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31/12/2011

Laurent Akoun présente ses voeux aux Ivoiriens

Message de Nouvel An du FPI

 

30 décembre 2011 

Fpi-2

Ivoirienne, ma sœur, Ivoirien, mon frère,

 

Chers Amis de la Côte d’Ivoire,

 

La Côte d’Ivoire, notre pays, qui vit une crise militaro-politique créée de toutes pièces et qui perdure depuis une décennie, est aujourd’hui au plus mal et n’a jamais été aussi près du précipice.

 

L’année 2011, qui s’achève, restera dans notre mémoire collective comme l’une des plus sombres de notre jeune histoire. Une guerre absurde, dont nous aurions pu faire sagement l’économie mais que certains ont appelée de tous leurs vœux, est malheureusement arrivée.

 

Le Président Laurent GBAGBO, dont tout le monde sait qu’il avait tout fait pour préserver la paix dans notre pays, a été arrêté par les forces françaises le 11 avril 2011, puis transféré au Golf Hôtel, le siège de campagne de M. Alassane Ouattara, candidat déclaré battu à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle 2010, par le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire.

 

Alors qu’au nom du Peuple souverain de Côte d’Ivoire, le Conseil Constitutionnel avait investi M. Laurent GBAGBO le 3 Décembre 2010, la même institution, au nom de la communauté internationale, a investi M. Alassane Ouattara, président de la République, le 4 Mai 2011.

 

Depuis cette date, la République de Côte d’Ivoire est gouvernée par M. Alassane Ouattara et le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et le groupement politico-militaire dénommé Forces Nouvelles (FN), rebaptisé Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

 

L’arrestation et la détention humiliante du Président Laurent GBAGBO à Korhogo a donné le ton à un amoncèlement de nuages sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

 

Les conséquences de l’option de la guerre pour régler le contentieux de l’élection présidentielle, faut-il le rappeler, sont dramatiques :

 

-         des dizaines de milliers de morts, résultant notamment de massacres de populations civiles, dont particulièrement la communauté Wê, à l’Ouest du pays ;

-         des populations profondément traumatisées par les exactions, les pillages et les destructions ou l’expropriation de biens privés ;

-         l’unité et la cohésion nationales fortement ébranlées par une fracture dont on ne mesure pas encore l’ampleur et la profondeur ;

Et comme si cela ne suffisait pas, l’on inflige à la Côte d’Ivoire une gouvernance par la terreur qui prend des formes diverses :

·       des arrestations (arbitraires) massives de personnalités dont une quarantaine de civils (membres du gouvernement, journalistes, parents et proches du président renversé) et une cinquantaine de militaires (officiers, militaires du rang, gendarmes, policiers et assimilés) ;

·       des dizaines de milliers d’Ivoiriens contraints à l’exil, en violation de notre Constitution ;

·        des arrestations de journalistes et suspensions de journaux de l’opposition pour les mêmes fautes commises par leurs confrères proches du pouvoir sans conséquence ;

·        des actes de brutalités contre des responsables FPI/CNRD pour empêcher la tenue de meetings politiques ;

·        des exactions de toutes natures commises contre des civils Ivoiriens par des FRCI sensés garantir leur sécurité et des chasseurs traditionnels du Nord, les « dozos », qui écument nos hameaux et villages de l’Ouest et du Sud en véritables satrapes ;

·        le vol et/ou la confiscation de biens mobiliers et immobiliers privés ;

·        les destructions sélectives de biens privés au nom d’une prétendue politique de salubrité publique ;

·        la manipulation éhontée de l’appareil judiciaire et des média d’Etat…

 

En somme, depuis le renversement – le 11 avril 2011 – du Président Laurent GBAGBO par les forces armées franco-onusiennes, la Côte d’Ivoire est enveloppée d’une chape de plomb. Notre pays subit insidieusement un régime autocratique dans lequel les gouvernants font peu de cas de la Loi et des Droits de l’Homme.

 

Le Front Populaire Ivoirien – en dépit de la volonté manifeste du pouvoir et de ses affidés de le contraindre à la clandestinité – est resté debout. Tout au long de cette année 2011, le FPI  n’a pas cessé d’interpeller les nouveaux tenants du pouvoir d’Etat et leurs soutiens étrangers sur la nécessité de trouver ensemble un véritable canevas de réconciliation nationale. Nos propositions ont été soient tournées en dérision soient accueillies avec morgue. Dans les deux cas, nos appels se sont dissouts dans le tintamarre des autocélébrations des « vainqueurs ».

 

Ivoirienne, Ivoirien, Amis de la Côte d’Ivoire,

 

Aujourd’hui, au moment où cette année 2011 s’achève, nous sommes tous obligés de constater qu’un peuple, même opprimé, terrorisé, infantilisé et balkanisé, trouve toujours un ressort pour rebondir et dire non quand il le faut. Par l’indifférence totale que vous avez affichée face aux dernières élections législatives « non-inclusives », à travers une abstention record, vous venez d’infliger un cinglant désaveu à M. Alassane Ouattara. Votre message clair à cette gouvernance approximative et au mépris - sans fondement - affiché par la communauté internationale, doit interpeller les uns et les autres.

 

Et le pouvoir doit en tirer humblement et avec honnêteté les conséquences. En toute responsabilité. Sans craindre que le Ciel ne lui tombe sur la tête.

 

Pour sa part, le FPI, qui se tiendra toujours à vos côtés salue votre patriotisme et votre indéfectible attachement à la Paix.

 

En votre nom, le Front Populaire Ivoirien invite le pouvoir à prendre les mesures courageuses et responsables suivantes pour l’année 2012 :

1.     Annuler purement et simplement les dernières législatives « non-inclusives » dont les résultats sont une atteinte et une grave menace pour la cohésion sociale ;

2.     Rembourser la caution des candidats ;

3.     Procéder à la désignation d’un nouveau président de la CEI, acceptable pour tous et à la réorganisation de cette institution sur une base consensuelle ;

4.     Ouvrir immédiatement une discussion franche avec le FPI, dénuée de toute morgue et devant aboutir à la mise en place de conditions idoines de réalisation d’élections législatives, municipales … véritablement ouvertes, justes, démocratiques et surtout crédibles et dont les vainqueurs bénéficieront d’une véritable légitimité émanant de l’onction populaire ;

5.     Mettre un terme au climat et à l’environnement de terreur qui règnent dans les villes, villages et hameaux de la Côte d’Ivoire et qui exacerbent ainsi une insécurité rapprochée permanente ;

6.     Créer les conditions de fonctionnement d’un véritable Etat de droit avec la cessation des poursuites, arrestations et détentions arbitraires des membres de l’opposition FPI/CNRD victimes d’une justice des vainqueurs.

 

Enfin, pour le Front Populaire Ivoirien, la Côte d’Ivoire peut et doit se sortir de ce marasme, par la volonté et l'engagement sans retenue de ses filles et fils.

 

C'est pourquoi,  Il nous plaît d'exprimer, ici solennellement, les vifs remerciements et les encouragements de la Direction du FPI

 

1.     au Peuple de Côte d'Ivoire pour la part déterminante qu'il prend dans la lutte contre l'asservissement et l’imposture ;

2.     aux Diasporas Africaine et Ivoirienne pour leur importante contribution au combat du Président Laurent GBAGBO pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire souveraine et digne ;

3.     aux militants, sympathisants et démocrates pour leur ferme engagement dans la lutte pour "hâter"

·        le retour du président Laurent Gbagbo dans notre pays ;

·        la libération sans condition de tous les détenus politiques (civils et militaires) ; 

·        l'arrêt des procédures judiciaires et le retour de tous les exilés.

 

Dans la Lutte et dans l’Espérance, prenons notre Destin en mains !

 

BONNE et HEUREUSE ANNÉE 2012.

 

Le Secrétaire Général, Porte-parole du FPI, Laurent AKOUN

 

cotedivoire-lavraie

 

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pratiques contre nature pour africains "occidentalisés"

Les Occidentaux menacent les Africains qui n'adopteraient pas l'homosexualité.

 

31 Décembre 2011

Après les razzias négrières, après le colonialisme, après les programmes d'ajustements structurels, après la démocrature (dictature cachée par des élections formelles et fraudées), après des religions imposées, à la suite des guerres incessantes imposées à l'Afrique...voici que l'Occident exige de plus en plus violemment que les territoires africains adoptent des règles pour légitimer l'homosexualité permettant à deux sexes masculins de se coucher, de former un couple et de procéder à l'adoption des enfants plus tard. Il s’agit aussi et surtout de pousser l’Afrique à adopter des mesures protectrices en faveur de ces occidentaux en mal de sensations fortes de débarquer dans les territoires africains et de se livrer en toute légalité à leur activité homosexuelle au su et au vu de tous. Le viol de mineur(e)s ici et là commis par des touristes sexuels impunis ne suffit pas. Il faut désormais protéger l’homosexuel qui souhaite éteindre sa flamme libidique sous les tropiques en compagnie de quelques africains qui, par ce biais, prétendent ainsi entrer dans la modernité.

Début décembre 2011, le fameux premier ministre britannique David Cameron menaçait dans des termes très clairs les pays africains qui lutteraient contre l'homosexualité. En effet, David Cameron indiquait que le Royaume Uni va "couper son aide aux pays africains ayant une législation contre l'homosexualité". Ce vil chantage qui s'inscrit dans une dynamique pro-homosexualité enclenchée depuis un bon moment en direction de l'Afrique, est insoutenable quand on sait que les africains sont confrontés à des questions hautement plus importantes dans ces périodes où des guerres d’agression intensifient le pillage de leur continent. Qui plus est, quelle aide? Qui aide qui? L'aide de quoi, pour faire quoi et pour quel résultat? Aide par-ci, aide par-là! L'aide, une escroquerie toute inventée pour assurer le pillage de l'Afrique sous la couverture de l'humanitaire. Oui, il faut couper cette aide, car l'Afrique n'a été que trop aidée. Elle n'en peut plus, sa coupe est pleine. Elle croule sous le poids de ces cadeaux empoisonnés au nom desquels elle doit livrer son âme et son énergie pour le bien-être de celles et ceux qui la flétrissent.

 

Une société africaine régentée par des proconsuls érigés ou maintenus par des méthodes brutales et sanglantes, confrontée à des guerres d'agression qui massacrent ses plus dignes enfants et en déportent d'autres, privée de nourritures, de soins primaires de santé, de centres de soins, d'eau potable, d'école tournée vers les besoins intérieurs, privée de perspectives, un continent soumis qui a des préoccupations existentielles à résoudre ne doit pas laisser son attention détournée par une question aussi basse que sordide de la légalisation de l'homosexualité. Aussi, n'arrivons-nous pas à contenir toutes les conséquences liées aux relations hétérosexuelles dans leur déroulement en Afrique pour nous permettre le luxe puant et antiafricain qu'est l'homosexualité que quelques occidentaux veulent nous imposer.

 

De plus, la culture africaine qui ne cesse de s'effriter risque de disparaître totalement en entraînant dans sa chute, sous la pression tout azimuts de pays, des organisations dites de défense des droits de l'homme et des associations gays occidentaux, les quelques rares ilots qui résistent à cette "mondialisation". Déjà quelques territoires soumis à l'extrême et pour qui l’aide occidentale (au suicide) est vitale se montrent coopératifs à cette idée nauséabonde brandie par ses promoteurs comme un progrès sous le manteau troué droit de l'hommiste dont beaucoup d'africains aiment s'emparer sans savoir ce qu'il recouvre. Seuls les gouvernements du Ghana et de la Tanzanie ont, pour le moment, vertement rejeté les injonctions de David Cameron. Les africains ont donc le droit sinon le devoir le plus absolu de s'opposer à ces injonctions doublées de mépris visant une fois encore à faire adhérer de force la société africaine dans une pratique qui à l'origine n'est pas la sienne.

 

Hier, l'Afrique avait été contrainte de se structurer à l'aune de l'esclavage qui était une institution gréco-romaine, judaïque, chrétienne et arabo-islamique. Caractérisée en Afrique par des razzias, des guerres et des agressions, l’esclavage a façonné une nouvelle Afrique plongée quasi-irrémédiablement dans l'ethnisme et dans la dispersion. L’Afrique en est sortie totalement défigurée.

 

Plus tard, elle a été entraînée à marches forcées dans les principes coloniaux qui ont ainsi complètement redessiné l'Afrique en lui conférant des identités coloniales dont les seuls mérites sont d'isoler les africains les uns des autres et de confirmer la réorientation de l’économie africaine déjà extravertie par les razzias négrières transatlantiques. De nos jours, diverses impositions structurent l'ensemble de la société africaine dans tous ses secteurs. Ces impositions dont certains frisent carrément des injures ont le mérite de couper les africains de leurs racines, de les paralyser car les arrachant de leurs valeurs les plus intrinsèques seules à même de servir de support sur lequel se fonde un peuple pour s'élancer vers l'avenir. Ainsi le continent africain ne s’appartient plus. Il est devenu une sorte de société greffée reproduisant des fruits qui ne jaillissent pas de ses racines profondes perdues par mimétisme forcé et par greffage incessants.

 

Si les africains sentent la nécessité de légaliser des pratiques sexuelles autres que celles reconnues jusqu'ici, il revient à eux seuls de le faire en temps voulu dans un cadre juridique qu'ils devront élaborer eux-mêmes. Alors, si les occidentaux se permettent de fixer aux africains ce qu'ils doivent faire, c'est tout simplement parce que l'Afrique n’est pas indépendante et parce que beaucoup d'africains à commencer par les soi-disant dirigeants africains leur sont totalement soumis. Conscients de ne pouvoir exercer le pouvoir colonial dans les territoires africains sans l'aval des maîtres, les guignols abusivement appelés dirigeants africains ou encore l'élite africaine se plient en quatre aux desideratas ainsi qu'aux caprices princiers de leurs mentors. Ainsi, dans certains territoires depuis belle lurette, ce qui est appelé l'équipe gouvernementale est infestée d'hommes qui  couchent entre eux allègrement et l'accès à certains postes administratifs est conditionné par la pratique homosexuelle qu’on cherche aujourd’hui à officialiser et à faire entrer dans le patrimoine africain à coup de chantage de la cessation de « l’aide ». 

 

L'Occident prend un plaisir fou à refourguer aux africains ses pratiques les plus déviantes, les plus vicieuses, les plus perverses qui les contaminent durablement et les condamnent par conséquent à l'autodestruction. Il en est ainsi, par exemple, de la corruption et de l'alcoolisme qui étaient totalement absents de la société africaine ainsi que le témoignent les écrits d'auteurs arabo-musulmans, les premiers à connaître l'Afrique avant l'Europe du XIVè et XVè siècle.

 

Au moment où certains africains dans leur naïveté infantile espèrent que l'Occident aidera l'Afrique à se relever, qu'il s'engagera dans ce qu'ils nomment pompeusement le transfert de technologie dans un cadre de coopération et de solidarité -toute chose vendue jusqu'ici aux africains qui, malgré toute la supercherie, y croient toujours- voici que la technologie que l'Occident compte transférer effectivement en Afrique est constituée d'une bouteille d'alcool enveloppée d'un tissu demandant l'adoption de l'homosexualité. La technologie de l'homosexualité, en somme!

 

Tout comme l’Occident annonçait l'industrialisation ou le développement de l'Afrique en procédant à son partage entre puissances impérialistes ou en la pillant de fond en comble ou encore en lui léguant  les déchets toxiques ou autres machines usées voici venu le temps du partenariat économico-culturel par l'homosexualité partagée.

 

A cette coopération, il faut dire non et s’il le faut, pouvoir répéter Sekou Touré qui n’hésita pas à affirmer devant le général De Gaulle : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ». Le peuple noir qui n’a jamais eu l’aide de qui que ce soit dit non, doit dire non et va dire non à cette « aide » qui veut que nous soyons réduits à légaliser les relations sexuelles entre deux hommes.

Une seule phrase mérite d'être proclamée en fin de compte: en de telles circonstances le droit de résister est le plus sacré des devoirs.

 

Komla Kpogli

Secrétaire Généra  J.U.D.A  (Jeunesse Unie Pour la Démocratie en Afrique )

Web. http://lajuda.blogspot.com

 

lynxtogo.info

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Nicolas d'Arc sur les traces de son "aïeule" ...

Sarkozy et le Front national se disputent maintenant… Jeanne d’Arc

 

31 décembre 2011

C’est de plus en plus pathétique. En politique, on jette sa honte aux chiens. Toute honte bue, Nicolas Sarkozy, annonce l’Elysée, se rendra vendredi 6 janvier dans les Vosges et dans la Meuse pour commémorer le 600 e anniversaire de la naissance de… Jeanne d’Arc, qui a retrouvé ses lettres de noblesse avec la commémoration annuelle du Front national. L’agenda du chef de l’Etat français devient de plus en plus trash.

 

Domrémy va donc accueillir Nicolas Sarkozy. La légende de Jeanne d’Arc, qui serait née à Domrémy, un petit village vosgien le 6 janvier 1412, une date invérifiable et d’ailleurs contestée par de nombreux historiens n’a pas fini de faire le buzz. Ensuite, l’homme aux talonnettes, se rendra à Vaucouleurs, dans la Meuse, où elle entama son épopée légendaire.

 

Cette course tous azimuts derrière l’électorat traditionnel du FN n’est pas une première. Il faudrait même tout un chapelet pour répertorier tous les glissements vers l’extrême droite de Nicolas Sarkozy. Les étrangers par-ci, l’identité nationale par-là, tout y passe. Dans le même ordre d’idée, Sarkozy a tenté de récupérer à la gauche,  la mémoire de Guy Môquet. Échec et mat. Le même avait aussi voulu imposer que des gamins du primaire fassent un devoir de mémoire sur des enfants victimes de l’holocauste.

 

Si Nicolas Sarkozy se lance ainsi à corps perdu dans la course à la présidence sans être officiellement candidat, c’est qu’un sondage non publié, annonce Marine Le Pen à 25% et François Hollande à 28%, au premier tour, alors que lui, il fait un piètre 18%. Alors, phagocyter le symbole du Front de la haine (FN) du 1er mai, qui fait toujours un défilé à l’honneur de Jeanne d’Arc, ne lui déplaît point.

 

Alors tous ces discours bidons sur le FN alors qu’on fait sa publicité, c’est vraiment triste…

 

allain jules

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Une ballade en taxi avec... Jean Ziegler

Les sociétés minières à la base de la souffrance du Congo

 

" Sans nous, eux, ils auraient eu la vie plus facile... On les a gênés... "

cameroonvoice.com

22:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Saint Nicolas a parlé !

Nicolas Sarkozy écarte un nouveau plan de rigueur

31 décembre 2011  

 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a laissé entendre samedi soir qu'il n'envisageait pas un nouveau train de mesures d'austérité en France en 2012 et souhaitait au contraire donner la priorité à la relance de l'activité économique.

Dans les derniers voeux radio-télédiffusés aux Français de son quinquennat, le président de la République a estimé que le destin de la France pouvait "une fois encore basculer" en 2012, année d'élections présidentielle et législatives.

"Ce qui se passe dans le monde annonce que l'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles", a-t-il déclaré.

"Le problème posé n'est pas celui d'un nouveau train de réduction des dépenses pour l'année qui vient. Ce qui devait être fait a été fait par le gouvernement", a-t-il poursuivi. "Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat."

Il a également estimé qu'il faudrait alléger la pression du financement de la protection sociale sur le travail et faire contribuer les importations.

Emmanuel Jarry, édité par Jean-Baptiste Vey

 

fr.reuters.com

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La Fin Programmée de Ouattara :

Notre Pays, l’Objet de Notre Devoir Minimum

Jeudi 29 décembre 2011

 

par djaratche

 

Ouattara se créé ses propres peurs pour soupçonner un coup d’état venu d’ailleurs !

 

La logique du régime Ouattara a quelque chose de fondamentalement irrationnel et incohérent et dont la compréhension dépasse l’esprit du commun des mortels, notamment celui de l’Ivoirien moyen.

 

C’est d’ailleurs à se demander s’il ne créé par les conditions de sa propre chute, là où il lui serait si simple d’apaiser et dialoguer pour rassurer les autres et créer les conditions d’une véritable paix. Les « sécurocrates » de Ouattara ont engagé une chasse aux sorcières systématique qui va finir par produire des effets dont il accusera les autres, probablement pour justifier l’inutile pression sécuritaire qui s’impose, bien malheureusement pour la Côte d’Ivoire.

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne faudra pas s’étonner de voir le pays basculer encore dans la violence, quand tout devrait être réuni pour faire la paix et la réconciliation entre les fils et filles de notre pays. Car, à vouloir se faire peur, on finit par être victime de sa propre imagination !

 

SORO GUILLAUMECar, à vouloir trop pousser le bouchon, on finit par exploser la bouteille de champagne, et pour des gens particulièrement portés sur ce nectar, quel dommage de le gaspiller par ses propres excès !

Depuis son installation, le régime Ouattara n’a pas arrêté de soupçonner tous les partisans de Gbagbo, sans exception, de vouloir perpétrer un coup d’État contre lui. C’est d’ailleurs ce qui justifie la saisie des comptes des collaborateurs principaux du président Gbagbo, qui justifie l’emprisonnement d’une partie de ses partisans, ainsi que l’exil d’une autre. C’est la débandade totale dans les rangs de la LMP et même ceux qui tentent, avec courage il faut le dire de maintenir le dialogue avec le pouvoir d’Abidjan, ne vivent pas sans de réelles appréhensions pour leur vie au quotidien. Une quantité de personnes est exposée, pour certains, à être tués, pour d’autres, acculés jusque dans les plus profonds retranchements et pour certains autres encore, à accepter les plus viles humiliations et se voir quelque peu tolérés.

Faut-il rappeler ici tout ce que les partisans du président Gbagbo ont subi depuis les dernières semaines du mois de décembre 2010, dont le summum a été atteint avec la destruction de leurs domiciles et la perte de tout ce qu’ils pouvaient posséder comme biens matériels dans le pays ?

 

Faut-il rappeler que depuis plusieurs mois, pour des raisons parfois saugrenues, tous ont eu leurs comptes bancaires bloqués et que la majorité des premiers responsables a été inculpée sous des motifs diversement obscurs ?

 

Faut-il rappeler que les quelques rares qui n’avaient pas été initialement arrêtés et emprisonnés et qui ont décidé, après quelques mois d’exil de retourner en Côte d’Ivoire, ont été arrêtés et emprisonnés, après avoir été battus et pour certains aujourd’hui portés disparus ?

 

Faut-il rappeler qu’aucun des partisans du président Gbagbo ne retrouvera son domicile tel qu’il l’a quitté, soit après sa libération, soit à son retour d’exil ?

 

Faut-il rappeler que partout où ils vivent, ceux qui sont en exil vivent dans la peur d’être assassinés ou enlevés ?

 

Faut-il rappeler que la très large majorité des exilés, si pas presque tous, vivent dans le dénuement le plus total, après avoir servi leur pays, comme des indignes exclus de leur communauté pour avoir violé des principes que la communauté défendrait ?

 

Faut-il rappeler que tous ces responsables ont entretenu avec les pontes du régime actuel des relations fraternelles affichées dans le souci de sauver notre pays et qu’ils payent tous aujourd’hui cette profonde naïveté ?

 

Faut-il rappeler que cette situation que vivent les pros-Gbagbo est bien pire que celle qui a justifié la rébellion de 2002 et conduit notre pays dans cette crise dont la fin n’arrive toujours pas ?

 

Faut-il rappeler que c’est à force d’être poussé à bout qu’on se laisse aller à des excès et des choix peu en rapport avec nos valeurs et nos principes ?

 

Faut-il rappeler qu’aucun humain ne peut accepter d’être ainsi pousser dans ses derniers retranchements sans réagir et défendre sa plus simple existence ?

 

Faut-il faire savoir que l’instinct de survie est partagé par tout humain, dont le libre arbitre le différencie des animaux et de leurs réflexes ?

 

Faut-il enfin rappeler que jamais, aucun opposant n’avait subi tant de brimades, de méchancetés, d’humiliations et de déni de tout ce à quoi il peut raisonnablement prétendre, simplement pour avoir assumer des convictions différentes et tenter de les défendre ?

 

Car, notre conviction demeure que Ouattara n’a pas gagné les élections présidentielles de novembre 2010 !

 

plus facile de mentir que de dire la véritéDe tous ces rappels, découle aujourd’hui une question simple, mais fondamentale :

 

De quelle Côte d’Ivoire Ouattara veut-il être le chef de l’État ?

 

La question est cruciale et la réponse qui lui sera donnée déterminera profondément l’évolution des choses, car de celle-ci, proposera les base de ce qui nous sépare les uns des autres et notre appréciation du devoir respectif que nous avons vis-à-vis de la Côte d’Ivoire !

 

Notre pays ne peut pas être celui d’une seule opinion, fusse-t-elle la plus violente, la plus soutenue de l’extérieur, ou même la plus partagée par les Ivoiriens !

 

Notre pays ne peut pas être conduit aujourd’hui, comme si rien ne s’était passé pendant ces 10 dernières années pour en arriver là !

 

Notre pays ne peut pas faire l’économie d’un dialogue apaisé et respectueux des opinions divergentes, encore moins des différences fondamentales qui existent entre nos visions opposées de ce pays !

 

Notre pays ne peut pas se comporter aujourd’hui comme si ceux qui ont été battus par les armes sont de vulgaires parias qu’il faut simplement raser de la face de la Côte d’Ivoire, soit physiquement, soit moralement, en les salissant, en leur niant le simple droit d’exister, en leur objectant d’être coupables d’avoir servi dignement leur pays ! Même le « tout puissant » Ouattara ne peut pas nous imposer cela et toute sa force ne saurait lui garantir d’avoir le sommeil du juste, s’il ne s’efforce pas de comprendre cela.

 

Certes, nous sommes aujourd’hui profondément déstabilisés et sans grands moyens d’exister face à la virulence du pouvoir Ouattara, mais, combien de temps cela durera et qu’est-ce que cela lui coûtera pour se maintenir ainsi dans la terreur, la délation, la dénonciation, les calomnies abjectes, comme pour dire que nous ne sommes pas dignes d’avoir servis et représenter ce pays avant eux et surtout, avec eux à nos côtés, comme des compatriotes que nous voyions en eux et rien d’autres, et certainement pas parce que nous étions des naïfs ou des imbéciles, mais bien pour la Côte d’Ivoire !

 

Nous ne continuerons pas d’accepter d’être reclus dans nos peurs, comme si cela était finalement normal d’avoir perdu indûment le pouvoir et de s’en cacher de peur et de craintes d’êtres tués !

 

On nous reproche tout, en plus d’avoir été au pouvoir et surtout de l’avoir partagé avec eux pendant 10 ans !

De les avoir acceptés dans nos maisons, de les avoir fréquentés et nous être ouverts à eux, d’avoir accepté des convenances parfois douloureuses, parce que notre pays le méritait et qu’il fallait lui éviter de sombrer dans la guerre, d’avoir volé, d’avoir tué, d’avoir menti.

 

Mais en réalité, on nous reproche d’avoir été, tout simplement, des Ivoiriens de hauteur et d’élévation, d’honneur et d’unité, soucieux de la paix du pays et de l’unité de ses enfants, d’avoir faits des sacrifices incroyables pour leur permettre de participer dignement à une vie politique qu’ils nous refusent aujourd’hui, d’avoir simplement le droit de vivre dans notre pays, comme eux et comme les étrangers qu’ils ont choisis ! On nous accable d’être déterminés de faire prospérer la démocratie dans notre pays et nous devons donc subir tout, toutes sortes de jugements iniques et surtout, nous y soumettre volontiers, quand nous ne voyons pas l’équité de ces jugements !

On nous demande de nous soumettre et de nous taire, comme des sous-hommes d’une sous-caste dont la place dans la société Ivoirienne n’est même pas encore établie !

On espère que nous devenions si pauvres et si pitoyables, qu’il ne nous restera plus qu’à disparaître pour leur laisser libre champ dans la gestion d’un pays qui pourtant nous appartient aussi et pour lequel nous avons au moins autant donné qu’eux !

 

On nous demande de nous prosterner là où notre sang, nos origines ne le permettent pas et pourtant, on tente de trouver des motifs de condamnation à notre refus !

On nous présente à nous-mêmes, comme parias que nous ne connaissons pas, tant la description que nous voyons de nous-mêmes dépassent tout ce que nous pouvions imaginer du miroir qui nous juge !

 

On nous présente à ceux qui nous ont connus comme de vils étrangers manipulateurs et faits pour finir indigents !

 

On veut nous faire croire que nous ne méritons pas ou plus notre pays et, que celui-ci se passerait bien de nous !

 

On veut nous faire passer par tous les moyens pour de vulgaires individus dont la seule prouesse aurait été d’avoir pu maintenir un pays debout pendant près de 10 ans, dans une adversité multiforme incroyable et toutes sortes de trahisons aussi graves que possible !

 

On veut nous faire prétendre que nous ne valons que parce que nous devons servir de faire valoir à des personnes et des groupes qui ne méritent pas plus d’être à la tête du pays que cela, mais dont la force brutale seule permet de justifier leur présence, pour mieux nous accabler !

 

Le tableau en est assombri et la projection, certainement effrayante, quand on sait ce que cela peut produire dans la tête de personnes dignes et déterminées, mêmes si, ici, il faut s’accorder sur la profonde différence de nature des uns et des autres !

 

Nous ne sommes pas pareils, nous ne sommes pas comme eux, sinon, nous aurions vu venir la foudre qui nous a balayés !

 

Nous ne sommes pas comme eux, sinon, nous aurions préparé les opinions à tous ces crimes que nous avons subis !

 

Nous ne sommes pas comme eux, sinon, certainement, l’issu de ce conflit aurait été autre ! Et, Grand Dieu, nous en sommes bien heureux !

 

Nous ne voyons pas notre pays comme un intérêt, mais comme l’objet de notre devoir minimum !

 

Nous ne percevons pas la Côte d’Ivoire comme un instrument à notre service, mais, au contraire, comme la destinatrice des fruits de notre engagement ! Il est donc normal que, face à la conscience qu’ils ont de ne pas tenir le pays comme cela se doit, de ne pas traiter tous ces enfants de la même manière et surtout avec le même respect, de ne pas créer le cadre minimum qui permette à chacun de se sentir en sécurité face à la force brutale et exacerbée de leur état, d’avoir confiance en la justice et de se sentir concerné par la construction d’environnement apaisé, de s’engager dans le nécessaire dialogue qui pose les jalons d’une vraie réconciliation, il est donc normal que ce régime soit inquiet, voit le mal partout et soupçonne n’importe qui de vouloir faire un coup d’état !

 

Mais, en réalité, au lieu de s’inquiéter de ce qui peut venir d’exilés qui « se cherchent » comme on dit dans notre langage bien ivoirien, le régime Ouattara devrait déjà commencer par faire son autocritique, et évaluer ses actes pour les mesurer aux objectifs de paix, d’unité, de fraternité, de réconciliation et de sécurité qui sont les fondamentaux de tout pouvoir qui veut durer !

 

De son introspection, s’il en est capable, tant son orgueil est étouffant, le régime devra déjà regarder ses propres contradictions, car celles-ci suffisent à elles seules pour justifier une instabilité chronique et congénitale.

 

Nous avons nos frustrations certes, mais, disions-nous, nous n’avons pas la même nature que les tenants du régime actuel et donc fatalement, notre logique ne sera pas similaire à la leur, pour infliger une autre rébellion à notre pauvre pays !

 

Cependant, le régime est-il si certain que les menaces les plus avérées ne peuvent venir que de notre camp ?

 

Rien n’est moins sûr, quand l’on sait combien l’attelage RHDP est fragile et, que cette fragilité s’est accrue avec les récentes élections législatives !

 

Rien n’est moins sûr quand l’on sait que la CPI attend que le « camp Ouattara livre ses coupables de crimes » soumis à son jugement !

 

Rien n’est moins sûr quand l’on est dans l’incertitude la plus totale quant aux réactions d’étudiants et élèves, forcés de subir une année blanche totalement injustifiée !

 

Rien n’est moins sûr quand on observe comment les FDS restés fidèles à la république sont brimés chaque jour au profit de mercenaires illettrés, mal formés, sans aucune discipline, totalement ignorants de l’environnement qu’ils doivent surveiller, aussi peu soucieux que possible du bien-être des populations qu’ils doivent sécuriser, sauf bien sûr quand il s’agit de se faire un peu d’argent !

 

Rien n’est moins sûr, quand des forces censées assurer la sécurité des populations sont celles-là même qui commettent plus graves exactions contre l’objet de leur existence, à moins que cet objet soit autre !

 

Rien n’est moins sûr, quand un ethnie et demie impose totalement et sans aucune retenue sa loi sur le reste des populations, qui stoïquement souffrent et attendent d’avoir l’occasion d’exprimer leur ras le bol devant une situation que notre pays n’a jamais oser expérimenter dans sa jeune histoire !

 

Rien n’est moins sûr quand la fracture sociale s’approfondit dangereusement et que le sentiment d’injustice prospère indicible, mais croissant !

 

Rien n’est moins sûr quand Ouattara est totalement coupé de la base, même de sa propre base et que ses collaborateurs sont régulièrement stigmatisés pour leurs décisions aussi irrationnelles qu’incohérentes !

 

Rien n’est moins sûr, quand l’économie peine à reprendre, que les prix du cacao et du café chutent, que les denrées de premières nécessités flambent, que le chômage s’accroit, que l’incertitude prédomine sur tout autre sentiment d’optimisme raisonnable !

 

Rien n’est moins sûr quand, pendant qu’on conduit des audits partout, des marchés sont attribués contre toutes les règles de transparence et de bonne gouvernance proclamées à grands renforts médiatiques et en toute contradiction !

 

Rien n’est moins sûr, quand des gens perdent leurs emplois simplement pour leurs opinions politiques différentes !

 

Rien n’est moins sûr, quand le choix des candidats aux législatives se faits contre tout bon sens, pour obtenir une majorité factice et totalement contestable, mais dont l’effectivité n’a d’objectif que de venir manipuler la constitution pour mieux s’accaparer tous les pouvoirs, alors même que la représentativité des députés ainsi choisis est totalement contestable !

 

Rien n’est moins sûr, quand face, à un taux de participation à la même élection, on nie l’évidence, et on manipule grossièrement les chiffres pour faire croire en une légitimité qui n’existe pas et n’existera certainement jamais, sauf, à l’imposer par la force !

 

Rien n’est moins sûr quand ceux qui jugent et déterminent la culpabilité des autres sont plus voleurs que ceux qu’ils prétendent juger !

 

Rien n’est moins sûr, quand chaque jour qui passe, le désarroi de la majorité de la population s’accroît pour satisfaire les ambitions d’une clique restreinte et sectaire !

 

Rien n’est moins sûr, quand la haine est favorisée et que la fraternité est brisée aussi profondément pour désespérer même le plus paisible des Ivoiriens !

 

Rien n’est moins sûr et face à autant de contradictions inhérentes à la nature du régime Ouattara et au caractère aveugle de sa démarche globale, nul d’entre les partisans de Laurent Gbagbo n’a intérêt à tenter une quelconque action qui ferait croire à une volonté de coup d’état !

 

Il n’est pas nécessaire de pousser ce régime vers sa propre fin, car il en fait suffisamment pour y parvenir !

Nous n’avons nul besoin d’ourdir des plans inutiles et aller tenter une aventure incertaine, quand notre leader est sous les geôles de la CPI, que nous n’avons d’alliés nulle part, comme cela fût leur cas en 2002 et surtout, parce que notre pays nous est bien trop cher !

 

Si nous avons œuvré pendant ces 10 dernières années pour lui éviter de sombrer, ce n’est pas par nos errances que cela arrivera, car bien qu’on nous tienne pour responsable de 3000 morts, le monde entier ne sait que trop bien comment ces morts sont survenus et, qui en sont les vrais responsables ! Être juge et partie, autorise aisément à prétendre savoir mieux que la justice qui est coupable de quoi et oublier sa propre responsabilité. Mais, l’histoire et le bon sens ne sont pas dupes !

Autant, nous serions poussés dans nos derniers retranchements, autant nous aurions de raisons, non seulement de souhaiter, ce que nous faisons, la chute de ce régime inacceptable, autant nous savons que nous ne sommes pas les seuls à souffrir de sa dictature abjecte et de ses manipulations délétères ! Les Ivoiriens, de toutes sensibilités, couches sociales, régions de Côte d’Ivoire, sont nombreux à souffrir en silence face au régime Ouattara et à sa vaine fanfaronnade !

 

Nous serons là, donc pour saluer et célébrer sa chute imminente, mais, nous ne nous salirons jamais les mains, à souiller encore plus la tête de nos ancêtres trop meurtrie déjà par tant d’années d’agressions injustes !

 

Nous n’avons aucune intention de vouloir la pérennité de ce régime et nous ne le voulons pas, que cela soit dit et admis. Mais, notre combat ne peut prospérer que par notre détermination à démontrer son iniquité et son abjection. Notre détermination ne peut nous conduire qu’à dénoncer chaque jour tous ces faits, actes et décisions qui sont contraires aux plus simples principes de démocratie, car nous estimons, avec rage, certes, que nous aussi avons le droit le plus absolue de vivre dans une démocratie digne, dont les éléments constituants se respectent et dans laquelle la vie et la différence sont des richesses que personnes, pas même ceux qui prétendent l’animer et décider de sa marche, ne peut nier, ignorer ou contraindre de quelque manière que ce soit !

 

Ouattara doit s’en convaincre désormais et accepter l’expression libre de nos opinions, de nos critiques et de nos interpellations ! Ceux qui, parmi nous, ont pensé au début ou à un autre moment qu’il était possible de procéder avec raison face à Ouattara et son régime, en sont pour leurs frais et se voient désormais morts politiquement. Ouattara lui-même, devra finir par admettre qu’il est son pire ennemi et que nous, en face, nous saurons exploiter ses failles nombreuses et ses mensonges éhontés.

 

Mais et pour finir, en lui donnant un conseil, s’il souhaite se maintenir à la tête de notre pays, il devrait admettre que ses erreurs lui portent bien plus de préjudices que notre activisme politique, puisque celui-là ne s’est même pas encore exprimé !

 

Ouattara doit comprendre que ses contradictions internes, son indécisions sur des questions cruciales et sont harcèlement injustifié contre d’honnêtes individus finiront bien par l’emporter, sans que nous ayons à intervenir autrement qu’en dénonçant avec force sa dictature naissante ! Nous n’aurons nul besoin de faire un coup d’état, car notre pays n’a pas et n’avait pas cette culture avant son entrée dans notre vie politique et que ses peurs ne peuvent que trouver leurs sources dans ses propres agissements !

 

Nous nous ne ferons pas de coup d’état, bien que nous ayons mille et une raisons de succomber à la tentation facile de nous y aventurer, car nous savons et voyons bien que ce régime finira par mourir de son propre venin !

 

Et notre pays se relèvera de tout ça !

 

BABEMBA

 

djaraminandjara.wordpress.com

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Cadeau de fin d'année du régime ouattara

liberté provisoire pour 3 pro-Gbagbo, dont deux journalistes

 

30 décembre 2011

Dr Blé Chrispohe, medécin particulier du Président Gbagbo

Dr Blé Chrispohe, medécin particulier du Président Gbagbo.ABIDJAN – Trois personnalités du camp de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, son médecin et deux journalistes, incarcérées après la crise postélectorale de 2010-2011, ont obtenu vendredi leur mise en liberté provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

 

L’ordre de mise en liberté provisoire vient d’être signé pour les journalistes Hermann Aboa et Franck Anderson Kouassi ainsi que pour Christophe Blé, médecin personnel de M. Gbagbo, a indiqué à l’AFP cette source.

 

Franck Anderson Kouassi était président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA), ancien organe de régulation des médias audiovisuels ivoiriens.

 

Hermann Aboa animait une émission, Raison d’Etat, qui fut l’une des tribunes les plus virulentes du camp Gbagbo sur la télévision publique RTI durant la meurtrière crise post-électorale de novembre 2010-avril 2011.

 

Le docteur Blé avait été placé en détention avec l’ex-chef de l’Etat à Korhogo (nord) après l’arrestation de ce dernier le 11 avril.

 

Laurent Gbagbo a été transféré le 30 novembre à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, qui le soupçonne de crimes contre l’humanité commis durant la crise.

 

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DE KADHAFI A POUTINE…

LES LIBERAUX CONTRE L’ETAT RUSSE !

 

28/12/2011

 

Par Luc MICHEL

PCN-SPO/ Analyses et commentaires

 

Une « foule immense » – selon l’AFP qui annonçait 28.000 manifestants puis 100.000 … - a participé ce samedi à Moscou à la plus importante manifestation contre le régime de Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir il y a douze ans.

 

La mobilisation a cette fois clairement visé l’homme fort de la Russie, candidat à la présidentielle de mars 2012. "Poutine démission !", "Russie sans Poutine !", ont scandé à plusieurs reprises les opposants, soutenant les personnalités de l’opposition pro-occidentale qui ont pris la parole pour affirmer que « les jours dans la vie politique de l’actuel Premier ministre étaient comptés ».

 

L’opposition a « assuré que 120.000 manifestants avaient répondu présent pour contester la victoire aux législatives du 4 décembre de Russie unie », tandis que la police a évalué leur nombre à 29.000. Aucun chiffre de source indépendante n’était disponible.

 

L’avenue Sakharov, tout un programme, où a eu lieu la manifestation, voyait rassemblées toutes les forces du Libéralisme russe, appuyées par la plupart des formations de l’extrême-droite russe, racistes, monarchistes et néo-fascistes inclus (les media occidentaux restant fort discrets sur l’origine des drapeaux brandis), et par les groupuscules trotskistes. Obscène réunion de l’anti-Russie et de la trahison pro-occidentale.

 

La manifestation s’est achevée sans incidents peu après 13H00 GMT par l’adoption d’une déclaration réclamant notamment "des législatives anticipées" (sic) et "la libération des prisonniers politiques" (resic).

 

« PRINTEMPS ARABE » ET « REVOLUTIONS DE COULEUR » : UNE TECHNIQUE SUBVERSIVE BIEN RODEE !

 

La technique bien rodée lors du soi-disant « printemps arabe » de mobilisation via les réseaux sociaux est reprise en Russie. Les commanditaires sont évidemment les mêmes.

 

L’un des dirigeants du mouvement de contestation, Alexeï Navalny, a promis "un million" de manifestants à Moscou à la prochaine manifestation d’opposants, dont la date n’a pas encore été fixée.

 

Des appels ont été lancés sur Facebook à un nouveau rassemblement le 14 janvier contre un troisième mandat de Vladimir Poutine qui a été président en 2000-2008. L’opposant Boris Nemtsov a jugé opportun d’organiser une manifestation en février, à l’approche de la présidentielle du 4 mars. "Nous continuerons de sortir dans la rue, tant qu’ils ne nous restitueront pas ce qui nous appartient. L’année prochaine, le pouvoir appartiendra au peuple" (sic), a proclamé Alexeï Navalny, « célèbre blogueur dénonçant la corruption » selon l’AFP.

 

Pour savoir qui est cet avocat « blogueur », lire LE PARISIEN de ce 22 décembre 2011 … Cet avocat est un produit des réseaux Mc Cain (OTPOR et cie) : « En 2010, Alexeï Navalny a été invité pendant un semestre par l’université de Yale (États-Unis). Il a participé à un programme qui réunit des personnalités d’avenir de tous les pays. » Mais c’est aussi et surtout un néofasciste : « pas question pour lui de céder aux sirènes de la démocratie à l’occidentale. S’il se bat contre la corruption et prône la liberté d’expression, il est aussi un nationaliste assumé. Il participe à la Marche russe, un rassemblement ultranationaliste ». Et ultra xénophobe, le mot qui semble effaroucher LE PARISIEN. « En 2007, il a d’ailleurs été exclu du parti libéral Iabloko. Mais il s’en moque : "Il n’y a pas de mal à dire que des personnes ont des habitudes et des codes culturels qui ne sont pas compatibles avec les nôtres" » Décidément le libéralisme occidental a de bien curieux mercenaires…

 

Les manifestants brandissaient de nombreuses pancartes dénonçant le régime politique russe et des ballons blancs, la couleur du mouvement de protestation. Selon le processus des révolutions de couleur.

 

Ce mouvement de contestation sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 « a été largement organisé sur l’internet et rassemble des gens d’horizons très divers » : « militants de partis nationalistes » (comme dit pudiquement l’AFP à propos des néo-fascistes …), d’extrême gauche, libéraux, membres d’associations, d’ONG et célébrités du monde de la culture ou de la télévision.

 

Des rassemblements moins importants ont aussi eu lieu dans une vingtaine d’autres villes, avec 4.000 personnes à Saint-Pétersbourg et de 1.000 à 2.000 à Nijni-Novgorod (Volga), Tcheliabinsk (Oural), Samara (Volga), Tomsk (Sibérie) et Krasnodar (sud-ouest).

 

GORBY, LE RETOUR …

 

Les libéraux d’hier sont venus se joindre à la génération de traîtres suivante. Gorby a donc été sorti de la naphtaline. Il n’y a que les médias occidentaux pour croire que le fossoyeur de l’URSS a une audience en Russie. « L’homme encore écouté » (sic), selon L’EXPRESS, est en fait l’homme le plus détesté de Russie. Coupable de cette « catastrophe géopolitique qu’a été la destruction de l’Union Soviétique » comme le dit Poutine, d’une génération plongée dans la misère, et de l’abandon de 30 millions de Russes hors des frontières, Gorbatchev est vomi par toutes les Russies. Après avoir fait de la publicité pour Pizza Hut, voici l’ex-apparatchic devenu millionnaire, qui ose redonner des leçons !

 

« L’homme fort de Russie Vladimir Poutine doit quitter le pouvoir "maintenant" face à la contestation sans précédent contre son régime, a ainsi déclaré ce samedi l’ex-président soviétique ». "Je conseillerais à Vladimir Vladimirovitch (Poutine) de partir maintenant", a déclaré le docteur Frankenstein de la perestroïka sur les ondes de la radio Écho de Moscou.

 

Ironie du destin, le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a donné sa démission il y a vingt ans, le 25 décembre 1991, dans une déclaration qui a mis un point final à plusieurs mois d’agonie du régime soviétique.

 

Mikhaïl Gorbatchev a aussi soutenu les organisateurs de la grande manifestation de ce samedi.

 

Il a aussi appelé le pouvoir à « reconnaître qu’il y a eu beaucoup de falsifications et de manipulations » aux élections législatives du 4 décembre et a « demandé la tenue d’un nouveau scrutin ».

 

LE FRONT DES LIBERAUX CONTRE POUTINE

 

La contestation a reçu le soutien de nombreuses personnalités libérales comme le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, l’ex-champion du monde d’échecs, Garry Kasparov, ou encore Ksenia Sobtchak, une présentatrice de télé appartenant à la Jet-set moscovite et fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg.

 

Les manifestants ont par ailleurs reçu ce samedi le soutien de l’ex-ministre des Finances, Alexeï Koudrine, un libéral démissionné du gouvernement il y a quelques semaines, que M. Poutine décrivait fort imprudemment la semaine dernière encore comme "un ami".

 

Il s’est rendu à la manifestation et a réclamé des "législatives anticipées". L’ex-ministre a ensuite appelé à un dialogue entre le pouvoir et l’opposition pour éviter une "révolution". "Il faut une plateforme de dialogue sinon ce sera la révolution, sinon nous perdons la chance qui se présente à nous d’un changement pacifique" en Russie, a-t-il dit. Vieille chanson entendue à chaque « révolution de couleur ». Avant les émeutes !

 

Samedi, le Conseil consultatif pour les droits de l’Homme auprès du Kremlin, un gadget libéral inspiré par Medvedev, a appuyé leur revendication d’"élections législatives anticipées" en raison notamment de "bourrages d’urnes" et de "falsifications".

 

Derrière eux, d’autres libéraux, plus dangereux et plus organisés, Kasparov et Kassianov, financés par les USA, eux aussi appuyés par néofascistes et trotskistes, agitent le spectre d’une insurrection en Russie.

 

DE KADHAFI A POUTINE

 

Parmi les slogans lancés, de nombreux parallèles entre Kadhafi et Poutine. On reconnaît là la main des pseudo ONG patronnées par le sénateur US Mc Cain, dont c’est là le cheval de bataille de sa propagande dans sa croisade anti-russe.

 

Le parallèle n’est pas hors de propos.

Derrière la déstabilisation du régime Poutine, qui est celle de l’État russe en tant que puissance indépendante, on retrouve tout ce que la Russie a compté et compte comme forces libérales depuis les Années 80. Y compris celles de l’aile libérale du régime russe actuel. L’une des deux ailes du régime russe, issue de l’ère Eltsine. L’autre étant celle des « silovikis », les hommes des structures de force, étatistes et patriotes. Cette dualité explique et éclaire de nombreuses « incohérences » de la politique russe depuis 11 ans …

 

Et on en arrive à la pertinence du parallèle avec la Jamahiriya libyenne. Elle aussi, depuis 2003, avait une aile libérale, opposée à celle des socialistes patriotes. Celle rassemblée derrière Saïf Al Islam, qui a amené libéraux et islamistes (comme le président du pseudo CNT Abdel Jalil) au pouvoir. Il faut lire les pages révélatrices de Bernard-Henry Levy sur Saïf dans son dernier livre d’auto-propagande personnelle « La Guerre sans l’aimer », où il pose la question qui choque : « comment celui qui était des nôtres (l’expression est de lui) a-t-il pu rejoindre son père ? »…

 

Là aussi, le régime a été déstabilisé et attaqué de l’intérieur. Avant que les bombes, les armées et les mercenaires de l’OTAN et des USA ne viennent finir le travail.

 

J’ai vécu de l’intérieur cette prise de la Libye, aux côtés de nos camarades socialistes du MCR. J’ai vu comment les illusions de Tripoli sur la coexistence pacifique et l’économie globalisée ont permis aux libéraux libyens de se constituer en Cheval de Troie et de préparer l’assaut extérieur.

 

Le même processus est en cours en Russie.

 

ECOUTER L’ENNEMI AMERICAIN

 

Il faut lire et comprendre le vocabulaire de l’ennemi.

Depuis quelques jours, les médias occidentaux bruissent d’un mot nouveau pour qualifier le régime Poutine : c’est celui de « régime de transition ».

 

La guerre occidentale est aussi une guerre sémantique. Le nouveau vocable « régime de transition » répond à un concept à la fois économique et politique, celui de « processus de transition ». Qui est la notion centrale du passage des économies socialistes à l’économie libérale-capitaliste mondialisée. Ce processus d’ailleurs dépasse très largement l’économie pour concerner l’ensemble du passage de l’ancienne société à l’économie capitaliste et à l’état libéral. Un processus global donc à la fois économique, politique, social et culturel. La « mise au pas » (pour employer le vocabulaire du IIIe Reich) d’une nation au diapason du monde libéral américanisé !

 

Partout ce processus a été réalisé. Sauf au Belarus, où le président Lukashenko l’a à partir de 1996 arrêté et inversé, maintenant l’État socialiste dit « post-soviétique ». Ce qui explique la haine de l’Occident pour l’homme d’état de Minsk.

 

Il s’agit maintenant pour les USA et l’OTAN d’achever le processus amorcé par le régime Eltsine en 1991. Et que précisément Poutine a en partie, au niveau politique et étatique (mais pas économique), neutralisé à partir de 2000.

 

DU « PRINTEMPS ARABE » AU « PRINTEMPS RUSSE » : L’OCCIDENT VEUT CORRIGER L’HISTOIRE !

 

La volonté de corriger l’histoire est une des obsessions de l’Occident.

Précisément dans le cas du pseudo « printemps arabe », il s’agit d’effacer la victoire arabe de 1956 lors de l’expédition néocoloniale de Suez. Ce « printemps arabe » a été il y a six décennies celui de la défaite de l’Occident, c’était le printemps du Nationalisme révolutionnaire arabe, de Nasser et du Ba’ath (l’expression, elle, a été reprise par l’historien Benoist-Méchin comme titre d’un de ses livres les plus célèbres, où il donne la parole à Nasser et Aflak, le théoricien syrien du Ba’athisme …). Et le retournement du terme illustre aujourd’hui la victoire occidentale sur les héritiers de ce même Nationalisme révolutionnaire arabe, Kadhafi ou Assad.

 

Du « printemps arabe » à un « printemps russe » : l’analogie est du Sénateur US Mc Cain -, on ne peut pas reprocher à Washington de dissimuler son agenda impérialiste.

 

L’AGENDA IMPERIALISTE DE WASHINGTON

 

Ce programme précisément est clair, exposé, affirmé. Il est la projection en termes de géopolitique, de géostratégie et de géo-économie d’une vision messianique, celle de la « Manifest destiny ». Qui donne aux USA la domination du monde et des peuples.

 

Ce programme impérialiste, duquel Washington n’a jamais dévié depuis deux siècles, s’inscrit à l’époque moderne dans deux livres-programmes. Comme le « MEIN KAMPF » d’Hitler était un livre-programme.

 

Le premier publié en 1943 par James Burnham (trotskiste devenu conservateur, le grand ancêtre idéologique des néocons) s’intitule « THE STRUGGLE FOR THE WORLD », traduit de façon encore plus explicite en « Pour la domination mondiale » pour sa version française de 1948. Le second c’est le « GRAND ECHIQUIER » de Zbigniew Brezinski, conseiller de Kissinger et aujourd’hui d’Obama.

 

Tout le reste, coexistence pacifique, G8 et G20, et autre sucreries impérialistes sont là pour endormir l’adversaire. Pour mieux l’étouffer comme l’anaconda étouffe ses proies. On y a cru à Bab-El Aziziah, on y croit encore trop souvent au Kremlin …

 

LE VERITABLE CLIVAGE POLITIQUE : ETATISTES PATRIOTES VERSUS LIBERAUX

 

Le véritable clivage politique aujourd’hui n’av plus rien à voir avec la droite et la gauche. Notion obsolètes au moment où le FMI et les agences de notation dictent leur loi aux gouvernements. Leur ôtant toute capacité de choix idéologique.

 

Ce clivage se révélait en pleine lumière en Libye hier. Et en Russie aujourd’hui. Il oppose les patriotes partisans de l’État aux libéraux vendus à l’Occident.

 

En Russie précisément, le peuple a choisi et élu à la Douma uniquement des représentants de partis étatistes.

 

Les « analyses » occidentales ignorent le fait majeur des élections russes du 4 décembre 2011 : les voix et sièges perdus par le parti présidentiel RUSSIE UNIE se sont portés principalement sur les nationaux-communistes du KPRF, le Parti Communiste de la Fédération de Russie de Ziouganov et sur les patriotes de gauche de RUSSIE JUSTE. C’est-à-dire sur les formations du camp patriotique qui vont influencer RUSSIE UNIE vers une opposition plus radicale à l’Occident. Le 4e parti représenté à la Douma étant le LPD, les partisans de Jirinovski, eux aussi patriotes et anti-occidentaux.

 

La véritable opposition à Poutine c’est précisément ce KPRF, qui était, déjà, l’alternative dans la Russie d’Eltsine. Non pas un choix libéral, mais la version russe du Système Loukashenko au Belarus ! Et le KPRF désigne clairement les USA derrière les manifestations anti-Poutine.

 

Les libéraux favoris de l’OTAN, présents avec IABLOKO à ces élections, ont fait autour de 3% et n’ont aucun siège. Les Russes rejettent durablement et dans leur immense majorité le libéralisme qui avait conduit la Russie d’Eltsine, celle des années 1991-1999, à la faillite.

 

CE QUE PENSE LA RUSSIE PROFONDE

 

« Plus de la moitié des Russes estiment que Staline a joué un rôle "positif" pour le pays » …, nous disait l’AFP, il y a 48h, cette même agence de désinformation sarkozyste qui claironne chaque jour le « choix libéral » des russes !

 

La nouvelle Douma (chambre basse du Parlement russe) s’est réunie en effet ce mercredi pour la première fois depuis les élections législatives du 4 décembre.

 

Au moment où la Douma se réunissait, les communistes du KPRF – la véritable Opposition russe – ont déposé des fleurs sur la tombe de Staline sur la place Rouge pour commémorer le 132e anniversaire de sa naissance, en brandissant des portraits du dirigeant soviétique.

 

Plus de la moitié des Russes (51%) estiment que Staline, « considéré en Russie à la fois comme un tyran et comme le héros de la victoire sur les nazis », a joué un rôle "positif" pour le pays, selon le dernier sondage de l’institut indépendant Levada.

 

RESTE DONC à l’Occident à tenter une révolution de couleur. La boucle est bouclée ! La TV sarkozyste France 24 évoquait dès le 5 décembre « un printemps russe ». A l’image du soi-disant « printemps arabe » … Reprenant les menaces proférées début octobre depuis Tripoli par John Mc Cain (encore lui !).

 

Facile à prévoir. Je l’exposais à Moscou dès le 13 octobre … Après l’échec total des libéraux aux élections législatives du 4 décembre 2011, l’Occident fait le choix d’une « révolution de couleur » !

 

 

Elle est en cours en Russie …

  

elac-committees.org

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Aller plus loin dans l’analyse :

 

PCN-TV MOSCOU / Luc MICHEL : LA RUSSIE DANS LE COLLIMATEUR OCCIDENTAL

21:25 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Après sa sortie de prison

Hermann Aboa parle : « Je souhaite bon vent au Président Alassane Ouattara »

 

Bon vent de tempête ! Que la barque du gouvernement chavire très vite ! Et que les secours rétablissent très vite qui doit être secouru et rétabli, et que la mer du jugement engloutisse tous les méchants…

 

Shlomit

 

31 Décembre 2011- L'Intelligent d'Abidjan-

 

Détenu depuis 5 mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), Hermann Aboa est libre depuis le vendredi 30 décembre 2011. Le journaliste de la Rti bénéficie d’une liberté provisoire qui lui a été accordée par les juges d’instruction près le parquet d’Abidjan.

 

Après 5 mois de détention, vous bénéficiez d’une mise en liberté provisoire. Qu’est-ce que cela vous fait ?

C’est l’émotion actuellement. Je suis très content. Je dis merci à la Justice ivoirienne. Merci à tous ceux qui de près ou de loin ont prié pour moi. Merci aux journalistes de Côte d’Ivoire, au Cnp, au Cipj, à Reporters sans frontières à l’Unjci et à toutes les organisations professionnelles. Je remercie tous ceux qui dans la discrétion ont travaillé pour ma mise en liberté, surtout au doyen Eugène Dié Kacou. Je remercie L’intelligent d’Abidjan et son directeur général, M. Alafé Wakili. Je suis content de retrouver ma famille. Je suis soulagé.

 

Que comptez-vous faire maintenant ?

C’est une liberté provisoire. Je reste disponible pour la suite des enquêtes et je répondrai présent chaque fois que la Justice aura besoin de moi. C’est une grande étape qu’on vient de franchir. Je ne voudrais pas oublier tous ceux qui sont restés en prison. Je souhaite que la Justice fasse tout pour qu’ils retrouvent aussi leurs familles.

 

Comment comptez-vous fêter le nouvel an ?

Cette liberté est vraiment un cadeau pour moi. Je voudrais fêter dans la discrétion. Je vais profiter également pour retrouver les amis que je n’ai plus revus depuis plusieurs mois.

 

Avez-vous des vœux particuliers

Je souhaite la paix en Côte d’Ivoire et le bonheur pour tous les Ivoiriens. Je souhaite également bon vent au Président Alassane Ouattara afin qu’il réalise son vœu cher qui est de réconcilier les Ivoiriens et de leur permettre de s’épanouir.

 

ladepechedabidjan

21:19 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Rumeurs...

Le commandant Seka Seka aurait-il été assassiné ?

30 décembre 2011

Il y a de cela deux mois et demi soit plus précisément le 15/10/2011, j'écrivais un article sur le kidnapping du commandant d'escadron Yapo Seka Anselme, où j'interpellais le monde entier et en particulier le gouvernement français, sur les risques concernant les dérives meurtrières du gouvernement d'Allassane Dramane Ouattara. Cet article s'intitulait « Nous vous prenons à témoin »

, et sonnait comme une prémonition sur la vie du commandant.


Selon nos sources d'origines diplomatiques étrangères, malheureusement il serait fort à parier que le commandant Seka Seka aurait été assassiné, que dis je ; serait mort sous les tortures horribles, dépassant tout entendement de ces tortionnaires acquis à la solde d'A.D.O. Nous avions tiré la sonnette d'alarme , pour signifier que ce gouvernement avec à sa tête ADO  n'avait cure des droits de l'homme et du respect de la vie, sinon comment comprendre qu'être prisonnier sous ce régime équivaut à une mort sans équivoque et ni autre forme de procès. N'oublions pas également tous les autres prisonniers politiques qui chaque jour risquent également de mourir, puisque ce gouvernement à décidé de les mettre dans les mêmes cellules que les prisonniers de droit commun (Voleurs, tueurs, violeurs et j'en passe). voir ici

 

Pour l'heure nous ne pouvons citer nos sources, mais nous sommes prêt à admettre que nous colportons des rumeurs, les preuves devant être faites par ce gouvernement sanguinaire, de démentir nos allégations. Sinon comment comprendre que lors de sa première convocation devant le juge, il n'y avait point de commandant Seka Seka, ne serait ce que pour faire prévaloir ses droits en tant que prisonnier.

 

Si toute fois, il s'avérait que nos informations soient exactes, par le fait qu'elles ne soient pas démenties par ce gouvernement sanguinaire, toute preuve brandie affirmant être des aveux signés de la main du commandant Seka Seka , ne serait que pur mensonge et allégation , non recevable devant aucune juridiction et encore moins devant la CPI.

 

Nous prions de tous nos vœux que cela nous soit démenti, c'est l'un des souhaits que nous émettons pour sa famille et toute la sphère patriotique. Nous présentons toutes nos excuses à la famille pour une telle information aussi brutale soit elle, mais l'amour que nous portons au droit à la vie nous pousse à réagir de la sorte.

 

Et pour terminer mon propos, dans chaque cœur des ivoiriens épris de paix et de liberté nous ne pouvons que constater le silence coupable et la complicité de ceux qui ont permis qu'il y ait autant d'assassinats sur le territoire de la Côte d'Ivoire depuis le coup d'état du 11 avril 2011 et qui a vu installer Allassane Dramane Ouattara.

 

Abidjan le 30 décembre 2011

 

Notre correspondant CLIFCIS Woodji Leliondegahoulou.

 

clifci.affreedom

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Des raisons d'espérer

Les morts de Côte d'Ivoire et de Libye créent un nouvel ordre mondial

 

30/12/2011

 

Par Jean-Paul Pougala

 

En 1945 L'Organisation des Nations-Unies s'est créée après le choc de la deuxième Guerre Mondiale. Aujourd'hui, un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place après le lourd sacrifice de l'Afrique, après le choc des milliers de morts de côte d'Ivoire dont les 1200 villageois de Duékoué et des dizaines de milliers de morts Libyens, même si l'Otan a décidé d'insulter notre intelligence en parlant de zéro mort et ce, après 26.323 sorties, 9.658 raids de bombardement, 7.700 bombes et missiles tirés par l'OTAN sur la Libye, avec la complicité des Nation-Unies qui étaient censées les protéger.

 

L'ONG britannique Stop the War Coalition a certifié l'utilisation par l'OTAN des armes de destruction massive en Libye à travers les bombes et missiles contenant le fameux DU (depleted uranium), c'est de l'uranium appauvri, pour tuer le plus de personnes possibles. Daniele Cardetta dans le journal italien Articolo3, avance le chiffre de 60.000 morts. C'est le journal italien Nibiru2012 qui conclut que 60.000 morts sur une population libyenne de 6 millions sont 1% de la population décimée par l'Otan en Libye et que cela équivaudrait en proportion à 3 millions d'américains que des puissances étrangères viendraient décimer avec des bombes non conventionnelles. Et au lieu de mener la moindre enquête, l'Onu a tourné la tête ailleurs, vers Abidjan pour le méchant désigné le Président Gbagbo. C'est contre tout cela que la Chine a décidé de prendre les devants et de mettre sur pied un nouvel ordre mondial. Voici comment :

 

1- Le Yuan chinois remplace le dollar

 

La Chine ne peut pas prétendre diriger un nouvel ordre mondial crédible sans être la première puissance du monde. Il y a des spécialistes qui disent qu'il y a longtemps que la Chine est devenue première puissance mondiale. C'est vrai, mais ce qu'ils ne savent pas c'est que le seul fait que les États-Unis d'Amérique peuvent imprimer leur monnaie le Dollar pour servir toute la planète qui n'attend que cela pour payer leurs échanges, offre de facto un avantage financier inouï aux USA sur tout concurrent potentiel à son trône. Et au delà de son vrai poids économique, le positionnement stratégique de sa monnaie place ce pays au trône inconditionnel de la première puissance mondiale.

 

La perversité potentielle du levier financier était sous-estimée par beaucoup depuis des années. Mais un élément est venu bouleverser la donne et ce sont les deux crises Ivoirienne et Libyenne alors quand les USA et leurs Alliés Européens ont joué sur le levier monétaire pour faire plier leurs ennemis du moment. En violant toutes les règles du droit international, ils ont unilatéralement gelé les avoirs bancaires de la Côte d'Ivoire d'abord et de la Libye ensuite que ces deux pays détenaient en Occident, allant jusqu'à fermer les succursales des banques privées européennes en Côte d'Ivoire, contre l'avis même du gouvernement en place.

 

C'est cette technique de guerre inaugurée par les Occidentaux et testée deux fois en Afrique qui a alarmé la Chine qui a dès lors compris qu'elle ne pouvait plus attendre longtemps pour créer et guider le nouvel ordre mondial et que pour y parvenir, il fallait tout simplement signer la fin du Dollar américain comme monnaie de référence au niveau mondial.

 

C'est en pleine guerre de l'Occident contre la Libye qu'elle réussit en Juin 2011 à convaincre la Russie de se passer du dollar et d'utiliser désormais la monnaie chinoise pour leurs échanges. Ce sera la même chose avec les pays africains où pour la plupart, après l'assassinat du Guide Libyen et le retardement de la monnaie commune africaine initialement prévue pour 2016, le Yuan chinois qui reste inconvertible, est en train de devenir la monnaie de change avec la Chine qui est depuis 2010, le premier partenaire économique du continent africain. En Amérique Latine, l'initiative chinoise est accueillie avec euphorie pour des pays qui n'en pouvaient plus de l'arrogance de leur puissant voisin du nord.

 

Au Venezuela, c'est le président Hugo Chavez qui ira plus loin en vidant tout simplement les coffres des pays occidentaux de la réserve d'or que son pays y détenaient depuis la gouvernance de ses prédécesseurs (voir ici et ici). Mais le plus difficile restait à venir : convaincre un pays encore sous occupation militaire américaine depuis plus de 60 ans de rejoindre le nouvel ordre mondial que la Chine a décidé de créer. C'est finalement le jour de Noël, le 25/12/2011 durant la visite du Premier Ministre Japonais à Pékin qu'un accord est trouvé pour se passer du Dollar, c'est-à-dire que la deuxième et la troisième puissance économique du monde la Chine et le Japon vont désormais utiliser la monnaie chinoise pour leurs échanges.

 

Le revirement de Tokyo s'explique par la faiblesse militaire de l'Occident mise à nu par la cacophonie et les difficultés surtout financières rencontrées lors de sa tentative pour faire plier Kadhafi pendant 7 longs mois. Ce qui a fait comprendre au Japon qu'en cas de conflit armé avec la Chine, les USA ne sont tout simplement pas en mesure de les aider, autant faire la paix tout de suite et se mettre sous l'ombrelle de Pékin. La Corée du Sud et l'Inde vont très bientôt rejoindre le Brésil pour faire partie de ce nouveau directoire. Après le vote de l'Afrique du Sud et du Nigeria en faveur d'une résolution des Nations Unies pour aller faire la guerre à un pays africain, ces deux pays sont-ils suffisamment crédibles pour faire partie de ce directoire mondial qui se forme sous le guide de la Chine ?

 

2- L'alliance stratégique avec la Russie

 

On ne peut pas conduire le monde sans une alliance militaire forte. Il y a plusieurs années que les spécialistes parlaient d’une nouvelle gouvernance mondiale portée par les USA et la Chine dénommée G2. Pour l’Occident, c’était une solution de compromis qui aurait signifié qu’il n’avait pas perdu le train des bouleversements du 21ème siècle, puisque représenté dans ce G2 par l’un des leurs, les USA.

 

Et patatras. A cause d’une guerre des plus maladroites contre la Libye tout cela est terminé. Cette guerre a permis la création du G2 oui, mais un nouveau G2 que personne n’avait prévu, un G2 militaire en construction entre la Chine et la Russie. Ces deux pays ont en effet, à cause de ce qu’ils appellent une agression injustifiée contre la Libye, décidé de renforcer leur collaboration dans toute une série de secteurs dits stratégiques avec l’objectif affiché de stopper l’Occident belliqueux ; La célébration des 10 ans d'amitié nouvelle entre les deux pays à Moscou du 16 au 18 juin 2011 dernier s'est transformée en Conseil de guerre pour le lancement du nouveau G2. L’Occident qui espérait s’emparer des ressources énergétiques africaines à commencer par celles libyennes pour tenter un diktat sur la politique économique chinoise devra revoir ses plans, puisque le nouveau G2 y a déjà trouvé une parade. Ainsi la Russie deviendra le premier fournisseur des produits énergétiques à la Chine, ceci permettant à cette dernière de relativiser le risque et le poids de l’Afrique dans ses approvisionnements et pour la Russie de pouvoir se passer de son plus gros client, l’Europe sans laquelle elle était incapable de disposer de ressources financières suffisantes pour son développement.

 

Ainsi, la guerre contre la Libye est devenue pour l’Europe un vrai boomerang reçu à la figure : elle pensait utiliser des manœuvres souterraines inavouées pour contrôler à terme le pétrole et le gaz africain, elle se trouve au contraire sous le coup d’un chantage russe pour ses approvisionnements avec un robinet qui risque d’être fermé à tout début d’hiver par Moscou si elle n’est pas suffisamment docile. Les nouveaux accords avec la Chine permettent à Moscou de tenir ce robinet fermé pendant des mois sans que sa caisse en pâtisse outre mesure.

 

Comme les autorités le répètent à volonté à Moscou, « avec les Chinois nous aurons le nécessaire pour nous émanciper de l’Europe » Par ailleurs après le nouvel accord signé par le président Chinois lors de cette visite, le premier consommateur des produits énergétiques des prochains 20-30 ans devient un concurrent incommode pour l’Europe qui désormais ne pourra plus négocier ses prix avec la Russe comme auparavant, elle doit donc se préparer à payer plus cher son gaz. Et après les accords récemment stipulés entre la Russie et l’Algérie, pour former un cartel du gaz, on peut s’attendre à un doublement des prix du gaz russe pompé vers l'Europe occidentale.

 

On était parti pour voler le pétrole Libyen, on se retrouve à perdre le gaz russe, 100 fois plus important que la mise libyenne. Ils sont de vrais génies ces dirigeants européens ! Si nos éclaireurs européens ont fourni le même type de conseils aux dirigeants africains, on peut dès lors se demander pourquoi s’étonner qu’après 50 ans d’indépendance nourris de tels conseils, on ait fait du surplace en Afrique ou qu'on soit allé à reculons.

 

L’histoire démarre le 18 Novembre 2009 lorsque l’agence de Presse russe Novotni écrit triomphalement ces quelques mots de titre : NIET, NIET, NIET ! pour décrire le « Non » chinois à la proposition Américaine formulée par monsieur Obama lors de sa première visite dans l’empire du Milieu de former avec la Chine ce fameux G2 pour répondre ensemble aux défis de la gouvernance des problèmes du 21ème siècle. Déjà alors, la Chine avait fait remarquer que sa vision du monde était diamétralement opposée à celle des États-Unis d’Amérique et qu’elle ne voyait aucune convergence de vue entre ces 2 pays sur plusieurs dossiers brûlants, de la crise avec l’Iran au problème avec la Corée du Nord.

 

Pour les Américains, les bombes étaient les meilleurs remèdes aux problèmes de la planète alors que pour les Chinois, les bombes étaient la démonstration de la faillite de l’intelligence humaine à résoudre ses problèmes aussi compliqués qu’ils soient. La guerre en Libye nous a ainsi donné l’épilogue de cette réorganisation du monde pour le nouvel ordre mondial qui tarde à venir. La Chine et la Russie ont ainsi décidé de se concerter régulièrement et avoir une position commune sur tous les sujets importants de l’actualité mondiale privilégiant toujours et toujours le dialogue, encore le dialogue et toujours le dialogue.

 

La guerre de l’Occident contre la Libye a définitivement tourné la page du 20ème siècle, le siècle des guerres cycliques de l’occident, le siècle des guerres coloniales en Afrique et en Asie et impérialistes en Amérique du Sud. Le double veto de la Chine et de la Russie aux Nations-Unies sur la crise Syrienne témoigne du sérieux de ce nouveau G2 à devenir un vrai contrepoids aux ambitions souvent suicidaires de l'Occident. Et le monde ne peut que s'en féliciter.

 

3- La guerre en Libye a poussé au réarmement de la Russie

 

4 jours seulement après le déclenchement des bombardements contre la Libye, c’est par la voix du premier Ministre Russe Vladimir Poutine, que l’Occident a été informé le 23 Mars 2011 de la fin des accords de désarmement stratégiques à peine conclus entre les États-Unis et la Russie. Ce dernier s’indignait de ce qu’il avait décrit comme une « agression de type médiéval » en concluant que cela était en train de devenir une tendance de la politique extérieure de Washington : les bombes tirées par centaines en une seule nuit sur l’ennemi désigné du moment.

 

Le pire vient toujours de la bouche du premier Ministre russe qui nous informe que les Américains ont utilisé des avions d’attaque nucléaire (même si avec des armes non-nucléaires) comme les bombardiers furtifs Stealth B-2 Spirit qui ont frappé des objectifs civils en Libye, un pays ami qui avait pourtant signé tous les accords internationaux voulus par Washington pour abandonner tout programme nucléaire, civil ou militaire ; une véritable lâcheté : on s’assure que tu sois sans défense avant de venir t’assommer ; et M. Poutine de conclure : « Cela confirme que la Russie fait bien de renforcer ses capacités de défense ».

 

Le lendemain, c’est le Ministre de la défense russe qui nous annonçait lui aussi la mort des accords de désarmement à peine signés un an auparavant avec Washington. Ainsi, pour la période 2011-2020 la Russie dope son armement d’un budget de 665 milliards de dollars pour construire : 5 véhicules spatiaux, 21 systèmes de défense missilistiques, 35 bombardiers, 109 hélicoptères de combat, 3 sous-marins nucléaires pouvant lancer des missiles nucléaires à 10.000 km de distance. Ainsi, dès 2012, l’armée russe sera équipée de nouveaux missiles intercontinentaux et bénéficiera d’un investissement de 2,6 milliards de dollars pour en développer de nouveaux types plus sophistiqués d’ici 2013.

 

Et comme nous confirme le journaliste Italien Manlio Dinucci, avec la première bombe lancée sur Tripoli l’après midi du 19 mars 2011, l’Occident a mis fin à la nouvelle ère de l'entente cordiale entre la Russie et les États Unis d'Amérique symbolisée le 8 Avril 2010 à Prague par la signature de ce fameux accord du désarment d'armes stratégiques et offensives dites START. Ceci est une vraie mauvaise nouvelle pour l’Occident, parce qu’il n’a plus d’argent. Le moindre dollar dépensé par Washington pour s’armer lui coûte en vérité le double puisqu’il doit l’emprunter sur les marchés et comme rien n'est prévu pour rembourser le capital, les seuls intérêts au bout de quelques années feront que ce 1 dollar coûtera en vérité 4 ou 5 alors que les 665 milliards de dollars de la Russie sont de l’argent frais de sa vente du gaz ou du pétrole.

 

4- Une europe encore plus hors jeu

 

La décision la plus déraisonnée des leaders politiques de l'Union Européenne de ces 5 dernières années a été celle de tourner le dos à la Russie et de pousser cette dernière dans la nouvelle alliance avec la Chine. La Russie a clairement exprimé son opposition à la guerre contre la Libye, elle a dénoncé le projet d'assassinat du Guide Libyen, mais l'Europe l'a ignorée et a mis en sourdine ses préoccupations et les solutions qu'elle proposait pour la résolution de la crise libyenne, préférant l'alliance de fortune avec son ancien allié d'hier, mais son vrai ennemi aujourd'hui notamment sur les questions financières et monétaires.

 

A partir du moment où pour apporter la paix en Europe, la Russie avait dissout le Pacte de Varsovie et n'avait opposé aucun veto pour l'entrée dans l'Union Européens de certains de ses anciens pays satellites, la sagesse aurait dû guider les actions des dirigeants Européens en les amenant à exiger et obtenir des Américains la dissolution de l'OTAN, pour passer à la mise sur pied d'une vraie armée européenne inclusive de la Russie. Au lieu de cela, ils se sont contentés d'humilier la Russie et la contraindre à chercher plus à l'est de nouveaux partenariats où elle y a trouvé la Chine. La nouvelle alliance de ces deux géants fragilise encore un peu plus l'Europe qui est déjà un nain politique.

 

La maladresse de la guerre en Libye a fait le reste. Ce ne sera pas la maigre consolation fêtée sur tous les médias européennes d'une poignée de manifestants à Moscou qui changera le cours de l'histoire qui est en train de s'écrire sans l'Europe. L'autre consolation de séquestrer un président africain en exercice, Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire et l'exposer à l'humiliation populaire dans un cirque européen dénommé Cour Pénale Internationale, n'offrira en rien à l'Europe le sérieux nécessaire pour faire partie du directoire du nouveau monde parce qu'elle est fortement restée prisonnière d'une conception vétuste et dépassée d'un monde qui a déjà son barycentre déplacé vers l'Asie. Ce n'est pas pour rien que la Russie est en train de mettre une importance stratégique renouvelée à sa ville plus à l'est : Vladivostok.

 

Conclusion

 

L'Afrique doit-elle se réjouir de cette réorganisation du monde ? Lorsqu'on est couché par terre, on ne peut plus avoir peur de tomber. Dans le système résultant de l'organisation du monde de la fin de la seconde guerre mondiale, l'Afrique alors sous occupation européenne n'a cessé de l'être malgré les opérations de maquillage ici et là portant le nom tout aussi provocateur et mensonger : indépendance. L'Afrique n'a rien à perdre dans cette nouvelle configuration du monde.

 

Il faut espérer que le plus grand financeur des différents projets de l'Union Africaine, l'Algérie rejoigne très bientôt ce nouveau cercle afin que l'un de nous puisse véritablement porter la voie de plus d'1 milliard d'africains pour exiger et faire finalement respecter la souveraineté de notre continent. Selon les croyances ancestrales africaines, les morts ne sont pas morts. Ils deviennent tous des divinités.

 

Nos morts d'Abidjan, de Bouake, de Duékoué, de Syrte, de Tripoli de Bani Walid, de Zliten etc. sont des dieux qui veillent sur nous. Leur sacrifice est en train d'offrir au monde entier un nouveau visage, une nouvelle gouvernance. La route est encore longue, mais le pas est déjà emboîté. Tant de douleur et de pleurs ont suivi et accompagné nos morts en 2011 vers leur place actuelle de divinité. Ce qui nous a donné la lucidité pour nous poser les bonnes questions sur nos partenariats et en déduire qui sont nos vrais amis qui sont fort heureusement ceux qui réorganisent le monde. Saurons-nous être suffisamment unis pour compter dans ce nouveau départ ?

 

La jeunesse africaine est-elle suffisamment formée et avertie pour s'insérer demain la tête haute dans cette nouvelle donne qui se renforce toujours plus? 2011 qui se termine a été une année tragique pour l'Afrique, mais les événements, aussi détestables soient-ils ont eu le mérite de réveiller beaucoup d'Africains qui ronflaient encore de leur long sommeil dogmatique, tellement les mensonges de l'Occident étaient gros comme un éléphant.

 

29/12/2011

 

Jean-Paul Pougala est un Camerounais, Directeur de l'Institut d'Études Géostratégiques de Genève en Suisse.

www.pougala.org

pougala@gmail.com

 

cameroonvoice.com

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Morts pour la France...

26 SOLDATS FRANCAIS AU TAPIS EN 2011 !

 

29 décembre 2011

Le retour de la France dans l'OTAN est très sanglant, c'est peu de le dire. Et pour cause, deux légionnaires français viennent de perdre la vie en Afghanistan, abattus par un soldat afghan qui a délibérément ouvert le feu sur eux lors d'une mission d'appui dans la vallée de Tagab, située dans la province de Kapisa au nord-est de Kaboul.

 

26 morts pour la seule année 2011, voilà un bilan dont l'Elysée se serait bien passé.Pour l'histoire,un autre légionnaire du même régiment avait déjà trouvé la mort dans la vallée de Tagab le 14 novembre. Au total, 78 soldats français ont été tués en Afghanistan depuis 2001.

 

Dans un communiqué,Nicolas Sarkozy a "exprimé, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'ouvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement." Pathétique !

 

Le petit Bush sera t-il poursuivi pour avoir envoyé des soldats français vers une mort assurée face aux insurgés afghans ?

 

Ce ne serait que justice pour la mémoire de ceux tombés parce qu'un nain politique a voulu montrer ses petits biceps.

 

 A  2 N

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Quand le 31 décembre se prend pour le 1er avril !

Bilan d’une année apocalyptique : Quand le camp Ouattara se moque de la souffrance des Ivoiriens

 

31 décembre 2011

442080068editor_Alassane_Ouattara.jpgLe Quotidien Le Patriote, pro-Ouattara, s’est essayé, hier, à un exercice bien périlleux. Justifier l’injustifiable, condamner la victime sur fond de mensonges et de récits tronqués.

 

Chaque Ivoirien devrait avoir lu «Le Patriote » dans sa parution d’hier jeudi 29 décembre. Et particulièrement, chacun devrait avoir contemplé la UNE de ce canard qui semble avoir choisi de se moquer des Ivoiriens qui soufrent depuis 2002. Un journal amnésique, truffé de mensonges, de contre-vérités et de demi-vérités.

 

«2011, Gbagbo créa la guerre…», a-t-il cru bon de faire avaler aux Ivoiriens. Et effectivement, la surprise était grande devant les kiosques bondés. «Mais ces journalistes-là n’ont-ils pas vécu en Côte d’Ivoire depuis 2002 ?» ou encore «mais, pour qui nous prennent-ils ? On sait qui a créé la guerre en Côte d’Ivoire». L’indignation était grande hier, tant la couleuvre que Le Patriote a tenté de faire avaler aux Ivoiriens est grosse. Et le journal est allé jusqu’à avancer des chiffres voulus lacrymogènes : 3000 morts, 2 millions de déplacés ; terreur et misère à Abidjan ; 11 avril : la capture salvatrice d’un tyran. Les personnes qui ont osé jeter un coup d’œil sur la UNE du Patriote, hier, ont vu des vertes et des pas mûres.

 


Le plus beau était cependant à l’intérieur du journal. Un article intitulé «De la terreur à l’espoir» est illustré par une photo où on aperçoit clairement des personnes entourant des corps d’étudiants massacrés par les hommes de Ouattara. Avec une légende révoltante : La machine à tuer du FPI s’est mise en branle. La qualifiant d’inoubliable, le journaliste affirme que c’est l’année 2011 qui aura marqué la mémoire des Ivoiriens au cours de cette décennie. Il évoque la peur de voir la nation ivoirienne se disloquer, ses fils et filles s’entre-tuer. Et dans un raccourci aussi stupide qu’insultant, il avance que « le contentieux électoral de l’élection présidentielle de novembre 2010 s’est déporté sur l’année qui a suivi. Au point de dégénérer dans la pire violence que la Côte d’Ivoire ait jamais connue.

 

Et c’est le journal qui a divisé le pays en deux parties à sa UNE en janvier 2001 pour faire accepter cette idée macabre, qui s’en plaint aujourd’hui ? Il devrait pourtant se réjouir d’avoir obtenu ce qu’il voulait depuis des années. Mais là où il se montre cynique, c’est quand il ignore totalement que la violence, la pire que la Côte d’Ivoire ait jamais connue, a été déclenchée en septembre 2002. Avec des tueries massives de populations civiles dans le nord, le centre et l’ouest du pays. Le Patriote s’est-il demandé combien de morts il y a eu à Abidjan dans la seule nuit de 18 au 19 septembre 2002 ? Combien de gendarmes ont été froidement assassinés à Korhogo et à Bouaké ? Combien de civils innocents ont été brûlés vifs, jetés dans des puits, égorgés, morts étouffés dans les conteneurs, amputés des membres, etc. ? Sait-il combien de femmes ont été violées par les rebelles depuis 2002 ? Qui rendra justice pour tout cela ?

 

Si les journalistes du Patriote et leurs amis ne le savent pas, les Ivoiriens, eux, savent bien que la guerre a été créée en 2002 par ceux qui exercent le pouvoir aujourd’hui. Alors que le président Gbagbo se trouvait en visite officielle en Italie. Une attaque lâche, sauvage, barbare qui a endeuillé de milliers de familles et placé la quasi-totalité des Ivoiriens dans une détresse sans nom.

 

La guerre créée donc en 2002, il s’en est suivi une crise grave qui a plombé le pays pendant une décennie. Et au moment où le pays organisait l’élection présidentielle en novembre 2010, aucune garantie de sécurité n’existait car les rebelles n’avaient pas été désarmés et continuaient de menacer le pays. Et chacun savait bien que la présence massive de ces armes allait peser sur le déroulement du scrutin. Cela n’a pas manqué. Et les armes des rebelles aidés par la France et l’ONUCI, ont piétiné la volonté du peuple pour imposer un homme-lige à la tête du pays. Le Patriote sait très bien que la France y tenait plus que tout. Le monde entier sait que le seul moyen que ce pays connaît pour sortir de la grave crise financière est le retour à la pratique coloniale. Cela aussi, le Patriote le sait très bien. Mais les appétits et les ambitions aussi démesurées que malhonnêtes des uns et des autres aidants, la France a trouvé aisément le terreau qu’il lui fallait pour faire prospérer son action. Sans la politique coloniale, la France n’est rien. C’est pour cela qu’elle fait mourir les Ivoiriens depuis 2002. C’est pour cela qu’elle piétine les règles élémentaires de la démocratie et du droit international en venant bombarder, sans déclaration de guerre, le palais du président d’un pays souverain.


Tout cela, Le Patriote qui écrit sans honte que la guerre a été créée en 2011, le sait très bien. Lui qui dit «bravo pour le travail bien fait » quand des policiers sont brûlés vifs à Abobo, quand les pauvres vigiles et agents de la RTI sont brûlés vifs à Abobo, quand des gendarmes sont assassiné partout à Abidjan par un commando invisible, quand près d’un million de personnes sont obligées de quitter la commune d’Abobo pour ne pas périr, quand des villages sans défense sont attaqués en pleine nuit, etc. « Bravo pour le travail bien  fait» également à tous ces traîtres de l’armée qui ont trahi la confiance du peuple pour se mettre au service de puissances maléfiques.

 

« Time will tell », dit une chanson célèbre. L’histoire jugera. Et le temps est l’autre nom de Dieu.

 

Une contribution de Moussa Sié Koffi

 

Ivorian.net   repris par lacotedivoiredebout

19:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

FIN D’ANNEE 2011 EN CÔTE D’IVOIRE :

19:23 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les voeux du président Gbagbo

Mesdames et messieurs chers compatriotes, chers habitants de la Côte d’Ivoire,

 

 

Koné Katina Justin : ministre délégué au budget

Ivoiriens, ivoiriennes, habitants de la Côte d Ivoire,

Je voudrais au nom du Président Laurent GBAGBO vous souhaiter une très bonne année 2012. En son nom je formule le vœu que cette nouvelle année qui commence soit meilleure que celle qui s’achève.

 

En effet, c’est peu de dire que l’année 2011 aura été une année particulièrement éprouvante pour notre pays. Les blessures profondes visibles de nos corps et celles non visibles de nos cœurs témoignent de l’extrême traumatisme que nous avons connu au cours de l’année qui s’écoule. Il reste indéniable que cette année- là marque une étape importante de l’Histoire de notre pays en ce qu’elle nourrit tous les questionnements de notre devenir en tant que peuple appelé à participer à la construction de l’humanité. Sous quelque angle qu’on la consulte, l’année 2011 n’aura apporté que désolation au peuple ivoirien. La contre- valeur en gain de la douleur subie reste très marginale. Le bilan reste donc très négatif à tout point de vue.

 

Sur le Plan politique, après Décembre 1999, la Côte d’Ivoire a enregistré au cours de l’année écoulée une deuxième rupture de l’ordre constitutionnel .En effet, le 11 Avril 2011, le Président de la République investi comme tel par le Conseil Constitutionnel qui l’avait déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010 a été renversé par l’armée française placée à l’avant- poste d’une armée de mercenaires spécialement recrutés à cette fin. Contre cette armée étrangère les forces de défense et de sécurité toutes unités confondues ont défendu avec honneur et bravoure la République et l’ordre constitutionnel. Le président Laurent Gbagbo continue de leur exprimer sa profonde estime pour leur sens élevé du patriotisme. Pour ceux des nôtres qui l’ont combattu sans en mesurer les conséquences sur la patrie et la souveraineté de notre peuple, le Président Laurent les rassure de son pardon.

 

Le Président Laurent GBAGBO a été renversé et détenu arbitrairement à Korhogo pendant six mois dans des conditions que lui-même a décrites le 5 décembre dernier suivi de sa déportation à la Haye . Cette rupture de l’ordre constitutionnel est l’accomplissement d’un long processus de dégénérescence de l’État et de mise à mort symétrique des valeurs qui le sous-tendent entamées depuis le 19 septembre 2002. Ce n’est donc pas un fait accidentel.

 

Ce processus procède d’une logique portée par un certain ordre mondial  pervers qui perturbe l’échelle des valeurs de toute la planète. Le code d’honneur de l’action politique n’existe plus. L’État tel que nous l’avons connu et aimé semble vivre ses derniers moments. Les grandes valeurs que l’Humanité a drainées dans son évolution tombent sous le coup de la censure. La patrie, la souveraineté, l’État, la Nation, le Peuple sont devenus des termes hérétiques dans la nouvelle « religion » qui oriente notre monde. La mondialisation en tant que vecteur de rapprochement des peuples unis par le même destin se corrompt chaque jour davantage Pourtant elle constitue une belle occasion pour l’humanité pour réaffirmer son unité dans sa diversité. La prise en otage de ce mouvement salutaire pour l’Homme par une minorité manipulatrice en assombrit les horizons pourtant prometteurs. La Côte d’Ivoire, notre pays en a été le champ d’expérimentation en 2011.

 

C’est pourquoi il nous faut faire une lecture sereine et profonde des événements politiques de 2011. La bonne lecture que nous ferons de ces événements permettra d’ajuster notre détermination et de rationnaliser nos efforts pour mener ce combat qui s’annonce vital pour nous. Il faut que nous ayons une claire vision de la logique implacable de notre monde. L’arrestation du Président Laurent GBAGBO et de tous les hauts cadres qui lui sont proches politiquement ou administrativement ainsi que l’exil forcé des autres rentrent dans un schéma de déréglementation d’un ordre devenu gênant pour une coquetterie de personnes dont la cupidité n’a d’égal que leur égocentrisme démesuré. Toutes les dimensions de notre communauté humaine à l’échelle planétaire sont entrain d’être soumises aux dictats de cette coquetterie. C’est pourquoi un esprit rationnel ne peut comprendre ce qui se passe dans notre pays. Une élection fut- elle présidentielle qui reste avant tout une affaire domestique à chaque État ne peut donner lieu à autant de désolation.

 

La déportation du Président Laurent GBAGBO dans une prison à la Haye est certainement la plus grande injustice de notre jeune Histoire. Mais elle nous offre en même temps la formidable occasion de démontrer au monde notre détermination à nous battre pour garder la maîtrise de notre destin et celui de tous les peuples enchaînés. C’est le défi majeur que nous devons relever pour l’année 2012 .La grande chaîne de solidarité qui se dresse autour du Président Laurent GBAGBO à travers le monde traduit la justesse de son combat dont la cause transcende les seules frontières ivoiriennes.

 

L’adhésion massive des ivoiriens au boycott lancé par le FPI et le CNRD nous donne de bonnes raisons d’espérer sur l’issue favorable de notre combat. Nous osons croire que chacun a pu tirer objectivement les leçons de ce faible taux de participation jamais enregistré par une élection dans notre pays. Il est constant que dans la marche de l’humanité que chaque cause soit incarnée par un homme. Le Président Laurent GBAGBO incarne celle qui sous-tend le combat que nous menons. Notre liberté, notre dignité sont portées par lui et le peuple le lui rend bien aussi bien en Côte d’Ivoire que partout ailleurs. Il me semble opportun que chaque acteur de la vie politique de quelque bord qu’il se situe ait pu tirer leçon du message du peuple ivoirien. Le peuple a voulu tout simplement nous rappeler que le dialogue politique qui doit déboucher sur la réconciliation ne peut exclure en aucun cas le Président Laurent GBAGBO. Le peuple ivoirien a voulu également rappeler qu’il reste encore en attente des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Jaloux de ses prérogatives, le peuple a crié son indignation face à la communauté internationale qui l’a spolié avec violence de son droit de vote. La révolte silencieuse du peuple ce 11 décembre 2011 s’inscrit dans la mobilisation générale qui s’observe à travers le monde autour de la question essentielle de qui a gagné les élections présidentielles en Côte d’Ivoire

 

Je voudrais à ce niveau de mes propos, au nom du Président GBAGBO remercier solennellement toutes ces nombreuses personnes qui se dressent chaque jour en Côte d’ Ivoire, en Afrique, en Europe, en Amérique sans distinction de race pour soutenir le combat du Président Laurent GBAGBO. Je les invite à demeurer dans la posture du combattant permanent : »aller jusqu’au bout », aller jusqu’à ce que justice soit rendue. Il est bon de savoir que le Président Laurent GBAGBO est en prison avec toutes les restrictions que cela comporte. Il faut se garder de se laisser endormir par la rhétorique selon laquelle, il est dans de bonnes conditions à la Haye. Les conditions sont aussi drastiques que partout ailleurs dans les prisons. Seule notre mobilisation reste le gage de la restauration de la dignité du Président Laurent GBAGBO qui est également la nôtre. Le coup d’Etat du 11 avril 2011 a été perçu comme onde de choc qui a impacté négativement la cohésion sociale.

En effet sur le plan social le Président Laurent GBAGBO a posé les bases d’une intégration sociale solide. Cette intégration sociale s’est ressentie dans l’Administration et dans l’armée, les creusets de notre identité nationale. L’attachement du Président Laurent GBAGBO à la République a guidé son action sur le plan social Dans un pays coupé en deux, l’État sous le Président Laurent GBAGBO a respecté tous ses engagements vis-à-vis de ses citoyens sans distinction d’ethnie, de religion ou d’opinion politique. Vu sous cet angle, depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire fait de graves pas en arrière. La cohésion sociale s’est rompue. Les multiples licenciements qui ressemblent plus à des règlements de comptes politiques sont les derniers coups qui portent l’estocade à la famille déjà affaiblie par les emprisonnements arbitraires, l’exil forcé et la rétention illégale des moyens de subsistance par un Etat qui a tourné définitivement le dos au droit. Faut-il le rappeler, la famille constitue la fondation sur laquelle se construit la cohésion sociale. Les meurtres et les assassinats qui se perpétuent rapprochent malheureusement notre pays d’une déflagration sociale plus importante.

 

C’est pour prévenir un chaos généralisé que nous devons nous battre pour sauver notre République et notre Nation en 2012. Nous ne pouvons les abandonner à l’aventure. Pour se faire, le débat politique doit s’ouvrir impérativement en Côte d’Ivoire. Un débat inclusif qui suppose l’élargissement de tous les détenus civils et militaires, le retour des exilés, la fin des tueries. 

Toujours au niveau social la fermeture prolongée de l’université place dans une situation stressante les étudiants et leurs parents notamment les plus démunis. Ce sont au total plusieurs dizaines de milliers d’étudiants issus de trois promotions de terminales qui s’interrogent sur leur avenir. L’école est devenue un droit censitaire là où le Président Laurent GBAGBO l’avait rendu gratuit. En décidant de maintenir l’université fermée contre tout bon sens, la République abandonne ses propres enfants et avec eux son propre avenir. La Côte d’Ivoire n’a jamais connu pareille situation de toute son Histoire. Deux raisons majeures expliquent le drame de l’université ivoirienne. La phobie ressentie par le Gouvernement de la contestation estudiantine inhérente à toute société démocratique, mais surtout son souci de se faire des économies.

 

L’impact économique de la crise politique ivoirienne est multiforme. Sous le saupoudrage de quelques actions d’éclat se cache une véritable incapacité à tenir les engagements les plus élémentaires de l’Etat, malgré le retour à la politique de l’endettement exorbitant.

 

Le Président Laurent GBAGBO a donné au monde entier de découvrir le génie de la Côte d’Ivoire qui malgré une conjoncture des plus difficiles a entrepris une vaste politique de désendettement sans pour autant compromettre les engagements de l’Etat vis-à-vis des citoyens. Les Paysans ont eu droit à une juste rémunération du fruit de leur travail. Le kilogramme de cacao qui se négociait à 1200 f en 2010 est tombé à moins de 500 francs après le 11 avril 2011. . Les travailleurs du secteur public ont connu une amélioration de leur rémunération. Le budget arrêté par le Gouvernement AKE NGBO avait pris en compte l’amélioration du statut financier de plusieurs corps dont notamment les diplomates, les sages femmes etc pour un coût budgétaire de l’ordre de 14 milliards de francs CFA. Les grands travaux d’urgence de la ville d’Abidjan notamment l’échangeur du carrefour de la Riviera II et la jonction de la 7ème Tranche et de la 8ème Tranche des II plateaux financés par la Banque mondiale se poursuivraient avec la construction sur fonds propres du troisième pont. La poursuite des travaux du Pont reliant Jacqueville au continent et la fin des travaux de l’autoroute du nord témoignent de l’engagement du Président Laurent GBAGBO de construire son pays en mobilisant le maximum de ressources intérieures. La déclaration obligatoire des biens des ministres avant leur entrée en mission exigée par le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre AKE NGBO constitue une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et traduit la volonté du Président Laurent GBAGBO d’engager sans réserve la lutte contre la corruption

 

Mesdames et Messieurs, chers compatriotes, la Côte d’Ivoire nous appelle. L’Afrique nous interroge et le monde entier nous regarde. Notre salut et notre destin sont plus que jamais dans nos mains. Nous avons le devoir devant notre propre Histoire de nous battre pour imposer le bon sens et la justice dans le débat politique en Côte d’Ivoire. Cela passe par la libération du Président Laurent GBAGBO et l’ouverture d’un vrai dialogue politique dans notre pays. C’est le minimum de considération que l’on doit aux électeurs ivoiriens qui ont réaffirmé leur choix du 28 novembre 2010 le 11 décembre dernier. Que la nouvelle année qui commence aide les nouveaux promoteurs de la démocratie à la baïonnette à comprendre que partout ailleurs dans le monde, seul le peuple souverain décide de son avenir en dehors de toute pression y compris celle des armes les plus puissantes. Le peuple ivoirien entend ne pas faire l’exception

 

Bonne et heureuse année 2012 à toutes et à tous dans la paix vraie.

 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire

 

Pour le Président Laurent GBAGBO, le Ministre KONE Katinan Justin

 

abidjandirect

19:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gasoil, essence, super sans plomb et pétrole :

A quand la réduction des coûts ?

 

31 décembre 2011-Le temps-

Il y a de cela 13 mois, Alassane Dramane Ouattara, candidat du Rassemblement des républicains (Rdr), candidat à l’élection présidentielle promettait monts et merveilles aux citoyens ivoiriens, afin que ceux-ci lui accordent leurs voix. Entre autres promesses, figurait en bonne place, la réduction à la pompe des prix du carburant, notamment le gasoil, l’essence sans plomb et le pétrole lampant. Il ressortait à cette période là qu’il n’est pas normal pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui dispose d’une raffinerie ultra moderne comme la Sir et également producteur de pétrole puisse pratiquer des coûts exorbitants de son carburant à la pompe. Alors que, les pays sans façade maritime, tels que le Burkina Faso et le Mali qui exportent ce même pétrole pratiquent un prix raisonnable, à la bourse de leurs populations. En effet, le litre du super sans plomb en Côte d’Ivoire est de 778 Fcfa. Quand au gasoil, il est de 615 Fcfa le litre et 524 Fcfa pour le pétrole lampant. Au Burkina Faso et au Mali, le Super se vend à 642 et 600 Fcfa le litre. Quand le gasoil s’achète à 575 et 535 Fcfa le litre. Au Ghana, les usagers obtiennent le Super à 392 Fcfa le litre et le gasoil à 450 Fcfa le litre. Très loin au Niger, un autre pays sans façade maritime qui s’approvisionne en Côte d’Ivoire, c’est au prix de 476 Fcfa que l’on obtient le Super quand le Gasoil se vend à 296 Fcfa. Il n’en fallait pas d’avantage pour les opposants de l’époque pour tirer à boulet rouge sur le pouvoir en place. Ils ne comprennent pas selon eux cette situation alors que la Côte d’Ivoire produit en qualité et en quantité abondante le pétrole. Les explications données par le pouvoir qui faisait remarquer au passage que les nombreuses taxes sur le pétrole sont à la base de cette augmentation n’ont pas suffi.

 

Arrivé au pouvoir le 11 avril dernier, le nouvel homme fort du pays, n’arrive pas à tenir cet engagement électoral. A telle enseigne que les espoirs des usagers et autres transporteurs s’amenuisent au fur à mesure que les jours passent. Le ministre du commerce à la sortie d’une rencontre avec les professionnels du secteur au mois d’octobre dernier a même fixé une date pour l’ajustement du prix du carburant. Début du mois de novembre a même été annoncé. Il a expliqué que l’État et les acteurs du pétrole ont accordé leur violon pour annuler un certain nombre de taxes qui font grimper le litre du carburant à la pompe.

 

Mais, à la date indiquée, aucune communication n’a été faite. «C’est dur. Nous avons pensé que les prix du carburant allaient baisser. Nous attendons depuis lors. En tout cas, les autorités doivent voir cette situation», se plaint Abdoulaye Sangaré, un chauffeur de «gbaka» assurant la ligne Adjamé-Bingerville. Il ne comprend pas pourquoi cette situation perdure. Djaha Marcel Koffi, exploitant agricole lui, s’étonne de cette situation. «Ce n’est pas facile pour les exploitants que nous sommes. Non seulement la réduction du prix du carburant promise n’est pas effective, mais, nous sommes soumis à des faux frais des éléments des Frci dans nos campagnes», dit-il. Et ce dernier d’émettre un vœu. «Que l’État nous aide. Sinon, nous n’allons plus tenir».

 

Du côté des syndicats et organisations patronales des transporteurs, l’inquiétude est grandissante. «Nous patientons toujours. On espère que nos cris seront entendus comme nous l’avons exprimé après la crise quand il s’est agi de la réduction des taxes et autres patentes», fait remarquer ce syndicaliste installé dans la commune d’Adjamé. Et celui-ci d’ajouter «qu’il ne s’agit pas de fermer les nids de poules à Abidjan. Mais, il s’agit également de réduire les coûts du carburant pour permettre aux automobilistes et autres transporteurs de circuler sur ces voies», fait-il savoir. Tout en faisant remarquer que, c’est cette situation qui fait aussi que les prix du transport urbain et inter-urbain ne baissent pas.

 

En tout cas, les consommateurs vont toujours attendre. Puisque, la réduction du prix du carburant à la pompe semble être le dernier souci du Chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Espérons que 2012 sera une année prometteuse pour les utilisateurs des produits pétroliers.

 

Joseph Atoumgbré

 

abidjandirect

 

 

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Voyage aux Etats-Unis :

comment Guillaume Soro gaspille l’argent du contribuable

le 31/12/11 par La rédaction du Nouveau Courrier

Le Premier ministre Guillaume Soro a entrepris un voyage à New York aux États-Unis, le 12 décembre dernier, au lendemain des élections législatives, officiellement pour prendre part à la 10ème session de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome, le texte fondateur de la Cour pénale internationale  (CPI). Au cours de son séjour américain qui a duré au moins une semaine, le leader de l’ex-rébellion à la tête du gouvernement devait avoir, dit-on, un calendrier chargé.

 

Mais à peine sa rencontre avec les procureurs de la CPI terminée que le premier ministre de Ouattara a mis le cap sur la ville d’Atlanta, dans l’État de Géorgie, à deux heures de vol de la capitale économique des États Unis où il a établi son quartier général à l’hôtel Continental sur Park Avenue. Cette fois, pour une cérémonie qui n’avait rien d’officiel et pour laquelle les moyens de l’État ont pourtant été mis à contribution. Dans un savant mélange qui confirme l’idée que sous Ouattara les caisses et les biens de l’État se confondaient très souvent et aisément avec ceux des responsables. Quand le Gruman présidentiel atterrit à Delkalb Airport, un aéroport privé d’Atlanta,, avec à son bord le Premier ministre et des membres de son gouvernement, mais aussi les ambassadeurs Youssouffou Bamba et Daouda Diabaté en poste aux Etats-Unis, c’est pour une «cause familiale». 

 

Le chef de la délégation, le Premier ministre Guillaume Soro qu’accompagnait Karidia Diallo, de la famille Diallo de Ferké, et qui aurait des relations particulières avec lui, était là pour assister à la remise de diplôme à son frère cadet Soro Simon qu’il a inscrit, voilà quatre ans de cela, dans une des plus coûteuses universités de la ville.  A la réalité, ce déplacement aurait pu coûter nettement moins cher au contribuable si l’intention n’était pas de gaspiller les ressources de l’État. Et de se donner des allures de personnalités respectables qui ne peuvent voyager à bord d’avions de ligne, fut-ce en première classe.

 

En tout cas,  cette image du premier ministre Soro Guillaume se déplaçant à bord du Gruman présidentiel, juste pour assister à la remise de diplôme de son frère cadet, passe difficilement. Dans un contexte de privations où de nombreux Ivoiriens accumulent des arriérés de solde et de bourses, et où l’Université reste fermée en raison d’une «réhabilitation» partie pour durer deux longues années.


Edouard Amichia

 

nouveaucourrier

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Voeux du secrétaire national en exil des jeunes du FPI

Konaté Navigué (S.N. JFPI en exil) : « Nous ne pouvons accepter le retour à la colonisation »

clip_image001Enfin!!!!!!  L'année 2011 s’achève. Année tragique année terrible pour l'Afrique, pour le Moyen-Orient et pour la Côte d’Ivoire. Une situation qui ne peut être comprise si nous ne comprenons pas l'environnement international.

 

Que comprendre? En effet, les crises économique et financière qui secouent le monde depuis la crise des sub-primes aux États-Unis jusqu’à celle de l’Europe aujourd’hui montrent bien la crise du capitalisme, c'est à dire la fin prévue de l'impérialisme triomphant et même triomphateur dans le monde. Montrant la fin de l’impérialisme, elles montrent également la fin d'un cycle: celui de la fin de la domination sans état d'âme et sans partage de l'Occident sur le reste du monde. En effet, dans quelques années, l’Occident ne sera plus le maitre du monde.

 

L’incertitude de cette fin de cycle d’une part, et la peur de la montée des pays émergents et surtout la Chine d’autre part, sont à l’origine de la paranoïa de l’impérialisme occidental. D’aucuns penseraient à un choc des civilisations. Il n’en est rien. En réalité, la barbarie des puissances occidentales sur les deux espaces les plus vulnérables du monde (mais malheureusement les plus riches du monde) à savoir l’Afrique et le Moyen-Orient, tient de la volonté des impérialistes à l’exploitation des ressources de toutes sortes, ressources indispensables à leur hégémonie sur le monde. Ainsi, depuis la chute du mur de Berlin ; la guerre en Irak, le printemps arabe, l’assassinat du colonel Kadhafi en Lybie, la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire ne sont rien d’autre que des guerres préventives de conquêtes et de domination perpétuelles dans un monde désormais monopolaire. Prédateurs très peu imaginatifs, ils utilisent toujours les mêmes méthodes.

 

De Lumumba à Kadhafi, en passant par Sankara et Olympio; de Nkrumah à Gbagbo, ils ont la même pratique sexagénaire. Nostalgiques? Ils le sont. Mais la nostalgie n’est pas une question de distance ni d’espace, mais une question de temps passé ; d’époque révolue pour parler comme Yankelevich .

 

Chers amis jeunes, jeunesse ivoirienne, voilà le contexte international dans lequel nous vivons et qui a prévalu au 11 avril 2011. L’ignorer nous emmènerait à fausser le diagnostic, mais en être conscient nous obligerait à doubler notre engagement car le 11 avril vient, dans ce présent tragique, prolonger notre histoire passée et nous présager de notre histoire future: la lutte. «Tout est enjeu de lutte», disait Harris Mémel Fotê.

 

Combien ont-ils tués? Et combien continuent- ils de tuer? Combien de femmes ont-elles été violées et combien continuent- elles d'être violées ? Combien porteront-ils éternellement les stigmates indélébiles de cette barbarie? Nous ne le saurons sans doute jamais.

 

Au moment où s'éclipse cette année terrible, il nous faut avoir une pensée profonde pour ces hommes et femmes dont nous sommes fiers. Mais dans ce monde où la déraison vient à bout de la raison, nous continuons de croire que la raison triomphera. Dans ce monde où la justice fait place à l’injustice, nous avons des raisons d'espérer. Dans ce monde où «la raison du plus fort est toujours la meilleure», nous continuons de croire à un idéal de vie. Dans ce monde où la vérité s'est éclipsée au profit du mensonge, nous continuons d’espérer que la vérité triomphera…un jour, et malgré tout. Ils ont imposé la terreur exactement comme «le régime de la terreur » (1793 -1794) et exactement comme dans le temps du fascisme dans l’entre- deux guerres. Dans cette terreur où la fureur, la peur et la torpeur font ménage avec la torture, vous avez continué à lutter.

 

Avons-nous le choix? Non! Devons- nous abdiquer? Non! Chers amis jeunes de Côte d’Ivoire, le refus des Ivoiriens dans leur ensemble d’aller aux urnes à l’occasion des élections législatives du 11 décembre 2011 montre (si besoin en était encore) que nous menons le bon et le vrai combat. Courage à vous. Non ! Nous ne pouvons accepter le retour à la colonisation. Non ! Nous ne pouvons plus subir l’impérialisme. Non, non et non!!! L’année 2011 passe avec sa tragédie. A chacun de vous qui êtes toujours debout, je souhaite une année de plein succès.

 

Que 2012 nous permette de réaliser notre idéal démocratique pour notre chère Côte d’Ivoire.

Dans la lutte et dans l’espoir,

Bonne et heureuse année à toute la jeunesse ivoirienne.

 

Konaté Navigué

 

Secrétaire National de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien en exil

 

benian

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Coupe d'Afrique des Nations

Côte d’Ivoire : Le ministre des sports exige le trophée aux « Éléphants »

 

30 Décembre 2011

En Côte d’Ivoire, le ministre des Sports et des Loisirs, Philippe Legré a exigé des « Éléphants » de remporter la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2012.Sur le fil du Patriote, le patron du sport ivoirien a laissé entendre que remporter le trophée, « est un impératif » pour le capitaine Didier Drogba et ses coéquipiers.

 

Côte d’Ivoire : Le ministre des sports exige le trophée aux ‘Eléphants’Devant la presse ivoirienne qu’il a conviée dans ses locaux pour une séance de travail, Philippe Legré, ministre des Sports et des Loisirs de la Côte d’Ivoire, a exigé des « Éléphants » de remporter la Can 2012. Une compétition qui sera co-organisée, du 21 janvier au 12 février, par la Guinée Équatoriale et le Gabon. « La Can n’est pas une doléance, mais une exigence » a-t-il laissé entendre à nos confrères ivoiriens. Selon lui, cette Can est une compétition que les « Eléphants doivent impérativement remporter ». L’information est relayée par nos confrères du quotidien ivoirien Le Patriote.

 

Le capitaine Didier Drogba et ses coéquipiers n’ont alors pas le choix. Devant cette exigence de Philippe Legré, ils sont appelés à mouiller le maillot pour répondre à ses attentes : gager la coupe. Une tâche qui s’annonce toutefois difficile même si les « Eléphants » sont donnés super favoris de cette 28e édition de la grand-messe du football africain. Il leur faudra d’abord traverser la poule B de cette Can qu’ils (les « Éléphants ») partagent avec le Soudan, le Burkina Faso et l’Angola. Avec le bon effectif qu’il dispose, François Zaoui, coach ivoirien, ne devrait pas traîner dans cette poule.

 

Mais, attention à l’excès de confiance. A cet excès de confiance qui avait coulé, en 2010, les « Éléphants » en Angola. Pourtant, ils étaient encore, comme aujourd’hui, les meilleurs sur le papier. Ils étaient les super favoris de cette Can qui a été finalement remportée par l’Égypte, pour une troisième fois d’affilée. En tout cas, pour celle d’en vue, Philippe Legré ne veut pas voir les « Éléphants » rentrer au bercail sans le titre continental. « L’équipe sera mise dans des conditions optimales de préparation. Tout sera mis à leur disposition. Tout ce qu’on exige des joueurs, c’est de remporter la coupe », a insisté à dire le patron du Sports ivoirien.

 

Par ailleurs, Philippe Legré qui s’est réjoui de ses bons rapports de collaboration avec la presse ivoirienne, s’est engagé à l’accompagner dans cette compétition. « Pour la Can, nous allons voir les conditions et les possibilités du ministère pour une parfaite collaboration avec la presse durant toute la période », a-t-il rassuré. Un engagement qui a donné le sourire à nos confrères de la Côte d’Ivoire.

 

walf.sn

 

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Affaire « achats d’armes aux États-Unis »,

Michel Amani N`Guessan au Procureur militaire: « Je suis disposé »


31 Décembre 2011 - Soir Info-

Amani N'Guess

Le procureur militaire Ange Kessi Bernard a indiqué, au cours d`un entretien accordé à un confrère, que l`ancien ministre de la défense, Michel Amani N`Guessan sera entendu dans le cadre de l`affaire d`achats d`armes aux États-Unis, sous le régime de Laurent Gbagbo.

 

« Nous allons entendre également le ministre de la Défense, Amani N’Guessan parce que c’est lui qui a donné l’instruction d’achat », a indiqué le Colonel Ange Kessi. Le ministre Michel Amani N`Guessan nous a confié le 30 décembre 2011 ne pas avoir de réaction particulière à la déclaration du procureur militaire. Toutefois, il a laissé entendre : « Je suis un honnête citoyen de ce pays. Je suis disposé à être entendu ! ». Dans notre édition du 20 septembre 2011, le ministre Amani a expliqué les motivations de son acte. « Voilà un pays qui se gère, en principe avec une Police, une Gendarmerie et une Armée. L`Onu nous fait obligation de redéployer 8000 gendarmes et policiers dans le cadre de l`organisation des élections de 2010. Le ministre de la Défense de l`époque trouve que pour redéployer cet important personnel sur l`ensemble du territoire national, il fallait des armes légères pour le maintien de l`ordre. En toute responsabilité et au nom de l`État de Côte d`Ivoire, le ministre de la Défense que j`étais, envoie donc une délégation aux États-Unis après avoir pris le soin d`écrire au Conseil de sécurité, surtout au comité de sanctions, mais rien n`y fit. Le chef de cette délégation a été enlevé et gardé dans les prisons américaines. A la date d`aujourd`hui, je plaide simplement, au nom de la Côte d`Ivoire, pas en tant qu’Amani, pour la libération du citoyen ivoirien en mission d’Etat aux Etats-Unis. J’ai agi en tant que ministre de la République et dans l`intérêt de la Côte d`Ivoire. Le Colonel Yao N`Guessan est détenu aujourd’hui, pas en tant que simple individu, mais en tant que citoyen ivoirien en mission d`Etat » avait-il expliqué.

 

Notons que le 22 novembre 2011 dernier au fédéral building du 280 South first dans la capitale de Silicone Valley, le Colonel N’Guessan Yao a été condamné à douze mois et un jour, par le tribunal fédéral de San-Jose en Californie.

 

K.A.Parfait
 
 

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