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31/10/2012

Nazivoirien, le juste prix

Nazivoirien, le juste prix
 
Je viens de lire dans le journal gouvernemental Fraternité Matin d’aujourd’hui un communiqué du gouvernement, signé du « ministre des droits de l’homme et des libertés », et dont la susceptibilité est froissée, car Amnisty a osé érafler gentiment cette confrérie d’amis et frères de tous les Ivoiriens par ses allégations quelque peu dérangeantes. Je ne vous décortiquerai pas le texte d’Amnisty International mais le communiqué du gouvernement, qui est une farce digne d’un florilège du 1er avril, tellement celui-ci vaut son pesant de bêtises et de contrevérités…

 

Avant même de parler de Nahibly, dont l’attaque du camp « fait l’objet d’une enquête judiciaire en cours », je rappellerai au signataire du communiqué que nous attendons toujours le rapport détaillé et circonstancié des exactions de Duekoué ! Qu’appelle-t-il « nombreuses réformes et des actions de sensibilisation et de formation aux droits de l’homme » ? Probablement parle-t-il des “chers”  compatriotes Wé  , avec lesquels l’Homme fort, imposé par la force, s’est essayé à la plaisanterie comme le faisait son prédécesseur, se faisant wé avec les Wé, leur arrachant de timides sourires, ou plutôt des grimaces, et croyant que la réconciliation et le pardon se passent de gestes concrets, d’actions concrètes, sur le terrain.

 

La récente rencontre entre les habitants de l’Ouest et le sieur Ouattara, après la première grosse plaisanterie de son déplacement au pays meurtri en avril dernier, le 21 avril précisément, comme l’Hirondelle qui est censée « faire le printemps ». Mais cette venue, annoncée à grand renfort de battage médiatique, engloutissant bien des fonds qui auraient été utiles aux familles endeuillées et sans abris, n’a pas débouché sur grand-chose : certains journaux avaient même titré « la montagne accouche d’une souris ». Alors, la semaine passée, pour cette deuxième rencontre, les cadres wé ont envoyé leur discours aux journaux bleus et se sont abstenus de paraître à la mascarade présidentielle; quant aux Wé recrutés pour la circonstance, ils avaient probablement été convoyés par bus entiers, avec à la clé petit bakchich et formation accélérée pendant la durée du trajet, pour s’entraîner à mieux sourire, applaudir et ovationner anachroniquement par des « Ado président , celui qui depuis le 21 avril 2011 n’est plus en campagne électorale.

Mais  comme la député PDCI Madeleine Oulaï de Bloléquin, tous se sont abstenus de parler de l‘essentiel -telle une femme terrorisée qui essaie de calmer un mari psychopate aux accès de colère incontrôlables…-, et n’ont dit que ce que l’on attendait d’eux…

 

Heureusement que le gouvernement « ne se contente pas d’une profession de foi » (laquelle ?), mais œuvre concrètement pour la réconciliation : le regroupement de la jeunesse dite LMP dans des camps de jeunes où on leur apprend l’électricité et ses effets sur le corps, de même aussi que la douce sensation du plastique fondu sur le dos et autre parties dénudées… Merci, cher gouvernement, pour vos joyeuses colonies de vacances et votre réconciliation en chansons; la musique adoucissant les mœurs, tout va bien, puisque de l’avis même des ménestrels, votre caravane n’attire guère les mélomanes et les candidats à la réconciliation ! Probablement êtes-vous tellement avancés dans la réconciliation que cet article d’Amnesty est totalement inutile : la paix est ce long fleuve tranquille qui est en train de submerger progressivement toute la Côte d’Ivoire !

 

Merci, cher gouvernement, de dessiner cette Côte d’Ivoire de demain, et d’avancer sur ce « chemin du respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit », un modèle du genre qui comme la croissance à deux chiffres, deviendra bientôt la référence du monde africain : tout le monde aura les yeux tournés vers la Côte d’Ivoire, car les premiers qui sont devenus les derniers, seront en vertu de cette même loi  propulsés par le mensonge, la corruption, la violence et le meurtre à la première place : un Etat voyou, un Dozoland, une capitale internationale de Maçons sans ciment reconstructeur mais aux bulldozers assainisseurs, où les droit de l’homme resteront indéfiniment des paroles vaines dans une bouche toujours prête à communiquer avec l’Etranger mais pas avec les Ivoiriens, les autochtones, ceux-là même que l’on  mate, que l’on dresse, que l’on manipule, que l’on infantilise, que l’on asservit, et que l’on tue.

 

Mon espérance, c’est que nous ne sommes plus dans les années de guerre où pendant un temps très long, des bourreaux ont pu cacher des camps de concentration et d’extermination, des fosses communes, où des collabos ont pu donner le change et s’enrichir éhontément, sans être inquiétés. Non, ce génocide, cette Shoah qui ne dit pas son nom ne pourra pas indéfiniment rester cachée, secrète, ces bourreaux ne pourront pas indéfiniment jouer les bons pères de famille, les bons patrons, les bons guides…

 

Et puis, il y a le facteur Temps : si par sa volonté, l’homme méchant peut s’associer avec d’autres méchants dans ses projets funestes, le Temps qui est l’autre nom de Dieu, comme aime à le dire le Président Gbagbo, va faire et défaire ce que l’homme n’avait pas prévu ; il va abaisser celui qui se croyait au sommet et élever celui qui avait été jeté à terre. Jamais aucune dictature ne s’est inscrite dans la durée, et aucun dictateur n’a eu une belle fin de vie, ni son conjoint, ni ses associés dans le crime et le mal. Je ne peux rien contre vous, je n’utiliserai pas les armes contre vous, peut-être d’autres s’en chargeront-ils. Mais j’ai cette foi, armée de la prière, qui me fait croire que la Justice existe, pas celle honteuse de la CPI et des tribunaux civils et militaires ivoiriens, mais celle d’En Haut, cette Justice après laquelle soupirent tous les Ivoiriens qui en sont épris : je crois que cette justice est agissante, qu’elle s’exerce, qu’elle rend des sentences et que ces sentences seront exécutées !

 

Shlomit Abel, 31 octobre 2012

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Vidéo

Guy Laberti : « Une justice de Science Fiction »

 

31 octobre 2012


Il était à la Haye également hier, et voici quelques minutes qu’il a partagées devant la caméra.

 

 

Voici en exclusivité la réaction de M. Guy Laberti, conseiller français du président Laurent Gbagbo, juste après l'audience de mise en état du 30 octobre 2012.

20:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

7ème Festival des arts de la rue de Grand-Bassam

La rencontre plurielle se déploie bientôt

 

Le woyo ou le zouglou à l’état brut figure au programme

de ce 7ème Far de Grand-Bassam.

image

Après plusieurs années d’interruption, du 23 au 25 novembre 2012, le Festival des arts de la rue de la ville historique de Grand-Bassam, fraichement classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, marquera son retour.

 

«Préservons l’environnement!».  Ce sera le thème de cette rencontre, a assuré récemment la journaliste Valérie Bony, présidente de l’association Far qui organise la rencontre.

 

Une conférence sur l’environnement, des danses traditionnelles et contemporaines, du théâtre, des musiques traditionnelles et modernes, du conte, de la course de rollers et de Vtt, des marionnettes et du cirque sont au programme de ce Far 2012 dont le directeur est le musicien camerounais, Nieck Paul Junior dit Babanga Nieck.

 

Toutes les prestations qui seront gratuites et déambulatoires, a précisé la présidente de l’association Far, se dérouleront dans la rue du Quartier France avec un minimum de matériel technique, et auront comme coulisses et décors, de vieilles bâtisses.

 

Si l’on en croit Valérie Bony, le Far prévoit également un concours de propreté qui opposera les quatre quartiers historiques de Grand-Bassam. A savoir le village n’zima, les zones commerciale, industrielle et résidentielle.

 

A cet effet un jury sera constitué en vue de les noter, a-t-elle souligné. C’est depuis 1996 que l’association Far organise le Festival des arts de la rue de Grand-Bassam «afin de remettre les arts dans leur espace originel : la rue».

 

Le Far entend contribuer à la protection de Grand-Bassam, «un site exceptionnel situé entre la mer et la lagune par la mise en valeur de ses vieilles bâtisses coloniales».

 

Schadé Adédé

schadeci@yahoo.fr

 

Notre voie / N°4258 du mercredi 31 octobre & jeudi 1er novembre 2012

 
 

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Après le communiqué d’ Amnesty International

Le gouvernement attend le rapport complet

 

Lu pour vous dans le journal pro gouvernemental Fraternité Matin,

Shlomit

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Dans un communiqué officiel, les autorités ivoiriennes dénoncent les allégations de l’Ong.

 

imageLe vendredi 26 octobre 2012, le gouvernement ivoirien apprenait, à travers les médias, que l’Organisation non gouvernementale Amnesty International » avait rendu public un communiqué de presse, suite à une visite en Côte d’Ivoire, dans lequel il invitait le gouvernement à respecter davantage les droits de l’homme.

Le gouvernement ivoirien prend acte du communiqué de cette organisation. Il voudrait exprimer sa surprise quant à la démarche d’Amnesty International.

 

En effet, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour faciliter le libre accès d’Amnesty International à toutes les personnes qu’elle souhaitait rencontrer sur son territoire, notamment monsieur le Premier ministre, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, le ministre directeur de cabinet du Président de la République, le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense et madame le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Justice.

Le gouvernement ivoirien s’attendait à être informé à la fin d’une telle enquête, afin de fournir, au besoin, des informations ou explications quant aux allégations faites dans ce communiqué avant publication, comme le font d’autres Ong de défense des droits de l’homme.

 

Le gouvernement ivoirien s’étonne de la relativisation de la portée des attaques meurtrières et des actions de sabotage perpétrées par un groupe de personnes, dont des miliciens et des mercenaires, sur le processus de paix en Côte d’Ivoire.

 

Le gouvernement ivoirien voudrait faire remarquer, et de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme l’ont souligné, qu’il s’attèle au quotidien, depuis son installation, à la promotion et à la protection des droits de l’homme à travers de nombreuses réformes et des actions de sensibilisation et de formation aux droits de l’homme.

Certes, il reste à faire en matière de droits de l’homme en Côte d’Ivoire, car il s’agit d’effacer plus de dix années d’impunité et de non-respect des droits humains, mais nous sommes convaincus que nous sommes sur le bon chemin.

 

Les enquêtes menées par la Commission nationale d’enquête dont le rapport a été rendu public et pour lequel la justice a été saisie témoignent éloquemment de la volonté du gouvernement de Côte d’Ivoire de ne tolérer aucune impunité s’agissant des atteintes aux droits de l’homme. De même, l’attaque du camp de déplacés de Nahibly fait l’objet d’une enquête judiciaire en cours.

 

Le gouvernement attend la publication du rapport complet et des recommandations usuelles d’Amnesty International pour y donner les suites nécessaires.

Au total, les autorités ivoiriennes sont ouvertes à tout dialogue constructif avec les organisations de défense des droits de l’homme et ne favoriseront jamais une impunité en matière de violation des droits humains. Elles encouragent toutes les enquêtes nécessaires pour mettre en exergue les atteintes aux droits de l’homme, car elles n’ont rien à cacher et ne protègent personne.

 

La Côte d’Ivoire est résolument engagée sur le chemin du respect des droits de l’homme et de l’Etat de droit et ne se contentera jamais d’une profession de foi, mais plutôt d’actions concrètes en faveur des droits de l’homme et des libertés publiques.

 

Fait à Abidjan, le 26 octobre 2012,

Pour le gouvernement, le ministre des droits de l’homme et des libertés

 

Fraternité Matin, page 10 du Mercredi 31 octobre - Jeudi 1er novembre 2012

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Tout le monde dit :"Merci Nestlé" !

Gagnoa :Nestlé offre 12 écoles à Zibouyaokro

 

Visite des écoles dans la brousse pour une futur construction de classe avec l'associationPour cette rentrée scolaire 2012, 12 écoles ont été offertes aux communautés des coopératives ayant adhéré au Plan cacao de Nestlé. Sur les deux prochaines années, ce groupe construira et réhabilitera 40 écoles.

 

Les clés d’une école de trois classes avec un bureau pour le directeur ont été remises, hier, aux communautés de Zibouyaokro et de Danielkro, par le directeur général de Nestlé-Côte d’Ivoire, Patricio Astolfi. En présence de nombreuses autorités administratives, politiques et coutumières du département de Gagnoa.

 

Pour lui, l’amélioration de l’accès à l’éducation est l’un des moyens efficaces de garantir un meilleur avenir aux communautés rurales qui se trouvent dans les zones où le groupe a des opérations. Il intervient dans le cadre du projet de constructions et réhabilitations d’écoles au bénéfice des communautés rurales où vivent les membres des coopératives partenaires du Plan cacao. Ce programme s’inscrit dans le Plan d’action nationale de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

 

«L’éducation est un pilier du développement de la Côte d’Ivoire et la place des enfants est à l’école, car ils sont l’avenir de la nation », a-t- il fait remarquer. Avant d’indiquer que dans ce programme, son groupe octroie des subventions aux familles pour la scolarité des enfants, pour l’entreprenariat des femmes, et contribue à l’alphabétisation des adultes et aux formations agricoles.

 

Ce projet d’environ 400 millions FCFA bénéficiera à terme à près de 16.000 personnes. « Ce concept de création de valeur partagée qui se trouve au cœur des principes de conduite des affaires de Nestlé permet sur le long terme, de garantir de meilleures conditions de vie aux communautés rurales et d’assurer la durabilité et la qualité des approvisionnements en cacao du premier producteur mondial de chocolat», a conclu le Dg.

 

J-S Lia

Notre voie / N°4258 du mercredi 31 octobre & jeudi 1er novembre 2012

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La fabrication de preuves au "service" de la Justice

Quand la CPI dévoile le complot des experts de l’ONU

 

31 octobre 2012

le remplaçant de Fatou Bensouda, « absente »

Procès de Gbagbo à la CPILa coordination FPI en exil ne croyait pas si bien dire lorsqu’elle soupçonnait un complot des experts de l’ONU à travers leur dernier rapport de mi-mandat[1]. L’audience de la CPI d’hier a permis de dévoiler définitivement les objectifs visés par ce complot.

 

D’une part, la CPI devrait s’en servir hier mardi 30 novembre 2012 pour refuser la liberté provisoire à Laurent Gbagbo. C’est ce qui explique pourquoi le Procureur en a fait un élément essentiel de son argumentation dans la mesure où il l’a reproduit in extenso.

D’autre part, le conseil de sécurité  de l’ONU doit s’en servir à l’occasion de sa séance d’aujourd’hui mercredi 31 octobre 2012 pour décider des sanctions à appliquer aux mis en cause dont Assoa Adou le coordonnateur, Don Mello, le porte-parole du gouvernement AKé N’gbo qui se manifeste actuellement à travers ces profondes contributions dans la presse,  Koné Katinan et des leaders de jeunes (Blé Goudé, Pickas Damana, Konaté Navigué ).

 

Comme on le voit ça aurait été l’estocade. Le rapport devait « aider Ouattara à réduire au silence les exilés par tout moyen » en leur portant le coup de grâce en cette fin du mois d’octobre.

 

On s’en rend d’autant plus compte aujourd’hui qu’on connaît la chaîne qui a permis de faire le montage de ce complot. Grâce aux confidences faites par François Soudan de  « Jeune Afrique » rapportées par  « l’alternative »,  nous apprenons que c’est un document rédigé par les services de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur du gouvernement  Ouattara  qui a alimenté le  rapport  des experts de l’Onu.  Ceux-ci prennent le relais et rédigent leur rapport sans appliquer leur propre méthodologie qui leur imposait de soumettre les informations obtenues à l’avis contradictoire des mis en cause mais aussi de recouper avec d’autres sources, notamment celles du Ghana, pays d’accueil des mis en cause.  Ainsi, le rapport du groupe d’experts reprend les arguments du régime Ouattara contre les pro-Gbagbo et leur donne une couverture scientifique.

 

Le rapport, diffusé par la presse est adopté par le comité de sanction de l’ONU composé des mêmes membres que le conseil de sécurité en sa séance du 15 octobre 2012 pour servir de support irréfutable et de caution de la communauté internationale.

 

Mais heureusement, les démentis des mis en cause , les analyses pertinentes et les nombreuses dénonciations émanant de différentes sources gouvernementales, journalistiques ont permis de mettre en exergue les faiblesses et légèretés du rapport. Mais ont-ils pour autant permis de déjouer le complot et de l’empêcher d’atteindre ses objectifs ? Le Président Gbagbo obtiendra-t-il la liberté provisoire ? Le conseil de sécurité ne va-t-il pas prendre des sanctions aujourd’hui contre les mis en cause ?

 

En attendant les réponses à ces inquiétudes, ce complot permet d’avoir une idée des pratiques de ce régime Ouattara et de réaliser que c’est à tort que Moïse Lida Kouassi et le colonel Kathé Gnatoa ont été arrêtés dans le complot Tshikata conçu encore par le même Hamed Bakayoko .

 

Dr Edmond Kouakou

Juriste Consultant

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[1]Coordination FPI en Exil, RAPPORT D’EXPERTS DE L’ONU : UN SOUTIEN A OUATTARA   POUR L’EXTRADITION DES EXILES IVOIRIENS AU GHANA

 

infodabidjan

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Droits de l’homme, Etat de droit, justice…

Les vérités de Koua Justin au régime Ouattara

 

30 octobre 2012

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, le Secrétaire national par intérim de la Jfpi, Koua Justin, dénonce une gouvernance faite de tortures, d’enlèvements, d’emprisonnements, dans un environnement d’injustice et d’insécurité auréolé d’une politique de rattrapage ethnique. Il exhorte les tenants du pouvoir à mettre fin à ces pratiques négationnistes

 

Lettre ouverte à monsieur le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire, monsieur Hamed Bakayoko

 

Monsieur le Ministre,

 

imageJe m’en veux de m’adresser à un Ministre de mon pays par ce procédé.

J’aurais souhaité vivement échanger avec vous en toute sécurité dans votre bureau. Hélas, toutes les tentatives de la Jeunesse du FPI pour vous rencontrer sont restées sans suite. Alors, que ma démarche ne vous déplaise point.

 

Monsieur le ministre d’Etat, lorsque la démocratie a rendez vous avec elle même, chacun doit s’efforcer d’être pleinement responsable, chacun doit rendre compte de son action et proposer des perspectives pour l’avenir. Face à cette exigence citoyenne, je me trouve dans l’obligation d’appeler votre attention sur les graves violations des droits de l’Homme dans notre pays.

 

Après le temps de l’enthousiasme né d’une illusion de victoire aux élections présidentielles, je vous invite au retour à la réalité. La réalité sous votre gouvernance est sombre. La réalité sous votre règne est inquiétante. La réalité sous votre responsabilité est obscure. La vie sous votre gestion fait corps avec la mort. Et les Ivoiriens meurent de plus en plus sous vos regards, bien sûr à la grande satisfaction de vos parrains occidentaux dont le plus zélé est l’ONUCI.

 

Monsieur le ministre d’Etat, je suis gêné d’apprécier, avec la courtoisie que je voudrais, des comportements de vos hommes en majorité de formation «dozotique» qui choquent l’entendement.

Je suis choqué quand vous restez silencieux - certains Ivoiriens vont jusqu’à croire à votre implication dans ces actes odieux commis par vos hommes – face aux séquestrations, enlèvements, aux tortures et assassinats dont sont l’objet les Ivoiriens se reconnaissant en Laurent Gbagbo.

 

Surtout, monsieur le ministre, ne lorgnez pas du côté de ces jeunes «incultes» que vous entretenez à coût de millions de Fcfa pour chanter vos éloges et discréditer la souffrance de milliers d’Ivoiriens. Mais tournez votre regard vers ces Ivoiriens de l’Ouest expropriés de leurs forêts par votre célèbre mercenaire Amadé Ouérémi. Tournez votre regard vers ces centaines d’Ivoiriens tués dans le camp de Nahibly. Tournez votre regard vers ces Ivoiriens torturés dans ces différents camps de concentration tenus de mains de maître par vos puissants dozos transformés en force de sécurité.

Monsieur le ministre d’Etat, si tous ces faits ignobles orchestrés par vos hommes vous échappent, alors faitesmoi l’amitié de nous faire visiter le camp du Génie d’Adjamé, le camp de la BAE à Yopougon, le camp du «Village de la liberté» du FPI à Yopougon, les domiciles privés d’Affi N’Guessan, Gossio Marcel, etc.

 

Monsieur le ministre d’Etat, j’ose croire que vous vous êtes engagé en politique pour le bien-être de vos concitoyens et non le contraire. C’est peut être l’occasion pour moi de vous dire que les Ivoiriens dans leur diversité ethnique, politique et religieuse veulent vivre. Ils réclament le Droit à la Vie.

Monsieur le ministre d’Etat, pourquoi êtes-vous engagé en politique si vous étiez par avance persuadé qu’il n’y a rien à faire pour empêcher les Ivoiriens de mourir dans l’oubli et le dénouement dans vos nombreux camps de concentration copiés sur le modèle Nazi ?

Monsieur le ministre d’Etat, pourquoi êtes-vous engagé en politique si vous étiez par avance persuadé de ne rien pouvoir faire pour assurer le Droit à la Vie aux Ivoiriens ?

Monsieur le ministre d’Etat, pourquoi êtes-vous engagé en politique si vous étiez par avance persuadé d’accepter comme une fatalité le pillage des ressources de notre pays commun ?

Monsieur le ministre d’Etat, votre politique de rattrapage ethnique, votre politique obscurantiste réduit les Ivoiriens à la mendicité, à la prostitution et à la mort.

Monsieur le ministre d’Etat, où est la dignité de la politique si elle ne reconnaît pas une utilité sociale aux plus humbles des citoyens, si elle ne confère pas une valeur infinie à chaque personne humaine quelle que soit sa condition sociale ?

Ma conviction est qu’il ne faut pas faire de politique quand on est persuadé par avance que la politique ne peut rien contre le chômage, la misère, la baisse du pouvoir d’achat, l’inculture, l’injustice ou l’insécurité.

Insécurité ? Oui monsieur le ministre d’Etat, l’insécurité sous votre règne est devenue le fidèle compagnon de l’Ivoirien. L’insécurité loge dans chaque famille, chaque cour, chaque chambre ivoirienne.

 

Votre système sécuritaire qui consiste à déployer les dozos et les supplétifs FRCI sur tout le territoire ivoirien a plongé et continue de plonger notre pays dans un lendemain incertain.

 

Et pour dissimuler cette incohérence doublée d’incompétence dans la gestion des choses de l’Etat, vous accusez à tord les disciples du Président Gbagbo. A tort, depuis 18 mois, vous maintenez Affi N’Guessan, Sangaré Aboudrahamane, Simone Gbagbo, Aké N’Gbo, Bro Grébé, Jean Jacques Bechio, Michel Gbagbo, Douati Alphonse, Akoun Laurent, Youan–BI Angenor, Yavo Martial et autres dans vos prisons infestées de cafards, serpents et scorpions.

 

Sans remord, monsieur le ministre d’Etat, vous vous rendez complice de cette gouvernance de torture et de mort. Monsieur le ministre d’Etat, si toutes ces réalités vous échappent, alors il ne vous reste qu’une seule chose à faire : Démissionner de ce régime moribond. Et vous gagnerez en crédit vis-à-vis de vos frères ivoiriens.

 

Quant à moi, je lèverai toujours haut et fort la voix pour crier au monde entier l’injustice dont sont victimes les Ivoiriens sous votre gouvernance. Et le jour où il vous viendra à l’esprit de me faire arrêter conformément à votre projet de société, il vous suffira d’actionner un de vos redoutables dozos car je ne fuirai point mon pays. Le jour où il vous plaira de me faire assassiner conformément à votre projet de société, n’hésitez point car je m’en irai avec la joie au cœur auprès de mon Dieu.

 

Par contre, s’il arrivait que vous vous laissez toucher par la lumière de l’amour pour votre prochain comme l’enseigne la morale et renoncez volontairement à toutes ces attitudes contraires à la morale, injustes, inhumaines en mettant en liberté tous vos prisonniers politiques et en garantissant le retour sécurisé et apaisé de vos exilés politiques, alors la Jeunesse du FPI vous accompagnera sur la route de la réconciliation. En attendant, Monsieur le ministre d’Etat, vous pouvez continuer de financer à hauteur de 800 millions de Fcfa les tournées de vos artistes RHDP pour égayer vos militants. Lesquels militants avaient besoin qu’on leur dise merci pour leur contribution dans le nivellement de notre pays.

 

Monsieur le ministre d’Etat, je maintiens toujours la main tendue de la jeunesse du FPI en votre direction pour discuter des modalités pour les disciples du Président Gbagbo de jouir du Droit à la vie. La fonction première d’un Etat, c’est d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Vous en êtes très loin. Le principe fondamental de la démocratie, c’est le respect du droit à la différence. Là encore, vous êtes très loin, car pour vous le droit à la différence signifie le droit à la mort ou à la prison. Le but du pouvoir, c’est d’améliorer la vie de tous les citoyens dans un esprit d’égalité en droit. Vous avez fait de la vie l’exception et de la mort la règle pour une catégorie d’Ivoirien.

 

Aucun pouvoir n’étant éternel, êtes-vous prêts, vous et vos partisans à subir demain ce que vous nous faites subir aujourd’hui ? Si oui, je vous prie de continuer ; si non, je souhaite vivement que vous saisissiez cette main tendue pour un échange franc et sincère pour vivre ensemble avec les mêmes droits et devoirs. Surtout qu’il vous revient en tant que ministre en charge de la sécurité de l’ensemble des Ivoiriens, de prendre les dispositions sécuritaires pour notre sit-in reprogrammé.

 

Peut être que vous pourrez profiter de cette rencontre pour arrêter toute la direction de la Jeunesse du FPI. Parce que, rassurez-vous, monsieur le ministre d’Etat, nous préférerons mourir dix mille fois de façon plus atroce que d’assassiner notre conscience. Jamais nous ne renierons notre dignité. Jamais nous ne plierons genoux devant qui que ce soit. Nous sommes prêts à assumer toutes les maltraitances que vous voudriez bien nous infliger. Mais notre dignité ne se négociera jamais à l’image de notre grand maître : Gbagbo Laurent.

 

Dans l’attente que vous saurez vous montrer digne des attentes du peuple ivoirien martyrisé sous votre règne, veuillez recevoir, Monsieur le ministre d’Etat, mes sentiments distingués.

 

Dieu aime Gbagbo !

 

Koua Justin

Secrétaire National de la Jeunesse du FPI par intérim

Doctorant en philosophie politique à l’Université de Cocody

 

NB : La titraille est de la rédaction

Le Nouveau Courrier N°641 Du Lundi 29 octobre 2012

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Huis clos toujours en cours

La confusion est dans le camp de l’ennemi

 

30 octobre 2012

Ce qui se passe ce jour à la CPI est inédit et dépasse l’entendement. En temps normal, le huis clos permet de conclure après les débats publics afin de rendre une décision finale mais pour une fois, le huis clos perdure plus que la partie publique.

 

Cette longue attente témoigne au moins d’une chose : les débats font rage, les juges sont indécis et partagés sur le cas du plus célèbre prisonnier du monde. Cela est déjà en soit une victoire.

 

Cette nuit je m’endormirai avec la satisfaction d’avoir vu le fils de Gadô Marguerite déjouer tous les pronostics, d’avoir amené la CPI à bafouer son programme, d’avoir divisé les juges qui étaient au départ tous acquis à la cause de nos adversaires.


On n’allume pas une lampe pour la cacher sous la table mais on la met là ou elle peut éclairer au maximum la pièce. Notre leader est entrain d’éclairer les esprits rétrogrades et briser les idées préconçues.

 

J’ai déjà le verdict de cette journée : la confusion est dans le camp de l’ennemi !

 

Bonne nuit à tous !

Steve Beko

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Quand les FRCI conduisent à tombeau ouvert !

 
 

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Bravo à maître Emmanuel Altit, l'avocat principal du président Laurent Gbagbo

Salut au maitre

 

30 octobre 2012

643975_382520435157322_268607070_n.pngMalgré l'absence du président de la république Gbagbo Laurent et la procureure de la Cpi, Maitre Altit Emmanuel vient d'étaler les limites de la Cpi juridiquement dans ce dossier Cpi contre Gbagbo.

Maitre Altit, l'avocat du président Gbagbo a été concis, précis et clair en contrant les allégations de non-sens du représentant du procureur de la Cpi et du gbin Ado contre le président de la république Gbagbo Laurent.

Altit demande purement et simplement la liberté provisoire de Gbagbo compte tenu de son état de santé du propre fait des pro-ouattara depuis Korhogo. Les preuves des médecins de la Cpi démontrent l'empoisonnement. D'où, le pipo juridique contre Gbagbo n'est pas à l'ordre du jour et Gbagbo n'est mêlé ni de près ni de loin à une déstabilisation quelconque de son pays qui n'est plus un état de droit.

 

Donc, Altit dénonce l'amalgame que fait le procureur entre le prétendu réseau de Gbagbo et son parti Fpi. Le procureur doit prouver que Gbagbo a un lien avec un prétendu réseau. Je pense qu'il faut démonter ce réseau international juridiquement qui veut aliéner l'homme noir et piller les richesses de l'Afrique par l'intermédiaire des traitres comme le gbin Ado et consorts. Cependant, nous attendons la suite du procès dans bientôt 20 minutes.

 

Ce qu'il faut retenir, Maitre Altit a mis l'accent sur la santé et l'honnêteté du président Gbagbo qui doivent conduire la chambre à militer pour une liberté provisoire de Gbagbo car aujourd'hui sur avis des medecins, tous les éléments provenants des experts médicaux de la Cpi confortent cette demande. Nous attendons maintenant la décision du huis clos.

 

Dr Sylla Mamadou,ph.D

 

Sur Le Blog de René Kimbassa

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Rendez-nous notre président!

 

Cinquante bus pour la Haye au départ de Paris ce matin...

 

"Rendez-nous notre président!", "Libérez Gbagbo" réclamaient les patriotes, les dignes fils de Côte d’Ivoire devant la CPI ce matin.

 

Bravo aux patriotes ivoiriens qui ont bravé le froid et qui ont tout Abandonne pour soutenir le président Gbagbo, défendre leur patrie et de leur continent. OVAJAB.

 

Rocky Cote D Ivoire

 

À l’heure où nous mettons en ligne, le huis clos n’est toujours pas terminé…

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30/10/2012

Entretien exclusif

M. Toussaint Alain à « la Voix de la Russie »

 

30 octobre 2012

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie :

Monsieur Alain, bonjour ! Vous êtes ancien conseiller et ex-porte-parole du président Ivoirien renversé en avril 2011, Monsieur Laurent Gbagbo. Aujourd’hui vous êtes Président de « Côte d’Ivoire Coalition, INC » et continuez de défendre toujours aussi activement Monsieur Laurent Gbagbo, victime de putsch. On sait que ce putsch a été réalisé non sans la participation des forces armées françaises, on parle notamment de la fameuse « opération Licorne », ainsi que de l’ONUCI. Je vous remercie pour cet entretien exclusif de votre part pour La Voix de la Russie, votre premier entretien pour un média russe.

Monsieur Alain, on sait que Monsieur Laurent Gbagbo a été renversé en avril 2011, avec une participation active de troupes militaires françaises, y compris l’aviation. Depuis le 30 novembre 2011, Laurent Gbagbo est incarcéré à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Ma première question : que pensez-vous d’une part de la légitimité des actions perpétrés par la force Licorne et de l’ONUCI en Côte d’Ivoire et aussi de la légitimité du placement en détention de Monsieur Gbagbo à la Haye ?

 

Toussaint ALAIN :

-Le président Laurent Gbagbo a été victime d’une démonstration de puissance coloniale. Le gouvernement français s’est ingéré de manière outrageuse et intolérable dans le contentieux post-électoral d’un pays souverain. Ses forces armées ont installé à la tête de mon pays M. Alassane Ouattara, l’instigateur de l’insurrection armée de septembre 2002. Durant une décennie, la France, soutien politique, diplomatique, militaire et financier de la rébellion, était à l’initiative de toutes les résolutions onusiennes dans le cadre de la crise ivoirienne. Elle a instrumentalisé le Conseil de sécurité des Nations unies parce qu’elle voulait coûte que coûte chasser le président Gbagbo, pourtant légitimement élu en octobre 2000.

Aux yeux des dirigeants français, en particulier Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, l’ancien pouvoir socialiste ivoirien constituait une grave menace pour la pérennité des intérêts de la France en Côte d’Ivoire. Le sort du président Gbagbo était scellé depuis longtemps. Il devait partir même au prix d’une guerre absurde bien qu’étant le vainqueur de la présidentielle de novembre 2010. Un recomptage des voix, comme préconisé par Gbagbo lui-même, aurait réglé le problème et établi définitivement la vérité électorale en Côte d’Ivoire. Au lieu de cela, la communauté internationale, la France et les Etats-Unis en tête, a préféré le décompte macabre des morts plutôt que de recompter des bulletins de vote. Gbagbo n’a pas perdu les élections, il a été évincé du pouvoir par la guerre. Alassane Ouattara a été imposé à la tête de mon pays au terme d’un complot dont la ligne-force était d’arrêter Laurent Gbagbo. Dès janvier 2003, après la signature de l’Accord de Marcoussis, les autorités françaises menaçaient déjà de le traduire devant la Cour pénale internationale (CPI). Il paie au prix fort son insoumission à l’ancien colonisateur. La détention du président Laurent Gbagbo à La Haye est illégale, arbitraire et sans fondement. La CPI est une juridiction au service des grandes puissances occidentales. Elle ne dit pas le droit, elle fait de la politique. D’ailleurs tout se décide au Conseil de sécurité de l’ONU.

 

La Voix de la Russie : Dans une lettre adressée par vous au Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon, vous accusez ouvertement la France et les Etats-Unis d’avoir orchestré ce putsch militaro-électoral. Quels intérêts la France et les Etats-Unis voulaient-ils à protéger en intervenant dans les affaires de l’Etat souverain, qu’est la Côte d’Ivoire ? Et en quoi Laurent Gbagbo les gênait-il ?

 

Toussaint ALAIN :

-Se soumettre à la France ou être démis par la France, tel était le dilemme du président Gbagbo. Le Président Gbagbo a fait le bon choix en préférant la souveraineté à l’assujettissement, la dignité à l’indignité. Ce qui s’est passé dans mon pays relance la question de l’indépendance des pays africains et de la mainmise coloniale de l’ex-puissance sur ses anciennes possessions d’Afrique. Laurent Gbagbo est la victime expiatoire d’un système : la Françafrique, une mafia au service des intérêts français en Afrique. En Côte d’Ivoire, la France contrôle la quasi-totalité de l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire est le 1er producteur mondial de cacao : lorsque vous achèterez une tablette de chocolat, il y a 99% de chances que le cacao vienne de mon pays. C’est également un nouveau producteur de pétrole offshore : c’est le groupe français Total qui va l’exploiter. Plusieurs grandes entreprises françaises gèrent également des secteurs stratégiques comme le port et le chemin de fer (Bolloré), la téléphonie mobile et fixe (Orange), l’eau et l’électricité (Bouygues), l’importation et la vente de véhicules neufs et de produits pharmaceutiques (François Pinault/PPR), la banque (Société générale et BNP Paribas), etc. Sur le plan audiovisuel, Canal+ détient le marché exclusif de la télévision par satellite. La Côte d’Ivoire abrite au moins 200 filiales d’entreprises françaises et compte plus de 600 entreprises appartenant à des ressortissants français. Il y a également d’autres secteurs qui expliquent ce néo-colonialisme rampant : le café, le bois, le coton, l’or, les pierres précieuses… Enfin, la quasi-totalité du marché de la reconstruction post-crise devrait revenir aux entreprises civiles ou militaires françaises. Notamment le renouvellement de l’armement ivoirien détruit par l’armée française. C’est quand même un comble ! En Côte d’Ivoire, la France ne défend pas la démocratie, elle défend ses intérêts. Quant aux Etats-Unis, ce sont principalement le cacao et le pétrole du Golfe de Guinée qui les intéressent. La Côte d’Ivoire possède d’importantes réserves. En outre, les Américains restent toujours en quête d’un territoire pour abriter Africom, leur commandement militaire pour l’Afrique.

Le président Gbagbo a ouvert le marché ivoirien à des investisseurs chinois, russes, sud-africains, brésiliens et indiens. Cette politique a fortement irrité et inquiété les dirigeants et les patrons français.

 

La Voix de la Russie : Laurent Gbagbo est accusé à la Haye de « crimes contre l’humanité ». Pourtant, et vous l’avez d’ailleurs également mentionné dans votre lettre au Secrétaire Général de l’ONU, il est désormais avéré que de nombreux massacres ont été perpétrés par les milices pro-Ouattara, notamment celui de Duékoué où près d’un millier de civils ont été tués. Et malgré cela, fait étrange, Laurent Gbagbo est aujourd’hui emprisonné à la Haye, et Alassane Ouattara est salué et reçu par les chefs de gouvernements occidentaux. N’est-ce pas la manifestation d’une véritable politique des doubles standards.

 

Toussaint ALAIN :

-La communauté internationale a clairement érigé en règle la justice des vainqueurs. J’ai toujours dénoncé le parti-pris de cette procédure. La CPI est l’instrument de la France qui s’en sert pour assouvir ses noirs desseins politiques, régenter le paysage politique en Afrique, aider à l’accession au pouvoir de copains ou punir les dirigeants africains indociles. La détention du président Gbagbo à La Haye est insensée et injuste. Dans cette affaire, la CPI fait plus de politique que du droit. Il est illusoire de penser qu’elle serait guidée par la recherche de la vérité. Alassane Ouattara, Guillaume Soro et leurs mercenaires sont les premiers responsables de la violence en Côte d’Ivoire. Dès le début de la crise postélectorale, un commando dit « invisible », dirigé par des collaborateurs de Ouattara et Soro, a perpétré des attentats meurtriers contre les forces de l’ordre et les civils à Abidjan. Ces mêmes combattants ont commis des milliers de crimes depuis septembre 2002. Au nom de quoi, Laurent Gbagbo, Chef d’Etat et chef suprême des armées, aurait-il dû laisser la population se faire massacrer par la rébellion sans demander à l’armée régulière d’intervenir pour stopper ces tueries? Sans la réaction de l’armée gouvernementale, des centaines de villages auraient été rayés de la carte de la Côte d’Ivoire par les troupes de Ouattara. On ne peut donc pas sérieusement accuser Laurent Gbagbo de crimes contre les populations civiles.

Je rappelle que toute cette crise est née d’un contentieux électoral qui aurait pu être résolu par le simple recomptage des voix. Malheureusement, Ouattara et la France ont catégoriquement refusé cette solution. Ils ont choisi une agression militaire pour la prise du pouvoir. J’indexe également le Secrétaire Général de l’ONU qui a considéré que le recomptage des voix serait une « injustice ». Via une résolution criminelle, Ban Ki-Moon a autorisé l’armée française et les troupes onusiennes à bombarder des populations civiles. Ouattara, le « démocrate », est en réalité un chef de guerre, un usurpateur, adoubé par les puissances occidentales.

 

La Voix de la Russie : Pensez-vous qu’un jour les responsables des crimes que vous avez cités puissent être traduits en justice ? Ne pensez-vous pas que le temps est venu de créer une alternative à la Cour pénale internationale de la Haye dont le rôle est extrêmement controversé ?

 

Toussaint ALAIN :

-En fait, Alassane Ouattara, chef de guerre de la rébellion armée, est devenu chef d’Etat par la volonté militaire de la France, des Etats-Unis et de l’ONU à l’issue d’un putsch électoral. Il doit rendre des comptes à la justice pour tous les crimes perpétrés par ses troupes. Tout comme Guillaume Soro, chef politique et chef militaire de la rébellion, ancien Premier Ministre et aujourd’hui président du parlement ivoirien. Ces deux éminents dirigeants de la rébellion ont recruté et financé, avec leurs parrains français, des dizaines de milliers de mercenaires, coupables de la mort d’au moins dix mille personnes depuis septembre 2002. Toutes ces victimes et celles occasionnées durant le contentieux post-électoral méritent justice. Contrairement à d’autres, je milite plutôt pour une justice nationale. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté de son pays et sous-traiter les affaires judiciaires auprès de la CPI. Il revient aux dirigeants ivoiriens, actuels et futurs, de la Côte d’Ivoire de renforcer et de crédibiliser l’institution judiciaire. C’est un pilier essentiel de l’Etat de droit. Ouattara et Soro ne jouiront pas indéfiniment d’un brevet d’impunité.

 

La Voix de la Russie : Quelles démarches entreprenez-vous afin d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo ?

Toussaint ALAIN :

-Le président Gbagbo est un Africain authentique, un combattant de la souveraineté et de l’indépendance de notre continent. Il s’est toujours posé en défenseur de la démocratie et de la dignité africaine. Comme Patrice Lumumba et Nelson Mandela, Laurent Gbagbo a fait voir aux Africains l’éclat de leur dignité et la possibilité de leur liberté. Aux côtés de mes compatriotes de la diaspora ivoirienne, des Africains et des personnes de bonne volonté, nous nous battons pour faire libérer Laurent Gbagbo. En effet, nous ne serons de nouveau libres que le jour où le président Gbagbo retrouvera sa liberté. Depuis dix-huit mois, je parcours le monde pour rencontrer des décideurs politiques, des défenseurs des droits humains, des médias, participer à des actions citoyennes (marches, sit-in) ou tenir des réunions publiques afin de sensibiliser sur la situation en Côte d’Ivoire. Au-delà de Gbagbo, nous pensons aux générations futures. Il n’y a aucun complexe à devenir des hommes et des femmes libres après plusieurs siècles d’esclavage et de servitude, un siècle de colonisation, d’humiliation et de pillage des ressources naturelles du sous-sol africain. Je suis un témoin privilégié de l’Histoire de l’Afrique. Je prends ma part à l’éveil des consciences.

 

La Voix de la Russie : Comment se porte Laurent Gbagbo ?

 

Toussaint ALAIN :

-C’est un exercice toujours délicat d’évoquer l‘état physique ou le moral d’un prisonnier, surtout quand il s’agit d’un détenu politique injustement embastillé. Sachez seulement que le président Gbagbo est confiant. Il attend avec sérénité les différentes étapes de la procédure à la CPI. Cet homme est innocent !

 

La Voix de la Russie : Quelle est la situation actuelle de la Côte d’Ivoire ?

 

Toussaint ALAIN :

-Je n’irai pas par quatre chemins pour vous dire que la Côte d’Ivoire vit sous un régime d’exception, une vraie dictature. Les milices tribales d’Alassane Ouattara font la loi sur toute l’étendue du territoire : exactions, tueries ciblées quotidiennes et pillages. L’insécurité règne partout en raison de la circulation des armes légères due au non-désarmement des troupes (au moins 100 000 mercenaires) ayant servi de supplétifs aux forces françaises et onusiennes lors de la guerre contre le président Laurent Gbagbo. Il s’agit des personnes désœuvrées, des délinquants et des criminels libérés des prisons au cours de l’offensive des forces pro-Ouattara, composées de rebelles, de mercenaires, principalement libériens, sierra léonais, sénégalais, burkinabés, nigérians…

 

L’opposition ne peut pas tenir de réunions publiques. Plusieurs centaines de dirigeants politiques, des militants de base, des journalistes sont ainsi détenus au secret par le régime de Ouattara. Le nord du pays, région acquise au nouveau pouvoir, a été transformé en goulag. La presse libre est régulièrement interdite de parution. Les universités publiques sont fermées depuis plus d’un an. Sur le plan économique et social, le pouvoir d’achat des foyers se réduit comme une peau de chagrin. Le chômage est galopant. Les autorités actuelles se livrent à une chasse aux sorcières : les sympathisants de l’ancien pouvoir sont renvoyés de l’administration. D’une façon générale, l’Etat se désagrège, le tissu social se délite, la corruption a atteint un niveau endémique, les investisseurs sont méfiants face à l’instabilité chronique. L’arrivée de Ouattara n’a apporté ni la paix ni le développement. Tout est à refaire.

 

La Voix de la Russie : Dernière question. Après de nombreuses interventions de pays occidentaux et notamment de l’OTAN dans les affaires intérieures de pays souverains, selon vous que doivent faire les pays tels que la Russie, la Chine, le leader africain – l’Afrique du Sud – et plus généralement les pays du BRICS ainsi que tous les autres pays et forces du monde qui refusent cette domination et cette politique néo-colonialiste ?

Toussaint ALAIN :

-D’une façon générale, l’Afrique doit cesser de subir la volonté d’une puissance étrangère quelle qu’elle soit. Or, notre continent est actuellement victime d’une croisade sans précédent des grandes puissances occidentales. Cette minorité, membre du Conseil de sécurité de l’ONU qu’elle instrumentalise au gré de ses intérêts, impose son diktat aux plus faibles par le truchement des résolutions onusiennes. Nous devons nous organiser, trouver des alternatives, créer de nouveaux équilibres face à la force brutale des puissants. Nous devons nouer de nouvelles relations, de nouveaux partenariats équitables avec les pays émergents tels que le Brésil, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Inde. Seul le transfert des technologies peut sauver l’Afrique.

 

Il nous faut aussi remédier à notre faiblesse militaire afin de protéger nos populations et nos richesses des prédateurs. Car les véritables motivations des interventions militaires des Occidentaux en Afrique sont économiques. La défense de la « démocratie » et les droits de l’Homme sont une couverture. Les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne dépendent de plus en plus du pétrole brut africain. Pour profiter de cet approvisionnement, il leur faut agir sur la gouvernance et à la stabilité de nos pays en y installant des pantins à leur service. L’Afrique doit impérativement se tourner vers d’autres interlocuteurs. Par ailleurs, sa voix mérite être prise en considération. Il est grand temps qu’un pays africain obtienne un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. La Russie et la Chine pourraient faire avancer cette cause.

 

La Voix de la Russie : Monsieur Toussaint Alain, je vous remercie pour cet entretien exclusif.

connectionivoirienne

18:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gbagbo et Bensouda étaient absents,

clash entre Altit et l'accusation

 

30/10/2012

LG-LA HAYE.jpgL'audience publique sur le réexamen de la situation de détention du président Laurent Gbagbo vient de s'achever en ce milieu d'après-midi à la Cour pénale internationale. L'accusé, pour lequel des centaines de manifestants étaient venus, était absent - comme certaines informations de couloir l'avaient affirmé précédemment. L'on peut retenir, globalement, que cette audience publique a vu le bureau du procureur, représenté par un adjoint de Fatou Bensouda, absente, réitérer son argumentaire et demander le maintien en détention du président Gbagbo. De concert avec la représentante des victimes supposées, qui s'exprimait surtout comme la représentante du pouvoir Ouattara, et n'a eu de cesse de demander à avoir accès à des documents confidentiels sur la santé de Laurent Gbagbo et sur l'Etat qui a accepté de le recevoir dans le cadre de sa mise en liberté provisoire.

 

L'on retient aussi que cette audience a permis de comprendre le "rôle" du rapport étrange des experts (?) de l'ONU sur les violations de l'embargo, qui s'est évertué à criminaliser en vrac le président Gbagbo et des cadres du FPI nommément cités comme les commanditaires des violences qui déstabilisent le régime Ouattara et comme des alliés du terrorisme international. Le bureau du procureur s'est largement appuyé sur ce rapport pour rallier la Cour à sa thèse selon laquelle il faut maintenir le président Gbagbo dans les fers.

 

On retiendra aussi que l'atmosphère entre le représentant de Bensouda et l'avocat du président Gbagbo, Maître Emmanuel Altit, qui a brillamment réfuté les arguments du procureur - jusqu'à lui conseiller littéralement d'apprendre à "réfléchir" - était à couper au couteau. A la fin de l'audience publique, ils se sont livrés à une sorte de jeu de ping-pong. Le représentant du procureur a repris la parole après la plaidoirie d'Altit suivant son intervention. Et Altit, ne voulant pas lui laisser le dernier mot, a commenté son commentaire.

 

Des faits nouveaux ont été soumis par Altit. Notamment les rapports d'experts accrédités auprès de la Cour qui affirment que Gbagbo n'a pas l'intention de fuir et brûle de s'expliquer, et les conditions détaillées qu'apporte l'Etat qui veut accueillir sur son sol le fondateur du FPI pendant la procédure judiciaire.

 

Nous reviendrons largement sur cette audience dans l'édition du Nouveau Courrier de demain.

 

le blog de théophile Kouamouo

17:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Nouveaux enlèvements à la Maca

Maca: 140 prisonniers enlevés tôt ce matin

 

30 octobre 2012

140 prisonniers politiques, civils et militaires, ont été enlevés tôt ce matin en toute illégalité de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) par les FRCI puissamment armés, et conduits vers une destination inconnue. Cet enlèvement de prisonniers politiques supposés pro-Gbagbo, a eu lieu vers 4 heures du matin. Et à l’heure où nous mettons sous presse, leur destination est pour l’instant inconnue.

Ont-ils été conduits à la maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA)? Aucune certitude à ce stade actuel.

 

Selon nos sources, cet enlèvement serait encore l’œuvre des éléments du Chef de Guerre bombardé lieutenant-Colonel Kone Zakaria.
L’Amiral Vagba Faussignaux, malgré son état de sante très précaire, ferait partie des prisonniers extraits ce matin.

La confusion règne en ce moment à la Maca où la vie des dignitaires du FPI est fortement en danger.

 

Cet énième enlèvement de prisonniers de la Maca a lieu alors que des rumeurs d’attaque imminente de la ville d’Abidjan par le Commando invisible, bruissent dans le tout Abidjan, relayés par les organes de presse pro-Ouattara.

Ce n’est pas la première fois que pareilles enlèvements de prisonniers ont lieu à la MACA.

 

Le jeudi 25 octobre dernier, un enlèvement de 42 prisonniers civils et militaires avait eu lieu aux environs de 15 h, par les forces spéciales lourdement armées, sans l’accord du directeur de la prison.

 

Le ministre Alphonse Douaty faisait partie des prisonniers enlevés.

Après des pérégrinations au quartier général (camp génie) de Koné Zakaria à Adjamé, haut lieu de torture, et à la MAMA, 36 prisonniers dont le ministre Douaty regagnent finalement leurs cellules samedi 27 octobre vers 14h.

Mais cinq prisonniers manquent jusqu’à ce jour à l’appel. Ils auraient été conduits à Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire.

 

Quel sera le sort réservé cette fois aux 150 détenus enlevés tôt ce matin et dont la destination est pour l’heure inconnue ?

 

Trop tôt pour le dire, mais une grave menace plane sur leur intégrité physique, à un moment où la propagande pro-gouvernementale fait état d’un encerclement de la ville d’Abidjan par le Commando invisible, et de l’imminence d’une attaque.

 

Laquelle rumeur a même obligé le général Gervais Kouassi, Commandant supérieur de la Gendarmerie nationale à désarmer toutes ses brigades depuis le lundi 22 octobre dernier.

 

Murphy Lavane

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L’interdiction du « Le Commandant invisible » en Côte d’Ivoire :

Réactions du public

 

30 octobre 2012

La nouvelle de l’interdiction du livre "Le  commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan" a été ressentie le mercredi 24 octobre 2012, depuis le milieu de la matinée jusqu’au lendemain, comme une onde de choc. Notamment sur la toile et plus particulièrement sur Facebook. Et c’est le nommé Steve Beko II qui ouvre le débat : « OUATTARA PERD TOUT CONTROLE : LE LIVRE ‘’LE COMMANDANT INVISIBLE’’ INTERDIT A ABIDJAN. Commandé de la Librairie de France, le Gouvernement de Ouattara vient de refuser l'entrée sur le territoire ivoirien de la deuxième commande du livre "Le  commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan" de Germain Sehoué. Raison évoquée: " inconvenance diplomatique". La 1ère commande de 300 livres s'était évaporée dans les rayons dès la première semaine. » Il vient ainsi de jeter dans le débat, une cinquantaine de personnes. Voici des morceaux choisis  de leurs réactions : « C'est incroyable, même la lecture aussi, on nous l'interdit ! » ; « On se croirait en Corée du Nord ! » ; « C’est une victoire » ; « C’est juste parce que l'auteur a démonté le soi disant rapport des observateurs de l'ONU à propos des sms. Encore une claque pour notre cher… » ; « Dictateur, c'est dictateur : y a pas son petit. DAO est dictateur. C'est pas "un peu" ; « On ne pourra jamais cacher le soleil ou étouffer la vérité indéfiniment. Tôt ou tard la vérité qui a pris l'escalier arrivera à temps! Dieu soit loué! » ; « Steve pardon donne nous un moyen d'avoir le résumé de ce bouquin! Est-ce que Watra là même est conscient que chaque fois k'il censure un truc ça suscite encore plus d'intérêt? Je commence vraiment à douter de ses capacités (…) et des ses diplômes dont il se vante. A t-il seulement des conseillers, les écoute-t-il? » ; « La censure, une autre façon de faire la pub cette œuvre !! » ; « Mais de quoi a-t-il peur, lui l'indéboulonnable, en quoi est-ce que l'apparition d'un livre peut précipiter sa chute, ou bien il a peur qu’un boulon mal vissé ne cède sous le coup de la pression ? » ; « C'est que lui, il a beaucoup à interdire dèh ! » ; « Ça devient une maladie ! » ; « Est ce qu'on peut en avoir en Europe ce bouquin? » ; « Non, va en Asie tu peux en avoir » ; « @rock bien entendu, aux éditions l'harmattan, arrêt métro Maubert mutualité » ; « Tu veux résumer avant d’acheter ? Quand tu achètes tes livres d’école pour t’informer et t’instruire, tu as le résumé d’abord, Karim Soro? » ; «  Bailly Emmanuel, le livre n'est pas disponible à Babi. Je fais comment? » Etc.

 

Mais la réaction la plus longue et la plus structurée vient du nommé Gorges Machais, publiée à part, le jeudi 25 octobre et intitulée « Affaire le Gouvernement Dao a interdit  Le livre « Le Commandant invisible » : la raison ». Voici le développement de cet internaute :« Moi, je crois que les ennuis de Germain Sehoue ont commencé à partir de l’instant où son livre a été brandi au tribunal, au procès du Général Courage, Dogbo Blé à Abidjan. La presse ivoirienne a dit que lors de sa plaidoirie, la défense a brandi ce livre pour prouver l’innocence du Général Courage et montrer qui étaient les vrais assassins du colonel Dosso Adama à cause duquel le Général était jugé. Dès lors, même si les juges pris de court, n’en ont pas tenu compte dans le verdict, ils ont été suffisamment sensibilisés et ont pris conscience du danger que représente ce livre pour le régime Ouattara. Parce que ce livre risquait de dévoiler le caractère aberrant de la haine de Ouattara contre les partisans de Gbagbo. Ça risquait aussi de démonter son système de justice des vainqueurs. Parce qu’il est rare qu’un livre soit brandi à une audience aussi événementielle pour servir de témoin à décharge ou à charge. Mais le Commandant invisible l’a visiblement fait. Alors Ouattara a pris peur. Et il a interdit le livre dans le pays, pour limiter les dégâts dans son camp. C’est l’instinct de conservation, je crois. Mais que Germain Sehoue sache que son œuvre a porté. Et courage à lui. On connait les vrais terroristes en Côte d’Ivoire. »

 

Rosine Manso

Rapporté par Germain Sehoué
 

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Magellan barbote dans la Méditerranée

Alassane Ouattara à Mougins pour se reposer et prendre du recul

 

Ouattara ici à Abidjan vendredi dernier, jour de la Tabaski

ABIDJAN LE 30 OCTOBRE 2012 © koaci.com - Il faudra s'y faire, les koacinautes n'ont plus raison de s’inquiéter, le président ivoirien est à Mougins, en France, en compagnie de sa femme et ce pour, selon nos informations de sources du service de la communication de la présidence, se reposer et prendre du recul avant, nous indique t'on sans plus de détails, de prendre de grandes décisions.

 

Alassane Ouattara que l'on avait senti fatigué lors de la récente réception de Baroso au palais présidentiel et le jour de la Tabaski à la mosquée de la Riviera, a quitté depuis samedi dernier la Côte d'Ivoire pour un nouveau séjour "privé" dans sa résidence du sud de l’hexagone.

 

Écartée la piste problème de santé, tout indique que le président aurait du mal à trouver la quiétude en Côte d'Ivoire. Ce dernier aurait sporadiquement ce besoin de retrouver l’environnement de Mougins pour reprendre des forces et de l’énergie, nécessaires pour son chantier de reconstruction d'un pays à l'atmosphère parfois étouffant. Difficile d'imaginer Ouattara se reposer, compte tenu des sollicitations, à Abidjan voire même à Korhogo.

 

Rappelons que le numéro un ivoirien séjournera 8 jours en France avant de se rendre au Sénégal et en Gambie pour ensuite, retrouver Abidjan normalement le 6 ou le 7 novembre prochain.

 

Amy

koaci.com

 

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Controversé en France,

Jacques Attali tente de s'implanter en Côte d'Ivoire !

 

Selon le site Koaci.com, « Le président du Groupe PlaNet Finance, Jacques Attali a au sortir d'un entretien avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio Ahoussou annoncé qu'il envisage d'installer sa société à Abidjan en vue d’aider les autorités à professionnaliser la micro-finance. »

 

Personnellement je n’ai pas une grande confiance en Monsieur Attali, grand promoteur du nouvel ordre Mondial. Quant à son engagement dans la micro finance, j’ai du mal à cerner l’individu qui demande  pour une conférence entre 12 500 et 50 000 Euros et va tel le Christ se faire petit avec les petits… pour proposer « sa » micro finance !

Assurément il a répondu à l’appel de Mère Theresa alias Dominique Ouattara qui lors de son déplacement à l’ouest en avril dernier avec son célébrissime Economiste de mari s’est mue en professeur d’économie pour apprendre aux femmes de l’ouest la microéconomie. J’ai longtemps attendu une suite à ce déplacement à l’ouest de notre dame patronnesse, sans rien voir si ce n’est des campagnes de vaccination et distribution de cartables très plats, au point que je les soupçonne d’avoir été sans contenu, livres, cahiers, trousse…

 

Attali, va-t-il faire fortune maintenant en Côte d’Ivoire ?Va-t-il apprendre aux ivoiriens pauvres, dénués de tout, qu’ils sont riches d’une richesse insoupçonnée, la micro finance version françafricaine sauce Attali ? Saura-̶  t-elle être la Solution, la dernière trouvaille du Boulon qui est en ce moment retourné à la Quincaillerie-France pour subir  un petit démontage-remontage de son corps en sursis ?

 

A force de boulonner, déboulonner, gageons que les pas de vis s’usent très vite et que bientôt l’écrou tournera dans le vide, lâchant un boulon mûr pour être écroué en lieu sûr : la CPI où justement une chambre tout confort est en train de se libérer…

 

Shlomit Abel

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Le français Jacques Attali, ancien proche de Nicolas Sarkozy,

grand théoricien économique mais sans grand résultats pratiques

ABIDJAN LE 29 OCTOBRE 2012 © koaci.com - Le président du Groupe PlaNet Finance, Jacques Attali a au sortir d'un entretien avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio Ahoussou annoncé qu'il envisage d'installer sa société à Abidjan en vue d’aider les autorités à professionnaliser la micro-finance.

 

« Nous avons été très heureux d’être reçu par le Premier ministre et le ministre de l’économie et des Finances pour faire le point sur la situation de la micro-finance en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est un pays extrêmement promoteur dont la croissance est très forte qui peut réussir à être un modèle et un leader en Afrique. Il reste maintenant à mettre en place une gouvernance financière,» a déclaré Jeacques Attali, précisant par ailleurs que la micro finance n’est pas un élément anecdotique, secondaire du développement mais un moteur clé du développement économique, de l’emploi et de la stabilité du pays. C'est pourquoi, il suggère aux autorités ivoiriennes, la mise en place de règles de contrôle et de vérification de la gouvernance, en faisant en sorte que les échecs soient mieux gérés.

 

Rappelons que PlaNet Finance est une organisation de solidarité internationale, qui a pour mission de lutter contre la pauvreté par le développement de la micro finance. Chaque année, PlaNet Finance mène plus de 115 programmes dans près de 45 pays.

 

Wassimagnon

koaci.com

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Gendarmerie :

Le Commandant supérieur désarme toutes les brigades

 

Encore une humiliation qui ne dit pas son nom !

Seule espérance : il faudra simplement que les « collecteurs d’armes »redoutés  trouvent le nouveau dépôt de ces armes et au lieu d’écumer les gendarmeries et commissariats l’un après l’autre, ils se serviront en une fois !

Shlomit

 

29 octobre 2012 -Notre Voie -

Toutes les brigades de gendarmerie de Côte-d’Ivoire sont désarmées depuis le lundi 22 octobre dernier. «Le commandant supérieur de la Gendarmerie a dit qu’il ne veut pas avoir de problèmes avec ses patrons. C’est pourquoi il a décidé de désarmer toutes les brigades de gendarmerie de Côte d’Ivoire pour selon lui, éviter que le commando invisible qui attaque les FRCI et emportent leurs armes à chaque occasion, fasse la même chose aux gendarmes, surtout qu’il ya eu déjà des attaques contre des brigades de gendarmerie à Vridi et à Bongouanou où des armes ont été emportées», expliquent avec amertume des gendarmes interrogés sur la question ces dernières heures. «Ce sont les brigades qui voient leurs armes ramassées à cause de la décision du patron de la Gendarmerie. Les munitions sont aussi ramassées. Les armes collectées sont convoyées dans les légions dont dépendent les brigades de son ressort. L’opération a démarré à la légion de Yamoussoukro où sont stockées les armes des brigades issues de sa circonscription administrative. Puis, ont suivi les 1ère légion (Agban), 2ème légion (Daloa), 3ème légion (Bouaké) et 5ème légion (San Pedro) en réceptionnant les armes et munitions des brigades relevant de leur compétence. »

 

Selon plusieurs sources proches de la gendarmerie nationale interrogées, cette opération étale au grand jour la méconnaissance d Gervais Kouassi, de la gendarmerie, car étant un simple produit, soutiennent-elles, de la gendarmerie mobile spécialisée dans le maintien d’ordre, contrairement a la gendarmerie départementale outillée pour les enquêtes. « Il a pris des décisions hâtives car paniqué par les attaques des hommes armés non identifiés récurrentes contre les positions des FRCI. Mais ce n’est pas la solution. Il n’a aucune idée et aucun plan de sécurisation des armes de la gendarmerie», dénoncent des gendarmes interrogés.

Non sans insister que cette décision unilatérale est lourde de conséquences négatives pour les populations et les gendarmes.

 

Félix Téha Dessrait

dessrait@yahoo.fr

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Côte d’ivoire: au nom de la réconciliation,

Ouattara invite les Wê pour les narguer et les humilier encore.

 

30 octobre 2012

En relisant hier soir le discours de Dramane Ouattara tenu face aux Wê, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans une indescriptible réflexion noctambule, qui me procura une insomnie durant toute la nuit. Ce discours de Ouattara était-il opportun à cette tribune ? M’interroge-je. Si oui, en quoi consistait l’essence même de cette adresse faite aux Wê dont certains n’ont pas encore fini de déterrer les corps de leurs parents enfouis dans des puits et des fosses communes par les FRCI.

 

C’est sans équivoque qu’au moment où chaque Ivoirien rêve d’une vraie réconciliation, l’on ne peut récuser l’opportunité pour Ouattara de s’adresser à ses « frères » de l’Ouest. Cependant, nul n’a besoin de franchir la première marche du cours préparatoire pour cerner les verbes emprunts de cruautés tenus par l’actuel premier responsable de l’Etat de la Côte d’Ivoire. Pourquoi un discours si narguant, méprisant et odieux ? Après toutes les tueries, les expropriations des plantations, les arrestations arbitraires, les humiliations et les troubles psychologiques vécus par les populations de l’Ouest, d’aucuns auraient espéré entendre un discours plein de sagesse de la part de leur bourreau.

 

Apparemment, non, la sagesse a encore, comme à l’habitude foutu le camp au descend des Dramane. Comment Ouattara peut-il rencontrer, à sa propre demande, les chefs et les représentants des Wê pour leur dire de faire venir leurs enfants (Gossio Marcel, Kahé Eric…) afin de répondre devant les juges Ivoiriens pour des « crimes et les détournements de deniers publics » ? Les cadres Wê partis en exil forcé pour fuir la justice des vainqueurs et les génocides ethniques devront rentrer en Côte d’Ivoire pour subir le courroux du chef des Dozos (Alassane Ouattara). Non satisfait de boire le sang innocent des Ivoiriens, tel un vampire, il veut encore boire celui des rescapés Wê.

 

Nous nous demandons si Ouattara a vraiment compris les bruits des mains qui ont envahi la salle suite à son discours. Les Wê, contents d’un tel discours ont-ils ovationné ou taper simplement des mains parce qu’exposés aux cameras de la Télévision tribale de Ouattara (TCI) ? 

 

Nous croyons qu’il faut être conseillé par des ministres de la trempe de Hamed Bakayoko et Anne Ouloto pour croire en la joie et en l’admiration des Wê présents à cette manifestation comique. Anne Ouloto aurait intérêt, en tant que fille des Wê, de transmettre le vrai sentiment qui pourrait animer les fières populations de l’ouest face à ce discours nauséabond. Oui, elle aurait l’intelligence et l’honnêteté professionnelle d’étaler les sentiments internes de ses parents dont les cœurs pris en otage par les nouveaux dirigeants, sont remplis sans doute de douleurs et d’amertumes, en annonçant à son patron :

« les Wê disent à Alassane, ton pied mon pied, comme dent pour dent et œil pour œil »

 

Nondjon Christine,

l’administratrice de la page Ble Goude Les Amis

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Rendez-vous à la Haye ce 30 octobre

Tous unis autour de SEM Laurent Gbagbo

 

30 octobre 2012

A la veille de l'audience de la CPI, le Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora (CPAD), salue par ma voix l'engagement des patriotes ivoiriens, africains et européens qui gardent intacte leur conviction quand à la restauration de la démocratie en Côte d'ivoire, laquelle passe par la libération sans condition du président Laurent GBAGBO ainsi que des milliers de prisonniers politiques de la dictature Ouattariste.

 

En ces temps incertains où les convictions les plus affirmées peuvent vaciller suite au rejet de l'appel sur la liberté provisoire du président le 26 octobre dernier, il est de notre devoir d'appeler tous les résistants à demeurer forts et à envisager sereinement toutes les décisions de la CPI, quelles qu'elles soient car nous avons déjà gagné le combat; toutefois, seul notre engagement sans faille permettra de matérialiser les fruits de cette victoire.

 

Rendez-vous à la Haye ce 30 octobre.

 

Zokou Seri

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