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31/10/2011

l'ancien président de Médecins sans Frontières

Rony Brauman et ses vérités bien senties sur la Libye

31.10.2011

Le site d'information français Mediapart a interviewé récemment Rony Brauman, l'ancien président de Médecins sans frontières (MSF) qui a asséné quelques vérités frappées au coin du bon sens sur la virée libyenne des Occidentaux en Libye. Pour vous, quelques extraits.

Rony-Brauman.jpg"Les défaites politiques qui ont suivi des victoires militaires sont incalculables. Les guerres, on sait très bien quand cela commence, mais très mal quand cela finit. Je me garderais donc bien de parler du moment actuel en Libye comme d’un dénouement, encore moins d'un dénouement démocratique, car cette histoire est loin d'être terminée."

"Sur les circonstances du déclenchement de la guerre en Libye, je conserve le même scepticisme. Je dirais même qu’il se renforce. Je constate que le massacre allégué – on parlait de 6.000 à 15.000 personnes tuées par les hommes de Kadhafi –, au moment où la décision de l’ONU a été prise, n'a jamais été commis. Il s'agissait de propagande, comme il y en a d’ailleurs dans toutes les guerres. Les enquêtes approfondies d’Amnesty et de Human Rights Watch, effectuées depuis, ont mis en évidence, avant mars, cent à trois cents morts, en majorité des victimes de combat. On n’est donc pas dans le cas de figure du carnage en cours qui nous avait été annoncé pour justifier d’ouvrir le feu.

Les tenants de cette guerre s’en tirent avec une pirouette en disant qu’un autre massacre serait, de toute façon, arrivé, puisque Kadhafi avait promis de transformer les rues en rivière de sang. Nous n’avons pas pourtant, aujourd’hui, d’éléments probants attestant que des forces en nombre se dirigeaient vers Benghazi pour en tuer tous les habitants. S’en tenir à une lecture littérale de la parole d’un dictateur comme Kadhafi me semble bien léger pour déclencher une guerre, qui plus est une guerre préventive.

Le passé des guerres préventives, de la guerre des Six Jours à la guerre d’Irak, doit nous rappeler que les menaces qu’elles sont censées conjurer sont, très largement, fabriquées. A Benghazi, j’ai l’impression que c’était également le cas, mais je ne peux pas le démontrer. Quoi qu’il en soit, je trouve dangereuse cette réhabilitation, en Libye, des concepts de guerre préventive et de guerre juste, qui re-légitiment la guerre comme mode de règlement des conflits.

La disqualification de l’idée de guerre juste, et de l’idée que la guerre peut résoudre des situations de conflit, a été un progrès politique. On peut, on doit, me semble-t-il, faire confiance aux peuples pour aller vers la démocratie sans en passer par la guerre. L’actualité des vingt dernières années montre que le rejet des formes d’accaparement autocratique du pouvoir est bien à l'œuvre dans le monde. Le scénario libyen, qui réhabilite jusqu’au bout la violence comme mode légitime de saisie du pouvoir, procède au contraire d'une sorte de néo-maoïsme selon lequel la démocratie est au bout des missiles du «monde libre»."

"Je ne reproche donc pas à Nicolas Sarkozy de nous avoir menti sur l’objectif. Je lui reproche de nous avoir entraînés dans une guerre civile, en nous plaçant devant une alternative verrouillée : soit vous êtes contre la guerre, et donc pour le tyran et les massacres, soit vous êtes pour la guerre, et donc pour les civils et la démocratie.

Je constate que cette rhétorique d'intimidation a fonctionné au-delà de toute raison. Voyez par exemple les chiffres annoncés à différentes reprises par le Conseil national de transition, selon lequel ce conflit aurait fait 50.000 victimes. Soit le CNT ment, ce qui me semble d'ailleurs probable, et on est en droit de lui demander des précisions sur ce qui n'est pas un détail de cette histoire. Soit il dit la vérité, et cela constitue un véritable réquisitoire contre l’OTAN dont la mission était de protéger les civils libyens.

Je ne sais pas s’il s’agit de propagande ou d’un échec, mais quoi qu’il en soit, j’aimerais en savoir plus. La presse, tout à son euphorie de la victoire et à sa mise en scène d’une Libye libérée, ne semble guère s’intéresser à cette information. Si ces chiffres étaient exacts, la guerre en Libye aurait pourtant d'ores et déjà provoqué dix fois plus de victimes que la répression syrienne..."

L'article en entier ici, uniquement disponible pour les abonnés.

Théophile Kouamouo

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Amédéé Pierre est décédé

Finalement, les Ivoiriens représentent peu de choses aux yeux du pouvoir actuel.

Amédée Pierre, le Doyen de la musique ivoirienne, est mort depuis dimanche.

Or, plus de 24h après, le régime reste aphone. Discrétion aussi de la Télé d'Etat. Ni déclaration officielle ni émission spéciale pour célébrer ce génie qui a traversé le temps, connu tous les régimes post-indépendance et inspiré plusieurs générations de chanteurs.

D'Houphouët-Boigny à Gbagbo, en passant par Bédié et Gueï, Amédée a marqué de son empreinte sonore, un demi-siècle durant, l'histoire moderne de notre pays. Il était à la Côte d'Ivoire ce que furent Bob Marley à la Jamaïque ou Charles Trenet à la France : un patrimoine national.

Amédée Pierre était le préféré du Président Laurent Gbagbo et un inspirateur pour la nouvelle génération. En décembre 2007, le Président Gbagbo avait joué au piano aux cotés du doyen Amédé Pierre lors de la cérémonie des Hauts de Gamme du Bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA) au... Golf Hôtel d'Abidjan. ( voir ici )

Ce monument n'était pas l'homme d'un camp mais tout simplement un chanteur populaire, un trait d'union trans-ethnique. Le minimum eût été de décréter un deuil national en sa mémoire.

Toussaint Alain

Pour écouter Amédée Pierre, cliquer ici et ici

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Gendarmes sans uniformes en Ouattarandie

On rouspète chez les ex-fds: «y a pas treillis !»

Mais où sont donc passés les 1000 treillis, cadeau de la France et remis en grande pompe (mais sans les pompes) par l’ambassadeur Simon le 11 août?

A l’époque j’écrivais  « A pleurer, comme si du temps du Président Gbagbo l’armée avait été en guenilles ! Trois minutes de vidéo inutile, mais c’est tellement pitoyable d’entendre l’ambassadeur de France faire l’article du bien fondé de ces uniformes qui vont, comme par enchantement, transformer en un instant les rebelles et les repris de justice en soldats policés, disciplinés, efficaces et "distingués" (sic)! Il est vrai que dans les milieux franc-maçons et apparentés, on croit dur comme fer à la magie !

Observez la conviction du Bonhomme ! Comme représentant de commerce, il ne ferait pas long feu, comme barbouze, il a fait ses preuves, nous espérons seulement qu’il puisse bientôt faire valoir ses droits à la retraite, (né en 1947),vite, et loin de la de Côte d’Ivoire !

A noter que cette panoplie est présentée sans les chaussures ! Allez proposer à une dame de s’habiller en Coco Chanel tout en continuant à marcher pieds-nus ! "RésistanCIsrael

Shlomit

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31 octobre-koaci.com

Au lendemain des affectations, et de la répartition de tous les corps armés sur l'ensemble du territoire ivoirien, certaines figures feraient office de mécontentement. Pour cause, la distribution d'équipement nécessaire piétine. Un manquement assez important pour ces hommes de terrain qui désormais traineraient les pas.

En effet, comme l'expliquerait un adjudant de police resté dans l'anonymat: « on n’a toujours pas reçu de treillis ». Et malheureusement le gouvernement dans une logique de « à la va comme je te pousse » aurait ainsi négligé de rhabiller ses hommes avant de les disperser sur le terrain et dans les zones C.N.O. Il y a environ une semaine que les affectations ont été rendues publiques et pour cet adjudant de police, il y a avant tout urgence à répondre aux préoccupations. « Ils veulent qu'on rejoigne nos lieux d'affectation, mais avec quoi ? » proteste t-il. « On manque d'armes et de treillis ». « Tout le monde aujourd'hui est unanime, dans les commissariats et les unités mobiles, entre collègues, on se prête les tenues ».

Aussi, ajoute t-il « s'il veut qu'on attendre l'arrivée des tenues qu'il arrête de nous affecter hors d'Abidjan. On ne connait personne au nord et on ne pourrait s'identifier ».

De telles difficultés posées qui semblent contredire le gouvernement en place. Alors quant on se réfère aux ministères concernés, des comptes pourraient être à rendre.

Adriel

koaci.com

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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES COTE D'IVOIRE 2011

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ce lundi après midi à Cocody (ph DL)

31 octobre 2011© koaci.com

Au delà du protocole de salutation d'un ainé après une mission à l'étranger, les législatives et plus particulièrement le cas du FPi au delà la validation des candidatures du Rhdp, étaient au menu de la rencontre au sommet d'Alassane Ouattara et d'Henri Konan Bédié ce lundi après midi à Cocody. En effet tout indique à cette heure que le FPI et plus largement le Le Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd) s’abstiendront de leur participation aux prochaines élections législatives en Cote d'Ivoire dont la clôture des candidatures auprès de la CEI est prévue pour ce lundi à Minuit.

Les raisons sont multiples mais selon nos informations, la revendication de la vice présidence de la Cei passée, le Fpi n'aurait à ce jour ni les moyens financiers, ni l’organisation et encore moins l'assurance de la sécurité de ses potentiels candidats sur le terrain et plus particulièrement à l’intérieur du pays pour accepter de participer à un scrutin pourtant essentiel à la démocratie en Côte d'Ivoire comme le souligne Alassane Ouattara. « Il est convenu qu'il serait bon que le FPI participe tous les partis représentés aux législatives serait une bonne chose » a indiqué à la presse le président ivoirien aux côtés du président de la confédération du Rhdp ajoutant pour clore la séance offerte aux journalistes: « La CEI a jusqu'à minuit et le 11 décembre est un impératif pour la bonne marche de la démocratie et pour respecter le chronogramme afin d'en finir avec la révision des institutions prévue pour la fin 2011 ».

A moins d'un retournement de dernière minute, tout indique donc à cette heure des élections législatives sans le Fpi. Ce sentiment est partagé dans les coulisses du pouvoir ivoirien peu à l'aise cela dit avec l'étiquette parti unique qui se dessine.

Notons qu'en marge de la rencontre Bédié Ouattara, se tenait une réunion avec les cadres du Rhdp et certains autres partis ralliés de dernière minute. On pouvait croiser dans les couloirs de la nouvelle résidence présidentielle d'Henri Konan Bédié, transformée pour l'occasion en QG de campagne du Rhdp, des allés venus de Djé Djé Mady, Linissongui, Ahoussou, Amadou Gon Coulibaly, Afoussy Bamba et d'autres cadres du PIT et du MFA.

Si la tête du RHDP montre sa solidité, il se joue actuellement une bataille sans merci entre personnalités pour la validation des candidatures sous l'étiquette RHDP.

Laurent Despas

 koaci.com

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Rumeurs de transfèrement de Gbagbo à la Cpi

L'Offpi appelle à la mobilisation et vigilance

31 octobre 2011

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Le contexte

 

L’attaque armée du 19 Septembre 2002 a plongé la Côte d’Ivoire dans une crise sans précédent. L’élection présidentielle sensée y mettre fin s’est malheureusement achevée par une guerre qui a aggravé cette crise : plusieurs milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés, exilés, réfugiés et sans abris, un tissu économique et social totalement délabré. C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Femmes du Front populaire ivoirien (OFFPI) a accueilli avec bonheur l’instauration par le Président Alassane Ouattara d’une Commission “Dialogue, Vérité et Réconciliation”. Les femmes du FPI y avaient cru. Elles avaient décidé d’adhérer pleinement à la mission assignée à cette Commission, à savoir la réconciliation, la cohésion nationale et une vie tranquille pour tous les Ivoiriens sans exclusion dans notre pays, afin d’amorcer ensemble et pour de bon, la reconstruction de la nation. Hélas ! Alors que vient d’être installée officiellement la Commission nationale de réconciliation, et que les Ivoiriens sont en droit d’attendre des signes concrets qui augurent d’une réconciliation véritable, le gouvernement choisit de brandir le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi) comme la solution pour aboutir à la réconciliation et à la paix tant recherchées.

Nos constats

Les Femmes du Front populaire ivoirien constatent au fil du temps, et cela en contradiction avec les déclarations du Chef de l’État, que les nouvelles autorités s’écartent du chemin de la réconciliation. En effet, l’idée de transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cpi vient rallonger la liste des actes contreproductifs du gouvernement par rapport à cette réconciliation. On peut citer entre autres forfaitures : l’emprisonnement des seuls partisans du Président Laurent Gbagbo, le gel de leurs avoirs, leur remplacement systématique dans l’administration par les cadres du Rhdp, la persistance de l’occupation de leurs domiciles privés par les forces pro-Ouattara et la confiscation par la violence de leurs biens par les Frci, le déficit d’actions pertinentes pour favoriser le retour des exilés, l’exclusion totale du  Fpi / Cnrd des médias d’Etat, les tentatives répétées de musellement de la presse de l’opposition, et plus grave, les multiples violations de la Constitution par le Chef de l’Etat lui-même.

Les femmes du Front populaire ivoirien ont le sentiment que le gouvernement met tout en œuvre pour éloigner le Président Laurent Gbagbo, et ainsi, l’écarter de la vie politique en Côte d’Ivoire. C’est cette politique d’ostracisme qui est en marche contre son parti, le Fpi, dont les activités républicaines, rassemblements publics et meetings sont réprimés, et même les réunions interdites. Les Femmes du Front populaire ivoirien constatent avec amertume, à travers plusieurs faits, que le gouvernement tente d’effacer toutes les traces de la gouvernance Laurent Gbagbo, alors que l’État est une continuité.

Notre position 

Les Femmes du Front populaire ivoirien estiment qu’aujourd’hui, le cheval de bataille du chef de l’État devrait être de rassembler tous les Ivoiriens autour de la mère patrie, et non le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cpi, comme cela semble être le cas actuellement. Au demeurant, les Femmes du Front populaire ivoirien sont persuadées qu’aucune solution à nos problèmes ne se trouve à la Cpi. De même que l’usage de la force n’a pu mettre fin à la crise, mais l’a plutôt exacerbée, de même, le transfèrement de citoyens ivoiriens à la Cpi ne règlera aucun problème en Côte d’Ivoire, bien au contraire.

Ce que les Ivoiriens attendent pour respirer et espérer une vraie réconciliation, c’est que les leaders politiques essentiels de la Côte d’Ivoire (Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié) se retrouvent sous l’arbre à palabre appelé Cdvr (Commission Dialogue, Vérité, Réconciliation) pour se parler franchement, engager un dialogue direct pour décrisper l’atmosphère socio politique de la Côte d’Ivoire. C’est cela qui amènera les Ivoiriens à ne plus se regarder en chien de faïence, à ne plus se traiter en ennemis. Aucun de ces trois acteurs ne peut être écarté du processus de paix sans mettre la paix définitivement en péril. C’est pourquoi les Femmes du Front populaire ivoirien demandent solennellement la libération de Laurent Gbagbo, le principal sachant de la crise. 

Aujourd’hui, sa libération serait perçue comme un signe fort et palpable de l’engagement des nouvelles autorités à rechercher la réconciliation et une paix durable. Au contraire, le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cpi apparaîtra forcément comme la poursuite de la justice des vainqueurs qui se met visiblement en place dans notre pays ; une justice des règlements de comptes déjà décriés par plusieurs Ong nationales et internationales. Les Femmes du Front populaire ivoirien pensent que nous devons travailler tous ensemble à l’humanisation de la vie politique en Côte d’Ivoire et éviter d’emprunter tout chemin susceptible de nous éloigner de la paix. 

Notre appel à la mobilisation et la vigilance des Femmes de Côte d’Ivoire

Oui, nous, Femmes du Front populaire ivoirien, demeurons résolument engagées dans le processus de réconciliation nationale, la vraie réconciliation nationale, celle qui va guérir la Côte d’Ivoire, celle qui va rassembler tous les fils et toutes les filles autour de la mère patrie. C’est pourquoi nous ne saurions accepter qu’un illustre et digne fils de ce pays continue de subir l’humiliation internationale. 

C’est pourquoi nous disons NON à toute idée de transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cpi. C’est pourquoi l’OFFPI en appelle à la mobilisation et à la vigilance de toutes les Femmes de Côte d’Ivoire éprises de paix, de justice, de liberté et de démocratie. C’est pourquoi elle en appelle également à la mobilisation de toutes les Femmes qui sont pour la libération sans condition du Président Laurent Gbagbo : Femmes des marchés et des coopératives, Femmes des campagnes, Femmes cadres, Femmes des formations politiques, Femmes des mouvements et associations de la société civile, levons nous ! Œuvrons à une vraie réconciliation à laquelle participeront le Président Laurent Gbagbo et tous ses proches libérés de prison ! Allons à une vraie réconciliation impliquant tous les Ivoiriens qui, par la force des choses, se sont retrouvés momentanément en exil et qui seront de retour dans leur pays, sans être inquiétés, pourchassés et/ou humiliés ! Allons pour une vraie réconciliation entre tous les enfants de ce pays ! Allons pour une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même, pour amorcer ensemble la reconstruction et le développement durable de notre pays. Agissons et œuvrons ensemble, dès maintenant, pour dire NON au transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Cpi !!

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 31 octobre 2011

Marie-Odette Lorougnon

Secrétaire nationale de l’OFfpi,

Député d’Attécoubé

(ACC-communication)

cotedivoire-lavraie

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Paroles de résistants

Franchement ADO est penché en tout .Un mossi qui a été imposé aux Ivoiriens par les armes de la France .Bizarrement depuis plus six mois, jamais il n’a posé un seul acte pour plaire aux Ivoiriens. Au contraire, des étudiants jusqu’aux commerçants, en passant par les paysans et les FDS, ADO ne fait que sévir. Il fait tout pour que le FPI ne soit pas aux législatives .TANT MIEUX. Même ADO a oublié l’anniversaire de la mort de Djeny Kobina . Il veut tuer tous les Ivoiriens pour gouverner un cimetière et des gens qui veulent qu’il reste au pouvoir .

Moussa Zeguen Toure

ET JE SUIS SUR QU’IL FUIRA UN MATIN FACE A NOTRE RÉVOLUTION POPULAIRE .

LE FRUIT EST MUR ! Nous sommes la majorité qui avons choisi Laurent Gbagbo comme notre PRÉSIDENT

 

Moussa Zeguen Toure

_____________________________

Un ami de mon beau frère, un colonel de l'armée de l'air du Burkina, et très proche de Blaise Compaoré, en court séjour à Paris, nous a confie ce samedi pendant un diner à Élancourt(78),chez un ami commun, que Monsieur Blaise Campaoré, au court d'un entretien avec Ado, a promis à ce dernier qu'il serait toujours présent pour l'orienter sur les secrets de la longévité au pouvoir acquis dans la circonstance que nous savons tous. Et ce avec la plus grande désinvolture et large sourire aux lèvres. Alors chers camarades, Ado a un prof, et ces gens sont bien disposes à mater jusqu’ au dernier Ivoirien!

Prince Willy Dibohi

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MEETING DU FPI A MARCORY

TOUT SIMPLEMENT EXTRAORDINAIRE!

31 octobre 2011

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Le meeting de Marcory d’hier, organisé par la Front populaire Ivoirien de cette commune, avec le député Mobio, fut un succès. Oui, un succès, il faut le dire sans aucune fausse modestie. Les images ci-dessous le confirment. Chapeau aux organisateurs et à la jeunesse du Fpi qui s’est mobilisée pour faire de ce meeting une véritable fête après celui de Yopougon, empêché par le camp Ouattara.

Malgré les intimidations de toutes sortes, les militants et sympathisants de ce parti crée par le président Gbagbo, les résidents de Marcory, ont tenu à être là, pour réclamer la libération de celui qui reste, aux yeux de la majorité des ivoiriens, le président légitime et légal de la Côte d’ivoire.

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Pour plus d'images, cliquez ici

 

Débuté, timidement à 15h Gmt, ce rassemblement a pris l’allure d’une véritable fête, après l’arrivée du président de la Jeunesse du front populaire ivoirien, en la personne de Koua Justin. Celui-ci, avec le verbe dont il est le seul à détenir le secret, a donné le message clair de la jeunesse du Fpi à continuer le combat du président Gbagbo et à se mobiliser pour sa libération qui reste pour elle, non négociable. Dans les prochaines heures, nous mettront à votre disposition  l’intégralité de son discours, un chef d’œuvre à la Blé Goudé.

Affaire à suivre…

cotedivoire-lavraie

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LES DERNIERES HEURES DU PRESIDENT GBAGBO AU PALAIS

Extrait du journal intime de D.D, Abidjan le 25 avril 2011

31 octobre-Aujourd’hui

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTMc7DCVG2nOE9L829k9hudn2z67523ed9OW-UuRrl5xMFuyKmqLALe 11 Avril, j’ai fait ma dernière prière. Il est 5h 30. La résidence présidentielle est sous les bombes depuis trois jours. Il y a trente minutes que les bombardements des français qui ont duré toute la nuit se sont arrêtés à 5h. La partie de la résidence où nous nous trouvons n’a pas encore cédé. D’ailleurs personne ne peut sortir pour voir les dégâts même si l’odeur de brûlé montre qu’une grande partie de la résidence a été dévastée. Le président Gbagbo est toujours d’un calme olympien. On le sent fatigué mais il n’a pas l’air d’avoir peur. Je pense que c’est à cet instant précis que chacun doit secrètement penser à sa mort. Moi, je pense à la mienne.

Le président a fini de prendre son bain et est à nouveau avec nous. La table est servie et nous déjeunons en compagnie du président qui plaisante et détend. Deux jours plus tôt, les français avaient envoyé un tel déluge de feu sur la résidence qu’il fallut protég Laurent et sa femme. Toute modestie mise à part, la résidence est vraiment un bunker. Les bombardements visaient la chambre du Président principalement mais aussi son bureau, là où il a l’habitude de travailler. Grâce à Dieu, il n’y était pas à chaque fois. A un moment donné, tous les lieux ont été visés en même temps. C’était invivable. Parce que les français déversaient en plus un gaz dont l’odeur était suffocante. Parfois, nous nous demandions si ce n’était pas un gaz empoisonné parce qu’on n’arrivait plus à bien respirer. Nous avons pu nous déplacer un peu.

Nous n’avions pas dormi depuis plusieurs jours. Ce lundi n’a pas été différent. Nous sommes restés debout jusqu’à 5 heures du matin. En tout cas, c’était dur, mais si nous avons tenu, c’est grâce à Laurent, en raison de la sérénité dont il faisait preuve.

Reprise des bombardements

Un officier est venu nous dire que nous étions encerclés. Mais quand les soldats français et rebelles sont arrivés, les militaires qui étaient au palais, étaient tous partis. On était donc parqué quelque part. Le couple présidentiel avait été déplacé. L’officier nous disait, ne sortez pas, ne sortez pas. Et c’est à ce moment que Tagro est sorti. On a entendu des coups de feu. Je ne l’ai pas vu, mais je l’ai entendu dire, « on m’a tiré dessus ! On m’a tiré dessus ! »Les rebelles sont alors entrés dans la résidence. Tous nous battaient.

En tout cas, je ne peux pas dire que ce sont les soldats français qui ont pris Laurent parce que nous n’étions pas dans la même cellule. Lorsque nous sommes sortis de la résidence du Chef de l’Etat, des soldats blancs qui étaient là, se sont repliés à la vue des cameras. Puis nous avons été transférés au Golf.

Là bas, on nous a descendus d’un camion qui nous transportait. Il y avait un cordon de rebelles de part et d’autre de la route qui menait au Golf. Nous avons été malmenés. Moi, j’ai reçu trois gifles. C’était de la barbarie sans nom. Et les soldats de l’ONU-CI qui étaient présents ce jour ne disaient rien. Ils regardaient avec beaucoup d’admiration les agressions des rebelles contre nous. Ils avaient des couteaux. On était tous assis. J’étais au milieu. Ceux qui étaient à portée de leurs mains ont été blessés au couteau. Moi j’étais au milieu et tous ceux qui étaient assis à droite comme à gauche ont eu le corps déchiré.

Arrivé au Golf, nous avons été parqués dans des cellules différentes de celle du Président Gbagbo et de sa femme. Donc, je n’ai pas suivi le traitement qu’on leur a infligé. Mais c’était dur. Il n’y a pas d’autres mots. Nous sommes restés au Golf pendant une semaine. Nous étions constamment sous la menace des rebelles…

cotedivoire-lavraie

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Les frères Cissé font des émules

Ce qui s’est passé ce lundi matin à Yopougon

31/10/11

De nombreux Abidjanais se sont interrogés sur les raisons exactes des troubles qui se sont emparés ce lundi matin du quartier Yopougon Siporex. Des membres des syndicats de transporteurs de deux communes populaires d’Abidjan, Yopougon et Abobo se sont affrontés  avec des gourdins et des armes blanches pour le contrôle de la gare. Des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire y ont été (Frci) déployés pour rétablir l’ordre. Au terme de cet affrontement très violent, des blessés ont été enregistrés.

Les syndicats de transporteurs, qui ont été les alliés du parti d’Alassane Ouattara dans sa stratégie de conquête du pouvoir, y compris à l’occasion de la «bataille d’Abidjan», ont pris l’habitude, ces dernières années, d’imposer aux professionnels du secteur des taxes illégales qui alimentent leurs caisses noires et renforcent leur influence.

Le Nouveau Courrier

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La Chronique d'Argentus CI

AH !  LES PÉRIPÉTIES DE KARIM !

lundi 31 octobre

belle scène triste de la vie quotidienne dans cette Nouvelle Côte d'Ivoire à l'agonie; Une amie ivoirienne me confiait la semaine dernière  qu’en l’espace d’un mois trois proches de sa famille -deux neveux et la femme d’un cousin- sont morts, faute de soins et de médicaments. “Pas une famille n’est épargnée”, me disait –elle. Vivement que le "vent" de  changement de Ouattara tombe, et que le balai de l’Éternel se mette en action pourchasser ces apprentis Sorciers!

Shlomit

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Il est  4 heure du matin, la voix stridente du muezzin déchire l’aube naissante et vient vriller les tympans de Karim qui demeure étendu sur sa natte auprès de sa femme Assita et ses cinq enfants. Il est l’heure de la prière mais Karim a du mal à se lever ses derniers temps, ses jambes sont lourdes et son dos endolori.   La faim, la fatigue et les soucis lui ont ôté toute force et il gît amorphe sur le sol humidifié de son taudis en contreplaqué. Puisant au plus profond de lui-même, il fait l’effort de se tenir debout, il se doit de prier Allah car la grisaille s’est introduite dans sa vie et le moral n’est plus au beau fixe. Les quelques sourates récitées de si bon matin sauront sûrement lui mettre un peu de baume au cœur.

Six mois que Karim est au chômage technique, la  structure de gardiennage privé qui l’employait a dû ranger la clé sous le paillasson. En effet, au lendemain de la longue prise d’Abidjan par les FRCI, l’entreprise a subi un pillage tel que même le carrelage du siège n’a pas été épargné. Par la suite, la trop grande polyvalence des FRCI, autant à l’aise comme soldat de rang que vigile a fini par clouer la société pour de bon. Les valeureux guerriers ayant ravi tous les contrats de surveillance. C’est de bonne guerre ! Honneur aux vainqueurs ! Karim est donc sans emploi depuis lors et passe ses journées à ravaler sa joie du 11 avril. Cette date figurant dans son esprit, plus comme le début de ses souffrances qu’autre chose.

Et voilà qu’Assita, sa compagne est souffrante, celle qui partait chaque matin chercher de quoi nourrir la maisonnée. Elle tousse horriblement et fait une forte fièvre. Cinq mois à balayer les rues d’Abidjan, à s’asphyxier dans la poussière des trottoirs, à respirer la fumée noirâtre des véhicules brinquebalants et poussifs de la capitale. Et voilà, Assista qui tousse et respire difficilement. Après avoir curé à cœur joie le tout Abidjan, elle se retrouve sans argent, juste gratifiée d’une sale infection.

Karim sait qu’il doit l’envoyer à l’hôpital aujourd’hui mais n’a pas un sou en poche. Encore heureux que les soins soient devenus gratuits.   Il songe alors à son fils Kader, l’aîné. Ce dernier était à Bouaké quand la crise a éclaté en 2002. Il s’était jeté corps et âme dans la rébellion et évidemment faisait parti du convoi de « sauveurs » déversés sur Abidjan en avril. Il n’avait hélas pas gravi les échelons comme certains de ses confrères, n’avait pas une petite réalisation au Burkina voisin, néanmoins, il était en bonne place, toujours en faction  devant « l’escale des princes », leur base à Port Bouët. Karim enfourche son vieux vélo et de toute la force de ses mollets défraichis propulse le frêle engin sur la chaussée déjà encombrée. Il faut faire vite, l’état d’Assita ne le rassure guère.

Trente minutes plus tard, Karim croise son fils devant le fameux maquis reconverti en base FRCI. Kader est bien en poste à l’entrée de l’établissement, toujours dans sa tenue militaro-policière, coiffé de son bonnet de dozo. Il sent la crasse et le désœuvrement mais son père ne voie en lui que le valeureux soldat qui se doit d’épauler financièrement son géniteur. Hélas, à la vue du vieil  homme sur sa bicyclette, le soldat de fortune renfrogne son visage ridé. A peine Karim a-t-il fini de détailler la raison de sa venue que Kader se lance dans une longue plainte exposant avec amertume sa situation. De la désillusion de la récompense promise au désenchantement de leur entrée dans l’armée. Il  se retrouve pratiquement à quémander de l’argent à tous ceux qui rentrent à la base afin de pouvoir manger.  Après tant d’années de lutte, il se voit confronter à une amère déconvenue. Il n’a même pas été retenu sur la liste de ceux qui seraient incorporés dans l’armée nationale ; n’ayant pas de quoi graisser la patte des recruteurs. Sa tenue bigarrée reste le seul véritable vestige de son long engagement auprès de la rébellion. Ainsi, après avoir énuméré une litanie de jérémiades, il tend à son père un billet de 1000 F CFA le suppliant de le comprendre.

Karim est de retour dans son bidonville malfamé. Il confie ses cinq enfants au voisin et transporte sa femme dans l’hôpital le plus proche. L’établissement sanitaire grouille de monde. Un long rang attend les patients et leurs parents devant le guichet du bureau des entrées. Karim se réconforte, même s’il n’a pas d’argent, les soins sont gratuits, il en est sûr, on l’a crié sur tous les toits ! Assita est couchée sur un banc dans la cour, elle toussote bruyamment et attend depuis plus de quatre heures qu’on daigne l’ausculter. On se croirait un jour de marché tant il y a du monde dans  l’hôpital. Les infirmières semblent déborder, elles courent dans tous les sens et les malades s’écroulent à même le sol, groggys par la chaleur et la fatigue. 

Enfin le docteur reçoit Assita, il l’examine à peine, le regard gercé par le surmenage et demande à Karim qu’une radiographie du thorax soit effectuée. Face à l’état de la patiente, il suggère au mari de l’envoyer au plus vite en clinique pour l’examen car le centre hospitalier étant débordé, on ne pouvait radiographier la malade au mieux que dans un mois. Karim n’en revient pas ! Le docteur rabroue courtoisement le couple et passe au prochain patient. La journée étant encore longue ! Comment aller en clinique quand on n’a pas un radis sur soi ? Attendre un mois pour un simple examen, même gratuit, n’est ce pas condamner le malade à une mort certaine ?  Les idées s’entrechoquent dans le cerveau de Karim. Il est entrain de se demander à quel saint se vouer lorsque son portable crépite, c’est sa voisine au bout du fil. Elle est inaudible tant le souffle et l’affolement dénature sa voix. Karim retient qu’un évènement malheureux s’abat sur leur quartier. Il laisse Assita sur le banc du hall de l’hôpital et coure avoir de plus amples informations. Déjà dans le ciel, il voit tourbillonner les planches, les tôles, les feuilles, la poussière. Un vacarme infernal s’élève de toutes parts. Les pleurs et les lamentations ajoutent à ce décor une triste symphonie. Les bulldozers étaient entrain de raser son quartier de toute la fureur de la nouvelle démocratie. Bienvenue dans la Ouattaranderie !

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la voix de son Maitre

La colombe de la paix revient avec un message...

31 octobre 2011

De retour de son énième voyage à l'étranger, Dramane parle de bonnes surprises qui nous attendraient dans les jours à venir. Des sources introduites évoquent la libération de certains prisonniers politiques et la recomposition de la CEI.

Tout d'abord, la libération d'un prisonnier contre qui aucune charge ne pèse n'est pas une surprise encore moins une bonne. Par ailleurs, la remise en liberté de 5 ou 6 personnes n'est rien dans notre lutte. Ensuite la recomposition de la CEI n'est pas un cadeau qu'il nous fait mais bien une exigence de notre part qu'il se doit de satisfaire pour ses amis occidentaux.

 Pour finir, c'est encore au retour d'un séjour à Paris que ces décisions seront annoncées. Preuve supplémentaire que le siège du pouvoir préfectoral se trouve dans l'Hexagone.

En conclusion, cher Monsieur le Mossi, la seule bonne et vraie surprise que tu pourrais nous faire, est de retourner d'ou tu viens, définitivement. Mais bon, cette tache, on s'en chargera nous même.

 Steve Beko

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trahison fatale ?

Cinquante morts, un survivant...
 
31 octobre 2011
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Mansour Daw est il celui qui a vendu Kadhafi ? Il a été le chef des brigades sécuritaires chargées de la protection rapprochée et personnelle de Kadhafi . Mais comment expliquer qu'il soit le seul survivant alors que les 17 véhicules du convoi de Kadhafi (soit au moins 50 personnes) ont ete carbonisés suite aux bombardements de l'OTAN ? Comme aussi l'on peut le remarquer, l'homme n'a qu'une simple éraflure à la paupière droite pendant que Kadhafi et son fils Moatassim avait le visage ensanglanté après avoir été sauvagement molestés par les renégats du CNT .

Par ailleurs, vu l'ampleur et le type d'armement déployé pour l'opération d'assassinat : deux bombes à guidage laser GBU 12 largués par un Mirage 2000 e un avion de chasse américain F-117...deux drones armés Predator qui sillonnaient le ciel de Syrte ..... Quelqu'un a donc forcément communiqué la position GPS exacte de Kadhafi aux pilotes de l'OTAN pour qu'ils aient la certitude absolue que Kadhafi se trouvait dans ce cortège de véhicules avant de frapper.

Car selon les experts militaires, sans ce genre de précision, un missile a guidage laser ne peut être lancé. Le paradoxe est qu'ils lui ont même permis de donner une interview a une chaine de télé arabe .C'est tout de même un drôle de traitement réservé a un "prisonnier" de ce calibre .

Brico du Mossad

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30/10/2011

Meeting sans incidents

premiers échos de la rencontre FPI d’aujourd’hui à Marcory
 
30 octobre 2011
 
Le dirigeant ivoirien déchu, son épouse et une centaine d'autres personnalité sont détenues et inculpées d'atteinte à la sûreté de l'Etat, de crimes de sang ou de crimes économiques.

Plusieurs centaines de partisans du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, détenu depuis son arrestation le 11 avril, ont réclamé, ce dimanche à Abidjan, sa libération lors d'un meeting qui s'est déroulé sans incidents.

Le précédent meeting du Front populaire ivoirien (FPI), ex-parti au pouvoir, avait été annulé le 15 octobre, à la demande du gouvernement du nouveau chef de l'Etat Alassane Ouattara, qui craignait des débordements après des violences lors d'un autre rassemblement FPI, une semaine plus tôt.

Les sympathisants de l'ancien président étaient réunis sur une place du quartier de Marcory (sud) pavoisée d'affichettes «Libérez Gbagbo», alors que des forces de l'ordre, peu nombreuses et appuyées par l'ONU, sécurisaient le secteur. «Sans Gbagbo, la réconciliation est impensable. Libérez Gbagbo et les autres détenus et le reste suivra!», a lancé à la tribune Tapé Kipré, un responsable du FPI.

Menace de boycott des législatives

Le camp Gbagbo a de nouveau menacé de boycotter les législatives du 11 décembre, destinées à parachever la normalisation après la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, si la Commission électorale indépendante (CEI), actuellement contrôlée par les pro-Ouattara, n'est pas recomposée. Il a suspendu sa participation à une commission jugée «déséquilibrée».

Gbagbo a été arrêté le 11 avril, après plus de quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010. La crise a fait quelque 3.000 morts.

L'ex-président, son épouse Simone et au moins une centaine d'autres personnalités du régime déchu sont détenues et inculpées d'atteinte à la sûreté de l'État, de crimes de sang ou de crimes économiques. Laurent Gbagbo pourrait notamment être visé par la Cour pénale internationale (CPI), qui a démarré en octobre ses enquêtes sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre dont sont accusés les deux camps

Source Afp

koaci.com

Et voici les 81 photos du rassemblement, telles qu’elles nous sont rapportées par ACC - Côte d'Ivoire , cliquez  ICI

23:45 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Assassinat du Col-major Gohourou

Les révélations d’un officier

22 octobre 2011

L’ex-porte-parole de l’armée ivoirienne, le Colonel-major Hilaire Babri Gohourou, assassiné le 4 avril dernier devant la résidence présidentielle en plein cœur de la crise postélectorale, sera inhumé ce matin dans son village natal, où sa dépouille a été transférée depuis hier vendredi 21 octobre .

La cérémonie d’hommage militaire et de remise, à la famille, de la dépouille du Colonel-major Babri Gohourou, dernier porte-parole de l’armée sous le président Gbagbo, a eu lieu hier à l’État-major. En présence du chef d’état-major général des Frci, le Général Soumaïla Bakayoko, de l’ex-Cema des Fds-Ci, le Général Philippe Mangou, du Contrôleur-général Kissi Amani, représentant du ministre délégué à la défense et de plusieurs officiers supérieurs. Pour rendre un dernier hommage à un officier des cavaleries.

C’est le Colonel-major N’Goran Koffi Noël qui a lu l’oraison funèbre, au nom de la promotion Entente (1983-1985), promotion à laquelle appartenait le Colonel-major Babri Gohourou. Dans ladite oraison, il a révélé que le Col-major Babri Hilaire est tombé le lundi 4 avril 2011, «alors qu’il tentait une médiation» –en plein cœur de la crise– «pour éviter à la Côte d’Ivoire une hécatombe». «La réalité est là, Sous-chef Emploi et Opération, le Colonel-major Babri Gohourou Hilaire n’est plus», soupire-t-il. Le Colonel-major Babri est né le 31 décembre 1956. Brilant officier, jovial, révèle le Col-major N’Goran Koffi, il était adulé de tous, aussi bien par les ex-Fds que par les ex-Fafn. Il a par ailleurs salué les qualités de franchise et de bonne humeur du Col-major Gohourou, «un homme adulé par la population dans son rôle de porte-parole, honoré de la Médaille de chevalier de l’ordre national». Un défilé militaire, sous le commandement du chef de bataillon Okoua David, a été exécuté par plusieurs détachements dont des forces terrestres, des forces aériennes, la marine nationale et les Sapeurs pompiers militaires. La dépouille de l’ex-porte-parole de l’armée a quitté l’état-major à 10h 05mn pour son village natal à Dougroupalégnoa (Gagnoa) où il sera inhumé ce matin.

ACC - Côte d'Ivoire

23:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la chronique d'Argentus

L'APPEL

30 octobre 2011 par Argentus Ci

Je vous veux tous forts, tous vigilants

Toujours prêts, toujours battants

Je vous veux tous mobilisés, tous truculents

Toujours déterminés, toujours résistants !

 

Je suis  le cor qui, vibrant, lance l’appel

A la bataille, au combat souverain !

Je suis le chant du coq qui résonne le matin

Et vous dit réveillez vous contre Babel !

 

Six mois à peine et patatras ! Déjà plus de sève

Déjà les ardeurs s’étiolent et les souverainistes

Remettent à demain la récolte des fèves

 

Et peu à peu la monotonie devient temps !

Écoutez donc ma voix,  frères GBAGBOistes

Remettons  nous à la lutte MAINTENANT !

 

la chronique d’Argentus Ci

23:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la Côte d'Ivoire se bouge, à l'extérieur...

Duncan annonce un programme de voyages "très chargé" pour le président Ouattara

29 octobre 2011   |  AFP                                   

ActivitésLe ministre d’État, ministre des Affaires étrangères ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a annoncé, vendredi, un programme de voyages "très chargé" pour le président Alassane Ouattara, en vue de repositionner la Côte d’Ivoire.

Selon le chef de la diplomatie ivoirienne, les mois à venir, le chef de l’État se rendra successivement au Togo, au Bénin, en Belgique et en France, pour permettre au pays qui a traversé une période de turbulence à s’insérer dans le concert des nations.

Ainsi, Alassane Ouattara effectuera ainsi une visite d’amitié et de travail, du 14 au 15 novembre prochain, au Togo et au Bénin, avant de se rendre, du 22 au 26 novembre, en Belgique, au siège de la Commission de l’Union européenne.

Ces déplacements du chef de l’État, a affirmé Kablan Duncan au cours d’une conférence de presse tenue à Abidjan, sont une suite logique de l’intense activité diplomatique entreprise par le gouvernement depuis sa formation en juin, pour un repositionnement diplomatique rapide de la Côte d’Ivoire.

Le président ivoirien va aussi effectuer une visite officielle en France, dans la deuxième quinzaine du mois de décembre, selon M. Duncan qui a d’ailleurs dressé un large bilan des récentes missions du Chef de l’Etat à l’extérieur.

La nouvelle dynamique diplomatique adoptée par le gouvernement "a commencé à porter ses fruits", en termes de retombées financières, de réchauffement des relations entre la Côte d’Ivoire et d’autres pays, et de reprise de coopération avec les principaux partenaires au développement, a énuméré le ministre d’Etat Duncan.

En tant que "leader des espaces CEDEAO et UEMOA", la Côte d’Ivoire a besoin de se repositionner sur l’échiquier international après une décennie de crise sociopolitique, a insisté le ministre ivoirien des Affaires étrangères

news.abidjan

20:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

All is under control !

Pourquoi le pays est encore divisé

29.10.2011

J ai surpris hier matin la conversation d’un groupe de jeunes. Ils étaient attablés à un kiosque en train de prendre un café. J ai entendu l’un d’entre eux dire « il y a aujourd’hui trop de difficulté à voir la couleur de l’argent, on croirait que les «solutionneurs» sont venus appauvrir» ce a quoi un autre répond « toi, tu as la chance. C’est l’argent que tu veux voir. Si tu n es pas encore mort, dis merci a Dieu. Je viens de Bouaké, laisse-moi te dire qu’aujourd’hui tous les cars qui partent d’Abidjan doivent arriver là-bas avant 17 heures. Au delà, ils sont bloqués dans la ville parce que les coupeurs de routes qui sévissent dans le nord sont très cruels. C’est avec des armes lourdes qu’ils attaquent les véhicules qui osent s’aventurer dans cette partie du pays à partir d’une certaine heure.»

Je me suis fait une idée, après avoir été témoin de cette conversation, de l’ampleur que prennent la psychose de l’insécurité et du mal être dans le pays. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Les choses sont devenues plus graves parce que je me souviens avoir traversé nuitamment cette zone en 2007. Je me rendais a Niamey en car. Nous n’avions pas été stressés outre mesure. Aujourd’hui, je m interroge. Pourquoi la Cote d’ivoire fait elle si peur. C est à croire que les choses ont empiré. La Côte d’Ivoire divisée sous le règne d’une rébellion au nord et d’un régime de refondation au sud est elle nettement mieux qu’une Côte d’Ivoire réunifiée sous Alassane Dramane Ouattara. C’est incroyable parce que nous nous souvenons encore des diatribes de Dramane Ouattara et de tout son clan. Ils ont passé tout leur temps à nous bassiner avec l’idée qu’il suffisait d’extirper Laurent Gbagbo du pouvoir pour que la Côte d’Ivoire se porte a merveille. Il y a tout de même 6 mois qu’ils ont la totalité du pouvoir et du territoire national, alors pourquoi ce pays n’a jamais été autant divisé ? Même leur projet bancal de réconciliation qui a du mal a accorder les esprits sur lui-même est révélateur du fait que le véritable problème de ce pays n’est pas celui qu’il veulent faire passer pour. Il est finalement la solution.

Joseph Marat

josephmarat.ivoire-blog

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Après l’assassinat de Mouammar Kadhafi,

la cruauté triomphe en Libye


29 octobre 2011

Jusqu'à preuve du contraire, je n'avais pas de sympathie particulière pour le colonel Kadhafi et les membres de sa famille. Je n'avais pas non plus d'aversion pour cette famille dont quelques membres défrayaient la chronique judiciaire assez souvent, trop même à mon goût. Que ce soit en Libye ou bien lors de leurs vacances de Maharajah en Europe notamment, les fils du défunt colonel ont marqué d'une vilaine pierre la plupart de leurs lieux de séjour.

A l'instar de la famille Ben Ali, lâchée et renvoyée de tous les palaces européens au jour de la chute, les enfants Kadhafi ont vu tous leurs "amis" leur tourner le dos aux instants fatidiques du déclin. La violence du lynchage de Mouammar Kadhafi en lieu et place de la ruse pour le contraindre à se rendre ; la barbarie des destructions au lieu de la protection de leur pays ; les exécutions sommaires d'immigrés négro-africains désignés tous comme étant des mercenaires à la solde de l'ancien Guide libyen ; la scène cruelle (rapportée par France-Soir du lundi 24 octobre) de la sodomie de Kadhafi alors qu'il est encore vivant avec un bâton enfoncé dans le rectum par un membre du Conseil National de Transition (CNT)... En ajoutant à tout cela la charia ou loi islamique qui fera office de constitution et qui sera la boussole de la Libye de l'après-Kadhafi, le CNT, naguère décrit tel un ensemble présentant les gages des plus sérieux a, montré ses limites démocratiques et sonné la charge d'un présent très inquiétant puis d'un futur dont les nuages s'amoncellent déjà. Moustapha Abdeljalil et ses camarades de la rébellion qui est partie de Benghazi au printemps dernier me rendent après tout cela, l'ancien bédouin de Syrte très sympathique, voire, élégant dans ses rages.

 Les voisins de la nouvelle Libye n'ont à mon avis qu'à bien se préparer psychologiquement et pourquoi pas militairement car, des provocations de la part du patchwork qu'est le CNT risquent de se multiplier à l'infini, téléguidées ou pas de l'extérieur. Le précédent et long conflit ayant opposé l'Iran à l'Irak est dans nos mémoires, le même stratagème est essayé aujourd'hui par ceux qui avaient poussé à la guerre les voisins du Tigre et de l’Euphrate. Les ingrédients du redécoupage du Maghreb arabe tel que voulu par le vieil Occident et dans lequel l'Algérie est une pièce manquante me font craindre le pire, malheureusement. Enfin, l'arrivée quasi-royale, à l'image d'une rock star d’Abou Abdallah Al-Sadek dans la ville de Tripoli désertée par l'armée libyenne ajoute à la confusion aux pas des nouveaux maîtres de Tripoli ou de Benghazi. A-t-il contribué à jeter l'huile sur le feu en ordonnant (je dis bien en ordonnant) que Kadhafi soit enterré dans le désert et en secret ? Tout est possible avec ce libyen, ancien combattant d'Afghanistan, petit lieutenant de Oussama Ben Laden, il est devenu grand et important dans la nébuleuse Al Qaïda lorsqu'il a fondé le Groupe Islamique Combattant Libyen. De son vrai nom, il s'appelle Abdelhakim Belhaj. Il n'y a pas longtemps, la CIA, la DGSE, le MI5 l'avaient en ligne de mire. Apparemment, ça n'est plus le cas, il fait désormais partie de l'état-major de la nouvelle armée libyenne.

Une contribution d’Anne Bonsergent

infoscotedivoire

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Hommage

Un Africain est mort

26/10/11 par La rédaction du Nouveau Courrier

Un Homme est mort, assassiné, ce 20 Octobre 20011. Abou Hadi plus connu sous le nom du Colonel Kadhafi a été assassiné par les forces coalisées occidentales réunies au sein de l’OTAN. Au nom de la démocratie, de la liberté on tue froidement, enfant, petits-enfants. On vit vraiment une drôle d’époque. Les temps sont dégénérés et la politique s’est toujours  construite sur des mensonges, c’est maintenant une vérité universelle.

«Comment a-t-on pu dire que l'homme est un animal raisonnable ! Il est tout ce qu'on veut, sauf raisonnable». Oscar Wilde. Sauver la Lybie. De qui ? De quoi ? Nous avions dans un passé récent énuméré ici les raisons qui selon nous justifiaient l’activisme des Occidentaux. Aujourd’hui, avec la crise grecque, les dangers que court l’euro, le monde entier comprend bien que l’Occident vacille. Mais la vérité qu’on veut cacher à l’opinion internationale est que de plus en plus de pays, les BRICS et « les dragons d’Asie » notamment revendiquent et mieux, prennent leurs parts dans le partage de la richesse mondiale mettant du coup à mal l’hégémonie de l’Ouest. Mais au détriment de qui prennent-ils ces parts de richesse ? La question peut paraître incongrue, mais personne ne l'a soulevée. L’économie mondiale n’a pas connu un bond exponentiel (ça se saurait). Pourtant, sur de nouvelles surfaces du globe, on vit nettement mieux. La décision d’allouer aux plus démunis du Brésil des allocations mensuelles de subsistance témoigne de ce fait. Mieux, les émergents proposaient il y a peu à l’Europe des fonds pour sauver son système qui s’immerge. L’essentiel n’est pas dans le NON de Bruxelles ; il est dans la proposition elle-même. Le signal était ainsi donné. Désormais, fallait compter avec les émergents et ce ne sont pas les USA qui diront le contraire, eux qui doivent des sommes abyssales à la Chine. 

 La Charte de l’ONU est une menteuse

Tout l’enjeu de la croisade qui a cours sous nos yeux en ce moment est là. Comment continuer d’avoir un train de vie sénateur quand la dette intérieure explose ? Aucun de leur gouvernement ne songera à appliquer une politique d’austérité au risque de se voir balayer, la rue grecque leur parle tellement.  Alors pour garder leur suprématie, ils iront prendre chez les autres – de force. L’impérialisme, un vantard mégalomane en a eu l'idée, d'autres prétentieux l'ont pérennisé. Mais point n’est besoin d’être naïf, le monde est un rapport de force, la  Charte de l’ONU est une menteuse. En vérité, où est la vérité ? La question n’a rien de léger. La civilisation, la démocratie, leur argumentaire est si consistant. Ils ont une solide expérience dans la manipulation de l’opinion.

Patriotes Africains, ils peuvent bien rallonger le sketch ! Leur commerce morbide de la liberté ne sonne-t-il pas très bien à nos chastes oreilles ? Maintenant que Kadhafi est mort, qu'est-ce qu'on va devenir plus cultivés ce soir ! Comment ? Le président du CNT Moustapha Abdeljalil a répété dimanche que la législation du pays serait fondée sur la charia, la loi islamique. Un Africain est mort, un Homme est mort, assassiné par ceux qui disent nous apporter la liberté. Lauryn Hill reprenant Marley ne chantait-elle pas : « Je n’oublierai jamais qu’ils ont crucifié le Christ. Je n’oublierai jamais qu’ils ont vendu Marcus Garvey pour un bol de riz… Et toi, où te situes-tu dans cette lutte ? ».  Des phrases qui collent encore au cœur et au corps, des phrases qui collent si bien à l’actualité. Oui on n’oubliera jamais qu’ils ont assassiné Emery sans s’en cacher et qu’ils détiennent encore aujourd’hui, comme pour nous narguer, tout ce qui nous reste de lui : sa dent. Et toi Union Africaine, où te situes-tu dans cette lutte ?

Comme ta posture est indigne, mon Afrique !

Petit tour d’horizon des réactions après l’assassinat du Guide libyen. Barack Obama s’est dit « très fier du travail effectué ». Nicolas Sarkozy a salué « une étape majeure pour la libération de la Libye ». Le Premier ministre britannique David Cameron, s'est dit lui aussi  « fier du rôle joué » par Londres. Son ministre des affaires étrangères William Hague a indiqué qu'il « n'allait pas pleurer ». « A l'évidence, ce jour marque une transition historique pour la Libye », selon le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon. Fiers, satisfaits… et pourtant un Homme est mort. On croyait la peine de mort… Très clairement, je préfère adhérer à une bande d'empêcheurs de tourner en rond qu'à un cercle vicieux. C’est dans le sang des Africains qu’ils lavent leur linge. Seul le président vénézuélien Hugo Chavez, a condamné l'assassinat de l'ex-dirigeant libyen en le qualifiant de « martyr et de grand combattant ».

Sinon, silence radio chez nous ; le « j’ai honte » d’Edem Kodjo comptant peu. Le credo du supplicié sachant tenir son rang est d’accepter même l’inacceptable. Comme ta posture est indigne mon Afrique. Kadhafi assassiné qui incarnera ton rêve d’unité, ton rêve d’autonomie ? Kadhafi assassiné, Afrique, tu peux d’ores et déjà dire adieu à ton Maghreb qui court vers l’UPM. Ils ont assassiné Kadhafi prétextant qu’il massacrait son peuple avec ses avions. Mémoire sélective et vachement utile ! Jacques Chirac a aussi massacré avec des hélicoptères des jeunes Ivoiriens un soir de Novembre 2004, mais le philosophe des ténèbres Bernard Henry Levy n’a pas appelé à un réveil du Pacte de Varsovie. Mais bon, l’indignité serait parait-il hellène. Et pour vous, Peuple Libyen, viendront les temps tristes. Votre gouvernement, après les moments fastes, se retrouvera par terre, endetté. Je parle d'expérience.  Et ce ne sera jamais la faute de vos partenaires particuliers… Et qui sera dans le ruisseau ? Je vous le donne en mille. Ben,… tous les Libyens!  Et tous, avec Alpha Blondy, on chantera: « Why should black heroes die so soon ? (Pourquoi les héros noirs doivent-ils mourir si vite ?)».

Guy-Constant Neza

Le Nouveau Courrier

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Bilan -suite 3 -

LE BILAN EN 100 JOURS D'ALASSANE OUATTARA, PARLONS-EN (3)

30 octobre 2011

ADO ET SORO 5.jpg

Les nominations à base ethnique et tribale observées dans le gouvernement, dans toute l'administration ivoirienne et à la tête des services centraux de l'État, des entreprises et sociétés d'État ne contribuent pas davantage au retour de la cohésion sociale et à la réconciliation. Pas plus que l'affectation sanction massive des ex-FDS en zone CNO. De ce point de vue, Laurent Gbagbo est reconnu pour être tout l'opposé de Ouattara.

Quant à la sécurité, il suffit de se renseigner auprès des chancelleries occidentales qui se sont récemment rendues chez Ouattara pour « exiger » le retour de la sécurité pour s'en faire une idée. La situation sécuritaire du pays est préoccupante, au plus haut point. Ainsi, le mardi 18 octobre 2011, Alassane Ouattara a reçu en audience, au Palais présidentiel au Plateau, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI), Arnauld Akodjénou et quatre diplomates accrédités en Côte d'Ivoire : les ambassadeurs de France, Jean-Marc Simon et des États-Unis, Philip Carter III, du Chargé d'Affaires du Royaume-Uni et du Représentant de l'Union européenne. Le communiqué de presse de l'ONUCI, à la fin de cette rencontre, fait état de l'examen de questions de sécurité en Côte d'Ivoire. Cela, c'est la version diplomatique.

En réalité - et il faut clairement le dire -, il n'y a plus de sécurité en Côte d'Ivoire. Des milliers de prisonniers de droit commun libérés de nos geôles pour servir de supplétifs, dans toute la partie Sud du territoire national, par les combattants pro-Ouattara pendant leur offensive finale, écument nos villes et localités. Des micro-finances, des agences de transfert d'argent, des supermarchés, des entreprises, des églises, des domiciles privés, des prêtres, d'honnêtes citoyens dans tout le pays, sont constamment victimes d'attaques à mains armées, d'enlèvements, de braquages et de cambriolages d'hommes en treillis. Des véhicules diplomatiques continuent d'être braqués. De simples civils, des étudiants, des élèves, des agents de l'ordre abattus par les FRCI ou des hommes en tenue militaire font régulièrement la Une des tabloïds ivoiriens. Ceci est un secret de Polichinelle.

Nous avons, en outre, encore souvenance du rapt du Substitut du Procureur de la République, Djè Noël, porte-parole du Parquet près le Tribunal de première instance d'Abidjan Plateau (fait oh combien impensable des « sauveurs » contre un des leurs), enlevé alors qu'il rentrait du service, « séquestré durant trois heures » (selon son propre témoignage dans la presse ivoirienne) et soulagé de la somme de 150 mille francs CFA ainsi que de portables et de montre de luxe. Nous n'oublierons pas la scabreuse affaire du kidnapping d'ex-officiers français délestés de la grassouillette somme de 25 millions de francs CFA par les hommes du Commandant Issiaka Ouattara alias « Wattao », non encore résolue malgré la plainte déposée.

L'éducation est le plus grand crève-cœur que nous aura servi, depuis son installation, le pouvoir Ouattara. Sous le fallacieux prétexte de problèmes de trésorerie (35 milliards recherchés), les universités publiques ivoiriennes sont fermées et les étudiants à la rue, depuis 6 mois. Des travaux de réhabilitation (aussi urgents et indispensables soient-ils) peuvent-ils justifier qu'on sacrifie trois promotions de bacheliers (2008-2009-2010 voire très certainement 2011), tous les cycles de recherches ainsi que tous les niveaux intermédiaires, et qu'on remette la rentrée universitaire d'après-crise aux calendes grecques ? De mémoire de terrien et de citoyen du monde, c'est la première fois que nous entendons une énormité pareille. On peut tout reprocher à Laurent Gbagbo mais on ne l'accusera jamais d'avoir intentionnellement fermé l'école, sacrifié les étudiants et universitaires tous cycles confondus et renvoyé l'ouverture des classes à des dates improbables. Ici encore, la comparaison ne tient pas la route.

En ce qui concerne l'affirmation de notre souveraineté et la concrétisation de notre indépendance , le pouvoir RHDP nostalgique de la Côte d'Ivoire postcoloniale ( ?) des années 60, nous a ramené à l'ère des coopérants français, des conseillers élyséens au Palais d'Abidjan et de « l'indépendance sous haute surveillance » - avec un vice-président près Monsieur Ouattara qui ne dit pas son nom : Monsieur Philippe Serey-Eiffel, homme de main de Nicolas Sarkozy, et le retour en force du 43ème BIMA français - page que le Président Gbagbo avait tournée pour nous rendre toute notre honorabilité et notre dignité d'Africains libres. Avoir lutté 50 ans pour en arriver là, il aura fallu Ouattara pour réussir ce tour de force !

Durant plusieurs mois, la France a même payé les salaires des fonctionnaires ivoiriens. Inconcevable sous Gbagbo ! Une politique économique judicieuse avait permis à la Côte d'Ivoire, sous son règne, de vivre de ses propres ressources. Ouattara, lui, nous a embarqués dans un surendettement record et une gouvernance sur fonds extérieurs. Rabaissant notre pays à la mendicité internationale. Il a, en outre, durablement compromis l'aboutissement de l'initiative PPTE quasiment bouclé par Laurent Gbagbo en 2010, pour mars 2011.

Pour la démocratie, pas davantage d'espoir. La Commission électorale indépendante (CEI) est à coloration unique. Celle du RHDP. Y compris tous ses démembrements régionaux, départementaux et locaux. Le pouvoir Ouattara l'a verrouillé pour concrétiser sa dictature et le retour triomphant du parti unique. Sur 31 postes représentatifs, il ne veut bien consentir qu'à peine cinq à ce qui lui tient lieu, actuellement, d'opposition. La règle d'équilibre et de représentativité jadis de rigueur dans l'institution sous Gbagbo (qui avait même concédé plus de postes à son opposition, au nom des clauses des différents accords pour la paix et d'une transparence absolue) a volé en éclat avec Ouattara, le « nouveau démocrate ». Les appels du FPI à la discussion et au consensus politique restent lettres mortes. Les législatives de décembre approchent donc dans une ambiance de suspicion totale. Les FRCI et leurs supplétifs « Dozo » sont encore en armes dans tous nos campements, villages et villes, semant angoisse et terreur. Le remake de l'élection présidentielle est en marche. Inexorablement.

Nous voulons donc bien croire, avec Monsieur le Premier ministre, qu'en 100 jours Alassane Ouattara ait fait mieux que Laurent Gbagbo en 10 ans mais les faits sont là, têtus, qui prouvent tout le contraire. Mieux, pour rester honnête, il faut même dire que Ouattara a réussi l'exploit de détruire, en seulement 100 jours, ce que Gbagbo a construit en 10 ans. Parce que construire un pays, une nation, ce ne sont pas seulement les infrastructures ou les opérations de salubrité. C'est aussi forger une âme, une dignité, une fierté nationales, respecter sa Constitution, faire régner le droit, accorder au peuple ses libertés individuelles et collectives, assister les plus pauvres, secourir les sinistrés, permettre à tous de se nourrir décemment et à chacun de vivre sans peur. Cela, Ouattara ne l'a pas réussi. Du moins, pas encore. Qu'on ne vienne donc pas nous proclamer le contraire. Nous lui souhaitons, toutefois, bon vent à la tête de notre pays.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

DINDE Fernand AGBO

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 355 du samedi 28 octobre 2011.

regardscroises

15:05 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |