Shlomit
topblog Ivoire blogs

31/05/2013

Le fils Khaddafi bientôt à la Haye ?

Communiqué de presse : 31.05.2013

ICC-CPI-20130531-PR911

 

La Chambre préliminaire I de la CPI rejette l’exception d’irrecevabilité soulevée par la Libye concernant l’affaire à l’encontre de Saif Al-Islam Gaddafi

 

178854634Aujourd’hui, le 31 mai 2013, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Saif Al-Islam Gaddafi, qui est soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité (meurtre et persécution) en Libye du 15 février 2011 jusqu’au 28 février 2011 au moins. La Chambre a rappelé à la Libye son obligation de remettre le suspect à la Cour. Les autorités libyennes peuvent faire appel de cette décision ou soumettre une autre exception d’irrecevabilité conformément à l’article 19 (4) du Statut de Rome.

 

Une demande soulevant une exception d’irrecevabilité est accordée si l’affaire fait l’objet d’une enquête ou de poursuites de la part d’un État ayant compétence en l’espèce, à moins que cet État n’ait pas la volonté ou soit dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites. L’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Saif Al-Islam Gaddafi a été soulevée par les autorités libyennes le 1er mai 2012.

La Chambre s’est livrée à une évaluation minutieuse des preuves présentées par les parties et les participants.

 

La Chambre a conclu qu’il n’a pas été suffisamment démontré que l’enquête nationale concerne la même affaire présentée devant la CPI.

En outre, la Chambre a rappelé les efforts importants de la Libye en vue de reconstruire ses institutions et de restaurer l’Etat de droit. La Chambre a toutefois souligné que l’Etat libyen continue d’éprouver des difficultés considérables dans le plein exercice de ses pouvoirs judiciaires sur l’ensemble de son territoire. À savoir, les autorités libyennes n’ont pas été en mesure d’obtenir le transfert de M. Gaddafi à la garde de l’Etat et il existe des obstacles importants pour réunir les preuves et assurer la représentation légale de M. Gaddafi.

La Chambre préliminaire I est composée des juges Silvia Fernandez de Gurmendi (juge président), Hans-Peter Kaul, et Christine Van den Wyngaert.

connectionivoirienne

18:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Déclaration du Porte Parole Principal du RDR

Suite aux aveux de Monsieur MAMADOU Koulibaly,

ex Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire

 

Pour le RDR, Koulibaly doit répondre des tueries et crimes de guerre de l’opération « Dignité ». Ce qui est amusant dans cette affaire, c’est qu’il ait attendu que se déchainent sur la toile tous les anciens amis de MK qui, se sentant trahis et poignardés dans le dos, ont analysé et mis en relief les paroles de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne et numéro 2 du FPI. Le RDR à travers son secrétaire n’a eu qu’à glaner les accusations qui fusent depuis 24 heures et les faire siennes, donnant l’impression d’être un collectif de sachants, des spécialistes de l’histoire ivoirienne et de la politique ivoirienne.Ce faisant ils ont dévoilé leurs lacunes puisque ce n’est qu’après avoir étudié les textes de la résistance, visité nos blogs, qu’ils “comprennent”!

Shlomit

 

joelNous avons lu avec intérêt l’interview accordée par notre ex Président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly à un organe de presse lors de son séjour au Cameroun. L’intérêt que nous avons accordé à son intervention tient à quelques trois « vérités » enfin affirmées et avouées par le Sieur Honorable Koulibaly.

 

1. Monsieur Laurent GBAGBO a perdu l’élection présidentielle ivoirienne de 2010

Merci à Monsieur l’honorable Koulibaly pour son courage politique de reconnaître enfin que le peuple ivoirien a élu démocratiquement Monsieur Alassane OUATTARA lors de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010. Heureusement qu’il existe encore au niveau de « l’opposition » ivoirienne des personnalités politiques qui n’ont aucun doute sur cette réalité que tentent de nier ceux qui ne sont pas sortis de leurs rêves.

 

2. Monsieur Laurent GBAGBO a vendu la Côte d’Ivoireà la France

Cette assertion de notre ex Président de l’Assemblée Nationale bat en brèche toutes les thèses diffusées par l’ex régime qui prétendait lutter contre la Francafrique et les puissances impérialistes occidentalistes. Les Agoras, les Patriotes, les Sorbornards et autres suiveurs des thèses anti colonialistes doivent comprendre qu’ils ont été dangereusement intoxiqués par les refondateurs. La Cote d’Ivoire restera toujours fidèle à ses amitiés.

 

3. Monsieur MAMADOU Koulibaly a préparé et animé l’opération « Dignité »

En affirmant et dévoilant enfin cela, nous considérons que le Sieur Koulibaly doit répondre de toutes les tueries et autres actes de crimes de guerre (bombardement des populations civiles, privation d’eau et d’électricité des populations n’étant partie à un conflit militaire) qui ont eu cours lors de ce triste et inutile projet pompeusement désigné « opération dignité ». Dans la même veine, sa responsabilité est évidente dans les effets de cette décision stupide qui a conduit à la mort des soldats français à Bouake et aux morts des patriotes embrigadés et intoxiqué devant l’hôtel ivoire.

 

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Porte-Parole Principal du RDR

connectionivoirienne.net 

17:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Aujourd'hui

 

« On vient juste de me dire que dans des affaires juridiques, il y a des dimensions politiques… Mes illusions sont brisées »,

Professeur Dov Jacobs, Avocat du Président Gbagbo, ce matin à 11h02mn, sur son compte Tweeter.

17:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Lettre ouverte à l’humanité:

La Grande affaire du mariage pour tous ou la cavale vers le chaos

 

Lettre ouverte à l’humanité: La Grande affaire du mariage pour tous ou la cavale vers le chaos  dans Actualité dr-olivier-bile-leader-politique-et-universitaire-camerounaisChers (es) concitoyens (nes) du monde,

 

Le 12 février 2013, le parlement français a adopté la loi sur le mariage homosexuel, laquelle a été promulguée par François Hollande le mois suivant. Le monde entier a pu constater que cette loi est passée en force, car une bonne frange de la population française y était et y demeure opposée. Les mouvements de contestation dont il faut saluer l’engagement et la détermination, qui ont pris d’assaut la rue française sous la bannière de la « Manif pour tous », réclamaient notamment un référendum, compte tenu de l’ampleur de la portée sociétale de ladite loi. Ils n’ont reçu qu’une fin de non recevoir.

Si la droite française a été soupçonnée de récupérer l’évènement à des fins politiciennes, certains de ses membres n’étant pas opposés à ladite loi, il apparait aussi que cette actualité a été loin de donner à la France l’image d’une grande démocratie moderne. Nous nous souvenons que ce jour, des opposants à la loi ont été expulsés par ordre du président de l’assemblée nationale en ces termes : «mettez moi dehors ces ennemis de la démocratie ».

Dans notre société de la vitesse, l’on est habitué au fait qu’une actualité nouvelle en chasse une moins récente. La question du mariage homosexuel qui touche maintenant quatorze pays à travers le monde, n’est pas une question banale sur laquelle on puisse passer aussi rapidement. Elle engage la communauté mondiale entière et met en jeu le devenir de l’humanité. Raison pour laquelle nous nous permettons de nous inviter au débat mondial relatif à cette question.

Comme l’ont souvent indiqué les opposants à la loi Taubira, toute société est fondée sur la famille qui en constitue la pierre angulaire. S’attaquer à la famille c’est s’engager à saper et pulvériser les bases de la société. Les adeptes de l’homosexualité ont manifestement décidé d’imposer leur préférence sexuelle. Cette tendance à l’effronterie, cette résistance opiniâtre à toutes les normes morales fondamentales, ces assauts répétés et toujours plus virulents contre les repères orthodoxes, nous obligent à nous interroger sur ce qu’il adviendra de nos sociétés dans les âges à venir, si de tels choix sociétaux prospèrent davantage à travers le monde.

 

Le témoignage de l’histoire nous révèle que l’évènement du 12 février 2013 n’est pas une première.

A différentes époques, des inclinations similaires ont été observées parmi les hommes qui, collectivement ou majoritairement, ont adopté des comportements contre-nature, bravant tous les codes moraux et éthiques de leurs époques respectives. N’en déplaise à ceux qui n’y croient pas, le rapport consigné dans la bible révèle la situation du monde antédiluvien à l’époque de Noé. Le cœur des hommes n’était tourné que vers le mal. Cette tendance démocratisée à l’iniquité provoqua le déluge dont seul Noé et sa famille sortirent vivants. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le peuplement de la terre se refasse et que les groupements humains soient à nouveau constitués. Les peuples de Sodome, Gomorrhe, Adna et Tseboïm s’illustrèrent à leur époque comme des champions de l’homosexualité.

C’était une société émancipée comme la nôtre, aux mœurs libérées et à la sexualité débridée. Les archéologues affirment que la région fut dans un lointain passé, le théâtre d’une extraordinaire déflagration. Le rapport consigné dans la Bible est clair : Dieu sanctionna l’immoralité de ces villes en y faisant pleuvoir du feu alimenté de souffre. Nous savons que la violence et l’immoralité sexuelle furent parmi les causes majeures du déclin de Rome. Malgré toutes ces expériences, les hommes semblent ne pas tirer les leçons de l’histoire. Raison pour laquelle, il convient de leur rafraichir la mémoire sur cette délicate question.

Il faudrait peut-être à cet égard, commencer à s’interroger sur les causes spirituelles profondes du déclin et des tourments socioéconomiques des sociétés postindustrielles contemporaines. Il faudrait s’interroger sur la prégnance dans ces contextes, des phénomènes d’exclusion sociale, de précarité et de chômage galopants, de suicides et de désespérance, de drogue, de divorces, de violences diverses etc., reflets d’une tendance à la désarticulation continuelle de la structure et des équilibres sociaux traditionnels.

 

Par invocation des conventions internationales, la pression s’exerce désormais sur les pays du Sud afin que les portes de leurs pays soient plus largement ouvertes à l’homosexualité, ce qui y conduirait à terme, à la légalisation du « mariage pour tous », les mêmes causes produisant les mêmes effets. Rappelons toutefois que cela serait facteur de graves aberrations car ni du point de vue historique, ni du point de vue socio-anthropologique, nos pays africains attestent de traditions susceptibles de justifier et d’intégrer la massification du phénomène de l’homosexualité.

La légalisation du mariage homosexuel est à notre avis, une résultante sur la durée, du paradigme sociétal postmoderniste issu lui-même de la philosophie humaniste moderne d’essence occidentale. Il s’agit d’un humanisme prométhéen qui a déclaré sa haine à l’égard de tous les dieux, allant jusqu’à tuer Dieu selon les termes de Nietzsche. Une fois Dieu écarté, c’est l’homme dans sa volonté de puissance et de domination qui a été instauré. L’homme conquérant aux désirs insatiables qui, pour les assouvir, ne recule devant rien. Dieu écarté, c’est la référence suprême à la morale qui a été éteinte. 

Dès lors toute morale devient subjective et relative. On en est arrivé à une société sans repère, produisant des scandales à la pelle. Et si une certaine morale laïque est convoquée pour venir à la rescousse, nous constatons chaque jour à travers le monde à quel point les hommes sont en mal de sens, aveuglés qu’ils sont par leurs inclinations primaires au principe des égoïsmes, des injustices et de l’exploitation des hommes par d’autres, du racisme, du terrorisme, des violences multiformes et de la barbarie qui caractérisent notre époque.

Quand un peuple a majoritairement choisi d’expulser Dieu de ses affaires, sa morale l’entrainera inexorablement vers le précipice. Nous voulons rappeler à ce niveau que pendant la révolution française, la France s’illustra comme la première nation dans l’histoire, à crier à la face du monde qu’elle ne voulait plus de Dieu, et s’engagea dans une violente campagne pour éliminer toute trace de Dieu et de la religion. Les Français d’aujourd’hui doivent savoir ou se souvenir du cri de guerre qui nourrit la révolution sanglante de 1789. Il était lancé par l’un de ses prophètes les plus téméraires, athée jusqu’à la moelle, François Marie Arouet dit Voltaire. Son ordre était simple et des plus explicites : « éliminez l’infâme ! », l’infâme étant Jésus-Christ. La nature ayant horreur du vide, il fallait instaurer un nouvel objet de vénération après avoir rasé l’ancien. Une femme symbolisant la liberté fit l’affaire. Plus tard, la statue de la liberté fut offerte par la France aux Etats-Unis d’Amérique.

Depuis 1789 donc, la liberté est devenue le prétexte par lequel on justifie toutes sortes d’initiatives. L’outil pour y parvenir est celui de la raison. Qui ne se souvient en classe de philosophie, du culte voué à la déesse « raison » ? On prétendait alors que grâce à la raison, l’homme est capable des plus grands exploits. Raison pour laquelle il n’a plus besoin de Dieu. L’humanisme prométhéen dans toute sa violence, a fait l’éloge du surhomme nietzschéen qui par sa puissance, doit absolument parvenir à ses fins, de la même manière que les promoteurs de l’ordre homosexuel qui, en utilisant l’arme de l’argent et du pouvoir veulent imposer leur ordre sociétal contre-nature. Pour le moment, nous voulons examiner comment l’Europe et le monde occidental se sont retrouvés captifs d’une idéologie mensongère aux intentions absurdes.

 

Au XIXe siècle, Charles Darwin publie son ouvrage sur la théorie de l’évolution et l’origine des espèces par la sélection naturelle. Jusqu’aujourd’hui, cela n’est resté qu’une théorie, une doctrine qui recherche des arguments scientifiques en sa faveur. Le fonds de la pensée darwinienne était ailleurs. Les tenants de l’évolutionnisme social l’ont rendue explicite. Dans la société, les plus forts dominent et dictent leurs lois et leur vision du monde aux plus faibles qui ont pour seule option de se plier ou de se faire écraser. La logique des seigneurs de l’homosexualité de masse, ne déroge pas à cette règle. Au nom de la liberté, ils obligent les nations à se convertir à cette pratique. On prétend que l’homosexualité est une inclination naturelle qui ne doit pas être réprimée, au risque de violenter les pulsions internes des individus.

Cet argument nous vient de l’hypothèse de Freud qui a voulu trouver en la liberté, l’origine de toutes les névroses sociales. Il fallait donc libérer la sexualité. Voilà ce en quoi l’Europe a cru aveuglément au nom de la raison. A la limite, on pourrait comprendre que l’homosexualité demeure une pratique minoritaire, confidentielle, sans incidence majeure sur les normes et standards sociétaux universellement reconnus. Mais d’où vient-il que l’on en arrive au mariage officiel et à cette violente et agressive irruption dans l’espace public, avec des notions connotées telle celle d’homophobie de plus en plus usitée pour stigmatiser les défenseurs de la norme et de l’orthodoxie humaine en matière de sexualité ?

Assurément, nous n’avons à cet égard ni les mêmes valeurs ni la même culture ni les mêmes conceptions quant aux questions de sexualité. Pourquoi alors porter atteinte à la pudeur des peuples en leur imposant cette absurdité ? Si les adeptes de l’homosexualité refusent de reconnaître la violence morale dont ils sont les acteurs, nous nous permettons à notre tour de leur demander au nom de quel argument raisonnable, ils veulent que les hommes introduisent leurs phallus dans l’anus des autres, et ce pour quel intérêt ? Non la campagne en faveur de l’homosexualité est une cabale qui ne répond à aucun argument raisonnable.

Les religieux et les partisans de la droite française s’y sont opposés sans oser aborder le fond de la question, sans jamais soulever le véritable problème qui une fois évoqué, suscite la levée des boucliers : l’homosexualité, du point de vue de la morale divine, est source de destruction et de déchéance sociale. A cet égard, notre regard sur les grandes difficultés actuelles de nombre de pays, nous incline à croire que ces derniers sont intimement liés aux options civilisationnelles et sociétales liées à la légalisation du mariage homo et à la massification de la culture de l’homosexualité.

Avec l’humanisme, c’est l’homme déchu qui s’est érigé en idole dans le monde occidental. Nous le qualifions d’humanisme prométhéen parce qu’il promet aux hommes l’affranchissement de la tutelle divine et l’accès au bonheur terrestre. La notion de Dieu a été tellement érodée dans la mémoire collective occidentale que sa seule évocation met plus d’un mal à l’aise. Dieu et la religion sont acceptés comme phénomène social regrettable ou, pour rependre Freud, « des délires collectifs d’hommes qui cherchent à s’assurer bonheur et protection contre la souffrance au moyen d’une déformation chimérique de la réalité ».

 

Le rejet de Dieu s’est aussi traduit par l’anti-surnaturalisme. Au nom de la science, on a rejeté tout ce qui se situe au-delà de l’entendement humain. La religion étant une expression de la névrose humaine, tous ceux qui s’y adonnent sont relégués au second rang. C’est pourquoi pour ne pas paraître ringard ou démodé, les européens dans leur grande majorité refusent de s’identifier à Dieu. C’est également la raison pour laquelle le bras de fer contre les promoteurs du mariage homosexuel était voué à l’échec, étranger qu’il était à tout argumentaire basé sur le regard et la norme divine.

Comment en effet mener un combat en faveur de l’orthodoxie morale sans se référer à Dieu ? Nous reprochons aux hommes d’église soit leur déficit de courage, soit leur manque de discernement dans cette affaire. Il était de leur devoir de dire clairement qu’ils rejettent l’homosexualité au nom de Dieu et de sa loi. Il leur revenait de mettre les humanistes au défi d’expliquer pourquoi ils refusent la théonomie pour se forger des lois humanistes qui en fin de compte, se révèlent mécanismes de cautionnement de l’immoralité la plus absurde. Aux acteurs de la droite, nous demandons au nom de quoi ils s’opposaient à l’homosexualité, eux qui ont également embrassé l’anthroponomie humaniste aux dépends de l’héritage judéo-chrétien occidental. C’est pourquoi il est fort aisé de les accuser de faire de la récupération politique.

 

Le problème fondamental de l’occident c’est l’abandon de son héritage chrétien millénaire. Le plus curieux c’est de voir les rationalistes brandir leurs espoirs en la science tout en fréquentant les cercles ésotériques. Satan étant le père du mensonge, il propage son poison au nom de la liberté. C’est cette illusion de liberté et de puissance qu’il a toujours vendue à l’humanité rebelle pour l’asservir ensuite. La liberté est une notion très noble que nous chérissons tous. Nous aussi, nous l’avons choisie. Nous acceptons la liberté par la soumission à Dieu. Dans nos villes africaines, le phénomène des enfants de la rue va grandissant. Entre l’enfant obéissant aux injonctions de son père à la maison et celui qui flâne dans les rues, qui est le plus libre en réalité ? Nous ne voulons pas de l’illusion de liberté dont le mariage homosexuel est une expression. Il est toujours temps de se ressaisir et de prendre une nouvelle orientation.

L’occident a rejeté le christianisme, le qualifiant de superstition, pour embrasser les sciences occultes. Le poison de l’occultisme s’est répandu dans le monde entier. En Afrique, la quasi-totalité des chefs d’Etats sub-sahariens sont rosicruciens ou franc-maçons. Qui servent-ils en réalité ? Animés par leur soif bacchanale du pouvoir, les fraters utilisent de nos jours une bonne vieille recette. Elle consiste à corrompre le genre humain par l’immoralité, de sorte à la rendre odieuse aux yeux du seul vrai Dieu créateur des cieux et de la terre. L’immoralité sexuelle fut la cause du déluge. Le peuple d’Israël dans l’ancien testament devient la proie de ses ennemis chaque fois qu’il s’adonnait à cette iniquité.

 

La campagne de mondialisation de l’homosexualité n’est rien moins qu’un effort planifié pour corrompre l’humanité entière. Les humains sont comme des enfants gâtés qui aiment à se permette l’assouvissement de leurs pulsions lascives. Pour nous, la liberté c’est la force que Dieu donne pour contrôler et maîtriser les instincts sexuels afin de les exprimer, le moment venu, dans le cadre du mariage entre deux adultes responsables et de sexes différents. Telle est la sexualité pour laquelle nous militons. L’homosexualité n’est pas recevable comme norme ou modèle, de notre modeste point de vue et ceci n’est point une question de d’évolution ou de niveau de développement comme on l’entend trop souvent encore.

 

C’est une question de conception et de représentation du monde. La campagne de propagation de la culture homosexuelle est une phase majeure du dessein d’asservissement moral et total du genre humain. A travers cet article, nous ne disons pas seulement notre rejet du mariage homo et de la culture de l’homosexualité de masse. Nous déclarons que la chose ne prospérera sous nos cieux, compte tenu des valeurs fondamentales de la vie qui sont nôtres. Il est donc inopportun d’exercer des pressions sur nos Etats en vue de favoriser l’affirmation de cette culture au prétexte de la liberté. Nous affirmons que le vrai espoir consiste à revenir aux normes fondamentales, qui ont préservé la civilisation jusqu’à nous. Dans la même lancée, nous voulons souhaiter que dans un ultime et véritable élan de lucidité et de discernement, d’autres gouvernements auront le courage d’abroger les lois sur ce mariage homosexuel dans les pays où il a hélas déjà été adopté.

Comme nous l’avait suggéré Frantz Fanon, Il nous appartient à nous Africains aujourd’hui, d’inventer et d’affirmer courageusement une conception du monde nouvelle ainsi qu’un paradigme sociétal original, foyiste et théocentriste à l’exclusion de tout fanatisme, seul susceptible de préserver le monde des voies de la dérive et de l’autodestruction. La construction d’un modèle de société fondé sur la promotion des valeurs de Dieu et de notre riche identité africaine sera notre meilleur cadeau à l’humanité toute entière.

Dr Olivier Bilé,
Leader politique et universitaire camerounais

 

cujema, 31 mai 2013

17:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

C’est l’histoire de l’arroseur arrosé.

Mamadou Koulibaly est trahi à son tour par Alassane Ouattara.

 

En effet hier, le porte-parole principal du Rassemblement des Républicains (RDR), a dévoilé les intentions d’Alassane Ouattara envers Mamadou Koulibaly, le président de LIDER, pour une fois de plus le remercier d’avoir trahi Laurent Gbagbo pour lui.

En effet, le chef de l’Etat compte l’inculper de « toutes les tueries et autres actes de crimes de guerre (bombardement des populations civiles, privation d’eau et d’électricité des populations n’étant partie à un conflit militaire) qui ont eu cours lors de l’opération dignité ».

Opération de reconquête du Nord de la Côte d’Ivoire aux mains de la rébellion des Forces Nouvelles alors dirigées par Guillaume Soro, mais dont le parrain s’appelait Alassane Dramane Ouattara.

Il y a quelques jours, Mamadou Koulibaly dans une interview au journal camerounais Mutations affirmait à la surprise générale : « En novembre 2004, j’ai préparé l’opération Dignité et lorsqu’avec nos hommes, nous avions mis en déroute la rébellion et exposé la forfaiture de la France à la face du monde après que 63 civils ivoiriens aux mains nues aient été tués par la force Licorne, Gbagbo a catégoriquement refusé de mettre un terme à la crise en portant plainte contre la France à la Cour Internationale de Justice, préférant plutôt faire l’apologie de l’armée française en soulignant, à tout va, son action positive ».

Le traitre Mamadou Koulibaly, qui a trahi son bienfaiteur Laurent Gbagbo pour Alassane Dramane Ouattara, vient une fois de plus de subir l’ingratitude de ce dernier. Le chef de l’Etat, qui l’a déjà payé en monnaie de singe pour ses hauts faits de trahison envers Gbagbo, vient une fois de plus de lui montrer la manière dont il se comportait avec les traitres. Il leur offrait tout simplement la prison pour les remercier.

Nous vous livrons le Communiqué de son porte-parole principal Joël N’guessan, sur la question.
Eric Lassale

 

Communique du porte-parole principal du RDR Joël N’Guessan concernant « l’Opération Dignité » 

 

Monsieur MAMADOU Koulibaly a préparé et animé l’«Opération  Dignité »

En affirmant et dévoilant enfin cela, nous considérons que le Sieur Koulibaly doit répondre de toutes les tueries et autres actes de crimes de guerre (bombardement des populations civiles, privation d’eau et d’électricité des populations n’étant partie à un conflit militaire) qui ont eu cours lors de ce triste et inutile projet pompeusement désigné « opération dignité ». Dans la même veine, sa responsabilité est évidente dans les effets de cette décision stupide qui a conduit à la mort des soldats français à Bouake et aux morts des patriotes embrigadés et intoxiqué devant l’hôtel ivoire.

 

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Porte-Parole Principal du RDR

ivoirebusiness.net

13:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Abidjan, siège des magouilles françafricaines ?

Le gendre de Claude Guéant va superviser le bradage des banques publiques ivoiriennes

 

30 mai 2013 –le Nouveau Courrier-

guéant ouattaraLes dernières révélations de la presse française sur les opérations financières plus que douteuses de Claude Guéant, l’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy aujourd’hui soupçonné de blanchiment d’argent – notamment d’argent libyen qui aurait été généreusement offert par Muammar Kadhafi – continue de bénéficier de solides entrées auprès de la présidence Ouattara. La Lettre du Continent nous apprend que c’est la société de conseil financier de son gendre Jean-Charles Charki qui a récupéré « le contrat stratégique de conseil du gouvernement ivoirien dans le cadre du programme de désengagement de l’Etat de sept banques – dont cinq publiques – initié par le président Alassane Ouattara. »

Pour pouvoir offrir au gendre de son « pote » ce marché juteux, riche en transactions financières de différents ordres, Alassane Ouattara a, selon La Lettre du Continent, annulé de facto celui qui liait le gouvernement au cabinet Phoenix Capital Management de l’Ivoirien Michel Abrogoua. « Le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Amadou Gon Coulibaly, serait directement intervenu dans cette opération. Fin décembre, ce dernier avait déjà envoyé ses émissaires accueillir Jean-Charles Charki et Claude Guéant à l’aéroport d’Abidjan ».

Plus que jamais, la République des copains et des coquins a le vent en poupe, sous fond de confusionnisme entre Alassane Ouattara et la « sarkozie » qui l’a fait roi il y a plus de deux ans. Rappelons que Le Monde avait présenté Ouattara, le 7 mai dernier, comme « un ami et complice » de Guéant, y compris au sein de son cabinet d’avocats « Guéant et Associés ».

 

Quelles sont les références de Iota, l’entreprise de Jean-Charles Charki ? Le Journal du Dimanche, basé à Paris, nous apprend qu’elle conseille des entreprises pétrolières en Afrique centrale. Charki et son beau-père ont également défrayé la chronique quand ils ont tenté (en vain) de convaincre le président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, d’investir dans une entreprise française d’aviation placée en redressement judiciaire. Difficile de retrouver son site Internet. En tout cas, celui de Phoenix Capital Management présente les firmes qui lui ont fait confiance : CNPS, groupe NSIA, Petroci, Port autonome d’Abidjan, SONAR Burkina Faso…

 

Dans sa livraison de lundi dernier, Jeune Afrique révélait que c’est Hudson, la société d’intermédiation boursière de Jean-Luc Bédié, fils de son père et conseiller spécial de Ouattara, qui avait été chargée de négocier la cession des parts de l’Etat au sein de la BIAO-CI et de la SIB. Affairisme à tous les étages !

Philippe Brou

nouveaucourrier.net

11:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

31 mai 2013: le président Gbagbo a 68 ans !

Seigneur ! Que j’ai critiqué le président Gbagbo !

 

31 mai 2013

Quand certains nous voient défendre becs et ongles, le Président Gbagbo aujourd’hui, ils pensent que nous sommes de mauvaise foi, que nous refusons d’admettre qu’il ait pu faire des erreurs. Une grande partie de mes amis et surtout ceux du Rdr ne comprennent pas que leur compagnon de critiques « objectives » d’hier puisse être celui qui apporte des répliques saignantes maintenant.

Ah oui ! J’ai critiqué Laurent Gbagbo : jeune diplômé, je lui ai reproché la corruption endémique aux concours d’entrée à la fonction publique, je l’ai tenu pour responsable de l’état de délabrement avancé du système éducatif, j’ai tapé du point sur la table face à l’enrichissement vertigineux de certains de nos cadres, etc. Un aîné m’a dit un jour « Petit, tu comprendras certainement après car tu es intelligent. Laurent Gbagbo regarde certains faire tout cela car la Côte d’Ivoire en encore besoin d’eux dans ce combat. Nous n’y sommes pas tous pour les mêmes raisons : certains par conviction et un grand nombre pour les profits que leur position leur concède ». Ma position sur ces questions n’a pas changé mais j’ai grandi, j’ai muri, j’ai appris…. La maturité apporte un regard différent sur ce qui semble être la réalité mais revenons aux faits encore une fois – oui vous l’aurez compris, j’ai un faible pour les faits car ce sont eux qui doivent précéder l’analyse.

 

Quand Laurent Gbagbo accède au pouvoir en 2000, ce que fait en priorité Lida Kouassi Moise alors ministre de la Défense est de proposer au gouvernement une loi de programmation militaire qui permettrait la refonte de notre armée qui n’existait que de nom. L’argumentaire de ce dernier était que l’on ne peut mettre en pratique le programme ambitieux du Fpi si nous n’avons pas une armée valeureuse, équipée, capable de veiller sur les intérêts de notre nation. Il est même aller plus loin en disant que l’exécution de leur programme s’attaquerait obligatoirement à de gros intérêt financiers. Par conséquent, il fallait s’assurer de pouvoir mettre hors d’état de nuire ceux qui tenteraient de le stopper pour pérenniser leur main mise sur l’économie de notre pays.

Les arguments de Lida Kouassi Moise ont été battus en brèche par un autre groupe au sein du pouvoir qui estimait qu’un régime socialiste devait s’attaquer en priorité aux problèmes sociaux et non à des questions militaires. Pour eux, le gouvernement devait construire des écoles, des hôpitaux, libéraliser la filière café-cacao, exécuter l’assurance maladie universelle, etc. Cette école de pensée était conduite par Mamadou Koulibaly alors ministre de l’économie et des finances dans le premier gouvernement de Laurent Gbagbo.

 

Sachez que je n’invente rien, celui qui nous a donné ces informations n’est personne d’autre que Mamadou Koulibaly lui-même lors d’une conférence débat organisée au campus de Cocody un an avant les élections. Ce jour là, il a dit succinctement ceci : « je voudrais devant vous tous, présenter des excuses au ministre Lida et lui dire qu’il avait raison. J’ai fait partie de ceux qui ont combattu la loi de programmation militaire en son temps mais je pense que c’était une erreur et nous en payons les conséquences aujourd’hui »

 

Dès lors que l’on a donné la priorité au « social », nous avons connu plusieurs tentatives de coup d’état avant la partition du pays en 2002 puisque, notre armée n’était plus en mesure de garantir l’intégrité territoriale face à des rebelles puissamment armée et soutenu par des oligarchies internationales. Prenant conscience de la taille des adversaires, Laurent Gbagbo a donc décidé d’éviter la confrontation pour sortir de l’impasse par la politique. Nous avons tous en mémoire sa fameuse phrase : « je suis obligé de négocier car nous n’avons pas gagné la guerre ». Quand on n’a pas gagné une guerre et que l’on n’est plus à mesure de la gagner, on fait des concessions et c’est qui a commencé à être fait de 2002 à 2004 jusqu'à ce que, les mêmes qui hier avaient combattu la mise en place en priorité d’une bonne armée reprochent à notre président d’en faire trop. En démocrate et homme d’état averti, il leur a donné la possibilité d’expérimenter leur méthode à eux : c’est cela qui a donné l’opération Dignité, monté et piloté par Mamadou Koulibaly entouré des officiers supérieurs de notre armée et de certains leaders de la société civile. Nous savons tous ce qui s’est passé en 2004.

L’opération s’est terminée par un échec, faisant de nombreux morts et emportant avec elle toute l’aviation militaire ivoirienne. Pendant que la résidence du Chef de l’Etat était bombardée, celle de Mamadou Koulibaly juste en face était intacte. C’est encore nous qui étions dans les rues, à l’aéroport, devant l’hôtel Ivoire, à la résidence du chef de l’Etat pour un bouclier humain… Pendant que le peuple était en bute face aux soldats français, Mamadou Koulibaly mettait sa femme et ses enfants à l’abri au Ghana d’où ils ne sont jamais revenus d’ailleurs. Mamadou Koulibaly, en intellectuel orgueilleux n’a pas eu le courage de reconnaître qu’il s’est trompé, que nous ne pouvions pas battre la France – notre véritable ennemi- dans un combat militaire en l’état actuel des choses. Dès lors, il a pris ses distances avec ses camarades, s’absentant des réunions du parti et des séances de l’assemblée nationale, faisant des sorties sporadiques dans la presse pour critiquer ses amis sans jamais se remettre en cause publiquement.

Laurent Gbagbo, en fin politicien a réussi à renverser la tendance par la politique encore une fois avec les accords de Ouagadougou pour mettre fin à la belligérance militaire qui nous était défavorable. C’est ainsi que de 2004 à 2010, les concessions ont repris car en plus de 2002, nous venions d’essuyer encore un autre revers en 2004. Nous n’avions plus le choix…mais c’est à ce moment aussi qu’il va démontrer toute sa maestria politique car de perdant de la guerre de 2004, il est devenu l’initiateur d’une discussion politique, il a réussi à se repositionner comme un acteur incontournable de la sortie de crise. Durant toutes ces années, il s’est employé à éviter la guerre sachant nos faiblesses dans ce domaine et il y est parvenu jusqu'à 2010 où l’on l’a entraîné dans le «traquenard électoral » pour parler comme Charles Blé Goudé.

Pour mieux saluer l’action du président Gbagbo, comparons la crise libyenne à la nôtre : avec beaucoup plus de moyens financiers et militaires, plus de 20 ans de pouvoir sans partage, sans présence militaire étrangère sur son sol, sans rebelles sans son gouvernement etc., combien de temps a tenu le Colonel Kadhafi ? Vous me répondrez que le résultat est le même puisque les deux ont perdu le pouvoir, je vous assure que non : la Libye est complètement détruite tandis que les fondements de notre pays n’ont pas été touché. Nous ferrons chuter Ouattara – par la politique bien entendu - pour continuer notre marche vers l’avant.

Steve Beko

11:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

30/05/2013

Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Révolution Permanente

Guerre du Bloc Décadent contre le Bloc Emergent :

La posture de la Russie et la Chine nous donne froid dans le dos !

 

30 mai 2013

La Russie appelle à enquêter sur l’usage d’armes chimiques en SyrieLorsque la Côte d’Ivoire et la Lybie se sont retrouvées l’une après l’autre, sous le feu des bombes de l’impérialisme fasciste, nous avons appelé de tout notre vœu, à un réveil géostratégique de la Russie et à une prise de position responsable de la Chine dans le débat sur l’avenir de liberté des anciennes colonies des impérialistes occidentaux en Afrique et dans le monde Arabe, afin de stabiliser le monde autour d’un équilibre de transition qui nous conduira dans les deux décennies à venir, vers une neutralisation totale de l’ex-Bloc Occidental devenu le Bloc Décadent économiquement, moralement et culturellement.

 

Les événements en cours en Syrie nous donnent des raisons d’espérer que la Russie a commencé à prendre conscience de la menace que représentent les pays riches en voies d’appauvrissement (PRVA) pour l’humanité. Ils nous donnent aussi des raisons de croire que la Chine est de plus en plus consciente qu’elle sera déstabilisée de l’intérieur si elle ne réagit pas dès à présent pour freiner le Bloc Décadent dans son projet fou et immoral de constituer des enclaves géostratégiques en Afrique et dans le monde Arabe, lesquelles devront servir de base arrière et de nid d’ouvriers du crime sur qui  ce Bloc Décadent compte s’appuyer pour tenter de se sauver du naufrage irréversible dans le tourbillon duquel il est pris à son propre piège.

 

Mais la trop grande pudeur de la Russie dans la gestion du dossier syrien nous donne des frayeurs dans le dos, dans notre marche triomphale vers l’avènement du plus grand réveil révolutionnaire de l’Afrique qui commence par la Côte d’Ivoire. Maintenant.

 

Le Bloc Décadent a ceci de merveilleux qu’il ne s’embarrasse pas de morale, d’éthique sociale, de lois et de justice, lorsqu’il mène son combat de conquête barbare des peuples afin d’étendre ou de maintenir son hégémonisme géostratégique.

 

Il ne se gêne pas d’armer des terroristes ou d’en créer de nouveaux et de les lâcher contre des Nations paisibles. Il ne se gêne pas de mentir et de faire du mensonge un dogme étatique. Il se fout entièrement de l’humanité lorsque qu’il doit manipuler son opinion interne pour justifier le massacre des peuples sans défense dans le seul but de les désorganiser de façon durable aux seules fins de piller leurs richesses.

 

Il n’a pas peur d’appeler au crime, à l’invasion, à l’agression des alliés de la Russie ou de la Chine qui tous paient le prix de leur refus de faire allégeance à une bande d’Etats en phase de ménopause économique, de déchéance morale calamiteuse, descendant du piédestal humain pour promouvoir des contre-valeurs qui ont fini par  les ramener à un classement sociologique moins noble que celui des animaux.

 

Or dans le dossier syrien, la Russie continue de jouer de façon incompréhensible, dans la pudeur politique, dans la langue de bois diplomatique, dans l’hésitation et parfois l’audace timide, oubliant que ses alliés tomberont un à un au pied du Bloc Décadent faute du soutien militaire efficace et de leadership protecteur, face à des prédateurs déchainés qui organisent des sommets pour lever des fonds et collecter des armées de destruction massive afin de mettre à mort le Président Bachar El Assad, truander son pays et le déconstruire de façon irréparable.

 

Oui, la Russie a déjà fait et beaucoup fait en Syrie, me dira-t-on. Mais laissez-moi dire à la Russie que ses efforts en Syrie n’impressionnent pas l’aile révolutionnaire du combat panafricaniste. Ce sont ses résultats que nous attendons.  

 

Et que dire de la Chine ?

Est-elle en train d’attendre que la nation iranienne soit secouée et mise à feu et à sang avant de faire comme la Russie, c’est-à-dire, regarder à ses contrats gaziers avec l’Europe, regarder à ses exportations vers l’Amérique, regarder aux investissements directs étrangers, et faire le peu pour un allié dont l’importance géostratégique n’est plus à démontrer dans cette guerre du Bloc Décadent contre la paix mondiale et la perpétuation voire l’existence de l’espèce humaine ?

 

Ce qui est en jeu, c’est la survie de l’humanité et la création de rideaux infranchissables devant faire échec au projet d’invasion immorale et barbare du monde civilisé par le Bloc Décadent avec sa tête, la petite France surexcitée qui entraine avec elle, une Europe qui a échoué sur tous les plans et les Etats-Unis d’Amérique en fin de règne.

 

Peut-être que tout cela, la Russie et la Chine n’en ont rien à cirer. Peut-être qu’elles sont convaincues que l’argent d’un Client, fût-il dangereux, est plus important que la paix mondiale qui dépend désormais de la capacité de ces deux Nations leaders à fédérer autour d’un idéal d’équilibre géostratégique commun, les énergies révolutionnaires qui scintillent ici et là, dans la Grande et Digne Afrique qui se lève, comme dans l’Amérique latine qui s’assume.

 

Peut-être, et encore peut-être, que Hassane Magued et toute la Révolution Permanente se trompent et que la Russie et la Chine veulent plier l’échine devant cette bande de fous qui cause désolation et amertume en Afrique et dans le monde Arabe. Peut-être qu’elles nous donnent le message insistant pour dire que l’allié n’est un allié que parce qu’il peut passer commande et en payer le prix.

 

Alors, je dirai, tout est accompli. La fin des temps est survenue plus vite qu’annoncée par les Saintes Ecritures.

A Très Bientôt.

Hassane Magued.

 

 eburnienews.net

18:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Révolution Permanente: pour éviter la truanderie,

voici les points techniques sur lesquels une révision de la loi sur le foncier rural s’impose!

 

28 mai 2013

Beaucoup de choses se disent sur la modification illégale, par un illégitime, de la loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural.

Mais, la plupart des analyses qui sont servies à l’opinion par les journalistes de la presse commerciale, blogueurs et autres spécialistes du droit, sont parfois si inutilement sophistiquées qu’on en vient à se demander si la Résistance Révolutionnaire est en quête de polémique inutile ou bien si elle a une connaissance insuffisante de cette loi et de ses textes d’application.

Pour éviter donc le juridisme et les débats sophistiqués allant des réformes inachevées d’Houphouët-Boigny aux slogans controversées du genre « la terre appartient à celui qui la met en valeur », en passant par cette histoire déjà réglée en 2004 de la transmission aux héritiers des droits antérieurement acquis sur le domaine foncier rural par des personnes n’étant pas autorisées à être propriétaires sur ledit domaine foncier, nous avons décidé de proposer une approche technique, qui recentre le débat et met en évidence le projet malhonnête que compte réaliser DAO l’Ordonnance en modifiant la loi de 1998 sur le foncier en ces points qui n’appellent plus aucun débat pour les Ivoiriens.

 

La loi sur le domaine foncier rural doit impérativement être révisée !

Que cela soit clair pour toute la Résistance Patriotique et Révolutionnaire. Trois raisons fondamentales, de notre point de vue, motivent cette révision.

Premièrement, la loi sur le domaine foncier rural est devenue caduque en certains points. C’est le décret n° 99-594 du 13 octobre 1999 fixant les modalités d'application au domaine foncier rural coutumier de la loi n° 98-750 du 23 décembre 1998 qui introduit la question. Elle dit ce qui suit en son article 1er : « Toute personne, tout groupement informel d'ayants droit, se disant détenteur de droits sur le Domaine Foncier Rural coutumier, doit faire constater ces droits dans les délais prescrits par la loi n° 98-750 susvisée. …»

Les mots sont lâchés : « …les délais prescrits… ». Quels sont-ils alors ?

La réponse à cette question est donnée par l’article 6 de la loi de 1998 sur le foncier rural qui dit que les terres sans maîtres appartiennent à l’Etat.

Cet article crée trois catégories de terres sans maîtres et c’est la deuxième catégorie qui provoque la caducité de la loi de 1998.

En effet, selon cet article, sont considérées comme sans maître :

1.     les terres objet d’une succession ouverte depuis plus de trois ans non réclamées par des héritiers. Ces terres sont considérées comme laissées par défunt qui n’a pas d’héritier. Hors, les juristes nous expliquent que dans le droit de la succession "ab intesta", le dernier "hériter" du rang est l’Etat. Donc tout logiquement, une terre ouverte à la succession non réclamée depuis plus de trois ans tombe aux mains de l’Etat ;

2.     les terres du domaine coutumier sur lesquelles des droits coutumiers exercés de façon paisible et continue n’ont pas été constatés dix ans après la publication de la loi de 1998

Alors nous y sommes. Dix ans après la publication de la loi de 1998, tous les occupants de terres du domaine foncier rural coutumier qui n’ont pas fait constater leur droit, c’est-à-dire, qui n’ont pas requis un Certificat foncier et demandé l’immatriculation de leurs terres, perdent leurs droits sur ces terres fussent-elles des terres familiales ou occupées selon les modes coutumiers d’accès à la terre parce qu’elles sont réputées ainsi, sans maître et donc, tombent dans le patrimoine foncier de l’Etat.

En tirant les conséquences de ce point-ci du texte, il est aisé de déduire que depuis 2008, toutes les terres, sinon 99,99% des terres du domaine foncier rural coutumier appartiennent à l’Etat.

3.     Les terres concédées sur lesquelles les droits du concessionnaire n’ont pu être consolidés trois ans après le délai imparti pour réaliser la mise en valeur imposée par l’acte de concession.

Il s’agit ici des terres qui ont fait l’objet de concession provisoire sous réserve du droit des tiers. Ces terres concédées sous cette forme appartiennent au domaine foncier rural non immatriculé ; au contraire des terres ayant fait l’objet de Concession pure et simple, qui sont quant à elles, des terres déjà immatriculées au nom de l’Etat. Bref.

En revenant au Point 2 qui précède, il est évident qu’une révision de l’article 6 de la loi de 1998 s’impose pour corriger ce délai de 10 ans.

On nous répondrait mais, la négligence des propriétaires coutumiers concernés durant ces dix années doit être sanctionnée.

Et nous répondons à cette réaction par les éléments techniques suivants :

La procédure d’obtention d’un Certificat foncier commence, après la requête introduite auprès du Comité de Gestion Foncière Rurale (CVGR) sis à la Sous-préfecture, par une Enquête foncière rurale officielle conduite par un Commissaire Enquêteur.

Les Commissaires Enquêteurs sont des agents de la Direction Départementale du Ministère de l’Agriculture de chaque localité qui ont prêté serment à cet effet. Or, depuis la promulgation de la loi de 1998 sur le foncier rural, c’est seulement en 2005 que par l’arrêté n°212 du 22 juin, les conditions de la prestation de serment des agents du Ministère de l’Agriculture ont été définies.

Par ailleurs, l’interlocuteur de chaque Commissaire Enquêteur dans chaque village est le Comité Villageois de Gestion Foncière Rurale (CVGR) que chaque Sous-préfet devait créer dans chaque village administré.

Or, c’est seulement dans un échantillon de villages, dans l’Ouest et dans le département de Yamoussoukro qu’à la faveur d’un un programme pilote de délimitation des terroirs villageois conduit par un démembrement technique du BNETD appelé CCT (Centre de Cartographie et de Télédétection), que des CVGR ont été créés.

Dans les autres villages de Côte d’Ivoire, les CVGR n’ont pas encore vu le jour. Ce qui rend impossible la conduite d’enquêtes foncières rurales officielles dans ces localités en vue d’y délivrer des Certificats fonciers.

Pour ne pas faire trop long sur ce point, nous allons nous arrêter là pour voir la seconde raison nécessitant une révision de la loi de 1998 sur le foncier rural.

 

Deuxièmement, il s’agit d’un point introduit aux derniers alinéas de l’article 26 modifié en 2004.

Pour la petite histoire de cet article qui a fait tant de bruits et qui a failli coûter la vie au Président GBAGBO en cette année-là, sachez qu’il a été modifié à cause d’une vingtaine de français et de deux ou trois ressortissants de la CEDEAO qui avaient bénéficié de Concessions pures et simples (donc de concessions définitives) sur des terres du domaine foncier rural et qui dans la cadre de la diabolisation du pouvoir GBAGBO, avaient crié à l’expropriation, parce qu’ils s’étaient retrouvés dans l’impossibilité de céder ces terres à leurs héritiers car la première écriture de cet article 26 rendait leur droit personnel et non transmissible. Mais le problème a été réglé par GBAGBO qui ne l’a pas créé et qui n’aurait pu le créer en 1998 pendant de Konan Bédié était un Président ivre à tous les points de vue. Ceux-là, leur liste est connue. Bref.

Même si cet article 26 nouveau a réglé  la question de la transmission des droits de propriété acquis antérieurement à 1998 aux héritiers des personnes concernées, il a introduit un droit de préemption reconnu aux voisins de ces propriétaires au cas où ces derniers venaient à manifester leur intention de vendre leur bien foncier.

Ce droit de préemption fait obligation au propriétaire de proposer le bien foncier en premier, à son ou ses voisins et d’attendre qu’ils lui donnent leur réponse pour l’achat ou non, avant que le propriétaire ne soit autorisé à proposer son bien foncier à autrui.

Cet alinéa n’est pas mauvais dans son principe. Mais un délai de 6 mois est excessif et ne crée pas une dynamique économique comme l’espère la loi de 1998 qui a voulu donner une valeur marchande au domaine foncier rural en sécurisant les droits sur ledit domaine foncier. Et mieux, si la personne qui veut vendre son bien est dans un besoin urgent ? Va-t-elle attendre durant 6 mois un "plaisantin" qui va abusivement exploiter l’article 26 en exerçant un droit de préemption pour lequel il ne pourrait pas ou n’aurait pas pu lever l’option d’achat ?

Il serait alors bon, dans le cadre d’une révision de la loi de 1998, de réduire ce délai pour la levée de l’option d’acheter en regard du droit de préemption.

 

Troisièmement, deux circulaires méconnues, selon nos Experts juristes, de certains Préfets et Sous-préfets, à savoir la circulaire n°2517 du 19 août 1999 ayant pour objet la suspension des autorisations d’occuper le domaine foncier rural et la circulaire n°2911 du 19 novembre 2004 ayant pour objet l’interdiction de délivrance de titre d’occupation des terres rurales, n’ont pas été suivies par l’Administration préfectorale et sous-préfectorale.

Du coup, des titres provisoires autorisant ou constatant les accords avec les propriétaires coutumiers ont été délivrés par des Préfets et des Sous-préfets après la publication en janvier 1999 de la loi de 1998 sur le foncier provoquant du coup une situation de fait porteuse de conflits fonciers nouveaux.

Cette situation concerne surtout les cadres ayant investi dans l’hévéaculture, le palmier à huile ou la plantation de Teks, ces dernières années, dans plusieurs départements de l’Ouest, du Nord, de l’Est, du Centre et du Sud sur la base d’actes signés avec les propriétaires coutumiers et entérinés par les Préfets et Sous-préfets.

Or, la loi de 1998 dans son esprit, a fait volontairement entorse à l’article 5 du décret n°71-74 du 16 février 1971 relatif aux procédures domaniales et foncières, lequel interdit les transactions par acte sous seing privé sur les biens fonciers, en reconnaissant les transactions coutumières qui ont été passées avant sa publication. Cela revient à dire que les transactions conclues après la date de publication selon les règles coutumières ou par acte sous seing privé, de surcroît en l’absence d’un Certificat foncier sont nuls et de nuls effets.

Quel sort doit-on réserver aux occupations du domaine foncier rural coutumier après 1998 étant entendu que la loi n’a pas mis les justiciables en position de pouvoir observer les procédures qu’elle prescrit?

Quel sort réserver aux actes illégaux signés par les Préfets et Sous-préfets au mépris des deux circulaires leur faisant interdiction de délivrer les titres d’occupation sur le domaine foncier rural pour compter de 1999 ?

Il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi mais la circulaire, selon les Juristes, est une mesure administrative interne à l’Administration. Donc, elle ne saurait être opposable au citoyen de bonne foi.

Cela dit, pourquoi faut-il recentrer le débat sur la question de la révision de la loi sur le domaine foncier rural ?

Il faut recentrer ce débat pour plusieurs raisons dont les plus fortes sont les suivantes :

D’abord, la qualité de celui qui va conduire la révision de la loi de 1998.

Cet individu est vu par 87% des Ivoiriens (en regardant aux taux de participation aux élections qu’il a organisées depuis le début de son imposture en avril 2011), comme un étranger d’origine burkinabè, usurpateur du fauteuil présidentiel ivoirien, ayant sous le coude ses pièces voltaïques authentiques et ses parchemins ivoiriens, un ensemble de 3 ou 4 extraits d’acte de naissance falsifiés, sa carte nationale d’identité obtenue sans aucun rattachement juridique citoyen à la Côte d’Ivoire  mais grâce à une rébellion armée et son passeport ivoirien douteux avec une photo dans laquelle il porte des lunettes, le tout confirmé par une décision de la Cour Suprême de Côte d’Ivoire rendue en 2000, non encore rapportée et donc qui fait Jurisprudence, laquelle décision qualifie de douteuses, les origines ivoiriennes usurpées de cet homme « qui n’a pas le sens de l’honneur » selon le Président Thabo Mbeki.

Cet individu-là, est forcément disqualifié pour parler de terres qui ne l’ont pas vu naître, qui ne l’ont jamais abrité comme élève, qui ne l’ont jamais reconnu comme un fils et qui le découvrirent d’abord comme un expatrié burkinabè au service d’Houphouët, ensuite comme un putschiste, encore comme un chef de rébellion et enfin comme un usurpateur, un génocidaire et un vaurien au sens plein du terme.

 

Ensuite, le contexte dans lequel l’individu veut initier sa réforme de ce qui n’appartient pas à ses aïeux.

L’ambiance nationale est infestée d’envahisseurs Mossis, tuant, expropriant et occupant les terres convoitées de l’Ouest ivoirien sous la protection de la France et de ses alliés qui ont besoin de cette main-d’œuvre de fouteurs de merde pour déstabiliser durablement la Côte d’Ivoire et piller ses richesses.

Dans un tel contexte, ce ne sont pas les aspects techniques, qui appellent objectivement une révision de la loi de 1998 sur le foncier rural qui intéressent DAO l’Ordonnance, mais plutôt la révision des conditions de citoyenneté ivoirienne et de qualité de personne physique ou de personne morale de droit public ivoirien pour l’accès la propriété foncière coutumière rurale.

 

Enfin, le désir animal de cet individu de faire mal et laisser ce pays insoumis en lambeaux quand l’heure de sa descente finale aux enfers surviendra.

Nous sommes là, en train de défoncer une porte déjà grandement ouverte. Même les DAO-sapiens en ont l’intime conviction : DAO l’Ordonnance, leur gourou maléfique est animé d’une volonté bestiale de détruire la Côte d’Ivoire, de la laisser en lambeaux, divisée qu’elle est entre nos frères instrumentalisés du Nord pour de l’argent qu’ils n’auront pas tous et jamais, et ceux du Sud, qui auront presque du mal à pardonner à ces frères indignes qui ont osé vendre la Mère-patrie  pour recevoir en retour et en héritage, l’invasion barbare de la Côte d’Ivoire et des terres qu’ils ont laissées en friche pour leurs descendants.

 

Alors, de façon pas du tout surabondante, la Révolution Permanente conclut :

La loi sur le foncier rural ivoirien doit être révisée. Mais pas par n’importe qui, pour faire n’importe quoi et au profit de n’importe quel petit pouilleux venu faire fortune sur les terres du peuple ivoirien, le peuple mien, massacré jusqu’ici, gratuitement.

Ce qui est dit, est dit !

Avec nos remerciements soutenus aux Experts Juristes de la Révolution Permanente qui nous ont permis de produire cette Chronique. 

 

A Très Bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00453/05/13

infodabidjan.net

18:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les envahisseurs, version nipponne

Alassane Ouattara, président de la République de Côte-d’Ivoire et son épouse Dominique Ouattara sont arrivés ce jeudi 30 mai 2013 au Japon,

où se tient la Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique. (Ticad V).

 

Sourires de circonstances, légèrement bridés pour être en harmonie avec les hôtes asiatiques.

Dans le sac de Dominique, les discours fleuves de l’économiste et les miettes ivoiriennes à céder aux Japonais.

18:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Mamadou Koulibaly, suite

Merci à Mamadou KOULIBALY de jouer sa partition dans la conspiration internationale contre la Côte d’Ivoire et contre Laurent GBAGBO son président élu. En effet plus que le contenu qui n’est plus original, c’est le moment choisi pour rabâcher cette affirmation gratuite qui intrigue et interpelle sur le caractère cynique de son auteur.

 

La période est savamment calculée et bien choisie pour accabler le président GBAGBO surtout venant de l’un de ces anciens camarades, ex-président de l’assemblée nationale, cela pourrait avoir son pesant d’or dans le verdict de l’audience de confirmation des charges. Il n’est un secret de polichinelle qu’il existe un continuum, un lien de causalité entre celui qui a perdu les élections et le coupable des crimes postélectoraux.

 

Ainsi quand Mamadou Koulibaly sort précisément maintenant cela procède d’un schéma bien ficelé. Incriminer le président tout en rappelant à leurs parrains internationaux qu’il demeure toujours une alternative à Mr. OUATTARA, en dépit de son échec dans la récupération de l’appareil du FPI. Hier c’était un autre responsable politique qui traitait GBAGBO de tyran, de dictateur, de sanguinaire et patati patata. Accentuant leur danse macabre autour du verdict de GBAGBO.

 

Mais ne vous y méprenez pas, Plusieurs acteurs du marigot politique ivoirien sont hantés par une libération du président GBAGBO et donc de son retour en force sur la scène politique, qui signera pour ces derniers leur mort et leur disparition politique. Alors, ils tentent le tout pour le tout, une sorte de baroud d’honneur afin que GBAGBO soit maintenu dans les liens de la détention par la justice internationale.

 

Mais, c’est peine perdue, toutes leurs gesticulations sont vouées a l’échec. Le monde entier en général, et l’Afrique en particulier ont compris que GBAGBO Laurent est victime d’une cabale internationale inadmissible, à telle enseigne que les chefs d’états Africains ont ouvertement lors du dernier sommet de l’union Africaine sonné la charge contre la CPI, présentée comme le nouveau visage de la colonisation. Ce ne sont donc pas les élucubrations d’un Mamadou Koulibaly en mal d’audience et de repère politique qui modifieront la donne.

 

Même si c’est au Cameroun, un pays dont les ressortissants soutiennent à fond le président GBAGBO, qu’il a fait sa sortie malheureuse, Gbagbo Laurent a bel et bien remporté les élections. Le conseil constitutionnel seul juge des élections dont les décisions insusceptibles de recours encore moins modifiables, l’a reconnu. GBAGBO s’en sortira donc, c’est de plus en plus probable et nous prions pour qu’il en soit ainsi.

 

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire

Damana Adia Pickass

18:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Appel du Fpi, réaction colérique du président du Pdci

Un patriote ivoirien écrit à Bédié

 

29 mai 2013

Henriette Konan Bédié«De l’appel du Fpi au Pdci-Rda et aux Démocrates ». C’est sous ce titre évocateur qu’un haut cadre du pays, Séraphin Abdou Dagnogo, « L’Ivoirien qui ne veut pas mourir idiot », a produit ce texte. Une leçon de patriotisme politique doublée d’une interpellation au président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, sur le rôle qui est le sien aujourd’hui, dans cette Côte d’Ivoire à la croisée des chemins.

 

I-L’appel du Front Populaire Ivoirien au Parti Démocratique de Côte d’ivoire

Monsieur Miaka Ouretto Sylvain, Président par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), donc très averti de l’histoire tumultueuse des relations entre le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le FPI, mais fortement soucieux de l’avenir et du progrès de la Côte d’Ivoire, a, avec humilité, courage et responsabilité, lancé un appel au PDCI pour un rassemblement des fils et filles de Côte d’Ivoire au chevet de la nation en péril. Ce qui est loin d’être un blasphème, même si certains caciques du PDCI ont accueilli l’appel avec morgue, raillerie et mépris. Ils voyaient dans l’appel une nouvelle manœuvre politicienne de division du Rassemblement des Houphouétistes Pour la Démocratie et la Paix (RHDP). C’est leur droit de le penser. Nous devons le leur concéder.

 

II – Le Bureau Politique du PDCI et nos analyses

Le Jeudi 23 mai 2013, à l’ouverture du Bureau politique de son parti, le Président Henri Konan Bédié a tenu des propos qui, pour nous profanes, restent à décoder tant l’homme est rusé. Toujours est-il que le Président Bédié, s’il est une personnalité respectable et de forte audience au PDCI, n’est pas tout le PDCI.

Reprenant une de ses analyses à la réunion du Bureau Politique, et si l’on en croit le Président Bédié, « le FPI a un lourd passé qu’il traîne comme un boulet ». Soit. Est-il pour autant interdit au FPI de chercher à se débarrasser de ce boulet pour bâtir du neuf et faire avancer la Côte d’Ivoire ? Est-il également interdit au FPI de renaître avec un jumeau démocratique? Le Président Bédié sait bien que le Président Houphouët-Boigny dont il ne cesse de se réclamer a dit que « seuls les imbéciles ne changent pas ». L’imbécile FPI est-il condamné à ne pas changer ? Bien curieuse condamnation! L’homme de foi Bédié sait bien que Jésus a dit « Que celui qui n’a jamais pêché jette la première pierre à la femme adultère ». Une pensée qui signifie que nul n’est parfait. N’est-ce pas Houphouët qui a encore dit : « Mon cœur est si petit qu’il ne peut contenir de la haine ? ». Le Président Bédié, déclaré principal héritier d’Houphouët, devait le savoir mieux que nous. Alors, pourquoi fait-il cette condamnation sans appel ? L’houphouétisme sans Houphouët, pas commode. L’houphouétisme sans Houphouët, impossible.

 

III- Pourquoi tant de haine ? Nos analyses

Monsieur le Président,

Pourquoi alors tant de haine dans votre cœur pour le Président Gbagbo Laurent? Vous avez déjà sournoisement réussi sa déportation à la Haye, à la Cour pénale internationale (Cpi), l’éloignant ainsi de son peuple et de sa terre nourricière. Mais malheureusement, vous continuez à vous apercevoir que cet absent est encore plus présent en Côte d’Ivoire, tant dans les médias que dans l’opinion et l’actualité. Vous attendez certainement le verdict de confirmation des charges pour sabrer le champagne.

Oui, mais Monsieur le Président,

Sous votre mandat, est-ce le Président Gbagbo Laurent qui a dit qu’il allait « frapper ce régime moribond pour le faire tomber comme un fruit pourri » ?

Oui, mais Monsieur le Président,

Sous votre mandat, Monsieur Gbagbo est-il bien celui là-même qui a dit que l’on ne veut pas que je sois Président de la République parce que je suis musulman et du Nord ?
Oui, mais Monsieur le Président,

Est-ce Monsieur Gbagbo qui a comploté pour vous faire déposer le 24 décembre 1999 par le général Guéi Robert instrumentalisé par qui vous savez et qui est pour vous aujourd’hui la référence, le compagnon fidèle et idéal? C’est d’ailleurs tout à votre honneur, car seules les circonstances et les opportunités vous rendent rancunier ou non.
Oui, mais Monsieur le Président Bédié,

Est-ce Gbagbo qui vous a suggéré de concevoir un concept tel que l’Ivoirité qui a fait tant de dégâts tout simplement parce que vos intellectuels commis à la tâche, pourtant brillants, n’ont pas eu le courage de défendre crânement vos idées consignées dans votre livre d’anthologie « Les chemins de ma vie » ?

Dans un autre ordre d’idées, vous nous confirmez qu’en disant que « le serpent n’est pas encore mort », le Président Gbagbo parlait du PDCI. Sauf votre respect, Monsieur le Président Bédié, le Président Gbagbo en usant de cette formule volontairement imagée et issue du terroir Akyé, englobait tous ceux qui, par de mesquins calculs, s’époumonaient à s’opposer ou à retarder l’alternance démocratique en Côte d’Ivoire. Bien entendu, et là vous avez totalement raison, des militants du PDCI, votre parti, étaient de ceux-là mais ils n’étaient pas les seuls. D’autres personnes qui tiraient profit des prébendes et privilèges du parti unique étaient aussi là, mais habilement tapies dans l’ombre.

Oui, nous savons qu’à tous ces questionnements, vous nous répondrez comme tout agent de l’ordre : « Circulez, circulez ! Il n’y a rien à voir».

 

IV – La fronde au PDCI

Monsieur le Président Henri Konan Bédié,

Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, au PDCI, on s’entredéchire sur la place publique et cela ne fait pas de vous le leader responsable qui a pour mission de calmer le jeu et de transcender les clivages en appelant à la cohésion et à la concorde au sein du PDCI. Les déçus de l’Houphouétisme sont en train de quitter les rives du dépit pour gagner les vagues de la colère. Comme un détonateur, les différents scrutins sous le régime Ouattara, en général, et les récents scrutins municipaux et régionaux couplés du 21 avril 2013 en particulier, ont fait sauter les poudrières du RHDP. Le mal-être des militants de base et des candidats du PDCI est profond et réel. Ceux-ci doivent être entendus et écoutés, car tout comme vous, Monsieur le Président, ils aiment et croient en leur parti ; car également tout comme vous, Monsieur le Président, ils aiment et croient en la Côte d’Ivoire, leur pays. Daignez les écouter car le «one man show» ne règle pas les problèmes. Il les déplace et complique davantage les relations internes, sinon vous courez le risque de connaître les mésaventures de ces chefs de troupe qui, lors d’un combat épique, décisif, se retournent pour donner des ordres et s’aperçoivent, à leur corps défendant, que toutes les troupes ont déserté les rangs.

Le PDCI a perdu son chef, le Président Bédié. On ne le voit guère où l’histoire se fait ou est en train de se faire. On constate son évanescence dans l’attribution des promotions au RHDP où le rattrapage a toujours droit de cité et dans la sélection des candidatures et dans la proclamation des résultats électoraux, souvent au profit du Rassemblement des Républicains (RDR). Une véritable fronde se prépare au PDCI comme celle que menèrent, en des temps anciens, les dignitaires du Royaume pour contester l’autorité de Louis XIV. Elle féodalise le camp du Président Bédié, elle ridiculise un Président qui avait promis l’union et l’unité à ses militants.

Monsieur le Président,

Vous dites que vous avez donné votre parole. Cela vous honore mais déshonore la Côte d’Ivoire qui, comme le Costa Concordia, va vers le naufrage. L’heure est grave, Monsieur le Président et nous n’avons pas la prétention de vous enseigner quoi que ce soit.

Oui, mais enfin, Monsieur le Président,

Est-ce le Président Gbagbo qui a fraudé à l’élection présidentielle en 2010 pour vous voler la 2ème place qui vous propulserait au second tour ? Nous savons que des « négateurs patentés des évidences» vous l’ont fait un moment croire. Mais nous demeurons persuadés qu’avec le recul du temps, avec votre perspicacité politique, vous avez découvert la douloureuse vérité. Si le doute vous habite encore, prenez le temps de « cuisiner» Kouadio Ahoussou Jeannot, d’abord Premier ministre, ensuite ministre d’Etat à la Présidence et Monsieur Achi Patrick, ministre des Infrastructures économiques, vos représentants auprès de la Commission électorale indépendante (CEI). Curieusement, ils ont mis sous le coude vos dossiers de réclamations des fraudes à l’élection Présidentielle 2010 à déposer auprès de ladite institution. Ils avaient agi sur injonction pressante de vos parrains qui avaient déjà fait de Monsieur Alassane Dramane Ouattara, devenu par les faveurs d’une élection, Monsieur Alassane Ouattara, leur champion pour occuper le fauteuil présidentiel. Le PDCI, parti unifié puis parti unique de Côte d’Ivoire, dont l’histoire est à l’aune de la Côte d’Ivoire, devenait un simple accompagnateur du RDR, ce parti sorti de ses propres entrailles. Comme quoi, tout comme Dieu, les desseins des parrains sont insondables.

Oui, Monsieur le Président Bédié,

Votre haine pour Monsieur Gbagbo s’expliquerait-il tout simplement par le fait qu’il ait profité, selon les dires de vos partisans et les falsificateurs de l’histoire, de la querelle des héritiers pour prendre le pouvoir en 2000 dans des conditions que les mauvais perdants ont rendu calamiteuses ? Tout d’abord vous n’êtes pas sans savoir que la nature a horreur du vide et que tout vide en politique doit être comblé. Mais là n’est pas le problème. Du temps du parti unique jusqu’à nos jours, Monsieur Gbagbo a toujours été adulé des populations qui ont reconnu en lui une personnalité qui mène une politique de proximité avec le peuple, qui sait faire preuve de courage en osant aller défier le Président Houphouët-Boigny qui, en ces moments de parti unique, « crachait du feu » ; qui ont reconnu en lui une personnalité qui sait faire preuve d’humilité et d’empathie, qui connaît la Côte d’Ivoire dans sa diversité avec ses us, coutumes et traditions, qui voue un attachement viscéral à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens, qui a aussi et surtout un projet de société et de gouvernement en phase avec les préoccupations des populations de Côte d’Ivoire et d’Afrique. Ce Gbagbo-là, les Ivoiriens ne pouvaient le lâcher. C’est ainsi qu’ils lui ont majoritairement accordé leurs suffrages. Monsieur Gbagbo n’a donc pas été élu Président par défaut, mais pour ses qualités intrinsèques. Ceux qui n’ont pu faire acte de candidature devaient demander des explications à la Commission électorale et non à Monsieur Gbagbo qui était candidat comme tout autre et dont le dossier a même failli être rejeté pour des raisons connues de la seule Commission électorale.

En définitive, sur la question, le Président Gbagbo Laurent ne s’est pas autoproclamé. Il ne s’est pas non plus imposé par la violence. Son slogan tant prisé «Asseyons-nous et discutons» et le choix de la transition pacifique à la démocratie excluaient du FPI toute branche armée comme on en voit maintenant.

 

 

V- GBAGBO sans haine

Maintenant pendant qu’il est encore temps, souvenons-nous : En 1993, n’a-t-il pas fallu que Monsieur Gbagbo mette fin à sa tournée à l’intérieur du pays, à l’occasion du décès du Président Houphouët-Boigny, rentre à Abidjan pour lancer un appel au calme, à l’union et à la concorde pour enterrer dans la dignité le premier Président de la République de Côte d’Ivoire? Cet appel largement entendu et suivi a permis de remiser les dagues dans les vestiaires ; il a aussi donné du répit à Monsieur Bédié pour peaufiner sa stratégie de conquête du pouvoir d’Etat face à un Alassane Dramane Ouattara qui lorgnait dangereusement vers le fauteuil présidentiel, estimant détenir la légitimité, suite à son adoubement par le Président Houphouët.

 

VI- Le Front Républicain

Par ailleurs, et poursuivant dans nos analyses, Monsieur le président Bédié, vous faites une bien étrange distinction entre le FPI et le Front Républicain. Vous semblez donner, même si vous ne le dites pas, l’absoute au RDR et faites porter tout le poids de vos malheurs de gouvernance sur le FPI. Pourquoi isoler le RDR du FPI dont les stratégies étaient communes parce que définies d’un commun accord? Le boycott actif qui vous a hanté durant tout votre mandat et l’a même délégitimé a bien été le fait du FPI et du RDR, ou est-ce que c’était le RDR de feu Djéni Kobinan qui n’est plus le RDR de Monsieur Ouattara? La même continuité qui s’applique à l’Etat s’applique également aux partis politiques. Toujours est-il que de bonne foi, la discrimination ne s’imposait pas.

Aujourd’hui, Monsieur le Président Bédié, vous avez décidé de dormir dans le même lit que Monsieur Ouattara mais sachez que vous ne ferez jamais le même rêve. Le RHDP est comateux. Le Président Chirac, le parrain, a quitté la scène politique et a des ennuis de santé. Le Président Sarkozy, le digne continuateur, a été battu à l’élection Présidentielle de 2012 par le socialiste François Hollande, et il vit aujourd’hui avec la justice à ses trousses. Ainsi va le monde et vous devez en tenir compte.

 

VII- 2015 c’est maintenant !

Monsieur Alassane Dramane Ouattara, devenu Monsieur Alassane Ouattara, toujours par les faveurs de l’élection Présidentielle 2010, est en train de se tailler sur mesure un bétail électoral pour 2015 sous votre regard complice et bienveillant. 2015 c’est maintenant ! Sans état d’âme, Monsieur Alassane Ouattara a pris la décision de réviser des textes aussi vitaux pour la Côte d’Ivoire que sont le foncier rural et la nationalité, sans débat public, sous le parapluie des ordonnances généreusement offertes par l’Assemblée nationale et son Président, Monsieur Soro Kigbafori Guillaume, auteur d’un ouvrage «Pourquoi je suis devenu rebelle». Votre parole donnée sera-t-elle comprise par les générations futures ? Continueront-elles par conséquent à croire en votre attachement à la Côte d’Ivoire ?

Si vous, Monsieur le Président, pour des raisons qui vous sont propres et que vous seul connaissez, choisissez votre voie, le PDCI, lui, pour la Côte d’Ivoire, a un devoir d’action, de réaction et même de résistance. L’on peut se quereller sur tout mais s’entendre pour une fois sur la Côte d’Ivoire, notre pays à toutes et à tous. Ceci a été possible en 1993. Il est aujourd’hui impératif ! Soyez persuadé, Monsieur le Président, que c’est le combat de 1990 qui se joue à l’envers. Oui, l’âge n’est plus le même et vous désavantage, car votre salut réside une fois de plus dans la prise de l’article 48, si la Constitution est respectée. Bien entendu, si vous êtes encore candidat à l’élection Présidentielle et si le souverain accepte de faire application de cet article en se posant d’ailleurs la question au regard des différents accords, si lui-même n’en aura pas besoin … On prend les mêmes et on recommence et, à chaque fois Monsieur Alassane Ouattara rafle la mise. Et l’histoire bégaie.

 

VIII – Le congrès du PDCI

Monsieur le Président Bédié, Président du PDCI- RDA, vous triompherez au congrès d’octobre 2013. Vous serez même largement ovationné, «standing ovation», comme disent les Anglo-Saxons. Mais tout comme la Roche Tarpéienne est proche du Capitole, les applaudissements précèdent les huées et la chute. Nous ne vous le souhaitons pas parce que vous ne le méritez peut être pas. Nous savons cependant que la restructuration du comité d’organisation du Congrès fait que ce congrès est déjà verrouillé.

 

IX- Les forces politiques et sociales démocratiques

Mais l’histoire de la Côte d’ivoire ne se joue pas dans la seule enceinte d’un bâtiment. Ce congrès étant historique, il sera également celui de toutes les forces politiques et sociales démocratiques de Côte d’Ivoire et d’ailleurs. Monsieur le Président Henri Konan Bédié, vous avez encore le temps de ne pas revêtir le statut de «looser» en politique. Les minoritaires au congrès peuvent devenir les majoritaires pour l’histoire. Souvenez-vous des circonstances qui ont entrainé la scission du PDCI et la naissance du RDR qui n’est pas aujourd’hui une réussite démocratique. Comme le sparadrap du Capitaine Haddock, la décision du Congrès du PDCI sur le projet d’alliance avec le FPI vous collera à la peau et rejaillira sur votre réputation à jamais. Pour leur part, les forces politiques et sociales démocratiques se sont emparées de ce projet fédérateur pour la Côte d’Ivoire et rien ne les arrêtera pour le faire triompher. Nous pressentons que le FPI, qui s’est toujours battu pour faire valoir les intérêts de la Côte d’Ivoire, continuera de se battre aux côtés des forces politiques et sociales démocratiques et celles-ci se recrutent dans toutes les formations sans exception.

 

X- La résolution des Structures spécialisées et d’Activités du FPI.

Dans sa résolution prise à Abidjan le 18 Mai 2013 relative au redéploiement politique sur toute l’étendue du territoire national le FPI persiste et signe :

- Vu l’ampleur du désastre psychologique, moral, social et politique de la crise postélectorale sur les populations en général et sur le Front Populaire Ivoirien en particulier ;
- Vu l’état de non droit manifeste dans lequel prospère le régime Ouattara ;
- Vu les pratiques insidieuses du régime Ouattara tendant à un retour au système de parti unique ;
- Vu les errements de la gouvernance Ouattara consistant à brader les intérêts stratégiques et fondamentaux de la Côte d’Ivoire ;
- Vu l’échec patent de la relance économique se traduisant par un retour au ré-endettement systématique de notre pays et ce, malgré les retombées que les ivoirien(ne)s étaient en droit d’attendre des effets de l’initiative

 

PPTE ;

- Tenant compte des recommandations formulées par les différents Comités centraux appelant à la redynamisation des structures du parti;
- Considérant qu’il importe de relancer la machine de mobilisation du FPI ;
Les responsables des structures spécialisées et d’activités réunis en atelier ce samedi 18 mai 2013 au QG du FPI, décident :
- de redynamiser leurs structures respectives et passer à l’action de remobilisation immédiate ;
- de développer une synergie d’actions des structures spécialisées et d’activités pour une mobilisation du parti sur l’ensemble du territoire national ;
- de développer une synergie d’action visant à contraindre le pouvoir à revenir à l’état de droit et à une gouvernance démocratique ;
- de renforcer la complémentarité entre les structures spécialisées et d’activités pour préparer le FPI et ses alliés à la conquête du pouvoir d’Etat.

Monsieur le Président Bédié, à bon entendeur, salut!

 

Une contribution de Séraphin Abdou Dagnogo

L’Ivoirien qui ne veut pas mourir idiot

eburnienews.net

17:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Affaire Koulibaly...

Il a encore déversé sa bave sur le Président LAURENT GBAGBO, cette fois-ci sur RFI ce matin.

Mais qu’est-ce qui l’y oblige ? Bon sang !  Il continue de ruminer ses rancœurs contre le FPI.

 

Comme si la violence verbale était indispensable à l'avènement de la cohésion sociale recherchée par tous. Il fait dans la surenchère avec elle. Or la montée aux extrêmes obère toute réconciliation et les illusions fondées sur la violence créatrice de paix ne peuvent que prêter à sourire face à la réalité historique. Une pure folie ! Pourquoi diable refuse-t-il de faire la propagande de son minuscule parti politique sans audience, sans bastion ? Pourquoi un tel axe de communication politique bien que contre productive ?

 

A mon avis, ce monsieur est ébloui par son propre projecteur qu'il a braqué sur lui-même. Il croit que son heure est arrivée et que c’est le moment de se faire remarquer par les faiseurs de rois !

Il croit encore aux vertus dormitives de son discours. Mais il n'en est plus rien à l'aune de la cruauté ravageuse au coût, économiquement et humainement, exorbitant que viennent de vivre les Ivoiriens.

 

Que propose-t-il face à cette véritable transvaluation des valeurs qui s'opère avec la promotion des félons et des troufions dans l'administration centrale, l'élévation des spécialistes des pratiques mafieuses et des trafics financiers en tous genres ? Rien ! Tous les jours il se révèle comme un personnage au pedigrée étonnant, abonné aux reniements, sans état d'âme. Il peut soutenir tout et son contraire, de la manière la plus placide et la plus naturelle. Que ce soit dans la servilité la plus basse, la trahison la plus abjecte, ou dans la violence verbale la plus meurtrière.

Merde, j’ai mal à la Côte d’Ivoire !

Marcelin Gnahoua

----------------------------

« Nous avons rejoint Koulibaly Mamadou. Nous vous donnons rendez-vous le 11 août 2011 à la Caistab », pouvait-on lire sur le mur de Mamadou Koulibaly à la date du 3 août 2011. On y trouvait aussi ceci: " En termes de ralliements, nous avons des cadres, des élus Fpi du district d'Abidjan et des circonscriptions de l'intérieur du pays »

Où sont-ils donc passés, tous ces cadres et élus qui devaient rejoindre Mamadou Koulibaly ?

Il est si seul !

Alexis Gnagno

----------------------------

Je suis heureux de constater aujourd’hui la remarquable solidarité qui existe entre tous pour dénoncer la traitrise de Mamadou Koulibaly et je me souviens en même temps que dans le pays avant notre exil politique, tous ceux qui s’étaient amusés à dénoncer les manœuvres suspectes de l'individu étaient vus comme des malades mentaux ou des jaloux.Laurent Gbagbo avait raison,le temps est vraiment l'autre nom de Dieu.

Au suivant !...

-------------------------
 

Je voudrais dire à tous nos amis qui trouvent que Mamadou Koulibaly dit des choses justes que Laurent Gbagbo est un homme. A ce titre, il est appelé a faire des erreurs et Dieu seul sait qu’il en a fait mais il faut être conséquent envers soi-même.

 

1- Pour le critiquer, il faut donner les faits dans leur exactitude. Si LG par exemple a donné un bloc pétrolier à Pierre Fakhoury et que tu n’es pas d’accord, tu le dis et tu proposes autre chose mais tu n’as pas besoin de dire qu’il l’a cédé à la France. Il y a plusieurs sujets sur lesquels je ne partage pas la même opinion que notre président mais nous essayons de regarder à l’essentiel qui est la souveraineté de notre pays qui est le moteur de son combat.

 

2- Quand on occupe des responsabilités importantes dans un régime, on n’attend pas sa chute pour répéter comme des enfants : « je l’avais prévenu mais il ne m’a pas écouté » c’est simplement de la lâcheté. Soit, on ne soumet, c'est-à-dire qu’on endosse les décisions prises par la majorité ou on se démet mais on ne peut pas profiter des actifs du régime et demain ne pas vouloir être responsable de ses passifs. MK pouvait démissionner du FPI pendant qu’il était encore au pouvoir mais il ne l’a pas fait ; alors si la CI a été mal géré a cette période, il en est autant responsable que Affi N’guessan qui lui, malgré qu’il n’occupait aucune fonction étatique est aujourd’hui en prison.

 

Si demain le pouvoir de Dramane tombe, vous verrez des cerveaux du RDR venir nous faire croire qu’ils lui avaient demandé de libérer tous les prisonniers et créer des conditions démocratiques mais il n’en faisait qu’a sa tête.

C’est cette attitude que je condamne….fermement

Steve Beko

------------------------

Transmettez cette question à Mamadou Koulibaly de ma part: "SiGbagbo a vendu la Côte d'Ivoire à la France comme MamKoul le prétend, pourquoi la France a-t-elle renversé Gbagbo en bombardant sa résidence pour installer Ouattara?"

 

Même la CPI et l'accusation qui disposaient de toute la certification de Choi, de toutes les preuves fournies par le régime Ouattara n'a pas pu répondre à la question "Qui a gagné les élections présidentielles de 2010?". C'est Mamadou Koulibaly qui vient se dévoiler dans une ultime forfaiture.

 

2ème question à Mamadou Koulibaly: "Si le Président Gbagbo n'a pas gagné les élections comme Koulibaly le prétend, pourquoi Gbagbo a-t-il demandé le recomptage des voix que Ouattara et ses soutiens ont réfusé?"

Alain Doh Bi

------------------------------

La question Mamadou Koulibaly

 

Pourquoi Mamadou Koulibaly est-il encore en politique malgré ses déconvenues électorales alors qu'il voulait se retirer de la vie politique? Cette question mériterait une réponse de la part de celui qui tire désormais à boulets rouges sur celui qu'il aura accompagné pendant dix ans sans jamais menacer de démissionner.

 

« J’ai simplement dit à Miaka Oureto, le secrétaire général du parti, que si les cadres du Fpi souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie », avait-il pourtant averti quand il était le président par intérim du Fpi, avant de démissionner de ce parti.

 

Alors pourquoi ne se retire-t-il pas de la vie politique alors même que sa nouvelle aventure politique n'a pas trouvé grâce aux yeux des électeurs, comme en témoigne son score de 3% aux élections législatives de décembre 2011 dans une commune dont il était pourtant le député sortant ? On peut penser, au regard de son activisme anti-Gbagbo d'aujourd'hui, qu'il était certainement en mission pour dénaturer le FPI et l'offrir à Ouattara comme un adversaire commode qui serait venu légitimer son imposture.

 

Trop de contradictions chez ce monsieur qui vantait, il n'y a pas si longtemps, les performances de la gouvernance Gbagbo ! En effet, interrogé par le journal Notre Voie, voici ce qu'il disait : « Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2000, la Côte d’Ivoire était en faillite avec un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) négatif de -3%. Au moment où nous partions aux élections en octobre dernier, la Côte d’Ivoire avait un taux de croissance du PIB de près de 4%. C'est-à-dire qu’entre 2000 et 2010, nous avons fait un bond de 7 points. Aucun pays au monde, dans une situation de crise comme celle de la Côte d’Ivoire n’a jamais réalisé une telle performance. »

 

Alors, si Gbagbo, avec tous les errements dans la gestion économique du pays, a réussi ce qu'aucun pays au monde n'a réussi, dans une situation de crise comme celle de la Côte d’Ivoire, pourquoi vouloir faire croire aujourd'hui que tout a été mauvais ?

Alexis Gnagno

 

16:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Mots à mots

Première ébauche de réponse à Mamadou Koulibaly

 

Mamadou Koulibaly est interviewé le 07 décembre par la Rti à son retour de voyage :

Question : Pourquoi étiez-vous absent à la cérémonie d’investiture du Président Laurent Gbagbo le 4 décembre au Palais de la présidence?

Réponse :"J’étais en mission à l’étranger à la demande du Chef de l’Etat."(MK)

Ma question : Etais tu en mission pour le compte de Dramane Ouattara qui a soi disant gagné les elections?

 

"Gbagbo Laurent a été le meilleur défenseur de la France dans la crise ivoirienne. Il a tout donné aux Français. Il a renouvelé les concessions de l’eau et de l’électricité à son ami Martin Bouygues, de gré à gré".(MK)

Monsieur Koulibaly est de mauvaise foi. Pourquoi ne reconnait-il pas que grâce à Gbagbo, la Côte d'ivoire détient aujourd'hui 15% du capital CIE et siège au conseil d'administration de celle ci avec deux representants? Chose qui etait inimaginable et pour laquelle Bouygues a financé et entretenu une rébellion par le canal de son valet de service Dramane Ouattara.

 

"Malgré toutes nos mises en garde, Gbagbo a confié l’élaboration et la gestion du fichier électoral à la Sagem".

monsieur Koulibaly refuse d'admettre que la Sagem a été imposée par le rhdp et sa rebellion qui disaientt ne pas faire confiance en l'INS.

 

"Entre les deux tours, Gbagbo s’est même empressé d’octroyer des blocs pétroliers à la frontière du Ghana au groupe Total, comme ça, cadeau. "

Monsieur Koulibaly delire, parce que l'exploitation des blocs pétroliers en eau profonde concédée àTotal s'est faite bien avant les élections présidentielles. Et qu'est ce que ce monsieur appelle “cadeau”?

 

"J’ai préparé l'opération dignité"(MK)

Etais tu Chef d'Etat Major cher Koulibaly? L’opération dignité que tu prétends avoir organisée, avait pour but de faire tomber Gbagbo. Et cela a échoué, cher Koulibaly. Tu te voyais déjà  président de la Côte d'Ivoire puisque Gbagbo devait tomber en ce mois de novembre 2004. N’as tu pas menti pour dire aux Ivoiriens que le général Doué était dans un char pour la RTI, cher Koulibaly pendant que Doué était dans son bureau à l'état major?

N’es-tu pas celui qui avait voulu faire lyncher Doué Mathias devant l'hôtel Ivoire en lui demandant de te rejoindre pendant que tu avais faire courir l'info, selon la quelle il se rendait a la télévision?

Pourquoi ne dis tu pas aux Ivoiriens que c'est toi qui a fait nommer CEMA ce traitre de Mangou?

 

"Les recrutements étaient basés sur la région ou l'ethnie"(MK)

Qu’as tu dit lorsque les Forces Nouvelles devaient intégrer 5000 nordistes dans les FDS?

Qu’as tu fait lorsque Soro intégrait plus de 500 nordistes à la police et la gendarmerie?

Tu n'es qu'un tribaliste.

 

Donc Mamadou Koulibaly voulait que le FPI s'appelle LIDER!!!!

Voici ce qu'il disait avant sa démission du FPI « J’ai simplement dit à Miaka Oureto, le secrétaire général du parti, que si les cadres du Fpi souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie », avait-il pourtant averti quand il était le président par intérim du FPI, avant de démissionner de ce parti.

 

Il ferait mieux d'aller donner des cours comme il l’avait dit!

Ce n'est pas un politicien, qu'il retourne donner ses cours dans les universités.

Il se renie pour un rien!!!

Gbagbo a dit ceci le concernant:"Mamadou ?  il est comme ca!! Mais on l'aime quand même".

Gbagbo savait de quoi il parlait.

 

A QUI LE PROCHAIN TOUR, DANS LE STYLE MK?

Affaire à suivre.....

Cher Mamadou Koulibaly, je dirais que tu perds la tête et que tu as du mal à assumer ta collaboration secrète avec les ennemis de la Côte d'ivoire pendant que Gbagbo te faisait confiance.

Maintenant que tu as officialisé ta version, raconté les déboires du soit-disant régime Gbagbo et son Chef, bientôt nous allons revenir sur toi , ta mauvaise gestion dans ce pouvoir, alors que tu étais a la tête de l'assemblée.

 

Les traitres meurent à l'aube!!! vive la couardise!

Haut les cœurs !

On est ensemble

Joel Curtis

15:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Lancement de l’Emprunt obligataire

L’Etat attend 93 milliards de Fcfa du marché financier de l’Uemoa

 

Réflexion relevée à la suite de cet article :

« Y-a-t-il encore preuve plus palpable pour croire que les caisses de l'état sont vides (vidées ?) ? Il n'y a pas d'argent pour les investissements prévus alors que le budget 2013 est en exécution. On aimerait d'ailleurs savoir quels sont ces investissements. Mais ce doit être la troisième ou la quatrième fois que l'état ivoirien lance un emprunt obligataire dont le taux de rémunération pour les deux derniers est assez élevée. Ce qui démontre que, malgré tout le bruit fait autour du taux de croissance de 9.8, cette économie n'arrive pas à inspirer confiance, y compris dans l'espace UEMOA qui est la cible de cet emprunt. »

Alexis Gnagno

 

 Adama Koné, DG du Trésor

TrésorPublié le jeudi 30 mai 2013  |  Le Patriote

93 milliards Fcfa. Tel est le montant recherché par la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique pour l’apurement partiel des arriérés de la dette intérieure et des investissements prévus pour le budget 2013. C’est justement dans ce cadre que cette régie financière lance à partir d’aujourd’hui, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest, jusqu’au 1er juillet 2013, un emprunt obligataire ‘‘Tpci 6,00% 2013-2016’’.

Il s’agit surtout pour le Trésor, de dynamiser et stabiliser la croissance amorcée sous le président Alassane Ouattara, par le biais des chantiers et programmes majeurs de développement et de restructuration en cours. «Cet emprunt constitue un placement sûr et rentable », explique Adama Koné, Directeur général du trésor et de la comptabilité publique. Avant de préciser que l’emprunt Tpci 6,00% 2013-2016’’ bénéficie de la garantie souveraine de l’État. Surtout que le remboursement, est sécurisé par un compte séquestre ouvert à la Bceao (Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest) pour le règlement des différentes échéances, sans que la trésorerie immédiate de l’État ne soit affectée. Mieux, les ressources mobilisées auprès des entreprises et des personnes physiques seront domiciliées sur un compte dédié, ouvert à la Bceao.

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique invite donc les investisseurs à s’inscrire dans ce partenariat gagnant-gagnant créé, le 13 mai dernier, par une autorisation de la ministre en charge de l’Économie et des finances, Nialé Kaba. Faut-il le préciser, l’emprunt obligataire "Tpci 6,00%" est représenté par 9 300 000 obligations de 10 000 F, chacune.

Jean Eric ADINGRA

abidjan.net

15:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Audience de Gbagbo à La Haye:

Les précisions de la Cpi

 

Publié le jeudi 30 mai 2013  |  Nord-Sud

Audience de Gbagbo à La Haye: Les précisions de la CpiCette mise au point est de La Haye.

 « Veuillez noter qu’à ce stade, à la Cpi, on ne parle pas de ‘’non-lieu‘’ ou de ‘’verdict‘’ », a réagi, hier, l’Unité des affaires publiques à une demande d’information de la Rédaction. Au jour J-3 de la décision « à rendre au plus tard le 3 juin » dans l’affaire le Procureur contre Laurent Gbagbo, après les audiences y afférentes qui se sont déroulées du 19 au 28 février dernier, il était question de savoir si les vocables verdict et non-lieu sont usités par la Cour et, s’ils l’étaient, que recouvraient-ils ?

 

Une question justement à propos, puisqu’un partisan de l’ancien président ivoirien en la personne de Sylvain Miaka Ouretto, président par intérim du Front populaire ivoirien (Fpi) avait espéré un non-lieu. « En Europe, la mobilisation est forte et le 28 mai, Laurent Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu. Il doit retrouver sa liberté …», avait-il entretenu l’espoir des militants, le 17 mai dernier, à Bondoukou.

Que doit-on dire d’approprié s’il devait y avoir une relaxe du chef de l’ancien régime, faute de preuve contre lui ? La Cpi répond : « Il s’agit d’une décision des juges qui permet de savoir si oui ou non, il y a suffisamment de preuves pour entamer un procès dans l’affaire ». Dans les deux cas qui précèdent, l’accusation ou la défense a un recours. « Les deux parties à la procédure peuvent toutefois demander à la Chambre préliminaire l’autorisation d’interjeter appel contre la décision sur la confirmation des charges », a-t-elle instruit.

A Abidjan où les supputations vont bon train à la veille de cette audience décisive, la troisième du genre depuis l’incarcération de Laurent Gbagbo fin décembre 2011, une opinion s’imagine les tableaux possibles sur lesquels pourraient statuer les juges. Si d’aucuns se dessinent cinq cas de figure, mercredi, la Cpi, elle, les ramène à trois. Et l’Unité des affaires publiques de les énoncer clairement. « La Chambre préliminaire I peut : confirmer les charges pour lesquelles elle a conclu qu’il y a des preuves suffisantes, auquel cas l’affaire est renvoyée en jugement devant une Chambre de première instance pour le procès », a-t-elle avancé, dans un premier temps. Et, poursuivant, l’unité identifie la seconde éventualité : « ou (elle peut) refuser de confirmer les charges pour lesquelles elle a conclu qu’il n’y a pas de preuves suffisantes et arrêter la procédure à l’encontre de Laurent Gbagbo ». Enfin, le dernier tableau : « ou ajourner l’audience et demander au procureur d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes ; ou, dans l’alternative, lui demander de modifier toute charge pour laquelle les éléments de preuve produits semblent établir qu’un autre crime que celui qui est reproché a été commis ». 

 

Une autre clarification qui a été demandée à la Cpi, c’est pourquoi elle recrute des interprètes d’ethnies ivoiriennes à la veille du délibéré de l’audience de confirmation des charges ? Faire un appel à candidature au poste d’interprète en Bété, Baoulé, Dioula… ne serait-il pas induire l’idée qu’un procès est inévitable dans l’affaire qui retient l’attention des Ivoiriens, en particulier. Réponse de La Haye : « concernant le besoin d’interprètes à la Cpi, il y a actuellement deux affaires (Laurent Gbagbo et Simone Gbagbo, ndlr) en cours devant la Cour et les enquêtes en ce qui concerne les crimes prétendument commis en Côte d’Ivoire continuent. Donc il y a besoin d’avoir des interprètes ».

La juridiction internationale bat ensuite en brèche les accusations portées contre elle, de préparer ainsi un procès de l’ancien chef de l’Etat ivoirien : «Ceci (le recrutement, ndlr) n’est pas lié à une affaire déterminée et ne préjuge pas des décisions des juges. Le recrutement suit une procédure spécifique et il ne nous est pas possible à l’heure actuelle d’en indiquer plus ».

Voilà qui tiendra davantage en haleine les Ivoiriens.

BI

civox.net

11:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un livre qui va faire date !

Koné Katinan :

les bonnes feuilles de « Côte d’Ivoire : l’audace de la rupture »

 

30/05/2013 -Le Nouveau Courrier  -

« Comment nous pouvons réformer le franc CFA »

Le Franc Cfa est l’illustration parfaite de la nature des rapports que l’ancienne métropole a bâtis, structurés et entretenus avec ses anciennes colonies. Le camouflage sémantique y atteint sa perfection.

 

(…) En gardant une partie des devises et de l’or des pays africains de sa zone d’influence, la France continue de gérer la monnaie de ces pays. Dans le même temps elle consolide sa position dans la zone Euro en s’appuyant sur une épaisse paillasse de devises que lui apportent ses obligés africains. Lorsqu’en février 2011, le président français Nicolas Sarkozy ordonne la fermeture des banques françaises en Côte d’Ivoire, excluant du coup ce pays de cette zone monétaire, les avoirs de ce pays sur le compte d’opération s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars américains (1 500 milliards de F Cfa), qui correspondent à peu près six mois d’importations.

 

Un Etat qui ne gère pas sa monnaie est un Etat amputé de l’une de ses prérogatives essentielles. Il reste un Etat soumis. Plus d’un demi-siècle après l’indépendance, l’Afrique francophone doit être en mesure de gérer sa monnaie. Elle part avec un avantage fabuleux. Elle a une zone monétaire déjà intégrée. Le Franc Cfa est utilisé par plus de 15 pays africains. Or dans un processus d’intégration économique, la phase la plus délicate reste de loin l’intégration monétaire. Elle intervient dans la quasi-totalité des expériences en fin de processus, parce que les enjeux de la monnaie sont énormes et divers.

 

Il faut donc se garder de jeter le bébé avec l’eau de son bain. Le CFA n’est pas à remettre en cause, mais bien plus, les modalités actuelles de sa gestion. Il existe beaucoup de pays africains qui gèrent de façon souveraine leur monnaie avec beaucoup de succès. De toutes les expériences, celle de l’Angola paraît digne d’être partagée.

 

Ce pays qui a acquis son indépendance au prix de deux guerres (contre le Portugal puis contre les puissances impérialistes), ne fait aucune concession sur les acquis de sa lutte armée. L’Angola gère sa monnaie, le Kwanza de façon autonome dans son seul intérêt. Après de nombreuses années de tâtonnements, l’Angola semble avoir trouvé la meilleure formule pour gérer efficacement sa monnaie et lutter contre la dollarisation de son économie. Bien que la réforme monétaire de 1999[1] ait abouti à une hyperinflation, la « Banco Nacionale de Angola » (BNA) a réussi au bout du compte à stabiliser sa monnaie. Le mécanisme trouvé est tout simple. Bien qu’ayant une préférence pour le dollar dans les transactions internationales (le dollar continue d’être utilisé en Angola notamment dans les restaurants et les hôtels à côté de la monnaie nationale), la Banque centrale de L’Angola a fait ouvrir au nom de l’Etat angolais des banques commerciales dans chacune des grandes zones monétaires du monde, du moins celles avec lesquelles, il entretient des rapports commerciaux importants. Ainsi, dans chacune des zones du Dollar, de l’Euro, du Yen, du Yuan, et du Rouble, l’Angola contrôle à travers sa banque centrale, une banque commerciale. Ces banques reçoivent l’ensemble des devises générées par l’exportation du pétrole dont l’Angola reste l’un des tous premiers producteurs d’Afrique. Toutes ces devises sont autant de monnaies d’ancrage pour le Kwanza angolais qui facilitent les transactions internationales de ce pays. En effet, ces devises assurent le règlement des importations effectuées par l’Angola en provenance de chacune de ces zones. Le schéma est simple. Lorsque l’Angola exporte son pétrole par exemple vers l’Europe, les paiements se font sur son compte ouvert dans une banque dont la Banque centrale de l’Angola a le contrôle. En retour, lorsque l’Angola importe des Volvo d’Europe dont le règlement se fait absolument en euro, sa banque d’Europe se charge d’en effectuer le paiement au fournisseur en utilisant les euros dont elle dispose. Il en va ainsi pour chaque zone monétaire. Par ce procédé, l’Angola contourne efficacement la non-convertibilité de sa monnaie en se donnant des monnaies d’ancrage avec toutes les devises et lui assure une certaine stabilité. La forte réserve de devises évaluées à 21,4 milliards[2] de dollars américains lui donne des coudées franches pour crédibiliser sa monnaie.

 

Imaginons cet exemple appliqué à la zone CFA libérée du verrou français et décloisonnée de sorte que les deux zones en deviennent une. La banque centrale de cette zone peut valablement imiter la Banque centrale angolaise en s’organisant de sorte à être présente sur toutes les places monétaires importantes. Des banques commerciales créées sur ces places permettront non seulement d’ouvrir le CFA sur chacune des zones monétaires, mais mieux, pourraient facilement capter l’épargne des centaines de milliers d’Africains de la diaspora qui vivent dans ces zones.

 

« Comment la France nous a surendettés »

Lorsqu’en 1973, le groupe des Dix proclame l’abandon du taux de parité fixe et l’adoption du régime des changes, le gouvernement français prend une loi[3] pour interdire les prêts consentis à l’Etat, au taux zéro, obligeant ainsi l’Etat à recourir, pour ses besoins de financement, aux banques commerciales. Cette décision s’applique automatiquement aux Etats africains dans leurs rapports avec leurs différentes banques centrales. L’une des causes de l’endettement des pays africains se trouve dans cette décision dont l’opportunité n’a pas été suffisamment analysée. Au final, cette décision pénalisante pour les grands Etats a des effets a fortiori plus dramatiques pour les Etats faibles. L’Etat reste un macro-acteur économique dont la solidité et sa survie conditionnent l’existence des structures privées quelle que soit leur importance. En obligeant les Etats à financer leur déficit sur le marché, l’on met l’Etat dans des conditions de compétition identiques à celles des entreprises privées alors que, par la nature de leurs missions, celles-ci se distinguent de celui-là à plusieurs niveaux. L’on se trouve dans une situation iconoclaste où la banque centrale prête aux banques commerciales à un taux réduit, et celles-ci à leur tour prêtent à l’Etat à des taux largement plus élevés. Ensuite des agences de notations, une sorte de censeur mettent les Etats sous contrôle en leur attribuant des satisfécits ou des blâmes sur leur gestion. C’est l’une des grandes absurdités du capitalisme financier. L’Etat, le régulateur de l’économie est mis sous contrôle par le marché financier. C’est finalement une oligarchie se cachant derrière le vocable flou du marché qui contrôle le sort des peuples. (…)

 

Depuis donc plusieurs années, les pauvres Etats africains sont soumis à la contrainte de leurs financements sur le marché des capitaux. Et c’est là où la perversité atteint son point culminant dans la zone monétaire sous contrôle de la France.

 

Dans cette zone, le marché bancaire est dominé de façon écrasante par les banques françaises. La Bnp et la Société générale y exercent un quasi-monopole. Dans certains pays, ces banques contrôlent plus des deux tiers du marché. Dans une période très récente, le marché bancaire de la Côte d’Ivoire était partagé entre quatre banques françaises.

 

La Bnp détenait la quasi-totalité du capital de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (Bicici). Idem pour la Société générale française avec la Société générale des banques de Côte d’Ivoire (Sgbci) qui y détient encore le plus grand actif. Le Crédit lyonnais contrôlait la Société ivoirienne des banques (Sib). Et le groupe franco-belge, la Belgolaise assurait le contrôle la Banque pour l’investissement de l’Afrique de l’Ouest (Biao).

 

Le schéma était le même d’un pays à un autre. Seules les raisons sociales assuraient une certaine adaptation d’un pays à l’autre. Les banques à capitaux africains sont assez récentes dans la zone Cfa. Même là encore, à partir du moment où toutes les deux banques centrales de la zone fonctionnent comme de simples sous-traitants de la Banque de France, presque toutes les opérations à l’international importantes se dénouent à Paris. Dans ces conditions, les banques africaines non françaises sont obligées d’avoir des correspondants sur la place de Paris.

 

Finalement, les Etats africains ne peuvent mobiliser en interne des capitaux que sur un marché contrôlé presque intégralement par les banques françaises. C’est pourquoi, le gouvernement français n’a eu aucune peine à faire fermer les banques françaises en Côte d’Ivoire à compter du 7 février 2011, au mépris de toutes les règles, à la fois, de droit et de bienséance. Une situation inédite dont les conséquences n’ont pas encore été évaluées. Personne ne se soucie de ces nombreuses personnes qui ont perdu leur vie par cette décision qui reste à tout point de vue, une violation grave des droits de l’Homme, si bien sûr, ce terme signifie la même chose pour tous les pays et pour tous les peuples.

 

Zone CFA : les banques françaises ne jouent pas franc jeu

Dans sa zone d’influence, la France impose ses propres règles. Evoluant dans un environnement non concurrentiel, les banques françaises opérant sur le marché africain ne veulent prendre aucun risque. Pourquoi le feraient-elles alors que l’essentiel de leurs produits est garanti par des opérations potables expurgées de tous les risques ?

 

En Côte d’Ivoire par exemple, autour de 40% du produit net bancaire (PNB) de certaines banques, proviennent des opérations avec les fonctionnaires et agents de l’Etat, les éternels paumés à qui ces banques consentent des prêts de soudure à des taux plus élevés que ceux qui sont appliqués dans la métropole à ces genres d’opérations. Ce sont des opérations sans risque et qui sont bien sûr rentables.

 

Cette rente est complétée par 45% du PNB desdites banques issues des opérations d’exportation du binôme café cacao. Egalement des opérations sans risques puisqu’elles sont contrôlées de bout en bout par les banques elles-mêmes. En effet, en début de chaque campagne cacaoyère, les banques financent les achats des exportateurs qui sont dans la quasi-totalité des multinationales dont la solvabilité est garantie par ailleurs. Pour les petits exportateurs locaux, c’est la croix et la bannière. Période de grand stress pour eux, puisqu’ils doivent honorer certains engagements déjà pris auprès de leurs clients. Mais pour les multinationales, il s’agit de simples formalités. Les achats ainsi financés par les banques sont immédiatement nantis par elles. Ce nantissement n’est levé sur un lot que lorsque l’exportateur produit la preuve par le crédit documentaire, que le produit de la vente de ce lot sera versé sur un compte bancaire que la banque elle-même aura désigné. Généralement, il s’agit de compte ouvert dans les maisons mères des filiales opérant en Côte d’Ivoire. Par cette procédure, les banques s’assurent du remboursement des sommes qu’elles ont engagées. Tous les frais liés à cette opération et supportés par l’exportateur, qui vont des intérêts sur les prêts aux différentes autres commissions, assurent des produits purs pour les banques. Les 15% restant de leurs produits sont partagés par les ressources générées par les autres opérations qui englobent les quelques rares crédits à l’investissement que ces banques consentent aux autres activités menées généralement par des entrepreneurs expatriés. Certains pans entiers de l’économie sont exclus des financements des banques. Les prêts au logement n’existent quasiment pas. Ces prêts qui sont généralement à long terme sont peu rentables là où des opérations liées à l’exportation du cacao génèrent avec peu d’efforts, des ressources faramineuses.

 

Pour envoyer de l’argent à Dakar, un Gabonais passe par Paris…

qui gagne de l’argent au passage !

Pour mieux assoir sa domination sur sa zone monétaire, la France l’a subdivisée en deux. L’on a voulu attribuer cette scission intervenue en 1987 à l’animosité que se nourrissaient mutuellement les deux gouverneurs des deux banques. Cette situation qui dure depuis plus de vingt ans ne peut s’expliquer par les sauts d’humeurs de deux fonctionnaires, qui du reste, ne sont plus en activité. Les deux sous – zones sont tenues par deux banques centrales qui sont liées entre elles, au sommet, par la Banque de France, formant une sorte de triangle ouvert par le bas. Les opérations entre les deux sous-zones se dénouent à Paris. Il n’est donc pas possible pour un Gabonais de transférer de l’argent directement de Libreville à Dakar. L’opération, pour son dénouement, doit absolument transiter par Paris si elle s’effectue entre deux banques qui ne sont pas liées entre elles. Cette compartimentation renforce le contrôle de la France sur les flux financiers entre les deux zones. En outre elle rend ces opérations onéreuses pour le donneur d’ordre, puisqu’une partie des commissions qu’il supporte à l’occasion de cette opération est encaissée par la Banque de France.

 

Le parapluie français qui couvre les banques françaises opérant en Afrique francophone, leur confère une grande immunité. Ce parapluie limite le pouvoir des institutions de contrôle sur ces banques. Certaines injonctions de la commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sont sans effets sur ces banques. C. Onana observe : « En 2010, par trois fois, cette commission a exigé sans succès de la Bicici le rapatriement de son dépôt de plus de 30 milliards de Francs Cfa (450 millions d’euros) effectué trois ans plus tôt à la Bnp» [4].

 

Ce parapluie leur accorde également un quasi-monopole sur les opérations boursières qui sont les opérations par lesquelles, les entreprises se financent sur le marché des capitaux privés.

La bourse est un puissant moyen de collecte de l’épargne des particuliers pour financer l’économie de la Côte d’Ivoire. Les activités boursières sont menées en Côte d’Ivoire par la Bourse régionale des valeurs monétaires (Brvm)[5]. L’entrée en bourse ainsi que les opérations de gestion des portefeuilles des actions des entreprises qui y sont cotées, sont menées par les intermédiaires (SGI)[6]. Deux de ces intermédiaires se partagent la quasi-totalité des sociétés cotées à la Brvm. Ce sont :

 

- La Société générale de bourse (Sogebourse) qui assure la gestion du portefeuille de 17 sociétés.

- La Banque internationale pour le commerce et de l’industrie de bourse (Bicibourse) qui assure

celle de 14 sociétés.

Donc sur les 33 sociétés cotées à la Brvm, ces deux intermédiaires gèrent les portefeuilles de 31. Est-il besoin de rappeler que la Sogebourse est filiale de la Sgbci et la Bicibourse, filiale de la Bicici ?

 

Ce monopole s’explique par deux raisons essentielles :

- La première, ces deux banques ont les plus vastes réseaux bancaires qui couvrent tout l’espace de l’Uemoa. Elles ont donc une capacité opérationnelle plus élevée que les autres établissements bancaires.

- La seconde tient de ce que la majorité des sociétés cotées sont tenues par des capitaux européens notamment français. Il y a donc là un bel esprit de solidarité.

 

Comment le verrou français empêche la création d’une monnaie unique africaine

La zone Cfa qui regroupe déjà une quinzaine d’Etats constitue un pré-requis important dans le cheminement vers une monnaie unique. Mais tous les Etats qui ont gardé une libre gestion de leurs monnaies ne peuvent s’accommoder d’une monnaie gérée par une autre puissance. La suspicion que les autres Etats ont de la zone Cfa est tout à fait légitime. L’explosion du verrou français devient donc un impératif stratégique majeur, si la zone Cfa veut jouer la rame de propulsion de la politique d’intégration des monnaies.

 

L’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la Cedeao, s’est fixée l’horizon 2020 pour parvenir à une unicité monétaire. L’enjeu est de taille pour les Etats africains, mais l’opération tourne déjà en eau de boudin à cause notamment de ce verrou. A titre d’exemple, imaginons une monnaie en commun usage à la Côte d’Ivoire et au Ghana. Ces deux pays font plus de 60% du cacao mondial qui demeure l’une des économies majeures de la planète. En contrôlant à peu près les deux tiers de la production cacaoyère du monde, ces deux Etats, dans le cadre d’une politique économique et monétaire intégrée se donnent des moyens renforcés pour influer les prix sur le marché. Très peu de personnes savent que sur cette question, sous l’impulsion du président Laurent Gbagbo, dans la discrétion, les deux pays avaient fait des progrès significatifs. Ceci pourrait expliquer le sort qui lui a été réservé.
Une monnaie africaine forte est loin d’être une vue de l’esprit ou un simple cas d’école. L’Afrique réunit suffisamment d’arguments pour soutenir sa monnaie ne serait-ce qu’en utilisant l’arme des matières premières. Cette monnaie pourrait devenir très rapidement une devise majeure dans le système monétaire mondiale et renforcer le pouvoir des Etats africains. Pour ce faire, ces Etats doivent faire des toilettes intimes à l’intérieur de chacun d’eux en inventant leur propre démocratie.
Justin Koné Katinan

-------------------------
Source : Le Nouveau Courrier mis en ligne par
AFRICRY.


Publié le 30/05/2013

Article en accès libre sur le site web du Nouveau Courrier

N’oubliez pas, vous pouvez vous abonner au Nouveau Courrier sur le lien sécurisé suivant: http://nouveaucourrier.net/abonnez-vous/

10:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Extradition d’Amadé Ouérémi :

Le Burkina refuse, le pouvoir dans l’embarras

 

 

Lu dans "Le Mandant", journal RHDP:

Le ‘’cas Ouérémi’’ fait l’objet d’intenses réflexions au sein de l’appareil exécutif. Depuis l’arrestation du chef milicien, son sort reste inconnu, et les tractations vont bon train.

 Depuis, héliporté à Abidjan, le seigneur du Mont Péko est en résidence surveillée. En attendant la décision des autorités, quelque peu dans l’embarras. Et pour cause, la tournure prise par l’affaire, et le regard des organisations des Droits de l’Homme. Le temps est donc à la réflexion.

Selon plusieurs sources, l’Etat ivoirien explore plusieurs pistes pour le dénouement judicaire du cas Ouérémi. Le Burkina Faso aurait été pressenti, pour accueillir son natif. Histoire de le faire juger par la justice de ce pays. Mais à en croire Jeuneafrique.com, Blaise Compaoré n’est pas très ‘’chaud’’ pour recevoir l’embarrassant colis. « Le 22 mai, les pouvoirs publics ivoiriens n'avaient toujours pas indiqué ce qu'ils comptaient faire du détenu. Plusieurs solutions sont envisageables: un jugement en Côte d'Ivoire, un transfert à La Haye (Pays- Bas) devant la Cour pénale internationale (CPI), ou encore une extradition au Burkina Faso, dont il est ressortissant », croit savoir la version en ligne de Jeune Afrique. «Il a commis ses crimes chez notre voisin ivoirien. C'est à la justice de ce pays de le juger», estime toutefois un conseiller du Président burkinabè, Blaise Compaoré, révèle encore le site internet de l’hebdomadaire panafricain.

Cela dit, de nombreuses voix se lèvent pour demander le transfèrement de Amadé Wirmi Rémi à Cour pénale internationale. Il devra ainsi répondre de sa participation à des crimes lors de la crise post-électorale. Problème, le chef milicien a appartenu aux supplétifs Frci. Le pouvoir peut-il le remettre à la justice internationale pendant que ses chefs sont en liberté ?

Choix plus probable :

Le jugement d’Amadé Ouérémi en Côte d’Ivoire.

Interrogation là encore : Pour quels motifs ?

Occupation illégale des terres du Mont Péko ? Même milicien, Ouérémi n’était pas le seul à occuper illégalement cette forêt classée. Outre d’autres non nationaux, des ressortissants ivoiriens y prospèrent en toute impunité, jusque là.

Assument, c’est peu dire que d’affirmer que l’Etat est fort embarrassé.

Le Mandant, cité par Ma Patrie


10:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/05/2013

La question Mamadou Koulibaly

Pourquoi Mamadou Koulibaly est-il encore en politique malgré ses déconvenues électorales alors qu'il voulait se retirer de la vie politique? Cette question mériterait une réponse de la part de celui qui tire désormais à boulets rouges sur celui qu'il aura accompagné pendant dix ans sans jamais menacer de démissionner.

 

« J’ai simplement dit à Miaka Oureto, le secrétaire général du parti, que si les cadres du Fpi souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche. Mais que, s’ils souhaitent faire évoluer le parti, je suis prêt à les aider. Il faut moderniser nos structures, changer de nom et repenser notre idéologie », avait-il pourtant averti quand il était le président par intérim du Fpi, avant de démissionner de ce parti.

 

Alors pourquoi ne se retire-t-il pas de la vie politique alors même que sa nouvelle aventure politique n'a pas trouvé grâce aux yeux des électeurs, comme en témoigne son score de 3% aux élections législatives de décembre 2011 dans une commune dont il était pourtant le député sortant ? 

 

On peut penser, au regard de son activisme anti-Gbagbo d'aujourd'hui, qu'il était certainement en mission pour dénaturer le FPI et l'offrir à Ouattara comme un adversaire commode qui serait venu légitimer son imposture.

 

Trop de contradictions chez ce monsieur qui vantait, il n'y a pas si longtemps, les performances de la gouvernance Gbagbo ! En effet, interrogé par le journal Notre Voie, voici ce qu'il disait : « Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2000, la Côte d’Ivoire était en faillite avec un taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) négatif de -3%. Au moment où nous partions aux élections en octobre dernier, la Côte d’Ivoire avait un taux de croissance du PIB de près de 4%. C'est-à-dire qu’entre 2000 et 2010, nous avons fait un bond de 7 points. Aucun pays au monde, dans une situation de crise comme celle de la Côte d’Ivoire n’a jamais réalisé une telle performance. »

 

Alors, si Gbagbo, avec tous les errements dans la gestion économique du pays, a réussi ce qu'aucun pays au monde n'a réussi, dans une situation de crise comme celle de la Côte d’Ivoire, pourquoi vouloir faire croire aujourd'hui que tout a été mauvais ?

 

Alexis Gnagno

19:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

A quelques jours de la décision des juges de la Cpi

Voici les 5 cas de figures qui s’offrent à Gbagbo
 

Dans quelques jours seulement, les avocats de Laurent Gbagbo avec à leur tête Me Emmanuel Altit , ainsi que ses partisans sauront si leur mentor fera objet d’un procès ; ou sera libéré des mois après la fin de l’audience de confirmation des charges. Un haut responsable de la cours pénale international nous apprend que qu’une fois que l’audience est close, la chambre préliminaire de la Cour donne un certain nombre de semaines au Procureur de la Cpi et aux victimes aux fins de présenter leurs observations finales par écrit, puis à la défense, pour en faire de même. Après les dernières observations de la défense, un délai de 60 jours est alors prévu dans les règlements de la Cour, pour permettre aux juges de rendre leur décision. Ainsi, conformément à l’article 61 paragraphe 7 du statut de Rome, différentes options s’offrent à la chambre préliminaire. Et c’est là un tournant décisif pour la suite des événements. Ainsi, le sort du mis en cause, en l’occurrence Laurent Gbagbo, ne sera plus entre les mains de sa défense, de l’accusation ou de l’avocat des victimes, mais plutôt de la chambre préliminaire qui devra statuer sur cinq options.

 

Premier cas de figure

Elle pourra confirmer les charges portées contre lui si elle estime qu’il y a des motifs substantiels de croire que les charges telles que présentées par le procureur peuvent être prouvées et qu’il faut par conséquent envoyer en procès Laurent Gbagbo pour lesdites charges. Celui-ci ira donc répondre de ses actes devant les juges.

 

Second cas de figure

Mais s’il n’y a pas de motifs substantiels de croire que les crimes ont été commis, parce que le procureur n’aurait pas présenté suffisamment de preuves, les charges ne seront pas confirmées et la procédure s’arrêtera là. En d’autres termes, il n’y aura pas de procès pour Laurent Gbagbo. Toutefois, selon les connaisseurs de cette procédure judiciaire, il sera possible pour le procureur, comme le veut l’article 61 paragraphe 8, de présenter des preuves additionnelles par la suite. Et cela voudra dire que pendant ce temps, l’ancien président Gbagbo sera libéré puisque les charges n’auront pas été confirmées. Ce fut le cas pour le Rwandais Calixte Mbarushi-mana qui a été libéré en décembre 2011.

 

Troisième cas de figure

Les juges peuvent aussi confirmer de façon partielle les charges. Autrement dit, certaines charges peuvent être confirmées, et d’autres, non. Dans ce cas, Laurent Gbagbo ne sera pas libéré, car le procès se déroulera sur les charges qui auront été confirmées par la chambre préliminaire.

 

Quatrième cas de figure

Il y a également une autre option. Celle qui consiste pour la chambre d’estimer que les charges, telles que présentées par te procureur, révèlent un crime différent Et si c'est le cas pour Gbagbo, la chambre reviendra vers le procureur pour lui signifier que le crime qu’il lui a présenté, constitue un crime différent Ce sera donc au procureur de présenter un nouveau document contenant des charges, pour que la défense puisse répondre. C’est après cela que les juges de la chambre prendront une décision. Celle de libérer l’ex-chef de l’Etat ou de le garder pour le procès proprement dit.

 

Cinquième et dernier cas de figure

Comme dernière option, la chambre pourra estimer, notamment sur certaines charges, que le procureur n’a pas suffisamment enquêté et que les preuves ne sont donc pas suffisantes. Alors, elle peut renvoyer à ce moment l’affaire au procureur pour qu’il continue son enquête, tout en lui fixant un délai, pour qu’il revienne avec des preuves supplémentaires. Pendant ce temps, Gbagbo attendra en-prison. Comme on le constate, Laurent Gbagbo a une chance sur cinq d’être libéré après l’audience de confirmation des charges.

ivoireactu.net

16:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |