélioration du niveau de vie de l’ouvrier chinois. Que la PAC soit le principal frein à l’émergence d’une agriculture africaine performante n’a pas d’importance, la France pouvant défendre, dans le même souffle grandiloquent, les aides européennes à nos exportations de poulet de batterie et la création d’une illusoire sous-taxe Tobin (…) L’Afrique ne s’est pas encore éveillée. Et des petits pays comme le Botswana prennent un chemin encourageant. Mais qu’elle relève vraiment la tête et on verra ce qu’on verra… La France, que nul n'en doute, saura la rappeler à sa mission de poster boy de la pauvreté éternelle ». 

Des pays africains commencent à contester ces statistiques : le Ghana

En 2010, le Ghana est le premier pays africain à contester officiellement les chiffres que les pseudos experts de Washington lui attribuaient. Notamment le système du calcul de son PIB, qui, depuis des dizaines d'années, se basait uniquement sur des domaines bien établis comme ses exportations de cacao, ses importations de pétrole et oubliait carrément les nouveaux secteurs en plein essor, comme la télécommunication, l'informatique, la bureautique et la bijouterie. Conséquence ; le nouveau PIB ghanéen a bondi de 60% en 24 heures. Et c'est depuis lors que le Ghana est cité comme étant un exemple de pays stable avec une forte croissance.

 

Conclusion

Est-ce qu'en corrigeant ces faux chiffres des statistiques sur l'Afrique, on peut dire que tout va bien sur le continent ? Bien sûr que non. Sur le plan des vraies statistiques, l'Afrique va plutôt très bien. Mais sur le plan général, les populations ne ressentent pas les fruits de cette évolution, de cette croissance. Parce que la structure économique de l'Afrique est la copie grossière du capitalisme primaire avec ses dérives et toute son inégalité sociale. Ainsi, le fruit de la croissance est confisqué par une poignée d'individus qui arrivent dans de nombreux pays à constituer de vrais cartels empêchant l'éclosion de nouvelles fortunes.

- Quelle solution à ce déséquilibre qui s’amplifie toujours plus ?

- Comment réussir une plus grande redistribution des fruits de la croissance africaine pour sortir le plus grand nombre de nos populations de la misère ?

Les réponses à ces deux questions passent par le complet changement de la composition des nouvelles classes sociales. Une des principales conséquences de l'occupation coloniale avec l'obligation pour les nationaux de ne gagner leur vie qu'à la dépendance d'un patron blanc, c'est à dire l'interdiction aux nationaux d'exercer des activités autonomes, indépendantes et être leurs propres patrons, a fait des africains, des éternels salariés. La quasi totalité des africains qui font des études supérieures pensent par erreur que leur réussite professionnelle dans la vie passera forcément par la chance de décrocher un bon poste comme haut fonctionnaire ou comme cadre dans une entreprise multinationale. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'aucun salarié ne s'enrichit. Lorsqu'on regarde le classement des millionnaires américains, le détail sur leur vie nous révèle ensuite que 70% sont faits des gens qui se sont battus en créant leurs propres entreprises, souvent en partant de rien, alors que les restant 30% sont des personnes ayant hérité de grandes fortunes. Dans ce chiffre, il n'y a aucun salarié.

En Afrique, la croissance fait profiter surtout aux entreprises multinationales présentes, puisque les nationaux sont pour la plupart des salariés dans ces entreprises. Mais pourquoi, les salariés ne peuvent pas devenir riches ? Pourquoi, les Africains qui partent chercher du travail en Occident ne pourront jamais devenir riches ?

Il y a un calcul arithmétique du niveau des enfants de 11 ans, de l'école élémentaire, que tous les économistes connaissent, mais qu'ils ne rendent jamais publique, pour ne pas froisser les nombreux salariés dans le monde. Je vais vous le dévoiler. Et si vous êtes salarié, assayez-vous bien dans votre fauteuil. Supposons que vous gagnez un salaire de 100.000F CFA par mois. Cela vous permet d'empocher un pactole de 1,2 million par an. Et au bout de 5 ans, votre employeur vous aura remis la somme totale de 6 millions de Francs. Grâce à cet argent vous devez vivre, payer vos factures, envoyer les enfants à l'école, rembourser vos traites sur la voiture, les meubles. Si vous pensez que ce travail vous permettra de devenir riche un jour, parce que vous réussirez à économiser pour avoir le capital à investir dans une activité économique, le maximum que vous pouvez réaliser c'est une épargne moyenne de 10% de votre salaire. Car en économie, Épargne = Investissement. Vous ne pouvez investir que ce que vous êtes en mesure d'épargner. Question : en 5 ans, combien de temps mettrez vous à économiser le montant que la totalité de votre salaire vous donne en 5 ans ? En d'autres termes, le montant total de votre salaire pendant 5 ans est le maximum que vous pouvez rêver économiser un jour pour vous constituer un vrai capital pour démarrer votre propre entreprise. Toute la question reste de savoir en combien de temps réussirez-vous à économiser cette somme de 6 millions de FCFA ? Réponse : 50 ans. Et c'est ce chiffre de 50 ans qui est la preuve que le salarié n'a que l'illusion qu'un jour il va s'en sortir, il va épargner suffisamment pour se lancer dans une activité. En réalité, il s'installe sans se rendre compte dans une logique d'un outil qui contribue à huiler le système afin qu'il marche très bien.

On peut rapporter ce calcul à n'importe quel salaire même en Euro. Par exemple, si vous touchez 1500 euros par mois. En une année, vous aurez touché 18.000 Euros. En 5 ans vous aurez touché 90.000 Euros. En épargnant les 10% de ce montant chaque mois, combien de temps mettrez vous pour réunir le montant de 90.000€ devant vous servir à constituer un vrai capital pour démarrer une activité indépendante ? 50 ans. En comparaison, Mme Bettancourt en France avait déclaré en 1990 un revenu de 2,5 milliards d'Euros. En 2010, c'est à dire 20 ans plus tard, son revenu était de 25 milliards de dollars. Ceci n'est possible que pour les possesseurs de patrimoine et non de salaire. Parce que lorsque vous jouez plutôt sur la fortune, même un petit taux de rendement de 5% par an se révèle être un pactole. Parce que le 5% est appliqué à un capital qui ne disparaît pas, alors que le salaire disparaît aussitôt qu'il est consommé. Lorsqu'on dit d'épargner 10%, on veut au fait dire que la partie du salaire qui n'est pas consommée, qui n'est pas détruite. Si vous êtes un petit entrepreneur et vous vendez au détail les arachides au marché central, le sac de 25 kg est votre capital. Au bout d'un certain temps, vous serez en mesure d'acheter 2 sacs, c'est à dire que votre capital s'est doublé. Le salarié ne connaît pas cette forme de croissance fulgurante, parce que 90% de son capital de mise est détruit tous les mois. Les 10% restant ne participant pas à la création de richesse, attendra donc, 50 ans pour avoir le même revenu d'un entrepreneur avec les mêmes bases auras en 2 ans. Ces mêmes calculs peuvent être appliqués à Bill Gates avec la croissance exponentielle de son revenu au bout de 20 ans.

 

Quelque soient les statistiques vraies ou fausses sur le continent africain, si les jeunes ne deviennent pas en masse des patrons, afin de constituer la vraie classe moyenne du continent dans les prochaines années à venir, les fruits de la croissance du continent ne feront pas profiter à grand monde.

 

L'image du continent africain sera améliorée aussi grâce à l'existence de très nombreuses personnes dédiées complètement à la création de la richesse. C'est la condition incontournable pour que la contre-offensive africaine, la riposte contre les ennemis de l'Afrique ne soit pas juste du bavardage inutile.

 

Les prédateurs de l'Afrique ont certainement le plan de diviser le continent en 150 pays, afin de mieux le contrôler. Après la phase du conditionnement psychologique avec l'aide des faux chiffres tous négatifs sur l'Afrique, on est passé à la phase deux, utiliser la religion pour déstabiliser ces pays, avant de les diviser ensuite en républiques confessionnelles où chacun aurait son cerveau plus occupé à lire et relire un seul livre ; le coran ou la bible.

 

Mais tout cela peut être voué à l'échec si les africains eux-mêmes sont capables de comprendre le bluff qui accompagne les relations internationales et cesser de ne voir leur continent qu'en termes de problèmes, de guerres, de maladies, de famine et maintenant, de terrorisme. Une fois après avoir compris les enjeux et les mensonges de chacun, il reste l'éternel travail, la sueur du front, pour changer la donne, car ce sont les inventeurs africains, ce sont les créateurs africains de richesses qui seront en mesure demain d'écrire notre page à nous de la nouvelle histoire de l'Afrique. Pour y parvenir, notre jeunesse africaine doit avoir le courage de tourner définitivement le dos au salariat, au travail subordonné, pour s'installer dans une logique de protagoniste pouvant peser dans les choix économiques et donc, politiques du pays. Et en ce moment là, nous aurons le plaisir de laisser les prédateurs d'hier continuer à faire du bruit.

 

Dans mon village de Batié au Cameroun, il y a un proverbe qui dit que « dans la savane, ce sont les arbres morts qui en tombant font trop de bruit, parce que les plantes qui germent pour former la forêt qui étouffe de vitalité, ne font aucun bruit ». Nous ne répondrons pas aux fausses statistiques en fabriquant d'autres encore plus faux pour les contrecarrer, mais en travaillant, dur, dans la discrétion, pour faire avancer tout le monde ensemble, sur notre continent et multiplier ces plantes qui vont germer pour former cette forêt qui va très bientôt étouffer de vitalité.

Douala, le 30 Septembre 2013

Jean-Paul Pougala (ex-domestique de maison)

Pour imprimer cette leçon, se rendre sur la page www.pougala.org

08:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Décès de JC Atsé et Quelques brèves

Décès en exil au Ghana de Jean Claude Atsé

ex vice-président de la JPDCI

 

Photo : R.I.P Atsé Jean -Claude mort pour avoir pris le parti de la vérité et de la justice.

Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) selon ses proches, Atsé Jean Claude, le président du Comité National de sauvegarde du PDCI-RDA a rendu l’âme samedi 28 septembre 2013, à Accra au Ghana où il se trouvait en exil depuis la crise poste-électorale de 2010/11. « Son objection de conscience face aux dérives de Bédié l’avait contraint à l’exil au Ghana » estiment ses proches à Accra. Jean Claude Atsé avait en effet appelé les militants du PDCI à ignorer l’appel de Konan Bédié à voter pour Alassane Ouattara, lors du second tour de la présidentielle de 2010 en Côte-d’Ivoire, opposant Ouattara à Laurent Gbagbo.

Hervé Coulibaly

connectionivoirienne.net

 

Atsé Jean –Claude, mort pour avoir pris le parti de la vérité et de la justice.

 

Atsé Jean Claude du PDCI est mort en exil pour avoir défendu les insultions de la république.
Son parti le PDCI l'avait en son temps renié et même suspendu des instances du parti.
R.I.P à ce digne fils de la Côte d'Ivoire.

AIRD - Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie

 

----------------------------------------------------------------------------

 

Akoun : les frères, puis cousins puis rien du tout !

 

J’avais dit que dans l’affaire « Le frère aîné de Laurent Akoun vire au RDR », il y avait un Akoun qui mentait. Eh bien, je peux vous dire que Laurent Akoun ne ment pas, quand il dit que Pascal Akoun n’est pas son frère. Bien que natifs du même village Memni, les deux Akoun n’ont aucun lien de parenté.

 

Les journalistes qui ont rapporté l’information, ont été induits en erreur par la même source au RDR (maître de cérémonie). Au demeurant, Pascal Akoun ne s’est jamais présenté comme l’aîné de Laurent Akoun. Autre information fausse : Pascal Akoun n’est ni FPI, ni pro-Gbagbo. Il est plutôt proche du PDCI. Voilà ça dèh Mdrrrrrr

André Silver Konan

 

 ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶   ̶ 

Insécurité en Côte d'Ivoire !

 

Tous les ivoiriens et étrangers vivant sur le territoire de la république de côte d'Ivoire sont en danger; sont en insécurité totale. Il n'y a pas un seul jour où des voyageurs ne sont pas inquiétés sur nos routes.
Après les camions de transport de marchandises et les cars transportant des passagers, ça été le tour cette fois des britanniques qui sont tombés dans les filets des coupeurs de routes entre Yamoussoukro et Bouaké . Les britanniques en question ont été mis nus et tout a été emporté sur eux.

 

Selon notre informateur, les autorités du pays, pour ne pas se salir dans cette histoire, ont demandé que cet évènement malheureux soit sous silence.

Mais avec facebook, Dramane Ouattara a menti, tout le monde va prendre drap !

Dignan Bahi

 

00:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Entre deux avions

Conseil des ministres exceptionnel au Golfhôtel !

 

Revenu ce sa promenade OUATTARA veut convoquer un conseil des ministres extraordinaire dans le DRAMANSTAN ordinairement gouverné.Alors ma question est la suivante: y'a quelle urgence??? Qu'à t-il vu ou subi à new york? Hihihihihi ça me donne l'envie de fredonner une chanson de Serge Kassy: si tu vois poulet courir... Merci a vous de terminer la chanson.

Gnaly Krobou

 

Le gouvernement Ouattara tiendra un conseil des ministres extraordinaire ce Lundi à 9h, à l'hôtel du golf sis à la riviera. Les assassins retourneraient-ils sur le lieu du crime imparfait?

Steve Beko

 

A VOTRE ATTENTION ALERTE MAXIMALE EN ZONE REBELLE

LISEZ ATTENTIVEMENT CES INFOS VENANT DE LEURS COMMUNICANTS

"De Sinaly Dosso himself

Conseil des ministres extraordinaire, ce lundi à 9h, à l’hôtel du Golf sis à la Riviéra. PRADO va couper cœur des gens hein. Il va faire des gens ne vont pas bien terminer leur weekend. Bonne arrivée Président!"

Ces mots ou maux sont d'eux jugez-en vous même

Yvann Murphy


Le seul préfet avec résidence officiel dans les airs vient d’atterrir en Côte d'ivoire pour un bref séjour parmi ses administrés, et, vu que depuis quelques semaines c'est la mode des conseils des ministres, demain Magellan réunira le troisième conseil des ministres en moins de trois semaines.

ACC - Côte d'Ivoire

 

Ouattara et ses ministres au GolfHotel: Ses mandants lui ont donné des ordres. il veut faire comme si c'est lui qui a décidé.

Dramane de retour de New-York encourage le dialogue avec le FPI afin de mieux préparer les élections de 2015...

Chers patriotes dites moi si je rêve ou pas.
Seulement prions que 2015 arrive!

Alain Doh Bi

 

 

00:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/09/2013

Gbagbo fixé le 9 octobre,

Abidjan en alerte maximale

 

28 septembre 2013

Laurent Gbagbo saura bientôt s’il bénéficie

ou pas d’une mise en liberté provisoire

CPI-IntéBonjour amis de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre traditionnelle revue de presse. Dans notre tour d’horizon des parutions des journaux ivoiriens de ce week-end du samedi 28 au dimanche 29 septembre 2013, nous parlerons de l’affaire Gbagbo à la CPI, de la célébration des 19 ans du RDR ainsi que de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !

CPI : Ça bouge pour Gbagbo

Après plusieurs mois « d’accalmie », le dossier de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo pourrait connaitre un rebondissement. De fait, selon Soir Info, les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) se prononceront bientôt sur une éventuelle mise en liberté provisoire de l’ex-numéro un ivoirien. « Liberté provisoire de Gbagbo : la CPI convoque une nouvelle audience », écrit à sa Une le journal. « Selon un document officiel mis en ligne sur le site de la Cpi et daté du 26 septembre 2013, la magistrate argentine a décidé « de tenir une audience en séance publique le mercredi 9 Octobre 2013, à 9h30 », fait savoir le quotidien qui ajoute que « L’audience du 9 Octobre se tiendra en présence du Procureur de la Cpi Fatou Bensouda, de Laurent Gbagbo, sa Défense et du Bureau du conseil public pour les victimes. C’est une audience cruciale puisqu’elle pourrait déboucher sur une mise en liberté provisoire ou conditionnelle au profit de l’ex-chef d’Etat ».

 

Le Quotidien d’Abidjan pour sa part choisit de parler de la situation de Laurent Gbagbo du point de vue juridique. « La CPI avoue : Officiellement Gbagbo est présumé innocent », barre à Une le journal. Le quotidien qui rapporte ainsi des propos du porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah souligne qu’à travers cette déclaration, « la Cour Pénale Internationale vient de couper court au débat suscité par la condamnation de Charles Taylor à 50 ans de réclusion que la presse proche du pouvoir ivoirien a vite fait de lier au sort de Laurent Gbagbo ». Pour sa part, Le Nouveau Courrier met en exergue un autre épisode de la fronde des dirigeants africains contre la CPI. « A la tribune des Nations Unies : Paul Kagamé attaque la CPI », écrit à sa Une le quotidien. Le journal rapporte des propos du président rwandais qui a critiqué l’action de l’instance judiciaire internationale. « La CPI fait preuve de préjugés à l’égard de Africains. Au lieu de promouvoir la justice et la paix, elle a négligé les efforts de réconciliation en humiliant les Africains et leurs leaders pour servir les intérêts politiques des puissants », a-t-il déclaré selon le quotidien.

 

Le RDR célèbre ses pionniers

C’est ce vendredi 27 septembre 2013 qu’on eu lieu les festivités marquant les 19 ans d’existence du Rassemblement des Républicains (RDR). Le Patriote nous renseigne sur l’atmosphère qui a prévalu à cette occasion au siège du parti présidentiel. « 19è anniversaire du RDR à la rue Lepic, hier : Emotion et souvenirs », écrit en manchette le quotidien. Le journal qui indique que la direction du parti a « rendu hommage aux martyrs » parle d’une cérémonie placée sous le signe de « la sobriété, du recueillement et de l’hommage ». Dans le même sens, Fraternité Matin titre en manchette : « RDR, les 19 ans sous le signe du souvenir ». Le secrétaire général du parti présidentiel, Amadou Soumahoro a rendu hommage aux militants du parti qui se sont battus pour l’avènement au pouvoir d’Alassane Ouattara, dans des propos rapportés par le quotidien gouvernemental. « De 1994 à avril 2011, à chaque étape de notre lutte des militants : hommes, femmes, jeunes, vieux, adultes anonymes ou connus se sont investis jusqu’au sacrifice suprême pour sauver notre mouvement d’une mort recherchée et programmée », a-t-il déclaré. Pour sa part, L’Expression fait savoir que cette célébration au RDR a été l’occasion pour le parti d’enregistrer une recrue de taille. « Séduit par le travail de Ouattara : le frère ainé de Laurent Akoun quitte le FPI », livre à sa Une le journal. Akoun Aké Pascal que le quotidien présente comme l’ainé du secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI) a expliqué les raisons de son choix de au RDR. « Au RDR, j’ai beaucoup d’amis. Il est temps que je soutienne le président Ouattara parce qu’il travaille beaucoup et c’est le travail qui paye », a-t-il déclaré.

 

Situation sécuritaire : les djihadistes à Abidjan ?

Après l’attaque sanglante du centre commercial de Nairobi au Kenya, les djihadistes vont-ils s’en prendre à la Côte d’Ivoire ? Possible selon L’Inter. « Terrorisme : Des djihadistes menacent la Côte d’Ivoire », écrit à sa Une le quotidien qui se réfère à une note d’information publiée sur le site du gouvernement britannique. « Il ya une menace d’attaque en Côte d’Ivoire en représailles à son intervention au Mali », peut-on lire dans cette note reprise par L’Inter. Le journal indique également que le coup que mijoteraient ces terroristes serait en représailles de la forte implication du président ivoirien, Alassane Ouattara, qui est par ailleurs président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ». Si la menace extérieure est possible, l’insécurité à l’intérieur de la ville d’Abidjan, notamment  est un fait qui inquiète les autorités nous fait savoir Nord-Sud. « Adjamé-Attécoubé-Abobo, gangs à la machette : les maires inquiets ». Le maire d’Attécoubé, Danho Paulin interrogé par le journal a donné  sur cette nouvelle forme de criminalité. « Nous avons identifié et localisé les zones où le phénomène du gang à la machette était récurrent. La première riposte, c’était la sensibilisation des chefs de communauté. La seconde a été les interventions régulières de la police, de la gendarmerie et du CCDO », a-t-il déclaré. Quant à Soir Info, il indique que des armes ont été découvertes près du camp d’Akouédo. «  Dans le périmètre du camp d’Akouédo, des armes de guerres déterrées dans une résidence », livre à sa Une le journal. Selon le quotidien, la découverte a été faite par un enfant de 14 ans qui jouait au domicile de ses parents, sur un gazon où était ensevelie une importante quantité d’armes. Une importante quantité d’armes de guerre, notamment « des lance-roquettes, des kalachnikovs et des fusils de masse 36 ont été déterrées par les forces de police, fait savoir le journal.

Abraham Kouassi

linfodrome.com

 

23:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Interview du porte-parole de la CPI

Mis en ligne le 27 septembre 2013
Si vous êtes pressés, prenez vers la minute 10 . Ce qui est ahurissant c’est que le prévenu même s’il est présumé innocent doit prouver son innocence ! Et peu importe le temps qu’il a passé en prison. Est-il normal que le président Gbago soit déjà depuis deux ans à la Haye, sans que l’enquête soit terminée ? Combien de temps encore ce présumé innocent qui va vers ses 70 ans, avec le poids des ans, des tortures, de la maladie, peut-il attendre ? Quel organisme peut se permettre de prendre des années pour décider si un innocent est vraiment innocent, alors que des gens en liberté ont bien plus de charges et accusations contre eux ? Apprécions les mensonges et les cafouillages de ce Monsieur qui défend sa patronne Fatou ben Souda.
Shlomit
 

12:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Nadine Morano sur les rives de la lagune Ebrié

Que vient faire la trésorière de Sarkozy à Abidjan ?

 

25 septembre 2013 –le Nouveau Courrier

nadine-moranoLa Côte d’Ivoire est décidément un des lieux de prédilection des dirigeants de la droite française, qui y vont et viennent à un rythme intrigant. Après Nicolas Sarkozy (ex-président), Jean-François Copé (patron de l’UMP), François Fillon (ancien Premier ministre) et Christian Estrosi (maire UMP de Nice), c’est au tour de la très particulière Nadine Morano, grognarde attitrée de l’ancien chef de l’Etat, et – ce n’est pas un détail – trésorière de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, de «faire son entrée».

 

Que vient-elle donc faire à Abidjan, alors qu’elle passe elle-même par de très mauvais moments «médiatiques», après avoir «dérapé» en accusant la justice française d’être «manipulée» et aux «ordres de la gauche» suite à la confirmation, par la Cour d’appel de Bordeaux, de la mise en examen de son «idole» Nicolas Sarkozy, accusé d’abus de faiblesse dans ce qu’il est convenu d’appeler en France «l’affaire Bettencourt» ?

Selon des informations en notre possession, elle organisera, dans un restaurant d’Abidjan, une rencontre avec les militants de l’UMP en Côte d’Ivoire. Peut-être rencontrera-t-elle aussi quelques journalistes… Contactée par Le Nouveau Courrier, la responsable de cet établissement n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire qu’elle n’était qu’une «hôtesse»…

 

Bien entendu, personne ne peut croire que Nadine Morano soit à Abidjan pour une réunion politique avec quelques dizaines de personnes. La «caissière» des ambitions de Nicolas Sarkozy mesure sans doute elle-même l’ampleur des supputations qui naîtront de ce voyage tout à fait mystérieux, alors que son «homme de destin» (qui a «offert» le pouvoir à un Alassane Ouattara éternellement reconnaissant) est dans une situation plus que difficile. A la fois contesté en douce par Jean-François Copé et François Fillon et par les socialistes, il est talonné par des magistrats pugnaces qui s’interrogent sur son rapport particulier à l’argent.

 

Alassane Ouattara, qui prononce aujourd’hui son discours à la traditionnelle assemblée générale de l’ONU, reviendra-t-il à temps pour rencontrer Morano – ou lui a-t-il laissé un colis quelconque en prenant l’avion ? Mystère et boule de gomme.

Philippe Brou

nouveaucourrier.net

11:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Réconpenses onusiennes !

En Côte d’Ivoire les casques bleus marocains distingués

 

Indécent, effroyablement indécent.

Les morts ont certainement applaudi en sous-sol...

Shlomit

 

Nahibly camp « sous protection » des Marocains

Nahibly1

Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18e contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duekoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire.

Un communiqué de l’Onuci publié vendredi indique que la distinction onusienne a été remise aux récipiendaires par le Commandant du Secteur Ouest de la Force, le Général de brigade Anisuzzaman Bhuiyan en présence notamment du Commandant du Bataillon marocain, le Colonel-major Mohammed Laaroui et des représentants des autorités locales.

 

Dans une intervention de circonstance, le Commandant du Secteur ouest a tenu à saluer le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains.

Le Général de brigade Anisuzzaman Bhuiyan a, par ailleurs, exhorté les membres du contingent marocain à être fiers d’arborer cette distinction, qui témoigne de la reconnaissance de l’instance onusienne et de toutes ses composantes du dévouement dont ont fait preuve les casques bleus dans l’accomplissement de leur mission dans une région réputée très sensible.

Pour sa part, le Colonel-major Mohamed Laaroui a tenu à féliciter ses hommes pour leurs missions accomplies avec abnégation et a rassuré sur la disponibilité des casques bleus marocains à continuer de travailler pour la paix. Il a émis le vœu que la situation se normalise définitivement en Côte d’Ivoire.

 

Un défilé militaire, la prestation d’un groupe local et une remise de présents aux hôtes de cette cérémonie ont clos la cérémonie à laquelle ont pris part des responsables militaires et civils de l’Onuci, le Secrétaire général de la préfecture de Guiglo, les autorités religieuses et les forces de sécurité de Côte d’Ivoire.

Ce sont au total 724 officiers, sous-officiers et hommes de troupes basés à Duekoué, Guiglo, Toulepleu et Tai qui ont été distingués.

 

Publié le : 28.09.2013 – 07h03 – MAP (lematin.m)

connectionivoirienne.net

 

11:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |