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30/06/2012

Précisions

sur les sources de l'article d'un lit à l'autre…

 

Voir ici l'extrait du câble diplomatique américain classé « SECRET/NOFORN », le plus haut degré de classification possible (« NOFORN » signifie « non communicable à des citoyens étrangers »).(1)

 

Paragraphe concernant les raisons de l'aversion de Jacques Chirac pour Ouattara :

image

et sa traduction :

 

« Interrogé sur l’éventuel maintien de contacts du gouvernement français [GOF, “government of France”, ndlr] avec Ouattara, Foucher a dit qu’il n’y en avait plus.

Demandant que ses observations soient traitées en confidence, Foucher (protéger strictement) a dit que la raison pour laquelle le gouvernement français n’avait pas maintenu le contact avec Ouattara était l’opposition du président Chirac au “mariage à Paris” de Ouattara avec “la femme” [en français dans le texte, ndlr] de Houphouët-Boigny.

Foucher a répété ce commentaire quand nous lui avons demandé si nous l’avions correctement compris.

Foucher a indiqué que les sentiments de Chirac vis-à-vis de Ouattara étaient tels que personne, au ministère des Affaires étrangères ou à la présidence, ne cherchait le contact avec Ouattara. Le contact, a-t-il dit, est maintenu à travers “d’autres canaux” (NFI) [National Foreign Intelligence, la DGSE, ndlr]. »

 

rue89.com

______________________________________________

 

(1) C’est le 20 avril 2005 que Bruno Foucher, alors sous-directeur pour l’Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay, rencontre le diplomate de l’ambassade américaine à Paris chargé du dossier Afrique « Africa Watcher ».

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"la récréation est terminée …"

Que veut Alassane Dramane Ouattara?

29 juin 2012

Alassane Dramane Ouattara voulait le pouvoir  par tous les moyens et il l’a eu. S’il n’a pas les capacités intellectuelles pour diriger,  qu’il parte ! Quand on est sûr d’avoir été choisi par le peuple, on ne craint personne. Lui, l’homme de la soi-disant communauté internationale, que n’a-t-il pas comme protection pour aller raconter des histoires à faire dormir debout à la télévision nationale ? Le mensonge est comme  la ceinture, elle serre toujours son auteur, dit un adage ivoirien. Si l’homme que tous les financiers et les grands groupes capitalistes voulaient imposer à la Côte d’Ivoire est là, le pays devrait être tranquille ; leur sens de la démocratie étant atteint.  Si le peuple est calme, ADO  est inquiet, s’il manifeste dans les rues, ADO  panique, alors une petite question : Que veut Alassane Dramane Ouattara ?

Nous pensions que M. Alassane Dramane Ouattara ne ferait pas comme Laurent Gbagbo qui a reconnu certes avoir été  mal élu, donc  de façon calamiteuse, mais n’a pas tiré les conséquences de ce constat en remettant en cause  son mandat. Quand on se veut  démocrate, on respecte d’abord la volonté du peuple mais aussi  les institutions de son pays. Suivez mon regard !

N’est-ce pas parce que les partisans d’Alassane Dramane Ouattara sont conscients qu’il n’a pas réellement gagné les élections qu’ils  craignent  un coup d’Etat qui viendrait  rétablir la vérité des urnes ? Cet homme que  ses thuriféraires désignent comme un homme d’honneur a, en réalité,   moins de dignité qu’une prostituée de la rue princesse. A preuve, il a menti au peuple de Côte d’Ivoire sur plusieurs points :

Primo,  il s’est moqué de la recherche par Laurent Gbagbo de l’initiative du point d’achèvement PPTE ;  le voilà qui s’arc-boute sur cette qualité et laisse la presse de son bord dire des contre-vérités sur la question.

Secundo, il  a juré  de rendre ce pays ingouvernable grâce à ses appuis internationaux qui ne sont rien d’autre  que de piètres individus comme Nicolas Sarkozy (Il va bientôt connaître les affres de la prison après tous ses manquements sordides). Maintenant, il  a peur de la chienlit qu’il a installée dans le pays dont à l’Ouest en particulier. Pourtant, c’est bien lui qui  commande les agissements des FRCI-Dozos. C’est bien sa marque déposée dans l’Histoire de ce pays.

Tertio, toute la clique de ses suiveurs, d’indécrottables putschistes raisonnent comme des gens moralement propres. Auraient-ils la mémoire trop courte pour croire qu’en 1999 ils n’ont rien  fait au régime Bédié ?  Ensuite,  après l’avènement  de Robert Gueï,  ne sont-ils  pas responsables des malheurs des Ivoiriens depuis la rébellion de 2002 ? La Côte d’Ivoire débute peut-être avec  eux ; on a mal au cœur   quand on les écoute se  fendre  dans  des  leçons de respect de légalité constitutionnelle !

A quoi sert le  couple  Bédié-Banny  dans la Côte d’Ivoire actuelle ? Qu’ils sachent  tous ces deux individus qu’un mensonge quel le que soit sa manière de se traduire, ne devient jamais une vérité. Par haine de Laurent Gbagbo, ces deux  personnes  ont forgé la guillotine de la Côte d’Ivoire…  Alassane Dramane  Ouattara  a seulement promis à son aîné de gouverner sous  son autorité morale, chose qu’aucune disposition constitutionnelle ne prévoit d’ailleurs, et voilà Bédié aux anges. De la pure naïveté  en tant qu’ancien compétiteur recalé !

                                                    La roue tourne

Le parti républicain pense-t-il parfois à son retour dans l’opposition ?  Alassane Dramane Ouattara se croit tout puissant en ce moment, mais il a oublié que Nicolas Sarkozy, son inconditionnel qui a fait jeter  Laurent Gbagbo en prison,  a perdu lamentablement le pouvoir. Or Sarkozy a eu la chance d’être régulièrement français. ADO sait que quoiqu’il fasse, quand son règne prendra bientôt fin, ce ne sera plus une traversée du désert, c’est l’enfer que les Ivoiriens lui réserveront. Sa nationalité n’est même pas un acquis. Il a par accident été admis à être candidat,  au nom de la paix que voulait Laurent Gbagbo.   L’Histoire retient quelques noms d’anciens présidents  déchus de la nationalité du pays qu’ils ont gouverné  alors ; que personne ne s’étonne de ce qui arrivera.  Nous changerons et les lois et toutes les traces de ce régime pervers. Tous les Nordistes installés en zone forestière qui ont  trempé dans le génocide perpétré par le  régime ADO doivent savoir que leur place ne peut plus être garantie au sud. On les avait reçu chez nous parce qu’on pensait qu’ils étaient des nôtres, mais après ce que nous avons vécu, nous ne sommes plus prêts à faire quoi que ce soit avec eux, quel que soit ce que cela nous coûtera.  La soi-disant réconciliation nationale, ils peuvent toujours la faire pour se faire plaisir. Tant qu’il n’y aura pas de Bhétédougou, Didadougou, Akiédougou Etc.  au nord, il n’y aura plus de dioulabougou au sud. Sur ce point au moins, on est  tous d’accord,  eux et nous. Avant d’agir, il leur appartenait de réfléchir. Ils ont hélas  préféré mettre du sable dans leur nourriture…

Nos frères Baoulés qui reconnaissent avoir une alliance avec les nordistes  et autres, sont libres, mais leurs élucubrations ne nous engagent pas.  En attendant un  frère  Baoulé nationaliste,  moins  porté sur des valeurs coutumières d’un autre âge  et  qui saura rompre avec le « nanaïsme » à la Bédié se fabriquant une ascendance imaginaire de noblesse Akan, nous continuons le combat. Un leader patriote  sortira très bientôt  de ce septentrion ivoirien pour mettre l’estocade à ce régime sanguinaire, afin que les vrais ivoiriens se retrouvent… Ce qui est fait étant  fait, nous disons que  Les FRCI et les Dozos ont eu leur heure de gloire. Qu’ils  n’oublient pas et ne se fatiguent pas, car  on les aura à l’usure : Celui qui est fort le matin ne le sera pas au coucher du soleil, c’est une vérité biblique…  Nous ne sommes pas haineux, mais nous n’acceptons pas ceux qui ne nous portent pas dans leur cœur. Le dozo Zakaria Koné a été persévérant pour  voir le pouvoir Gbagbo chuter. Eh bien, nous lui retournons l’ascenseur, inutile de croire que la présence des dozos  nous fera accepter  le régime de coup d’Etat électoral d’ADO.

Enfin, puisque le régime Ouattara nous incite au coup d’Etat, il sera servi ; mais ce ne sera pas lui qui tiendra les cartes en main. Nous le ferons tomber en temps et en heure  décidés par nous et ceux qui soutiennent notre cause. Anouar-El- Sadate était l’homme le mieux gardé au monde, on a vu comment il a terminé. John F. Kennedy a connu un sort brutal similaire, ce n’est pas faute d’avoir été bien gardé.  Alors  Hamadou « cimetière » devrait méditer cette dure réalité avant de lancer que tous ceux qui s’attaquent à Alassane Dramane Ouattara terminent au cimetière. On n’a pas besoin de tout un peuple pour se débarrasser d’ADO, voilà qui est clair ! On sait que les jeunes gens comme Ahmed Bakayoko sont des gens fougueux, si ADO les a nommés  pour raconter des fables au pays, c’est leur problème, quant à nous, nous estimons que la récréation est terminée …

Louis-Freddy Aguisso

Infodabidjan.net

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29/06/2012

Assemblée Nationale :

Jean-Louis Debré «parle» à Soro Guillaume

29 Juin 2012-L’Eléphant déchainé -

Assemblée Nationale : Jean-Louis Debré «parle» à Soro GuillaumeActuel président du Conseil Constitutionnel français et ancien président de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs présidents de l’Assemblée nationale que la France ait jamais eu.

Invité de Frédéric Rivière (RFI) dans son émission « l’Invité du matin » du mardi 26 juin 2012, Jean-Louis Debré a défini le rôle d’un président de l’Assemblée nationale. Il s’exprimait à la faveur de l’élection du nouveau président du Parlement français, Claude Bartolone. «L’Eléphant» qui l’a écouté, a pensé qu’il s’adressait aux députés ivoiriens et particulièrement au premier d’entre-eux, Soro Guillaume. Nous vous proposons les propos de Jean-Louis Debré.

« (…) Le président de l’Assemblée nationale est le symbole de la démocratie parlementaire. Son rôle est d’assurer le bon fonctionnement de l’Assemblée nationale. C’est-à-dire que chacun puisse s’exprimer quelle que soit sa tendance, que le processus législatif puisse être mené à son terme.

Et aussi, assurer le contrôle que le parlement, l’Assemblée nationale exerce sur le gouvernement et l’Administration. Car, le parlement a deux fonctions. Voter la loi, mais aussi contrôler le gouvernement, contrôler l’Administration ; et c’est la fonction aujourd’hui de plus en plus importante des parlements.

Et donc, c’est le président du parlement qui est garant de cela. Mais à l’intérieur de ce processus législatif et à l’intérieur de ce processus de contrôle, il doit faire en sorte, par son autorité, que ceux et celles qui ne sont pas au pouvoir aient autant de pouvoir que ceux et celles qui sont au pouvoir. Parce que tous les députés, quels qu’ils soient, représentent la nation. Le président de l’Assemblée nationale est là pour résister aux pressions de la majorité parlementaire, c’est un homme libre qui n’appartient à personne, qui n’appartient pas au pouvoir, qui n’appartient pas à l’opposition.

A partir du moment où il est le président, il n’appartient plus à un groupe parlementaire. Il faut qu’il respecte tout le monde, qu’il respecte chaque député ; parce que chaque député, quelle que soit son origine, quel que soit son département, quelle que soit son étiquette politique, est un député à part entière, avec les mêmes droits. Le président de l’Assemblée nationale ne doit pas être un homme de parti.

Il doit être libre et fier d’être le président de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas un job facile, mais si on considère qu’on est là pour faire en sorte que l’expression de la volonté générale s’exprime et qu’on n’est pas là pour faire prévaloir les intérêts d’un parti, d’un groupe ou de qui que ce soit, alors, on sera un bon président. Il faut être libre. L’Assemblée nationale n’est pas l’antichambre d’un gouvernement, l’Assemblée nationale a une autonomie, elle est l’Assemblée. Et par conséquent le président, il est libre vis-à-vis de tout le monde. Parce qu’il est l’Assemblée nationale… »

En voilà des idées.

On ose espérer que Soro Guillaume va s’en inspirer. Lui qui, le mercredi 25 avril dernier à Yamoussoukro, lors de l’ouverture de la 1ère session ordinaire, se prenant pour un militant du Rdr, a passé son temps, pendant son discours, à lécher les bottes du chef de l’Etat.

D.S.

2ivoires.net

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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

7 casques bleus tués à l’Ouest: Le rapport de l’ONUCI n’est pas sérieux!

29 juin 2012

Radio France Internationale (RFI) a fait fuiter les grandes lignes de ce que l’ONUCI appelle un rapport d’enquête sur la mort des 7 casques bleus nigériens tombés le 8 juin 2012 dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

A en croire RFI, ce rapport révèle que les assaillants seraient au nombre de 100, qu’ils seraient venus du Libéria et qu’ils auraient confié aux populations qu’ils allaient attaquer les soldats de l’ONUCI pour récupérer leurs armes et venir à Abidjan pour renverser le régime de Dramane Ouattara. Toujours selon ce rapport, les assaillants auraient été en train de s’attaquer aux populations civiles et c’est pour venir secourir ces civils que le contingent nigérien basé à Grand-Lahou serait venu en intervention alors que leurs collègues du contingent marocain basé à Taï, à quelques petits kilomètres du lieu où les soi-disant attaques contre les populations civiles se perpétreraient, sont restés sur leurs positions.

De façon manifeste, ce rapport est un tissu de contradictions et un gros tas de rumeurs collectées ici et là par l’ONUCI pour soutenir les prétextes avancés par le régime Ouattara afin de justifier la purge ethnique contre les Ivoiriens qui ne se reconnaissent pas dans ses choix et dans son aventure ivoirienne.

Il suffit pour s’en convaincre de relever des grandes lignes de ce rapport, les incongruités saillantes ci-après:

1.    pour renverser le régime Ouattara en récupérant les armes de l’ONUCI, pourquoi les assaillants n’attaqueraient-ils pas un dépôt d’armes et de munitions de l’ONUCI et c’est seulement un convoi de 3 véhicules avec au maximum une vingtaine d’armes qu’ils attaquent ? Est-ce, avec seulement une vingtaine d’armes que 100 assaillants vont renverser le régime de Ouattara protégé par 10 000 casques bleus, un peu plus de 1000 soldats français de la Force Licorne, 500 mercenaires togolais, environ 3000 mercenaires et miliciens burkinabè et environ 10 000 bouviers FRCI?

2.    pourquoi les assaillants qui connaissent probablement très bien la région et qui savent que l’ONUCI a une base à Taï ville, n’ont-ils pas attaqué le contingent marocain qui occupe cette base fixe et qui donc dispose de beaucoup plus d’armes, si leur intention était de se doter en armes pour renverser un régime contesté?

3.    pour se doter en armes, pourquoi les assaillants seraient-ils allés attaquer des civils soi-disant ? Est-ce à dire que ces civils disposaient d’un stock important d’armes mis à leur disposition par l’ONUCI ou par le régime Ouattara et qui susciterait la convoitise des assaillants au point qu’ils considéraient ces civils comme une cible prioritaire pour satisfaire leurs besoins en armes?

4.    pourquoi le contingent marocain basé à Taï n’a-t-il pas été informé du mouvement des 100 soi-disant assaillants venus du Libéria afin de les intercepter ou demander du soutien aérien, comme c’est à leur habitude, afin de localiser avec précision lesdits assaillants et anticiper leur neutralisation par une attaque préventive?

5.    pourquoi le même contingent marocain n’a-t-il pas volé au secours des civils qui seraient en train d’être attaqués par des assaillants à la recherche des moyens militaires de l’ONUCI pour venir perpétrer un coup d’Etat à Abidjan?

6.    pourquoi des Libériens, et donc des non Ivoiriens, viendraient-ils renverser un chef d’Etat ivoirien ? S’ils y parvenaient, quel Libérien vont-ils installer à la tête de la Côte d’Ivoire et dans quel but?

7.    l’ONUCI a-t-elle réussi à capturer un des assaillants au point de pouvoir confirmer qu’ils sont venus du Libéria et qu’ils avaient un mobile politique et qu’ils visaient pour cibles, les armes de l’ONUCI et le pouvoir de Ouattara?

Mais bon Dieu ! Pourquoi l’ONU se plaît-elle à être une organisation de moins en moins sérieuse, employant des fonctionnaires corrompus, soutenant des régimes liberticides, se rendant complice de complots politiques, de pillages de ressources naturelles, de crimes contre l’humanité, tout juste dans le but de protéger des intérêts géostratégiques des puissances membres de l’OTAN?

Le soi-disant rapport confidentiel de l’ONUCI est un tissu d’incongruités, de non-sens, de rumeurs, de slogans et de mensonges, qui ne doit émouvoir personne.

Nous insistons et persistons pour dire que ces 7 casques bleus ont été tués par les mercenaires burkinabés dirigés par Amadé  Ourémi et qui organisent le repeuplement et l’invasion des terres de l’Ouest. Ces mercenaires sont des supplétifs de l’armée privée d’Alassane Ouattara baptisée FRCI. Ce sont ces mercenaires qui ont tué les 7 casques bleus. Les patrons de l’ONUCI en Côte d’Ivoire le savent. Les raisons pour lesquelles ils les ont tués sont connues.

Nos sources sont concordantes et formelles : ces mercenaires ont des comptes à régler avec Ouattara. Il leur doit de l’argent et ils ont décidé de se payer en vendant les terres, le bois, le cacao et autres produits récupérés  en chassant les populations autochtones Wè. Certains soldats de l’ONUCI participent à ce trafic illégal. La piste du règlement de compte et de la protection d’un territoire conquis est donc la seule qui donnera un résultat sérieux après une enquête sérieuse.

Jetez donc à la poubelle ce tissu de rumeurs et de slogans appelé rapport de l’ONUCI sur la mort des 7 casques bleus. Il n’honore personne.

A Très bientôt

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00317/06/12

Infodabidjan.net

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Affaire Koné Katinan :

Les graves révélations d’un cadre du Nord

29/6/2012 -Le Temps-

Le lundi 18 juin 2012, le Secrétaire général par intérim du Rassemblement des républicains (Rdr), Amadou Soumahoro a animé une conférence de presse. Au cours de cette rencontre avec la presse, il lui a été demandé ce qu’il savait de la prétendue arrestation de M. Koné Katinan Justin, Porte-parole du Président Laurent Gbagbo. Et voici ce qu’il a dit : «Je suis chargé des Affaires politiques au nom du Président de la République. Moi, personnellement, celui qui m’a mis à cette charge ne m’a pas encore informé officiellement que Koné Katinan a été arrêté. Sinon, c’est vous de la presse qui vous nous l’avez appris. C’est vrai quand nous avons appris, nous y avons cru. Chacun est allé dans le sens où il voulait pour vérifier l’information. Mais, je ne crois pas aussi que le gouvernement a fait un communiqué officiel. Quelqu’un me dit qu’on l’a vu à la télé. Personnellement, je n’ai pas eu la preuve de l’arrestation de M. Koné Katinan. Mais en tout état de cause, M. Katinan a contre lui, un mandat d’arrêt international qui finira, un jour ou l’autre, par être appliqué. Il s’est rendu coupable de faits graves : aller braquer la banque centrale, aller piller les caisses de la Banque centrale, ce n’est pas un exploit. Je crois que ce frère doit aujourd’hui être en train de s’interroger sur son avenir. Ça croyez moi : je ne crois qu’il soit heureux là où il est, parce que c’est la première fois dans l’histoire des Nations qu’on apprend qu’à la suite d’une crise, un des camps soit allé attaquer, braquer, casser, piller la Banque centrale. Même dans l’histoire de la deuxième ou de la première guerre mondiale, aucun professeur, moi personnellement, j’ai failli faire les Histoire-géographie-, ne nous a dit qu’en Allemagne, en Angleterre, quand ça chauffait en Russie, il fallait aller casser, braquer la banque. C’est lui qui s’est rendu coupable de ça. Il ne pourra jamais être une vedette dans ce pays. Il s’est rendu coupable d’acte relevant du voyou, d’un vulgaire bandit. Et, il était le ministre du budget. Mais, le budget de l’Etat, ce n’est pas à la Banque centrale qu’on va le chercher. M. Koné Katinan n’est pas un homme politique modèle. J’avoue que quand j’ai vu qu’on faisait beaucoup de bruits autour de ce triste personnage, personnellement (…), si ça ne tenait qu’à moi, on allait taire ces noms parce qu’ils sont ceux-là les garants de la médiocrité (…)».

Notre analyse

A l’analyse de la sortie de M. Amadou Soumahoro, on se rend compte qu’il fait preuve de haine gratuite à l’égard du Porte-parole du président Gbagbo. D’où les propos du genre : «Il ne pourra jamais être une vedette dans ce pays; Il s’est rendu coupable d’acte relevant de voyou, de vulgaire bandit; Koné Katinan n’est pas un homme politique modèle; (…) ils sont ceux-là les garants de la médiocrité».

En vérité, M. Amadou Soumahoro en veut à M. Koné Katinan Justin pour trois raisons essentielles. Premièrement, son parti, le Rdr a fait des pieds et des mains pour le débaucher alors qu’il était Directeur départemental de campagne (Ddc) du président Laurent Gbagbo à Niakara, mais en vain. M. Alassane Ouattara lui-même a tenté, plusieurs fois, d’enrôler M. Koné Katinan dans son parti. Mais l’homme est resté ferme sur sa position et sa conviction : le soutien au combat mené par le président Laurent Gbagbo. Ce refus, le Rdr et son président ne l’ont pas digéré surtout venant d’un cadre du Nord.

Deuxièmement, quand M. Koné Katinan Justin a été nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances par le président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil constitutionnel après le second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010, il a mené et gagné la guerre économique que le camp Ouattara avait imposée à la Côte d’Ivoire. Après la fermeture sauvage des banques commerciales et de la banque centrale, M. Koné Katinan, sous l’autorité du ministre de l’Economie et des Finances, M. Désiré Dallo, a fait exécuter les décisions de nationalisation prises par décret par le président Laurent Gbagbo. Alors que le camp Ouattara rêvait d’asphyxier économiquement le régime Gbagbo et les Ivoiriens, M. Koné Katinan a mis fin à leur complot. Ainsi, les banques commerciales et la banque centrale ont été rouvertes, l’Etat a continué à payer les salaires des fonctionnaires et à faire face à ses obligations régaliennes. Le «mythe de grand économiste, de grand banquier et de grand financier» de Ouattara entretenu par ses sbires et autres suiveurs venait ainsi d’être brisé par le jeune ministre du budget du président Gbagbo qui doit tout son parcours scolaire et universitaire au système ivoirien. Face à cet échec retentissant, le camp Ouattara n’avait d’autre choix que d’engager, le 31 mars 2011, le combat militaire avec ses rebelles, l’Onuci et la Licorne.

M. Koné Katinan est donc un «modèle». N’en déplaise à Amadou Soumahoro. Les condisciples, collègues et collaborateurs de M. Koné Katinan savent qu’il a toujours été parmi les premiers, les meilleurs, les majors. Ils sont nombreux et ils peuvent témoigner. Nous sommes convaincus que ni «Amadou cimetière», ni M. Hamed Bakayoko qui déclarait, le jeudi 19 avril 2012, à Abidjan, alors qu’il était l’invité du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci), que «ceux qui ont pris à la Bceao des caisses d’argent et qui ont signé avant de partir au Ghana, comme Katinan Koné» ne peut apporter la preuve de leur grotesque accusation. C’est que, ni le ministre de l’Economie, ni le ministre du budget ne signent sur des comptes à la Bceao. C’est l’Agent Comptable Central du Trésor (Acct) qui le fait. L’un des comptes les plus importants qu’il tient à la Bceao est celui qui reçoit chaque jour les recettes collectées par les principales régies financières de l’Etat que sont la Direction Générale des impôts (Dgi), la Direction générale des Douanes (Dgd) et accessoirement par la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (Dgcpt) communément appelé Trésor Public. Ce compte est mouvementé par la seule signature de l’Acct. C’est à partir de ce compte que tous les autres comptes du Trésor sont alimentés. Les signataires de ces sous comptes sont tous des comptables publics. Sur la base des fonds mis à leur disposition par l’Acct, ils effectuent le paiement des dépenses publiques arrivées à maturité après avoir suivi toutes les étapes prévues par la procédure des dépenses publiques. Par exemple, à la fin du mois, en fonction de la position nette de son compte à la Bceao, l’Acct vire sur le compte de celui que tout le monde appelle le Payeur Général, la somme correspondant à la masse salariale arrêtée chaque mois par la Direction de la solde de la Direction Générale du budget. C’est le Payeur Général du Trésor (Pgt) qui vire à partir de son compte crédité en amont par l’Acct, sur les comptes des fonctionnaires ouverts dans les livres des banques privées les salaires de ceux-ci. Ce rappel, à la suite du ministre Koné Katinan, est important dans la mesure où les Hamed Bakayoko et autre Amadou Soumahoro n’en pas savent grand chose. Et, ce n’est pas de notre faute.

Le Rdr pense-t-il que les Ivoiriens ont oublié que la seule casse enregistrée dans l’histoire de la Bceao a été opérée par et pour le compte de ceux avec lesquels le Rdr partage le pouvoir d’Etat aujourd’hui ? Pourquoi ces messieurs se contentent-ils de faire des accusations sans preuve alors que ce sont leurs hommes qui sont aujourd’hui aux commandes ? Ne serait-il pas simple pour eux de demander à leurs hommes au ministère de l’Economie et des finances, au Trésor public, à la Bceao… de les aider à brandir ses prétendues preuves du «pillage et du braquage» de la banque centrale ?

Troisièmement, le Rdr n’apprécie pas que le ministre Koné Katinan ait accepté de porter la parole du président Laurent Gbagbo depuis mai 2011. Dans leur milieu, clanique et tribaliste à outrance, on les entend dire : «comment un nordiste comme lui continue-t-il de défendre celui-là (le président Gbagbo) ?». M. Koné Katinan apparaît aujourd’hui comme l’homme à abattre, parce que loyal, il continue et continuera de défendre le Président Laurent Gbagbo. M. Koné Katinan apparaît aujourd’hui comme l’homme à abattre parce qu’il détruit les mensonges d’Etat du Rdr et vend si bien l’image du président Laurent Gbagbo au point où le pouvoir est obligé d’envoyer, avec l’argent du contribuable ivoirien, ses sbires à l’étranger pour, disent-ils, «désintoxiquer» le monde. M. Koné Katinan apparaît aujourd’hui comme l’homme à abattre parce que sa côte de popularité, au plan national comme international, ne cesse de monter du fait des positions courageuses qu’il prend pour le président Laurent Gbagbo, pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique digne. Amadou «cimetière» peut donc mal contenir sa jalousie en se demandant pourquoi la presse s’intéresse tant à lui.

Si M. Alassane Ouattara lui-même s’intéresse à M. Koné Katinan, pourquoi la presse ne s’intéressera pas à lui. A son retour de l’extérieur, le lundi 25 juin 2012, M. Alassane Ouattara a déclaré à la presse que le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo est au «Cameroun» et qu’il est «recherché». Il venait ainsi d’apporter un démenti cinglant aux rumeurs d’«arrestation» et d’«extradition» de M. «Koné Katinan au Cameroun» rapportées par ses hagiographes et autres thuriféraires les vendredi 15 et samedi 16 juin 2012. Donc de l’arrestation, nous sommes passés à la recherche. Et comble des combles, M. Alassane Ouattara continue d’affirmer que M. Koné Katinan est au Cameroun. Quel mensonge d’Etat !

Nous rassurons les Ivoiriens et tous les démocrates du monde entier que M. Koné Katinan n’est pas au Cameroun. Il est là où il doit être pour porter la parole du président Laurent Gbagbo.

Notre position

1- Le «Cri de la Liberté» condamne ces contre vérités grotesques et grossières du Rdr et de son président contre le ministre Koné Katinan.

2- Le «Cri de la Liberté» décide de répondre désormais, du tac au tac, aux mensonges grotesques et grossiers du Rdr.

3- Le «Cri de la Liberté» signifie aux Ivoiriens, aux démocrates du monde entier que ces mensonges grotesques et grossiers du Rdr sont le signe d’un pouvoir aux abois.

4- Le «Cri de la Liberté» se réserve le droit de porter plainte, au moment opportun, contre tous ceux qui, comme Hamed Bakayoko ou Amadou Soumahoro, tenteront de diffamer le ministre Koné Katinan, le président Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire digne.

Fait à Abidjan le 25 juin 2012

Pour le «Cri de la Liberté»,

Le président national, Bamba Mamadou

Cité par Woyo-Mogoh Beugre

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Enlèvement et tortures de Yavo Martial :

Les aveux de Koné Zakaria qui trahissent Ouattara

29/672012 -Le Temps-

Martial Yavo, le président par intérim du Cojep est depuis quelques semaines, aux mains des hommes du chef de guerre Koné Zakaria. Ces derniers l’ont enlevé au sortir d’une interview avec le quotidien «Notre Voie». Détenu illégalement au camp génie d’Adjamé sans aucun motif, Yavo Martial subit toutes sortes de tortures. Les hommes de Zakaria veulent savoir où se trouve le leader naturel du Cojep Charles Blé Goudé. Qui selon le pouvoir, serait responsable des attaques à la frontière ivoiro-libérienne qui ont causé la mort de sept casques bleus dernièrement.

Sans aucune assistance juridique, le président intérimaire du Cojep vit un véritable calvaire depuis son enlèvement. Toute visite lui est interdite. Même son épouse qui a tenté de le voir la semaine dernière, a été chassée comme une malpropre par les Frci installées au camp génie d’Adjamé. Pour sa libération, ils ont eu le toupet d’exiger la faramineuse somme de 500 millions Fcfa. Laquelle somme, ne peut pas être réunie dans ces conditions de vache maigre par sa famille et le Cojep.

C’est une manière pour Zakaria de faire savoir aux proches de Yavo que sa libération n’est plus à l’ordre du jour. Il faut donc l’oublier un bon moment.

Cette attitude cache bien des secrets. de sources proches du Cojep, l’arrestation de Yavo serait une affaire d’état. Koné Zakaria a pris les ordres depuis là haut. Ces sources soutiennent que la libération du président par intérim du Cojep n’est pas du tout du ressort de Zakaria et de ses hommes. Le pouvoir qui l’accuse de participer à une tentative de déstabilisation, lui reproche d’effectuer d’incessants voyages à Dabou. Où il serait en contact avec des supposés mercenaires libériens et miliciens ivoiriens tapis dans des forêts. Ce qui est archifaux. D’autant que Yavo Martial est un inspecteur d’éducation dans la cité du Leboutou. C’est seulement à ce titre là qu’il se rend chaque jour dans cette ville pour ses activités professionnelles.

C’est donc sur la base de ces fausses accusations que le régime a ordonné son arrestation qui a tout l’air d’un enlèvement voire d’un rapt. Et à en croire des sources proches de la division des droits de l’Homme de l’Onuci, sa libération dépend de la volonté du sommet de l’état. Car Koné Zakaria aurait confié à une personnalité de cette division que : «Si les autorités décident de le libérer, nous, on le libère. Donc tout ne dépend pas de nous».

Quelles sont ses autorités ? Si ce n’est le pouvoir actuel. Notamment les ministères de la défense et de l’intérieur qui ont en charge la question sécuritaire du pays. Cet aveu de taille, prouve que les enlèvements de personnalités connues ou anonymes proches du président Gbagbo, sont faits pour terroriser et persécuter l’opposition. Et que les ordres viennent de très haut.

La réconciliation nationale dans ce contexte, est carrément bloquée. Ce qui fait encore courir des lendemains pas vraiment meilleurs pour la Côte d’ivoire.

Fabrice Tété

ivorian.net

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Un nouvel Ivoirien à Paris

Bientôt un nouvel ambassadeur du DRAMANEDOUGOU à Paris.


29 juin 2012

Depuis le départ du mercenaire diplomatique Aly Coulibaly de l'ambassade de Côte d’ivoire à Paris, François Hollande s'est opposé à toute arrivée d'un ambassadeur du genre Aly Coulibaly. Le chef de guerre Dramane Ouattara s'est retrouvé dans une situation complexe puisqu'il n'y a pas de réels diplomates de carrière au sein de sa rébellion.

Dramane Ouattara a tourné en rond puisque la France n'a pas accrédité les personnes proposées par le chef de guerre en Côte d’Ivoire. il était coincé puisqu'il tenait tant à avoir un serveur de thé à Paris comme ambassadeur.

Les seuls diplomates de profession et de carrière qui existent en Côte d’Ivoire sont des gens sympathisants du pdci de Bedié ou du fpi de Gbagbo Laurent. Le chef de guerre Dramane Ouattara n'a que des voyous à ses cotés. La seule personne crédible qu'il avait à ses cotés est le ministre Amon Tanoh.

Il a donc proposé Amon Tanoh comme ambassadeur, chose que Paris a refusé puisque Amon Tanoh n'est pas diplomate de carrière. Alors Dramane Ouattara s'est retrouvé coincé. Dramane ne voulait pas nommer sur Paris un diplomate qui ne serait pas un de ses serveurs de thé, vu ce que représente Paris pour lui.

Le dernier passage à Paris en clandestin a été déterminant dans la décision du chef de guerre Dramane Ouattara. il s'est enfin décidé à nommer un ambassadeur ,diplomate de carrière et qui ne serait pas un serveur de thé.

le prochain ambassadeur sera sauf changement de dernières minutes, son excellence ADJOUMANI, actuel ambassadeur de Côte d'Ivoire aux Nations Unies à Genève.

ADJOUMANI a été le premier ambassadeur de la Côte d'Ivoire à la Haye en Hollande. C’est une représentation qui a été ouverte par le président GBAGBO.

Après l'agression sur la Côte d'ivoire et la capture du président Gbagbo par les forces Licorne, le chef de guerre Dramane Ouattara a nommé Adjoumani en Suisse.

il l'a nommé à Genève puisque Gbagbo devait arriver à la Haye dans leur programme satanique mis en place avec Sarkozy. Pour Dramane Ouattara le fait qu’Adjoumani soit nommé ambassadeur plénipotentiaire par Gbagbo à la Haye, il ne serait pas intéressant de le garder à ce poste.(suivez mon regard)

Avec l'arrivée d'Adjoumani à l'ambassade de Paris, les choses avanceront mieux du coté de l'ambassade pour les ivoiriens. Nous sortirons de la DJOULATERIE installée par le mercenaire diplomatique Aly Coulibaly. L’ambassade est devenue comme le djoulabougou.

Bienvenue à ce nouvel ambassadeur qui je crois nous débarrassera de tous les rats d’égouts qui envahissent les locaux de l'ambassade.

Haut les cœurs, on est ensemble!

Joël Curtis

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Encore deux meurtres perpétrés par les FRCI

la milice privée de Dramane abat deux jeunes innocents a Youpougon

28 juin 2012 -NOTRE VOIE -

Les Frci ont froidement abattu deux jeunes gens, mercredi dernier, à Yopougon- quartier Millionnaire. Il s’agit d’Aka Charles et de son ami dont on n’a pu avoir l’identité. Leur forfait accompli, les forces armées pro-Ouattara ont présenté leurs victimes comme des braqueurs. Et, pourtant, il n’en est rien.

En effet, ce jour-là, selon des témoins du drame, le jeune Aka Charles, commerçant de son état, se rend devant la pharmacie Appia située à environ 100 m de son domicile familial, pour y attendre un ami. Vêtu d’un tee-shirt et d’une culotte, il portait un sac. C’est dans cette attente qu’une voiture de patrouille des Frci stationne à son niveau et l’interroge sur l’objet de sa présence en ce lieu. Au dire de certains témoins qui n’étaient pas loin de la scène, sa réponse qui était qu’il attendait un ami n’a visiblement pas convaincu les Frci.

Et, dans les échanges qui s’en suivront, on saura que c’est le vigile de la pharmacie Appia qui a fait appel au 19ème arrondissement de Police pour l’informer de la présence d’un individu suspect en face de l’officine. Les policiers, à leur tour, auraient joint la patrouille Frci la plus proche. Toujours est-il, nous expliquent des témoins, que c’est au cours des échanges qu’arrive l’ami d’Aka Charles. Malgré leurs explications, les Frci ne lâchent pas le morceau et décident d’embarquer les deux jeunes gens.

Un témoin soutient que les Frci leur auraient demandé de se dévêtir de leurs tee-shirts. C’est alors qu’ils s’exécutaient, que les forces armées pro-Ouattara les ont abattus froidement sous le prétexte que l’un d’eux aurait une arme et qu’il aurait tenté d’ouvrir le feu sur eux.

« Faux », soutiennent, en choeur, les témoins de la scène. Qui ajoutent que les Frci seraient venues menacer les commerçants des environs en leur demandant de s’en tenir à leur version qui est que les deux victimes étaient armées. Version qui a d’ailleurs été reprise par des journaux proches du pouvoir.

Encore deux autres victimes innocentes du régime Ouattara dont le seul tort est d’avoir croisé le chemin des Frci.

Koné Modeste

Rapporté par Thierry Malcon

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CIV: DEFENSE

Nomination

29 juin 2012

Le colonel Yao Yao Jules (Air) ex porte parole des FANCI de 2002 à 2005, avant de tomber en disgrâce puis de revenir sous les feux de la rampe, pour enfin trahir ces frères d’armes aux premières heures de la bataille d'Abidjan en rejoignant le Golf Hotel vient d'être nommé inspecteur général des armées.

On espère que pour une fois il saura se montrer digne de cette nomination.

PL II

La Fumée Blanche, La page

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Infrastructures:

Les sous du pont Bédié enfin disponibles

29 juin 2012

imageSignature des conventions entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les partenaires du 3ème pont Bedié hier jeudi 28 juin 2012 à Paris.

Le 29 juin 2012 par IVOIREBUSINESS – Il y avait grand monde hier à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris où Charles Diby Koffi avait convié les hommes d’affaires français pour le bouclage du financement du 3ème pont Henri Konan Bédié d’Abidjan situé sur l’axe Riviera-Marcory.

Autour de lui, il y avait Martin Bouygues, président du groupe Bouygues et d’autres investisseurs.

Le coût du pont s’élève à 124,6 milliards FCFA hors taxe et son exploitation fait l’objet d’une concession de 30 ans à la société SOCOPRIM. Le tour de table des bailleurs se répartit comme suit : 20% pour la BAD, la BOAD et la BIDC (13%), AFC (5%), FMO (4%), et la BMCE (4%), et l’Etat de Côte d’Ivoire qui a déjà mis 50 milliards FCFA sur la table pour le démarrage du projet. A cela il faut ajouter 25 milliards de FCFA pour le financement de l’échangeur Valery Giscard d’Estaing.

C'est Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda et ex-chef de l'Etat, qui va être content.

Nous y reviendrons.

Mireille (Mimi) Kouamé

ivoirebusiness

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La guerre asymétrique à l'ouest livre ses secrets

La vérité sur les tueries de l'Ouest est connue de tous :

pourquoi veut-on absolument faire porter le chapeau à Laurent Gbagbo ?

24 juin 2012

Nous avons reçu ce témoignage d'un sachant de l'ONUCI. Les 7 casques bleus ont été assassinés par les Hommes de AMADE OUREMI qui a établi de nombreux barrages et zones de non droit dans la forêt. Ces zones sont infranchissables car ils en ont fait leur propriété privée. Ces hommes là sont devenus absolument incontrôlables au motif qu'ils ne seraient pas payés par le président Ouattara.

Nous estimons à ce jour à plus de 3000 cette armée parallèle dont la quasi totalité des membres vient du Burkina voisin. Ils se paient sur l'habitant et sont à la base des massacres et des cruautés contre le peuple WE !

Notre réplique a entraîné la mort de plus de 300 mercenaires proches d' AMADE OUREMI. Un rapport détaillé a été présenté au Secrétaire Général de l' ONU qui a affirmé en connaissance de cause que "ces massacres ne sont pas liés aux proches de Gbagbo"

C'était pour clore le débat et rabattre le caquet aux autorités ivoiriennes ...Sachez aussi qu' à l'ONUCI on commence à regretter vraiment d'avoir armé ces éléments incontrôlables contre Gbagbo. Tout ceci se retourne contre nous aujourd'hui. Nous comprenons difficilement l'obstination du gouvernement Ouattara à vouloir à tout prix faire porter le chapeau aux hommes de Gbagbo.

Le comble, ce sont les 41 personnes livrées par le Libéria alors qu'elles ne sont impliquées en rien. Ces jeunes avaient même bénéficié d'un statut de réfugiés.

Une chose est sûre, beaucoup ont commencé à prendre leurs distances par rapport aux contre vérités du gouvernement ivoirien.

Par : deboutciv

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Duékoué : voici le témoignage d’un chef survivant.

Sur 52 chefs traditionnels, 40 exécutés par les Frci :

28 juin Lu pour vous dans le quotidien « L’inter » de ce jour

http://www.linfodrome.com/images/articleimg/3477/_thumb1/frci.jpgC’est avec beaucoup d’amertume que le chef d’un village de la circonscription de Duékoué, dont nous taisons volontairement l’identité et le nom de la localité pour des raisons évidentes de sécurité, nous a relaté au cours de notre récent passage dans sa bourgade, un an après la crise poste électorale, des atrocités qu’il a vécues par le fait d’éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Le témoignage de l’autorité traditionnelle remonte au 5 avril 2011. C’est ce jour, a-t-il révélé, que sont rentrés dans sa localité, les combattants des FRCI (Forces pro-ouattara). Ce qui, selon lui, a poussé les populations de cette sous-préfecture à fuir et à se réfugier dans les campements environnants. Il a indiqué que les populations de son village et lui-même ont regagné leur domicile seulement après la capture de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo.

A en croire le chef, ce retour n’aurait pas été apprécié par les éléments des FRCI, qui l’ont simplement mis aux arrêts. « C’est en ce moment que j’ai compris que les chefs étaient visés par les éléments FRCI, puisqu’il faut le dire, sur 52 chefs que nous étions dans le département de Duékoué, 12 sont en ce moment vivants. Nos autres collègues ont tous été tués », a-t-il révélé. En ce qui le concerne, indique le chef, les éléments FRCI lui reprochent d’avoir abandonné sa population pendant que celle-ci était en danger. « Tu es le chef et tu fuis. Si on tue ta population, c’est qui tu vas commander ? », sont entre autres propos des soldats, rapportés par notre interlocuteur.

En outre, l’autorité traditionnelle a affirmé qu’on lui reprochait d’être proche de l’ancien régime et d’avoir même contribué à la campagne électorale de La Majorité présidentielle (LMP). Sur cette question, le chef de village a fait les précisions suivantes. « Je reconnais avoir participé à la campagne de LMP, mais c’est en tant que chef. J’ai été sollicité par les partisans de l’ex-parti au pouvoir et j’étais présent lorsqu’ils sont arrivés  dans mon village. Si le camp adverse, c'est-à-dire le RHDP, m’avait aussi contacté, je n’allais pas hésiter à être présent, mais personne ne m’a contacté », a-t-il laissé entendre.

Notre interlocuteur a ensuite ajouté avoir été torturé par les éléments FRCI venus l’arrêter, malgré toutes ses explications. « J’ai été ligoté et mis nu devant ma population par les FRCI , qui les ont obligées à me regarder, ainsi que mes deux épouses », s’est indigné l’autorité traditionnelle visiblement attristée par ces douloureux souvenirs. Toujours selon lui, après avoir passé 21 jours, sans nourriture, entre les mains de ces éléments, il a eu la vie sauve grâce à une personne anonyme qui a interpellé l’ONUCI basée à Duékoué, sur son cas.

Cette force est aussitôt intervenue pour le sortir ‘’des griffes’’ des ex-rebelles. Avant de quitter sa localité, nous avons pu constater que le domicile de notre interlocuteur a été vidé de tout son contenu, selon lui, par les éléments des FRCI qui avaient procédé à son arrestation.

Achille Kpan

(Région du Tonkpi)

cotedivoire-lavraie

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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Déclaration de patrimoine: Ouattara va-t-il démissionner?

28 juin 2012

Aux termes de l’Article 55 de la Constitution ivoirienne du 1er Août 2000, « Lors de son entrée en fonction et à la fin de celle-ci, le Président de la République est tenu de produire une déclaration authentique de son patrimoine devant la Cour des Comptes. »

Or bizarrement, depuis le 11 avril 2011, Ouattara est sorti du Golf Hôtel, où il régnait en tant Chef d’Etat autoproclamé et reconnu par des amis et institutions à l’étranger, pour s’installer vraisemblablement comme président de Côte d’Ivoire.

Du 11 avril 2011 à ce jour, cela fait un peu plus 14 mois que Ouattara est supposé être à la tête de la Côte d’Ivoire. Or, apprend-on de source gouvernementale, c’est dans les jours à venir que Ouattara compte déclarer son patrimoine.

Alors question: est-ce une déclaration de fin de mandat ou une déclaration de début de mandat?

La réponse à mon avis est toute simple. Tout le monde sait ce que veut dire « le début » d’une chose. Le début, ce n’est donc pas 14 mois après avoir commencé. Le début, c’est la première minute du moment où l’on commence quelque chose.

Donc la déclaration des biens de Ouattara prévue dans les prochains jours, ne saurait être une déclaration de début de mandat. A tout le moins, il ne peut s’agir que d’une déclaration de fin de mandat.

Alors doit-on comprendre que Ouattara va démissionner dans les jours à venir ou bien qu’il est convaincu qu’il a atteint son propre point d’achèvement et qu’il doit rendre le tablier ?

Sinon, pourquoi attendre d’avoir manipulé 300 milliards de francs CFA de budget de souveraineté pendant deux exercices budgétaires avant de chercher à déclarer ses “biens”?

Est-ce à dire qu’il va déclarer les biens que ces 300 milliards de francs CFA lui ont permis d’acheter pendant les 14 mois de règne et de contre-règne à la tête d’une Côte d’Ivoire qu’il peine à soumettre? Ou tout simplement, va-t-il déclarer les biens qu’il possédait avant le 11 avril 2011? Et dans ce cas, quel audit permettra-t-il au peuple de Côte d’Ivoire de mener pour déterminer de façon contradictoire qu’il n’a pas abusé de sa naïveté?

Souffrez avec moi que ces questions ne trouvent pas de réponse. Parce qu’à la vérité, Ouattara n’évolue pas dans un cadre constitutionnel. Donc l’article 55 de la Constitution ivoirienne, il s’en tape. Il est arrivé au pouvoir en dehors des règles constitutionnelles. Ce ne sont donc pas ces règles qui vont s’imposer à lui aujourd’hui.

En clair, c’est un autre spectacle de distraction, de détournement de l’attention du peuple, de manipulation et surtout de frime avec une forte dose de faux et usage de faux, qui va être servi au peuple abusé de Côte d’Ivoire.

Mais au moment de terminer cette Chronique, une voix me dit qu’il y a des gestes qui sont prémonitoires et qu’il peut s’agir bel et bien d’une déclaration de fin de mandat si Ouattara venait vraiment à le faire. Croisons donc les doigts.

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00316/06/12

Infodabidjan.net

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Nouvelle chronique de Hassane Magued

Hollande prépare la dernière bataille d’Abidjan!

28 juin 2012

Deux navires de guerre français mouillent dans les eaux territoriales ivoiriennes depuis quelques jours. Un communiqué officiel, rapporté par le quotidien Soir-Info dans sa parution de ce jeudi 28 juin 2012, nous informe que ces navires participeront à une série d’opérations de “formation” des FRCI de Dramane Ouattara et de maintien du savoir-faire opérationnel de la Force Licorne.

Mais Hollande se fout de notre gueule. Deux navires de guerre pour former les FRCI de Dramane Ouattara, des individus qui exécutent chaque jour, au moins un civil décrété pro-GBAGBO?

Non. Je sais que François Hollande n’est pas si normalement anormal que ça! Il ne ferait pas former des bandits en tenues militaires avec armes de guerre au poing pour renforcer leurs capacités génocidaires. Non. Hollande a accepté de maintenir ces navires de guerre mis en mission pour la Côte d’Ivoire par Nicolas Sarkozy depuis mars 2012, parce qu’il prépare à sa façon, la dernière bataille française en Côte d’Ivoire.

Que cela se sache. Jamais la France n’acceptera de lâcher de bon gré, la Côte d’Ivoire tenue dans les liens de l’esclavage à la fois diplomatique et économique qui fait bien vivre des multinationales françaises.

Donc, “la France est prête  pour la Côte d’Ivoire”. C’est ce message que François Hollande nous envoie. Il dit qu’il n’est pas le Président des Conseils d’Administration, comme son prédécesseur; mais il nous démontre qu’il ne laissera pas non plus ces Conseils d’Administration orphelins après les nombreux marchés acquis de gré à gré avec à la clé, des exonérations et des exemptions d’impôts complètement appauvrissantes pour l’Etat ivoirien en déconstruction.

Mais quoi de plus normal! Un service, ça se rend. Le troc bombes françaises contre marchés de gré à gré, tirs de chars français rémunérés avec les secteurs stratégiques de l’économie ivoirienne bradés à 1 franc symbolique, la protection des criminels de guerre et la couverture des crimes à relent génocidaire contre richesses minières et pétrolières ainsi que le pouvoir d’Etat; c’est tout de même une bonne affaire qui nécessite la présence de deux navires de guerre avec probablement des missiles équipés de têtes nucléaires!

Alors, les Ivoiriens sont avertis. Les prophéties n’ont pas menti. La France, peu importe qu’elle soit dirigée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, a une dernière bataille à livrer contre le peuple souverainiste de Côte d’Ivoire.

Mais cette guerre sera la dernière contre le peuple souverain de Côte d’Ivoire car la France fera pour la première fois, l’amère expérience de la Gloire de Dieu!

Écoutez-les rires. Et attendez qu’ils cessent subitement de rire. Puis après coup, passez en bordure de la Lagune Ebrié pour voir les corbeaux se régaler.

Je sais que nous nous comprenons.

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00315/06/12

infodabidjan

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L'Ivoirien n'existe plus

Au nom des étrangers?

28 juin 2012

«Le domaine foncier rural est constitué par l’ensemble des terres mises en valeur ou non et quelle que soit la nature de la mise en valeur. Il constitue un patrimoine national auquel toute personne physique ou morale peut accéder. Toutefois seuls l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes sont admises à en être propriétaires » ainsi est stipulé l’article 1 de la loi de 1998 sur le foncier rural. Il en résume l’esprit et toute la volonté politique de protéger le patrimoine foncier rural contre toute prévarication et tous les conflits qui pourraient naitre entre des particuliers disputant son appartenance.

Avant toute sa déclinaison qui situe sur toutes les conditionnalités d’appropriation, la loi est claire : la terre appartient à l’Etat. Le particulier qui veut s’en approprier une parcelle doit être ivoirien après avoir rempli évidemment certaines conditions d’acquisition. Cette loi qui met fin à l’hérésie juridique de l’houphouëtisme qui voulait que la terre appartienne à celui qui la met en valeur, a été voté à l’unanimité des députés de la législature de 1998. C’est à cette loi que le gouvernement d’Alassane Ouattara veut, dans une sorte de précipitation douteuse, s’en prendre. Comment? Le principal argument qu’il avance contre cette loi est qu’elle pue l’ivoirité. Une loi votée par un parlement ivoirien devrait-elle avoir une odeur autre qu’ivoirienne? Pourquoi des parlementaires ivoiriens devraient-ils légiférer sur des lois de la CEDEAO?

Au-delà de ces interrogations qui révèlent l’absurdité de la démarche gouvernementale actuelle, il y a toute la problématique des intérêts du peuple ivoirien sur son propre territoire. On comprend, avec ces revendications saugrenues pour des passe-droits à des non-nationaux, que sous le prétexte de l’ivoirité on a fait la guerre aux Ivoiriens rien que parce qu’ils sont Ivoiriens. Puisque le concept mis en cause ici, pour dévoyer une loi nationale, n’a pas d’autre signification que « le fait d’être ivoirien ».

En somme, Ouattara et son gouvernement veulent dire que cette loi sur le foncier n’est pas bonne parce qu’elle est ivoirienne. On a fait la guerre à tous les régimes depuis Bédié sous prétexte qu’ils sont ivoiritaires. Les accords de Marcoussis ont obligé la Côte d’ivoire à naturaliser plus de trois millions de burkinabé pour mettre fin à la «xénophobie» des Ivoiriens. Aujourd’hui on prend à peine des gants pour les spolier de leurs terres.

Nous avons cru au départ que les pourfendeurs du concept de l’ivoirité étaient de bonne foi et s’attaquaient à ses formes vicieuses. Nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence aujourd’hui que c’est le fait même d’être ivoirien qui est menacé dans toutes les reformes que veut initier Alassane Ouattara. Parce que nulle part il n’existe un chef d’Etat qui soit si engagé à combattre les intérêts de son peuple au profit d’un autre. Un candidat à l’élection présidentielle avait dit que son adversaire était un candidat de l’étranger. Nous étions loin de penser que cela pouvait être aussi vrai au sens propre.

Joseph Marat

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28/06/2012

"Gouverner, c'est prévoir "

Ça dé-gouverne (2)

28 juin 2012-Infodabidjan-

Ouattara et la dé-raison

Avec le président Laurent Gbagbo, malgré toutes les peaux de banane qu’on lui lançait, nous n’avions jamais eu l’impression que nous n’étions pas dans une République gouvernée. On voyait bien que gouverner, c’est prévoir. Les reformes étaient palpables a travers des textes de loi. Le jeu des institutions, même handicapées, rappelait constamment que nous étions dans un Etat de droit.

L’économie était florissante avant même le point d’achèvement PPTE puisqu’avant cette échéance tous les corps de fonction ont vu leur traitement rehaussé. Finalement le PPTE était une ruse de l’homme politique avisé pour nous débarrasser des dettes qui ont atterri dans la poche des gouvernants précédents et non comme aujourd’hui, l’illusion d’une courte échelle pour remonter du gouffre économique qu’on ne cesse de creuser.

Sous prétexte qu’il y a mieux que la politique de Laurent Gbagbo, on lui a collé une rébellion sauvage et on s’est mis en mission dans tous ses gouvernements pour saboter ses actions. A la suite de l’élection qu’il organise au forceps, il est bombardé, arrêté, détenu dans des conditions inhumaines et déporté dans une prison européenne. Et depuis, ceux qui nous ont promis le paradis, se cherchent comme on dit. Dagobert Banzio a arrêté de jouer le saltimbanque qui annonce la réduction du coût de la vie sans succès.

Désormais quand on entend parler du gouvernement, et nous savons qu’il séjourne sous le feu des projecteurs, c’est pour déchirer sa propre charte de l’éthique, tellement les scandales le collent aux basques. Le globe-trotter, pardon le chef de l’Etat, bien plus préoccupé par sa sécurité personnelle et son bien-être, multiplie les voyages aussi inutiles les uns que les autres pour le pays. Depuis qu’il dit avoir été élu, le peuple attend toujours qu’il lui communique son programme politique. La pluie de milliards ayant été un mirage, peut-on au minima remettre les pieds sur terre pour penser notre simple fait d’exister?

Tout ce que le président Gbagbo avait voulu initier pour notre développement a été remis en cause sans qu’on nous propose autre chose. Nous sommes tous dans ce pays à nous poser la question suivante : où allons-nous avec Alassane Ouattara? On dit que la nature a horreur du vide et les Ivoiriens commencent à avoir horreur de ce gouvernement qui ne met rien à la place de ce qu’il déconstruit. Et ils sont tellement conscients de la fureur qui habite le silence des Ivoiriens qu’ils croient en atténuer les effets dévastateurs par des incantations du genre «oubliez Gbagbo !».

Si plus d’un an après, celui qu’ils ont traité de tous les noms de diable est encore présent dans le cœur des Ivoiriens, cela veut simplement dire qu’ils ne lui arrivent pas à la cheville. Même là où on attendait qu’ils montrent un brin d’intelligence à cause de leur amour pour les armes et la force, leur démarche reste des plus illisibles. On a besoin aussi d’un peu d’intelligence politique pour mettre en place un État policier parce qu’il est totalement illogique d’arrêter un citoyen hors du territoire national, l’extrader, faire son procès au cours d’une émission télévisée, le torturer pour lui arracher des aveux pour tentative de coup d’Etat et, avant de l’écrouer, ne retenir contre lui qu’un crime économique sans expliquer au peuple ce que sont devenues les preuves et les accusations de subversion ! Pour ceux qui m’écrivent, j’attends toujours de comprendre nos gouvernants actuels.

Joseph Marat

Infodabidjan

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Rumeurs de déstabilisation…

Deux navires de guerre français au port d’Abidjan

28 Juin 2012 - Soir Info -

Ce ne sont pas des bateaux de plaisance destinés à être utilisés à des fins de loisir ou de sport. Mais de véritables navires de guerre français : la frégate anti-sous-marine (Fasm) « Georges Leygues » et le bâtiment de projection et de commandement (Bpc), « Dixmude » qui accostent, depuis hier, jusqu’à aujourd’hui, au port d’Abidjan.

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La frégate anti-sous-marine Georges Leygues et le bâtiment de projection et de commandement Dixmude accostent depuis hier, au port d’Abidjan.

Selon un communiqué repris par l’Agence ivoirienne de presse et expressément produit sur le sujet, l’arrivée de ces deux bâtiments s’inscrirait dans le cadre d'une mission de coopération du ministère français de la Défense et des Anciens combattants, approuvée par le gouvernement ivoirien. La mission baptisée « Jeanne d’Arc, 2012 » est déployée, apprend-on, en océan Indien et en océan Atlantique-sud, depuis mars, par la Marine nationale française et serait destinée à « mettre en condition opérationnelle » 144 de ses élèves-officiers de la promotion 2009.

Elle devrait permettre à ces éléments d’ « acquérir une stature de chef militaire ainsi que d’homme de mer, grâce à la pratique du métier et à l’expérience de la prise de responsabilité ». Les deux navires, en Opex (opération extérieure) séjourneront à Abidjan, jusqu’au 02 juillet 2012. A cette date des exercices, en commun avec les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), seront réalisés afin de « maintenir les savoir-faire opérationnels de la Force Licorne », pré-positionnées en Côte d'Ivoire, poursuit le document reçu par l’Aip. Ces exercices, selon ledit document, devraient s'étendre notamment à l’utilisation des capacités du détachement de l’aviation légère de l’Armée de terre, comprenant deux hélicoptères Puma et deux gazelles ainsi que les capacités opérationnelles du détachement de la flottille amphibie.

L’arrivée de la célèbre frégate anti-marine Georges Leygues et le bâtiment de projection et de commandement, Dixmude associé aux exercices communs avec les Frci ne peut manquer de titiller l’esprit de l’observateur averti. C’est que l’actualité sur les navires de guerre français intervient dans une atmosphère ambiante qui fait une place royale aux bruits d’attaque généralisée contre les fondements institutionnels. L’attaque de Saho (7 casques bleus tués) dans la partie occidentale de la Côte d’Ivoire est de fraîche mémoire.

Autant que les…révélations télévisées du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur n’ont pas tout à fait abandonné les esprits. Ne serait-ce que sur un plan purement psychologique, le coup est jouable : les navires de guerre sont des bâtiments militaires, donc de combat disposant le plus souvent de systèmes d’armes leur permettant d’attaquer, de se défendre ou de protéger des unités et leur seule présence dans les eaux territoriales ivoiriennes est chargée de sens pour d’éventuels trublions. Les Frci et toute la hiérarchie militaire ont de quoi se satisfaire. Des éléments prendront part à des exercices aux côtés de représentants d’une armée qui se situe parmi les premières puissances militaires au monde.

Kisselminan COULIBALY

La Dépêche D'Abidjan

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Vers encore plus de censure

les abonnés de la téléphonie mobile sommés de se faire identifier

27 Juin 2012 –Xinhua -

Le gouvernement ivoirien a lancé mardi à Abidjan un appel aux abonnés des services de téléphonie mobile afin qu’ils s’approprient l’opération "obligatoire" d’identification démarrée en décembre dernier et prévue pour s’achever fin octobre.

"Les abonnés à ces services doivent se faire identifier par leurs opérateurs respectifs avant le 31 octobre prochain", a rappelé le président du Comité de suivi de l`identification des abonnés, Sévérin Guibessongui N`Datien qui souligne qu`au-delà de cette date limite "les abonnés ne pourront plus émettre d`appels à partir de leur téléphone et leur carte Sim sera systématiquement désactivée". 

L`opération instituée en décembre dernier est conduite par le ministère de la Poste et des technologies de l`information et de la communication et l`Agence des télécommunications de Côte d`Ivoire (ATCI).

Selon M. Guibessongui, ce sont 17,8 millions d`abonnés aux services mobiles qui sont concernés.

"L`objectif de l`opération d`identification est d`une part d`assurer la protection des utilisateurs des services de télécommunications contre les malveillants et délictueux et, d`autre part, il s`agit d`assurer la sécurité des services de communications électroniques, voix et données", explique le président du Comité de suivi.

La Côte d`Ivoire, 20 millions d`habitants, compte six opérateurs de téléphonie mobile.

La Dépêche D'Abidjan

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Contribution

Où va le Burkina Faso ?

26 juin 2012

Le projet de loi portant sur la révision de la constitution du Burkina Faso a été adopté ce 11 juin 2012 par l’Assemblée Nationale. Ainsi donc, les anciens présidents bénéficient désormais d’une amnistie générale pour la période allant de 1960 à nos jours ! Cela n’est-il pas à mettre en relation avec la montée en puissance de l’opposition Sankariste engagée dans sa campagne pour les prochaines élections municipales et législatives annoncées pour novembre 2012 ?

De quoi inquiéter Blaise qui voit donc sa réélection en 2015 compromise. Comment mènera-t-il sa campagne ? Quelle sera la portée d’un discours fondé sur l’évocation de ce chimérique soutient populaire, qui rappelons le est à l’origine du prétendu plébiscite de 2010 ? On se souvient qu’alors les 25 % des électeurs potentiels qui avaient participé à l’élection présidentielle, avaient accordé 80% de leurs voix à Blaise, et que par la suite, les démarches de l’opposition avaient conduit les tribunaux administratifs à déclarer illégales les cartes d’électeurs. Il y a donc fort à parier qu’avec les nouvelles cartes d’électeurs biométriques distribuées sous le regard attentif de l’opposition, la donne sera différente.

Pour qui a étudié la psychologie et le machiavélisme de l’enfant terrible de Ziniaré, nul doute qu’une manœuvre de manipulation et de division de l’opposition est en cours. En effet, l’unité des partis Sankaristes avec d’autres partis d’opposition se construit dans un contexte compliqué. Un arrêté du ministère de l’administration territoriale vient de suspendre une cinquantaine de partis politiques pour une période de 12 mois, et il se dit que pour certains de ces partis ces dispositions seront annulées. Dans l’hypothèse où ces manœuvres viendraient à échouer, il resterait donc à blaise la possibilité de tenter de conserver le pouvoir par la force, mais compte tenu du contexte militaire cela semble très difficile. En effet, suite aux expéditions militaires au Sierra Leone, au Soudan, au Libéria, en Côte d’Ivoire ... parfois au titre des Nations Unies, mais pas toujours, des fractions de l’armée impliquées dans le pillage de ces pays veulent en conserver des bénéfices pendant que de nombreux militaires connaissent une réalité très précaire qui est à rapprocher du quotidien des émeutiers de la faim.

On l’aura bien compris, le facilitateur est en grande difficulté.

Par ailleurs, la déstabilisation du Mali déclenchée par une rébellion téléguidée depuis Paris, prend une autre tournure. Washington entre en scène avec son désormais très classique dispositif Aqmi+Africom, le cadre supranational du Liptako-Gourma dont l’autorité siège à Ouagadougou vole en éclats.

Dans ce contexte, le peuple Burkinabé, accablé par les ingérences néo-coloniales et mortellement menacé par les conflits inter-impérialistes, a bien compris qu’il n’a pas d’autre issue que de consolider l’opposition et parvenir à un franc succès pour les toutes prochaines élections municipales et législatives. Après quoi, des lois levant l’immunité du président en exercice pourront être votées, en vertu d’un principe désormais acquis, en effet, sur ce terrain il est désormais permis de réformer la constitution.

Nul doute que dans cette prochaine période tous les Ivoiriens auront les yeux tournés vers le Burkina-Faso, car quelques soient ses opinions, chacun sait qu’avec la défaite de Nicolas, Alassane a perdu une jambe et qu’avec celle de Blaise il perdra sa tête.

par Léon Noir

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PS ; Je ne peux résister au plaisir de coller à la suite une copie du savoureux article de Bruno Jaffré publié par le monde diplomatique. Quel dommage que ses écrits sur la Côte d’Ivoire n’aient pas été aussi pertinents ! AH

 

Métamorphoses du président Blaise Compaoré

Le Burkina Faso, pilier de la « Françafrique »

lundi 21 février 2011

Médiateur dans maints conflits africains, le président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré, s’est fait une réputation d’homme de paix. Cette image, confortée par sa montée en puissance au sein de la « Françafrique », semble pourtant usurpée. En effet, le chef de l’Etat burkinabé est impliqué dans la plupart des guerres et des crises régionales des vingt dernières années. Des témoignages récents révèlent le trouble passé de celui qui accéda au pouvoir à la faveur de l’assassinat du leader panafricaniste Thomas Sankara.

Par Bruno Jaffré

Invité à assister au défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées en 1995, reçu par M. Nicolas Sarkozy en novembre 2008, le président burkinabé Blaise Compaoré est considéré comme un ami fidèle de la France, essentiel à la politique de Paris en Afrique de l’Ouest depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. Pourtant, estime Mme Louise Arbour, ancien haut-commissaire aux droits de la personne pour les Nations unies, commentant sa désignation comme médiateur dans la crise guinéenne (1), « Blaise Compaoré, lui-même ancien soldat putschiste et parrain politique de [l’ex-président libérien] Charles Taylor [poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité], n’est pas le mieux placé pour prêcher les vertus de la démocratie et du pouvoir civil (2) ». Elle trouble ainsi le concert de louanges qui entoure, depuis quelques années, celui à qui la « communauté internationale » confie de plus en plus de missions de « bons offices » en Afrique. Qu’il s’agisse de la crise togolaise consécutive à la mort du dictateur Gnassingbé Eyadéma, qui a été accompagnée d’émeutes, ou celle de la Côte d’Ivoire en proie à la guerre civile (2002-2007) (3).

Selon le journaliste Jean-Baptiste Marot, « il semble bien loin, en effet, le temps où M. Compaoré passait pour le déstabilisateur en chef de l’Afrique de l’Ouest... Depuis deux ans, le chef de l’Etat burkinabé a acquis un statut de vieux sage dans la sous-région (4) ». Spectaculaire, ce retournement, que souligne Mme Arbour, en dit long sur la géopolitique de l’Afrique de l’Ouest et le rôle qu’y joue la France. Cependant, le nouveau prestige de M. Compaoré pourrait se révéler fragile, malgré tous les soutiens internationaux qu’il reçoit.

Grâce à des témoignages récents, on en sait ainsi plus sur le coup d’Etat du 15 octobre 1987 qui l’a amené au pouvoir, à la faveur de l’assassinat de Thomas Sankara, son ami et son frère d’adoption. Un drame humain, mais aussi une perte pour tout le continent, désormais privé d’un farouche avocat du panafricanisme. De nombreux témoignages viennent petit à petit en préciser les circonstances. Ainsi, le 29 août 2008, M. Prince Johnson, un ancien chef de guerre libérien, a confirmé devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) ce que les observateurs du continent soupçonnaient depuis longtemps : « C’est Compaoré qui a fait tuer Sankara, avec l’aval [du président ivoirien] Houphouët-Boigny (5). » Cette version est confirmée par d’autres témoins libériens qui mettent en cause les services secrets français et la Central Intelligence Agency (CIA) (6).

En effet, Sankara menait son pays sur une voie révolutionnaire dont les premiers succès pouvaient déstabiliser toute la zone francophone. M. Compaoré n’était encore que le numéro deux du régime burkinabé lorsqu’il rencontra, en 1986, M. Jacques Chirac, alors premier ministre de François Mitterrand, par l’intermédiaire de Houphouët-Boigny. Jacques Foccart (7) lui présenta alors l’état-major de la droite française, en particulier M. Charles Pasqua.

Trafics d’armes et de diamants

Selon les dernières révélations du TSSL, les charges les plus graves pèsent sur M. Compaoré. Celui-ci aurait, avec le président libyen Mouammar Kadhafi, aidé le futur président Taylor, alors opposant en exil, à préparer l’assaut contre le régime libérien fin 1989, avec la complicité de la Côte d’Ivoire et la bienveillance des réseaux « françafricains ». Des troupes du Burkina Faso auraient même été engagées dans une guerre qui s’étendit à la Sierra Leone et au cours de laquelle M. Taylor parraina le Front révolutionnaire uni (RUF), un mouvement rebelle extrêmement violent. Durant ce conflit, qui dura jusqu’en novembre 2000, cinq cent mille personnes furent victimes de meurtres, de viols et de mutilations.

En avril 2006, M. David Crane, ancien procureur du TSSL, affirma que M. Taylor était « la pièce maîtresse d’un plan géopolitique de dix ans. Il s’agissait de recruter des individus qui fomenteraient la rébellion, s’empareraient du pouvoir dans leur pays et deviendraient des pions de Kadhafi, qui, ainsi, aurait les mains libres en Afrique de l’Ouest. Nous avons des preuves incontestables de cela. Parmi les individus ainsi recrutés se trouvaient Foday Sankoh, chef du RUF, et M. Compaoré (8)... »

En mars 2000, un rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU) accuse encore Ouagadougou de trafics d’armes et de diamants au profit de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) (9). L’embargo est alors évité de justesse, probablement grâce à l’appui de la France. Plus récemment, en 2002, les « rebelles ivoiriens » des Forces nouvelles ont lancé leur offensive depuis le Burkina, donnant le signal de la guerre civile. Leur chef Guillaume Soro, actuel premier ministre, déclarait, le 1er octobre 2008 dans Fraternité Matin (Abidjan), à propos de M. Compaoré : « C’est mon mentor, je n’ai pas honte de le dire. Il m’inspire, il m’a énormément donné, il est à mes côtés. Sans lui, je ne serais pas ce que je suis. »

Pour M. Compaoré, 2008 semble l’année de la consécration. En avril 2006, le comité des droits de l’homme de l’ONU avait donné raison à un collectif d’avocats qui demandait à Ouagadougou d’ouvrir une enquête sur l’assassinat de Sankara, de rectifier le certificat de décès (qui mentionnait, contre toute évidence, « mort naturelle ») et de permettre une enquête judiciaire impartiale. Mais, en avril 2008, à la veille d’une visite du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, au Burkina, le comité se déclare satisfait des mesures prises par ce pays et classe l’affaire.

Pourtant, si le certificat de décès de Sankara a bien été rectifié, supprimant la mention controversée, aucune enquête n’a été diligentée. Apothéose : en mars 2008, le Burkina Faso intègre le comité des droits de l’homme de l’ONU ! Quatre mois après, il devient membre non permanent du Conseil de sécurité.

S’ensuit une série de reconnaissances internationales. En visite officielle aux Etats-Unis, en juillet 2008, M. Compaoré rencontre les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), qui félicitent le Burkina « résolument engagé sur la voie de la bonne gouvernance économique et combattant de ce fait efficacement la pauvreté ». Durant le même séjour, il est reçu pendant une heure par M. George W. Bush. En septembre 2008, encore, le chef de l’Etat burkinabé préside une réunion du Conseil de sécurité sur la médiation et le règlement des conflits.

Enfin, lors du forum « Médias et développement », qui se tient à Ouagadougou en septembre 2008, c’est au tour du commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, le pourtant sourcilleux Louis Michel, de rendre hommage au président Compaoré, « qui joue un rôle majeur dans la stabilité régionale (10) ». Pas un mot sur l’assassinat, dans des conditions mystérieuses, le 13 décembre 1998, du journaliste Norbert Zongo... En juin 2008, M. Compaoré devait même recevoir, à Florence, le prestigieux prix Galileo pour « la médiation dans les conflits ethniques et sociaux », financé par la présidence italienne. Au dernier moment, la cérémonie a été annulée, au prétexte que le président burkinabé était trop occupé pour se déplacer. En réalité, il semble qu’une campagne associative ait contribué à l’abandon de ce projet.

Des réseaux de soutien œuvrent dans la discrétion pour le chef de l’Etat burkinabé. Un certain Jean Guion, président de l’Alliance francophone, ancien militant gaulliste de l’Union des jeunes pour le progrès (UJP), grandi à l’ombre des premiers ministres Pierre Messmer et Alain Juppé, dirige depuis 1989 le Conseil international de solidarité avec le Burkina Faso (Cisab). Non sans humour, un ancien ambassadeur de France se souvient à son propos : « Un de nos compatriotes au carnet d’adresses bien rempli acheminait régulièrement vers Ouagadougou des contingents d’anciens ambassadeurs, généraux en retraite, politiciens sur le retour, universitaires mal en cour, présidents d’association ou institutions en quête de clientèle, ministres et sous-ministres que le raz-de-marée socialiste de 1981 avait mis au rancart (11)... » M. Guion semble avoir fait son temps, le « sommet des étoiles de la terre », qu’il voulait organiser en 2008 sous le patronage de M. Compaoré, en invitant des scientifiques et des artistes de renom, étant tombé à l’eau.

Pourquoi pas Prix Nobel de la paix ?

En fait, les réseaux de soutien se sont réorganisés, compte tenu du rôle que la France entend voir jouer par M. Compaoré dans la région. Le 8 novembre 2005, dans les salons feutrés du Sénat, à Paris, est officiellement créée l’Association France - Burkina Faso (AFBF). Son président n’est autre que M. Guy Penne, chargé des affaires africaines à l’Elysée de 1981 à 1986, que l’ancien président d’Elf Loïc Le Floch-Prigent surnomme le « Foccart de Mitterrand » (12). Sankara considérait le dignitaire socialiste comme responsable de son arrestation par la police burkinabé en mai 1983, quelque temps avant sa prise de pouvoir. En outre, le 9 mai 2008, le journaliste du Figaro François Hauter a déclaré, lors d’une conférence publique à Dakar, avoir été, à l’époque, « manipulé » par M. Penne dans le but de ternir l’image du leader panafricaniste.

A la tête de l’AFBF, M. Penne s’entoure de personnalités de tout premier plan, dont de nombreux ex-ministres de la coopération : M. Michel Roussin, ancien chef des services secrets, longtemps responsable Afrique du groupe Bolloré (13), présent au Burkina dans les secteurs du tabac, du transport et du coton ; M. Jacques Godefrain, ancien proche de Foccart ; M. Charles Josselin ; M. Pierre-André Wiltzer, qui fut aussi ambassadeur en mission, haut représentant pour la sécurité et la prévention des conflits, au moment du conflit ivoirien, en juillet 2004. C’est lors d’une réunion de l’AFBF qu’un de ses membres a lancé un appel pour que lui soit attribué le prix Nobel de la paix (14) ! Coïncidence ? C’est quelques mois après la mise en place de cette association que se répand l’image pacifiste de M. Compaoré sur la scène internationale.

Le trésorier de l’AFBF n’est autre que M. Hubert Haddad, poursuivi et placé en détention en mai 2009 pour abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance. Il est accusé d’avoir versé de l’argent au premier président de la Polynésie française, M. Gaston Flosse, lui-même mis en examen pour corruption en novembre 2009. Les transferts auraient eu lieu via l’entreprise 2H, que dirige M. Haddad. Cette société de communication, chargée de la publicité de l’annuaire téléphonique de Tahiti, est aussi « connue comme le généreux mécène des annuaires téléphoniques africains (15) ».

Malgré tous les appuis qu’il reçoit, il apparaît pourtant bien difficile au président burkinabé de faire oublier son passé. Fin décembre 2009, un appel a été lancé : ses auteurs demandent une enquête internationale sur l’assassinat de Sankara et l’ouverture des archives de la France et des Etats-Unis (16). En outre, l’impartialité de sa médiation dans la crise guinéenne est contestée par l’opposition de ce pays. La presse locale l’accuse d’avoir des intérêts dans la société Getma International, qui a obtenu de façon controversée la concession du terminal à conteneurs du port autonome de Conakry (Guinée). Enfin, un nouveau rapport du groupe d’experts de la Côte d’Ivoire destiné au Conseil de sécurité de l’ONU s’inquiète de transferts d’armes en direction de la rébellion des Forces nouvelles, avec des complicités burkinabés (17)...

Par Bruno Jaffré, http://www.monde-diplomatique.fr/20...

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Que retenir du conseil des ministres

qui s'est tenu aujourd'hui à Yamoussoukro ?

27 juin 2012

Un: Que "Le Président de la République a informé le Conseil des Ministres que, conformément à l’article 55 de notre Constitution, il a produit, le vendredi 8 juin 2012, devant la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, sa déclaration de patrimoine".

Deux: que le Capitaine de vaisseau Major Boniface Konan (ex-patron du Fumaco, exilé au Ghana après la chute de M. Gbagbo, et rallié depuis plusieurs mois au pouvoir), a été nommé Inspecteur de la Marine.

André Silver Konan

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