Shlomit
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31/07/2012

Cité universitaire de la Riviera 2:

les miliciens tribaux frci de Ouattara plient bagages en emportant tout, y compris les portails

Les  étudiants « millionnaires » seront ravis d’habiter bientôt ces vestiges de Cité Universitaire ! On comprend pourquoi le loyer a été multiplié par mille ! Parce que vivre dans une chambre sans porte ni fenêtres, sans électricité, ni toiture, c’est le nec plus ultra, c’est le top de l’architecture nouvelle, l’ado-cité pour étudiants triés sur le volet ! Quels veinards…

Shlomit

31 juillet 2012

Le spectacle était honteux vendredi dernier à la Cité universitaire de la Riviera 2.Des éléments des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui occupent illégalement quatre bâtiments de cette cité, quittent enfin cette Cité. Sans se presser, par petits groupes, de la plus triste manière, après y avoir passé 16 mois. Au vu et au su de tous, ils emportent tout ce qui peut être emporté (portail, fenêtres, chaises, portes, fils de courant, bidets, ampoules, matelas, lits…).

D’autres FRCI leur emboitent le pas le dimanche. Tout le butin est embarqué dans des véhicules quatre fois quatre, réquisitionnés pour la circonstance. Même la toiture du bâtiment où les étudiants faisaient les photocopies est arrachée et emportée vers une destination inconnue.

Furieux de débarrasser le plancher sans avoir reçu à les entendre, les 5 millions FCFA que leur a promis le régime Ouattara, ils décident de se payer eux-mêmes en volant tout ce qui peut-être vendable. Vidant ainsi cette Cité de toute sa substance.

Il y a moins d’un mois, le régime par sa police militaire avait lancé un ultimatum à ces FRCI dont certains acceptent de toucher 150 mille FCFA comme compensation. D’autres refusent ce montant estimant qu’ils sont floués par Ouattara qui n’a pas suffisamment récompensé tous ceux qui l’ont aidé militairement à prendre le pouvoir. L’opération est un échec.

Mercredi dernier, un second ultimatum leur est lancé. Craignant d’être tués pour leur défiance, ils décident enfin vendredi dernier de libérer cette cité.

Rapporté par La Majorité Présidentielle Gbagbo.

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Quand le registre des condoléances devient le Livre de Vie

Décès du président Atta Mills, les réfugies ivoiriens nullement inquiétés

31 juillet 2012

Magnifique…

 ImageDr Assoa Adou signant le Livre de condoléances

Que n’a-t-on pas entendu depuis le décès du président ghanéen ? La presse pro Dramane qui sous cape se réjouit de ce malheur qui frappe ce pays n’a pas manqué d’affirmer que cela sonnait le glas des refugiés politiques ivoiriens dans ce pays. Elle est même allé jusqu’à annoncer des extraditions de masse avec l’accord du nouvel homme fort du pays de N’Nkrumah, le Président John Dramani.

Une fois de plus, la preuve vient d’être faite que le gouvernement ghanéen est respectueux du respect des règles qu’il s’est librement fixées. Les refugiés ivoiriens ne vivent pas cachés dans ce pays et c’est pourquoi Une délégation des exilés  et réfugiés ivoiriens vivant au Ghana, conduite par le Dr Assoa Adou s’est rendue le lundi 30 JUILLET 2012  à 14 H  au State House d’Accra  pour signer le livre officiel de condoléances suite eu décès du Président Ghanéen John Evans Atta Mills.

Le dernier mot des exilés ivoiriens au Président John Evans Atta MILLS

Excellence Président  Professeur John Evans ATTA MILLS, je voudrais, au nom de tous les ivoiriens, et ivoiriennes, enfants jeunes et vieux exilés dans votre pays et dans la sous région, vous dire  tout simplement merci. Merci, parce que nous étions pourchassés et vous nous avez sauvés .Nous étions sans logis et vous nous avez logés. Nous avions faim et vous nous avez donné à manger. Nous avions soif et vous nous avez donné à boire… en faisant tout cela vous avez  grandement honoré LE  SEIGNEUR notre DIEU qui vous rappelle à lui.    

Excellence permettez que je rappelle ce que vous nous avez dit lors de notre première rencontre, à propos de la crise ivoirienne : «au cours des réunions avec mes pairs, j’étais isole parce je demandais qu’il n’y ait pas de guerre en Côte d’ivoire, car la guerre ne résoudra aucun problème. » …Oui  Excellence on voit bien aujourd’hui que la guerre n’a rien résolu en Côte d’Ivoire et vous aviez raison.

EXELLENCE, que LE SEIGNEUR,  dans sa bonté infinie vous couvre de sa grâce et vous mette à sa droite, parce que vous avez été sur la terre des hommes, un homme bien.

Dr ASSOA ADOU

Président et porte parole de la coordination FPI en exil

le blog de Steve Beko

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Le pari impossible du Rdr

Dresser les ivoiriens contre le président Laurent Gbagbo

31 juillet 2012

L’éventualité d’une remise en liberté de Laurent Gbagbo trouble le sommeil des partisans d’Alassane Ouattara. Ainsi, le parti de ce dernier, le Rassemblement des républicains (Rdr) croit pouvoir influencer le cours des événements en mobilisant ses troupes en vue de réclamer le maintien en détention du Président Gbagbo. C’est le sens des missions que la direction dudit parti a envoyées à travers le pays. Le message est partout le même : les militants du Rdr doivent se mobiliser et organiser des manifestations le 13 août prochain pour demander le maintien en détention de Laurent Gbagbo. Mais pour les délégations qui vont à l’ouest, il y a un message particulier. « Le Rdr vous demande de sortir pour dire que Gbagbo doit mourir en prison parce qu’il n’a rien fait pour sa région, il n’a pas construit de routes, pas d’université etc. », ont suggéré les émissaires du Rdr, le week-end dernier, à Soubré.

Il s’agit surtout pour le parti d’Alassane Ouattara de convaincre la chambre préliminaire 1 de la Cour pénale internationale que les propres parents de Laurent Gbagbo ne veulent pas de lui.

Une pratique qui est l’apanage des régimes totalitaires et qui a déjà été expérimentée à deux reprises en Côte d’Ivoire. En effet, en 1982, à l’occasion d’une grève historique lancée par le syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares), que Houphouet avait imputée aux enseignants Bété (Laurent Gbagbo, Pierre Kipré et Zadi Zaourou), des cadres Bété avaient été commis par le régime pour désavouer publiquement leurs « frères ». En 1995, ce sont les cadres Dan qui ont publiquement renié le général Robert Guéi qu’Henri Konan Bédié avait accusé de vouloir le renverser. Cela n’a pas empêché les mêmes cadres de se retrouver tous autour de Robert Guéi quand celui-ci avait pris le pouvoir en décembre 1999.

Aujourd’hui, on peut dire que le Rdr tente un pari impossible. Car, c’est véritablement une gageure que de vouloir dresser les Ivoiriens, à plus forte raison les populations de l’ouest, contre Laurent Gbagbo. Car ce qui lie le peuple de Côte d’Ivoire à cet homme est plus fort que les mesquineries du genre «il n’a rien fait pour sa région ».

Car, c’est aussi parce que dans sa gouvernance il n’a pas privilégié sa région que Laurent Gbagbo est considéré comme un vrai homme d’Etat qui a mis toutes les régions sur le même pied d’égalité.

Augustin Kouyo

Rapporté par René Kimbassa

 

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Revue de presse

Le pouvoir et l'opposition dans des contre-vérités

31 juillet 2012

dali20120731Bonjour chers lecteurs. Dans notre numéro de ce mardi 31 juillet 2012, nous traiterons de révélations sur les cas de Mme Simone Gbagbo, de Duékoué et de la visite d chef de l’Etat en Europe. Il s’agira également de la radiation à l’université de plusieurs centaines d’étudiants.

Qui du pouvoir et de l’opposition dit faux ?

Cas de Mme Simone Gbagbo: Des réactions se sont soulevées après les déclarations du président Ouattara quant au refus de Mme Simone Gbagbo de se faire transférer vers Abidjan. « Les contre-vérités de Ouattara », titre Notre Voie. Il fait parler un des avocats qui affirmé que « Mme Gbagbo n’a jamais dit qu’elle se sent bien en prison à Odienné. Elle n’a pas non plus refusé d’être transférée à Abidjan pour des soins. Son état de santé est préoccupant, il faut donc se garder de dire des contre-vérités à son endroit ». Une de ses proches également aurait déclaré : « Elle n’a jamais été saisie à ce propos. On ne lui a jamais demandé quoi que ce soit ». Dans Le Nouveau Courrier, un autre avocat avance « qu’il serait malséant de notre part de contredire publiquement ce que le chef de l’Etat a dit au sujet de notre cliente. Mais sachez une chose, ce n’est pas du tout vrai. Notre cliente n’a jamais été approchée dans ce sens.

Cas de Duekoué :

Le FPI est aussi accusé de contre-vérités au sujet du nombre de morts qu’il a déclaré suite à l’attaque du camp de Nahibly. « Prétendus 211 morts à Duékoué, le FPI et Notre voie ont encore menti », écrit à la Une Le Patriote. Il le dit à partir du communiqué publié par la Croix Rouge dans lequel elle a démenti avec fermeté les affirmations tendant à faire croire qu’elle aurait donné des chiffres relatifs aux tueries de Duékoué. « La croix Rouge n’a jamais dressé un quelconque bilan de ces évènements » lit-on. L’Expression partage la même information en titrant : « La croix Rouge contredit le FPI. Or Notre Voie insiste en indiquant « qu’une semaine après le massacre de Duékoué, de nouveaux corps découverts ». L’un des corps serait celui du sexagénaire Gui Dié, retrouvé égorgé. Ses sources avancent que chaque jour, il y a de nouveaux tués et aussi que les personnes enlevées par les FRCI et les dozos ne sont plus retournées dans leur famille. Le Nouveau Courrier complète l’information en donnant l’identité du second corps retrouvé qui serait celui de Guéi Franck,  un enfant de 7 ans. Notre Voie a également informé que des blessés de cette attaque sont internés au CHU de Treichville sans soins. Il s’agit de Coulibaly Mariam et Michel Bahié. Lesquels ont bénéficié de la visite des responsables du RIFR (Réseau Ivoirien des Femmes pour la Réconciliation), hier lundi, a noté Fraternité Matin.

Ouattara en Europe

Pourquoi le chef de l’Etat n’a pas été reçu par la Reine d’Angleterre ? Selon Aujourd’hui, la rencontre a été annulée parce que les Britanniques l’ont jugée sensible et susceptible de créer des troubles et d’entacher la cérémonie d’ouverture des J.O 2012 de Londres dont la Reine a fait du succès et du rayonnement, la priorité des priorités. C’est la manifestation des pro-Gbagbo qui aurait décidé Elisabeth II. Le Temps écrit alors que ce rendez-vous manqué a été pour le président Ouattara un coup de massue, après la « douche froide de Paris ». N’empêche, Le Patriote révèle qu’à Londres, le chef de l’Etat a rencontré les Ivoiriens à qui il a dit : « je veux faire de notre pays la 3è puissance d’Afrique ». L’objectif de « la tournée de 15 jours » à l’extérieur est, à court terme, de repositionner la Côte d’Ivoire et, à long terme, de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent en 2020, fait savoir Soir info.

Des centaines d’étudiants radiés 

« 1856 étudiants de carrière exclus » dans le cadre de l’assainissement du milieu universitaire, titre en manchette Fraternité Matin. Parmi eux, l’actuel Secrétaire généra de la FESCI, Mian Augustin qui aurait passé 14 ans à l’Université. Nord-Sud Quotidien écrit que Mian a été simplement chassé, qu’il aurait passé plus de six ans en licence de droit privé sans l’avoir obtenu. C’est d’ailleurs ce qu’a déploré le ministre de l’enseignement supérieur, Cissé Bacongo : « Nos étudiants considèrent qu’une fois le DEUG 2 franchi, ils devraient passer autant d’années qu’ils voudraient en 3è année de licence, et ce, malgré la réglementation en vigueur ».

CÉSAR DJEDJE MEL

linfodrome

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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Londres: Elisabeth II – Dramane 1er, la liaison dangereuse n’a pas eu lieu!

31 juillet 2012

Elisabeth II - Dramane1erLe rêve, c’est comme l’air qu’on respire: c’est gratuit. Donc n’importe qui peut se permettre de rêver n’importe comment à n’importe qui et de n’importe quoi. C’est donc un de ces rêves gratuits qui aura conduit à Londres, en ces moments de festivités olympiques, Dramane 1er, un Moro Naba de la dynastie des Mogoh Naba.

L’homme, une brute aux passé et présent jonchés de cadavres, la main souillée de sang, l’esprit tordu, d’un cynisme déconcertant, vivant de mythomanie et de mythe, croyait en son étoile lorsqu’il embarqua à bord d’un aéronef acquis avec l’argent mal acquis, à destination de Londres.

C’était le coup du siècle. La Reine l’y attendrait. Main dans la main, ils marcheraient dans les rues de Londres, sous le regard stupéfait de ses sujets envoûtés et les applaudissements nourris des sujets anglais de la Reine.

Mais, le conte de fée entre la belle et la brute tournera court. La Reine, contrairement aux apparences, n’est pas naïve. Elle ne s’est donc pas privée de s’informer sur ce Moro Naba traqué par des gens révoltés et pourchassé dans toute l’Europe avec une clameur qui en dit long sur la notoriété de l’individu. Quand bien même il paraîtrait serein et imperturbable, la confiance n’a pas exclu la nécessité du contrôle. Les valeurs sacrées de la Royauté anglaise ne toléreraient pas que par un jeu de négligence, la Reine fût en compagnie d’un homme de peu de valeur.

Alors, il en fut ainsi. La belle  refusa de rencontrer la brute. La brute tenta l’exploit d’une démonstration de mensonge en public. Prévue pour une durée de 2 heures, le spectacle gratuit de mensonge organisé au frais de Dramane 1er, le Moro Naba Mythomane, fut interrompu 25 minutes après. Raison invoquée par la police royale: mensonges publics porteurs d’un risque élevé de trouble à l’ordre public.

Aussitôt après, l’homme fut expulsé des lieux qu’il occupait pourtant à ses frais. Quelle honte!

Mais, c’est lui, Dramane 1er. Il est né avant la honte et le remord ne figure pas dans son vocabulaire. La vérité est son totem familial. Il a horreur de la loi et de la légalité. Il ne se sent bien dans la peau que lorsqu’il est en situation de fraude, de faux et d’usage de faux.

Alors, l’aventure continue. Dramane 1er est revenu au laboratoire du génocide depuis dimanche dernier. Il cherche encore et encore un autre scoop à la con. L’inspiration en matière de mensonge et de faux, il en a à revendre au prix de gros. Et puis, pourquoi ne serait-il pas inspiré de nos jours?

Surtout qu’il peut dormir désormais d’un œil, parce qu’il aurait été rassuré par le roi de la Gaulle que les forces gauloises resteraient bel et bien en place pour protéger le trône d’imposture qu’il occupe en tant que Moro Naba.

Mais l’homme propose et Dieu dispose. Et, demain peut ne pas être aujourd’hui.

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00349/07/12

Infodabidjan.net

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Ambassade ivoirienne spécialisée es scandales

L'Ambassade de Côte d’Ivoire refuse de verser les cotisations salariales à l’Etat français

31 juillet 2012 par Correspondance particulière –

LL'ambassade de Côte d'Ivoire en France sous l'ère Ally Coulibaly, nommé récemment ministre de l'Intégration africaine, refuse catégoriquement de verser les cotisations salariales des employés locaux ou contractuels français aux Assedic, pour ne pas dire à l'Etat français.

Selon une source bien introduite, l’ambassadeur Ally Coulibaly, non encore remplacé au poste d'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France depuis son entrée au gouvernement, impute abusivement son refus de verser les cotisations sociales des employés de l’ambassade au pouvoir Gbagbo. Ally Coulibaly se vante même de ne pas être responsable, ni comptable des manquements qu’il met sur le compte de la mauvaise gouvernance du régime Gbagbo.

Si pour le profane, une telle démarche est logique et découle de la norme, il n'en demeure pas moins qu'au plan diplomatique et politique, adopter une telle posture en se cachant derrière son immunité diplomatique, relèverait plus de la mauvaise foi que de la simple méconnaissance des règles diplomatiques et du fonctionnement d'un Etat. De quoi s'agit-il?

Lorsque Ali Coulibaly, ambassadeur fraîchement nommé par Alassane Ouattara, président reconnu et adoubé alors par la communauté internationale lors de la récente crise post-électorale en Côte d'Ivoire, débarquait en France le mardi 26 Janvier 2011 à 12 h 15 sous forte escorte policière, vandalisant les locaux fermés de l'ambassade ivoirienne en terre française, l'on était loin de s'imaginer ce qui allait arriver.

Qu'au-delà des belles paroles et des promesses visant à rassurer tout le monde et faites au personnel de l'Ambassade par le nouvel occupant de la rue Raymond Poincaré, qu’ une fois bien installé par le pouvoir Sarkozy, il procèderait à des licenciements massifs d'employés jugés à tort ou à raison de partisans de l'ancien régime.

Ally Coulibaly s’est adonné à ce jour à une chasse aux sorcières impitoyable. Le pire, c'est que cette traque, pour ne pas parler de purge, a une base et un fondement tribalo-ethniques. Selon des sources proches du régime, l'idée de punir ces employés en les radiant des effectifs de l'ambassade de Côte d'Ivoire, ne se serait pas faite sans l'approbation d’Alassane Ouattara lui-même.

Ce dernier avait juré depuis le Golf hôtel en mars 2011, de punir les fonctionnaires ivoiriens réfractaires à ses appels répétés et incessants à la grève et au boycott du pouvoir Gbagbo.

En effet, 3 mois après l'arrivée de Ouattara au pouvoir, à Paris comme à Abidjan, on a assisté à des vagues de licenciements très souvent à caractère tribal ou politique, au mépris des normes juridiques et légales en vigueur dans le pays. En clair, on vire sans autre forme de procès, à savoir sans préavis ni droits. C'est une application effective de la justice des vainqueurs dirait-on.

Des employés de l'ambassade de Côte d’Ivoire en France l'apprendront à leurs dépens. En effet, à partir du mois Août 2011, 06 employés sont convoqués les uns après les autres dans le bureau de Mme Beugré (chef du personnel) dans le cadre d'une procédure de licenciement "voulue" par l'ambassadeur selon elle.

L'ironie du sort voudrait bien que nous rappelions à tous que le choix naturel de Mme Beugré pour annoncer la mauvaise nouvelle au personnel remercié, n'est pas un heureux hasard. Très active sous l'Ambassadeur Pierre Kipré, à qui elle doit en partie sa promotion, elle conduisit de nuit sous l'ère de celui-ci, une équipe de" loubards" lors de l'expédition du boulevard Souchet pour y déloger des partisans de Ouattara, occupant sans titre ni droit les locaux de l'ambassade dont elle détenait les clés des cadenas.

Ces derniers avaient posés des chaînes un peu plus tôt sur les grilles d'accès dans la matinée, après avoir vandalisé les portes en guise de loyauté et de gratitude à Ouattara.

Et tour à tour, messieurs Gnohou Jean-Baptiste, Groguhet Franck, Lialy Achille, Yoro Tapé et Charlotte Kipré, sœur de l'ambassadeur Pierre Kipré, sont virés.

Rappelons que tous les radiés sont de la même région que Gbagbo (Ouest de Côte d'Ivoire) tous sauf le défunt N'da Tanoh, licencié puis repris quelque mois plus tard après intervention de Cissé Bacongo auprès de l'ambassadeur Ally Coulibaly, selon nos sources.

Si les arguments d'une réduction programmée de la masse salariale et celui des contraintes budgétaires peuvent être avancés pour justifier cet état de fait, il y' a que ces employés ivoiriens ou contractuels de nationalité française, ne peuvent faire valoir leurs droits auprès des Assedic ou des caisses d'assurance chômage comme stipulé à l'annexe IX de la Convention d'assurance chômage arrêté le 30 Août 2002 et publié au journal officiel de l'Etat français le 30 Septembre 2002.

Selon cette Convention, les cotisations et autres contributions sont calculées sur l'ensemble des rémunérations brutes plafonnées, converties en euros et payables au trimestre à Pôle emploi services dès le 1er jour de l'activité du salarié. Quant à l'indemnisation du salarié et sa durée (hors démission), il est fonction de la durée d'affiliation et de l'âge. En l'espèce, ces employés pour avoir bien cotisé en tant que salariés de l'ambassade, répondent bien aux critères d'indemnisation au vu de la loi.

Mais, au mépris des lois françaises, l'Ambassade de Côte d'Ivoire refuse de verser les cotisations salariales de ces employés au titre des années 2009-2010 et 2011-2012 en dépit des courriers de relance des Assedic et des caisses d'assurance chômage, à l'endroit des autorités consulaires ivoiriennes.

Et pourtant, sur les fiches de paie portées à notre connaissance, des prélèvements ont été effectués en bonne et due forme pour le compte des caisses de l'assurance chômage et de l'ex-Unédic. Où est donc passé tout l'argent des cotisations salariales ponctionné sur ces fiches de paie? Il semble tout simplement volatilisé.

Sous la pression des autorités françaises, et agacé sans doute par les tracasseries au quotidien des employés licenciés, Ally Coulibaly a fini par donner l'ordre de verser à l'Etat français, seulement et uniquement les cotisations de ces employés au titre de l'année 2011-2012, selon nos sources.

Quand au paiement des cotisations salariales relevant de l'année 2009-2010, elles doivent être rangées aux oubliettes selon les services de l'ambassade et son premier responsable, Monsieur Ally Coulibaly pour qui, les employés devraient se tourner essentiellement vers le pouvoir de Laurent Gbagbo et son ambassadeur Pierre Kipré, qui à l'époque administraient l'ambassade avant son arrivée en Janvier 2011. Mais, est-ce aux employés français licenciés de payer pour les fautes des autorités consulaires ivoiriennes, alors qu'ils ont cotisé de plein droit?

Rappelons simplement à Monsieur Ally Coulibaly que des cas similaires ont été traités par ses prédécesseurs. Monsieur Ohoua (à la retraite) par exemple, pour qui le pouvoir Gbagbo et son ambassadeur ont dû effacer des ardoises impayées au titre des cotisations pour sa retraite sous le régime PDCI de Bédié Konan, illustre bien cet état de fait.

Sachez par ailleurs M. Coulibaly qu’en tant qu' actuel locataire du 102, rue Raymond Poincaré, l'administration est une continuité et qu'à ce titre, et vous prévalant de la qualité de "représentant légal de la Côte d'Ivoire en France et donc, garant des intérêts du pays", vous devez jouer pleinement votre rôle d'ambassadeur en assumant totalement l'actif et le passif de votre prédécesseur, l'ambassadeur Pierre Kipré, actuellement en exil, et dont la responsabilité dans cette affaire n'est clairement pas à écarter?

Reste donc à vous tourner en dernier recours, vers les autorités judiciaires compétentes, afin de sanctionner ou punir tous les manquements ou actes illégaux constatés.

Aussi, conformément aux dispositions légales et à l'esprit de la Convention de Vienne de 1969, qui régit les rapports internationaux ou les droits des traités entre Etats et organisations internationales, au nom de la continuité de l'Etat de Côte d'Ivoire et de l'intérêt supérieur de la Nation, pour l'image et l'honneur de notre fière patrie et du peuple ivoirien, obligation est-elle faite à Monsieur Alassane Ouattara et à son ambassadeur, de verser à l'Etat français ou aux caisses d'assurance chômage en France, les cotisations des salariés qu'ils ont pris plaisir à licencier et à sacrifier.
Cela sur l'autel de leurs calculs politiques. Les licenciés pourront alors jouir très rapidement de leurs droits à part entière. C’est le bon sens et c'est la logique des rapports entre Etats!

En attendant, à Paris, la galère des employés français ou fonctionnaires ivoiriens de l'ambassade se poursuit. Leurs différents courriers en direction du Quai d'Orsay, de Matignon et de l'Elysée pour faire valoir leurs droits sont restés lettres mortes. Et face au silence et au mutisme des autorités françaises, il ne reste plus qu'à se tourner dans les prochains jours, vers la justice française, ultime recours pour espérer obtenir réparations!

Une contribution de FRANCK KOUAME

ivoirebusiness

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La prière

pour vaincre Alzheimer

30 juillet 2012

La prière réduirait les risques d'Alzheimer de 50 %Selon une étude menée aux Etats-Unis et en Israël la prière aiderait dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Les risques diminueraient de 50 % chez les femmes priant régulièrement.

Un geste spirituel qui peut s’avérer être un acte thérapeutique, voilà ce que révèle aujourd’hui le Figaro santé. Le quotidien publie une étude américano-israélienne qui démontre que la prière serait un outil efficace pour combattre la maladie d’Alzheimer.

Prier régulièrement réduit de 50 % le risque d’Alzheimer chez les femmes

L’étude du professeur Rivka Inzelberg tend à prouver les effets de la prière sur le développement de la maladie d’Alzheimer. Avec son équipe, ils ont suivi pendant près de 10 ans, 892 personnes.

60 % des femmes suivies priaient cinq fois par jour comme le préconise la religion musulmane, les 40 % restants ne priant que de façon irrégulière. Le professeur explique qu’après 10 ans, les femmes qui priaient cinq fois par jour avaient 50 % de chance en moins de développer la maladie d’Alzheimer ou d’avoir des problèmes de mémoire.

Le professeur explique ce résultat par le fait que la prière est « une coutume qui nécessite un investissement de la pensée, c’est sans doute l’activité intellectuelle liée à la prière qui pourrait constituer un facteur de protection ralentissant le développement de la maladie d’Alzheimer ».

Ce constat n’a pas pu être étendu aux hommes car ils n’étaient que 10 % à ne pas prier régulièrement. Les résultats n’auraient pas permis de résultats véritablement fiables.

La prière plus efficace que l’éducation contre Alzheimer

Pour expliquer ces résultats, les chercheurs affirment que le fait de prier demande une véritable activité intellectuelle mais qui en plus mobilise la mémoire. La prière deviendrait-elle la nouvelle arme contre Alzheimer ? Ce serait une bonne nouvelle pour tous les malades car elle est entièrement gratuite !

La prière serait, selon l’étude du professeur Rivka Inzelberg, serait deux fois plus influente que l’éducation pour aider les malades dans leur combat contre Alzheimer.

En 2005, un chercheur avait déjà fait le rapprochement entre pratiques religieuses et santé. Selon cette dernière le fait de prier régulièrement permettait de diminuer le processus de dépendance provoqué par Alzheimer.

La prière n’est peut-être pas encore le remède miracle contre la maladie Alzheimer mais elle pourrait bien être un moyen d’atténuer les effets pervers de cette maladie.

Rappelons qu’en France près de 850 000 personnes sont victimes d’Alzheimer.

Par Anne-Ségolène Brun

reponseatout.com

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Encore un acte indigne d'une CIV réconciliée !

Nous venons d'apprendre que M. Grodji Gnakouri Yves, neveu de M. Arsene DOGBA, politologue émerite, a été enlevé à Bonoua par les hommes de Ouattara dans la nuit du 14 au 15 juin 2012.

Il est accusé d'avoir des armes chez lui, bien que rien n'ait été trouvé à son domicile le jour de son arrestation.

Deporté à la police judiciaire où il a passé deux semaines, il sera par la suite transferé à la DST ou il subit depuis des séances de torture quotidiennes.

Nous apprenons que sa vie est en danger.

13:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Participer à une émission sur RFI

Côte d'Ivoire : Rfi fait le bilan de la sécurité après les massacres de Duekoué

La radio mondiale RFI voix de la France à l'International consacrera son émission phare du mardi 31 Juillet à 8h GMT , "Appels sur l'actualité" animée par Zéphirin Kouadio au bilan de la sécurité en Cote d'Ivoire après les récents massacres de DUEKOUE.

Ivoiriennes, Ivoiriens voici un moyen international qui t'es donné pour dire ta part de vérité sur ce qui se passe réellement dans nos villes, villages, et hameaux. Publier des informations sur facebook et décrier ensuite les divers manquements du pouvoir en place dans vos salons est déjà une bonne chose mais utiliser la lucarne que nous offre ce puissant moyen d'information qu'est RFI en Afrique serait très productif pour le combat.

Dès maintenant envois un mail en laissant ton contact : appels.actu@rfi.fr  et dis ta volonté de prendre part à l'émission en dénonçant:

-Les massacres de Duékoué
-Les affrontements fratricides entre FRCI
-La prolifération des armes de guerre dans le pays
-Le manque de contrôle sur les détenteurs des armes
-Le statu de la confrérie des dozo, ils n'appartiennent pas à la force publique mais détiennent des armes et imposent leurs lois aux citoyens
- Le cas du chef milicien burkinabé Amadé Ouremi qui sévit à l'Ouest
- L'insécurité permanente qui règne dans nos villes et campagnes avec son corolaires de braquages, attaques mains armés, prise d'otage, meurtres de tout genres
-La police et la gendarmerie reste sans moyens et sans armes

Ou contacte la radio par téléphone :

de France : 09 693 693 70

de l'étranger : 33 9 693 693 70

Le combat est multidimensionnel, Gbagbo à joué sa partition, Blé Goudé continue malgré tout à jouer la sienne, Simonne Gbagbo à joué son rôle et il est temps de jouer le nôtre.

N'OUBLIEZ PAS DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (avec l'indicatif pays)

PL II

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Les bases secrètes américaines se multiplient

Les Etats-Unis développent des opérations d’espionnage secrètes en Afrique.

Une base secrète en Turquie pour appuyer les rebelles syriens

war_01_by_johnshine1Depuis 2007, l’armée américaine développe dans la plus grande discrétion un réseau secret d’une douzaine de bases aériennes sur le continent africain afin de lancer des opérations d’espionnage contre Al-Qaida et d’autres groupes du même type.

Ce programme illustre la multiplication, ces dernières années, des missions des Forces d’opérations spéciales et la militarisation constante des opérations de renseignement engagées par les Etats-Unis. Il s’inscrit en fait dans la lignée de la « guerre au terrorisme » initiée par G. W. Bush et poursuivie par Barack Obama, centrée au départ sur la région afghano-pakistanaise et s’étendant désormais à d’autres régions du monde. Une longue enquête du Washington Post fait le point.

Les Etats-Unis établissent progressivement un réseau de petites bases aériennes discrètes pour leurs opérations secrètes de renseignement concernant les groupes islamistes ou autres en Afrique. Le cœur de leurs opérations repose sur de petits avions non armés à turbo propulsion déguisés en avions privés. Ils sont équipés de capteurs cachés qui peuvent enregistrer des vidéos, utiliser l’infrarouge, détecter des signaux radio et de téléphones portables. Les avions refont le plein sur des pistes d’atterrissage isolées, privilégiées par les pilotes africains du bush, ce qui permet de largement étendre leur rayon d’action. La plupart des opérations sont de petite ampleur et dirigées depuis des hangars isolés de bases militaires ou d’aéroports civils. Ces petits avions sont peu coûteux et n’attirent pas l’attention parce qu’ils sont très similaires à ceux qui sont utilisés partout en Afrique pour relier les régions isolées.

Une base secrète américaine à Tamanrasset met sous écoute tout le Sahel !

Les opérations sont dirigées par les Forces d’opérations spéciales américaines mais reposent fortement sur des contractants militaires privés et sur un soutien de certaines forces armées nationales. Ces dernières obtiennent en échange de précieux renseignements pour lutter contre les groupes islamistes ou autres. Les Forces d’opérations spéciales, qui jouent un rôle prépondérant dans la stratégie de sécurité nationale de l’administration Obama, s’investissent de façon croissante dans le renseignement et dans des sphères autrefois réservées à la CIA. La Central intelligence agency a étendu ses activités anti-terroristes et de collecte de renseignements en Afrique mais ses effectifs sont peu importants par rapport à ceux des Forces d’opérations spéciales, qui dépendent du Pentagone, sur le continent.

Les détails des opérations d’espionnage aérien sont largement gardés secrets par l’armée américaine. Dans une audition au Congrès en mars, le général Carter F. Ham à la tête du Commandement américain en Afrique, a parlé de l’extension des opérations ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) sur ce continent sans divulguer la localisation des bases. Mais leWashington Post a pu examiner des documents militaires non classifiés faisant référence à un réseau d’espionnage à l’échelle continentale, ainsi que des contrats du gouvernement américain et des télégrammes diplomatiques de Wikileaks. Il a aussi interviewé des responsables américains et africains, ainsi que des contractants militaires privés.

Ainsi, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, semble être une base clé pour l’espionnage américain où les opérations ont commencé en 2007 grâce à un accord avec les autorités burkinabaises. Ce programme classifié, baptisé « Creek Sand », opère à partir d’une base aérienne jouxtant l’aéroport international de la capitale. Les avions espions patrouillent dans un rayon d’une centaine de kilomètres, au-dessus du Mali, de la Mauritanie et du Sahara, où ils tentent d’identifier des combattants d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), mais surveillent également les agissements du groupe islamiste d’Ansar Dine dans le Nord du Mali et la secte Boko Haram au Nigéria. Le Burkina Faso a été choisi pour sa stabilité et son absence de radicalisme, ainsi que pour sa localisation stratégique près du Sahel. Du côté de Ouagadougou comme de Washington, les responsables ont fait en sorte que le partenariat reste discret. Le gouvernement du Burkina Faso se borne à exprimer sa satisfaction concernant sa coopération sécuritaire avec les Américains.

US Marines surveillant l’entrée de la base américaine de Djibouti

En Afrique de l’Est, les avions américains décollent de Djibouti, de l’Ethiopie, des Seychelles et du Kenya. Les trois premières bases possèdent même des drones Predator et Reaper, des modèles utilisés pour tuer des combattants d’Al-Qaida en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen. A Djibouti, la base de Camp Lemonnier est utilisée en raison de sa position au sein de la Corne de l’Afrique, proche à la fois du Sud Soudan, du Sud de la Somalie (une zone largement contrôlée par le groupe islamiste Chebab) et du Yémen. En Ouganda, les Américains utilisent des contractants militaires privés pour rechercher Joseph Kony, leader de l’Armée de résistance du Seigneur. D’autres bases opérationnelles sont également à l’ordre du jour à Nzara au Sud Soudan, au large du Kenya sur la base navale de Manda Bay et en Mauritanie.

Une base secrète en Turquie pour appuyer les rebelles syriens

Les autorités turques, avec leurs alliés saoudiens et qataris, ont installé une base secrète à Adana, ville proche de la Syrie, pour fournir aux rebelles syriens une assistance militaire et un appui logistique dans les communications, ont révélé à Reuters des sources des pays du Golfe.

Ce centre névralgique, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne, a été mis en place à la demande du vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Abdoulaziz bin Abdallah al Saoud, après une visite en Turquie, a-t-on précisé.

L’idée a été approuvée par la Turquie, soucieuse de superviser les opérations dans la région.

C’est aussi près d’Adana que se trouve la base aérienne d’Incirlik, un vaste complexe militaire turco-américain que Washington a utilisé dans le passé pour des opérations de reconnaissance et de logistique.

D’après les informations obtenues par Reuters, il n’est pas possible de déterminer si ce “centre névralgique” appuyant l’insurrection syrienne est situé à l’intérieur de la base d’Incirlik ou dans la ville même d’Adana.

La révélation de l’existence de cette base clandestine contrôlée par des puissances régionales illustre la prudence des Occidentaux, qui ont joué un rôle majeur l’an dernier dans l’éviction de Mouammar Kadhafi en Libye mais ont évité jusqu’à présent de s’impliquer militairement en Syrie.

“Ce sont les Turcs qui contrôlent militairement la base. La Turquie est le principal coordinateur/médiateur. Représentez-vous un triangle, avec la Turquie en haut et l’Arabie saoudite et le Qatar à la base”, a indiqué une source basée à Doha.

“Les Américains n’interviennent vraiment pas. Les services de renseignement américains travaillent via des intermédiaires. Les intermédiaires contrôlent l’accès aux armes et aux voies d’approvisionnement.”

PRUDENCE OCCIDENTALE

Le Qatar, petit Etat du Golfe riche en gaz qui a joué un rôle de premier plan dans l’envoi d’armes aux rebelles libyens, a une place centrale dans la direction des opérations depuis Adana, selon les mêmes sources. Les services de renseignement et de sécurité qataris sont également impliqués.

“Trois gouvernements fournissent des armes: la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite”, a dit la source basée à Doha.

“Tout l’armement est russe. La raison évidente est que les rebelles syriens sont formés à l’utilisation des armes russes, mais aussi parce que les Américains ne veulent pas être impliqués là-dedans. Toutes les armes proviennent du marché noir. L’autre moyen de se procurer des armes est de les voler à l’armée syrienne”.

Ankara a officiellement démenti fournir des armes aux rebelles.

“Les Turcs voulaient aussi que les Américains avec leurs drones les aident à surveiller la région, une requête qui apparemment n’a pas abouti. Ils ont alors chargé des sociétés privées de faire ce travail”, a ajouté la même source.

Le président américain Barack Obama a jusqu’à présent privilégié la voie diplomatique pour tenter de convaincre Bachar al Assad de quitter le pouvoir. Mais la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé cette semaine que Washington prévoyait d’intensifier son aide aux rebelles.

Selon des informations recueillies par Reuters, la Maison blanche envisagerait de renforcer son aide aux insurgés, sans aller toutefois jusqu’à les armer.

La prudence de Washington, partagée par d’autres pays occidentaux, illustre les inquiétudes sur la nature de l’”après-Assad” en Syrie, en raison de la présence de nombreux islamistes et djihadistes parmi les rebelles.

VINGT GENERAUX SYRIENS AURAIENT GAGNÉ LA TURQUIE

L’existence de la base secrète d’Adana pourrait aussi expliquer comment les rebelles syriens, divisés, mal armés et mal organisés, ont récemment pu orchestrer des attaques majeures, à l’image de l’attentat à la bombe du 18 juillet à Damas, qui a tué quatre dirigeants proches d’Assad, dont le ministre de la Défense.

Un diplomate turc dans la région a insisté sur le fait que son pays n’avait joué aucun rôle dans cet attentat.

“Le ministre syrien de l’Information a mis en cause la Turquie et d’autres pays dans cette affaire. La Turquie ne fait pas de telles choses. Nous ne sommes pas un pays terroriste. La Turquie condamne de telles attaques”, a-t-il souligné.

Deux anciens responsables de la sécurité américaine ont pourtant affirmé que la Turquie jouait un rôle croissant dans la formation militaire des rebelles syriens qui ont trouvé refuge sur son territoire.

L’un de ces anciens responsables, qui est également conseiller auprès d’un gouvernement de la région, a indiqué à Reuters que vingt anciens généraux syriens étaient désormais basés en Turquie, d’où ils aidaient à renforcer les moyens de l’opposition syrienne. Selon Israël, jusqu’à 20.000 soldats syriens pourraient être passés du côté des insurgés.

Selon les mêmes sources dans le Golfe, il y a des raisons de penser que les Turcs ont intensifié leur soutien aux insurgés après la destruction d’un avion militaire turc par les forces gouvernementales syriennes le 22 juin au large du port de Lattaquié.

Sources : The Washington Post, Al Jazeera, Le Monde, Nouvel Obs,Mecanoblog

MediaBeNews

Actualité, Faits et Analyses par Luc Torreele

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Tout va très bien, madame la Marquise...

Abobo : une gigantesque poudrière vivante

31.07.2012

Abobo, la deuxième grande commune d’Abidjan après Yopougon, est devenue une gigantesque poudrière depuis la crise postélectorale. Avec une population cosmopolite estimée à environ 1 500 000 habitants, Abobo fut la commune-siège du "commando invisible" qui a lourdement endeuillé les forces de Défense et de Sécurité(FDS), de même que les familles civiles partisanes du Président Laurent Gbagbo. Dans son livre-enquête "Abobo la Guerre – Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU",  Leslie Varenne révéla, au grand jour, le titanesque complot international dont cette vaste commune fut le champ de mise en œuvre.

Plus d’un an après la forfaiture internationale qui s’est soldée par la mise au pouvoir du putschiste sanguinaire avéré Dramane Ouattara en avril 2011, Abobo reste et demeure une immense poudrière ouverte. Les ivoiriens s’en souviennent, dans le but de lancer la plus meurtrière des guérillas urbaines de l’histoire de la Côte d’Ivoire, la coalition France-ONU avait distribué des armes aux populations favorables à Dramane Ouattara, notamment à celles d’Abobo. Cet abominable schéma a, par la suite, été appliqué à Benghazi par le ténébreux ex-président français Nicolas Sarkozy et continue de l’être, aujourd’hui, en Syrie.

Mais seulement voilà, après la "victoire" du "boucher de Duekoué", les nombreuses armes distribuées aux civils, aux dozo, aux bandits, aux "yambro" et "coxer" transformés en combattants pour le besoin,  sont toujours en leur possession. Du sous-quartier Derrière-rails à Derrière-fils, de Sogefia à Plaque 2, de PK18 à Anyama, tous les combattants proDramane ont gardé leurs armes à eux distribuées. A Abobo, les "commandants", il y en a à chaque coin de rue. Ils ne craignent ni la Gendarmerie, ni la police. Les  pseudo-commandants d’Abobo font leur propre-loi. "C’est une jungle, ici, dès 22h, ils font sortir leur arsenal de guerre. Les rafales sporadiques de Kalash pendant les nuits, c’est presque devenu la musique ici" se lamentait un habitant de PK18. "Essayez d’emprunter la voie qui relie Yopougon à Abobo par la prison civile à partir de 22h. Sur à peine 8km, il y a onze (11) barrages de supplétifs FRCI. A des barrages, au moment où certains t’intiment l’ordre de garer, d’autres te demandent de circuler, gare à toi si tu obéis au mauvais ordre. Ils ne savent même pas s’exprimer en français" se plaignait un agent de l’Etat se rendant à Agboville pour une urgence le week-end passé.

En clair, Abobo est une véritable jungle où des commandants et de véreux chefs de guerre foisonnent et où les armes de guerre circulent encore en abondance, à l’image de tout le pays.

Les informations relatives aux combats acharnés qui s'y déroulent ces derniers temps ne surprennent guère.  C’est donc utopique et mensonger que Dramane Ouattara s’asseye sur le plateau des chaînes internationales pour affirmer que la situation sécuritaire est normalisée en Côte d’Ivoire.

Alain Doh Bi

lafriquepuissancemondiale2050

09:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Emprisonnés de façon arbitraire depuis le 13 janvier

Trois militants Fpi d’Issia libérés

30 juillet 2012 -Notre Voie –

Le fédéral Fpi d’Issia, Séraphin Bahouan Gahi, est sorti de la Maca, le samedi 28 juillet dernier. Il était incarcéré arbitrairement par le régime Ouattara, depuis le 13 janvier 2012. Deux autres cadres du Fpi d’Issia, l’ancien Directeur régional de l’éducation nationale de Daloa, Georges Dogbo Gougbo et l’ancien Préfet Faustin Bodo Nahounou ont aussi recouvré la liberté, hier lundi.

Ces trois personnes avaient été arrêtées à Issia sans motif crédible. Le pouvoir, du préfet Ouattara avait tenté de faire croire que les concernés avaient manipulé le registre d’état civil afin, dit-on, de faire gagner Laurent Gbagbo. Fatigué peut-être de les garder inutilement en prison, le régime Ouattara a décidé de les mettre en liberté provisoire.

A quand la fin de la confiscation des libertés dans ce pays sous Ouattara ? Bien malin qui répondra à cette question.

Benjamin Koré

FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

09:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Place de la République, hier :

Les ex-agents d’Air Ivoire réclament le paiement de leurs droits
 
31 juillet 2012 - Notre Voie -

Une centaine d’agents licenciés de l’ex-Air Ivoire(Sn) ont observé hier un sit-in à la place de la République, au Plateau. « Le liquidateur Balogo Ousseynou que nous avons approché nous a fait savoir qu’il n’attendait qu’une décision de notre tutelle avant de nous situer sur notre sort. Les différents courriers envoyés à notre tutelle et autres autorités n’ont rien donné. Pis, toutes les portes nous sont fermées. Il n’y a plus d’interlocuteur. Ils se sont payé nos têtes ! » s’est indignée Mme Soumaré Karidia, porte-parole des ex-agents de la société nouvelle Air Ivoire.

Cette compagnie aérienne ivoirienne a été dissoute par le pouvoir, du préfet Ouattara qui a créé à sa place Air Côte d’Ivoire. Avec promesse de recruter prioritairement les agents licenciés ou de payer les droits de ceux qui veulent partir définitivement.

« Nous constatons avec amertume que la question du recrutement est une nébuleuse et celle du paiement de nos droits, une équation à plusieurs inconnues. Nous lançons un cri de détresse pathétique afin de sensibiliser les hautes autorités sur notre condition de vie devenue très pénible. Nos maisons sont hypothéquées, les loyers impayés, les compteurs électriques et d’eau enlevés et les enfants qui souffrent. Aidez-nous pour que nos droits soient enfin payés » a plaidé Mme Soumaré Karidia qui ne comprend pas pourquoi les ex-agents d’Air Ivoire doivent être humiliés malgré la promesse faite par le préfet, Dramane Ouattara, il y a un an, de trouver une issue heureuse à leur situation. Munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres, « Air Ivoire doit nous rendre notre dignité. Nous ne mendions pas ce qui nous est dû», « Sos !Sos !Sos ! Agents d’AirIvoireen danger », « Les agents de l’ex-Air Ivoire dévorés par la famine, le stress, la misère »,

Les manifestants ont réclamé le paiement de 36 mois comme mesure d’accompagnement, une assurance-maladie et un accès à des billets d’avion à tarifs réduits sur toutes les lignes de la nouvelle compagnie Air Côte d’Ivoire dont le premier vol annoncé pourtant à grand battage médiatique pour juillet dernier n’a pu avoir lieu.

D. Kéi

La Majorité Présidentielle Gbagbo

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lu sur la toile

Le régime despotique du préfet Drame-âne Ouattara et ses solutions pour les étudiants.

31 juillet 2012

1000 % d’augmentation !

Désormais pour se loger en résidences universitaires il va falloir débourser 30.000 f cfa par mois au lieu de 3000 f cfa.

Ça équivaut à la rondelette somme de 360.000 f cfa par an !

08:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le cynisme dans la gouvernance en Côte d'Ivoire:

une preuve de l’incapacité de Ouattara

31 juillet 2012

côte d'ivoire,le cynisme dans la gouvernance en côte d’ivoire,une preuve de l’incapacité de l’imposteur au pouvoir,une contribution de nda adjoua suzanneLe régime issu du coup d’Etat de la France en Côte d’Ivoire, dans sa gestion du pays fait montre d’un cynisme déconcertant, depuis ses activités de sabotage pour arriver au pouvoir jusqu’à sa gestion actuelle des affaires. Les actes et mesures de gouvernance du régime de M. Alassane Ouattara sont si cyniques et si grotesques qu’on a carrément le sentiment qu’il se moque des Ivoiriens et du monde. Mais il faut comprendre que dans le fond, cet homme est resté égal à lui-même : c’est-à-dire un incapable faussement apprécié, qui avait déjà montré sa nullité dans la conduite des affaires de l’Etat, dans les années 1990. Il croyait pouvoir gouverner par ordonnance de ses amis, à l’image d’un simple exécutant, comme du temps où il était employé sans véritable pouvoir de décision au FMI. Oui ! Ayant vu ses limites, ou son incapacité, dans les années 1990, Ouattara espérait, 20 ans plus tard, compter sur ses parrains pour gouverner la Côte d’Ivoire par procuration. Le changement de régime en France, et la perspective d’un vent nouveau en Afrique montrent à ce tricheur que le jeu n’est pas gagné d’avance. Alors le voilà qui tâtonne, dans une gouvernance hasardeuse et grotesque. A la vérité, cet homme est un incapable notoire!

Au début des années 1990, il y a 22 ans

L’homme, Alassane Dramane Ouattara, nous avait déjà donné un aperçu de sa médiocrité dans la gestion de la chose publique. Ayant fanfaronné, à l’image de tous les fats, avec une vaine promesse de tout régler en 100 jours, il n’a rien fait   que des trafics de toutes sortes tout le temps qu’il a trôné à la primature du pays. On a pensé à la méchanceté et peut-être, pour ce venu d’ailleurs, à un certain compte à régler avec les Ivoiriens. Il n’aura été capable, sous prétexte d’appliquer les « programmes (tout faits) d’ajustement », que de chambouler, et l’économie et la société de ce pays, par des privatisations sauvages, le détournement du patrimoine national avec sa complice de femme, qui est en fait le cerveau de tout le jeu, la mise à la rue de nombreuses familles, la création de la carte de séjour, et le sabotage du système éducatif, avec des mesures à effet de démotivation dont les salaires à double vitesse.

Ouattara est en réalité un incapable, et sa gestion scandaleuse de la chose publique n’est pas seulement le fait de la méchanceté, même si pour se mettre dans les rôles qu’il joue, il faut une bonne dose de cruauté. Il est méchant, ce qui est inhérent à tous les médiocres envieux et outrancièrement ambitieux ; mais il est surtout incapable !

Aujourd’hui, après avoir été imposé, l’imposteur continue le massacre

Dans une coalition diabolique avec le PDCI et certains groupements de personnes avides et sans ambition pour la nation, Alassane Dramane Ouattara, devenu Alassane Ouattara, a été installé à la tête de la Côte d’Ivoire. Cette installation, faut-il le rappeler, s’est faite dans une imposture sans nom, dont seules peuvent se vanter « les personnes sans aucun sens de l’honneur » comme cet homme, ainsi que le dit Thabo Mbeki, l’ex chef d’Eta sud africain, et des impérialistes tricheurs, véreux et racistes de la graine d’un Nicolas Sarkozy, totalement déficient au plan moral. Alors, cet imposteur sans pudeur n’en finit plus de faire assassiner les Ivoiriens, de les affamer, de les priver de liberté, de travail, de terre, d’instruction, de tout. La dernière « kata » de l’imposteur, c’est de rappeler à tous que l’école demeure l’une des cibles principales dans sa destruction de la Côte d’Ivoire. On sait que ses milices, aujourd’hui transformées en armée étatique appelée FRCI, ont détruit les universités et de nombreuses écoles ; on sait qu’il a nommé à la tête de l’Education Nationale, une illettrée notoire, qui fait toutes sortes de vilénies dans le système. A présent, il joue avec les nerfs du peuple ivoirien, en annonçant des mesures qui n’ont d’objectif que de faire porter au  peuple ses incapacités, et justifier un statut quo de souffrance pour les Ivoiriens, qui fait son sadique bonheur.

L’augmentation des frais d’inscription à l’université participe, comme les tueries de Duékoué et de partout ailleurs dans le pays, d’un plan de maintien du statu quo

L’insécurité comme gage de maintien des forces étrangères et d’achat d’armes :

L’insécurité au niveau maximal en Côte d’Ivoire permet à Alassane Dramane Ouattara de parcourir le monde pour demander, d’une part le maintien des soldats de l’ONU CI, qui n’ont aucune envie de partir de la Côte d’Ivoire, ce qui explique qu’ils assistent passifs aux massacres des populations par les hommes armés par Ouattara, s’ils ne participent pas carrément à ces massacres ; d’autre part, l’insécurité lui permet de demander que les troupes françaises et onusiennes demeurent sur le sol ivoirien, et de requérir des armes d’autres pays. Tout cela dans l’objectif de continuer une dictature sanguinaire dans ce pays.    

L’augmentation des coûts des inscriptions, une manœuvre pour garder fermées les universités:

Alassane Dramane Ouattara a promis la rentrée universitaire pour le 3 septembre prochain. Or, rien dans la réalité ne présage la possibilité de cette rentrée. Rien ne sera prêt à cette date. Alors, l’imposteur, qui n’en finit pas de montrer son incapacité à tenir la moindre promesse, a mis en avant cette décision, pour que la non effectivité de la rentrée soit vue comme un problème lié aux coûts, plutôt qu’à la vérité qui est qu’il n y aura aucune infrastructure prête à la date du 3 septembre ; par ailleurs, ayant emprisonné ou contraint à l’exil de nombreux enseignants chercheurs, il sait qu’il ne pourra pas, à cette date, ouvrir les universités, si tant est qu’il avait la moindre volonté de les ouvrir.

Alassane Dramane Ouattara est fondamentalement négatif et surtout incapable. Il cache son incapacité dans des actes et décisions totalement cyniques et grotesques, pour continuer tranquillement de conduire sa dictature. L’histoire retiendra l’époque du passage de cet homme-là au sommet de l’Etat de Côte d’Ivoire comme la pire des impostures que peut subir une nation.

Que Dieu nous protège.  

Nda Adjoua Suzanne

regardscroises

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Ouest de la Côte d’Ivoire:

Amadé Ouéremi, la grande inquiétude -

Qui protège le chef de guerre du Mont Péko ? L’État interpellé

 

Amadé Ouéremi, à l’état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes

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31 Juillet 2012 -L'Inter-

Il ne fait aucun doute qu’il règne en véritable seigneur dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, précisément dans la forêt classée du Mont Péko. Amadé Ouéremi, à l’état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes, et même au niveau international.

Selon certaines sources, il est né en 1964. Originaire du Burkina Faso, il s’est installé avec ses parents dans le village de Bagohouo en 1986.

D’abord réparateur de vélos, Amadé a ensuite trouvé refuge en 2003 dans la forêt du Mont Péko qu’il a appris à connaître et à maîtriser. Reconverti en planteur, sa bonne connaissance de cette immense forêt classée, fait de lui le maître des lieux. Tout le monde ne jure que par son nom. A la faveur de la crise qui a éclaté en Côte d’Ivoire en septembre 2002, et qui a connu de fréquents rebondissements jusqu’à la bataille post-électorale, Amadé Ouéremi se retrouve à la tête d’une troupe de combattants disséminés dans cette forêt et dont le nombre exact n’est pas connu. Certains les estiment à 400 combattants, d’autres parlent de moins de 100 combattants.

Toutefois, il faut le noter, le jeune réparateur de vélos a échangé les clés et autres tourne-vis, contre les fusils calibre 12 et les Kalachnikovs. Il s’est ainsi bâti un territoire et une armée qui échappent encore aux autorités. Selon un agent des Eaux et Forêts dont nous taisons le nom, Amadé Ouéremi et ses combattants sont effectivement maîtres dans la forêt classée du Mont Péko. Au cours d’une mission d’inspection et d’évaluation dans cette forêt, témoigne-t-il, lui et ses compagnons se sont cru en terrain conquis, lorsqu’ils ont vu des hommes armés sortir des broussailles par petits groupes pour les encercler. Les assaillants les ont sommés de quitter les lieux dans le quart d’heure qui suivait, menaçant de les tuer. Toute chose qui démontre la dangerosité de cette forêt devenue un camp militaire sur lequel règne Amadé Ouéremi. Mais là-dessus, c’est motus et bouche cousue. Ce qui n’est cependant pas le cas des organismes internationaux de défense des droits de l’Homme (Human Rights Watch, et Amnesty International) dont les différents rapports l’épinglent bien souvent pour des cas de violations « graves » des droits de l’Homme dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Des tueries et massacres qui ont été perpétrés à Duékoué sont mis sur le compte de ce national burkinabé. Ses hommes et lui ont été notamment accusés dans un rapport de l’ONU publié en mai 2011, d’être les auteurs des massacres du quartier Carrefour, toujours à Duekoué pendant la bataille post-électorale. Dans son dernier rapport pour l’année 2011 rendu public le lundi 23 juillet dernier, la Commission nationale des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a encore cité Amadé Ouéremi et ses combattants comme les instruments de la spoliation des terres des autochtones guéré au profit des allogènes burkinabé. « La milice à Amadé Ouéremi qui occupe la forêt classée du Mont Péko en constitue un exemple probant », dénonce le rapport de la CNDHCI, soulignant que cette spoliation des terres constitue des risques d’explosion des conflits fonciers encore latents dans la région Ouest.

Le silence coupable de l’État

Parler d’Amadé Ouéremi et de ses hommes semble être classé dans la catégorie des crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Même les autorités de la ville de Duekoué ne s’autorisent aucun commentaire de façon ouverte ou désobligeante sur son cas. Dans les circuits officiels de l’appareil étatique, c’est aussi le silence.

Et pourtant, il est de notoriété publique qu’Amadé Ouéremi est installé dans la forêt classée du Mont Péko, à la tête de centaines de combattants. Pourquoi est-il dans cette forêt ? Avec l’autorisation de qui ou sous la protection de qui ? Est-il membre des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ? Des dozos ? Pour qui travaille-t-il ? Pourquoi n’est-il pas désarmé ? Autant de questions qui ont tout leur sens dans cette région du Guémon en proie à l’instabilité chronique. Il faut toutefois souligner qu’Amadé Ouéremi se réclame des ex-Forces nouvelles. Il arbore fièrement une tenue militaire estampillée FRCI et faisait partie, avec ses hommes, du contingent qui a combattu aux côtés des forces républicaines pendant la crise post-électorale. Au moment où il est de plus en plus question de pacifier l’Ouest, le cas Ouéremi devrait interpeller les autorités. Sur le volet du désarmement, certes le seigneur du Mont Péko et ses combattants se sont prêtés volontiers à deux séances de dépôt des armes.

D’abord, le 10 août 2011 avec l’Onuci, qui a vu 85 éléments déposer les armes, ensuite le 30 septembre 2011, toujours avec la mission onusienne, en collaboration avec la commission nationale sur les armes légères. Cette dernière opération a enregistré le désarmement de 28 combattants, dont les tenues militaires ont été brûlées. D’autres séances de désarmement concernant les troupes d’Amadé Ouéremi étaient prévues. Ont-elles eu lieu ? On n'en sait pas plus. Cela laisse toutefois croire qu'ils sont nombreux, ses éléments encore en armes dans la forêt classée. Cette présence sur ce site, supposé être inviolable par les hommes, devrait à elle seule interpeller les autorités ivoiriennes, afin de mettre fin au séjour d’Amadé Ouéremi et ses combattants dans la forêt classée du Mont Péko.

Hamadou ZIAO

La Dépêche D'Abidjan

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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Génocide du peuple ivoirien: Leur silence est un message!

30 July 2012

Génocide du peuple ivoirienLe peuple Guéré sert de cobaye de laboratoire. Il est le premier à souffrir le martyr mais il ne sera pas le dernier car l’odyssée génocidaire est prévue pour connaître son apothéose en pays Attié.

Pour ceux d’entre les Ivoiriens qui n’ont pas encore compris ou qui feignent de ne pas comprendre, personne ne viendra au secours des Ivoiriens. Le monde entier nous a envoyés un message très clair depuis le massacre de Nahily. Il s’est tu d’abord et ensuite, il s’est contenté de recadrer les événements en les présentant de manière à minimiser leur caractère prémédité et génocidaire.

La France n’a condamné que du bout des lèvres, ce massacre prémédité qui suit son cours depuis le 11 avril 2011. Ses médias ne se sont pas rendus sur les lieux comme d’ordinaire pour passer en boucle les témoignages des victimes. Ce blackout volontaire n’est que l’expression d’une complicité sournoise.

Les Etats-Unis n’ont pas retrouvé leur arrogance légendaire et leur réflexe historique de condamnation violente des actes de violation des droits de l’Homme en invitant l’ONU à la création d’une commission d’enquête devant la tradition criminelle qui a élu domicile en Côte d’Ivoire après la razzia de ce pays en mars et avril 2011.

Mais le silence qui en dit long, est celui de Charles Konan Banny, président de la ridicule commission dite de vérité et réconciliation. Ce fameux réconciliateur nous donne le sentiment que les massacres en cours font partie de la volonté politique dont il a besoin pour mener à bien sa mission. Il n’a pas trouvé choquant et révoltant que Dramane Ouattara continue de tuer pendant qu’il l’utilise comme un instrument de couverture.

L’Union Africaine, la CEDEAO, tous ces machins qui s’étaient coalisé pour mettre la Côte d’Ivoire à feu et à sang n’ont pas trouvé à dire jusqu’ici. Aucune interpellation; aucune menace de sanction ; aucune sanction pour un génocide pourtant manifeste et planifié avec un plan de communication bien rodé.

C’est donc clair. Le silence aussi est un message, une forme d’expression. Et ce silence nous dit qu’ils n’ont rien à cirer de la vie et la sécurité des Ivoiriens. Dès lors que les intérêts de la France et des Etats-Unis ne sont pas affectés par les massacres de civils en cours, l’odyssée criminelle peut continuer.

Nous sommes avertis. Nous sommes sensibilisés. Nous savons qu’ils ont prévu le dépeuplement de certaines régions de la Côte d’Ivoire dans leur plan d’invasion.

Ces derniers jours, des informations persistantes nous informent que l’Est sera bientôt la cible des dozos, mercenaires burkinabè et FRCI. Comment vont-ils déclencher les événements? Nous n’avons pas encore les informations. Mais ce qui est certain, c’est qu’ils vont créer un faux prétexte et ensuite invoquer la présence de soi-disant miliciens venus du Ghana et cachés par les Agnis. Le reste, regardez du côté de Duekoué et vous devinerez.

Voilà donc pourquoi ils ne disent rien. Ils sont à leur début à Duékoué. Ils iront bientôt à l’Est et finiront au Sud.

Le silence. Il est une forme d’approbation. Il est une sorte d’encouragement. Il est un message clair. Ne dit-on pas que «celui qui ne dit mot, consent?» A nous de méditer cette parole.

Pour conclure, la Révolution Permanente voudrait envoyer un message à ceux des Résistants qui nous invitent à laisser Dieu faire car c’est en ne faisant rien que Dieu agirait.

A tous ceux-là, je voudrais dire, au nom de la Révolution Permanente, que ce n’est pas le même message et la même conviction que Dieu nous donne. Et ma connaissance de la Bible et des événements bibliques me mets en position de croire qu’ils sont des faux prophètes.

L’exemple de Josué entrant dans Jéricho est là pour témoigner. Dieu nous aide dans l’action. Il nous manifeste Sa Gloire en nous rendant triomphateur sur l’ennemi. S’Il nous a imposé de vivre à la sueur de notre front, Il ne peut pas nous demander de rester soumis aux instruments du diable et d’attendre qu’Il vienne en personne nous délivrer de leur joug. A quoi serviraient alors la force, l’intelligence et la foi qu’Il nous a laissées en héritage ?

C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, l’action s’impose à nous afin que le triomphe de Dieu soit manifesté à travers notre victoire dans ce combat actif de libération de la Côte d’Ivoire.

Que Dieu nous donne le discernement nécessaire à la bonne compréhension de Sa Volonté devant leur silence criminel!

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00347/07/12

Infodabidjan.net

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Alassane Ouattara,

le temps de l’isolement diplomatique,

30 juillet 2012 –  le Nouveau courrier -

Alassane-OuattaraAu-delà des flonflons de la communication officielle et des images de poignées de main avec les grands de ce monde, il est aujourd’hui évident que le régime d’Alassane Ouattara vient d’entrer dans une nouvelle phase dans son rapport avec ce qu’il est convenu de nommer «la communauté internationale». Très clairement, l’actuel maître d’Abidjan est mis à l’épreuve par les puissances qui l’ont soutenu et ont participé à le hisser sur le trône sur lequel il siège depuis le 11 avril 2011. Le temps des complaisances est fini. Vient celui du doute, de la prise de distance voire de l’isolement.

Alors que tous les regards ivoiriens étaient fixés sur Paris, scrutant avec angoisse les moindres paroles de François Hollande, c’est de New York, le siège des Nations Unies, que sont venus les signes les plus pertinents. Ainsi, le Conseil de sécurité a refusé d’accéder au souhait du régime d’Abidjan de voir maintenus les 10 968 Casques bleus présents sur le sol ivoirien, et a réduit leur nombre à 8 837. Le message est limpide : «Débrouillez-vous pour assurer progressivement les missions régaliennes dévolues à chaque Etat. Nous en avons fait assez pour vous. Prenez vous désormais en main.» En cette époque de crise financière mondiale, le gaspillage de l’argent du contribuable mondial au profit d’un exécutif qui préfère armer des milices ethniques – les Dozos – plutôt que de travailler à la mise en place des conditions d’une paix durable est de plus en plus difficile à admettre.

Une feuille de route impérative du Conseil de sécurité

Vendredi dernier, il s’est passé quelque chose d’assez inhabituel. Lors d’un point de presse, Bert Koenders, le patron de l’ONUCI, a utilisé un ton particulièrement dur pour transmettre «les grands messages du Conseil de sécurité de l’ONU». Des messages qui ont tout l’air d’une feuille de route impérative.

-Le Conseil de sécurité «prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales». Haro sur la justice des vainqueurs ! Le régime doit désormais livrer, pour sa survie, ses propres enfants ! Tous aux abris !

-Le Conseil de sécurité prie également le Gouvernement de veiller, le plus rapidement possible, «à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Koenders précise : «Je lance donc un appel au Gouvernement ivoirien à mettre fin à l’impunité». Guillaume Soro et les com’zones ont du souci à se faire ! Ils risquent de payer par leur incarcération le choix de Ouattara d’envoyer Gbagbo à La Haye.

-Le Conseil de sécurité estime qu’il faut en faire plus pour la réconciliation. «Il y a une certaine demande du Conseil de sécurité d’accélérer le processus», commente Koenders. Il faut faire «participer activement les groupes de la société civile», pour «remédier aux causes profondes des crises que connaît la Côte d’Ivoire». Il faut «dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d’identité et de propriété foncière», ce qui signifie que l’Assemblée nationale monopolisée par la coalition au pouvoir n’est pas l’endroit le mieux indiqué pour trancher ce sujet. Le gouvernement doit «ménager un espace politique à l’opposition», en particulier celle qui n’est pas représentée à l’Assemblée nationale. Il doit clarifier ses intentions en matière de DDR, et l’ONUCI doit avoir un droit de regard sur ce chantier.

-Pour les élections locales et régionales, le gouvernement doit favoriser «la représentation politique», c’est-à-dire convaincre l’opposition d’y participer. Il doit faire «les réformes électorales utiles», notamment, on l’imagine, en rééquilibrant la Commission électorale indépendante (CEI). Il doit faire régner la «sécurité» et choisir une «date opportune». La participation de l’opposition représentative, c’est-à-dire le FPI, est clairement un enjeu.

C’est l’ONU qui a accompagné la mascarade électorale qui s’est déroulée lors des dernières législatives, alors que ce qu’elle décrie aujourd’hui était déjà en place ; c’est l’ONU qui s’est félicitée de ce scrutin vicié d’avance ; c’est l’ONU qui reprend aujourd’hui implicitement à son compte les arguments de l’opposition complètement ignorés hier. Ainsi, dans une récente dépêche, IRIN, service de nouvelles dépendant du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) évoque les «enlèvements», les «arrestations» et les mauvais traitements infligés par les FRCI et les Dozos à des jeunes, notamment ceux qui ont été présentés comme «des mercenaires fomentant un coup d’Etat». «Nous n'avons pas vu la lumière du soleil pendant dix jours. Des hommes armés nous ont attaché les mains et les pieds. Parfois, nous n'avions que de l'eau et des biscuits (…) Lorsque nous sommes arrivés, une dizaine d'autres personnes étaient enfermées dans une autre cellule dans des conditions difficiles (…) Les deux premières fois, j'ai eu de la chance, car j'avais ma carte d'identité professionnelle, mais cette fois-ci, mon nom était associé avec la région de l'ancien président. Les soldats nous ont humiliés. Je ne crois pas à la réconciliation dans notre pays dans les conditions actuelles», témoignent des personnes dont les propos sont repris par la dépêche de l’agence onusienne. N’est-ce pas ce type de récits qu’une partie de la presse ivoirienne, notamment Le Nouveau Courrier, relaie depuis des mois dans l’indifférence internationale ?

Profiter des frémissements en cours pour re-démocratiser le pays

Pourquoi la «communauté internationale» se rebiffe-t-elle aujourd’hui ? Les changements à la tête de l’ONUCI y sont sans doute pour quelque chose. Le temps de Young Jin Choi, qui aurait pu prendre sa carte au RDR tant il roulait pour Ouattara, est passé ; et un certain nombre d’informations remonte jusqu’à New York désormais. Les mauvaises manières du régime, qui s’est défaussé sur l’ONUCI lors du massacre de Nahibly, y sont aussi pour quelque chose. Au sein de la communauté diplomatique d’Abidjan, l’ambassadeur américain, Philip Carter III, a pris ses distances depuis plusieurs mois, même s’il envoie épisodiquement des signaux contraires. La France a désormais «honte» de son «homme à Abidjan», même si des réseaux puissants continuent de le soutenir, y compris et surtout au Quai d’Orsay, où règne le Françafricain Laurent Fabius.

Plus profondément, l’incapacité pratique de Ouattara à stabiliser durablement la Côte d’Ivoire et à servir – comme Félix Houphouët-Boigny hier – d’efficace relais en Afrique de l’Ouest le rend, au fond, presque «inutile». Dans un premier temps, les Occidentaux lui ont donné tous les moyens pour réussir une pacification «à l’ancienne», c’est-à-dire par la terreur puis la fabrication de «l’unité nationale». Mais il n’a réussi qu’à établir un système violent, porteur de risques pour l’avenir proche, garanti par une force armée disparate, illettrée et criminalisée, et qui ne peut survivre en dehors de la présence structurelle de forces internationales mises en situation de soutien à une dictature qui n’est plus si naissante que cela. Intronisé chef de la Françafrique par Nicolas Sarkozy, il n’a pas d’armée et ne peut donc pas fournir de troupes pour aller, par exemple, au Mali – et doit subir les sarcasmes d’un Idriss Déby qui explique très clairement qu’il faut arracher le dossier à la CEDEAO donc au couple ivoiro-burkinabè si l’on veut qu’il envoie ses hommes au combat. Au-delà des aspects «logistiques», Ouattara ne semble pas particulièrement briller par son habileté manœuvrière et sa capacité à trouver des solutions ingénieuses aux problèmes sous-régionaux en dehors d’un bellicisme de mauvais aloi. L’insécurité et la corruption compromettent une véritable reprise économique dans l’ancien poumon de l’Afrique de l’Ouest francophone. «Tout ça pour ça ?», soupirent les chancelleries.

Les mois qui viennent s’annoncent politiquement passionnants en Côte d’Ivoire. Le régime peut-il abandonner sans s’affaiblir profondément la «gouvernance par la violence» décryptée avec talent par le politologue Michel Galy, et qui lui a jusqu’ici si bien réussi ? Alors qu’il est mis au pied du mur par ses alliés internationaux, peut-il s’en sortir par la pratique de la seule politique et de la négociation, qu’il répugne profondément ? Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), d’abord soudé par une allégeance commune à la France et à la «communauté internationale», survivra-t-il alors que le PDCI se soumet au RDR d’abord et avant tout parce qu’il croit que c’est ce que Paris veut de tout son cœur ?

Alors que des signes montrent qu’une partie de la «communauté internationale» parie désormais sur une normalisation démocratique, n’est-il pas temps qu’une vaste coalition allant des partis politiques aux activistes des droits de l’Homme, en passant par les syndicats et les associations de jeunesse, se mette en place sur la base d’une plateforme minimale de re-démocratisation du pays afin de profiter au maximum des frémissements que l’on peut observer sur l’échiquier diplomatique ? Le débat est ouvert.

Par Théophile Kouamouo

nouveaucourrier

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Crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Me Ciré Clédor Ly (avocat international inscrit à la Cpi) :

«Alassane Ouattara pourrait être recherché par la CPI »

 

30 juillet 2012 –Notre voie -

ImageCélèbre avocat international sénégalais, Me Ciré Clédor Ly est inscrit à la Cour pénale internationale (Cpi) à La Haye et au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir). Il est le conseil principal de Mme Simone Gbagbo et de Michel Gbagbo mais également de l’ex-chef de l’Etat Tchadien exilé à Dakar (Sénégal), Hissène Habré. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée au quotidien Notre Voie à Abidjan, Me Clédor Ly parle de ses clients, Simone et Michel Gbagbo, de la Justice internationale face à la situation ivoirienne, des cas Guillaume Soro et Alassane Ouattara.

  

Notre Voie : Vous avez rencontré, la semaine dernière, votre cliente l’ex-Première dame, Mme Simone Gbagbo, détenue à Odienné, nord de la Côte d’Ivoire, depuis plus d’un an. Sur le chapitre de la fréquence de vos rencontres, à quel rang peut être située cette visite?

 

Me Ciré Clédor Ly : Depuis les arrestations arbitraires et les enlèvements,comme je les ai toujours appelés, de Mme Simone Gbagbo, de Michel Gbagbo et du Président Gbagbo, sur les douze derniers mois, j’en ai presque passé cinq en Côte d’Ivoire. Pour essayer de leur rendre visite, de prendre connaissance du dossier, de leur faire part des différentes procédures que j’ai engagées pour leur compte, des différentes démarches que j’ai entreprises et même du lobbying que je mène en toute discrétion. Tout cela afin de trouver une bonne et véritable issue à cette affaire. Je ne dénombre plus le nombre de fois que j’ai eu à leur rendre visite. Aussi bien le Président Gbagbo qu’à Madame. Chaque fois que je viens en Côte d’Ivoire, c’est au moins un mois que je passe sur place. C’est vrai que je perds énormément de temps à chercher à obtenir des autorisations de visite qu’on me délivre très rarement. La difficulté majeure que j’avais, c’était avec Michel (Gbagbo, ndlr). J’étais excédé et j’avais pris la décision de voir les Ong internationales de défense des droits humains pour le faire figurer au chapitre des personnes disparues. 

N.V.: Pourquoi cela

Me C. C.L : C’est inadmissible que pendant un an, depuis l’enquête préliminaire qui a été menée par le procureur Simplice Kouadio Koffi, il m’était impossible de voir Michel.

 

N.V. : Aviez-vous entrepris des démarches dans ce sens et que vous a-t-on répondu ?

Me C.C.L. : Toutes les démarches nécessaires et même inimaginables ont été entreprises. J’ai saisi toutes les autorités de ce pays. Les correspondances certifiées sont là. Je n’ai obtenu aucune réponse. Après les inculpations, au moment où j’avais reçu l’autorisation de lui rendre visite…

 

N.V. : Un an après ?

Me C.C L : Tout à fait, un an plus tard. J’ai appris qu’il était à la Pisam (polyclinique internationale sainte Anne Marie d’Abidjan). J’ai fait le pied de grue pour le voir. J’ai prolongé trois fois mon billet d’avion. Mais c’était impossible de le voir. Finalement, je me suis rendu compte que le juge d’instruction ne maîtrisait même plus la détention de Michel et ne pouvait pas m’être très utile à ce propos.

Je me suis adressé aux droits de l’homme qui ont essayé, mais c’était toujours impossible.

 

N.V. : Où se situait l’obstacle ?

Me C.C.L. : Je l’ignore. On ne pouvait pas savoir où se trouvait Michel alors il pouvait être éligible au chapitre des personnes disparues. Quand je suis retourné à Dakar et que j’ai initié des contacts, j’ai appris qu’il avait quitté la Pisam pour la prison de Bouna. Et qu’il avait été entendu dans le cadre de la procédure. Sinon, personne ne pouvait dire avec exactitude où était détenu Michel. En dehors des déclarations qui ne pouvaient pas être vérifiées.

 

N.V. : En définitive, vous avez rencontré votre client. Quand l’avez vous fait ?

Me C.C.L. : Je l’ai rencontré, en définitive, le vendredi 20 juillet dernier à la prison de Bouna. Il était très enchanté de me voir. J’ai découvert un monsieur qui avait hâte de voir ses avocats. Il a également besoin d’être informé de sa famille. Il n’a droit à aucune communication. Même si aujourd’hui on ne peut plus le considérer comme un prisonnier ayant disparu, il est quand même éligible au chapitre des personnes subissant de mauvais traitements.

 

N. V. : Vous l’avez constaté à Bouna ?

Me C.C.L. : Vous savez, les mauvais traitements sont caractérisés par un certain nombre de situations. Michel est incarcéré dans des conditions très difficiles. La prison de Bouna, je le dis souvent, n’en est pas une. C’est une prison où l’on risque sa vie.

Michel et ses codétenus vivent avec des reptiles. Cela peut être constaté par une mission de vérification ou de contrôle, ou une mission humanitaire de droits de l’homme qui ne soit pas partisane. Elle se rendra compte que ces personnes vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. En dehors de cela, Michel particulièrement n’a pu voir aucun membre de sa famille. C’est inadmissible. Il n’a pu voir l’un de ses avocats que lors de son interrogatoire. Alors que moi, j’étais à Dakar et je n’étais pas informé de cet interrogatoire. C’est le 20 juillet dernier qu’il m’a vu et j’ai senti qu’il était gourmand.

 

N.V. : C’est-à-dire ?

Me C.C.L. : S’il pouvait m’avaler, il l’aurait fait. Tant il avait besoin d’une telle visite. On avait aussi beaucoup choses à partager. Parce que pendant un an, il y a eu du travail au niveau de la Cour de Justice de la Cedeao, des décisions rendues en sa faveur que l’Etat de Côte d’Ivoire refuse d’exécuter. Il y a des démarches que nous avons entreprises à d’autres niveaux puisque Michel est également citoyen français. Il a aussi la nationalité française. Il fallait lui faire des comptes-rendus sur tout cela. Il posait des questions et voulait savoir l’évolution des choses. Ce qui fait plaisir, c’est qu’il fait confiance en ses avocats.

 

N.V. : Vous l’avez dit, le nouveau pouvoir ivoirien refuse d’appliquer la décision rendue par la Cour de Justice de la Cedeao concernant votre client. Quel recours vous reste-t-il ?

Me C.C.L. : Vous savez, l’actuel pouvoir en Côte d’Ivoire bénéficie de la complicité de la communauté internationale dans cette affaire. De bout en bout.

Nous ne sommes pas dans un contexte où les gens sont friands de vérité, la recherchent ou même sont prêts à réclamer la justice. Je le dis sous mon entière responsabilité, il y a un parti pris terrible de la communauté internationale. Les violations et les manquements graves, tout le monde le sait, nous nous en sommes plaints à plusieurs niveaux.

Figurez-vous, qu’en tant qu’avocat contrairement aux dispositions du code de procédure pénale ivoirien, je suis obligé d’avoir l’autorisation du juge. Alors que ma constitution suffit pour voir mon client, à tout moment. Il faudrait que les juges soient assez gentils pour m’autoriser à voir mon client. Que nous tombions d’accord sur une date pour y aller. Que le procureur de la République donne son visa. Des tracasseries qui ajoutent à la loi.

Qui, en réalité, constituent des violations flagrantes des droits de l’homme. Des conditions qui font que nous ne sommes pas un contexte où il est possible d’avoir une chance à un procès équitable.

 

N.V. : Vous pensez qu’un procès équitable pour vos clients constitue un leurre ?

Me C.C.L. : Le pouvoir ivoirien actuel n’est même pas dans la dynamique d’organiser un procès équitable. C’est la Justice des vainqueurs.

Ils ont besoin de châtier et de terroriser à travers l’appareil judiciaire. Et l’appareil judiciaire, en réalité, est un bras armé du pouvoir.

C’est une succursale du pouvoir. Il y a une chasse aux sorcières qui est bien orientée et la communauté internationale, hypocrite, assiste à tout ça. C’est inadmissible. Et pendant ce temps, on crie aux droits de l’homme.

 

N.V : Le tableau sombre pour Michel Gbagbo que vous avez dressé, plus haut, est-il valable pour Simone Gbagbo ?

Me C.C.L : Il faut que la communauté internationale se penche sur les deux cas.

En réalité, l’arrestation de Michel suit la logique d’un harcèlement des vainqueurs sur les vaincus. On ne peut pas trouver un chapitre de responsabilité qu’on pourrait lui coller. Le seul délit qu’il a commis, c’est une infraction génétique. C’est parce qu’il est le fils du Président Gbagbo. Cela tout le monde le sait. C’est alors choquant que tout le monde se taise.

Voilà quelqu’un qui risque sa vie en prison. Parce qu’il est malade. Il avait été piqué par un scorpion. On ignore si c’était venimeux ou pas.

Concernant Mme Gbagbo, c’est peut-être le délit de cohabitation conjugale qu’on lui reproche. On l’a trouvée aux côtés de son mari…

 

N.V. : Vous estimez que son dossier est vide ?

Me C.C.L : En tout état de cause, je ne peux pas entrer dans les éléments de l’information mais tenez pour pris qu’en dehors du délit de cohabitation conjugale et de fidélité, on ne peut rien lui reprocher. Mme Simone Gbagbo est âgée. Elle a 62 ans. Voilà une femme qui, pour la Côte d’Ivoire, a pris beaucoup de risque. Elle a déjà fait la prison politique et a été violentée et blessée. Les séquelles de ce martyre existent encore. Et avec l’âge, elles se ravivent. Ce qu’elle a également subi, le 11 avril 2011, au moment de son arrestation, tout le monde l’a suivi. La communauté internationale doit s’intéresser à cela. Et puis, tous ces mouvements de femmes qui sont prolixes, ils ont l’occasion de dire : « Non, arrêtez tout ça ! ». Parce qu’aujourd’hui, toutes les femmes sont ainsi menacées. Quand on trouvera une femme aux côtés de son mari qu’on vient arrêter, rien n’empêchera qu’on lui colle les mêmes infractions.

Ce qu’on reproche visiblement à Mme Gbagbo, c’est d’être restée auprès de son époux, d’avoir respectée son engagement du mariage et sa foi de chrétienne catholique.

 

N. V. : Comment l’avez vous trouvée à Odienné sur son lieu de détention ?

Me C.C.L. : Moralement, c’est une dame extrêmement forte qui a un caractère qui force l’admiration. C’est une femme lucide et très intelligente.

Elle est également très courageuse dans les épreuves. Sa famille lui manque beaucoup. Mme Gbagbo respecte énormément les liens sacrés du mariage. Chaque fois qu’une question se pose, elle me demandait, avant que son mari ne soit transféré à La Haye : « qu’en pense mon mari ? ». Quand je lui disais la position du Président. Elle me rétorquait : « alors je m’aligne ». Lorsqu’elle discute, on sent tout de suite que c’est une femme qui a la tête sur les épaules.

 

N.V. : Vous parliez de justice des vainqueurs, s’agissant de la procédure concernant vos clients. Est-ce à dire qu’il n’y a plus d’espoir ?

Me C.C.L : Il est manifeste que si la communauté internationale ne pèse pas de tout son poids pour obliger le Président de la République et les autorités actuelles de la Côte d’Ivoire à aller dans le sens d’une véritable réconciliation, rien ne se fera dans ce sens. Un homme qui a fait, au pire des cas 46% des suffrages des Ivoiriens et au meilleur des cas, 52% des suffrages, il ne faut pas évacuer aujourd’hui cette question.

En tout cas à mon niveau, elle est pendante devant la Cedeao. La Cour de Justice de la Cedeao a mis, pour l’instant, le bébé à côté en se disant certainement d’attendre ce qui se passera à la Cpi. Je trouve que cela n’est pas juste parce que la question doit être évacuée.

Elle est entière. On ne peut pas ignorer le Président Gbagbo, son parti et ses partisans. Si l’on veut que ce pays retrouve la paix et sa place au sein de la communauté internationale, qu’il se développe, que les violences cessent et qu’il y ait une justice, il faudrait qu’on oblige ceux qui aujourd’hui sont au pouvoir à une véritable réconciliation. Sinon ce sera une extermination judiciaire. Beaucoup de personnes vont mourir avant le procès, d’autres seront condamnés à perpétuité sans aucune preuve. Parce qu’on ne poursuit pas ici la justice.

 

N.V : Qu’est-ce que pouvoir ivoirien actuel poursuit, selon vous ?

Me C.C.L : Ce qu’il poursuit, en fait, c’est la vengeance et la correction. Nous sommes dans la logique d’une expédition punitive et non dans celle de procès.

 

N.V : Les acteurs de la Justice ivoirienne que vous avez rencontrés ont-ils conscience de la gravité de la logique dans laquelle ils sont embarqués ?

Me C.C.L : Nous avons tous des problèmes avec l’organisation juridique française que nous avons adoptée. Que ce soit en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou ailleurs en Afrique francophone. Le ministère public a l’opportunité des poursuites. C’est lui qui dirige les activités des officiers de police judiciaire et il a un lien hiérarchique avec le ministère de la Justice. Le ministre de la Justice est nommé par le Président de la république.

Donc, vous avez l’Exécutif qui contrôle le Judiciaire. Et ce ne sont pas souvent des institutions, mais de simples pouvoirs qui ne résistent pas aux institutions en place. A partir de ce moment, c’est toujours des directives qui sont données du côté du pouvoir exécutif. Des personnes qui sont ciblées. La plupart du temps sur la base de calomnies et de mensonges.

Souvent sur de simples déclarations, des personnes sont arrêtées. Ou bien sur des mesures arbitraires. Parce que je me demande sur quel fondement, un procureur de la République peut faire des réquisitions à des banques pour leur demander de bloquer les avoirs de citoyens qui ne sont pas poursuivis. Qui n’ont commis aucun crime, aucun délit et contre qui il n’existe aucune plainte.

On agit simplement parce qu’on a reçu l’ordre de le faire et qu’on aurait soupçonné qu’ils financeraient telle ou telle chose. En tout cas, moi ce que je vois, ce sont les appartenances politiques qui sont visées. Le procureur de la République prend un réquisitoire introductif qui demande qu’on inculpe untel, le juge d’instruction suit. Parce qu’en Afrique, on pense que c’est ça. Mais je dis que le juge d’instruction peut refuser d’inculper. On oublie cela, en Afrique.

 

N.V. : Des rumeurs persistantes relayées par certaines officines proches du pouvoir ivoirien font état d’un éventuel transfèrement de Mme Simone Gbagbo à la Cpi. Est-ce vrai ?

Me C.C.L. : Aujourd’hui, personne ne peut dire avec exactitude ce qui se passe.

Cependant nous sommes prêts pour toutes les juridictions. Il est vrai que le précédent procureur de la Cpi, Luis Moreno Ocampo, avait formulé des menaces comme quoi les poursuites contre le camp Gbagbo concerneraient trois personnes…

 

N.V. : Votre cliente figurait au nombre des ces trois personnes ?

Me C.C.L. : Il y avait des rumeurs. Mais en tout état de cause, Mme Gbagbo étant en prison, on avait supposé qu’elle serait concernée. Mais je vois mal la justice internationale poursuivre une personne parce qu’elle a été une épouse fidèle qui était aux côtés de son époux au moment des faits. Ensuite, il y a eu des bruits disant que trois personnes dans le camp Ouattara serait poursuivies.

N.V. : On parle notamment de Guillaume Soro…

Me C.C.L. : Mais pourquoi exclut-on Alassane Ouattara ? Pourquoi ?

 

N.V. : Parce ce qu’il est aussi visé par la Cpi, selon vous ?

Me C.C.L. : Vous savez, la justice internationale poursuit les auteurs mais également ceux qui peuvent influer sur les crimes commis contre l’humanité. Les crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire, ce ne sont pas les auteurs qui sont les seuls coupables mais aussi les soutiens qui sont derrière. Les intelligences et les instigateurs qui poussent à l’acte.

Ceux qui mettent en place des politiques qui aboutissent à ces crimes. En cela, personne n’est exclut. Tous ceux qui ont des responsabilités politiques, financières et militaires peuvent être recherchés. Alassane Ouattara, c’est une direction politique. Pourquoi l’exclut-on de fait ? Alassane Ouattara pourrait être recherché pour la responsabilité des faits qu’auraient commis des milices qui se réclameraient de lui. Personne n’est épargné.

Aujourd’hui, tout le monde peut spéculer à souhait. Mais la Cpi doit presser le pas pour rétablir la balance. Il y a une rupture de l’équilibre. Le sentiment répandu en Afrique et ailleurs, c’est que la Cpi ne s’intéresserait qu’au camp du Président Gbagbo. Il faudrait que l’équilibre soit établi. Maintenant que des inculpations à la va-vite ont lieu en Côte d’Ivoire pour peut-être assurer l’impunité au camp Ouattara, ce n’est pas comme cela que la procédure pénale internationale fonctionne. Il y a des dispositions du Statut de Rome qui ont prévu toutes ces manœuvres.

Donc tout le problème est de savoir si la Cpi ira jusqu’à lancer des mandats d’arrêt contre un chef d’Etat en exercice, Alassane Ouattara ; un président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro et d’autres chefs de guerre. Telle est la question. C’est la crédibilité de la Cpi qui se joue en Côte d’Ivoire. Si elle se limite au jugement du Président Gbagbo, elle perdra beaucoup de sa crédibilité. Alors qu’elle fonde des espoirs sur l’idéal de justice. En tant qu’avocat inscrit à la Cpi, je serais très déçu, s’il n’y a que le Président Gbagbo qui se retrouve là-bas.

 

N.V. : Lors de sa prestation de serment, le 15 juin dernier à La Haye, le nouveau procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, a promis d’agir en toute indépendance. Cette profession de foi vous paraît-elle digne de confiance ?

Me C.C.L. : Bensouda est là pour la communauté internationale. Elle est censée travailler dans l’intérêt universel. Et non pour un clan ou un autre. Le procureur Ocampo a pêché par ses déclarations malheureuses et orientées. Alors qu’on doit être prudent. Lorsqu’on envoie des personnes à la Cpi suite à des autorisations de poursuites faites par la chambre préliminaire, cela ne signifie pas que ces personnes sont coupables. On va s’assurer de la présence des personnes qui peuvent même ne pas comparaître par mandats d’arrêt. Mais par de simples invitations ou citations à comparaître. Les personnes peuvent venir et comparaître libres. Après la vérification d’identité, on renvoie à l’audience de confirmation des charges et là on peut trouver que les charges ne sont pas suffisantes.

Aujourd’hui, rien n’atteste que les charges ne seront pas infirmées par la Cpi concernant le Président Gbagbo. Il faut donc que l’on soit prudent. Il faut encourager Fatou Bensouda à faire son travail en toute conscience et en dehors de toute pression. Parce qu’il est vrai que l’Occident essaie de contrôler la Cpi. Et si nous ne faisons pas attention, l’Afrique sera le bétail. Par ailleurs, il y a un bras de fer entre la Cpi et l’Etat de Côte d’Ivoire qui n’a pas ratifié le Statut de Rome. Mais la Côte d’Ivoire a accepté que s’exerce la compétence de la Cour sur les événements de 2002 à ceux de la crise postélectorale de 2010.

Mon interprétation, c’est que Bensouda tient à ce que l’équilibre et la Justice se fassent. Maintenant il y a une résistance parce que ça va faire mal. Pourquoi ne pas utiliser les dispositions du chapitre 7 de la charte des Nations Unies. Qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre d’une réconciliation nationale. Parce que sans la réconciliation, je crois que la Côte d’Ivoire va s’enliser. C’est ma conviction personnelle.

 

N.V. : La crise ivoirienne qui perdure a une dimension internationale indéniable. Est ce qu’on peut aller véritablement à la paix en Côte d’Ivoire sans le mea culpa et l’implication impartiale de la communauté internationale ?

Me C.C.L. : Vous avez effectivement raison. La guerre en Côte d’Ivoire n’était pas seulement interne qui opposerait uniquement des citoyens ivoiriens. Il y a eu des agressions de l’Onuci et de la force française Licorne.

C’est en cela que le conflit possède une dimension internationale. Donc les choses sont beaucoup plus complexes qu’on tente de le faire croire. 

 

Interview réalisée par Didier Depry

le blog de steve beko

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quand l'Eléphant monte au sommet

Les dessous du périple parisien

 

Dramane au cours de son dernier voyage à Paris aurait passé un grand deal avec Hollande.

Selon mon contact, Dramane est allé faire une totale allégeance à Hollande. Il est allé vendre son âme pour son soit-disant pouvoir, en promettant de gros contrats aux sociétés amies d'Hollande et reversement de commissions diverses au PS. Voici ce que Sarkozy (véritable parrain du voyage) a bouclé en s'appuyant sur Laurent Fabius le négrier. De leur fameuse rencontre il ressort ceci:

Dramane a fait un plaidoyer pour que la France empêche un coup d'état qui serait en formation depuis le Ghana. Selon Dramane, les futurs faiseurs de coup d'état (pro-gbagbo) auraient prévus de faire sauter le 43ème Bima. Et que ces derniers attendaient d'attaquer concomitamment avec l'opération de la CEDEAO au Mali. Que ces derniers auraient fait sortir pleins de sous en occurrence Koné Katinan et Mangly Alphonse.Dramane aurait remis les rapports des renseignements à cet effet à Hollande.

ALORS VOICI CE QUI A ÉTÉ ARRÊTÉ:

- La France doit reprendre son appui militaire en CI,

- Dramane doit livrer au moins quelques commandants de zones. Ce qu'il a promis avec assurance à Hollande. C'est pourquoi, il avait dit depuis l’Élysée: L'impunité est terminée en CI.

- Faire arrêter les ex compagnons de Gbagbo soupçonnés d'avoir les moyens pour financer une rébellion en CI! Ce sont : Ahoua Don mello, Blé goudé, Katinan Koné, Mangly Alphonse, Monnet Léon , Kadet Bertin etc. Pour réussir leur coup, une mission franco-ivoirienne est prévue au Ghana ces temps-ci. Car pour eux, le dramani doit jouer le même rôle que Goodluck.

Goodluck pour ceux qui le savaient pas, était président intérimaire au Nigéria quand la crise post électorale avait déclenché. Il a fallu qu'il joue le jeu de la France pour que celle-ci l'impose au Nigéria. C'est pourquoi une visite de Goodluck Jonathan est prévue au Ghana pour préparer le terrain de la mission franco-ivoirienne. En tout cas, ils veulent mettre les bouchées doubles. C'est ce qui a justifié la célérité avec laquelle, le Dramani a été choisi comme candidat du parti au pouvoir. Lui à son tour, doit livrer impérativement, les noms que j'ai cité dans ce texte. En tout cas, les tractations sont très denses en ce moment. C'est bien entendu fort, que Dramane s'est encore répandu sur RFI avec des menaces très claires le lendemain de sa rencontre avec Hollande. Il avait dit " Lida ne sera pas le dernier, d'autres vont suivre bientôt".

Je voudrais rappeler au uns et autres, que la reconquête de notre pays ne dépend que de nous. Et que TOUS CEUX QUI ONT LES MOYENS ET QUI SE TROMPENT EN FAISANT CROIRE QU'ILS N'ONT RIEN se réveillent de leur coma. Dramane lui, il sait que vous avez l'argent. Et il ne jouera pas avec vous!

Pour mes frères et sœurs au Ghana, soyez très vigilants car vous n'avez plus d'amis là-bas. Vous avez encore deux ou trois semaines de paix dans ce pays!

Le complot contre notre pays n'a pas encore fini de nous montrer toutes ses facettes.

TANT QUE TOUT EST CALME, C'EST LE MOSSI Dramane qui continue de massacrer les ivoiriens!!!!!!!.....

HAUT LES CŒURS!!!!!

QUE DIEU BÉNISSE LA CI!!!! —

déjà Flamby a envoyé des unités d'élites du COS pour se battre aux côtés des FRCI et dozos dans le sud ouest de la Côte d'Ivoire (région de Duékoué) où allaSSane dramane à fait déjà massacrer plusieurs centaines d'ivoiriens pour leur voler leurs terres et les donner aux burkinabés!!!!!!!!!!...........

lu sur la toile

00:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |