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31/03/2013

Dame Dominique, Entrepreneur en Travaux Privés

Après le micro crédit, voici le maxi profit!

 

EXCLUSIF !!! Dominique Nouvian Ouattara, ex-veuve Folleroux, fait raser plusieurs villas à Cocody pour y construire un immeuble (voir photos)

 

Dominique Ouattara veuve Folleroux-Dramane est sans pitié quand il s'agit d'immobilier, elle a totalement rasé un ensemble de biens immobiliers, composés de villas de l'Etat ainsi que de résidences privées de pauvres citoyens. En effet, le constat est ahurissant du côté de la commune de Cocody, précisément dans le quartier situé en face de l'université catholique UCAO, juste à côté de la société de distribution audiovisuelle internationale CÔTE OUEST. On croirait voir la construction du 3è pont tant de grands moyens y sont déployés. Aux dires des habitants, des rumeurs font état d'une prochaine destruction d'une autre résidence voisine par Dominique Ouattara ces jours-ci. Que deviennent les pauvres familles jetées à la rue ?

 

La dictature, le crime et le vol ont pris toute leur forme sous le régime moribond du rhdp depuis le coup de force d'Avril 2011. Après le pillage des fonds de l'Etat, l'appropriation des marchés de l'Etat, le gaspillage et la gabegie, après les crimes économiques et les crimes contre l'humanité, le couple Ouattara, à l'instar de leurs collaborateurs et groupe politique, s'approprie chaque jour les terres, les forêts et les domaines des pauvres ivoiriens pour soit les exploiter eux-mêmes ou les revendre à des opérateurs. Dans certains villages, ces opérateurs ont transformé des forêts en champ d'hévéa.


Ma Patrie

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SOMMET DES BRICS : Mon point de vue

Par le Dr Cheick DIABATE

Le Mercredi 27 Mars 2013, s’est ouvert le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Afrique du Sud) avec pour thème : « Brics et Afrique - Partenariat pour le développement, l'intégration et l'industrialisation ».

 

Avant ce sommet, l’occident ne sait point gêné pour activer un vaste réseau de dénigrement pour stigmatiser la Chine comme nouveau exploiteur du continent Africain pratiquant des échanges jugés inégalitaires et n’apportant aucune plus-value comme pour dire aux africains : « votre nouveau partenaire fait pire que moi ».

 

De mon point de vue, jamais la Chine n’a levé une armée contre un gouvernement Africain parce qu’un pays Africain lui a refusé un puits de pétrole ou un gros marché. Jamais la Chine n’a attaqué un pays Africain parce que le Président de ce pays ne fait pas sa volonté. Jamais la Chine n’a installé une base militaire pour surveiller des Chefs d’Etats Africains et armer des rebelles pour balayer ou assassiner un Chef d’Etat Africain parce qu’il ne fait pas sa volonté.


A l’inverse c’est par des humiliations, massacres et pillages que l’occident s’est imposée à l’Afrique depuis le XVIe siècle et bien avant. C’est par des coups d’Etat et des rébellions que l’occident s’impose jusqu’aujourd’hui aux plus faibles et leur nie le droit à l’autodétermination: Afghanistan, Irak, Libye, Côte d’Ivoire, Centrafrique et la liste continuera.

 

Les contrats actuels passés entre Africains et Chinois sont libres de toute hypocrisie et de toute menace. Si ces contrats sont déséquilibrés, les gouvernants ne sont point obligés de les acceptés. Ils sont libres de les accepter ou de les refuser sans qu’une rébellion chinoise ne vienne troubler leur quiétude. Mais, lorsqu’ils sont acceptés, vous risquez une rébellion ou un coup d’Etat de l’occident si vous aviez eu le malheur d’accepter ou d’avoir dans votre voisinage une base militaire ou une force internationale sous leur contrôle. Il revient donc aux gouvernants Africains de savoir ce qu’ils veulent pour tirer un meilleur profit d’un partenaire respectueux de leur souveraineté et de leur dignité. Malheureusement avant la Chine était l’occident qui a pris soin, à chaque instant de balayer les régimes soucieux de l’avenir de leur peuple et installer des marionnettes qui n’ont pour seul projet de société que leur bien être personnel, celui de leurs proches parents ou partisans même s’il faut brader toute la richesse du pays.

 

Le jour où l’occident, faisant son autocritique, se débarrassera de « sa mission civilisatrice » nourrie d’arrogance, et que les dignes fils d’Afrique accèderont partout au pouvoir, ils sauront tirer meilleur profit de partenaires respectueux de leur dignité et de leur souveraineté. Les Chefs d’Etats dignes d’Afrique, savent déjà faire un meilleur usage des partenariats respectueux de leur dignité et de leur souveraineté.

 

Dr Cheick DIABATE, Chercheur, Université de Colorado

Transmis par Ahoua Donmello

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CPI: Conclusions de Maitre Altit déposées le 28 Mars

Dépôt des conclusions sur l'audience de confirmation des charges

 

27 mars 2013

Hier 28 mars 2013, Maître Altit, avocat du Président Gbagbo a déposé ses requêtes, analyses aux juges de la CPI.

 

A partir d'aujourd'hui, les juges vont commencer à lire et les documents des avocats du chef et les documents du procureur.

 

La pression est désormais sur les juges qui devront décider si le Président Gbagbo va à un procès, donc perte de temps et injustice; ou s'il est libéré, donc réconciliation nationale assurée et justice.

 

telediaspora.net

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La chronique d’Athanase Zokou :

Alassane Dramane Ouattara, un groupie en quête d'autographes

 

31 mars 2013

Quelques jours avant le sommet des Brics, nous avions appris au travers de communiqués clairs et nets que les dirigeants des pays dits émergents se rencontreraient en Afrique du Sud. Ils y allaient avec des idées précises de politiques publiques à mettre en pratique, au seul profit de leurs peuples et de leur bien-être. Ces nations aux institutions bien solides sur tous les plans avaient un emploi du temps qui était tout, sauf fait à la va-vite ; sauf dicté par des tiers, encore moins écrit des mains d'un goujat anciennement locataire de l'Elysée.

 

La Côte d'ivoire n'étant ni émergente ni en passe de l'être, son représentant qui ne représentait que lui-même, a pratiqué son habituelle mendicité, qualifiée de diplomatie par ses supporters.

 

Heureusement que la diplomatie telle que nous la connaissons ne se limite pas à cet enfantillage qui consiste, pour Alassane Dramane Ouattara, à négocier deux ou trois photos aux côtés de Vladimir Poutine, de Jacob Zuma et de leurs collègues dûment conviés à la messe de l'émergence. Ce comportement de groupie allant à la quête d'autographes de rock-stars, voire de sportifs de haut niveau, démontre que les récitations de l'homme aux solutions "dozoïcales" sont un électrocardiogramme plat comme la savane qui frôle les premières maisons de Kong. 

 

Au débotté, Alassane Dramane Ouattara s'est autoproclamé homme politique alors qu'il avait la machette à portée de main et, en ligne de mire, des têtes d'honnêtes citoyens ivoiriens à trancher. Au sortir de son coup d'état contre les dogmes démocratiques universels puis aussi contre toutes les administrations ivoiriennes, le manitou de la rébellion a osé, affront suprême à la probité, dire qu'il allait reconstruire en un temps record ce qu'il a détruit. N'est-ce pas ce que nos compatriotes nomment de façon imagée, insulte à l'intelligence humaine ?

 

En sus, qui Alassane Dramane Ouattara, économiste en jachère et conducteur de travaux génocidaires comptait-il tromper avec ses propos à l'emporte-pièce, sans queue ni tête ? Lui-même ? Ses miliciens ? De toute évidence, il y a un peu des deux car, tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute tandis que nous qui ne sommes pas crédules, l'avions démasqué dès ses premiers jours dans le marigot politique ivoirien.

 

Au jour indéfini, quand la poule aura des dents, Alassane Dramane Ouattara aura le loisir de construire ses soucoupes volantes et autres choses du même genre. Pour autant, l'émergence se vit avec des talents, des compétences et non avec l'homo dozoïs, aussi féticheur et chasseur soit-il. Chez les émergents des Brics, ces dinosaures qui font trembler économiquement et sur le plan militaire l'Euramérique, les seules milices valables ont pour nom la SCIENCE.

 

Le seul crédo de ces pays qui sont en train de prendre le pouvoir s'appelle SCIENCES et, celles-ci englobent tous les secteurs de recherche qui réfutent l'allégeance aux imposteurs de tous pays.

 

Athanase Zokou.

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Paradoxe électoral en Côte d’Ivoire :

Le plus grand parti exclu
 

Quand les nouvelles sont maigres au point où Abidjan.net, au service dela presse d’état se fait l’écho de la presse bleue résistante…On est heureux de voir que cette presse ose enfin s’exprimer et souscrire à des thèses -aux antipodes de la propagande dithyrambique toujours présente chez Frat Mat par exemple-,comme la fin de l’article « Depuis l’accession violente de Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire, toutes les libertés sont en berne. (…) Ainsi va la démocratie en Côte d’Ivoire depuis un certain 11 avril 2011 de triste mémoire. Il n’y a donc pas matière à étonnement de voir la plus grande formation politique ivoirienne, le Fpi en l’occurrence, être exclue des joutes électorales».

Shlomit

 

30 mars 2013  |  Notre Voie

La plus grande formation politique en Côte d’Ivoire ne prendra pas part aux prochaines consultations locales fixées unilatéralement par le pouvoir au 21 avril prochain. Le Front populaire ivoirien (Fpi, ancien parti au pouvoir), dont le candidat, le président Gbagbo, a été crédité de plus de 38% des suffrages des Ivoiriens au premier tour de la présidentielle controversée, ne sera pas de la partie. Le pouvoir en place a manifestement peur que ce parti soit de la compétition. Pour cela, il manœuvré pour mettre hors course Miaka Ouretto et les siens.

 

C’est donc sans l’ancien parti au pouvoir que les élections municipales et régionales vont se tenir. Un véritable paradoxe dans la mesure où le Fpi a dit sa détermination à vouloir prendre part à ces élections, contrairement aux législatives qu’il avait fort logiquement boycottées. On se souvient du fort taux d’abstention qui avait été enregistré à cette occasion : 85% des électeurs ne s’étaient pas rendus aux urnes, une grande victoire pour le parti créé par le président Gbagbo.

 

Un véritable paradoxe également dans la mesure où des milliers et des milliers d’Ivoiriens se voient privés d’exprimer leur soutien, dans les urnes, en faveur du parti politique qui concentre autour de son nom le plus grand nombre d’électeurs en Côte d’Ivoire. Or, la démocratie, c’est la loi du nombre. Ne triomphe dans un tel système politique que celui qui a le plus de monde derrière lui et qui parvient à le traduire effectivement dans les urnes.

 

C’est dire qu’au cours de l’élection du 21 avril prochain la plus importante frange électorale ivoirienne n’aura pas voix au chapitre. Ce qui est en soi proprement scandaleux et inadmissible dans toute société qui se veut démocratique. Il se serait agi de la plus petite formation politique ivoirienne que cela n’aurait en rien ôté à la chose son caractère proprement loufoque. Parce qu’en démocratie, chaque électeur est fondé à se prononcer pour le candidat ou la formation politique qui représente au mieux ses aspirations. C’est un droit inaliénable qui sera malheureusement aliéné par le gouvernement ivoirien, lors des prochaines consultations.

 

Cette situation a le mérite de révéler encore une fois, à la face du monde, le caractère antidémocratique du régime en place. En matière de guérilla ouverte contre toute expression plurielle, ce régime a démontré qu’il est à la pointe du combat. Et les exemples abondent. Surabondent. Et peuvent être multipliés à l’infini. Pour ne pas remonter loin dans le temps, il n’y a qu’à rappeler l’interdiction du sit-in que la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi) voulait organiser récemment à la place Cp1 de Yopougon, à la veille de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo à la Cpi.

 

En tout état de cause, personne n’est dupe. Depuis l’accession violente de Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire, toutes les libertés sont en berne. Aucun parti politique de l’opposition n’a pu organiser un sit-in, un meeting ou une marche. Toutes les velléités ont été stoppées, brisées, matées dans le sang. Avec une très grande brutalité. Aucune contestation n’est tolérée. Ainsi va la démocratie en Côte d’Ivoire depuis un certain 11 avril 2011 de triste mémoire. Il n’y a donc pas matière à étonnement de voir la plus grande formation politique ivoirienne, le Fpi en l’occurrence, être exclue des joutes électorales.


Jean Josselin

abidjan.net

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Ce que l’accord de libre-échange entre l’UE et les USA pourrait changer

 

25 mars 2013

On se fait les yeux doux des deux côtés de l'Atlantique. Suite à l'échec des négociations internationales menées par l'OMC, Bruxelles et Washington relancent l'idée de créer ensemble l'une des plus importantes zones de libre-échange au monde. Selon nos représentants politiques, si l'accord aboutit, il y aurait des créations d'emploi, la croissance économique rebondirait. Bref, nous pourrions sortir de la crise, nous serions plus forts. Tout dépend de qui englobe ce « nous ». Pensez-vous en faire partie ? Voici quelques explications qui devraient vous aider à vous situer. (IGA)

 

Les Etats-Unis et l’Union européenne négocient depuis des années, en toute discrétion, la mise en place d’un marché transatlantique. Prévu pour 2015, ce projet implique :

- la mise en place de nouvelles institutions transatlantiques - comme le Conseil Economique Transatlantique - qui agissent de façon non démocratique (pas de débat parlementaire, représentants non élus) pour influencer un nombre croissant de décisions politiques,

- l’harmonisation de nombreuses législations européennes et américaines aussi bien sur le plan commercial que sécuritaire,

- une diplomatie européenne de plus en plus alignée sur celle des USA,

- la mise en place d’une gouvernance mondiale basée sur les normes marchandes.

 

Concrètement, le marché transatlantique s’instaure à travers des dizaines d’accords politiques signés entre les Etats-Unis et l’Union européenne (et, pour certains d’entre eux, les parlements nationaux), lesquels concernent tous les domaines de la vie : travail, santé, alimentation… Ainsi :

 

1. Le marché transatlantique uniformise tout ce qui est nécessaire à la libre circulation marchande (biens, services, investissements…) d’un côté à l’autre de l’Atlantique, en choisissant de renforcer prioritairement la « libre-concurrence » et la compétitivité. Cela signifie que les marchés financiers et les firmes multinationales peuvent agir de plus en plus librement sur un espace géographique de plus en plus étendu.

 

2. Par cette extension géographique de la compétition économique, le marché transatlantique favorise les fusions/acquisitions d’entreprises, donnant aux firmes multinationales un contrôle de plus en plus grand de l’économie et de la finance (en 2005, les 500 plus grandes entreprises contrôlaient déjà la moitié du commerce mondial !) au détriment de nombreuses PME et d’indépendants.

 

 3. Le marché transatlantique menace l’autonomie politique des élus locaux. D’une part, il renforce le pouvoir financier des multinationales alors que certaines d’entre elles sont déjà aussi puissantes que des Etats (ainsi, Toyota est plus riche qu’Israël, Walt-Mart plus riche que la Grèce, Exxon plus riche que l’Autriche...). D’autre part, les accords transatlantiques font le choix de ne pas harmoniser les normes sociales, fiscales ou environnementales, instaurant ainsi une concurrence entre systèmes législatifs qui favorise les pratiques de dumping... au détriment des finances publiques, des conditions de travail, des salaires, de la santé et du bien-être général des populations.

 

4. Renforçant le pouvoir des marchés financiers et des multinationales sur les pouvoirs politiques locaux, le marché transatlantique menace d’intensifier la privatisation des services publics et de la Sécurité sociale. L’accès universel à des services essentiels (enseignement, transports, culture…), le droit à des pensions dignes, des soins de santé accessibles, des allocations de chômage et des aides sociales minimum et inconditionnelles… Toutes ces conquêtes sociales solidaires, pour lesquelles des générations se sont battues, sont mises en péril. Le marché transatlantique appauvrira donc considérablement une large partie de la population, et accentuera d’autant plus la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.

 

5. Le marché transatlantique ne répond pas par hasard aux exigences des firmes multinationales. En effet, les décisions politiques qui président à la création de ce marché sont le fruit direct du lobbying de puissantes firmes privées, qui agissent tantôt de façon officieuse, tantôt à titre d’experts officiels. La soumission d’une partie du monde politique aux intérêts privés est ici en cause (à titre d’exemple, près de 8% des parlementaires européens sont membres d’un lobby défendant les intérêts des multinationales : le Transatlantic Policy Network).

 

6. Loin d’être un espace de liberté pour tous, le marché transatlantique prévoit d’importantes mesures sécuritaires : pour défendre le droit à la propriété intellectuelle, mais aussi pour surveiller plus étroitement les populations. Au nom de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis et l’Union européenne mettent en place des ententes judiciaires, pénales et policières qui contreviennent gravement aux principes même de la démocratie (droit à la vie privée, procès équitable, séparation des pouvoirs…). En définissant l’acte terroriste comme la volonté de déstabiliser un Etat ou de l’influencer dans ses décisions, les législations sécuritaires transatlantiques peuvent être utilisées à des fins répressives contre les syndicats, ONG et mouvements sociaux. Avec, à la clé, des méthodes d’enquêtes spéciales, un fichage généralisé des populations et une remise en cause de certains droits élémentaires de la défense (comme l’interdiction d’accès à des pièces classées « secret défense »).

 

7. Enfin, le marché transatlantique a également pour but d’étendre les logiques de marché compétitif à l’ensemble de la planète, accordant ainsi aux firmes multinationales un droit d’exploiter les populations et les ressources naturelles sans limites. Le marché transatlantique contribuera donc à l’aggravation de la pauvreté et des inégalités « Nord/Sud », tout en détériorant de plus en plus gravement les écosystèmes, la biodiversité, le climat. Se faisant, il multipliera les réfugiés climatiques, renchérira le prix des denrées de base et hypothèquera l’avenir et le bien-être des générations futures.

 

8. La dynamique transatlantique poursuit en l’élargissant le processus européen de marché unique, soutenu par les gouvernements nationaux qui occultent trop souvent leurs responsabilités en se cachant derrière les autorités européennes. Pourtant, les pouvoirs nationaux ne sont pas sans pouvoir, ainsi que le prouve leur veto à la décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation en Europe de poulets américains traités à l’aide d’agents chimiques (poulets chlorés). Un projet que les Etats sont parvenus à arrêter, même si le bras de fer se poursuit au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Plus que jamais, le danger est grand de voir les rapports sociaux soumis à une logique de plus en plus marchande.

 

Notre dénonciation des accords marchands entre les Etats-Unis et l’Europe ne doit surtout pas être confondue avec un anti-américanisme primaire. Elle vise par contre une remise en cause des traités qui, de l’Acte Unique européen (1986) au traité de Lisbonne (2009), façonnent l’Europe des marchés au détriment de l’Europe des peuples. Dans cette logique, le marché transatlantique permettra de passer à la vitesse supérieure. Alors qu’il est urgent de faire marche arrière !

 

En tant que citoyens, nous exprimons notre désaccord fondamental avec ce projet :

 

Qui dépouille le monde politique de ses pouvoirs souverains au profit du marché.

Qui privilégie les intérêts privés du monde des affaires, au détriment des préoccupations démocratiques, sociales, environnementales, sanitaires et humanistes qui sont pour nous des valeurs fondamentales.

 

Condamnant le marché transatlantique (ainsi que les projets européens ou américains similaires menés avec d’autres pays), nous voulons que nos responsables politiques se positionnent clairement contre ce projet et y mettent un terme en exigeant des institutions européennes (Conseil, Commission, Parlement) :

- une remise en cause des accords internationaux accordant des pouvoirs accrus aux firmes privées et aux marchés financiers (via l’extension géographique des « libertés économiques »),

- une séparation stricte entre les représentants politiques et les lobbys d’affaires, la soumission de responsables politiques à des intérêts purement privés étant en soi inacceptable,

- des garanties démocratiques de légitimité électorale et de transparence pour les débats et les décisions lorsque des institutions (européennes, transatlantiques, mondiales) existent ou sont mises en place,

- l’adoption de législations accordant à l’humain, au social et à l’écologie une priorité politique sur les normes marchandes et les exigences commerciales, ce qui implique notamment une régulation et un contrôle public des activités des multinationales et des marchés financiers,

- la suppression des législations sécuritaires qui contreviennent aux libertés fondamentales et démocratiques.

 

Source : No-Transat

repris sur le site de michel collon

 

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La France empoisonne les Antilles au sucre

28/03/2013

Le mercredi 27 mars, les radios françaises annoncent que les boissons rafraîchissantes et les produits laitiers destinés aux départements d'Outre-mer contiennent deux fois plus de sucre. Elles expliquent que c'est, pour les industriels, une manière habile de rendre les Antillais dépendants de leurs produits sans se soucier de l'obésité que cet état de chose provoque chez cette population. Quant à l'industrie agroalimentaire, elle prétend qu'elle s'est tout simplement adaptée au goût des Antillais qui, selon elle, aiment manger et boire très sucré.

Après les plats cuisinés à la viande de cheval à la place de la viande de boeuf, voilà donc l'empoissonnement de consommateurs français au sucre. Dans le premier cas, il s'agissait d'une simple tromperie sur la marchandise, donc un délit, et dans le deuxième cas une atteinte à la santé d'autrui, donc un crime. Et puisque ce crime vise une catégorie de la population, on peut même parler d'acte raciste ; même si dans l'affaire, quelques Blancs ont certainement consommé ces produits. Quelques sacrifiés.

Durant de nombreuses années, en France métropolitaine, les associations n'ont cessé de dénoncer l'ajout d'alcool et de produits spéciaux aux boissons qui ont la préférence des jeunes. Elles savaient que les fabricants rusaient ainsi afin de les rendre progressivement dépendants des boissons hautement alcoolisées quand ils seront adultes. Une campagne a vite été menée pour prévenir les familles ; et l'état a tiré l'oreille aux industriels. Les distributeurs automatiques de sodas et de barres chocolatées ont donc disparu des collèges et de bon nombre de lycées en prévention de l'obésité et de l'addiction à l'alcool.

De toute évidence cette campagne de santé auprès des familles et les lois imposées aux établissements scolaires et à l'industrie agroalimentaire n'a pas été jugée applicable aux Antilles. Pire, devant l'impunité, les industriels ont choisi le sucre plutôt que l'alcool - trop perceptible - pour poursuivre leur salle besogne là-bas. Et pendant que les Antillais, perfusés au sucre, grossissaient comme des immenses ballons - multipliant les maladies cardiovasculaires et le diabète - de nombreux métropolitains cherchaient l'explication de ce phénomène dans la proximité de leurs moeurs alimentaires avec celles des Américains.

A vrai dire, les causes profondes de cette propension à l'obésité des Antillais - surtout des Antillaises - étaient connues depuis 2011. Des particuliers avaient révélé la teneur excessive de sucre dans le pain et les croissants et avaient jeté un doute sur la formation des boulangers. A quel crime les poussait-on ? Très vite, on s'était rendu compte que les produits alimentaires venus de France avaient une teneur en sucre deux fois supérieure à ceux consommés en métropole. Le député de la Guadeloupe, Victorin Lurel - aujourd'hui ministre - avait alors proposé une loi pour ramener ce taux au même niveau que dans l'hexagone. Mais comme à Paris rien n'est urgent quand il s'agit des Antilles, il a fallu attendre la crise de la viande de cheval à la place de la viande de boeuf pour qu'en mars 2013 les chaînes nationales reconnaissent enfin que les criminels ne sont point les Américains mais bien les industriels français.

Raphaël ADJOBI

 le blog politique de Raphael

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30/03/2013

Le RHDP s’en va voter :

Faites vos popcorns et installez-vous pour le prochain tragi-comique

 

RHDP 229 mars -M. Frindéthié -

Le RHDP s’en va voter ; et cette fois encore, comme aux dernières « élections » législatives qui ont vu l’ascension d’une cancraille à l’Assemblée Nationale, les Ivoiriens auront droit à un théâtre où l’absurde le disputera à l’imbécilité.

 

Dans la ruée pour le cumul des postes favorisée par l’absence d’un processus démocratique et par le silence d’une opposition muselée, RDRistes et PDCIstes rivaliseront en fraudes, en truquages, en falsifications, en dénonciations, en révélations, en accusations, et en inutiles recours en justice. Un bétail électoral de tous horizons sera convoyé vers les centres de vote. Et comme auparavant, les enfants à naître voteront ; les nouveau-nés voteront ; les morts voteront. Et comme aux dernières élections c’est la loi du plus armé, du plus sanguinaire, du plus effroyable, du plus sévère, du plus cauchemardesque, du plus abject, du plus durci, du plus exécrable, en un mot, c’est la loi des Dramanistes, qui prévaudra ; car c’est encore Dramane qui, par le truchement des très éthiquement déficitaires Youssouf Bakayoko et Francis Wodié, détient les appareils électoraux et judiciaires. « Ça va chauffer ! », comme diraient mes compatriotes.

 

Et lorsque le très délébile « ministre de la défense », Paul Koffi 2, qui n’a jamais rien su sécuriser, jamais rien su protéger, jamais rien su boucler, annonce péremptoire que « les autorités militaires sont prêtes pour une sécurisation optimale des élections », ce qu’il dit en vérité, c’est que les FRCI (rebelles) de Dramane sont prêts à casser du PDCI et autres affidés, au cas où l’idée viendrait à certains militants des partis qui ont vendu la Côte d’Ivoire de crier trop fort leurs frustrations dans le partage du butin. Pour éviter les coups de botte et de crosse des Frères Cissé, certains « cadres » du PDCI, comme Gnamien Konan, ont déjà commencé à changer de camp.

 

La traitrise, on le sait, finit toujours par trahir le traitre ; et ce n’est pas moi qui m’épancherai sur le sort des traitres du PDCI. J’ai mon fauteuil bien douillet, mon grand bol de popcorns ; et j’attends que commence le deuxième épisode du film intitulé Triches massives en Rattrapocratie

M.Frindethié

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France: Le rôle méconnu des africains

Dans libération de la France durant la deuxième guerre mondiale

 

Les anciens combattants africains ont joué un rôle majeur dans la fin de la seconde guerre mondiale, précisément dans la libération de la France. Mais ce rôle est méconnu et occulté par l’histoire telle qu’on nous la montre aujourd’hui. D’âpres l’histoire qu’on enseigne un peu partout officiellement, le général de Gaulle est présenté comme un héros qui a fait un appel un certain 18 juin, déclenchant ainsi la résistance qui permit de libérer la France.

Alors que l’histoire montre qu’en réalité, le général de Gaulle a déserté l’armée. Face aux problèmes et aux difficultés dont souffrait l’armée Française face aux allemands, la France l’a envoyé en pleine deuxième guerre mondiale en mission pour la France du coté de Londres pour y chercher du soutien ou de l’aide, Il a profité de cette mission qui lui avait été confiée par son gouvernement à l’époque pour fuir la France et rester du coté de Londres avec le secours des britanniques.

 

C’est de là qu’il fit son fameux appel du 18 juin 1940, toujours avec un coup de main des britanniques. C’est de la qu’il fit son fameux appel du 18 juin 1940, toujours avec un coup de main des britanniques. Mais le problème est le suivant : en temps de guerre, lorsqu’un pays en domine un autre, il est courant que ce pays (ici l’Allemagne nazie) qui attaque, s’approprie tous les moyens de communications et les medias d’état (Télévision, Radio, etc.) du pays dominé.


C’est pourquoi l’appel du 18 juin 1940, n’a pas été entendu en France le jour même, car les communications (médias, tv, radios, etc..) étaient en majeure partie contrôlées par les allemands. Son appel est passé dans quelques petits groupuscule de résistants isolés, puis bien plus tard mais les gens (resistants, etc..) ne pouvaient rien face à la puissance de l’Allemagne.

 

Ayant constaté sa fuite et ayant constaté qu’il a déserté, le gouvernement de Vichy a pris contre de Gaulle les mesures suivantes :

- 19 juin 1940 : Ordre de regagner la France

- 22 juin 1940 : Annulation de la nomination de Charles de Gaulle au rang de général de brigade

- 23 juin 1940 : Charles de Gaulle admis à la retraite d'office

- 27 juin 1940 : Ordre de se constituer prisonnier sous cinq jours

- 4 juillet 1940 : Le tribunal militaire de Toulon condamne de Gaulle à quatre ans de prison, 100F d'amende, ainsi qu'à être déchu de la nationalité française.

- 2 août 1940 : le tribunal militaire de Clermont-Ferrand condamne " l'ex-général de Gaulle " à mort par contumace. Il est reconnu coupable de " désertion " et de s'être " mis au service d'une puissance étrangère ".

 

Suite a toutes ces mesures prise contre lui, de Gaulle ne pouvait plus rentrer au pays, car il savait toutes les sanctions qui l’attendaient. Quant aux élites françaises de l’époque, elles collaboraient avec l’occupant allemand.

C’est en Afrique que De Gaulle finit par trouver des gens pour répondre a son appel, car l’appel a été entendu dans les colonies. Le Guyanais Félix Eboué, gouverneur du Tchad à l’époque, va se rallier à son appel à libérer la France. Il sera nommé par De Gaulle, gouverneur général de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) le 12 novembre 1940. L’Afrique Equatoriale Française était un ensemble de colonies francaises formé du Gabon, Moyen-Congo, Tchad, Oubangui-Chari, etc..

 

Felix Eboué et ses adjoints vont faire des recrutements de combattants africains pour former une armée de libération de la France. Ces combattants africains seront appelés tirailleurs. Pourquoi étaient-ils appelés tirailleurs ? Eh bien le terme tirailleurs vient de l’expression Tire-Ailleurs, c'est-à-dire ceux qui ne savent pas tirer ou viser correctement. Ce terme de Tire Ailleurs était employé pour designer des personnes sans formation militaire réelle, recrutées sur le tas et engagés dans l’armée. Ce terme était employé pour désigner les combattants africains car en effet, les combattants africains recrutés n’avaient reçu aucune formation militaire, et ne savaient donc pas manipuler ou manier les armes (viser, tirer, etc.…) correctement.

 

Durant la première guerre mondiale des africains avaient déjà sommairement sur le tas pour participer a la guerre. Et comme ils embarquaient souvent par le Sénégal pour rejoindre les fronts de bataille en Europe, ils récurent tous le nom de tirailleurs sénégalais (comme si ils étaient tous sénégalais).

Félix Eboué et ses adjoints vont réussir à recruter et organiser stratégiquement au moins 40000 africains à l’intérieur des colonies de l’AEF pour former les premières forces armées de libération de la France.

 

La véritable résistance et la libération de la France est venue des « nègres » d’Afrique dans l’AEF.D’autres combattants africains étaient aussi progressivement recrutés en AOF (Afrique Occidentale Française), en Afrique du nord, aux Antilles, etc.. 

 

Ces combattants africains devaient en passant par le Tchad, traverser tout le désert Sahara en affrontant les Forces allemandes de l’Afrika Korps aux ordres de Rommel. La bataille décisive qui sonna le début de la défaite des allemands et par la même occasion le début de la fin de la guerre, et le début de la libération de la France, c’est la bataille de Bir Hakeim dans le désert libyen en 1942, ou les forces françaises libres (composées essentiellement de personnes venues de l’Afrique et engagés au sein des Forces Françaises libres), ont vaincu de haute lutte les forces allemandes de l’Afrika Korps et leurs alliés.

 

Cette victoire a permis aux forces françaises libres, et a leurs alliés d’alors engagées dans la guerre, de déboucher en Tunisie, de débarquer au sud de la France et de commencer la libération de la France par le sud, jusqu'à arriver aux environs de Paris. Dans tous les territoires français, les gens qui avaient choisi de se rallier à la cause de la France se sont progressivement joints aux mouvements de libération.

La libération de la France est donc venue essentiellement de l’Afrique, et des gens issus des colonies et des territoires d’outre mer, auxquels se sont rajoutés les quelques mouvement de résistance clandestins en France même et en Europe, ainsi que les français (soldats ou non) qui ont rejoint progressivement les rangs des forces françaises libres et la résistance.

 

Les américains (qui sont présentés comme des libérateurs officiels de la France à cause de du débarquement en Normandie) ne sont arrivés que le 6 juin 1944, soit vers la fin de la Guerre. Mais au moment de l’arrivée des américains, le plus dur avait déjà été fait par les gens issus des colonies.

 

Des milliers parmi eux sont morts pour sauver la France mais jamais l’histoire française ne parle d’eux, et ne leur rend hommage à travers des cérémonies. Alors qu’il existe des cimetières de soldats africains sur le sol français même. Si ces gens n’avaient pas été là, les Français actuels auraient été des allemands, tout simplement.

 

Image: Combattants africains dans Paris

African history-Histoire africaine.

23:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Comment l’industrie pharmaceutique fabrique des malades

à grand renfort de marketing avec la complicité des autorités et des médecins.

 

thumbnail-02Jusque dans les années 1980, l’industrie pharmaceutique orientait ses efforts vers la guérison des maladies existantes, même si les pathologies affectant les populations pauvres, comme la malaria, étaient négligées parce que peu rentables. Désormais, la tendance s’est inversée. Pour garantir leurs retours sur investissement et recycler leurs médicaments, les firmes inventent des pathologies sur mesure, si possible chroniques. Une publicité déguisée en information médicale, doublée d’un intense lobbying, se charge de les « vendre » au grand public et aux praticiens. Ce film – auquel l’industrie a refusé de participer – démonte les mécanismes d’une médecine sous l’emprise du marché.

 

Comment augmenter la consommation de médicaments ? En abaissant par exemple la norme du taux de cholestérol afin de promouvoir des molécules, qui, prises sans nécessité, comportent des risques sanitaires. Ou en décelant dans la population féminine une nouvelle forme de dépression cyclique (le « syndrome dysphorique menstruel »), traitée avec une version du Prozac rebaptisée. D’astucieux stratèges ont aussi fait décoller le marché des antidépresseurs au Japon, où la dépression constituait un état rare, en popularisant le « rhume de l’âme ». De la « dysfonction érectile » au « trouble bipolaire », une analyse décapante qui permet de mesurer, au gré des spots TV et des sites « d’information », le marketing du diagnostic et son pouvoir

actuwiki.fr

 

Vidéo – Maladies à vendre (ARTE)


23:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Violations massives des droits, fonctionnement hors-la-loi, impu nité, prime à la violence

Côte d’Ivoire, un Etat loubard !

 

Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko,

champions dans les emprisonnements arbitraires.

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La Côte d’Ivoire est dirigée, depuis le 11 avril 2011, par le Rdr. Désormais, elle porte les costumes d’un pays où les citoyens ne jouissent d’aucune protection. Où la vie est rythmée par les emprisonnements, l’exil, les expropriations et autres violations de droits. Tout simplement parce que la Constitution est foulée aux pieds.

 

«Notre devoir sera d’être un modèle promis à l’humanité… ». Les Ivoiriens sont très loin de cette «destinée» inscrite dans l’hymne national du pays… Et pour cause.

Avec les dirigeants actuels, ils expérimentent un Etat peu soucieux de la légalité, un régime préférant la force a la loi. Dans le jargon ivoirien, on parlerait de régime loubard, a l’image de cette catégorie de personnes qui font tout et obtiennent tout par leurs biceps. Comme les loubards dont l’avènement date de l’époque du Premier ministre de feu Felix Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara, le régime Rdr est abonne aux violations massives des droits et libertés. Ce manquement se manifeste de diverses manières.

 

Le record des persécutions

 

Sous Alassane Dramane Ouattara, la Cote d’Ivoire n’est plus vivable. Du moins pour une grande partie d’Ivoiriens. Une fois le président Laurent Gbagbo renversé, tous ses parents, sa mère, son épouse, ses enfants, ses anciens collaborateurs et tous ceux qui sont supposes être proches de lui, ainsi que ses sympathisants subissent la haine de ceux a qui la France a cédé le «trône».

L’actuel chef de l’Etat a ordonne la déportation de son «frère» «Laurent» a La Haye. Il a fait mettre son épouse Simone, leur fils Michel en prison. Foulant ainsi aux pieds la Constitution ivoirienne qui prescrit que «la personne humaine est sacrée» et que tous les êtres humains «jouissent des droits inaliénables vie, à la liberté… et au respect de leur dignité» (article 2 de la Constitution).

Simone et Michel Gbagbo sont en prison sans même savoir quand ils passeront devant le juge. Ce qui est une transgression de la loi fondamentale qui dit que «les droits de la personne sont inviolables». A côté des détentions arbitraires, le régime loubard contraint une multitude d’Ivoiriens à l’exil. Parmi eux se trouvent la mère de Laurent Gbagbo, ses frères et sœurs, et ses enfants. Faut-il rappeler ce qu’attestent les organisations de défense de Droits de l’Homme dont les rapports font état de cellules secrètes de torture ? Ces traitements d’un autre âge infliges aux Ivoiriens ont déjà fait de nombreux morts aussi bien dans les prisons que dans leur exil et dans les cellules secrètes de torture.

Amnesty International et d’autres organisations ont, par exemple, publié l’histoire d’un policier mort torturé à l’électricité. Leurs rapports sur le massacre des refugies du camp de Nahibly et des fosses communes de l’ouest sont d’actualité. Et pourtant, «toute sanction tendant à la privation de la vie humaine est interdite», au sens de la Constitution ivoirienne. C’est le cas de le dire, les individus expérimentent donc, sous Ouattara, un Etat loubard qui agit par la force, sans souci de la légalité.

 

Mais, en regardant aussi le traitement réservé aux institutions, on se rend compte qu’elles sont aussi objets de violence. Les exemples sont légions. Les plus frappants sont incontestablement les procédures de renouvèlement du Conseil constitutionnel et du Conseil économique et social. Ces différentes procédures ne respectent aucune démarche du droit positif. Bref, par ses pratiques d’un autre âge, le régime en place montre très clairement qu’Alassane Ouattara n’est pas un légaliste. Cette défaillance a des conséquences imparables et crée un système qui accorde des faveurs aux hors-la-loi.

 

La saga des hors-la-loi et la prime à la violence

 

Pourquoi Laurent Gbagbo et des cadres comme Pascal Affi N’Guessan, Sokouri Bohui, Simone Gbagbo, Alcide Djedje, Henri-Phillipe Dakoury Tablet et autres sont-ils en prison ? Le pouvoir répond que ces personnalités sont poursuivies pour crimes économiques, crimes de sang, faits commis dans le cadre de la crise postélectorale. Et qu’il ne peut tolérer l’impunité.

Mais quel est le sort réservé aux rebelles de 2002 qui ont violé, égorgé, assassiné en masse des Ivoiriens ? Et quel est le sort de ceux qui ont entrepris de conquérir le pouvoir par les armes, alors qu’on attendait le résultat du second tour des dernières élections présidentielles?

La reponse : Guillaume Soro, le chef de la rébellion de 2002, est bombardé président du parlement, alors qu’il n’avait pas encore l'âge requis. Les chefs de guerre avec lesquels il a mené la croisade meurtrière contre la Côte d’Ivoire sont aujourd’hui a la tête de l’administration.

Tous ceux qui ont casse les agences Bceao de l’intérieur du pays, qui ont organise le trafic du diamant ivoirien… jouissent tranquillement des fruits de leurs forfaits. La confrérie dozo continue allègrement les forfaits commencés par les anciens rebelles. Ils frappent, en appui aux Frci et aux supplétifs, tous ceux qu’ils ont envie d’agresser. Le pouvoir encadre leurs méfaits. Ils exproprient et pillent dans l’arbitraire le plus primaire. C’est un peu le partage du gâteau Ivoire. Les grands, eux, Alassane Ouattara les a récompensés.

 

Ben Laden, Wattao et autres paradent au sommet de l’Etat. Parce qu’avec un régime qui ne respecte pas la loi, les hors la- loi sont rois.

Armand Bohui

 

bohuiarmand@yahoo.fr

Notre Voie / N°4381 des samedi 30, dimanche 31 mars & lundi 1er avril 2013

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Conflits à l’ouest

La fuite en avant du régime Ouattara

 

29/03/2013

camp-de-Nahibly-.jpg« La réconciliation du pays passe par celle des habitants de Duékoué (ville située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, et qui a enregistré le plus grand nombre de victimes, ndlr) », reconnait – pour une fois - France 24, une chaine de télévision française, à l’issue d’un reportage, en 2011, dans cette zone sinistrée de la Côte d’Ivoire, période post-électorale. Ce média a-t-il tort d’être aussi catégorique ?

 

En réalité, le constat de cette chaine de télé française sur les tueries de l’ouest et la conclusion qu’elle en tire, n’est ni plus, ni moins, ce que chacun de nous sait déjà. Et sur lesquelles, une fois de plus, certains ont préféré fermer les yeux – manifestement - par mauvaise foi. Le drame de l’ouest ivoirien, le voici, en quelques mots: habitations brûlées, détruites ; des centaines, voire des milliers de cadavres gisant dans des marres de sang, sauvagement massacrés ; des corps en putréfaction avancée, jetés dans des fosses communes ; des bras, des jambes, des têtes de personnes mutilées ; des villages entiers désertés, ou complètement rayés de la carte ; torrents de larmes ; silence de douleur ; fantômes errants, à la recherche de sépultures dignes… Nul doute, que ces tueries ont notamment eut lieu aux heures sombres qui ont marqué l’arrivée – au forceps – d’Alassane Ouattara au pouvoir, au cours de l’assaut sanguinaire des troupes rebelles venues du nord vers le sud. Ce que les communicants du régime ont, dans leurs illusions mesquines appelé « la chevauchée fantastique ». 

Ce tragique décor, aucune autre région de la Côte d’Ivoire, période crise post-électorale, mieux que la région ouest, ne pourra le revendiquer.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’ouest de la Côte d’Ivoire continue de sombrer : « Au moins trois attaques armées ont été enregistrées en 10 jours (dans le seul mois de mars 2013, ndlr) dans les villages de Zilébly, Tuobly et Petit-Guiglo dans les départements de Toulepleu et de Bloléquin, faisant au total une vingtaine de morts (…) »,rapporte la presse ivoirienne dans son ensemble.

Alors que les inquiétudes se font sentir au sujet de ces nouvelles tueries à l’ouest, et que les yeux se tournent vers lui pour en savoir d’avantage et surtout sur le fond du problème et espérer le voir être réglé de façon efficace et durable, le régime en place, par la voix de son porte-parole, Koné Bruno, nous apprend, non sans désinvolture : « Les auteurs (des attaques, ndlr) peuvent être des bandits égarés ou d'anciens miliciens qui viennent se servir dans les villages" (…). Ces jeunes ne gagnent rien à s'en prendre aux populations et aux forces armées nationales ». En guise de conclusion, il indiquera qu’il y a lieu: « d'écarter le mobile politique ».

Cette posture adoptée par le régime Ouattara, alors que des vies humaines sont en jeu, et dès lors qu’il s’avère que le problème de l’ouest est plus profond qu’il ne le parait, n’est pas – à notre sens – pertinent. A la lumière de nombreux rapports d’enquêtes d’organismes internationaux, sur cette région du pays, ne serait-ce pas ses propres tares que le régime en place tente de  soustraire à l’opinion publique ?

 

La politique a exacerbé les clivages ethniques

La cohabitation n’étant pas toujours aisée, il est vrai que des conflits liés au foncier rural ont secoué cette zone de la Côte d’Ivoire, entre autochtones et allogènes, comme d’ailleurs dans bien d’autres régions. Un pays qui regorge de terres arables, objet d’attraction de plusieurs populations venues des pays voisins, ou de l’intérieur même de la Côte d’Ivoire.Il faut noter que la Côte d’Ivoire a cette particularité d’accueillir plus de 37% d’étrangers (chiffres officiels) sur son sol.

Pendant plusieurs années, des politiciens véreux ont surfé sur les vagues des clivages ethniques, tribales et régionales pour les besoins de la conquête du pouvoir politique. Mettant en conflit ivoiriens contre étrangers, puis ivoiriens contre ivoiriens. L’«ivoirité» promue par Henri Konan Bédié, a envenimé les relations entre nationaux et nouveaux migrants. Ensuite, en 2002, la tentative de coup d’Etat contre le régime de Laurent Gbagbo, transformée en rébellion. Cette rébellion qui estimait qu’une partie de la population ivoirienne, notamment celle du nord était exclue et l’objet de tracasseries en tout genre. La crise de 2002 a donné naissance à des groupes paramilitaires. Des mercenaires libériens, des miliciens ou encore groupes d’auto-défense, sévissant essentiellement dans la partie Ouest du pays, à la frontière avec le Libéria. A l’occasion de la crise post-électorale, la situation à l’ouest va s’aggraver d’avantage, en témoignent de nombreux rapports (Croix-Rouge, HCR, ONG de droits de l’Homme, etc.). Dans un article de terrain titré : «Un territoire hors de contrôle-Guerre pour le cacao dans l’ouest ivoirien», le périodique français ‘’Le Monde Diplomatique’’, dans son édition de septembre fait de graves révélations : « Quand la crise postélectorale opposant MM. Ouattara et Gbagbo se transforme en conflit armé, en mars 2011, Duékoué souffre comme jamais. Lors de la prise de la ville par l’armée créée par M. Ouattara, les forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci composées principalement des ex-Forces nouvelles), des centaines de personnes – la Croix rouge a compté 867 corps –, essentiellement de jeunes hommes, ont été assassinés. Selon une commission d’enquête internationale et des associations, ce sont des soldats des FRCI qui ont commis ces crimes, ainsi que des dozos, une confrérie de chasseurs traditionnels du nord du pays, et des partisans de M. Ouérémi ». Le périodique remarque aussi : « Les villages ont perdu tous leurs habitants autochtones » et ce pendant que FRCI, Dozos et ressortissants étrangers se sont arrogés les terres des autochtones en guise de butin de guerre.

Le périodique poursuit : « (…) l’immigration burkinabé d’une ampleur sans précédent. Huit cars transportant chacun environ 200 personnes arrivent désormais chaque semaine à Zagné, à 50 km au nord de Taï. Une partie de ces voyageurs s’entassent aussitôt dans des camions de chantiers qui prennent la direction du Sud Ouest. Leur installation se trouve facilitée par l’absence d’une grande partie de la population autochtone – au moins 70.000 personnes réfugiés au Liberia. Les treize villages implantés au sud de Taï ont ainsi perdu tous leurs habitants autochtones ». Et ne s’arrête pas là : « Après la mort des Casques bleus, plusieurs centaines d’éléments Frci ont été déployés autour de Taï pour une opération de ’sécurisation’’ dirigée par le commandant Losséni Fofana alias Loss. (…) les FRCI se sont arrogé le droit de percevoir les taxes qui devraient normalement revenir à l’Etat. Selon un rapport de l’Onu, elles prélèvent aussi ’de 4 à 60 dollars beaucoup plus’’, sur les déplacements de personnes et de véhicules (5). Et elles rackettent les paysans. (…) Ensuite viennent les dozos : arrivés dans la région pendant la crise, ils n’en sont jamais repartis. De plus en plus nombreux, ils circulent à moto, en habits traditionnels, agrippés à leurs fusils ‘’calibre 12’’. Beaucoup viennent du Burkina Faso et du Mali. Certains sont devenus agriculteurs ».

Comme on peut le constater, pour la plupart des conflits, le mobile politique est toujours présent en toile de fond, pour les besoins de la cause.

 

Impuissance et laxisme du régime Ouattara: des choix politiques incongrus

Aujourd’hui, il est question de savoir : Comment règle-t-on le problème des réfugiés ivoiriens au Libéria ? Pourquoi ne peuvent t-ils pas rentrer chez eux ? Que fait l’Etat ivoirien pour leur retour en Côte d’Ivoire, et comment pourront-ils récupérer leurs terres confisquées par les FRCI, les Dozos et les immigrés étrangers ? Comment ramener la paix dans cette zone et surtout comment réconcilier les populations en conflits ? C’est aux réponses à ces questions que nous nous attendions et non à la déclaration teintée de faux-fuyant de monsieur le porte-parole du gouvernement.

En fait, à l’ouest du pays, le régime Ouattara ne contrôle visiblement rien face à la mafia qui y est organisée. L’ultimatum d’évacuation des forêts, le désarmement annoncé, les promesses de poursuite judiciaire contre les responsables des tueries…, sont tous restés sans suite. Voilà le véritable fond du problème, voilà les raisons de la fuite en avant du régime Ouattara, son impuissance et son laxisme. N’est-ce pas là des choix politiques qu’il doit aussi reconnaitre et assumer ?

Finalement, retenons que les attaques de ces derniers jours, ne sont pas des faits isolés, comme tente de le faire croire le régime Ouattara. Le problème de l’ouest de la Côte d’Ivoire se situe bien au-delà de « bandits égarés (…) qui viennent se servir dans les villages ». Le mobile politique, ou tout simplement la politique, est bien présente, à l’origine des conflits. Le régime Ouattara a tort de négliger les signaux lancés ces derniers temps dans sa direction. Un principe élémentaire recommande de ne  négliger aucune piste, lorsque l’on veut se donner les chances de résoudre définitivement un problème. N’est-ce pas ce que nous enseignent les fins limiers, rompus à la résolution des situations les plus compliquées et dont doit aussi s’inspirer tout gouvernement sérieux ?

 

Marc Micael sur afriquebmergente

Zemami1er@yahoo.fr

 

22:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Magellan de nouveau dans les airs

Visite privée, congés maladie, audience privée...

Juste après son espionnage au 5ème sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en Afrique du Sud, Dramane court vite faire le mouchard auprès de Hollande en France. L

OL ! On va dire quoi, tellement cet esclave congénital qui aime plaire au maître nous a montré qu'il en est capable, craignant peut-être figurer sur la liste des "3 L" (on te Lèche, on te Lâche et on te Lynche) après Bozizé !

Démocrates Tribals Régionaux

20:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Selon « Le Temps »

Un commando armé aurait fait évader Blé Goudé, déguisé en femme

 

Selon le quotidien « Le Temps », Blé Goudé se serait évadé avec l’aide d’hommes puissamment armés et cagoulés, qui l’auraient enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi à Attoban entre 2h et 3h du matin, pour une destination pour l'heure inconnue. Information non encore confirmée de source officielle.


Au niveau du gouvernement, c'est motus bouche cousue. Mais le départ précipité d'Alassane Dramane Ouattara pour la France hier, n'est pas passé inaperçu. Surtout que ce voyage privé n'était pas prévu dans l'agenda du chef de l'Etat.

Les deux évènements sont-ils liés? Quelque chose se tramerait-il? Rien n'est moins sûr.

 

Ces hommes cagoulés, une dizaine et lourdement armés selon « Le Temps », auraient maîtrisés les gardes en faction devant la résidence protégée de Blé Goudé située quelque part à ATTOBAN. Ils auraient déguisé Blé Goudé en femmes avant de l’emmener vers une destination inconnue.

 

Le gouvernement n’a à ce stade pas confirmée l’information de Le Temps.
Qui sont ces hommes encagoulés qui auraient enlevés Blé Goudé pour une destination inconnue ? Pour qui travaillent-ils? Est-ce un poisson d’avril de la part de notre confrère ?
Nous y reviendrons.

Patrice Lecomte

ivoirebusiness.net

20:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Opportunités d’investissements dans un « très beau pays »

La mine d’or d’Ity désormais dans l’escarcelle de La Mancha

 

Mrs. Sawaris et Ouattara

Côte d’Ivoire : la mine d’or d’Ity désormais dans l’escarcelle de La Mancha 24 mars 2013

Agence Ecofin) - La société minière La Mancha a désormais dans son escarcelle la mine d’or d’Ity située dans la région de Zouan Hounien dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, selon une dépêche de l’agence Reuters vendredi.

La société canadienne détenait, jusque-là, 45,9% des parts de cette mine dans une joint-venture avec l’Etat ivoirien. « Nous avons pris à 100% toutes les activités de la mine d’or de Ity. Nous allons continuer avec des activités d’expansion », a déclaré à la presse l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris  au sortir d’une audience chez le président ivoirien Alassane Ouattara.

La mine d’or d’Ity, la première mine d’or de la Côte d’Ivoire, a été ouverte en 1991 et a produit plus de 800 000 onces d’or.

Selon le site de la présidence ivoirienne, M. Sawaris dit avoir échangé avec le chef de l’Etat ivoirien sur les opportunités d’investissements en Côte d’Ivoire un « très beau pays » .

« Il a ajouté être particulièrement intéressé par le secteur des mines, mais il entend également étendre l’expansion de son Groupe à d’autres domaines d’activités », a souligné le portail d’information de la présidence ivoirienne. Selon L’homme d’affaires égyptien a confié que le président Alassane Ouattara a marqué son intérêt sur toutes ces questions et lui a souhaité la « bienvenue en Côte d’Ivoire».

agenceecofin.com

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Kenya : La cour suprême valide l'élection de Kenyatta !

Kenya: la Cour suprême valide l’élection de Kenyatta à la présidenceLa Cour suprême du Kenya a confirmé samedi l’élection de Uhuru Kenyatta à la présidence du pays, à l’issue d’un scrutin jugé libre, équitable, transparent et crédible, a annoncé le président de cette cour, Willy Mutunga, lors d’une audience publique retransmise à la télévision. Les six juges de la Cour suprême ont rejeté à l’unanimité les recours déposés par le camp de Raila Odinga, principal rival de M. Kenyatta, et par des associations citoyennes qui dénonçaient une série d’irrégularités ayant selon eux affecté la sincérité du scrutin.

 

La décision, à l’unanimité de la Cour est que l’élection présidentielle tenue le 4 mars 2013 s’est déroulée de façon libre, équitable, transparente et crédible, conformément aux dispositions de la Constitution et des dispositions légales pertinentes, a déclaré solennellement M. Mutunga, donnant lecture de la décision de la Cour suprême. La Cour a également décidé que Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto avaient été valablement élus président et vice-président de la République du Kenya, a ajouté M. Mutunga.

 

La Commission électorale kényane (IEBC) avait proclamé le 9 mars M. Kenyatta vainqueur avec 50,07% des suffrages au premier tour et 8.000 voix seulement au dessus de la barre de la majorité absolue des votants exigée par la Constitution. Le camp Odinga et les associations requérantes arguaient d’irrégularités dans la liste électorale, lors du scrutin et de son dépouillement.

 

Les arguments de la Cour n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat. Le jugement détaillé contenant les raisons de la décision de la Cour sera publié dans les deux semaines, a expliqué son président.

Le scrutin et la proclamation des résultats de la présidentielle du 4 mars se sont déroulés sans incident notable, démentant les craintes d’une répétition des terribles violences (plus de 1.000 morts) provoquées fin 2007 par l’annonce de la courte défaite de M. Odinga, à l’époque face au sortant Mwai Kibaki, soutenu alors par M. Kenyatta.

 

La décision de la Cour, créé par la Constitution de 2010, était à ce titre guettée avec énormément d’attention au Kenya et perçue comme un test pour cette institution à la réputation encore intacte dans le pays, selon les analystes. MM. Kenyatta et Odinga, qui ont tous deux assuré qu’ils respecteraient sa décision, quelle qu’elle soit, n’avaient pas réagi dans l’immédiat.

 

AFP

 

Mais le procureur de la CPI madame Fatou Bensouda n’a pas changé d’avis : le nouveau président est redevable de la CPI, comme quoi elle persiste et signe !

Shlomit

La Cour suprême du Kenya, après recomptage partiel des voix, a validé l'élection d'Uhuru Kenyatta. Ainsi s'achève, de manière civilisée

et sans ingérence de l'ancien colonisateur,

un contentieux post-électoral.

Dieu a un sacré sens de l'humour, isn't it Mister Odinga ? La Nation kenyane a en tout cas vaincu les oiseaux de mauvais augure en s'appuyant sur ses institutions pour régler une crise d'importance.

Congratulations, brothers and sisters !

 

Théophile Kouamouo

20:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gagnoa des prisonniers s’évadent

10% retrouvés

 

30 mars 2013

koffikoffi2C’est à partir d’un trou de la prison fait à l’aide d’une hache récupérée dans la cuisine que les prisonniers ont pu se volatiliser de la prison de Gagnoa, hier vendredi vers 5h du matin. On enregistre 1 mort et 5 évadés retrouvés (qui ont été ramenés à leur cellule/ Ndlr), sur la cinquantaine de détenus qui avaient pris la poudre d’escampette. Concernant la mort de l’évadé, aucune explication n’a été donnée par les Forces républicaines de Cote d’Ivoire (Frci) de la 3ème compagnie de ladite ville.

 

Ce samedi matin, des recherches se poursuivent encore dans la forêt environnante. Notons que depuis hier, l’ONUCI (Mission des Nation Unies en Cote d’Ivoire) et les gendarmes effectuent des patrouilles pour sécuriser la ville. Ces derniers mois, plusieurs villes ivoiriennes dont Man, Korhogo, Odienné, Abidjan, Dabou, Bouaké, Bassam, Daloa et Agboville ont connu des évasions, souvent massives de prisonniers. Souvent aussi, violentes.

H.A.

connectionivoirienne

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Retour sur les élections et le Conseil Constitutionel

J'accuse Yao Paul NDre de parjure

 

par Emmanuel Agbaovi, docteur d'état en Droit


La Côte d’Ivoire vient de rentrer dans le livre Guinness des records pour avoir connu le coup d’Etat le plus long et parfait de l’histoire du monde. Pour rappel, le 19/ 09/ 2002, des hommes armés descendus du Burkina Faso tentent de s’emparer du pouvoir d’Etat incarné par le Président Laurent Gbagbo, élu Président de la République 18 mois plus tôt. La tentative tourne en eau de boudin et les assaillants sont repoussés de la capitale économique. Ils retournent à Bouaké, y forment un kyste.

 

L’armée française, sollicitée dans le cadre des accords de défense que la France a signés avec ses anciennes colonies, ne fera rien d’autre que de s’interposer entre les rebelles et le gouvernement légitime. C’est le début de ce qu’il convient d’appeler le coup d’Etat le plus long de l’histoire du monde puisqu’il vient de connaître ce jour 6 mai 2011 une fin plus que glorieuse pour M.Ouattara Alassane, qui prête serment devant le Conseil Constitutionnel présidé par le sieur YAO NDRE Paul. Ce dernier rentre également dans le livre Guinness des records pour avoir été le premier Président d’un Conseil constitutionnel à avoir accepté le serment de deux Présidents de République sans que l’un d’eux ne soit décédé ou déclaré incapable à la fonction.

 

En effet, à la suite du second tour de l’élection présidentielle tenu le 28 novembre 2002, le Conseil constitutionnel, organe compétent pour donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, déclare Le candidat Laurent Gbagbo vainqueur des dites élections. Ce dernier avait saisi la Haute Juridiction à l’effet de se prononcer sur les cas de fraudes relevées dans de nombreuses circonscriptions électorales du nord du pays. Le Conseil Constitutionnel, au cours de son audience du 03 Décembre 2010, a jugé fondées les prétentions du candidat et après en avoir délibéré l’a déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en annulant le scrutin dans des départements de 5 régions du nord et du centre. Le 04 décembre 2010, le Conseil constitutionnel reçoit le serment de M. Laurent Gbagbo comme Président de la République de Côte d’Ivoire. La Communauté dite internationale conduite par la France, qui ne reconnait pas ce résultat monte une armée de mercenaires conduite par la force française de l’opération Licorne et les forces de l’ONUCI, puis lance un assaut contre le pouvoir légalement établi. La coalition armée finit par l’emporter le 11 avril 2011 suite à l’arrestation humiliante du Président de la République. Ainsi venait de prendre fin le coup d’Etat commencé depuis le 19 septembre 2002. Neuf années pour perpétrer le Coup d’Etat le plus long de l’Histoire.

 

Mais les auteurs sont trop élégants pour se mêler à un coup d’Etat. Qui peut admettre que l’ONU, la France, les Etats Unis, gardiens de la démocratie dans le monde entier, puissent se mêler à une odieuse opération de coup d’Etat. Il faut impérativement donner une onction constitutionnelle à leur entreprise. Que faire ? L’équation semble difficile à résoudre. Mais heureusement, le théâtre d’opération est l’Afrique. Depuis plus de 7 siècles les Occidentaux connaissent ce continent. C’est la terre de toutes les expériences. Tout y est possible parce que dans ce continent le temps passe, mais les hommes restent pareils. Ce sont de grands enfants dont la conscience ne peut guère s’élever au-dessus de la cheville. Les Colons les savaient corvéables à souhait. Ils les ont découverts également manipulables sans limite. Le Conseil constitutionnel est convoqué derechef pour statuer sur les mêmes élections pour lesquelles il avait déjà rendu un verdict. La Plus Haute Juridiction ivoirienne vient de se dédire en rapportant sa propre décision. Les délibérations du Conseil Constitutionnel de ce jour ne résistent pas la rigueur de l’analyse juridique. Elles manquent à l’évidence de base légale (I) et elles sont porteuses de conséquences très graves (II).

 

I/ Des délibérations sans base légale

Les délibérations du Conseil constitutionnel sont prises à défaut à deux niveaux.

Au niveau de la forme (A). Au niveau du fond (B)

 

A/ Sur la forme.

Les défaillances relevées portent à la fois sur la saisine du conseil (1) et sur la constitution même du conseil (2).

 

1/ La saisine du Conseil Constitutionnel

Aux termes des articles 95 à 97 de la Constitution et desarticles 18 à 20 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, celui-ci ne peut valablement connaître d’une affaire que s’il a été saisi par des autorités précises. Le Code électoral en sonarticle 60 y ajoute les candidats à l’élection présidentielle, en cas de contentieux électoral. C’est dire que le Conseil constitutionnel ne peut s’autosaisir. C’est certainement pour ce motif que le communiqué du Conseil de sécurité et de paix, sur lequel le Conseil constitutionnel fonde sa décision, a entériné les propositions du Groupe de haut niveau (le panel des cinq chefs d’Etat) (point 7 du communiqué final du 10 mars 2011). Celles-ci demandaient que les deux parties au conflit, après avoir pris acte du retrait du Président Laurent Gbagbo, saisissent le Conseil constitutionnel pour recevoir le serment de M. Ouattara (voir notamment le Rapport du Président de la Commission sur la situation en Côte d’Ivoire du 21 avril, point 4). Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’U.A s’est gardé de saisir lui-même le Conseil constitutionnel parce qu’il n’en a pas la capacité. Or, à notre connaissance, aucune autorité compétente n’a saisi le Conseil constitutionnel. Il s’est auto saisi. C’est le Président du Conseil constitutionnel qui a convoqué sur les antennes de la Télévision Côte d’Ivoire (TCI) ses collègues conseillers à une audience. Il venait de sortir d’une rencontre avec M .Ouattara. A l’évidence, cette rencontre entre les deux personnalités ne peut valoir saisine de la Haute Juridiction.

 

En effet M. Ouattara ne pouvait saisir le C.C qu’en tant que candidat. Or à la date de la rencontre susmentionnée, non seulement il était forclos (délai de trois jours après la fermeture des bureaux de vote), mais en plus, le Conseil avait clos sa séance et ne pouvait plus de ce fait connaître de la même matière. Comme nous le verrons plus loin, les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent au Conseil lui-même.

 

Même en admettant que c’est par application du communiqué du Conseil de Sécurité et de la Paix, il est impératif que les deux parties saisissent ensemble le C.C. parce que M. Ouattara, à lui seul, n’en a pas la qualité puisque à ce moment, il n’est pas encore entré en fonction en tant que Président de la République.

 

C’est donc à tort que le Président du Conseil constitutionnel a convoqué ses collègues conseillers à une deuxième lecture de ses propres délibérations. C’est par zèle et au mépris du droit que le Conseil Constitutionnel a siégé du reste, amputé de deux de ses membres, jetant ainsi un doute sur la constitution même du Conseil en audience.

 

2/ Vice de procédure sur la constitution du Conseil

Le Conseil Constitutionnel ivoirien est composé de sept membres y compris le Président. Aux termes de l’article 14 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, le Conseil ne peut valablement statuer, donner des avis ou prendre des décisions en matière de constitutionnalité des lois que, lorsque, au moins, cinq de ses membres sont présents. Au cours de son audience du 5 mai 2011, ils étaient effectivement cinq à répondre présents y compris le Président. Il pouvait donc valablement statuer.

 

Toutefois en ce qui concerne le quorum pour l’audience de prestation de serment les textes sont muets. Les puristes pourraient penser que le caractère solennel imposé par laConstitution en son article 39 pour cette audience aurait exigé un quorum plus renforcé qu’une audience ordinaire. En effet, la prestation de serment est un acte différent des décisions et avis qui doivent être rendus par cinq membres au moins.

 

Mais, en tout état de cause, nous nous gardons de nous lancer dans cette logique. Tout au plus, l’on pourrait relever que l’absence remarquée de deux des conseillers traduit un malaise certain au sein de la Haute Juridiction ivoirienne devant ce deuxième serment. Il nous revient que ces derniers n’ont pas voulu participer à ce qu’ils considèrent comme étant une grande forfaiture de la part de leur Juridiction. L’intérêt de la réflexion à ce niveau se situe sur l’état d’esprit des conseillers au moment où ils siègent. Etaient-ils libres ou ont-ils délibéré sur une contrainte quelconque quand l’on sait l’état d’insécurité qui prévaut actuellement à Abidjan où il n’y a que l’armée élevée par Ouattara qui tient tout le monde en respect. Si pour les autres l’on ne peut affirmer avec certitude qu’ils ont été menacés, il est difficile d’en dire autant pour Madame Hortense Sess. Cette dernière a été enfermée à l’hôtel Pergola qui est devenu la prison des hommes politiques de l’ancien régime. Pour rappel, C’est de là bas que le Président du FPI a été extrait manu militari et conduit à l’hôtel du Golf puis à la prison de Bouna. Madame Hortense Sess n’en a été ressortie que pour les besoins de l’audience de ce jour après un bref séjour sous bonne escorte militaire au domicile de Ahoua Nguetta, lui aussi membre du Conseil constitutionnel. Après un tel périple, il ne serait pas totalement faux de conclure qu’elle a agi sous contrainte. Toute chose qui rend nul son jugement. Or il est constant qu’une Cour en audience constitue un corps unique. C’est pourquoi, ses délibérations engagent tous ses membres. Par conséquent, si le jugement d’un seul de ses membres est vicié pour quelle que raison que ce soit, c’est l’ensemble du jugement de la cour qui en pâtit. Pour cette raison, il y un doute épais sur la qualité de la décision du Conseil constitutionnel avant même d’en analyser le fond.

 

B / Sur le fond

Pour motiver sa décision, le C.C s’est appuyé de façon exclusive sur deux Communiqués du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Le premier en date du 28 janvier 2011 qui met en place le Groupe de haut niveau appelé à évaluer l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 et le second daté du 10 mars 2011 qui a reconnu M. Ouattara comme vainqueur en indiquant les modalités du processus de sortie de crise. Pour mémoire, il convient de rappeler qu’à la suite du second tour de l’élection présidentielle, les deux candidats ont réclamé chacun la victoire. L’un, le Président Laurent Gbagbo, sera reconnu vainqueur par le Conseil constitutionnel conformément à la Constitution ivoirienne, et le second M. Ouattara Alassane sera reconnu par l’ONU et l’ensemble des puissances étrangères comme vainqueur.

 

La paix est menacée. Le Conseil de Sécurité et de paix de l’UA se saisit du dossier conformément à ses textes fondateurs et décide au cours de ses assises du 28 janvier 2011 de constituer un panel de 5 chefs d’Etat pour évaluer le processus électoral notamment le second tour. Le communiqué qui sanctionne les travaux du Conseil de paix et de sécurité précise que les conclusions du panel « telles qu’entérinées par le Conseil (de Paix et de Sécurité) seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées » (point 6-c). Les travaux des membres du panel concluent sur la victoire de M.Ouattara sans qu’aucun motif sérieux ne soit avancé pour soutenir cette conclusion. Le Conseil de paix et de sécurité qui entérine cette décision du panel établit une feuille de route en8 points devant permettre un dénouement heureux de cette crise. L’on retiendra entre autres la nomination d’un Haut Représentant chargé de suivre la mise en œuvre des recommandations de l’UA, le retrait du Président GBAGBO, retrait constaté par les deux parties, la saisine par les deux parties du C.C pour qu’il reçoive le serment, la nomination d’un gouvernement d’union nationale. C’est donc à l’aune de ces deux communiqués du CPS de l’U.A que le C.C a rapporté sa décision antérieure et a accepté le serment de M. Ouattara comme Président de la RCI. Or à l’analyse, non seulement la décision du CC n’est pas conforme aux conclusions du CPS (1). Mais en plus, les décisions du CPS ne peuvent avoir de valeur supra constitutionnelle (2).

 

1/ Le non respect de la décision du CPS

Lorsque l’on parcourt les points qui constituent la feuille de route dressée par le CPS pour résoudre le contentieux électoral en Côte d’Ivoire, il n’existe nulle part le recours à la force. Le CPS n’a pas voulu lui-même rompre d’avec ses propres principes. En effet, l’article 4-a de ses textes fondateurs pose comme principe le règlement pacifique des différents et des conflits dans le respect de la Souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats membres (art. 4-e). Le recours à la violence n’est préconisé que dans le cas exceptionnel prévu par l’article 4-g selon lequel « le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, de génocide et des crimes contre l’humanité. »C’est le seul cas d’ailleurs d’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat admis par l’U.A.

 

Dans le cas de la crise ivoirienne, la Conférence n’a jamais requis d’intervention armée. Or, tout le monde sait que c’est une armée illégale composée de mercenaires appuyés par l’armée française qui a mené la guerre contre le Président Laurent Gbagbo. En levant une armée pour combattre le régime constitutionnellement établi, le Président Ouattara est sorti du cadre de règlement des conflits conçu par l’U.A.

 

Par ailleurs, le CPS en prônant la gouvernance constitutionnelle (art 5-g) exclut toute possibilité de changement anticonstitutionnel dans les Etats membres conformément à la déclaration de Lomé (art. 6-g).

 

Depuis le 3 décembre 2010, le Président constitutionnel est le Président Gbagbo. Dès lors, quiconque se prévaut de ce titre et pose des actes comme tel opère une rupture anticonstitutionnelle. Consciente de cette vérité, le CPS dans ses conclusions pose la résolution de la crise en termes de négociation entre les deux parties, de sorte à obtenir le départ consentant du Président et l’acceptation du serment de M. Ouattara. La guerre enclenchée au moment même où l’UA venait de nommer le Haut Représentant signifie tout simplement le rejet de la proposition de l’UA par le camp Ouattara. On rappellera que M. Ouattara avait récusé ce haut représentant aussitôt qu’il a été nommé. La prise de pouvoir à la suite de cette guerre constitue un acte anticonstitutionnel qui viole l’article 5-g sus visé.

 

En définitive, le changement opéré en Côte s’est fait en dehors du cadre tracé par l’U.A et constitue un cas grave de violation du principe de gouvernance constitutionnelle que le C.C ivoirien tente de légitimer maladroitement en conférant de façon exagérée une valeur supra constitutionnelle aux décisions du CPS.

 

1/ De la valeur supra constitutionnelle des décisions de l’U.A

En droit interne, la Constitution se situe au sommet dans la hiérarchie des normes. Elle est la manifestation de la Souveraineté Nationale. C’est d’elle que tout part et vers elle que tout retourne. Elle est l’alpha et l’oméga du système juridique. Elle est l expression visible du contrat social des ivoiriens. Le Conseil constitutionnel qui est le gardien de la constitution reste la Juridiction suprême dont les décisions sont inattaquables parce ce que frappées du sceau de l’inviolabilité. Elles produisent des effets erga omnes, c'est-à-dire qu’elles s’imposent à l’égard de tous comme le témoigne l’article 98 de la constitution qui stipule que : « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale » . Or, nous venons d’apprendre de la bouche du premier responsable du C.C. ivoirien que les engagements internationaux sont supérieurs aux décisions du C.C. se fondant en cela sur les dispositions de l’article 27 de la convention de Vienne de 1969 qui précise que: « une partie ne peut invoquer une disposition de son droit interne comme justifiant la non-exécution d’un traité » et l’article 87de la Constitution qui dispose que: « les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, des leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l’autre partie » . L’argument est suffisamment spécieux pour ne pas être rejeté. En effet, les décisions du CPS ne sont pas des traités et n’ont pas été ratifiées. Bien que les Etats membres se soient convenus d’accepter et d’appliquer les décisions du CPS conformément à l’acte constitutif (art.7-3), ces décisions ne peuvent s’appliquer que dans le respect de la Souveraineté des Etats membres (art.4 -1-e). Il n’en saurait être autrement puisque les organisations internationales ne sont pas des super Etats. La souveraineté nationale est incompatible avec la subordination du C.C à un organe extérieur. Plusieurs dispositions de la Constitution ivoirienne affirment la suprématie de la constitution sur les engagements internationaux. L'article 95 rappelle que : «les engagements internationaux visés par l’article 84, avant leur ratification, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements de l Assemblée nationale avant leur mise en application doivent être déférés par le Président de la République ou le Président de l’Assemblée nationale au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution. » Comme l’on peut le constater, la Constitution reste la norme de référence de toutes les autres y compris, bien sûr, les engagements internationaux. Les lois visées par l’article 87 sont les lois organiques et les lois ordinaires. Mais pas la Constitution. Elle reste hors d’atteinte des autres normes. C’est pourquoi l’article 86 affirme que « si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, ou par le Président de l’Assemblée nationale a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’ autorisation de la ratifier ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution » . Or l’article 98 précité n’a pas été révisé. Les décisions du Conseil continuent donc de s’imposer a tous y compris à l'Union africaine et au Conseil constitutionnel lui-même.

 

C’est pour cette raison que le même Conseil ne s’est pas plié à la certification des élections par M. CHOI, représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU agissant au nom de l’ONU. Pourquoi avoir refusé à l’ONU ce que M. YAO NDRE et ses Conseillers viennent de reconnaître à l’U.A. Pourquoi avoir attendu qu’il y ait eu tant de morts et de destruction de biens pour reconnaître la suprématie d’une organisation de moindre importante quand l’on a refusé cela à l’organisation internationale la plus importante. Pour cela seul, j’accuse Yao NDRE de parjure.Il a pris une décision aux conséquences très graves.

 

II/ Les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel

En décidant de violer de façon grave la Constitution dont il assure la garde, le C.C de Côte d’Ivoire rentre dans l’histoire de la façon la plus hideuse. Les conséquences d’une telle forfaiture peuvent s’analyser à deux niveaux : au niveau juridique et au niveau politique.

 

A/ Les conséquences au niveau juridique.

La décision du C.C ivoirien rompt le principe de l’infaillibilité du Juge Suprême (1) et détruit toute l’ossature judiciaire (2).

 

1/ La rupture du principe de l’infaillibilité du Juge Suprême

La société humaine est organisée autour de principes qui sont en réalité des compromis entre les différents acteurs de cette société. J.J ROUSSEAU parle de Contrat social. Cette bâtisse repose sur trois piliers selon Montesquieu. Le pouvoir d’élaborer les lois, le pouvoir de les exécuter et le pouvoir de veiller sur leur bonne exécution. Tous ces pouvoirs trouvent leur légitimité dans la Constitution qui est le cadre visible du Contrat social. Le Pouvoir Judiciaire qui a en charge de veiller au respect des termes de ce contrat par l’ensemble des composantes de la société, repose sur une organisation qui rassure l’impartialité de ses décisions. Au sommet de cette organisation se trouvent les Juridictions supérieures dont le Conseil Constitutionnel. Il est admis que les décisions que prend le Conseil Constitutionnel sont insusceptibles de recours. Elles sont frappées du sceau de l’incorruptibilité parce que émanant de personnes infaillibles. Le Juge du Conseil Constitutionnel est dieu sur terre et il ne se trompe jamais. C’est ce compromis vieux de plusieurs siècles que M. Yao NDRE et ses collègues viennent de rompre. Désormais tout le monde est autorisé à douter de la crédibilité des juridictions suprêmes dans nos pauvres petits pays. C’est la crédibilité de tous les Conseils Constitutionnels africains notamment qui vient d’être sérieusement écorchée. C’est tout l’appareil judiciaire qui est ainsi détruit.

 

2/ La destruction de l’appareil judiciaire

Pour la régulation des rapports sociaux entre d’une part les citoyens et l’Etat et entre les citoyens eux-mêmes d’autre part, l’appareil judiciaire joue un rôle déterminant. C’est pourquoi il est organisé de manière à assurer un contrôle à la fois de ses propres décisions et des décisions de l’Etat agissant à travers l’Administration. La possibilité qui est offerte à un citoyen de se référer à l’instance supérieure lorsqu’il estime que les décisions d’une juridiction lèsent son droit renforce sa confiance dans l’appareil judiciaire. Le droit reconnu au C.C de statuer sur la conformité des lois à la Constitution renforce l’Etat de droit et entretient le contrat social. Si les ivoiriens ne peuvent plus faire confiance à leur juridiction suprême qui peut se dédire aussi facilement, c’est tout l’appareil judiciaire qui se disloque faisant ainsi perdre aux ivoiriens les repères les plus essentiels de leur existence dans la société. Depuis tout le temps, l’on a rusé avec le Droit en Côte d’Ivoire. La fuite en avant s’est achevée avec le Professeur YAO Paul NDRE qui vient de soumettre définitivement le Droit à la politique.

 

B/ Les conséquences politiques

Il faut les analyser au niveau général (1) avant de les voir au niveau du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti dont se réclame YAO NDRE (2).

 

1/ Les conséquences politiques au niveau général

Ce niveau s’entend de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire. Il est tout à fait décevant que l’Afrique s’illustre de façon la plus laide possible dans les compromissions politiques au détriment du droit. La conséquence reste la fragilité de nos institutions qui ne finissent pas de vivre leurs crises d’adolescence. La décision du C.C entérine à souhait l’idée selon laquelle tout est possible en Afrique. Qui peut imaginer le Secrétaire Général de l’ONU contester une décision de la Cour Fédérale des USA. Là bas, comme ailleurs, le Pouvoir judiciaire s’est battu pour s’affranchir de la domination du pouvoir politique par le sérieux et la carrure de ses animateurs. Même dans l’erreur, il ne reviendra jamais au Juge du Conseil constitutionnel français de revenir sur une décision parce que l’Union européenne l’aurait exigé. La politique est dégoutante en Afrique parce qu’elle s’exerce en dehors de tout contrôle judiciaire fiable. Les citoyens africains s’en méfient parce qu’elle est le théâtre de toutes les compromissions et de grandes corruptions, où chaque acteur place son intérêt immédiat au dessus de tout. Désormais les résultats des élections seront donnés au siège de l’UA, lieu par excellence de toutes les intrigues. Tant pis pour la démocratie.

 

En Côte d’Ivoire, Le Président Yao NDRE vient de jeter un voile noir sur le jeu politique. Il n ya plus de limite dans les compromissions. C’est un leurre de croire que la paix et la démocratie peuvent se construire en dehors du droit. Tuer le droit, c’est tuer également la paix et la démocratie. Depuis plus depuis plus de 2O ans, le droit était en agonie en Côte d’Ivoire. L’estocade vient de lui être portée, ironie du sort, par celui qui est censé le défendre à double titre. Premièrement en tant que professeur titulaire de droit et ensuite en tant que Haut magistrat, gardien de la Constitution ivoirienne. La société ivoirienne est malheureuse. Mais c’est plus le FPI, parti créé par Laurent Gbagbo, porteur d’un idéal de démocratie dont est issu M. Paul Yao NDRE qui en souffre.

 

2/ Les conséquences au niveau du FPI

Il y a certainement beaucoup de choses à reprocher au FPI dans la gestion du pouvoir d’Etat. Des graves légèretés sont à relever dans la gestion de certaines questions qui lui coutent le pouvoir d’Etat. Mais l’on ne peut nier son rôle prépondérant dans l’instauration de la démocratie en RCI. Pour rappel, ce parti a forcé l’acceptation du multipartisme en Côte d’Ivoire. L’âge du vote à 18 ans, les urnes transparentes, le bulletin unique, la pluralité de la presse, la décentralisation de la gestion du pouvoir d’Etat sont à mettre à son crédit. A t-il eu les hommes pour mettre en œuvre l’idéal politique dont il était porteur ? Les derniers évènements appellent à observer une certaine prudence dans la réponse à donner à cette interrogation essentielle. La gestion du pouvoir d’Etat dans des conditions difficiles a-t-elle eu raison de ses cadres ? Tout porte à le croire. La simplicité avec laquelle YAO NDRE et certains hauts cadres du parti gèrent les moments actuels est scandaleuse et témoigne du peu d’importance accordé aux ivoiriens en général et aux militants du FPI en particulier. Comment ne pas les rendre complices de l’arrestation du Président AFFI N’Guessan? Tout se passe comme si le scenario avait déjà conçu avant même l’arrestation du Président Gbagbo. Le nouveau régime a fait arrêter le Président GBAGBO et sa famille. Mais ce sont ses propres compagnons qui le condamnent avant son procès. Et c’est tout ça qui confère une laideur puante à la politique sous les tropiques. Vouloir racheter sa peau en vendant celle de ceux qui ont cru en vous est un acte ignoble. Ramener toute la conscience du parti à des considérations de survie individuelle et de bien-être personnel est inacceptable. Le Président Ouattara avait besoin d’armes pour détruire le FPI. Monsieur YAO NDRE vient de les lui offrir. Le mercenariat et le droit ne peuvent faire bon ménage.

 

CONCLUSION

Le Président Ouattara a prêté serment en jurant de respecter la Constitution ivoirienne. En le faisant, le Président Ouattara vient de violer avant même son entrée en fonction la Constitution. Car, la décision du Conseil le proclamant vainqueur des élections manque manifestement de base légale. Le C.C ivoirien a trompé tout le monde. Il ne pouvait se dédire sur la base de considérations à tout point de vue fausses. Cette deuxième proclamation des résultats est une forfaiture et un acte criminel. M YAO NDRE en assume l’entière responsabilité. Il faut qu’il en réponde si l’on veut réhabiliter et la politique et le droit en Côte d’Ivoire et en Afrique.

 

Emmanuel AGBAOVI docteur d’Etat en droit.

Clifcis Infos

20:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Vacances ou rapatriement sanitaire?

Ouattara va mal selon ses proches

 

Alassane Ouattara évacué d'Urgence vers la France ce jour

Selon plusieurs sources concordantes, Alassane Ouattara aurait été évacué dans un État critique ce vendredi 29 mars vers la France. L’état de santé d’Alassane Ouattara qui était rentré la veille d'Afrique du Sud , où il avait assisté au sommet des BRICS, serait tellement critique, que c'est sur un brancard qu'il aurait été transporté dans l'avion qui l'a amené vers la France.

 

Les autorités d'Abidjan très promptes à communiquer sur les voyages publics et privés d'Alassane Ouattara ont d'abord essayé de cacher la nouvelle de ce voyage pas comme les autres, mais dans la soirée, la présidence de la république ivoirienne a annoncé plusieurs heures après le départ de Ouattara un "voyage privé" qui n'était pas prévu dans l'agenda du mari de Dominique.


Que va t-il se passer à présent? Les regards sont fixés vers Soro Guillaume successeur constitutionnel de Ouattara qui se trouve en ce moment en Asie. Il est à parier que son retour vers la Côte d'Ivoire n'est plus qu'une question d'heures.

 

Aux iIoiriens, de savoir saisir cette nouvelle opportunité que leur offre l'histoire afin de prendre en main leur destin...

 

ACC- Côte d'Ivoire

 

Lu sur la toile

« Cela fait bien des années que nous souhaitons la mort de Dramane Ouattara à cause des drames qu'il cause à la Cote d'Ivoire, certains vont même jusqu'à prier pour ça, mais le sinistre individu nous revient toujours plus requinqué et plus nerveux.

Pour une fois souhaitons-lui prompt rétablissement, sait-on jamais! »

20:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/03/2013

Scandale en Côte d’Ivoire :

L’Etat arnaque les étudiants.

 

Les formulaires de demande de bourses d’études à l’étranger, jadis distribués gratuitement aux demandeurs, sont désormais payants et coûtent 10.000 fcfa, dont 5.000 fcfa à payer au moment du retrait du formulaire et 5.000 FCFA à verser lors du dépôt du dossier. Tout cela bien évidemment sans qu’aucun reçu ne soit délivré aux étudiants et qu’aucune justification ne soit fournie à l’opinion publique.

 

Ceci vient encore aggraver la situation précaire dans laquelle le régime Ouattara plonge le monde estudiantin depuis son arrivée au pouvoir: deux années blanches consécutives ; des universités dont les travaux de rénovation ont englouti 175 milliards de FCFA –dont 133 milliards de surfacturation qui ont disparu dans les poches et les comptes en banque des plus hautes autorités du pays–, et qui malgré cela ne disposent pas de laboratoires, ni de bibliothèques, d’Internet, de toilettes ou de cantines à portée de moyen des étudiants ; un changement de système (Lmd) complètement bâclé auquel ni les professeurs, ni les apprenants comprennent quelque chose ; des amphithéâtres bondés et non climatisés ; des cités universitaires hors de prix pour les étudiants, officiellement squattées par les miliciens dozos à la solde du pouvoir… La liste est longue.

 

Selon les chiffres communiqués par l’Institut national de statistiques (Ins) la semaine dernière, le coût de l’éducation en Côte d’Ivoire a augmenté de 28,7% ces douze derniers mois. Cette dernière mesure, qui s’apparente à de l’extorsion de fonds, n’est certainement pas faite pour améliorer les choses.

 

Ainsi va la vie en Côte d’Ivoire sous Alassane Dramane Ouattara.

 

Par LIDER News | Abidjan | 29 mars 2013

16:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |