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31/08/2011

Ce n’est pas «une affaire de Kadhafi»…

29.08.2011

 

Par Théophile Kouamouo

 

Ainsi donc, nous devrions nous réjouir ! Pour ne pas être excommuniés du «cercle de la raison», nous devrions applaudir l’expédition de l’OTAN en Libye, glorifier la «benladinisation» de Muammar Kadhafi depuis la prise de Tripoli par les forces supplétives de la «communauté internationale» pro-occidentale, saluer ce prétendu dénouement qui relancera la dynamique des révolutions arabes, jouer les autruches face au chaos qui s’annonce… Mais voilà ! Nous préférons être minoritaires plutôt que de bêler avec le troupeau face à une des plus grosses mystifications de l’histoire contemporaine.

 

Ce qui se passe en Libye est inquiétant. Il ne s’agit pas d’une «guerre pour la démocratie». Qui a consulté le peuple libyen pour savoir s’il était prêt à accepter de voir son pays et ses acquis détruits pour pouvoir jouir d’hypothétiques libertés demain ? Il ne s’agit pas du dernier épisode du «printemps arabe», que les chaînes de télévision Al-Jazira, CNN et France 24, pour une fois d’accord, nous «vendent» comme elles le feraient pour la dernière telenovela à la mode. Comparer la révolte de la rue tunisienne aux manipulations de Benghazi reviendrait à mettre côte à côte Martin Luther King – apôtre du progressisme non-violent – et tous les théoriciens du chaos libérateur dont le siècle dernier a été fécond.

 

Ce qui se déroule en Libye n’est rien d’autre qu’une guerre illégale de l’Occident. Et la situation historique qui s’en rapproche le plus est la campagne d’Irak. L’évolution d’un certain nombre de gouvernements et d’opinions publiques est monstrueusement fascinante. Qui se souvient de Dominique de Villepin acclamé dans son pays et dans le monde arabe parce qu’il défendait, contre George W. Bush et le nouvel impérialisme américain, les principes de la légalité internationale ? Qui peut prétendre – sans rire ou emprunter le regard vitreux des porte-paroles officiels payés pour mentir en dépit des évidences – que c’est au nom de la résolution 1973 des Nations unies censée protéger les civils et créer une zone d’exclusion aérienne que les soldats des services spéciaux américains, français et britanniques combattent désormais au sol aux côtés des «insurgés» ? La ruse de l’OTAN, qui a enrobé son forfait dans un beau paquet cadeau onusien, rajoute au gangstérisme international une détestable malhonnêteté intellectuelle.

 

Les propagandistes «otaniens» pourront toujours dire qu’ils ont violé la Charte des Nations unies pour «sauver des vies», selon leur rhétorique habituelle. Seulement, l’expérience irakienne nous montre que le type de chaos qui vient est gourmand en sang humain… Il faut de toute urgence revenir aux fondamentaux et se demander quel monde nous prépare-t-on quand le droit international cesse d’être un référent admis par toutes les nations. Pour l’instant, l’OTAN ne fait face à aucune coalition résolue à mettre en échec ses visées. Mais demain ? La rage contenue des Chinois et – surtout ! – des Russes a de quoi inquiéter pour l’avenir.

 

Pour parler à l’ivoirienne, on dira que «ce n’est pas une affaire de Kadhafi». Il s’agit ici du destin de la Libye et de l’Afrique, malmenées au gré des caprices de véritables apprentis-sorciers. Depuis le 11 septembre 2011, les Etats-Unis ont remué la planète entière au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Maintenant que le CNT est quasiment sûr de l’emporter, tout ce que le monde compte de spécialistes de la Libye nous explique que les combattants qui sont en première ligne aux côtés de l’OTAN sont des… islamistes ! Devons-nous nous attendre à une «réplique» quelques mois après le «séisme», et à des règlements de compte meurtriers entre anciens alliés ? L’irresponsabilité des Occidentaux et leur volonté de faire des «coups» à très court terme au mépris de leurs conséquences nous confortent dans notre conviction : l’Afrique doit écrire elle-même sa propre histoire, et non se contenter d’être un jouet à la disposition des puissants.

 

En Côte d’Ivoire, le pouvoir Ouattara, installé par la «communauté internationale» au prix de milliers de morts, se réjouit du trépas de Kadhafi parce qu’il constitue un message subliminal à destination d’une potentielle opposition musclée. «Voyez comme nos protecteurs sont forts, comme ils sont fous, comme ils sont déterminés et tremblez» : tel est, en substance, ce que nos nouveaux maîtres voudraient laisser entendre. Le plus grotesque dans les articles de leur presse est qu’ils se plaisent à tancer le «dictateur» Kadhafi, assimilé sans nuances à Laurent Gbagbo et à Charles Taylor. Ils le font en trichant une fois de plus avec l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. En effet, si Alassane Ouattara est aujourd’hui au pouvoir, c’est en partie grâce à Charles Taylor, qui a créé de toutes pièces le MPIGO et le MJP, avec la participation de Blaise Compaoré – selon la très sérieuse ONG britannique Global Witness. En septembre 2002, la presse française ne glosait-elle pas sur le soutien supposé du Guide libyen à la toute nouvelle rébellion ivoirienne ? L’on se souvient également de la jubilation avec laquelle Le Patriote, quotidien fondé par Hamed Bakayoko, prêtait ces propos à Kadhafi, au cours de la crise postélectorale : «Allez-y bombarder son Palais, lui et ses soldats, tuez-le s'il le faut. Mais ne laissez plus Gbagbo au pouvoir. Y en a marre. Je ferai face à la facture de la reconstruction».

 

Les alliances politiques se font et se défont au gré des intérêts des acteurs, c’est une évidence. Aujourd’hui, un certain camp en Côte d’Ivoire se réjouit d’être sous le parapluie occidental. Il ne faudrait pas que ses animateurs, dont certains sont assez jeunes pour voir l’Histoire se retourner, considèrent ce soutien comme une donnée permanente. Au-delà des calculs à courte vue, il est plus qu’urgent que le continent, militairement indigent et extrêmement riche de ses matières premières, plaide d’une seule voix pour le respect du droit international, notamment des chartes de l’ONU et de l’Union africaine. Et pour cause : si une deuxième guerre froide ou une troisième guerre mondiale commence, ce qui est aujourd’hui plus que probable, ses enfants seront les premiers à en mourir. Par dizaines de milliers.

 

kouamouo.ivoire-blog.com

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Pluie de licenciements

OUATTARA LICENCIE ENCORE 503 TRAVAILLEURS DE LA PRÉSIDENCE 

Le retour de vacances du chef de l’État aura eu un goût amer pour le personnel encore en poste au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Et pour cause, ces agents ont été informés, le lundi 29 Août dernier, que 503 d’entre eux seront licenciés dans les prochaines heures. Pour dit-on, difficulté de trésorerie. La mauvaise nouvelle aurait été portée par Mme Nadine Gnéba, responsable du service administratif et financier.

Annoncée pour l’après-midi du lundi, c’est finalement aujourd’hui mercredi 31 Août 201 que la liste noire serait affichée. Mais les uns et les autres ne se font guère d’illusions et savent d’ores et déjà ce qui les attend surtout qu’ils ont presque tous été recrutés sous Laurent Gbagbo. Avec cette nouvelle vague de déflatés, Ouattara est désormais à près d’un millier d’emplois supprimés (sur un total de 1500), à la seule présidence de la République. C’est vraiment à y perdre tout son latin pour quelqu’un qui nous avait pourtant promis le jardin d’Eden qui serait arrosé chaque jour par une pluie de milliards. « Walahi, Gbagbo toukafissa! », pour parler comme les femmes d’Abobo et d’Adjamé, victimes du déguerpissement des nouvelles autorités ivoiriennes qui semble faire de cette action d’éclat, l’essentiel de leur programme de gouvernement.

http://infoscotedivoire.net/fr/index.php

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L'OTAN est-elle en train de détruire la ville de Syrte et d'y commettre un massacre ?

Puissent D.ieu, et le peuple Libyen nous pardonner un jour, nous Français, nous européens, nous occidentaux.  A quel prix ? Cela, nul ne le sait...

 

Eliel

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31/08/2011

 

Témoignage d'un ancien lieutenant-colonel russe présent sur place : « L'OTAN commet un massacre à Syrte et rase la ville »

 

Les bombardements de l'OTAN ont occasionnés des milliers de morts parmi les civils

Pour la troisième journée consécutive, des avions de l'OTAN lancent des missiles et bombardent massivement la ville de Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, ne permettant pas à quiconque de s'échapper. Le périmètre de la ville est entouré de points de contrôle « rebelle », derrière lesquels se trouvent des unités des forces spéciales de la Grande Bretagne, de la France, du Qatar et des Émirats arabes unis.

 

La sortie de la ville est complètement bloquée. Ni les femmes, ni les enfants ne sont autorisés à la quitter. Les hommes qui tentent de quitter la ville avec leurs familles, sont capturés puis fusillés. Leurs familles sont renvoyées dans la ville sous les bombardements. « Il n'y a pratiquement aucun moyen d'enterrer les cadavres », a déclaré dans une lettre qui a été reçu à Argumenty.ru ce matin. L'auteur est un ancien officier de l'armée soviétique et des services spéciaux russes, qui est maintenant à Syrte.

 

Ilya Korenev, cet ancien officier de l'URSS et des forces spéciales russes, est un ancien lieutenant-colonel, que la rédaction d'Argumenti.ru a précédemment qualifié de « source », et qui assume être proche au colonel Kadhafi, a décidé de mentionner son nom dans la lettre.

 

« Dans la ville jusqu'à présent pas de troupes (ndlr : pas d' "armée" loyaliste, stricto sensu) : les rebelles ou les forces spéciales ont osé entrer. Dans la nuit il y avait beaucoup de petites provocations afin d'essayer d'établir la présence et l'emplacement de troupes gouvernementales. Plusieurs petites escouades de rebelles ont tenté une action pour sonder dans la nuit et les reconnaître, mais ils ont été détruits. En même temps, un avion de reconnaissance télécommandés d'espionnage sans pilote "drone" était en l'air, qui a répertoriait les défenses de la ville. Une heure après, les attaques aériennes ont commencé sur les cibles ainsi repérées. Cependant, les défenseurs de la ville avaient déjà quitté leurs positions pour d'autres endroits », écrit le lieutenant-colonel.

 

Selon lui, « la situation ressemble au terrible hiver de 1995 à Grozny, Tchétchénie, où tout ce qui bougeait était bombardé, sans aucun bon système de guidage ou sans coordonnées précises. La seule différence était que la Russie et l'armée de l'air n'avaient pas beaucoup de combustible, donc les vols n'étaient pas aussi intenses que ceux d'aujourd'hui. Pour le moment, les forces aériennes de l'OTAN sont en opération quasiment 24 heures sur 24. »

 

abidjandirect.net

cameroonvoice.com

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Sarkozy, l’Otan et la Libye : détruire pour posséder

30 août 2011

 

Par David Gakunzi

 

Nicolas SarkozyIl fut un temps où le Droit portait en soi le respect de l’égale dignité de tous les humains; un temps où on réclamait la liberté au nom du Droit, au nom du Droit associé ontologiquement aux valeurs de justice et d’équité. Le Droit était alors cette force morale mobilisable, mobilisée pour contester toutes les dominations impériales, toutes les iniquités et oppressions; le Droit était ce bouclier, cet étendard haut brandi pour affirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Que ce temps-là semble, hélas, aujourd’hui lointain, éloigné!

 

Désormais seule la force des bombes est fondement du Droit; désormais, seule la volonté de toute-puissance de quelques uns est Loi fondamentale: retour aux temps du code colonial élevant le droit du plus fort en droit naturel. Le message est clairement énoncé dans le fracas des bombes jetées sur Tripoli: le Droit, dorénavant, peuples du monde, c’est selon le caprice, c’est selon le bon vouloir, c’est selon les intérêts des plus puissants. N’est dorénavant juste, légitime que ce qui correspond et répond aux intérêts des puissances du jour; la seule parole globale, juridique, autorisée et contraignante pour tous est désormais, exclusivement celle des pays surarmés.

 

Rupture radicale : le Droit confondu avec l’opinion des plus violents, le Droit au service des plus musclés, voilà le mouvement, voilà le principe organisateur qu’on voudrait nous imposer aujourd’hui, de nouveau, comme un absolu infini, comme un absolu immuable, révélé, indiscutable car émis de Paris, car commandé de Washington, car intimé de Londres.

 

Et il y a dans cette brutale volonté de soumettre le reste du monde aux quatre désirs des coalisés de l’OTAN, quelque chose qui participe de cette éternelle tentation de toute puissance narcissique si caractéristique de l’histoire impériale de l’Occident; quelque chose de ce fâcheux narcissisme agressif, belliqueux, sadique qui ne reconnaît l’autre que soumis, conquis, dominé, obéissant, à genoux ou alors tout simplement aboli. Que nous disent en effet, les bombes larguées, balancées, jetées sur la Lybie ? Que dorénavant le destin de tout pays sans défense dissuasive est tributaire du bon vouloir de l’Élysée, de la Maison blanche et de Downing Street; que la puissance de juger et de tuer, la potence ou la pitié, c’est Paris, c’est Washington, c’est Londres ; et que toute velléité libertaire, toute propension à la dissidence est délit qui ne saurait valoir à ses auteurs qu’humiliations et mort.

 

Morts. Morts les enfants libyens éclatés par les bombes de l’OTAN; mortes les femmes, mortes les mères, éventrées, démembrées; morts les hommes, carbonisés, déchiquetés. Morts! Morts, tous brûlés, réduits en cendre. Tués! Oui, tués, assassinés! Assassinés au nom de la démocratie! Massacrés au nom des droits de l’homme! L’ignominie au nom de la démocratie. Un exemple? Un seul exemple concret? Zliten, le 8 août 2011: raid de l’OTAN sur un quartier résidentiel. Carnage: 75 victimes dont 33 gamins.

 

Et pourtant, il est dit; et pourtant, il est écrit dans toutes les civilisations que « tu ne tueras point »; et pourtant il est dit dans toutes les cultures que le mal absolu c’est de donner la mort. Mais voilà maintenant qu’on vient nous dire que ce mal ne serait plus aussi absolu que ça, mais plutôt discrétionnaire; car acquitté d’office par une raison supérieure: la démocratie. Nos jeteurs de bombes de l’OTAN: « L’Église c’est le Pape, et la démocratie c’est nous! Nous sommes la démocratie! Et hors notre domination, hors notre surveillance, hors notre contrôle, point de démocratie! Oui, tout régime qui n’est pas de chez nous, tout régime non façonné à notre image, est porteur de tous les élans dictatoriaux».

 

Tout le mal du monde est là, ancré dans ce raisonnement, noué dans ce discours, enraciné dans ce charabia menaçant pour l’humanité de l’homme, car ne parlant d’autrui que pour le nier, n’évoquant l’autre que pour le réduire. Tout le mal du monde est serré dans ce baragouin mortifère, sentencieux qui affirme que tout régime qui ne sacrifie pas aux mêmes rites, qui n’accomplit pas les mêmes gestes, qui ne parle pas la même langue que Paris, Washington et Londres n’est que folklore du mal dictatorial. Folklore maléfique à manipuler, maltraiter, éliminer, annihiler, anéantir, tuer à merci. Il faut détruire « cette chose, cette chose-là » car la démocratie ne saurait souffrir aucune exception.

 

La démocratie prescription sans frontières. Questions mais qu’est-ce donc cette obligation transnationale armée du droit de vie et de mort sur tout pouvoir qui ne lui revient pas? Qu’est-ce cette nouvelle théologie enflammée de violence totale et de guerres tous azimuts? Qu’est-ce vraiment la démocratie, cette « démocratie »? La limitation du pouvoir par d’autres pouvoirs? Non. Le combat contre l’arbitraire? Non plus! Mais alors? C’est très simple : Quand l’OTAN dit démocratie, démocratie dans le monde, l’organisation pense soumission. Oui, quand Paris dit, quand Londres dit, quand Washington dit démocratie, traduisez tout de suite: hégémonie sans frontières, « universalisation de nos intérêts »! Oui, Sarkozy et les démocrates de Washington disent démocratie dans le monde comme Voulet et Chanoine disant en leur temps civilisation. Même vision de la planète, mêmes instincts, mêmes pulsions, mêmes justifications, mêmes ambitions, même ressorts. Oui mêmes ressorts.

 

Car ne nous y trompons pas : derrière cette nouvelle bigoterie fanatisée, intégriste, cannibalesque qui se dit humanitaire, se terrent des mobiles d’une nature plus abrupte, plus terre-à-terre, moins idéelle : la cupidité, la soif inextinguible du profit, la domination, la restauration coloniale. On veut le pétrole de la Libye. Alors tout est bon: mystifications, impostures, l’éthique traficotée, la propagande colportée, répandue, propagée de média à média : « Kadhafi a bombardé les populations civiles libyennes »; « Kadhafi a fait des dizaines; non, des centaines; non, un millier; non, des milliers de morts! »

 

Flots de mensonges, torrents de mensonges déversés dans les medias; les médias mis au service du mensonge; le mensonge usiné, produit, distribué en masse; le mensonge répété, multiplié, diffusé à l’infini. Falsification des faits, mépris total et absolu de la vérité; tromperie froidement organisée, régulée, calculée, marketing de la guerre; bannissement de la vérité. C’est que l’enjeu est majeur : l’opinion est une force qu’il faut berner, qu’il faut manipuler, duper, abuser, tromper afin de manœuvrer en toute impunité. L’entendement humain doit donc être charmé; les cerveaux doivent être possédés; l’opinion doit être dépossédée de ses yeux, dépossédée de ses oreilles, dépossédée de son jugement, dépossédée de sa capacité de douter! Il faut mystifier la raison humaine; il faut rendre la future agression naturelle, normale, banale, morale. La réalité doit être diluée et le mensonge érigé, institué en réel.

 

Alors: internement de l’opinion dans un discours médiatique unique imposé à toutes les plumes, imposé à toutes les lèvres ; haro sur tout autre discours susceptible de fissurer, de bousculer le pouvoir des puissants du jour de décréter le réel. Tout discours contradictoire, tout discours non aligné sera asphyxié, ostracisé, ridiculisé. Le mensonge doit devenir réalité: « Kadhafi a bombardé les populations civiles libyennes ». Viol verbal de la vérité qui en annonce un autre.

 

La suite? La réalité renversée, culbutée, la volonté du plus fort peut se mettre en actes: sous le fallacieux prétexte de protection des populations civiles menacées, on peut décoller, franchir la ligne de souveraineté du corps de cette terre libyenne, planter, déverser bombes sur bombes dans ses entrailles. Avec rage et sauvagerie.

 

Ainsi Tripoli bombardée; ainsi Tripoli terrorisée, martyrisée pendant six mois! Et chaque jour le même discours: tant que Kadhafi ne se sera pas accusé du crime qu’il n’a pas commis, nous continuerons de bombarder Tripoli! Ainsi Tripoli réduite en cendres. « Tant que Kadhafi… Il faut que Kadhafi ratifie notre accusation… Il faut que Kadhafi avoue qu’il est bel et bien un odieux dictateur… Il faut que Kadhafi… Que Kadhafi quitte le pouvoir… Qu’il quitte le pouvoir sinon… Sinon nous continuerons de bombarder Tripoli… Sinon nous continuerons de tourmenter Tripoli. Sinon… Les bombardements vont se poursuivre. Sinon… nous frapperons ses proches… Sinon…nous frapperons sa famille; nous frapperons ses enfants ». Le 30 avril, trois missiles sur la maison de Saïf al Arab, le plus jeune fils de Kadhafi. Saïf assassiné avec ses trois enfants. Meurtre prémédité. Le terrible crime commis par les victimes? Être nés fils et petits fils de Kadhafi. Crime de filiation.

 

« Tant que Kadhafi… Kadhafi doit… » On frappe, on mutile, on estropie. Terreur. Terrorisme du muscle. Fracas des bombes. On frappe, on étrangle, on tue. « Tant que Kadhafi… » Vingt mille libyens tués. « Tant que Kadhafi… » Chasse aux Noirs. « Tant que Kadhafi… » Les Noirs, tous les Noirs Libyens pourchassés. Pourchassés dans Benghazi, pourchassés dans Misrata, traqués dans Ras Lanouf, traqués à Brega, traqués, massacrés, massacrés les mains attachées, liées derrière le dos, massacrés par des rebelles mis au monde par la France en couche étrangement avec des féodaux nostalgiques de l’ancienne royauté et des éléments d’Al-Qaïda. On combat Al-Qaïda en Afghanistan et au Maghreb et on fait le coup de feu avec lui en Libye. Étrange paradoxe. Les troupes les plus performantes de cette rébellion? Des anciens d’Afghanistan, des anciens de Tchétchénie, des anciens du Soudan; des salafistes du Maghreb. L’officier le plus efficace de la rébellion? Abdel Hakim Belhadj, fondateur du GICL, le Groupe islamique combattant de Libye, membre de la mouvance Al-Qaïda, connu de tous les services de renseignement.

 

On injurie, on exècre les djihadistes en Afghanistan et on les loue comme des révolutionnaires humanistes dès lors qu’ils sont regroupés dans le CNT libyen; le CNT, ce mouvement très hautement démocratique aux ambitions extrêmement nobles: purger la Libye de tous ses Nègres, purifier la Libye de tous « ses esclaves à la peau noire ». Ibrahim al-Halbous, commandant de la rébellion: « Il faut que les Noirs Libyens fassent leurs valises ». Purification raciale ouverte, déclarée, assumée au grand jour, assumée devant toutes les caméras du monde. C’est que la démocratie est en marche et qu’au nom de la démocratie, on peut tout; au nom de la démocratie, tout est permis.

 

Le racisme explose donc dans toute sa brutalité dans les villes arborant le drapeau tricolore et la bannière étoilée; l’orgie klux-klux-klanienne bats son plein à Benghazi; on s’arroge le droit de tuer les peaux noires; on tue les Noirs parce qu’ils sont Noirs. On tue les Noirs en toute bonne conscience, en toute impunité. Et pendant ce temps-là que fait-on à Paris; que fait-on à Washington? On plaisante, on rit, on boit, on se congratule. Les Noirs peuvent être massacrés; les Nègres ne comptent pas; ils sont peu de choses. Silence du côté de la Cour Pénale Internationale.

 

Silence du côté de cette cour si prompte pourtant à aboyer sur Kadhafi et ses partisans. Normal. Qu’est-ce en effet cette fameuse cour internationale sinon un outil bricolé par les pays dominants afin de légitimer la reproduction de l’ordre mondial actuel? Oui, qu’est-ce cette CPI, sinon une juridiction discriminatoire, une cour ségrégationniste, une institution destinée à juger les dirigeants des pays faibles? Le message de cette Cour est très limpide : tout chef d’État de pays non doté d’une défense dissuasive peut être arrêté, de jour ou de nuit, arrêté sous n’importe quel prétexte, arrêté, ficelé, ligoté et déporté pour être jugé et condamné comme le vulgaire malfrat du coin. Par contre, tout suppôt au service des puissances du jour ou tout chef d’État d’un pays puissant peut, lui, massacrer, tuer allègrement à coup de machettes, de bombes lasers ou de drones, la CPI ne se sentira en aucun cas concernée par cette barbarie-là. Ses auteurs ne seront jamais accusés de crime de guerre, de crime contre l’humanité: bien au contraire, ils seront honorés, glorifiés, commémorés, ovationnés et couverts de médailles: « gloire aux messies sauveurs et libérateurs de l’humanité » !

 

On tue donc les Noirs dans les territoires libyens libérés par les bombes de l’OTAN et, à Paris, à Washington, à Londres, on festoie : la machine démocratique occidentale cuirassée de plomb est en marche en terre libyenne. Et quand Kadhafi et l’union africaine proposent l’arrêt des combats et la négociation, on s’esclaffe, on rigole. Désolé, on est occupés, très occupés. On verra plus tard. Pour l’instant, on est occupés. On voulait cette guerre. On voulait cette guerre depuis le début, alors pas de temps à perdre. On est occupés. Occupés à bombarder ; occupés à transformer ce pays en gouffres et en fumées; occupés à démolir. A démolir les hommes, à démolir les femmes, à démolir les enfants, à démolir les ponts, les hôpitaux, les routes. On démolit et on célèbre. C’est étrange mais c’est ainsi : il est des âmes ainsi faites; détruire leur procure une incompressible et incompréhensible jouissance. Jouissance mortifère sur les plateaux de télévision, jouissance exhibée dans les colonnes de journaux. Spectacle obscène: d’un plateau à l’autre, d’une colonne à l’autre, quelques petites gueules voraces posent et s’exposent. Soucieux de leur apparence sur les pellicules de l’histoire, agités de se montrer, ils commentent, glosent sur la chute de Tripoli. Avec une certaine délectation jubilatoire, avec un certain plaisir haineux, sadique. Les bombes larguées sur Tripoli, c’est bon, trop bon, n’est-ce pas?

 

Ils parlent en Maréchaux; fantasme d’omnipotence, sentiment de toute-puissance: « Sommes-nous satisfaits? Oui. Très satisfaits. Sommes-nous justifiés? Oui, plus que justifiés! Puisque la démocratie est en marche en Libye; puisque la démocratie a été mise en actes; puisque Tripoli a été libérée. C’est une très belle journée ». La raison vaincue par la folie des grandeurs, l’œil torve entre deux exhibitions médiatiques et deux campagnes électorales, nos universels démocrates posent en nombril du monde; show médiatique, slogans, perversion de la réalité et du sens des mots : « Regardez! Regardez-nous: admirez-nous! Par ici les caméras! La bonté humanitaire debout pour la défense de tous les malheureux de ce monde? C’est nous! Les protecteurs globaux au bon cœur et à la juste cause? Encore Nous! Oui, Nous! Nous! La preuve? A Benghazi: ils crient vive la France!»

 

Mouammar KhadafiTerrible constat : on croyait l’élan colonial, cette abomination honteuse, aboli à jamais; on croyait l’Afrique et le monde protégés pour toujours du rapt colonial; on croyait… N’était-il pas gravé dans le Droit international qu’aucun État n’a le droit de contraindre un autre État à subordonner l’exercice de ses droits souverains? N’était-il pas souligné et re-souligné dans la Charte des Nations Unies qu’aucun État n’a le droit d’organiser, de fomenter, de financer, d’encourager, de tolérer des activités subversives ou terroristes destinées à changer par la violence le régime d’un autre État? N’était-il pas dit et reconnu par toutes les instances internationales qu’aucun État n’a le passe-droit de renverser le gouvernement d’un autre État, même en alléguant que ce pouvoir-là ne répondrait pas à la volonté de son propre peuple? N’était-il pas consigné dans la Charte des Nations Unies que le recours à la guerre ne saurait être le moyen approprié pour veiller ou imposer le respect des Droits de l’homme? N’était-il pas admis que l’égalité de droit de tous les États était un principe sacré, intangible du droit international? On croyait la récidive coloniale donc impossible, impensable ; on croyait la conscience humaine en progrès; on croyait….

 

Et voilà qu’on découvre soudainement, au détour d’abord de la guerre contre la Côte d’Ivoire puis de cette guerre de l’OTAN contre la Libye, qu’en réalité, il n’ya jamais eu dans certains esprits de coupure, de séparation claire, définitive entre l’hier colonial et aujourd’hui; qu’en réalité la volonté impériale est toujours tapie dans l’ombre, tapie dans les coulisses, guettant son heure, les muscles tendus, la mâchoire acérée, prête à ressurgir, à bondir toutes griffes dehors, la violence déchaînée et sans retenue; prête de nouveau à tout détruire pour posséder. Voilà qu’on réalise brutalement qu’au-delà de ses nouveaux attributs et visages, la volonté coloniale est loin d’avoir changée de nature depuis la dernière fois: même pulsion d’emprise, même obsession de domination, même violence pulsionnelle, même voracité, même soif démesuré, inextinguible du profit. Mais plus inquiétant, c’est que, depuis la dernière fois, elle a gagné en malignité gangrenant jusqu’à la racine l’inconscient collectif, rongeant jusqu’à la moelle les défenses immunitaires de la conscience humaine. Honnie et mise à l’index hier, cachée comme on cache une maladie honteuse, la voilà maintenant vantée, chantée comme on chante une épopée héroïque, humaniste, chevaleresque!

 

Et ses victimes? Les milliers de morts tués de mille morts; les vies réduites en lambeaux à coups de bombes à Tripoli, à Misrata, à Brega et ailleurs? Protestation outrée, protestation véhémente de nos Messieurs de Paris, de Washington et de Londres: « Mais donner la mort n’a jamais figuré dans nos objectifs. Qui ne sait d’ailleurspas que c’est pour sauver des vies humaines que nous sommes là-bas? Aucune tâche de sang sur nos mains. Même Kadhafi n’est pas notre cible! » Mains propres, immaculées donc nuits calmes, paisibles, sereines, consciences tranquilles. Vraiment ? Sûrs? Sûrs et certains de n’avoir jamais tué ? Oui, tuer. « Mais fichtre, de toutes les façons, nous sommes à l’aise: la guerre, la tuerie est un mal nécessaire dans certaines circonstances historiques et puis nous n’avons fait – après-tout – que tuer des viles créatures. C’est notre dû, que disons-nous, notre honneur! » La tuerie magnifiée, louée, prônée, légitimée comme exception humanitaire! C’est ainsi: quand la raison de la force devient loi, l’humanité se perd, l’humanité recule et s’enfonce vers des dédales lugubres et caverneux. Les dédales du profit maximum. Au milieu du fracas des bombes, les multinationales du pétrole s’affairent déjà autour de la Libye. Exon, Total, BP, Eni, Shell… Maîtres du capital, du sous-sol, de l’or noir. Curée, ruée vers le pétrole, vers le gaz, vers le magot libyen. Le poignard est dans la gorge de l’animal. Chacun veut sa part; chacun aura sa part. Des nouvelles lois garantissant l’ouverture du marché libyen sans aucune condition aux capitaux qui veulent investir dans le sous-sol libyen seront bientôt adpotées, édictées. Il s’agissait d’agrandir le périmètre du monde libre et démocratique, n’est-ce pas ?

 

Et maintenant? Une interrogation demeure: pourquoi, oui pourquoi? Comment l’inacceptable d’hier – la récidive, la restauration coloniale – a-t-il pu être imposé ainsi, aussi facilement comme une nécessité humanitaire? Comment expliquer le succès de cette duperie? Quelle est l’énigme tapie derrière le succès de cette entreprise de mystification générale? De quoi cette mystification est-elle le symbole? Trois possibles réponses.

 

- Primo : La mutilation de l’esprit critique par une redoutable technologie planétaire de manipulation des consciences, de massification du mensonge. Jamais sans doute, les mots n’auront été autant usés, utilisés pour dire le contraire des réalités. C’est que le pouvoir de dire le réel est de plus en plus un pouvoir censitaire, propriété exclusive de quelques tartuffes qui parlent à tout vent de droits de l’homme et de démocratie et qui, pratiquent dans les faits, le contraire. Tout le contraire. Tripoli a été bombardée, la Libye a été saccagée non pas – comme à l’époque des Voulet-Chanoine, Léopold II et bien d’autres conquérants – non pas au nom de la suprématie d’une race, mais au nom d’une idéologie qui se veut humanitaire, au nom de la défense d’une haute idée: la démocratie. Procédé plus vicieux dissimulant le même totalitarisme que celui des massacreurs de Sétif, des tueurs de Madagascar, de la sauvagerie de Léopold II au Congo sous un paravent humanitaire; procédé plus retors, plus difficile à exposer, à dénoncer, à combattre qu’un discours classique affirmant le droit de conquête comme un droit naturel, comme un droit racial.

 

- Deuxio: Il faut le rappeler, l’inconscient collectif occidental demeure traversé, habité, hanté par des vestiges d’un certain racisme, héritage du passé colonial. Une frange de l’opinion des pays du Nord est manifestement toujours, encore imprégnée, gangrenée par une certaine vision de « ces pays là-bas », « ces pays étranges dont l’essence politique primitive ne saurait être que régime dictatorial ». Et cette opinion-là est flattée, exaltée dans sa conscience de groupe, chaque fois qu’on lui susurre à l’oreille ce qu’elle souhaiterait entendre: qu’elle appartient encore au monde des plus puissants, qu’elle appartient au monde mandaté pour définir et fonder la règle du bien et du mal; qu’elle appartient – dans ces guerres transformées en jeu vidéo – au camp des bons, des gentils en prise avec ces « étranges, méchants et menaçants barbares ».

 

- Tertio; Il faut le dire aussi: l’agression contre la Libye pose la question des failles et des limites des dirigeants africains. Toute l’Afrique a été outragée, piétinée, rabaissée à Tripoli, et qu’ont fait nombre de dirigeants Africains? Ils ont choisi de regarder ailleurs, espérant ainsi – sans doute – sauver leurs propres têtes. Naïveté politique, ignorance de l’histoire : l’obéissance n’a jamais sauvé aucun mouton de l’abattoir impérial. Le sacrifice de la Libye a été nourri – dans une certaine mesure – par ces silences-là, par ces désapprobations à peine audibles, par ces nombreux abandons et lâchetés africaines. Thabo Mbeki, une des rares voix africaines courageuses, le dit bien: « La question que nous devons nous poser est la suivante : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre. Nous ne pouvons pas dire que nous sommes incapables d’empêcher ces pouvoirs occidentaux d’agir comme ils agissent parce qu’ils agiront de cette manière demain. Je pense que nous pouvons, pourvu que nous agissions et qu’ils voient que s’ils continuent ce type d’actions, ils rencontreront la résistance de tout le continent africain. Mais malheureusement, notre voix est trop faible et nous devons faire quelque chose pour la rendre plus forte et pour revendiquer clairement le droit des Africains de décider de leur propre avenir ».

 

Et maintenant? La guerre, toute guerre aussi brutale et totale, engendre des souffrances et des tragédies indicibles. Elle laisse des blessures indélébiles, inguérissables dans les corps et les mémoires. La terre de Libye ne fera pas exception: elle restera longtemps marquée par ces coups de bombes infligés par la France, les États-Unis et l’Angleterre. Mais que sortira-t-il demain de toutes ces blessures? Que sortira-t-il de toutes ces humiliations? Que sortira-t-il des décombres actuels? Une autre guerre sans doute. Car il en est ainsi: toute guerre coloniale, toute velléité de domination, d’occupation coloniale lève tôt ou tard des troupes contre elle-même ; des troupes n’ayant plus rien à perdre, des troupes n’ayant pas, n’ayant plus d’autre choix, des troupes déterminées à lui faire face, à la combattre, à l’acculer. A la vie, à la mort. Les conquérants viennent un jour et dictent le silence par la force du plomb puis un autre jour, le conquis se lève, retrouve et sa voix, et sa mémoire et sa terre.

 

Et maintenant? La scène internationale semble hélas, de nouveau prête pour accueillir d’autres Libye. Mensonges, agressions, violences, guerres… Des pays saisis les uns après les autres par la force brutale de l’OTAN. Les mensonges vont se suivre; les guerres vont se suivre. Répétition. Le risque de la répétition est là, réel, palpable, tangible. Les guerres vont se suivre car il n’y a plus pour Sarkozy, Cameron et Obama de loi internationale qui tienne. L’ère des égorgements – commencé avec les bombardements sur Abidjan – va continuer si nous acceptons sans aucune protestation l’imposture libyenne. Avaler et couvrir cette agression par notre silence, par notre indifférence et passer aussitôt à autre chose, ce serait accepter la restauration de la barbarie coloniale ; ce serait ratifier la redéfinition de l’homme ; ce serait approuver cette idéologie qui dit qu’il est des hommes plus égaux que d’autres, qui affirme qu’il est des hommes nés pour commander d’autres; ce serait ratifier le retour à la loi de la jungle, le retour à la loi du plus armé; ce serait entériner la remise en question du droit des peuples, de tout peuple à disposer de lui-même. Or aucun peuple ne saurait être la propriété d’un autre peuple; or aucun pays ne saurait être la possession d’un autre pays. Notre devoir d’homme est de le rappeler aujourd’hui. A haute et intelligible voix.

 

Contributions du même auteur

 

 

penseesnoires.info

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Quand on parle trop, on gaffe !

Choï disculpe Gbagbo

31 août 2011

ABIDJAN – L’ex-Représentant de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Young Jin Choï a nié mardi l’existence de « massacre d’envergure » sous le régime du Président Gbagbo.

« S’il y avait eu des massacres civils d’envergure, notre mission aurait échoué », a soutenu le diplomate coréen au micro de Radio France International (RFI).

Ce témoignage du très conversé « Samouraï » s’oppose aux accusations de « criminels » portés par les pro-Ouattara contre le régime du Président Gbagbo.

Le couple présidentiel a été inculpé en août de « crimes économiques » après 4 mois de détention illégale sous prétexte de « crimes contre l’humanité ». Les manifestations de protestation se multiplient pour demander leur libération ainsi que celle de tous les d détenus politiques.

directscoop

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L'endurcissement d'un traitre

HO, HONTE A CHOÏ !

28 août 2011


Triste et lamentable sortie que celle faite par Young J. Choï, Chef des opérations de l’ONU en Côte d’Ivoire au Burkina Faso la semaine dernière. Sa déclaration relayée par les « merdias » occidentaux a surpris plus d’un.

Au sortir d’une audience à lui accordée par le président du pays de l’intégrité( ?), Monsieur Choï a eu l’outrecuidance de proclamer ceci que nous reprenons dans son intégralité : « La force de Laurent Gbagbo s'est totalement éteinte. Il a perdu l'affection de la population ivoirienne après s'être accroché au pouvoir par la force pendant quatre mois. Tout s'annonce bien pour la restauration de la paix et de l'ordre en Côte d'Ivoire, de même que pour la réconciliation nationale, Quelques éléments d'instabilité demeurent dans l'ouest, la région la plus meurtrie par la crise, mais l'Onuci, avec le gouvernement ivoirien et le Liberia, travaille à y répondre. Le président Ouattara pourra tenir après mon départ (...). Non seulement il tiendra, mais il pourra être un grand leader de la Côte d'Ivoire. Les nouvelles autorités doivent prioritairement restaurer solidement l'ordre et la stabilité, engager la réconciliation nationale, organiser les élections législatives prévues en fin d'année et relancer l'économie, » a déclaré Choi Young-jin après un entretien à Ouagadougou

Nous assistons à une montée d'autocongratulation de Choï qui est hors de proportion. Après sa guerre contre le peuple ivoirien qui a entrainé des milliers et des milliers de morts et fait sombrer le pays en le livrant mains et pieds liés à une bande de pillards, Choi se déploie sur un autre terrain, celui de la guerre psychologique.

La première observation est que sa déclaration a au moins le mérite de nous éclairer sur sa véritable mission en Côte d’ivoire : celle de renverser par la force coûte que coûte ce « président » qui refuse le diktat des puissants de ce monde et ose leur tenir tête. La suite nous la connaissons, une élection sous occupation du territoire, des brutalités sur les électeurs, des fraudes massives, une certification douteuse, des embargos, des convoyages de rebelles à Abidjan, des bombardements de nos institutions et des populations civiles.

La deuxième observation se situe au niveau de l’opportunité d’une telle déclaration dans un pays connu pour son soutien invétéré à la rébellion au moment de son départ de la Côte d’ivoire. Y avait-t-il des craintes pour qu’une telle assurance soit donnée ? L’axe du mal se sentirait il en danger ?

La troisième observation concerne cette facilité de Choï à dire des contrevérités à tout moment; Il affirme d’un air supérieur que le président Laurent Gbgabo est totalement fini et que nous les ivoiriens l’avons définitivement effacé de nos mémoires, mieux de nos cœurs. Ces propos ont quelque chose d’inquiétant et de méprisant. Est cela la démocratie version Communauté Internationale que l’on promeut ? N’est ce pas denier aux ivoiriens une capacité de jugement et de libre choix ?

A la vérité, Choï s’octroie des droits et des puissances sur les ivoiriens. Laurent Gbagbo sorti de nos cœurs? CééééééééééCéeeeeeeeeeeeeee ChoÏ, CééééééCéeeeeee !!! A force de fréquenter les rebelles, Choï est sans aucun doute possédé par un démon : esprit ‘’dozotique’’, pardon sors du corps de ChoÏ, pardon ! Mentir ainsi sans vergogne, c’est inquiétant !!

En fait, cette déclaration rétablit une vérité que l’on a cherchée par tous les moyens à cacher ; l’existence d’un véritable et gigantesque complot contre cette nation et son peuple ! Sinon comment un tel personnage peut il pérorer de la sorte ? Choï, le mercenaire international, se permet avec audace de bombarder nos cœurs et d’y ôter notre Woody national ; Sacrilège des sacrilèges !

L’histoire d’amour entre la Côte d’ivoire et Laurent Gbagbo ne date pas d’hier. Tous les ivoiriens connaissent son combat pour une instauration de la Démocratie. Laurent Gbagbo a parcouru tous les hameaux pour se faire connaitre des ivoiriens et leur présenter sa vision de la Côte d’ivoire. Il n’est pas un inconnu. Son parcours, son combat et son amour pour le pays de ses ancêtres sont connus de tous. La justesse de son combat n’a échappé à personne. Sa détermination à ne pas céder à vos menaces et intimidations ont renforcé l’admiration que nous avons de lui. Sa force, c’est nous le peuple souverain de Côte d’ivoire qui avons voté massivement pour lui. Le génocide à l’ouest de 3000 personnes n’est pas suffisant pour Choï. Il veut continuer à perpétrer des génocides sur les ivoiriens parce que nous toujours vivants, la force de Laurent Gbagbo jamais, jamais ne s’éteindra !

C’est vrai, vous avez gagné une bataille mais pas la guerre. Et notre chef reste et demeure le Président Laurent Gbagbo.

Certes vos campagnes d’intoxication ont égaré certains de nos frères mais, regarde et écoute le pays cher Choï, tu constateras le désarroi des populations auxquelles vous avez menti !! Ils n’ont que leurs yeux pour pleurer ! Les écailles tombent, tombent… Et il y’a véritablement à craindre. Les fruits de votre arbre (ADO) sont plus de problèmes que de solutions. Un seul exemple : le monde des opérateurs du secteur du transport qui ne savent plus à quel saint se vouer. La paix de l’armée de Côte d’ivoire, les fameux FRCI, ne leur convient pas : ‘ « Ce sont nous les dioulas qui sommes dans le transport. Quand les FRCI sont arrivés on a applaudi (les FRCI) mais vous nous tuez . Les transporteurs ont pensé qu’ils allaient être soulagés mais nous voyons que nous nous sommes trompés » dixit Yaya Sylla, patron de la compagnie Sylla frères et militant du RDR à Issia.

Et puis si cette campagne d’intoxication s’arrêtait uniquement à Laurent Gbagbo, on l’aurait compris, mais à toute la Côte d’ivoire là c’est plus grave. Dire que la paix et la réconciliation sont sur les rails c’est vraiment dommage. Le pays est un véritable Far West. L’insécurité est totale ! Les ivoiriens sont traqués, arrêtés et pillés tous les jours que Dieu fait. Les communautés étrangères ne sont pas en reste: ‘ « il faut le savoir, tous les jours les français sont pillés, volés, vandalisés, taxés, rackettés par ces voyous(les FRCI) qui ont mis Abidjan sous leur coupe » dixit Grégoire Charaux in France soir. Limiter l’insécurité à l’Ouest c’est faire preuve d’une cécité sans nom et d’un mépris pour les droits humains.

Choï, le certificateur en chef, ose affirmer que tout va bien dans le meilleur des mondes en CI ! Derrière sa voiture blindée, Choi ne sent pas l’odeur des cadavres ni la misère de plus en plus grandissante des populations. Mieux selon des indiscrétions, Choï serait ‘ « intermédiaire » de grosses entreprises coréennes. Le cadeau est appétissant, qui peut refuser sa part ? Qui sera fou ?

Mais au delà de tout, une seule question mérite d’être posée : Les Ivoiriens aiment ils réellement leur pays ? La question loin d’être provocante ou méprisante mérite d’être posée tant les circonstances et les temps que nous vivons nous amènent à faire une sincère introspection.

Notre dignité est bafouée par ce coréen qui se croit tout permis. La CI est sous tutelle. A coup de campagne publicitaire, l’on veut nous faire croire à une réconciliation. Alors que tout va mal. Nos parents ont peur dans les campagnes. Nos villages sont sous occupations et nos frères du sud, de l’Ouest, de l’Est et du Nord sont assassinés sans que cela n’émeuve personne. Certaines populations se sont même soulevées.

Notre pays est pillé et dépecé.

Peuple de Côte d’ivoire, réveillez vous, réveillons nous !

Le combat pour la souveraineté réelle de notre pays se joue maintenant.

Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle ! Nous avons un devoir vis-à-vis de lui !

Peuple de Côte d’Ivoire, debout !

Nina Glez

abidjandirect

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L'honneur du Zimbabwé

Mugabé expulse l’ambassadeur de Libye qui a fait allégeance aux rebelles

Publié le 30 août 2011

HARARE – Le Zimbabwe a décidé d’expulser l’ambassadeur de Libye à Harare, qui avait annoncé son ralliement à la rébellion le 24 août, a indiqué le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères.

« L’ambassadeur de Libye et son personnel ont été priés de quitter le Zimbabwe dans les 72 heures », a déclaré le ministre Simbarashe Mumbengegwi devant des journalistes, soulignant que Harare n’a pas reconnu le Conseil national de transition libyen.

Dans un communiqué, le ministère mentionne cependant un délai plus court de 48 heures accordé aux diplomates. Aucune explication n’a pu être obtenue dans l’immédiat pour expliquer ce décalage.

« L’ambassadeur de Libye et son personnel ont décidé de renoncer à leur allégeance au gouvernement du colonel Kadhafi », a dit le ministre des Affaires étrangères. « Cet acte prive donc l’ambassadeur de Libye et son personnel de tout statut diplomatique au Zimbabwe, parce que le Zimbabwe ne reconnaît pas le CNT ».

L’ambassadeur Taher Elmagrahi avait brûlé le 24 août des portraits du colonel Mouammar Kadhafi et remplacé son drapeau vert par celui de la rébellion.

« Nous représentons ici le peuple libyen, et non Kadhafi. Je ne suis pas l’ambassadeur de Kadhafi! », avait-il lancé.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe entretenait de bonnes relations avec Mouammar Kadhafi, fondées notamment sur leur tiers-mondisme et leur panafricanisme communs. Mugabe a vivement dénoncé les frappes de l’OTAN en Libye et accusé la coalition occidentale de vouloir tuer Kadhafi pour s’emparer du pétrole libyen.

directscoop

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Le colonel-major Bamba Sinima aux ex-combattants des FN :

“Restituez les maisons des gens et regagnez vos familles”

 

En résumé, les “autorités” ouattaresques de Côte d'Ivoire ont toujours besoin du racket pour financer l'achat du carburant et l'entretien des véhicules des forces de l'ordre, et en appellent au respect des accords de Ouagadougou (4 mars 2007), dont seule la violation flagrante leur a permis de voler le pouvoir.

 

Comprenne qui pourra, et qu'on se le dise…

Eliel

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Nord-Sud-29/8/2011

 

Le directeur de cabinet du secrétaire général des Forces nouvelles

était, le week-end dernier, dans les 18 Montagnes, dans le cadre

d’une mission de sensibilisation.

Le colonel-major Bamba Sinima, directeur de cabinet du secrétaire général des Forces nouvelles, a eu une rencontre avec les populations de Man ce week-end au Complexe audiovisuel de la cathédrale Saint Michel. « Je suis venu livrer les nouvelles orientations des Forces nouvelles et recueillir les préoccupations des populations », a indiqué d’entrée de jeu, l’envoyé du secrétaire général de l’ex-rébellion. Après avoir fait un tour d’horizon de la situation socio-politique du pays et relevé les acquis des Forces nouvelles depuis l’accession du président Alassane Ouattara à la magistrature suprême, le colonel-major a été informé que d’ex-combattants des Forces nouvelles et des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire continuent d’occuper les maisons des populations.

 

Face à cette préoccupation, le directeur de cabinet du secrétaire général des Forces nouvelles s’est voulu clair. « Après la signature de l’Accord politique de Ouagadougou, le Premier ministre Guillaume Soro a donné des instructions aux différents commandants de zones pour la libération des maisons des particuliers. Je voudrais donc inviter tous les ex-combattants démobilisés à libérer les maisons des gens et à regagner leurs familles respectives. Ceux des soldats des Frci en activité, perçoivent régulièrement leur salaire depuis trois mois après leur intégration dans l’armée nouvelle. Ils doivent payer les loyers des maisons qu’ils occupent. Autrement, qu’ils restituent les maisons à leurs propriétaires », a-t-il recommandé et d’ajouter que les Forces nouvelles ne sont pas là pour appauvrir les populations.

 

En ce qui concerne les taxes que les FN continuent de percevoir malgré le processus de normalisation en cours, Bamba Sinima a invité les populations à la patience. « Pour les missions de sécurisation des personnes et des biens, les Forces nouvelles auront toujours besoin de l’apport des populations. Les véhicules de transport, les commerçants et les industriels vont continuer de verser des taxes aux Forces nouvelles. Les véhicules de transport vont également payer les laissez-passer jusqu’au redéploiement des forces de police et de gendarmerie. Cela nous permet d’acheter du carburant pour les patrouilles, entretenir les engins et les soldats. Seul le laissez-passer des motos est supprimé. Mais cela ne proscrit pas les contrôles de routine. Les motocyclistes doivent désormais circuler avec les reçus d’achat de leurs engins », a-t-il expliqué. Quant aux directeurs régionaux et chefs de services qui voient leurs attributions encore exercées par les autorités militaires, le directeur de cabinet de Guillaume Soro s’est voulu rassurant. « Les Forces nouvelles vont se retirer et tout va finir », a-t-il assuré.

 

Kindo Oussény à Man

 

ivorian.net

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Yopougon : Les Frci installent un régime de la terreu

Les Faits :

 

Mercredi 31 août 2011

clip_image002A Yopougon, comme dans toute la Côte d’ivoire, c’est l’arbitraire total ou le régime de la terreur. Plus besoin d’enquête, « la présomption d’innocence », à la poubelle. Un simple appel, une simple dénonciation, avec en-dessous des pots de vins, pour faire intervenir la milice pro-ouattara en votre faveur. Les habitants de Yopougon, surtout ceux de Niangon, en ont fait les frais. Voici les faits :

 

Les habitants de la Cité-verte à Yopougon Niangon reviennent de loin.

 

Dans la nuit du dimanche dernier, ils ont reçu la visite d’un contingent des Frci qui ont fait passer des moments terribles à tout le monde. Tous ceux qu’ils ont trouvés là ont été copieusement battus à sang. Des pères de familles ont été frappés devant femmes et enfants comme de vulgaires voyous. On dénombre aujourd’hui plusieurs blessés graves.

 

Tout est parti de la volonté des habitants du quartier de clôturer la cité à cause des nombreux cas de vols et braquages qui y sont constamment signalés. Les habitants ont donc pris contact avec les services compétents de la mairie et des Frci, parce qu’il sera aussi pour l’occasion, question de déguerpir des commerces, surtout de casser des maquis. Ils reçoivent le ok de ces deux entités. Ils prennent alors le temps d’informer les propriétaires de ces maquis et autres commerces qu’ils seront déguerpis. « Nous avons même fait venir l’entrepreneur qui devait effectuer les travaux. Certains responsables de maquis nous ont donné rendez-vous. On ne pensait pas que c’était un piège qui nous a été tendu. Car c’est à ce moment qu’ils font venir les Frci. Il y a eu beaucoup de blessés graves. Nous avons porté plainte. C’est après qu’un certain Samassi qui dirigeait ce groupe est venu nous présenter des excuses en nous disant qu’il a été induit en erreur. On lui a dit que des bandits sont arrivés à la Cité verte. C’est faux, parce quand ont vient arrêter des bandits, on ne se met pas à frapper tout le monde », Explique un habitant du quartier, témoin des faits. Depuis, la population vit dans la peur.

 

cotedivoire-lavraie.over-blog.fr

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DU TAC AU TAC: Désespérer de l’Afrique ?

Par Germain Séhoué (Le Temps du lundi 29 août 2011)

 

Un noir, survivant d'un naufrage d'immigrants

DU TAC AU TAC : Désespérer de l’Afrique ?Leadership africain : Déception totale. Thabo Mbeki, à regretter. Un garçon bien viril. Hélas ! L’Afrique à la merci de prédateurs occidentaux. Gbagbo chassé pour pouvoir par la France et amis. Kadhafi chassé par la France et amis. Et personne ne bronche.

 

Même pas l’Afrique du Sud. Encore moins ceux qui ont reçu des investissements du Guide libyen. Pauvreté et manque de dignité. Que nous faut-il pour être indépendants et respectés ? Une bombe atomique par tribu ? Par village ? Pourquoi les occidentaux méprisent tant l’Ua ? A quoi sert-elle, si des éperviers doivent emporter ses petits sans sa réaction ? Nous voici livrés. Le club nous ruinera. Nous aurons les yeux rouges. Le cœur chaud. Puis, rien.

 

Parce que nous refusons de nous battre nous-mêmes pour notre dignité. Persuadés que c’est eux qui ont le droit d’être armés. Pour nous défendre. Malheureux !

 

abidjandirect.net

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Libye

Message de Kadhafi aux résistants à l’occasion de l’Aid Al-Fitr

colonel-kadhafi[1]Salutation de la part du frère et commandant suprême des forces Moudjahidin du peuple armé et des bénévoles de la tribu des fils de la Libye Jamahiriya.

A un moment où il y a acharnement de la croisade soutenue par les agents de l’OTAN et les traîtres au pays de la Libye, nous menons des batailles de gloire et de splendeur comme nos parents et grands-parents qui ont payé le sacrifice de sang pour libérer la terre Libyenne et son peuple libre, nous vous exprimons notre regret pour la situation qui sévi dans notre pays qui nous a privé que nous soyons comme dans les années précédentes avec la grâce et la joie qui vivaient dans nos cœurs, mais notre foi en Dieu et en sa capacité, sont notre aide à retrouver la joie et le plaisir pour les fils de notre pays bien-aimé, dans ce jour béni que si Allah Tout-Puissant bénisse notre pays en apportant la sécurité et la stabilité sous le drapeau vert et sous la grande Révolution, vous dire soyez en bonne santé tous les ans à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, vous des fils de la Libye honorables.

Et en avant.. La lumière ne va jamais s’éteindre ; et la lutte armée se poursuit jusqu’à la libération de Libye et d’être débarrasser des restes des collaborateurs et de traîtres.

Commandant suprême des forces de moudjahidin et des bénévoles.

Colonel. Mouammar Kadhafi

29. Hannibal 0,2011

Fermeté et fierté de Tripoli

infodabidjan

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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Voici le sort réservé aux Traîtres !

31/8/2011 

La Révolution Permanente N°0071/08/11

On aura tout vu. La trahison dans tous ses états. On pourrait parler du printemps de la trahison à l’ivoirienne. Une sorte de boom de la Trahison. Nous sommes en 2011. Et nous sommes en milieu militaire uniquement.

La liste des traîtres, vous l’avez déjà. Permettez-moi tout de même de la rappeler brièvement avant d’entrer dans le vif du sujet.

La liste des traîtres les plus gradés et leurs motivations

Le Général 4 étoiles Mangou Philippe, ex-Chef d’Etat Major des Armées de Côte d’Ivoire. Il ne s’en cache pas. Il dit être fier d’avoir trahi Laurent GBAGBO et de s’en être sorti vivant et “dignement” du circuit par la grande porte.

Le Général 4 étoiles Tiapé Kassaraté, ex-Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale. Je n’ai reçu aucune information quant à sa morale après la trahison de Laurent GBAGBO. Mais je sais de source digne de foi, qu’il voulait passer ses vieux jours tranquillement. Donc, il n’a pas voulu prendre de risques en donnant des ordres à la Force d’élite de la Gendarmerie, qui avec ses 18 000 hommes, aurait mis en déroute l’ennemi.

Le Général trois étoiles Guiai Bi Poin, Commandant du CECOS. Il a trahi uniquement pour de l’argent. Il ne partage pas l’idéal de recolonisation de Dramane OUATTARA et de la France. Donc il reste suspect aux yeux de la France. Mais il reste un traître.

Le Général deux étoiles, Brindou M’Bia, Patron de la Police Nationale. Il a trahi à la fois pour de l’argent et par militantisme. Il partage l’idéal d’asservissement de la Côte d’Ivoire, à condition qu’il soit du bon côté.

Le Général deux étoiles, Detoh Letoh ex-Commandant des forces terrestres des FDS (Forces de Défense et de Sécurité). Il a trahi à la fois pour de l’argent et par militantisme politique.

Ensemble, ces Généraux ont trahi pour de l’argent, par lâcheté, par manque de patriotisme et par opportunisme. En trahissant, ils obtenaient deux choses. Si la République triomphe, ils conservent leurs avantages acquis car un Général conserve jusqu’à sa mort, tous les avantages qu’il a acquis durant sa fonction de Général (Gardes du corps, maisons, voitures, salaires, indemnités, etc.) Sinon, ils attirent sur eux, le bon regard de celui à qui leur trahison a profité. Donc ils sauvent les acquis et s’offrent de nouvelles opportunités.

Mais un triste sort leur a été réservé

Le premier cas d’école est celui d’un officier moins gradé que ceux cités plus haut. C’est le Colonel M’Baya. Le connaissez-vous ? Peut-être non. Peut-être oui.

Pour ce qu’il m’a été dit de lui, il fait partie de l’élite. Rigoureux dans le travail, brillant officier, les bons témoignages sont sur toutes les lèvres qui parlent dans le milieu militaire du Colonel M’Baya. Pour le peu d’informations dont je dispose, cet excellent officier aurait servi au poste où exerçait, il y a peu, le Commandant Abéhi. Je veux parler de l’Escadron Blindés de la Gendarmerie Nationale. Mais le Colonel M’Baya a été manipulé puis il a trahi.

Il aurait rejoint le Burkina Faso après des soupçons de coup d’Etat qui auraient pesé sur lui en 2007. A partir de ce pays, il aurait gardé de bons contacts avec certains de ses amis au sein du Bataillon Blindés du Camp d’Akouédo et le camp Commando d’Abobo où la plupart de ses hommes de main étaient concentrés. D’où selon nos sources, le refus de ce camp Commando de combattre le soi-disant Commando invisible créé par l’ONUCI dans ledit quartier d’Abidjan.

A la veille de l’offensive sur Abidjan, le Colonel M’Baya a fait partie des stratèges qui ont monté le plan d’attaque d’Abidjan. Une fois Abidjan tombée après de lourds bombardements français et onusiens, il est rentré au bord de la Lagune Ebrié avec le secret espoir d’avoir une promotion. Mais le brillant officier serait l’homme de main de Charles Konan Banny. Il représenterait ses intérêts au sein de la branche armée du RHDP. Pis, cet officier anti-GBAGBO serait un idéaliste. Il se serait opposé à certaines façons de faire après la prise d’Abidjan, notamment les assassinats ethniques perpétrés par les soldats de OUATTARA.

Le sort réservé au Colonel M’Baya fut alors le suivant. Invité à déjeuner dans un restaurant de la place, il aurait été empoisonné. Il mourut des suites d’atroces souffrances à la PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie) à Abidjan. A ce jour, sa mort reste tenue au secret.

Deuxième cas d’école : celui du Général Guiai Bi Poin. Il n’a pas beaucoup de chance celui-là.

D’abord, il est victime de croyances occultes comme l’a révélé un des confrères ivoiriens. Mais l’information en notre possession diffère de celle du confrère. Selon nos sources, les “Marabouts” de OUATTARA lui ont révélé du Sénégal au Burkina Faso, la même chose : il sera renversé par un officier de Gendarmerie de teint clair qui conduira une transition militaire et restaurera la Côte d’Ivoire. Or le pauvre Guiai Bi Poin est Gendarme et de teint clair, d’un clair qui correspond au portait robot donné par les Marabouts.

Ensuite, le Général Guiai Bi Poin, est soupçonné de désapprouver ce qui se passe. Au moment où il recevait l’argent pour trahir, personne ne lui a dit que la Côte d’Ivoire allait être mise à sac et que certains de ses amis et parents allaient payer de leur vie, leur soutien à la République. Donc il garde le silence et s’attriste. Mais cette façon de faire pose problème à OUATTARA et à ses alliés qui attendent que le Général manifeste un enthousiasme débordant comme celui du Général Mangou qui ne cache pas sa fierté devant ce qu’est devenue la Côte d’Ivoire.

Je m’en tiens à ces deux cas. Parce que les autres cas, nous ramèneront à la même leçon :

d’abord OUTTARA n’a pas investi plus d’une décennie d’énergie dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire pour essuyer des critiques de la part des traîtres qui ont collaboré à son “succès” momentané.

Deuxièmement, il est de notoriété que celui qui a trahi un homme qui lui a tout donné n’hésitera pas à trahir celui qui le maintient dans le déshonneur pour avoir acheté sa trahison à vil prix. Les traîtres sont des opportunistes, des corrompus, des lâches. S’ils ont trahi une fois, ils trahiront une deuxième fois. Donc OUATTARA ne veut pas se faire surprendre. C’est pourquoi ils subiront tous, le même sort que celui du Colonel M’Baya.

Alors, au nom du symbole qu’il incarne avec le Colonel Major Konan et les autres, j’invite le Commandant Abéhi, tout particulièrement lui, à lire ce présent Article de la Révolution Permanente. Non pas parce qu’il trahira un jour. Jamais, il n’abandonnera la Côte d’Ivoire aux prédateurs.

Mais j’aimerais lui dire que certaines fréquentations dans certaines circonstances, ne portent pas bonheur. Je pense que le Colonel M’Baya lui aurait donné ce conseil s’il était resté en vie. Parce qu’il a laissé femmes et enfants dans la désolation pour avoir voulu défendre les intérêts de qui vous savez. Alors prudence, dignes fils de la Côte d’Ivoire. Le peuple regarde à vous.

A très bientôt.

Hassane Magued

ivorian.net

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C'est officiel

L'ALGERIE ACCUEILLE UNE PARTIE DE LA FAMILLE DE MOUAMMAR KADHAFI

mardi, 30 août 2011

AICHA KADHAFI.jpgC'est officiel, l'Algérie accueille une partie de la famille du dictateur déchu libyen. Par ailleurs, depuis l'entrée des Kadhafi en Algérie, c'est l'alerte aux frontières.

"L'épouse de Mouammar El Gueddafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08 h 45 par la frontière algéro-libyenne", a déclaré le ministère dans un communiqué diffusé par l'agence APS, sans fournir d'indication sur l'ancien homme fort libyen. "Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de M. Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen", a ajouté le ministère.

Par ailleurs, Mouammar Kadhafi, lui, se trouverait à 100 km au sud-est de Tripoli, à Bani Walid avec ses fils Saadi et Saïf al-islam, affirme l'agence de presse italienne Ansa, qui cite des "sources diplomatiques libyennes autorisées".

Le CNT entend demander le retour des Kadhafi

Les rebelles libyens "vont demander à Alger de ramener" les membres de la famille Kadhafi, a déclaré, lundi, un membre de l'exécutif du Conseil national de transition. "Nous allons demander à l'Algérie de les ramener" en Libye, a indiqué Mohammed al-Allagy après l'annonce faite à Alger de l'arrivée sur le territoire algérien de l'épouse du colonel Mouammar Kadhafi et trois de ses enfants.

Alger avait démenti samedi l'information relative à l'entrée en Algérie d'un convoi de cinq Mercédès blindées en provenance de Libye, rapportées par l'agence égyptienne Mena. Mais cette fois c'est l'agence officielle qui rend publique l'information. Reste à savoir comment va réagir la Libye et par delà l'Onu à cette offre d'asile, surtout concernant Mohammed et Hannibal, recherchés comme leurs autres frères.

L'Algérie, partage près de mille kilomètre de frontières avec la Libye. Ce week-end, Alger avait entamé des contacts avec les rebelles mais n'a pas reconnu le Conseil national de transition libyen (CNT), organe politique de la rébellion, et n'a jamais demandé officiellement le départ de Mouammar Kadhafi. En revanche, en respect de la résolution onusienne, Alger a néanmoins gelé les avoirs de la famille Kadhafi et de ses proches.

Alerte aux frontières algéro-libyennes

C'est l'alerte générale aux frontières Algéro-Libyenne, selon El Watan. L'Algérie a décidé unilatéralement de fermer ses frontières avec la Libye, apprend-on de sources sures. Un communiqué devait être adressé avant la soirée aux différentes administrations intervenant sur les frontières telles que l'Armée nationale populaire (ANP), la gendarmerie garde-frontières (GGF), la police des frontières et les douanes algériennes pour mettre en exécution cette décision. Cette fermeture intervient après l'annonce par le ministère des Affaires étrangères, de l'entrée en Algérie de plusieurs membres de la famille de Kadhafi. Selon des sources diplomatiques à Alger, qui confirme l'information, la fermeture ne concerne que la partie à l'extrême sud de la frontière.

Source: LE MATIN DZ

Repris de regardscroises

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Un coup de pub pour rien

Vers une baisse du prix du riz ?

Il semble bien que le gouvernement ne mange pas le riz des gens du peuple et ne connaisse pas grand-chose à la souffrance de ses administrés, en réduisant le prix d’un riz que personne n’achète et qui bien souvent n’existe même pas sur les étals !

Shlomit

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Le 5 août dernier, le ministre du Commerce Dagobert Banzio a reçu à son cabinet, tous les acteurs intervenants dans la commercialisation du riz. A cette rencontre, le premier responsable de ce département ministériel  a demandé à ses interlocuteurs de faire un effort pour faire  baisser les coûts du kilogramme du riz. Ce, afin de permettre aux consommateurs de se nourrir convenablement mais surtout faire respecter une des nombreuses promesses du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Après plusieurs discussions, le ministre n’a obtenu seulement qu’une réduction de 10 Fcfa, sur le kilogramme du riz communément appelé « Dénicachia ».  Ainsi, le kilogramme passe désormais de 350 Fcfa à 340 Fcfa, soit une réduction de 10 Fcfa. Le gouvernement ne pouvait s’attendre à mieux. En effet, cette variété de riz ou « riz de grande consommation » n’est plus dans l’habitude des consommateurs ivoiriens, y compris ceux qu’on appelle les foyers pauvres.

D’ailleurs, quelque deux semaines après la réduction de 10 Fcfa du kilogramme de Dénicachia, le prix reste inchangé dans certains marchés du District d’Abidjan. Au grand marché d’Abobo, le kilogramme est toujours vendu à 350 Fcfa. « Nous avons encore des stocks. Nous ne pouvons pas appliquer automatiquement ce que le gouvernement nous dit de faire. Et puis, les taxes n’ont pas aussi diminué», lance Alpha Barry, commerçant détaillant de riz et autres produits à Abobo. Pour lui, il va falloir attendre l’épuisement de ses stocks avant d’appliquer ce nouveau prix.  Un autre commerçant, Moussa, est du même avis.  « C’est vrai que le prix a été annoncé. Mais, nous attendons un peu. Le temps que les stocks finissent », dit-il.  Au marché d’Adjamé, ce prix reste inchangé chez les détaillants.  Il en est de même au marché d’Anono. « C’est 350 francs le kilogramme », nous a répondu lors de notre passage en ces lieux. Cependant, le prix du sac de 50 kilogrammes a connu une légère baisse dans certains grands magasins de la zone portuaire. Le nouveau prix est fixé à 17000 Fcfa contre 17500 Fcfa il y a de cela quelques jours. Dans certains magasins de la commune de Cocody, cette variété n’existe même pas. Dame Marcelle Tanoh, cadre de la banque rencontrée dans un « super marché » à Cocody centre a été claire. « Qu’on arrête de jouer avec l’esprit des populations. Cette variété n’existe pratiquement plus. Si le gouvernement est sincère, il doit faire tout pour réduire le prix du kilogramme de certaines variétés telles que « Oncle Sam », « Papillon » et autres qui sont de plus en plus consommées dans les foyers, mêmes dits pauvres », lance-t-elle. Au « Bangkok », à la Riviera 2, qui abrite plusieurs restaurants, des tenancières indiquent que les consommateurs refusent cette variété. En clair, elles indiquent que ce n’est pas le coût de cette variété que le gouvernement doit réduire. « Cette variété n’est plus consommée. Il faut qu’on arrête de nous tromper », disent-elles. Avant d’ajouter que « l’Etat doit aller au-delà de ce geste qui finalement n’a pas eu l’effet escompté ». Le Président de la Fédération des associations des consommateurs de Côte d’Ivoire (Facaci), Marius Comoé Brou pense que la souffrance des consommateurs est loin de finir.  « Nous voulons des gestes forts de la part des nouvelles autorités du pays », dit-il. Tout en faisant savoir que dans les jours à venir, son organisation remontera vers le ministre à charge du commerce pour mener une série discussions sur la réduction des prix des denrées alimentaires. Qui, malgré les promesses, continuent de flamber.

Joseph Atoumgbré

telediaspora

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Café-cacao

Café-cacao :Patrimoine des producteurs : Le beau fils de Ouattara fait main basse sur les magasins Sifca-Coop

30 AOUT 2011

Les magasins Sifca- Coop ont été acquis par les producteurs café-cacao à partir de 2004 par le biais du Fonds de Développement et de Promotion des activités des producteurs Café-Cacao (FDPCC). Ces magasins, anciennes propriétés de la multinationale Sifca, couvrent la totalité des 16 régions productrices de café-cacao de Côte d’ Ivoire. Ce sont donc ces biens privés dont s’est emparé Loïc Folloroux, fils de la première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara avec la complicité du comité de gestion de la filière café-cacao.

De sources proches du dossier, on indique que la représentation nationale de « Amadjaro » que dirige Loïc a signé un contrat de location des magasins Sifca-Coop avec le comité de gestion présidé par Touré Massandjé. Notons que spécialisée dans l’achat et l’exportation du café-cacao, « Amadjaro » est cette entreprise, qui dès les premières heures de l’éclatement de la crise postélectorale a non seulement de bloqué l’exportation du cacao mais aussi refusé de reverser au gouvernement les taxes relatives à ces stocks. 2010 et 2011 est la période pendant laquelle « Amadjaro » est devenue le véritable maitre de la filière café-cacao ivoirienne au détriment des producteurs et de l’Etat.

Cette main basse faite sur leur patrimoine n’est pas du goût des producteurs qui n’entendent pas s’en laisser conter. Dans leurs rangs, l’heure est à la mobilisation pour que dans les prochains jours les producteurs occupent de gré ou de force tous les magasins ainsi passés sous le contrôle de Loïc Folloroux. Le ton a déjà été donné à Yamoussoukro où plus de trois mille paysans sont allés récemment occuper les magasins Sifca-Coop locaux. Ils se disent prêts à aller jusqu’au tribunal pour que leurs biens leur soient restitués.

Le combat est donc engagé entre les producteurs de Côte d’Ivoire et la présidente du comité de gestion de la filière café-cacao. Approchés pour avoir leur version des faits, les services de Mme Touré Massandjé ont promis nous rappeler. Ils ne l’ont toujours pas fait, une semaine après.

JC Koré

abidjandirect

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30/08/2011

Libye: meurtres arbitraires contre des noirs Africains

30/08/2011

 

Severine Toche / Métro

 

Des rebelles libyens pourraient avoir tué d'innocents travailleurs migrants noirs, les prenant à tort pour des mercenaires, a avancé le président de l'Union Africaine (UA), lundi.

 

Jean Ping a ajouté que ces craintes étaient l'une des raisons pour lesquelles l'organisme continental n'a toujours pas reconnu les forces d'opposition comme gouvernement national par intérim.

 

Le président a mentionné que le Conseil national de transition libyen (CNT) semblait confondre les personnes noires avec les mercenaires oeuvrant pour le colonel Mouammar Kadhafi.

 

Selon M. Ping, les rebelles considèrent toute personne noire habitant la Libye, soit environ le tiers de la population de ce pays, comme un mercenaire. Il a aussi soutenu qu'ils tuaient des «individus, des travailleurs normaux» et qu'ils les maltraitaient.


M. Ping a suggéré qu'il pouvait s'agir là d'actes commis par des forces non contrôlées, mais qu'il importait que le gouvernement agisse et condamne ces gestes. Les travailleurs africains devraient être évacués, a lancé le président de l'UA.

 

La sortie de M. Ping survient dans la foulée de la dénonciation, par des groupes internationaux de défense des droits humains, de cas de coups et de détentions à l'endroit d'immigrants provenant de l'Afrique subsaharienne.

L'organisme new-yorkais Human Rights Watch a mentionné de son côté, dimanche, avoir amassé des preuves laissant croire que les forces fidèles au colonel Kadhafi se sont adonnées à des meurtres arbitraires dans la capitale, Tripoli, à mesure que le régime s'effondrait.


Aucune allégation concernant des atrocités commises par des forces rebelles n'avait été rapportée jusqu'à présent, bien que des groupes de défense des droits humains poursuivent toujours leurs recherches dans certains dossiers.

 

Des correspondants de l'Associated Press ont été témoins, à de multiples reprises, de mauvais traitements infligés par des rebelles à des détenus ou des Africains subsahariens soupçonnés d'être à la solde de Kadhafi.

 

Un porte-parole du CNT, Abdel-Hafiz Ghoga, a démenti les propos tenus par M. Ping.

 

«De telles allégations ont été faites au début de la révolution, mais cela n'a jamais eu lieu», a-t-il affirmé. Il a plutôt soutenu que si de tels meurtres avaient été commis, il fallait plutôt blâmer les forces de Kadhafi.

 

«Nous trouvons sans cesse des fosses communes dans les villes nouvellement libérées», a précisé M. Ghoga.

 

Les forces rebelles semblent avoir pris le contrôle de Tripoli, après une semaine d'affrontements violents avec les hommes de Kadhafi.

 

«C'est terminé, le CNT a pris le pouvoir. Le temps est venu, pour les deux camps, de mettre fin aux meurtres», a plaidé M. Ping.

 cameroonvoice.com

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Le Mendiant brade ce qui reste à brader...

Annulation de la dette ivoirienne: une mission du FMI bientôt à Abidjan

29 aout 2011
Audiences

Abidjan, Une mission du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) va séjourner du 31 août au 14 septembre à Abidjan, dans le cadre du mécanisme d’annulation de la dette ivoirienne.

La délégation qui sera conduite par la sous-directrice dudit département, Doris Ross, va s’atteler à la révision de la mise en œuvre des politiques économiques appuyées sous la Facilité du crédit rapide (FCR) qui a permis le décaissement de 65 milliards FCFA en juillet. Il va s’agir également de discuter un nouveau programme économique et financier triennal qui pourrait s’inscrire dans la Facilité élargie de crédit (FEC).

Ces discussions concernent les perspectives économiques et la stratégie de développement prévues par l’article IV des statuts du FMI et visent, à terme, le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays pauvre très endetté).

Depuis la fin de la crise postélectorale, deux missions du FMI ont déjà séjourné à Abidjan, dans le cadre de la reprise de la coopération entre l’institution et le pays, avec en ligne de mire, l’annulation de la dette par le biais de l’initiative PPTE.

AFP-abidjan.net

 

 

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Honnêteté et intégrité des FRCI

Un Bureau de change appartenant à un Malien braqué à Abidjan par les FRCI : Plus de 200 millions emportés

30/08/2011

(Le Républicain - Mali ) Pendant que le Chef d’État Major Soumaila Bagayoko fustigeait le comportement des éléments incontrôlés des Frci dans le camp de la Garde Républicaine de Treichville, le jeudi dernier, Huit (8) militaires armés jusqu’aux dents attaquaient un bureau de change appartenant à notre compatriote Sacko Souleymane, à quelques centaines de mètres de là. Des témoins imputent ce rocambolesque braquage à certains éléments Frci du bataillon « Anaconda » appartenant au mythique Commandant Wattao. Quelques jours plus tôt, ces lieux avaient fait l’objet d’une première tentative de braquage, en pleine nuit par ces mêmes éléments, dont un membre a été formellement identifié comme étant membre de la garde rapprochée du Commandant de la Zone Sud d’Abidjan (Siaka Wattara dit Wattao). Ce sont au total 210 millions de Francs Cfa et de devises qui ont été emportés. La course poursuite entre les braqueurs et d’autres éléments des Frci a fait un tué par balle, sur l’avenue 16 à Treichville.

Le Jeudi 18 Août 2011, les rues de Treichville ressemblaient au Far West Américain. La population a été réveillée, en ces temps de carême musulman, par des rafales à l’arme légère rappelant un souvenir pas lointain. Les populations des zones reculées de l’action pensaient à un règlement de compte entre éléments des Frci, très fréquent ces temps-ci dans la commune. Information prise, il s’agissait plus tôt d’un braquage perpétré à l’Avenue 9, juste au rond point du Marché de Treichville. Selon la victime, Sacko Souleymane, aux environs de 09 heures ce jeudi, plusieurs soldats des Forces Républicaines de Cote d’Ivoire ont fait irruption sur son lieu de travail sous prétexte qu’ils cherchaient un certain Diaby dont lui ignorait l’existence. Ils accèdent rapidement à l’intérieur de son bureau de Change où sont entreposés, outre ses fonds propres, plusieurs autres millions appartenant à ses collègue « changeurs » de billets de banque.

Très menaçants, armes aux points, ils font coucher tous ceux qui s’y trouvaient et font main basse sur tout le contenu de la caisse, évalué à 210 millions de nos francs et des devises. Dans leur fuite, vers la zone 4, les braqueurs ont été pris en chasse par d’autres éléments chargés de la sécurité du quartier. Lors des échanges de tir dans les ruelles de Treichville, un jeune homme, qui a pris une balle perdue est mort sur place. De source militaire, les éléments chargés de la sécurité du quartier auraient poursuivi la bande de braqueurs jusqu’aux portes de la résidence du grand « anaconda » (Ndrl : le nom du Bataillon de Wattao), sis en Zone 4, sans parvenir à s’approcher de peur de déclencher un affrontement avec ses hommes. « Au départ, intervient Monsieur Sacko Kalilou, frère aîné de l’autre et témoin de la scène, nous avions cru à tout sauf à un braquage de la part de ces hommes qui sont censé nous protéger à longueur de journée et dont on connaît beaucoup d’éléments parmi eux », s’offusque Sacko. Selon lui, ces faits font suite, quelques jours plus tôt, à une tentative de vol par effraction perpétré par des hommes armés en uniformes qui avaient tenté d’accéder à l’intérieur du même bureau de change par le toit, en enlevant les tôles dans la nuit du Mardi 26 au Mercredi 27 Juillet dernier, à 02 heures du matin. Alerté par les voisins, le propriétaire et beaucoup d’autres de ses collègues accoururent pour faire échec à leur entreprise. A la vue de la foule les soldats indélicats prirent la tangente. Le lendemain Mercredi à 09 heures, toujours selon Sacko, un élément se présenta au nom du Commandant Wattao pour faire le constat. Après avoir sympathisé avec tout le monde et même donné ses contacts à plusieurs de nos compatriotes « Changeurs de Billets de Banque », il est reparti à bord de sa voiture 4 x 4 blanche. Notre interlocuteur, nous indique que c’est ce même élément qui se retrouvait là, à diriger le braquage de ce Jeudi 18 août 2011. « Nous l’avons reconnu tous avec le même véhicule 4x4 piloté par le même chauffeur, d’il y a quelques jours. Il ne fait l’ombre d’aucun doute, c’est lui qui est le cerveau de l’attaque de notre bureau.

Un autre fait qui prouve que les braqueurs étaient bien des éléments de Wattao, nous dit Sacko, ils portaient des bérets estampillés GR (Garde Républicaine), dirigé aujourd’hui par le Commandant Wattao », dit Sacko avec rage. Selon S. N’Diaye, un autre témoin qui a poursuivi les assaillants à bord de son véhicule, les braqueurs étaient au nombre de huit et étaient à bord de deux véhicules 4x4 dont l’un était aux couleurs militaires et l’autre toute blanche à double cabine. Quelqu’un parmi les Changeurs aurait même relevé le numéro de chassie de la voiture 4x4 blanche, qui serait le numéro : 1638. Assez d’éléments pour mettre le grappin sur ces indélicats militaires qui ne cessent de souiller le vaillant combat d’Alassane Ouattara et du RHDP.

Le lendemain des faits, la chancellerie malienne d’Abidjan informée par l’entremise du Conseil des Maliens de Cote d’Ivoire, est saisie par une forte délégation des victimes qui avaient tout tenté pour entrer en possession de leurs biens volés, en vain. Malgré leurs plaintes à la police et à la Gendarmerie, ils n’ont pu avoir un interlocuteur qui pouvait les rassurer. Ce n’est que le Vendredi que l’Ambassade se met en branle et arrive à rencontrer le Général Soumaila Bakayoko, Chef d’Etat Major des Forces Républicaines de Cote d’Ivoire, en personne qui a promis de régler cette affaire dans les brefs délais. C’est le lieu de fustiger le comportement délictueux de plusieurs éléments au sein des Frci qui ont, certes, sauvé hier la population contre les mercenaires et miliciens pro Gbagbo, mais qui redeviennent aujourd’hui, un véritable cauchemar pour le pouvoir en place.

De Gildas correspondant du Républicain à Abidjan

telediaspora

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Il gouverne contre son peuple

Voici le programme de gouvernement de Ouattara : Emprisonnements, déguerpissements et licenciements

Notre voie 30/08/2011

Le nouvel homme fort de la Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara déroule son programme de gouvernement pour montrer ce qu’il sait faire à ceux qui ont voté pour lui et, surtout, à ceux qui l’ont soutenu dans la guerre meurtrière et dévastatrice qu’il a faite à la Côte d’Ivoire. Ce programme se résume en trois grands points qui sont : emprisonnements, déguerpissements et licenciements.

Installé au pouvoir par les armes, Ouattara continue sa guerre contre les Ivoiriens. Les emprisonnements sont le plat préféré qu’il leur sert au quotidien. Alassane Ouattara et ses soldats ont vidé toutes les prisons du pays pour les remplir à nouveau de ses adversaires politiques. A Korhogo, Boundiali, Bouna, Katiola et à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), les hommes politiques, les journalistes, les syndicalistes et les universitaires ont remplacé les ayant droit de ces lieux de détention. D’Houphouët à Gbagbo en passant par Bédié et Robert Guéi, Alassane Dramane Ouattara est le chef d’Etat qui bat le record des emprisonnements. Ces nouveaux pensionnaires sont souvent torturés comme au temps des vieilles dictatures et sont détenus sans chef d’inculpation encore moins de jugement. Laurent Gbagbo, son épouse Ehivet Simone et leur fils Michel vivent l’enfer au Nord dans le dénuement total. Un traitement qui n’honore pas la Côte d’Ivoire. De nombreux journalistes, des députés en fonction, des syndicalistes, des leaders politiques, des militaires, même des personnes anonymes et des universitaires qui font la fierté du pays et de l’Afrique sont détenus de façon arbitraire. Chaque jour, la liste des prisonniers de Ouattara s’allonge avec de nouvelles arrestations au point qu’il est vraiment difficile d’avoir une idée exacte de prisonniers du régime. Les Ivoiriens sont attristés par ce vent de répression qui souffle sur eux alors qu’ils ont passé une dizaine d’année sous Gbagbo sans connaître cette manière de gouverner avec la baïonnette, loin des discussions, débats et autres négociations propres au fonctionnement des régimes modernes.

Comme si ces emprisonnements en cascade ne suffisaient pas, les populations sont délogées et déguerpies sans que personne ne leur dise où elles doivent se réinstaller. On a toujours conseillé pourtant qu’avant un déguerpissement des populations, il faut toujours leur trouver un nouveau site d’accueil. Mais cette règle n’est pas observée par Ouattara. Il fait procède à des déguerpissements sauvages, c’est-à-dire, sans mise en demeure raisonnable. Des commerçants, des quartiers précaires, des opérateurs économiques, le secteur informel sont tous surpris et déstabilisés. A Adjamé, des commerçants qui nourrissaient des familles entières sont condamnés à errer et à jouer désormais au cache-cache avec des hommes en armes qui ignorent tout des droits de l’homme. Dans le périmètre de l’université de Cocody, des familles ont été jetées à la belle étoile par le nouveau pouvoir. Ces familles passent aujourd’hui le plus clair de leur temps à se chercher sans être sûres de se retrouver. A la Rue Princesse, au boulevard Giscard d’Estaing, des véritables affaires sont tombées à l’eau sans dédommagement. Au marché de la Sicogi à Yopougon, les femmes dégagées de la voie sont allées s’abriter sous de haute tension électrique pour y faire le commerce entre la Sogefia et la Cité Cie. Leur sort n’émeut pas du tout Ouattara qui fait des déguerpissements pour, dit-on, embellir son pays et le rendre plus vivable. Il s’en fout éperdument de ce que ces familles dorment à la belle étoile et meurent de faim. L’essentiel est de donner un nouveau visage à la Côte d’Ivoire afin qu’elle ressemble aux belles nations du monde. Sans doute comme la France et les Etats-Unis, ses tuteurs.

Du côté de Port-Bouët, on annonce que les quartiers comme Adjoufou, Derrière Warf, et les autres quartiers précaires au bord de la mer vont être rasés dès cette semaine. Les populations qui vivent dans ces quartiers sont déjà angoissées et crispées. Tout cela sous les yeux bien ouverts des organisations des droits de l’homme qui sont, curieusement, devenues muettes face à ces déguerpissements faits sans créer au préalable un site d’accueil.

Comme si ce drame que vivent des pères et mères de familles, qui se retrouvent du jour au lendemain sans aucune ressource ne suffisait pas, des travailleurs du public et du privé perdent leurs emplois par milliers. La centrale syndicale Ugtci fait cas de 80.000 emplois perdus déjà. Mais la saignée continue car au Palais présidentiel de Yamoussoukro, le nouvel homme fort vient de frapper dans le lot du personnel. Au Conseil économique et social, à la Sicogi, au Port d’Abidjan, à la Lonaci etc., les travailleurs sont remerciés sans aucune justification.

La peur et l’angoisse d’un lendemain assombri gagnent de plus en plus les habitants de ce pays. En un temps record, depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara «montre les couleurs» à ceux qu’il appelle pourtant ses compatriotes. Les emprisonnements, déguerpissements et licenciements sont en passe de devenir, aux yeux des Ivoiriens, les grands axes de son programme de gouvernement. En définitive, tous les signaux qu’il a allumés montrent que Ouattara gouverne contre le peuple. Et c’est triste.

Benjamin Koré

telediaspora

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A la cour des grands béats

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Joseph Deiss: « L’ONU est l’autorité morale du monde »

 

28 août, 2011

 

Par Rita Emch, New York, swissinfo.ch

 

Joseph-Deiss et Youssoufou Bamba, représentant permanent de Côte d’Ivoire

Pour Joseph Deiss, président de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le monde a besoin de l’ONU. Car aucune autre organisation n’est autant universelle, légitime et démocratique. Il a livré à swissinfo.ch le fruit de ses expériences à son poste de président.

 

En moins d’une année, l’ancien ministre suisse des Affaires étrangères a, avec le secrétaire-général Ban Ki-moon, marqué les Nations-Unies de son empreinte. L’admission du Soudan du Sud, ainsi que la suspension de la Libye du Conseil des droits de l’homme, l’ont particulièrement marqué, affirme Joseph Deiss durant son entretien avec swissinfo.ch, peu avant la fin de son mandat.

 

swissinfo.ch: Vous vous êtes engagé dans votre fonction présidentielle avec ardeur et enthousiasme. Quelle évolution a connue ensuite votre motivation?

 

Joseph Deiss: Mon enthousiasme a encore augmenté. Je suis impressionné par la diversité et l’importance de ce que peuvent réaliser les 193 Etats représentés ici en permanence, qui représentent toute l’humanité. C’est le seul lieu au monde où quelque chose de tel se passe.

Bien sûr, il y a des lacunes, des mesures à prendre. Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour renforcer encore l’autorité morale de l’ONU.

Nous ne pouvons avancer que sur le mode du consensus, ce qui ne permet pas d’aboutir à des solutions très profilées. Cela nous expose souvent à la critique.

 

swissinfo.ch: Quels ont été les succès de l’Assemblée générale sous votre présidence?

 

J.D.: Je pense que nous avons fait des progrès, que ce soit dans le domaine du développement et de la réduction de la pauvreté – lors du sommet qui a renforcé les objectifs du Millenium – ou dans celui de l’«économie verte», du développement durable, qui est maintenant définitivement reconnu comme un sujet de première importance.

Au niveau de la gouvernance globale, c’est-à-dire de la façon dont une organisation d’États souverains peut prendre des décisions communes pour relever les défis globaux, il y a aussi eu des progrès. Nous avons notamment jeté des ponts entre le G20 et l’Assemblée générale.

Dans quelle mesure ai-je pu être «responsable» de ces succès? C’est une question d’appréciation. L’un des succès les plus évidents a été l’admission du Soudan du Sud en tant que 193e membre, en juillet.

Il y a beaucoup d’autres exemples. Je pense notamment à la Côte d’Ivoire ou à la supervision exercée par le Conseil des droits de l’homme. Celui-ci a lancé des signaux clairs : nous sommes fermes sur les droits humains et les principes fondamentaux de l’ONU, ainsi que l’a montré notamment la suspension de la Libye du Conseil des droits de l’homme.

A cette occasion, l’Assemblée générale ne s’est pas seulement prononcée clairement sur la protection des civils, ce qui, il est vrai, est de la compétence du Conseil de sécurité, mais elle a aussi fixé des limites dans le domaine du respect des droits de l’homme, estimant qu’elles avaient été franchies.

 

swissinfo.ch : Mais il n’y a quasiment pas eu de progrès dans la réforme du Conseil de sécurité.

 

J.D. Oui, c’est un sujet difficile. C’est l’Assemblée générale qui est compétente dans ce domaine et si elle ne parvient pas à mener à bien cette réforme, l’ONU aura un problème de crédibilité.

Nous avons au moins réussi à lancer une discussion plus ouverte, mais le début de négociations officielles se fait attendre.

 

swissinfo.ch : Qu’est-ce qui vous a le plus touché durant votre mandat?

 

J.D. L’admission du Soudan du Sud, aussi du fait que cela me rappelait celle de la Suisse, un dossier qui m’occupait lorsque j’étais conseiller fédéral.

Après le vote, le vice-président du Soudan du Sud, qui représentait ici son pays, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et moi-même nous sommes retirés. Le politicien sud-soudanais était ému aux larmes. Cela a été pour nous trois un moment que nous n’oublierons jamais.

Émotionnellement, un autre moment fort a été le fait d’avoir eu l’occasion d’assermenter Ban Ki-moon après sa reconduction pour un deuxième mandat. Nous avions devant nous l’original de 1946 de la Charte signée à San Francisco. Normalement, elle est conservée à Washington et elle avait été amenée à New York avec des mesures de sécurité très strictes.

 

swissinfo.ch: Comme président de l’Assemblée générale, vous êtes dans une position foncièrement neutre. Vous êtes-vous arrivé d’en dévier?

 

J.D.: Lorsqu’il s’agissait des valeurs de l’ONU, je me suis toujours fortement engagé lors de sessions, de conversations etc. pour que nous soyons encore plus audacieux.

A Genève, le jour de la suspension de la Libye du Conseil des droits de l’homme, je me suis dit en votant: «Il est temps que nous disions clairement aux régimes pervers que leur temps est révolu, que les violations des droits de l’homme doivent cesser». Et après que la décision a été prise, j’ai déclaré: «Aujourd’hui, je suis fier d’être votre président». Personne ne m’en a fait le reproche.

 

swissinfo.ch: Dans quelle mesure votre origine suisse et les expériences qui y sont liées vous ont-elles aidé dans l’exécution de votre mandat?

 

J.D.: Très certainement lors de négociations difficiles comme celles qui portaient sur les opérations de maintien de la paix. Les discussions étaient âpres et pouvaient durer jusqu’à quatre heures du matin. Souvent on m’a dit que je pouvais dire ceci ou cela parce que, comme Suisse, j’étais neutre.

Cela apporte un démenti aux opposants à notre adhésion, qui disaient qu’en tant que membres de l’ONU, nous ne serions plus considérés comme neutres. Ici, tout le monde sait que la Suisse est neutre – et c’est à coup sûr un avantage. Aucune des prédictions lugubres de ces opposants ne s’est avérée: nous sommes toujours neutres, souverains et indépendants.

La Suisse est perçue comme fiable, pragmatique et soucieuse de trouver des solutions. Chacun sait que si nous promettons quelque chose, nous tenons notre parole. Cela vaut aussi bien pour les traités que pour les sessions.

Ce qui me frappe, c’est que, sous plusieurs aspects, la Suisse est considérée de plus en plus comme un modèle. En Suisse, lorsque je faisais une proposition, je disais souvent: «A l’étranger on pense que nous vivons dans un paradis; les seuls qui ne le savent pas sont les Suisses. Ils sont toujours en train de bougonner».

 

swissinfo.ch: Est-ce qu’on vous a interpellé sur des thèmes comme la votation sur les minarets ou celle concernant le renvoi des étrangers criminels?

 

J.D.: Ces initiatives n’ont pas passé inaperçu, mais on ne m’en a pas souvent parlé. Je crois que notre image n’a pas trop été endommagée.

Je dirais que le problème est inverse: comme je l’ai dit, on nous voit à l’étranger comme un exemple et nous Suisses pensons nous-mêmes que nous sommes exemplaires, uniques, que nous sommes un «Sonderfall». Nous devons nous poser cette question: agissons-nous selon cette haute image que nous avons de nous-mêmes?

C’est mon message à mes concitoyennes et à mes concitoyens: si nous mettons en cause certains droits fondamentaux comme la liberté de religion, nous la mettons en cause aussi pour nous-mêmes. Nous devons faire attention à cela.

Je suis persuadé que nous voulons au fond respecter ces valeurs. Et si nous agissons en conformité avec elles, nous aurons une bonne image. Mais pour cela, nous devons faire des efforts chaque jour. Nous n’avons pas été les premiers à donner le droit de vote aux femmes, n’est-ce pas?

 

swissinfo.ch: Quels sont vos projets d’avenir?

 

J.D.: Je ne vais pas m’ennuyer. Je me sens assez disponible et motivé pour entreprendre encore quelque chose, mais sans avoir l’intention de revenir à la politique.

Je suis entré dans la troisième phase de ma vie: je suis mon propre chef. Il est important pour moi d’accorder plus de temps à ma famille. Cette année a bien sûr été très prenante. Nos relations se sont pratiquement limitées à des conversations par Skype!

 

swissinfo.ch : Ceux qui vous ont observé durant votre présidence ont eu l’impression que vous vous sentiez dans votre élément. Est-ce que vous allez avoir la nostalgie de l’ONU et de New York ou vous réjouissez-vous d’être de retour à Fribourg?

 

J.D.: Il est vrai que je me sentais tout à fait dans mon élément. Ce fut a une année formidable, exceptionnelle.

J’ai aussi eu de très grandes satisfactions avec mon équipe, composée d’une vingtaine de personnes de quinze nationalités différentes. A côté de ceux que je connaissais déjà, il y avait beaucoup de jeunes venus du monde entier.

Cela m’a beaucoup plu et cela va me manquer. Mais ce sera compensé par le fait de me retrouver parmi les miens et de mener une vie moins chahutée.

Malgré les grandes responsabilités associées à cette fonction, je dois dire que j’ai été comblé.

 

Rita Emch, New York, swissinfo.ch

 

Traduction de l’allemand: Xavier Pellegrini

 

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10:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |