Shlomit
topblog Ivoire blogs

28/07/2011

Universités, vers une nouvelle année blanche?

Le Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Cissé Bacongo, parle sans convaincre.

28 juillet 2011

bcg.jpg

C'est un Ministre désemparé que nous avons pu voir au Débat en direct sur la chaîne de télévision TCI (Télévision de Côte d'Ivoire), la télévision d'Alassane Ouattara, le Mardi 27 juillet 2011 après le journal télévisé de 20 heures.

 

Le thème du débat portant sur la situation de l'Université, animé par le journaliste Thomas Bahintchi, était si important, car , voici que depuis le déclenchement de la guerre postélectorale imposée par la France, la Côte d'Ivoire est sans Université. Du moins, l'Université de Cocody et celle d'Abobo-Adjamé, dit-on, sont fermées pour des travaux de réhabilitation.

 

L'attente des téléspectateurs, au vu des questions posées par téléphone, était si grande. Chacun voulait être situé sur l'avenir réel des Universités basées à Abidjan. Lesquelles Universités sont fréquentées par des milliers d'étudiants aujourd'hui jetés à la rue par la faute de Ouattara.

 

Concernant l'effectivité de la rentrée universitaire, aucune date précise n'a été donnée par le ministre, car selon lui, cela dépendrait de la fin des travaux de réhabilitation. A bien le comprendre, la rentrée n'est pas pour maintenant, on court tristement vers une année blanche.

 

Et parlant de la gestion des Universités, le ministre a fait savoir que désormais, la présidence ne serait plus aux mains des Professeurs, mais plutôt entre celles d'un mandant nommé par le gouvernement. Et la raison, c'est que les Professeurs n'auraient pas les compétences requises. Quelle insulte à l'égard du corps des enseignants de l'Université de Côte d'Ivoire dont Mr le ministre Cissé Bacongo est lui-même membre.

 

Sans détour, le ministre a fustigé le pouvoir de Laurent Gbagbo d'être responsable de toutes les dérives dans les universités. <<Critiquer, accuser à tort, condamner injustement, violenter...>>, c'est l'un des domaines dans lesquels Alassane et ses Ministres excellent le plus.

De vous à nous, qui a été depuis lors le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique après l'éclatement de la crise de 2002 à 2010, dans le gouvernement "n'zassa" que nous a imposé les accords de Marcoussis? N'est-ce pas ce même Cissé Bacongo !

 

Comment en face de la Nation, un ministre de tutelle de l'université puisse affirmer ne pas être au courant des arriérés de bourses des étudiants et des salaires des moniteurs d'université !? Comment un ministre puisse être étranger aux affaires de son secteur d'activité !?

 

C'est sur notre faim que nous avions terminé le débat. Un débat où les questions ont été survolées. Ce qu'a même fait remarquer l'animateur, monsieur Thomas Bahintchi.

 

infos-plus.over-blog.com

 

 

 

09:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Grosse panique à Abidjan!

Lu pour vous dans la presse pro-ouattara

 
(L'Inter du 28/07/2011)

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRmwWxh-hUTOvrpi1dMz3BAODsFrK-IMnLY1NdKqSmERanIeCs44g

Un vent de panique souffle sur Abidjan. Une rumeur de déstabilisation distillée dans la cité, commence à semer la panique au sein des populations. Si certains citoyens disent n'être nullement ébranlés par ces rumeurs d'attaque extérieure, d'autres y sont visiblement sensibles. A l'évidence, ils sont nombreux ceux qui sont troublés par ces menaces de déstabilisation distillées depuis certaines officines. La preuve que la mayonnaise commence à prendre, ce sont ces longues files observées devant les caisses de certaines grandes surfaces.

 

Depuis quelques jours, des citoyens se massent devant des magasins pour, disent-ils, faire provision. Instruits par les effets dramatiques de la récente guerre, beaucoup y accourent pour acheter de quoi se nourrir au cas où les armes devaient se mettre à crépiter de nouveau. C'est du reste le constat que nous avons fait dans certaines grandes surfaces. Trois mois après les sanglantes violences post-électorales, bien d'Ivoiriens ne semblent pas avoir retrouvé la sérénité totale en dépit des garanties de sécurité que multiplient les nouvelles autorités. Aussi se laissent-ils déstabiliser par ces rumeurs auxquelles les bastions du régime sont le plus sensibles.

 

En effet, ces rumeurs sont à mettre en rapport avec les dernières prophéties d'un illuminé du nom de Malachie; celui-là même qui avait déjà prédit la victoire de l'ancien président Laurent Gbagbo au plus fort de la récente guerre. L'homme de Dieu, qui est entré dans la clandestinité depuis lors, donne de la voix ces derniers temps sous la forme de Cd et sur Internet où il s'emploie à convaincre les partisans de l'ancien régime, qu'un déluge de feu va bientôt s'abattre sur la Côte d'Ivoire; précisément dans la première semaine du mois prochain. Des prophéties qui semblent faire leurs effets dans une certaine opinion, au point de semer la panique au sein des populations.

 

D'où la ruée vers les marchés et grandes surfaces pour faire des provisions. Sait-on jamais. La panique a également gagné l'intérieur du pays, d'où des parents appellent de plus en plus des membres de leur famille à Abidjan pour savoir ce qui s'y passe. Par ailleurs, des habitants de certaines communes comme Yopougon ont repris le chemin de l'exil...interne. A l'approche de la fameuse semaine de tous les dangers, ils trouvent refuge chez des parents et proches résidant dans d'autres communes d'Abidjan, histoire de se mettre à l'abri d'une éventuelle reprise des hostilités.

 

Le gouvernement Ouattara semble prendre au sérieux ces menaces de déstabilisation qui pourraient venir du Ghana, où plusieurs dignitaires de l'ancien régime et des soldats réputés pro-Gbagbo ont trouvé refuge. C'est sans doute là le sens caché des missions effectuées par des membres du gouvernement ivoirien dans ce pays frontalier. Objectif: désamorcer la bombe.

 

Assane NIADA

cotedivoire-lavraie.over-blog.fr

09:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Panique dans le camp Ouattara

Wattao au Ghana depuis hier pour désamorcer la bombe.

28 juillet 2011

Alors que la rumeur d’http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR1qZxCHB5_yJ88ODnLL3hduKT4OtzhsYlrScf3JcAdOERouGn32wun coup de force militaire contre le régime Ouattara enfle à Abidjan, le chef rebelle Issiaka Ouattara dit Wattao est parti au Ghana, hier mercredi 27 juillet 2011. C’est que des milliers d’Ivoiriens, civils et militaires pour la plupart proche du président Laurent Gbagbo, ont trouvé refuge dans ce pays voisin à la Côte d’Ivoire.

«Je vais au Ghana aujourd’hui (mercredi 27 juillet 2011, Ndlr) et je serai de retour vendredi( 29 juillet 2011). Je vais travailler pour le pays, c’est tout ce que je peux vous dire. Quand je serai de retour, on va se voir pour parler », nous a confié hier Wattao, au téléphone, quelques heures avant de quitter Abidjan.

 

Si l’ancien chef d’Etat-major adjoint des Forces rebelles du nord n’a pas voulu en dire davantage sur le contenu de sa mission, de bonnes sources indiquent que son voyage au Ghana vise, pour lui, à avoir un contact physique avec les Ivoiriens exilés depuis plusieurs mois dans ce pays. D’ailleurs, au cours d’un meeting mardi dernier à Port-Bouët, le chef rebelle Wattao avait clairement affiché sa volonté d’aller à la rencontre des Ivoiriens réfugiés au pays d’Atta Mills pour leur demander de rentrer en Côte d’Ivoire et proposer un schémas de discussion avec le camp Ouattara dont il est issu.

 

Comme l'avait annoncé le COM'THEATRE dans son message à la nation hier, Wattao participera à la discussion avec certains de ministres de Ouattara envoyés aussi en mission pour "calmer les esprits" selon les propres termes de Ouattara.

 

Hier, Wattao a donc joint l’acte à la parole au moment où une tentative de déstabilisation du pouvoir Ouattara fait grand bruit à Abidjan. Déjà des voix se lèvent pour dire non à cette négociation, que beaucoup de patriotes voient comme une tentative de diversion du camp Ouattara pour gagner du temps afin de mieux s'organiser pour parer à toute éventualité.

 

L'inter

 

cotedivoire-lavraie

 

08:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Rumeurs récurrentes de déstabilisation

La France et l’Onu au four et au moulin pour sauver le régime Ouattara

28 juillet 2011

Le nouveau chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, ne semble dormir que d’un œil. Devant les rumeurs de coup d’Etat ou de rébellion armée dont bruit le tout Abidjan, depuis quelque temps. Des informations visiblement  infondées dont les habitants de la capitale économique sont pourtant abreuvées de façon cyclique. Il n’empêche,  le nouveau régime est sur le-qui-vive, au point de délaisser les chantiers de la réconciliation nationale, de la reconstruction et du développement économique du pays, en lambeaux.

 

En dépit des  recommandations du séminaire gouvernemental du 05 et 06 juillet derniers. C’est le compte rendu du conseil des ministres du mercredi 29 juin dernier qui met la puce à l’oreille de plus d’un ivoirien. Il y est mentionné que Alassane Dramane Ouattara à l’intention de rencontrer, ce jour-là, ses homologues du Ghana, John Atta Mills et du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf en marge du 17è sommet de l’Union Africaine (Ua), à Malabo, en Guinée équatoriale. Officiellement, il s’agissait de sécuriser les frontières communes.

 

En réalité, selon des sources concordantes, il était question de convaincre ces deux  Chefs d’Etat voisins sur la nécessité d’aider à la protection du pouvoir Ouattara. Le chef de l’Etat ivoirien voit, à tort ou à raison, en la présence des réfugiés ivoiriens au Ghana et au Liberia (officiellement, 140.000 Ivoiriens sont regroupées dans des camps) une menace constante. Cette préoccupation est également partagée par son gouvernement qui l’a fait savoir à la réunion du conseil des ministres de l’Union du fleuve Mano, le samedi 16 juillet, à la Mairie de Monrovia (Liberia). Une réunion à laquelle ont pris part trois ministres ivoiriens : à savoir les ministres des affaires étrangères, Kablan Duncan, de l’intégration africaine, Adama Bictogo et celui délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi. Ils étaient tous là pour supplier leurs homologues afin qu’ils sensibilisent (encore un peu plus) leurs présidents afin qu’aucun militaire ou mercenaire ne franchisse la frontière commune pour déstabiliser le pouvoir fraîchement acquis d’Alassane Ouattara. En somme, ils ont plaidé pour que la Sierra Léone, la Guinée et le Liberia qui font partie de l’Union, au même titre que la Côte d’Ivoire, ne servent pas de base arrière à un projet de déstabilisation.

Bien qu’aucun fait ne permet, pour l’instant, d’évoquer cette éventualité. Dans la foulée, le ministre ivoirien de l’intégration africaine, Adama Bictogo, a obtenu, le lundi 18 juillet, de la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, la promesse de la signature d’un accord entre Abidjan et Monrovia afin de lutter contre le phénomène des mercenaires. Selon l’Afp, le ministre Bictogo  envisage par cet accord « de faire juger les mercenaires au Liberia ou de les faire juger en Côte d’Ivoire » en fonction de la gravité des faits. « Dès lors que nous aurons défini une politique commune, nous n’allons plus nous laisser distraire par des mercenaires”, a-t-il ajouté. Des mesures que le régime Ouattara entend prendre, sans doute, à cause des informations faisant croire en la présence de combattants libériens dans le conflit armé qui a abouti au renversement du Président Gbagbo en avril dernier par l’armée française. Ces informations sont  également à l’origine des inquiétudes du chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (ONUCI), Choi Young-Jin. Qui était, le lundi 18 juillet dernier, devant le Conseil de sécurité de l’Onu, à New York, pour faire un exposé sur la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. En ce qui concerne l’Ouest du pays (frontalier au Libéria), il a estimé que « nous constatons encore un certain manque de sécurité”. Un aveu concédé  sur un bilan qu’il trouve globalement positif. Choi Young-Jin a donc suggéré le maintien de l’effectif de l’Onuci en Côte d’Ivoire. Un personnel estimé à 9792 hommes dont 8402 militaires. Peu avant, le Commandant de l’Onuci, le général de division, Gnakoudé Béréna, a exhorté ses troupes à la vigilance sur le terrain. Précisément à Bouna et Bondoukou, le 15 juillet, selon un communiqué de l’organisation.

 

En outre, le projet de construction de huit nouveaux camps militaires, rien qu’à l’Ouest, et un autre sur l’axe Abidjan- Noé  par l’Onuci, dont l’annonce a été faite, le 01 juillet dernier, est à mettre au compte de la frilosité ambiante au sommet de l’exécutif ivoirien. Et au sein de la coalition franco-onusien à l’origine de l’installation par la force du régime Ouattara. En effet, le souci de protéger le pouvoir Ouattara habite grandement, par ailleurs, les autorités françaises. Et cela s’est traduit par deux actions de l’Elysée. D’abord, le président français Nicolas Sarkozy a décidé de maintenir la force française en Côte d’Ivoire. Principalement le 43è Bima. Contre toute attente et en contradiction avec ses propos du Cap (Afrique du sud). Où il avait clairement affiché son intention de réduire l’influence militaire française en Afrique y compris en Côte d’Ivoire. Après le 11 avril dernier, le successeur de Jacques Chirac a décidé de garder ses militaires sur place dont le nombre  pourrait « monter en puissance », si le pouvoir Ouattara est menacé. Ensuite, Sarkozy a entrepris de sensibiliser le président Atta Mills sur les supposées manœuvres de renversement de son poulain ivoirien. La visite du Premier ministre français, François Fillon, le samedi 16 juillet, au Ghana s’inscrit dans cette logique. Sa théorie sur une France désireuse « de participer au développement économique du Ghana » ou encore sur une France « décidé de réorienter radicalement sa politique en Afrique » n’a trompé personne. Le Ghana dont l’économie prend de plus en plus son envol (12% en 2010) a été jusqu’ici ignoré par la France. Ce n’est pas son pré -carré et elle ne s’est jamais donné pour vocation d’aider au développement économique des pays africains. En témoigne les exemples du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de Madagascar, etc. qui sont, hélas, classés au peloton de pays en proie aux difficultés économiques les plus extrêmes. Un pays africain anglophone a donc moins de chance d’avoir ses faveurs. Le premier ministre français, François Fillon, était juste là  pour une opération de séduction. Afin que le président Atta Mills soit soucieux de sa volonté de garantir un long règne à « l’ami de la France », Alassane Dramane Ouattara.

Et d’ailleurs le président ghanéen Atta Mills, qui l’a sans doute bien perçu, a cru bon de donner un petit conseil à son hôte du jour. Qui a valeur de conseil pour Alassane Dramane Ouattara, le « nouvel homme fort » d’Abidjan. Lui qui, après 100 jours au sommet de l’Etat, vit caché; et est dans l’impossibilité d’aller à la rencontre du peuple ivoirien pourtant meurtrie par quatre mois de guerre. Le chef de l’Etat ghanéen a affirmé que son pays a « choisi la démocratie qui est le seul moyen d’atteindre la paix et le développement économique ».

 

Serge Armand Didi

infodabidjan

 

08:41 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Alassane Ouattara aux Etats-Unis depuis mardi

Les vraies raisons de la visite
28 juillet 2011

Le nouveau chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, installé au pouvoir après le renversement du Président Laurent Gbagbo par la coalition franco-onusienne, effectue depuis hier, une visite de travail aux Etats-Unis. Officiellement, il s’agit pour M. Ouattara de répondre à une invitation du Président américain, Barack Obama, qui a décidé, selon un communiqué émanant de la Maison Blanche, de recevoir, ce vendredi 29 juillet, quatre chefs d’Etat africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée-Conakry et Niger). «Cette rencontre (visite des 4 chefs d’Etat africains) sera l’occasion de souligner le soutien de l’administration (américaine) pour des démocraties en développement, de mettre en valeur nos partenariats avec ces pays, et de discuter de l’élaboration d’institutions démocratiques fortes, du développement et d’autres sujets régionaux».

Officieusement, les raisons de la visite de Ouattara aux Etats-Unis sont ailleurs. Elles sont économiques et sécuritaires. En effet, le nouveau chef de l’Etat dont le régime a été installé dans des conditions calamiteuses, rencontre de graves problèmes de trésorerie.

Contrairement aux campagnes de propagande faites ça et là pour donner l’impression à l’opinion publique que tout va bien, la réalité est autre : le recouvrement des impôts est difficile à cause de la situation de sinistre que vivent les entreprises depuis la crise post-électorale, les entrées aux différents ports (Abidjan et San-Pédro) ne connaissent pas l’affluence et la douane ne vit pas la grande forme depuis avril dernier. Les régies financières ivoiriennes étant en difficulté, le pays fait face à une crise économique silencieuse. Le taux de croissance pourrait chuter drastiquement cette année (l’on parle de -7%). Pour tenter de sauver son régime d’une banqueroute, Alassane Dramane Ouattara a sollicité et obtenu, avec le soutien des Etats-Unis et de la France, des rencontres de travail avec le Fmi et la Banque mondiale à Washington. Il devrait donc, selon le programme, être reçu hier, mercredi 27 juillet, par l’américain, Robert Zoelick, président de la Banque mondiale et la française Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi). Objectif : obtenir des crédits de la part de ces deux banques en dépit du programme restrictif de l’initiative PPTE (pays pauvre très endetté) auquel la Côte d’Ivoire est toujours soumise. Un programme qui exige du pays, une bonne gouvernance. Ce que la Côte d’Ivoire faisait sous le Président Laurent Gbagbo, jusqu’à son renversement du pouvoir. Depuis avril 2011, le pays est dans la déroute au niveau de la bonne gouvernance. Le Fmi et la Banque mondiale marquent le pas concernant leurs appuis.

Après son ministre de l’Economie et des Finances Charles Koffi Diby, Ouattara va plaider. D’où les rencontres d’hier avec Zoelick et Lagarde préparées au préalable par les  «parrains», la France et les Etats-Unis.

 

Autre vraie raison de la visite, la sécurité du régime Ouattara. Installé au pouvoir après une guerre menée par la France et l’Onu contre son prédécesseur, le Président Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara vit visiblement dans la hantise d’un coup d’Etat contre lui. Son inquiétude est renforcée par les milliers de soldats (ex-Fds) volatilisés dans la nature depuis le renversement de Gbagbo. Le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara,  devrait donc rencontrer hier, si son programme est respecté, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, le président de l’Assemblée générale et le représentant permanent de la France. Selon des sources informées, il devrait s’agir, avec Ban Ki-moon et le représentant français à l’ONU, de parler de la création de camps militaires mixtes (composés d’éléments de l’Onuci, Licorne et Frci, forces pro-Ouattara)  à l’Ouest (frontière libérienne) et à l’Est (frontière ghanéenne) de la Côte d’Ivoire. Il devrait s’agir aussi de la question embarrassante pour M.Ouattara, du désarmement des ex-rebelles des Fafn devenus Frci, non profilés, qui rechignent à déposer les armées.

 

Autre question chaude à l’ordre du jour, a-t-on appris, la traduction devant le tribunal international (notamment la CPI), des chefs rebelles et leurs éléments, auteurs de graves violations des droits de l’homme durant la crise (exemple : génocide de Duékoué). Les enquêteurs de la Cour pénale internationale ont d’ailleurs le dossier en main. Toujours selon nos sources, Ouattara aurait donné son accord à la France et aux Etats-Unis pour mettre à la disposition de la Cpi, tous ses soldats incriminés. Comme on le voit, les choses ne s’annoncent pas aisées pour le chef de l’Etat ivoirien.

 

Didier Depry  infodabidjan

 

 

08:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

BRUITS DE BOTTES: N’AYEZ PAS PEUR, CE N’EST PAS UN COUP D’ETAT !

Message à faire passer... jusqu’à l’Elysée !
 
Mercredi 27 juillet 2011

 

La Chronique de Hassane Magued

 

La Révolution Permanente N°0041/07/11

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS-fMM5G0YX54IJnS2LvJzCgX45YkslCLGygkSyeMDZg9es3T3ucgVos journaux en parlent. Vos alliés en parlent. Même vos braconniers illettrés en ont entendu parlé. Du coup, tout le monde en parle. Des bruits de bottes, rien que des bruits qui ressemblent à des bruits de bottes. Une mouche a bourdonné, un moustique a émis un chant d’appel, quelqu’un a heurté un sceau, une voiture est descendue dans un nid de poule, une pneumatique a éclaté, bref, tous les bruits sont devenus des bruits de bottes. Alors vous paniquez. Vous avez peur. Et vous recrutez tout azimut des mercenaires burkinabés et consorts. Vous les surarmez et vous vous barricadez. Votre compagnon de sang, ministre des ministres, lui aussi a peur.

 

Il s’offre 500 gardes du corps, huit véhicules de type 4×4 surmontés de mitrailleurs lourds à pédale. Malgré toutes ces précautions inutiles, vous avez peur. Vos maîtres inondent le ciel ivoirien d’avions de combat volant à très basse altitude. Ils renforcent leurs positions, multiplient les patrouilles terrestres, vous préconisent de raser tous les quartiers précaires tout le long des voies que vous empruntez ; mais cela ne suffit pas. Vous avez toujours peur. De quoi avez-vous peur !? D’un coup d’Etat ? Qu’est-ce que c’est qu’un coup d’Etat? Vos maîtres blancs nous enseignent qu’un coup d’Etat est distinct d’une Révolution. Le coup d’Etat ou putsch lorsqu’il est réalisé par des militaires, est le renversement d’une autorité légale de façon illégale par une force armée régulière ou non. Quant à la Révolution, elle est un mouvement populaire utilisant divers moyens et méthodes pour parvenir au renversement d’une autorité généralement contestée. Comme vous le voyez, il ne peut y avoir de coup d’Etat contre vous. Le coup d’Etat, c’est quand une autorité est légitime qu’il peut y en avoir.

 

Mais vous ! Tout de même ! Vous n’êtes pas une autorité légitime ! Alors pourquoi pouvez vous croire qu’il va avoir un coup d’Etat contre vous ? Ceux qui vous parlent de cela vous manipulent. Ne vous laissez pas faire ! Pour la peur, oui, je peux vous comprendre si vous craignez une Révolution qui va vous jeter sur des chemins arides. Et là, moi-même j’ai des soucis pour vous. Où irez-vous ? Même à l’Enfer, vous serez refusé. J’imagine déjà le Diable demander qu’on vous mette en quarantaine, loin de lui. Avec vous, après une ou deux nuitées, vous allez commencer à dire que l’Enfer a été fondé par vos aïeuls avant l’Empire Kong et que vous êtes l’unique héritier digne de gérer ce bled. Dès lors, vous rendrez l’Enfer ingouvernable et le tout pourra finir avec un renversement brutal du maître des lieux. Alors, je m’inquiète. Personne ne vous acceptera nulle part. Vous risquez donc de finir apatride, c’est-à-dire, quelqu’un qui n’a pas de pays. Et fringué dans votre ensemble saharien gris avec une fente dans le dos, vous ferez le tour du monde dans la tourmente. Pour ça, je m’inquiète pour vous et je partage vos soucis.Mais mon cher OUATTARA, une Révolution comme celle qui est déjà là, c’est surtout pour votre propre bien. Tout le monde vous accuse d’être un incompétent.

 

Tout le monde pense que vous êtes un vendu de l’Occident fasciste. Tous sont convaincus que c’est terminé pour vous, sauf ceux qui croient au miracle de la magie noire qui est votre credo. Alors, coupez court ! Barrez-vous et vite fait. Ça vous évitera des ennuis, de très gros ennuis ! Parce que notre Révolution qui introduit l’Aube de la liberté de l’Afrique, avec votre chute, mettra brutalement fin à l’aube de la recolonisation de l’Afrique. Abidjan est inondé de chasseurs braconniers appelés Dozo, arrivés depuis le début de cette semaine de toutes les contrées de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Toute la presse en parle. Ils sont estimés à quelques milliers selon un journal local. Eux, c’est vos miliciens broussards. Mais avec vous, ils constituent l’armée régulière. En plus d’eux et de tout ce que l’ONUCI et la Licorne font, vous avez fait convoyer une dizaine de cargos remplis de combattants FRCI dans la région de l’Agnéby depuis hier mardi parce que vos braconniers et analphabètes de soldats vous ont dit que la Révolution viendrait de ce peuple historiquement révolutionnaire qui tabasse au moins deux de vos zouaves chaque jour. L’agenda de ces tueurs est bien connu. Ils ont promis de rayer toute la région de l’Agnéby de la carte de la Côte d’Ivoire si Abidjan tombe.

 

Ça, c’est ce que vous avez prévu. Mais savez-vous l’accueil qui sera réservé à vos tirailleurs Dozo et illettrés ? Une dizaine de combattants de la FUMACO ou du DEMIR, s’occupera de cette bande de tirailleurs d’un nouvel âge. Chez les professionnels du métier des armes, le nombre ne compte pas. Ils sont formés pour combattre à 1 contre 10. Mais avec vos tirailleurs, ils combattent avec aisance à 1 contre 40 voire 70.Alors soyez rassurés. Il n’y aura pas de coup d’Etat contre vous. Juste une belle Révolution qui vous jettera sur des chemins inconnus, dans la nature, désespérément à la recherche de votre pitance quotidienne. Notre Révolution a un fondement idéologique, une ambition de construire, de rassembler, de libérer, de bâtir un nouvel ordre économique, politique et idéologique. C’est une excellence chose que vous devez saluer. Elle vous apporte cette douce euthanasie dont je vous parle assez souvent. Alors n’ayez plus peur. Dormez et reposez en paix. Ce n’est pas un coup d’État.

 

A très bientôt.

 

Hassane Magued

 

causons.over-blog.fr

03:01 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

URGENT! URGENT! UN NOUVEAU MESSAGE DU COM'THEATRE A L'INTENTION DE TOUS!

Mercredi 27 juillet 2011

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR1iII1Ruq48pPPDzpCPJVFrkoa0PlLMxKDeINdoi51-B5icp__

Suite à votre mobilisation à travers l’opération [VACARME DE SILENCE], et devant notre détermination à laver l’humiliation infligée à la mère patrie, M. Ouattara a finalement accepté de venir s'asseoir à la table des négociations. A cet effet il a dépêché des émissaires en la personne M. Bictogo (son ministre de l’intégration) et celui chargé des droits de l’homme. Les négociations commenceront demain jeudi.

 

Nous demandons à la population ivoirienne et à tous les patriotes qui soutiennent notre cause de nous faire confiance et de rester mobilisés, car il n’est pas de notre intention de trahir la cause du Peuple ivoirien. Notre Cause n'est absolument pas monnayable. Ce message s’adresse aussi à tous ceux qui pourraient être tentés par le gain facile au détriment de la souffrance du peuple ivoirien.

 

Nous jeunes officiers, enfants de troupe pour la plupart, c’est-à-dire militaires depuis l’âge de 13 ans, sous officiers et hommes de troupe, avons pour nous la vérité et la juste cause et ça Alassane Ouattara le sait.

 

C’est pourquoi nous vous invitons à rester sereins et mobilisés. Ne baissez pas la garde jusqu’à ce que justice soit faite !

 

Restez à l’écoute, car les prochains jours seront déterminants.

 

LE COM'THEATRE

 

cotedivoire-lavraie.over-blog.fr

02:49 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Toussaint Alain (Conseiller du Président ivoirien légitime arbit rairement séquestré) :

« Laurent Gbagbo est en danger de mort ! »

 

27 juillet 2011

 

Getty Images

Toussaint AlDans un entretien accordé à Afrik.com, le mardi 26 juillet 2011, Toussaint Alain analyse la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire après la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo dont il est l’un des conseillers. Le journaliste parle surtout des conditions de détention de Laurent Gbagbo.

 

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que Laurent Gbagbo est détenu dans de mauvaises conditions?

 

Toussaint Alain : Il ne faut pas sous estimer la complexité de la situation du président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone et son fils Michel. Nous estimons que le président Gbagbo est déjà à son centième jour de détention (mercredi 20 juillet) sans qu’il ait la possibilité de communiquer avec l’extérieur, ni avec ses avocats ou ses proches. Laurent Gbagbo est en danger de mort ! Contrairement à ce que dit Ouattara, le Président n’est pas en résidence surveillée à Korogho. Le Chef de l’État est l’otage du chef rebelle Fofié Kouakou dans la maison duquel il est enfermé dans une « pièce-salon » et sans la lumière du jour. Il en a été extrait spécialement pour être conduit à la résidence présidentielle lors de la visite de Choi (le représentant spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, ndlr). Nous avons des informateurs qui nous permettent d’affirmer ce que nous disons. Il s’agit de sources proches du régime et des Nations unies qui nous soutiennent. Elles nous disent d’agir car le président Gbagbo court le risque permanent d’être assassiné.

 

Où en est votre demande concernant la libération de Michel Gbagbo, le fils franco-ivoirien de l’ancien président, également détenu en Côte d’Ivoire?

 

Je suis indigné par l’attitude méprisante de la France. La mère de Michel Gbagbo, Jacqueline Chamoy, a écrit deux fois au ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Elle n’a obtenu aucune réponse. Elle a ensuite écrit début juillet à M. Sarkozy qui ne lui a pas répondu non plus. Pour le gouvernement français, il y a deux types de citoyens : ceux qui méritent d’être défendus et ceux qui ne le méritent pas. On a vu les autorités françaises à la manœuvre pour Florence Cassez, détenue au Mexique. On les a vues agir pour les otages journalistes et autres. Mais pour Michel Gbagbo, rien ne bouge. Michel Gbagbo est Français, même s’il a la double nationalité. Il mérite tout autant qu’un autre d’être défendu. C’est une attitude qui m’interpelle et me préoccupe. La France, qui se présente comme celle qui va rétablir la démocratie en Côte d’Ivoire, est en réalité en campagne économique et n’hésite pas à sacrifier ses otages pour le bien de ses intérêts économiques. Elle ne réagit pas alors que nous savons que les clés des prisons de Gbagbo, son fils et sa femme sont entre ses mains. Car ces derniers sont ses prisonniers. La France a voulu leur donner une leçon car ils ont refusé de se coucher devant M. Sarkozy. Le sort qui leur est réservé est totalement inhumain. Si nous n’agissons pas, je pense que c’est la mort qui les attend.

 

Avez-vous des nouvelles de Charles Blé-Goudé, qui s’exprime régulièrement dans les médias tout en s’abstenant de révéler l’endroit où il a trouvé refuge depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo?

 

Je l’ai eu au téléphone récemment. Il va très bien. Il est en bonne santé et toujours aussi déterminé à défendre les intérêts de la Côte d’Ivoire. Il compte mener une opposition démocratique et politique. Mais je ne vous dirai pas où il se trouve. Je pense que ce n’est pas le plus important. L’essentiel est que nous continuons à mener la résistance.

 

Quel est l’avenir du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de Laurent Gbagbo, maintenant que Koulibaly Mamadou qui assurait la présidence par intérim a démissionné?

 

C’est un coup dur qui a été porté là. Je donne l’exemple d’une famille où, lorsque le père et la mère ne sont plus là, les enfants se disputent. Et celui à qui l’on a confié les clés de la maison se barre ! Le Fpi doit trouver la force de se relever. Il faut rapidement trouver la formule qui permette à ce parti de rebondir. C’est un mauvais signal envoyé aux militants et aux Ivoiriens qui sont avec Gbagbo. Quant à savoir qui peut remplacer Koulibaly, je n’en sais rien. Je n’ai pas de pronostic à faire. Ce sont les affaires du Fpi et cela ne regarde que le Fpi. J’avoue que j’ai été surpris par cette démission. C’est son droit de créer son propre parti. Mais Koulibaly avait l’opportunité de diriger le Fpi qui est le premier parti politique de Côte d’Ivoire. Il avait une occasion d’affirmer et d’imposer son leadership.

 

Pourquoi vous acharnez-vous ainsi à défendre Laurent Gbagbo?

 

Je le défends par conviction. Et non parce qu’il m’a donné la clé d’un coffre caché où je peux puiser de l’argent tous les jours. Je me suis engagé en politique, il y a dix ans, lorsque le président Gbagbo m’a appelé à ses côtés. C’est Gbagbo qui a engagé la Côte d’Ivoire sur la voie de la démocratie. C’est lui qui a initié le projet de l’assurance maladie, le multipartisme, l’école gratuite etc. Il a une vision politique que je partage. Il a une passion pour la Côte d’Ivoire et un humanisme que je partage. C’est pour cela que j’ai choisi d’être avec lui. Et ce n’est pas lorsque le navire commence à prendre l’eau que l’on doit se sauver. Je connais bien le président Gbagbo. Il n’a assassiné personne. S’il était un assassin, croyez-moi, j’aurais été le premier à m’en aller. Ce n’est pas à mon âge que je vais entamer une carrière de dictateur ou de complice de dictateur. Pourquoi faire ? Gbagbo est un homme généreux et je suis sincère en disant cela.

 

A vous entendre, vous donnez l’impression que Laurent Gbagbo ne porte aucune responsabilité dans les événements qui ont conduit et suivi la crise post-électorale. Quel est par conséquent votre regard sur les accusations portées à son encontre?

 

Les accusations portées contre Laurent Gbagbo par le président Alassane Ouattara sont sans fondement. Monsieur Ouattara est la source des problèmes que connaît actuellement la Côte d’Ivoire. Il est l’initiateur, l’organisateur et le bénéficiaire de la rébellion qui a divisé la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. Et au cours de cette rébellion, des personnes ont perdu la vie. Il y a eu des morts et Monsieur Ouattara doit rendre des comptes à la Justice. Gbagbo n’a pas été le commanditaire de meurtres. On dit que le président Gbagbo est un dictateur. Je trouve cela plutôt injuste. Lorsque Gbagbo accède au pouvoir en octobre 2000, il souhaite œuvrer pour la réconciliation. M. Ouattara n’a jamais été contraint à l’exil. Gbagbo a fait en sorte qu’il revienne en Côte d’Ivoire. Donnez-moi un seul exemple qui montre que Gbagbo est un dictateur. Quel opposant a-t-il jeté en prison ? Au contraire il a mené une politique de décentralisation et dans une dictature ce serait plutôt un pouvoir centralisé. Gbagbo a mené de grandes réformes sociales. Il a permis à la presse de s’exprimer librement. En 2010, sur 27 titres, les trois quarts étaient proches de l’opposition. Elle a bénéficié d’aides financières considérables. M. Ouattara a délégitimé un président qui avait à son actif quarante ans de combat pour la démocratie.

 

La justice ivoirienne, dont l’impartialité est remise en question, est-elle capable de conduire un éventuel procès contre Laurent Gbagbo?

 

Il n’y a aucun crime qui ne puisse être jugé en Afrique. Je suis convaincu qu’en Côte d’Ivoire, il y a des Ivoiriennes et Ivoiriens qui peuvent garantir l’indépendance de la Justice. Nous avons en Afrique des magistrats brillants. Pourquoi les dirigeants africains doivent être traduits devant la Cour pénale internationale alors que Sarkozy, Obama, Bush, Chirac qui ont massacrés des Afghans et des Irakiens ne le sont pas ? Il appartient à nos juridictions nationales de régler les problèmes nationaux de la Côte d’Ivoire. Quand Licorne a massacré 70 Ivoiriens, pourquoi Chirac ou Sarkozy, le chef de la force française, n’ont pas été traduits devant la justice ? C’est parce qu’on estime que ce sont des Noirs qui ont été tués. Par conséquent, tout le monde s’en moque. Personne et aucun Ivoirien n’ira devant la Cpi. Il faut que nos juridictions nationales soient renforcées, avec nos moyens, au nom de notre dignité. Le procureur de la CPI, Luis-Moreno Ocampo, s’est rendu en juillet en Côte d’Ivoire seulement huit ans après qu’il ait été sollicité par le président Gbagbo qui lui a écrit maintes fois pour dénoncer les crimes de la rébellion. Mais il n’a jamais trouvé bon de répondre. Rien ne garantit l’indépendance de la CPI. Je crains même que les jugements rendus par la CPI soient plus à craindre que ceux rendus par la Côte d’Ivoire parce que cette cour est instrumentalisée par les Occidentaux. Ouattara, qui fait aujourd’hui appel à la CPI, sera le premier à dire demain qu’il n’en veut plus.

 

Le camp Ouattara ne semble pas à l’abri de poursuites de la Cour pénale internationale puisqu’il est accusé par les organisations des droits de l’Homme d’avoir commis des exactions…

 

Ouattara n’est pas à l’abri de poursuites. Il y a eu des victimes et des morts et il faut que les auteurs de ces exactions soient condamnés par la justice. Ce que l’on dénonce, c’est une justice à deux vitesses, une justice sur mesure qui se révèle lorsque les intérêts de ceux qui la manipulent sont en jeu. La France, dont les soldats sont présents dans le nord et l’ouest du pays, théâtre de nombreux massacres perpétrés par la rébellion, n’a jamais dénoncé ces exactions. De même pour l’Onu, qui est l’instrument que l’on utilise pour recoloniser l’Afrique. Ce sont les Nations unies qui divisent l’Afrique aujourd’hui.

 

Vous avez toujours été très critique à l’égard de l’action internationale en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale, notamment à l’égard de la France. Pourquoi?

 

Les grandes puissances se sont comportées en Côte d’Ivoire comme des voyous ! Regardez ce qu’ils font en Libye. Les agissements de la France ont été criminels. Un soldat français en Côte d’Ivoire est un soldat de trop. La force Licorne n’a rien à faire chez nous. Quand elle bombarde des hôpitaux, universités, écoles ou camps militaires, au nom de quoi se permet-elle cela ? Ce sont des méthodes inacceptables ! Nous étions sur la voie de la démocratie. C’est la France qui est responsable à part entière des malheurs de la Côte d’ Ivoire puisqu’elle n’a pas accepté le processus de démocratie qui s’était mis en place lorsque le président Laurent Gbagbo est arrivé au pouvoir. Elle a mis une rébellion en marche contre Laurent Gbagbo pour placer M. Ouattara, huit ans plus tard, à la tête du pays pour qu’il puisse mieux servir ses intérêts. D’ailleurs, beaucoup de dirigeants africains nous soutiennent. Ils nous appellent pour nous le dire. Mais ils n’osent pas s’opposer à la France car ils ont peur de subir le même sort que Gbagbo. Le seul qui a été courageux c’est le président gambien qui a toujours affirmé qu’il ne reconnaissait pas Ouattara. François Fillon a averti, il y a quelques semaines, que ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire est un signal pour tous ceux qui ne respectent pas la démocratie. C’est en réalité une mise en garde pour tous ceux qui ne respectent pas les intérêts de la France. Tout le monde dit que c’est Gbagbo qui a trafiqué les élections. En réalité c’est Ouattara qui a triché.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment que l’alliance politique entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara devait logiquement profiter à Alassane Ouattara?

 

C’est une alliance ethnique. Et rien d’autre. Près de 60% de l’électorat ivoirien était à Abidjan. Or Gbagbo a obtenu 58% des suffrages à Abidjan. Le report des voix ne s’est pas fait. M. Ouattara a triché. Dans la région des Baoulé (centre du pays), où il a remporté la majorité des suffrages, il s’est attribué plus de voix qu’il n'en avait. Il a dû obtenir 240 000 voix mais il a affirmé qu’il en avait eu 243 000. Si vous sondez l’opinion publique à Abidjan, beaucoup se sont ralliés au président Gbagbo. Le président Gbagbo a été victime d’un coup d’État. Pour nous, Ouattara est le visage civil d’un régime militaire. De toute manière, il n’y a même pas matière à discuter. Dès lors que le Conseil Constitutionnel prononce les résultats, ils doivent être acceptés de tous. Pourquoi l’Occident n’en n’a pas pris acte ? Ce ne sont pas les résultats de Youssouf Bakayoko qui prouvent que Ouattara a gagné les élections. Il y avait 2 200 PV (procès-verbaux) sur les 21 000 inscrits. C’est-à-dire que 10% des PV étaient frauduleux. En réalité le nombre des électeurs étaient plus élevé que le nombre d’inscrits. C’est comme si vous aviez par exemple 15 inscrits et au final 22 votants. Est-ce normal?

 

Est-ce un argument valable puisque le Conseil Constitutionnel était favorable à Laurent Gbagbo qui en avait lui-même nommé son président?

 

Il n’était pas favorable à Laurent Gbagbo. C’est la Constitution qui veut que le président de la République nomme les membres du Conseil constitutionnel. En France c’est pareil. Ce n’est pas une spécificité ivoirienne. Tout ceci ne me pose pas de problème dès lors que la procédure est respectée et que chaque membre travaille en toute indépendance. De la même façon que cela ne m’a pas gêné que les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) soient proches du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la paix, alliance qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir, ndlr). Chacun doit faire son travail en toute impartialité et en toute transparence.

 

Le président Alassane Ouattara a fait de la réconciliation nationale l’une de ses priorités pour redresser la Côte d’Ivoire. Pensez-vous qu’un tel projet puisse aboutir alors que les Ivoiriens commencent tout juste à panser leurs plaies?

 

Ouattara n’est pas prêt pour une réconciliation nationale et je ne pense pas qu’il soit l’homme qui puisse réconcilier la Côte d’Ivoire. Autrement, il ne jetterait pas en prison toutes les personnes qui ne pensent pas comme lui. Autrement, il ne garderait pas en prison le président Laurent Gbagbo. Il faut que Gbagbo soit libéré, c’est un élément déterminant pour entamer ce processus. Sa libération serait un signe fort qui montrerait que Ouattara est enfin disposé à s’engager dans la voie de la réconciliation. La détention du président Gbagbo est vécue comme une vraie psychose. Des gens en sont même morts. Beaucoup sont actuellement en souffrance psychologique. J’adresse un message à Ouattara. Il faut qu’il ait la victoire modeste. Il doit accepter d’ouvrir un dialogue politique avec le président Gbagbo dans son intérêt et dans l’intérêt des Ivoiriens car la posture qu’il a adoptée ne peut que le mener dans une impasse. Le président Gbagbo ne lui a jamais fait subir le millième de ce qu’il lui fait subir en ce moment. Les ressentiments à son encontre sont forts. Et s’il persiste dans cette voie, il ne fera que renforcer le front anti-Ouattara.

 

Source : Afrik.com

 

infodabidjan.net

02:43 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gabon : un gréviste de la faim opposé à la présence française conduit à l'hôpital de force

A propos de cet authentique héros du combat du Gabon – et de l'Afrique entière – contre ses oppresseurs occidentaux et leurs nervis locaux, voir ici.

 

27/07/2011

 

Par Jeune Afrique

 

Le membre du Conseil économique et social Roland Désiré Aba'a

commence sa grève de la faim. © Patrick Fort/AFP

Le membre du Conseil économique et social Roland Désiré Aba'a commence sa grève de la faim. En grève de la faim depuis le 14 juillet sur la place de l’Indépendance, à Libreville, le conseiller de la République Roland Désiré Aba’a, qui dénonce les accords de coopération entre son pays et la France, a été emmené contre son gré à l’hôpital dans la nuit du 25 au 26 juillet.

 

Le 14 juillet, date de la fête nationale française, il s’était enchaîné à la hampe du drapeau gabonais sur la place de l’Indépendance, à Libreville. Depuis, Roland Désiré Aba’a refusait de s’alimenter tant que les militaires français n’auraient pas quitté le Gabon.

 

"Mon pays est confisqué par la France"

 

Ce membre du Conseil économique et social, ingénieur expert en recherche et développement, a été conduit à l’hôpital de force après une intervention policière dans la nuit du 25 au 26 juillet.

 

« Il se considère comme séquestré à l'hôpital Jeanne-Ebori (Libreville) malgré la volonté affichée du gouvernement de ne pas le voir mourir », a déclaré son porte-parole Francis Jean-Jacques Evouna.

 

Cela faisait près de 12 jours que Roland Désiré Aba’a était en grève de la faim. Il demande la renégociation des accords entre son pays et la France, le départ des forces françaises et l’annulation de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de l’Hexagone. Des facteurs qui, selon lui, empêchent le développement de son pays.

 

« Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon, mon pays, est confisqué par la France, je descendrai heureux dans ma tombe. Je fais don de ma vie pour la libération de mon pays », avait-il affirmé lors d’une interview accordée à la presse gabonaise.

 

Intervention des forces antiémeutes

 

L’intervention policière du 25 juillet aurait été violente. « En fin de soirée, des forces antiémeutes ont pris position sur la place et ont indiqué au conseiller qu'ils allaient l'emmener à l'hôpital et que nous [ses partisans] devions partir », a affirmé l’une des personnes venues s’interposer. « Il a refusé et alors ils l'ont emmené de force dans une ambulance après avoir coupé la chaîne [qui l’attachait à la hampe du drapeau gabonais]. Ils ont déchiré les banderoles et arrêté une quinzaine de personnes. Une personne a été blessée », a indiqué ce témoin, précisant que les individus arrêtés avaient été libérés dans la matinée.

 

L’information a été démentie par un porte-parole du ministère de l’Intérieur, Jean-Eric Nziengui Mangala. Il n'y a pas eu d’arrestations, a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que des « gens ont tenté de s'interposer ».

(Avec AFP)

 

Lire l'article sur Jeuneafrique.com

02:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/07/2011

Ouattara et les étudiants

Ouattara a une peur bleue de la Fesci

 

26 juillet 2011 | Notre Voie - Comment peut-on concevoir qu’un gouvernement qui se dit préoccupé par le bien-être des populations décide de dévaster les Universités et les cités universitaires au motif qu’on veut les réhabiliter? Pendant que la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, tente de convaincre l’opinion nationale sur la volonté du gouvernement d’œuvrer pour le bien-être des étudiants, sur le terrain l’on constate autre chose. Les cités universitaires et les Universités sont abandonnées aux mains des Frci. A quoi sert donc de construire des universités pour les transformer ensuite en casernes militaires.

 

 A la vérité, ce traitement réservé aux étudiants trouve sa motivation ailleurs. En effet, le pouvoir règle ses comptes aux étudiants qui ont refusé de recevoir Alassane Ouattara qui battait campagne en novembre 2010.

 

En outre, le nouveau chef de l’Etat n’a pas encore consolidé son pouvoir. Par conséquent, il craint fort que la contestation de son pouvoir ne parte des étudiants si on les laisse se regrouper facilement. Dans le milieu universitaire, il existe une force difficile à maîtriser qui se nomme la Fesci. Le chef d’Etat, Alassane Dramane Ouattara, manifeste une peur bleue de cette organisation estudiantine qui ne recule devant rien. Ce qui se passe sous nos yeux est le processus de désorganisation de la Fesci et d’étouffement de la contestation. Comme il est dans une logique de tuer la libre expression et la pensée plurielle, Ouattara disperse les étudiants. Les premières actions du chef de l’Etat furent la démolition de la « Sorbonne », espace de libre expression installé au Plateau. Dans toutes les communes, les éléments Frci interdisent les « Agoras » et « Parlements ». A Yopougon, les Frci ont déplacé un bulldozer pour déraciner les arbres sous lesquels le « Parlement » de Selmer fonctionnait. Comme on le voit, les acquis en termes de liberté d’expression se meurent sous le pouvoir Ouattara.

 

B.K. ivoirebusiness.net

16:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Limogeage de Yao Paul N'Dré

La parade de Ouattara pour inculper Gbagbo
 
27 juillet 2011
 

C'est fait ! Le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N'Dré a passé le témoin, hier, à Francis Vangah Wodié, lui aussi constitutionnaliste de formation (par ailleurs président du Parti ivoirien des travailleurs). Si les langues se délient difficilement pour l'instant au sein du cabinet d'Alassane Ouattara et autour du président partant, une chose est claire, le départ de Paul Yao N'Dré et la nomination de Francis Wodié, qui a apporté un soutien actif à Alassane Ouattara au deuxième des élections, augure des lendemains tumultueux pour Laurent Gbagbo. Evincé du pouvoir par les forces pro-Ouattara, aidées en cela par l'Onuci et l'armée française,

 

Laurent Gbagbo bénéficie d'un statut spécial d'ancien chef d'Etat. A cet effet, il a droit à une procédure spéciale. De par ce statut, il est de facto membre du Conseil constitutionnel selon les textes de loi, ce qui oblige la justice ivoirienne à agir autrement. Ainsi, une requête doit être adressée au Conseil constitutionnel qui doit à son tour autoriser des poursuites contre Laurent Gbagbo. Une fois l'autorisation obtenue, les nouvelles autorités pourront enclencher la procédure judiciaire. Au regard de la loi fondamentale (l'Article 89 - Titre VII du Conseil constitutionnel), «le Conseil constitutionnel se compose : d'un président; des anciens présidents de la République, sauf renonciation expresse de leur part; de six Conseillers dont trois désignés par le président de la République et trois par le président de l'Assemblée nationale». Pourtant, l'article 93 de la loi fondamentale ivoirienne stipule qu'«aucun membre du Conseil constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation du Conseil». Laurent Gbagbo étant de facto, membre du Conseil  constitutionnel en sa qualité d'ancien chef d'Etat, aussi longtemps que le Conseil constitutionnel n'en donnera l'autorisation, il ne pourra pas être poursuivi.

 

 

Yao Paul N'Dré, un obstacle à la poursuite de Gbagbo?

Cette interrogation mérite d'être posée d'autant plus que les nouvelles autorités n'ont pas jusque-là adressé de requête auprès du Conseil constitutionnel pour demander la levée de l'immunité de Laurent Gbagbo. Bien que le clan Ouattara exige la traduction de l'ancien chef d'Etat devant les tribunaux. Selon une source crédible proche du ministère de la Justice, cette hésitation se justifie. Et tient également compte du fiasco qui pourrait en découler et gripper d'éventuelles poursuites dont les médias s'en feraient écho au détriment du pouvoir. D'autant plus que le Conseil constitutionnel était présidé par Paul Yao N'Dré, un proche de Gbagbo.

Et, parmi les 6 Conseillers qui siègent au Conseil constitutionnel, 4 ont été nommés sous Laurent Gbagbo et 2, récemment, par Alassane Ouattara. Toujours, selon la même source, si on considère que ceux que Laurent Gbagbo a nommés ne donneront pas le bâton à ses bourreaux pour le «battre», on peut affirmer que le Conseil constitutionnel ne donnera pas son accord pour qu'il soit inculpé. Autant dire que le sort de l'ancien chef d'Etat se trouve entre les mains de Yao N'Dré.

 

 

Ouattara viole la Constitution pour obtenir l'inculpation de Gbagbo

Alphonse Soro, proche du président Ouattara, Conseiller à la Primature, avait déjà donné le ton depuis plusieurs jours. Exprimant haut ce qui se susurre dans l'antichambre du pouvoir. -Ses partisans et lui ont exigé la démission de Paul Yao N'Dré, l'empêchant d'accéder à ses bureaux à travers une manifestation bien goupillée devant l'Institution. La suite, on la connaît : Yao Paul N'Dré part dans un imbroglio constitutionnel. Est-il poussé à la démission ? Si l'ex-président du Conseil général de Divo accepte tout de même de rendre le tablier (contre son gré), son remplacement est prévu par l'article 92 de la Constitution, dans un délai de 8 jours. Mais la célérité avec laquelle son remplaçant, le Pr. Francis Wodié, a été nommé révèle les méthodes peu orthodoxes utilisées par l'homme fort d'Abidjan pour obtenir le départ de Yao N'Dré. Conscient de ce qu'il ne pouvait être ni contraint à la démission ni révoqué par Ouattara, parce qu'il n'existe aucune disposition juridique. Le président de la République a compétence pour nommer les présidents du Conseil constitutionnel et ses collaborateurs, mais pas pour les révoquer. Le parallélisme des formes dans ce cas d'espèce étant inopérant. Le président du Conseil constitutionnel, en plus de l'immunité dont il bénéficie (art. 93 de la Constitution), est inamovible jusqu'au terme de son mandat de 6 ans non renouvelable, au regard de l'article 90 de la loi fondamentale.

Du point de vue du droit, le président du Conseil constitutionnel est solidement protégé par la loi. Son départ avant les six ans ne pouvant être obtenu que par libre démission. S'il part maintenant, avant la fin de son mandat, cela veut dire que Yao Paul N'Dré a démissionné. L'a-t-il fait délibérément ou est-ce cette agitation de Alphonse Soro qui l'y a contraint ? Le constat qui se dégage démontre que le désormais ex-président du Conseil constitutionnel a été poussé dans le dos.

 

 

Yao N'Dré, bientôt devant les tribunaux

Selon un Conseiller auprès de l'actuel chef de l'Etat, que nous avons joint pour en savoir davantage sur le sort qui sera réservé à l'ex-président du Conseil constitutionnel, «Yao Paul N'Dré sera passible de poursuites judiciaires » parce qu'il a enfin accepté  d'entériner «la vérité des urnes» après des milliers de morts. Il aurait pu contribuer, poursuit notre source, à stopper les massacres de populations. «Paul Yao N'Dré a été un acteur direct dans le blocage du processus de sortie pacifique de la crise et  l'exécution des crimes sur les civils dans notre pays», retient-on dans l'entourage de Ouattara qui bat tous les records en matière de traque et d'embastillement des membres de l'opposition depuis son «installation» du 11 avril.

 

cameroonvoice.com

 

16:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

interview de Patrick Zasso Dagrou dit "En Global"

La vérité sur l’arrestation et la mort d’Ivoiriens au Ghana ! Intox !

 

26 juillet 2011

image

 

« Aucun réfugié ivoirien n’est mort ici au Ghana par manque de nourriture et de moyens financiers. C’est de l’intox et de la manipulation de la part des individus manipulés par le camp Ouattara qui opèrent actuellement sur le territoire ghanéen », a soutenu, hier au téléphone, Patrick Zasso Dagrou alias En Global depuis son exil ghanéen. Il réagissait ainsi aux propos d’Evariste Yaké, président du comité national de réconciliation et le retour des réfugiés ivoiriens en Côte d’Ivoire (Cn3rci), installé au Ghana, qui a confié à Notre Voie, dans son édition d’hier, que 15 réfugiés ivoiriens sont morts dans le dénuement total sur le sol ghanéen.

 

Les faits se sont passés, il y a un mois, si l’on en croit Patrick Zasso Dagrou dit En Global, chargé de communication et porte-parole de l’Association des Ivoiriens refugiés de la diaspora (ARID), « une structure, poursuit-il, légalement reconnue par l’Etat ghanéen ». Pour l’ancien porte-parole d’Alassane Ouattara chargé de la jeunesse, « un groupe de réfugiés ivoiriens, en partance d’Accra, ont choisi d’aller se faire enregistrer à Lomé parce qu’au Togo, le processus est plus rapide qu’au Ghana. En route, le car qui les transportait a fait un accident. Parmi eux, trois personnes ont malheureusement trouvé la mort. D’autres ont été blessés. Voilà ce qui s’est réellement passée. Il n’y a jamais eu 15 ivoiriens morts. Vous pouvez vérifier l’information au près du HCR-Ghana ». Avant d’ajouter : « il faut que les gens arrêtent ça. Nous ne sommes pas au Ghana parce qu’il s’est produit en Côte d’Ivoire, une catastrophe naturelle. Mais parce que l’ONU et la France ont fait la guerre à la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens ont tout perdu. Leurs biens ont été pillés ou détruits, leurs maisons sont occupées, leurs comptes bancaires sont bloquées, ils sont contraints à l’exil même dans leurs propre pays ».

 

A ceux qui demandent aux réfugiés ivoiriens de rentrer maintenant de leur exil, En Global répond qu’il faut d’abord que « les conditions sécuritaires et politiques soient réunies. Il faut que notre leader, le président Laurent Gbagbo qui est en prison à Korhogo soit libéré, que les mercenaires qui se trouvent encore à Abidjan rentrent chez eux. Pour nous, notre retour au pays n’est donc pas une priorité. Nous sommes réfugiés parce que nous sommes pro-Gbagbo. Quand Laurent Gbagbo était au pouvoir, MM. Ouattara et Bédié vivaient paisiblement à Abidjan et circulaient librement partout. »

 

A propos de l’arrestation présumée de 55 ex-FDS récemment relayée par la presse ivoirienne, En Global a été formel. « Il n’a jamais été question de 55 militaires pro-Gbagbo arrêtés au Ghana. Il s’agissait plutôt de 55 Ivoiriens à bord d’un car qui tentaient de trouver refuge dans un village, lorsque la police ghanéenne les a arrêtés à un barrage pour un contrôle », a-t-il affirmé.

 

Pour finir, le porte-parole d’ARID, association que préside Benoit Kamena Brown de l’Ile Bouley dont le restaurant a été pillé et saccagé par les Frci, a appelé tous les Ivoiriens à la vigilance car pour lui, il ne faut pas se laisser distraire. « Le pouvoir ghanéen est le seul pouvoir qui n’a pas envoyé de mercenaires dans la guerre ivoirienne au profit de M. Alassane Ouattara. C’est pourquoi Ouattara a peur, en laissant croire que les pro-Gbagbo préparent un coup d’Etat sur le territoire ghanéen. Il faut qu’on comprenne que le Ghana est un pays de grande démocratie. Qu’on laisse donc le Ghana tranquille », précise En Global.

 

D’ailleurs, à ce sujet, il annonce une rencontre entre l’ARID et les autorités ghanéennes pour leur demander de renforcer la sécurité des réfugiés ivoiriens parce que, a-t-il révélé, de plus en plus d’individus usent de malice pour les infiltrer. « Des mercenaires pro-Ouattara qui se font passer pour des réfugiés posent des actes peu honorables pour ternir notre image et mettre à mal notre coexistence avec nos frères et tuteurs ghanéens », a-t-il accusé.

 

Schadé Adédé

schdeci@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=...

15:45 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

chronique résistante sur facebook

La nomination du nouveau Président du Conseil Constitutionnel

 

27 juillet 2011

 

Par Ma Patrie

 

Au moins Ouattara a le mérite d'être constant dans sa logique de putschiste, -de hors la loi-, à travers le viol encore de la Constitution (apparemment elle n’existe que pour la forme) en remplaçant le Président du Conseil Constitutionnel avant l'expiration de son mandat. Cette grossièreté juridique intrigue même ses parrains occidentaux, en occurrence la France (même si elle soutien cette décision), à telle enseigne que sa radio de propagande Rfi, s'est plutôt contentée de lire et de répéter les commentaires et analyses élogieux de la presse burkinabè. Mais surtout en relevant la Une du journal pro-Gbagbo "Notre Voie" qui dénonçait l'imposture à contrario.

 

 Concernant les personnes nommées (les Professeurs Francis Wodié et Ouraga Obou), sachez que leur nomination n'est qu'une suite logique. C'est la nomination de traitres dont Gbagbo s'en était séparé politiquement. Il s'agit en outre des constitutionnalistes, qui ont participé à réécrire le code électoral de la Constitution à l'occasion du Référendum de 2000, qui disqualifiait Ouattara de toute candidature. Ils connaissent très bien la Constitution, mais ils ont fait le choix d'achever leur mission depuis Marcoussis (janvier 2003) en acceptant ces postes. Un travail qui consistait à réécrire une nouvelle Constitution ivoirienne selon la vision de la France. Ces 2 personnalités, avides d'honneurs et de pouvoir, réapparaissent à la face des Ivoiriens de la manière la plus honteuse. On comprend bien pourquoi, malgré leur brillante carrière intellectuelle, ils n'ont jamais connu de percée politique ni au plan national et ni international. D'ailleurs pour les Ivoiriens, ces deux là ont toujours été en deçà de leurs attentes.

 

Et puis soyons honnêtes, on ne peut pas accuseer Yao N'Dré d'être pro-Gbagbo et mettre à sa place un pro-Ouattara, car Francis Wodié est sympathisant de Rhdp, et a indiqué au second tour de la présidentielle soutenir Ouattara. L'acte de Francis Wodié n'est pas nouveau. En 2003 à Marcoussis, il avait adopté l'avis de la France sans condamner directement la tentative de coup d'Etat. Mais avant en 1995, il s'est désolidarisé à la surprise générale de l'opposition et de Gbagbo, alors que le boycotte actif était prôné : il s'est en effet présenté seul contre Bédié sachant bien que son parti représentait -03% de la population. Sa campagne d'ailleurs avait été financée par son adversaire de l'époque.

 

Quant à Ouraga Obou, il avait abandonné ses camarades de lutte du FPI pour se mettre au service de Bédié. Ce dernier lui avait offert le poste de doyen à la Faculté de Droit de l'université de Cocody. Plus tard, il changea de veste pour se mettre au service de Ouattara. Celui-ci fait de lui conseiller de l'ex premier ministre Seydou Diarra.

 

Enfin, Francis Wodié et Ouraga Obou sont des frères maçonniques de la même loge que Ouattara, c'est à juste titre qu'ils ont été choisis par ce dernier. Ce sont deux personnalités friandes de pouvoir et d’honneurs.

 

Ma Patrie

09:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Sécurité du Premier ministre Soro

La grande peur de la garde rapprochée de Soro.

La crise de confiance au sommet de l'Etat pousse le chef du gouvernement à se barricader. Il a créé sa propre garde rapprochée.

 

26/07/2011

 

Visiblement sans complexes dans son «vêtement» de quasi vice-président de la Côte d'Ivoire, le Premier ministre Guillaume Soro ne lésine pas sur les moyens pour se construire une ossature d'homme» d'Etat. En premier plan, son impressionnant dispositif de sécurité personnelle. Après la mise à l'écart de l'Escadron de protection des hautes personnalités (EPHP), Soro s'est bâti une sécurité personnelle appelée le Groupement autonome de sécurité du premier (GASPM), composé d'environ 500 membres issus des Forces nouvelles, pour la plupart. A côté de cette unité privée, l'actuel Premier ministre peut compter sur sa garde rapprochée qui jouit d'un équipement de pointe.

 

Depuis quelques temps, ce dernier corridor sécuritaire du chef du gouvernement semble avoir été passé au tamis, selon des informations émanant de la «maison blanche» abritant les bureaux de Soro.  Aucun motif officiel ou officieux n'a été évoqué, secret défense oblige. Le secrétaire général des Forces nouvelles ne doit compter que sur des hommes entièrement de confiance, qui ne jurent fidélité qu'à l'enfant de Ferkessédougou. Seulement, sans raison officielle apparente, une certaine psychose semble s'être emparée des «gorilles» de lui.

 

Selon un «sécurocrate» de la Primature, ces derniers temps, un cordon sécuritaire plus renforcé s'est noué autour de Soro. Il est formel : la menace est plus interne qu'externe. Entendant par là, qu'aucune éventualité de menace n'est à écarter, même une provenant de son propre camp. Récemment, au cours d'une de ses nombreuses visites de «charme» dans plusieurs structures, quelques éléments de sa garde en aparté, avaient laissé transparaitre des signes d'inquiétude quand au dispositif sécuritaire. L'un d'entre eux avait fini par avouer craindre une attaque contre leur chef. «Mais avec ça, et si le Premier ministre est attaqué», s'inquiétait-il. Avant d'inviter ses pairs à plus de vigilance. Il y a décidément quelque chose de pourri au sommet de l'Etat ivoirien.

 

Le Nouveau courrier

01:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Interview d'un ministre en exil

Dosso Charles Rodel : Secrétaire d'Etat chargé des victimes de guerre (gouvernement Aké N'Gbo)
 

Comment vous vous êtes retrouvé en exil?

Je me suis retrouvé en exil pour éviter la barbarie qui s’abat sur les proches du Président Laurent Gbagbo depuis son arrestation le 11 Avril 2011 par l’armée française et l’instauration par celle-ci du régime totalitariste de Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Donnant suite ainsi au coup d’Etat démarré le 19 septembre 2002.

 

Quelles sont vos conditions de vie ?

Elles sont dures, peut-être même trop dures. Cependant, nous les supportons avec joie, fierté et dignité pour l’honneur de la Cote d’Ivoire et à la mémoire des milliers d’ivoiriens qui ont été mis à mort pour que Monsieur Ouattara s’installe dans le fauteuil présidentiel. Mais surtout heureux de défendre une cause juste qui est de permettre à l’ivoirien de jouir des immenses richesses de son pays et non se rendre complice de sa spoliation en l’assujettissant à la puissance colonisatrice et acceptant sa vassalisation par le Burkina Faso. Au désir de démocratie, d’autonomie, de justice pour son pays du Président Laurent Gbagbo, on impose à lui et ses collaborateurs, assassinats, humiliations et souffrance. Mais nous gardons l’assurance d’une victoire certaine au terme de cette souffrance à nous imposer par la France et ses affidés. Le désert n’a-t-il pas précédé Canaan ?

 

Cela fait plus de trois mois que le Président Laurent Gbagbo est parti, le pays tarde à décoller. Quelles sont vos impressions ?

 Semer la mort, désorganiser le tissu social et économique à la quête du pouvoir est une chose et l’exercice du pouvoir en lui-même en est une toute autre. Si Monsieur Ouattara a réussi avec maestria avec ses appuis extérieurs dans la première, il semble tituber dans la gestion du pouvoir. Je ne suis pas surpris quand on sait qu’il érige la haine, le tribalisme, les rancœurs, la vengeance, la domination personnelle comme mode de gouvernance. De toutes les façons, Mr Ouattara est obligé de réussir ne serait-ce que pour ces milliers d’innocentes personnes tombées sous les balles assassines de sa rébellion, de ses alliés Français et Burkinabés dans cette guerre sans Merci déclenchée contre le Pouvoir Gbagbo depuis 2002.

 

Que pensez-vous de la réconciliation?

La réconciliation est l’action de rétablir l’amitié entre des personnes ou groupes de personnes brouillés. En Côte d’Ivoire, il y a deux groupes qui sont aujourd’hui très divisés à l’issue de la guerre et la crise postélectorale. D’un côté, il y a ceux qui ont pris les armes depuis 2002 et installés au pouvoir par l’armée Française le 11 Avril 2011 dont Mr Ouattara Alassane est le porte-étendard et de l’autre, ceux qui ont été attaqués, qui ont résisté neuf ans durant avant de plier sous les bombes de la France à la ladite date dont le Président Laurent Gbagbo constitue l’icône. Cette réconciliation devrait être d’abord le rapprochement entre ces deux personnalités pour espérer ensuite l’adhésion de leurs partisans.

 

Croyez-vous en ce processus en cours en Côte d’Ivoire?

Je n’y crois pas du tout. Monsieur Ouattara n’a pas la légitimité pour réussir à se réconcilier avec les ivoiriens et les réconcilier. La conscience populaire retient qu’il est arrivé à la Présidence sur des chars français. Là où Laurent Gbagbo demandait les recomptages des voix, lui et la France ont choisir la guerre pour dit-on régler le contentieux électoral. Que non, la France ne peut vider le contentieux électoral ivoirien par son armée. Il court toujours. Aussi, Monsieur Ouattara apparait-il comme une marionnette installée par la France pour vampiriser notre économie. Peut-il aujourd’hui au nom de la nécessaire vérité qu’exige la réconciliation, accepter le recomptage des voix afin que la Cote d’Ivoire sache qui a gagné ces élections ? Apres quoi, le véritable perdant pourra subir le courroux de la justice.

Au-delà de la personne de Monsieur Ouattara qui constitue un problème à la réconciliation, le processus en cours est une vendetta en règle, On assiste à une justice des victorieux, à la célébration de la victoire des armes sur la démocratie. Monsieur Alassane ne tient même pas compte de la douleur de ceux qui sont encore en sanglot après les assassinats de leurs parents par la rébellion rebaptisée FRCI et l’armée française lors des récents assauts qui l’ont amené au pouvoir au point de tenir des propos désobligeants tels que ‘’ le chien aboie la caravane passe‘’. Ce qui dénote de son mépris de la souffrance qu’il fait subir au peuple ivoirien par le biais de sa rébellion depuis 2002. Les morts, les invalides à vie, les veufs, les veuves, les orphelins, les milliers de chômeurs et de sans emploi du fait de la guerre, importent peu pourvu qu’il soit au pouvoir.

Vouloir réconcilier les ivoiriens ou se réconcilier avec eux sur le dos de Gbagbo, à son détriment, en le martyrisant, l’humiliant, en le vilipendant, il faut s’appeler Alassane Ouattara pour y croire.Le réconciliateur ne doit pas chercher à falsifier l’histoire surtout quand elle est récente comme celle de la guerre en Côte d’Ivoire. Il doit l’assumer avec responsabilité et courage même quand ta partition est hideuse comme c’est le car pour Monsieur Ouattara.

On ne peut pas vouloir se réconcilier avec les ivoiriens après les avoir humiliés, ruinés par une guerre absurde et enjamber leur ruine, leur souffrance pour faire face en priorité aux problèmes des Français victimes de la même guerre. Que fait-il des milliers de personnes réduites à la misère parce que les rebelles et les amis de Monsieur Ouattara ont détruit toutes leurs unités de productions dans sa folle course au pouvoir. Quelle injure !!!!

Comment espérer une réconciliation quand l’humiliation des perdants (face à l’armée Français) est sans limite. En plus des autorités politiques déchues, Monsieur Ouattara demeure sans pitié pour les FDS (Forces de défense et de sécurité). Ceux qui n’ont pas été exécutés ou poussés à l’exil sont mis en prison. Les plus chanceux ont de la peine à recevoir leur paie mensuelle comme pour leur rappeler qu’ils ont perdu la guerre face à ses forces, la rébellion armée. Pour matérialiser cette suprématie, il a nommé récemment le chef d’Etat-major de la rébellion comme chef d’Etat-major de l’armée dite ivoirienne.

Pis, au nom de la réconciliation, Monsieur Ouattara a baptisé l’armée dite nationale du nom de son parti politique, Forces Républicaines certainement au service du Rassemblement Des Républicains.

Non, Monsieur Ouattara ne veut pas de la réconciliation, ce qu’il est et fait parle mieux que ce qu’il dit. Pour paraphraser son nouveau griot.

 

Que dites-vous de Banny qui conduit l'opération?

Monsieur Banny a tout en lui pour échouer. Il est trop marqué politiquement, c’est juste une caisse de résonnance de Monsieur Ouattara, un anti-Gbagbo qui a pour mission de refaire l’image de son maitre en faisant en sorte de faire porter le chapeau de la misère des ivoiriens par le Président Gbagbo. Pis, son échec retentissant à la Primature ne plaide pas en sa faveur.  

 

Des leaders de LMP sont traqués à travers le pays. D'autres ont été arrêtés et inculpés. Vos impressions.

C’est une épreuve de feu à laquelle toutes les personnalités de LMP sont soumises. Monsieur Ouattara regarde tout le monde dans son miroir à lui. Celui du déstabilisateur, du putschiste effréné qu’il est. C’est pour se mettre à l’abri et consolider son pouvoir illégitime qu’il est obligé de traquer. Ce, pour réduire au silence son opposition. Je crains pour lui. Car à trop tirer sur la corde, elle risque de se rompre. Le règne par la force comme nous le vivons, avec un peuple qui a épousé la démocratie, est toujours éphémère. Il dure tout juste le moment d’évacuer la peur. Ce temps n’est pas loin.

Aux responsables LMP, restons dignes et intègres dans cette épreuve, C’est certainement le prix à payer pour que la Côte d’Ivoire dispose d’elle-même et de ses richesses, Passons la sans murmures aucuns. Dans peu de temps, les larmes de douleur, de souffrance, de tristesse se transformeront en larme de joie afin que Dieu soit glorifié.

 

Que dites-vous des mandats internationaux contre Don Mello, Blé Goudé, Atté Philippe... ?

C’est un non-sens. Des tueurs, violeurs, voleurs veulent se mettre dans une posture de justicier ! C’est le monde à l’envers. Mais ce qui est le plus dommage, c’est que Monsieur Ouattara comme cela est de son habitude se cache derrière les autres dans ses actions macabres. Hier c’était Soro Guillaume qu’il a transformé en chef de guerre dans sa tendre enfance pour vouloir le livrer actuellement, lui et ses com.zones au TPI. Aujourd’hui, pour assouvir son désir d’humilier Gbagbo, ses collaborateurs et son parti, Monsieur Ouattara a décidé d’utiliser le PDCI dont les cadres sont lancés impitoyablement aux trousses des cadres LMP par le biais du procureur et du Ministre de la Justice. En véritable poltron. Ne soyons pas étonnés demain que Monsieur Ouattara dans une mauvaise posture dise qu’ils ont agi en leur âme et conscience.

 

D'aucuns accusent le Président Gbagbo d'avoir été trop démocrate?

Peut-on reprocher à quelqu’un de vouloir le meilleur pour lui et les siens ?. Laurent Gbagbo a toujours dit qu’il était l’enfant des élections. En ceci qu’il n’a profité d’aucun héritage. Il a tout obtenu par le combat et grâce à sa foi en la démocratie. Il aurait voulu asseoir une véritable démocratie, forte qui n’aurait rien à envier à la démocratie Occidentale. Une démocratie dans laquelle l’exécutif n’écrase pas les autres institutions. Les innovations du Président Laurent Gbagbo en la matière sont légions. On, se souvient qu’il a osé choisir les DG des régies financières par appel à candidature dans un pays accoutumé à la présence des proches du Président de la République à ces postes. C’est également au nom de la démocratie qu’il a convié l’Institution chargée des élections à son opposition armée et civile. Il n’avait certainement pas compté avec la mauvaise foi de ses adversaires politiques. Gbagbo Laurent a toujours voulu et continué -du lieu où ses bourreaux le détiennent-, de vouloir le meilleur pour son pays et ses concitoyens

 

Que dites-vous des sorties du président de l'Assemblée nationale, de sa démission du FPI ?

Je n’ai rien à dire sur ses sorties. La liberté d’opinion et d’association est consacrée par la constitution ivoirienne. Pourquoi vouloir faire des prises de positions d’un citoyen et de la création d’une association privée un évènement ? Je voudrais simplement souhaiter plein succès au professeur Koulibaly Mamadou. Toutefois, la porte du FPI lui restera largement ouverte quand il voudra y revenir.

Quant à nous, nous continuons de percevoir la justesse du combat du Président Gbagbo mieux aujourd’hui dans ces dures épreuves qu’hier dans le beurre et dans l’opulence. L’histoire témoignera de chacun de nos actes.

 

Concernant les défections çà et là de LMP au profit des victorieux du 11 Avril, je voudrais une fois de plus dire aux ivoiriens que la crise ivoirienne est hautement spirituelle. Cette crise est à la gloire de Dieu. Dieu ne partage pas sa gloire. Tout ce qui est mis à l’envers dans notre nation, sera mis à l’endroit par l’Eternel sans l’aide d’aucune main.

Que les défections ne troublent point. Cette crise prépare l’éveil spirituel de la Cote d’Ivoire et des ivoiriens pour ne pas dire de l’Afrique et des Africains. Aussi, pour de telles actions Dieu n’utilisera-t-il jamais des figures de proue afin de ne pas partager sa gloire. En pareille situation, il révèle des sans-grades, des personnes de peu d’importance pour se glorifier afin que sa gloire sa totale. Certainement les défections intègrent le plan de Dieu pour peser notre Foi. Les ivoiriens peuvent se rassurer d’un fait, Yao Paul N’DRE, Mamadou Koulibaly et autres ne seront pas les derniers à sauter hors du bateau FPI ou LMP en plein naufrage. A chaque départ, rendons gloire à Dieu. Quand le dernier ne devant pas jouir de la Gloire de l’Eternel aura sauté dans cette Mer trouble, Dieu menacera les flots des vagues et du vent. Le silence reviendra et nous le glorifierons.

 

Monsieur le Ministre, à vous entendre, on croirait avoir à faire à un pasteur. Etes-vous pasteur ou homme politique ?

Aurait-il un domaine de notre vie qui ne serait pas Présidé par Dieu ? Je ne crois pas. Il faut aujourd’hui fait la politique à la lumière de la parole de Dieu pour minimiser les souffrances des peuples. Je suis un politique qui a la crainte de Dieu. Mieux, qui a expérimenté l’appel divin et les épreuves qui y sont rattachées, donc le prix à payer. Une personne, qui avant de subir la situation générale d’humiliation, de spoliation, le mensonge médiatique et autres que vit notre pays, a vécu une histoire personnelle similaire. Ce fut une grâce.

Votre question me permet de partager un petit témoignage avec le peuple ivoirien pour que les plus sceptiques, ceux qui veulent tout rationnaliser comprennent qu’il a des choses qui ne se rationnalisent pas. La réalisation des promesses divines ne tient pas compte ni des forces en présence, encore moins des circonstances. Quand Dieu te fais une promesse, ne regarde plus à la force de l’adversité, sanctifie toi, glorifie son nom et garde la patience car il est fidèle à sa parole.

Monsieur Gbané je voudrais dire aux ivoiriens que j’ai rencontré le Président Laurent Gbagbo deux fois. Rien qu’au cours de cérémonies publiques, la troisième fois, c’était au Conseil des Ministres comme son Ministre. Lors de notre dernière rencontre il confessait au Ministre Franck Guei, qu’il m’a nommé sans me connaitre véritablement. Cela est juste à la gloire de Dieu

Ma première rencontre avec le Président Gbagbo était le 21 Avril 2004, après la grève de la faim des victimes de la guerre. Rencontre au cours de laquelle, il nous a remis 50.000.000 F qui au lieu de nous servir, nous a desservis. Cette somme nous brouillera avec les plus proches collaborateurs du Président qui mettront en place des multitudes d’associations pour nous fragiliser. C’est dans cette grisaille que le Président de la République a donné près 136.000.000 F aux victimes de guerre. De tout cela, nous ne verrons aucun centime. Une campagne médiatique est mise en œuvre pour nous discréditer. Elle est savamment menée par les paravents des collaborateurs du Président de la République à leurs propres noms et de ceux des supposées victimes de la guerre qu’ils sont censés gérer. Toutes les décisions de la Présidence au profit des victimes de la guerre sont contre nous désormais pour la simple raison que ceux qui les initient sont nos véritables adversaires. Comme ce qu’est la France à l’ONU.

Face, à cette injustice, nous étions en justice qui nous déboute après une intervention de l’une de ces personnalités. Une parodie de justice !! Comme ce qui est vécu actuellement. Les victimes de la guerre quant à elles, sont suscitées çà et là pour manifester contre nous.

Tout nous est fermé. Le désespoir est à son comble !!

Je ne connaissais point le Christ. C’est dans ce désespoir sans cesse croissant que je reçus courant Janvier 2005 à mon domicile au Yopougon toit rouge une servante de Dieu appelée Boanerges. Celle-ci m’informe de ce que Dieu m’a élevé. En contrepartie, je devais invoquer son nom à toutes les occasions de mes prises de paroles publiques.

Mes collaborateurs seront surpris de la référence faite à Dieu avant toutes les réunions et les cérémonies publiques. Malgré mes efforts en Christ désormais, tout allait de mal en pis.

Un an après, Dieu annonce lors d’une prière de la bouche de sa servante, qu’il brisait les ailes de mes adversaires, me réhabilitait et m’élevait. Dans ce désert où nous étions, il a mis un chemin et dans cette solitude, mis un fleuve souvent par des deuils qui ont touché toute la nation.

C’est seulement en mi-novembre 2010 lors du village électoral que je verrai le Président Laurent Gbagbo pour la deuxième fois après que Dieu ait levé sans l’aide d’aucune main tous les obstacles.

Je serai informé divinement de ma nomination le 01 décembre 2010. Le lendemain, 02 Décembre 2010, je me rends à ‘’Benson chooses’’ avec mes collaborateurs Y.L. Aymet et Kra Claude au plateau pour m’habiller en Ministre de la République. C’est seulement le 06 Décembre que le Président Laurent Gbagbo exécutera la décision divine annoncée en janvier 2005 et confirmée le 01 Décembre 2010 sans que j’eusse besoin de lécher les bottes de qui que ce soit. Cette nomination est pour une mission bien précise. Le temps d’en parler viendra.

 

Donc, Mr Gbane, c’est ce Dieu grand, glorieux qui me convainc que la nuit qui est sur la Cote d’Ivoire depuis le 11 Avril 2011 passera. Il fera bientôt jour. Le mal sera rendu au mal et le bien au bien. Autant la joie de l’enfantement résulte en sa douleur, glorifions Dieu pour cette épreuve de l’élévation de notre nation. Portons en dignement la croix.

Aussi, voudrais-je que l’ivoirien retienne que de la prophétie à sa réalisation l’attitude et l’aptitude du peuple à marcher vers elle,  sont déterminantes,sans murmures, avec assurance et détermination, en avant pour la restauration de la mère patrie.

 

Revenons au Président Mamadou, Il soutient que vous LMP avez perdu les élections?

Pour couper court à cette polémique stérile qui n’arrange personne et n’honore pas notre pays, le Président Gbagbo a demandé un recomptage des voix. Chose qui n’est pas étrangère aux grandes démocraties. En lieu et place de cela, La France et les USA ont choisi de tuer les ivoiriens par une guerre stupide pour installer leur sbire d’Alassane Ouattara. Alassane Ouattara sait aujourd’hui qu’il ne peut rien faire parce qu’il n’a aucune légitimé au point d’être mieux hors de la Cote d’Ivoire qu’en Côte d’Ivoire. Au lieu de fuir quotidiennement les bruits des coups d’Etat, nous voulons inviter Monsieur Ouattara et tous ses soutiens anciens comme les plus récents dont le Professeur Mamadou Koulibaly à l’épreuve de vérité. Cette épreuve, condition sine qua non de la stabilité, de la réconciliation et de la paix qu’est le recomptage des voix.

On verra alors qui a perdu vraiment les élections et le gagnant pourra gérer les ivoiriens sans écueil.

 

Pourquoi avoir abandonné les Ivoiriens alors que vous auriez dû rester auprès d'eux?

Nous n’avons pas abandonné les ivoiriens et nous ne le ferons jamais. Nous sommes des disciples du Président Laurent Gbagbo. Je voudrais profiter pour le féliciter une fois de plus pour la leçon d’amour, de dignité donnée aux ivoiriens et par extension à toute l’Afrique dont les dirigeants se comportent malheureusement comme des marionnettes de l’Occident au détriment de leur peuple. Le Président Laurent Gbagbo a défié la mort pour l’autonomie et la dignité de son pays, ils sont très rares les présidents qui le feront de nos jours. J’espère que le peuple ivoirien saura reconnaitre à ce digne fils ce dévouement pour sa cause.

Pour revenir à ta question, je dirai simplement que nous avons été contraints de battre en retraite face l’animosité du pouvoir Ouattara en vue de mieux s’organiser pour y faire face.

 

Comment vous vous organisez?

Au pays les camarades réactivent les différentes structures LMP et FPI pendant que nous en exil, au sein d’une Coordination pilotée par le Ministre Assoua Adou, nous essayons de redonner vie à l’ardeur militante des uns et des autres.

 

Est-ce que vous êtes en contact avec les autres responsables de la Lmp ?

Oui.

 

Que préparez-vous ?

Le retour aux affaires de façon démocratique.

 

Pensez-vous qu'étant dehors votre combat peut porter?

En symbiose avec les camarades aux pays, nous jetons les bases. Mais l’exil ne sera pas long, nous serons très bientôt au pays pour reprendre notre place dans l’arène politique. Soyez en rassuré, Monsieur Gbané.

 

Le pouvoir actuel vous accuse de préparer un coup d''Etat à partir de votre exil?

Un proverbe africain dit que celui qui a l’habitude de couper les têtes n’aime pas qu’on s’arrête derrière lui. Rire… Monsieur Ouattara, le seigneur des Coups d’Etat lit en tout le monde le désir de le renverser.

On ne s’y essayera même pas. Ouattara est un instrument à la Gloire de Dieu. Il est mis là avec toutes les implications possibles afin d’être brisée par Dieu lui-même pour l’éveil spirituel en Côte d’Ivoire et en Afrique.

 

Le régime de Ouattara soutient avoir les preuves de la préparation de ce coup de force?

Je ne suis pas informé.

 

Et cette histoire de "match retour"?

Lui, aura bel et bien lieu. Mais nous attendons Monsieur Ouattara sur le terrain politique et non de la criminalité comme il l’a fait depuis 1999.

 

A quand votre retour au pays?

Dieu décidera.

 

Etes-vous prêt à aller à la réconciliation?

Oui. Mais pas n’importe quelle réconciliation. Pas une réconciliation qui nous écrase, qui nous humilie. Pas non plus celle qui damne Gbagbo Laurent mais une réconciliation qui sera sincère et durable. Certainement après Ouattara qui lui est en pleine vendetta.

 

Quelles sont les conditions pour votre retour ?

Il n’y en a pas. Si, Dieu le décide à l’instant, je rentre.

 

Votre mot de la fin.

Je voudrais demander aux ivoiriens ne point désespérer de leur pays. Aujourd’hui, il fait nuit. Mais très très bientôt il fera jour et chacun aura à faire le bilan de son action dans la restauration de la dignité de notre mère patrie bafouée par la France, le Burkina ainsi que leurs sbires ivoiriens. Que diras-tu ?

Nul autre que nous ne portera la croix de la libération de notre nation. S’il a plu à Dieu que nous soyons encore en vie là où des milliers des nôtres ont été lâchement assassinés, c’est qu’il veut assurément faire de nous des instruments de son action en faveur de notre pays. Prends ta place dans le train de l’histoire en gardant la foi en Dieu et les yeux rivés sur lui. Quand il dit, il ne se dédit point. Avec lui, nous ferons des exploits. La victoire est à notre portée, il suffit d’y croire.

Que l’Eternel bénisse chacun de nous.

 

abidjandirect

01:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Dernière heure: L'Algérie dans le collimateur de l' OTAN

Nul doute que nous sommes au début d'une campagne ou les partisans de la démocratie par les bombes vont s'en prendre à la souveraineté d'une autre nation Africaine. Une de plus, une de trop.

 

26/07/2011

 

Sévérine Toche

 

Voici les faits, tels que rapportés par la lettre MED

 

Les États-Unis ont ouvert une enquête au sujet d'un navire battant pavillon libyen, qui aurait mouillé le 19 juillet courant au port algérien de Djendjen, d'où sa cargaison d'armes fut acheminée vers la Libye. Les armes ont été convoyées par des relais de l'armée algérienne à travers le sud-est du Sahara algérien, jusqu’en Libye, où elles ont été remises à des hommes du colonel Kadhafi.

 

Un responsable du Département d'État américain, qui a dévoilé les dessous de cette opération qu’il a vigoureusement condamnée, a accusé l'Algérie d'avoir violé les dispositions de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité. "Nous sommes au courant de rapports indiquant qu'un navire transportant des armes destinées au régime de Kadhafi a été autorisé récemment à mouiller (dans un port) en Algérie, et que ces armes sont actuellement en train d'être acheminées par voie terrestre vers la Libye voisine", a précisé le responsable du Département d'État.

 

Les États-Unis sont en train de vérifier ces informations, et qui, " si elles s'avèrent justes, constitueraient une violation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies", a encore affirmé le responsable américain.

 

Voici l'avertissement lancé par Louisa Hanoune au nom du Parti des travailleurs d'Algérie.

 

« l’Algérie est dans le collimateur des pays occidentaux qui mènent cette offensive contre le régime d’El Gueddafi. La souveraineté des pays du Maghreb est menacée », a-t-elle averti lors de l’ouverture des travaux de son bureau politique à Alger ayant porté sur l’actualité de la scène politique nationale, régionale et internationale.

 

Pour la pasionaria du PT, cette opération militaire est le prélude à l’exécution du scénario américain de la guerre au Sahel. « Cette agression sent l’odeur du plan Pan-Sahel, de l’Africom, et du projet du Grand Moyen-Orient », a-t-elle dénoncé. Selon Mme Hanoune, ces projets visent la dislocation des pays de ces régions en vue d’accaparer leurs richesses. Elle a lancé, en ce sens, un véritable SOS contre la reconduction du scénario du Soudan. « Le Soudan était le plus grand pays de l’Afrique. Sa souveraineté a été réduite en miettes après la scission du Sud », a-t-elle rappelé. Et l’Algérie dans tous ces scénarii ? La lecture de Mme Hanoune est sans équivoque : l’Algérie est sur les tablettes des grandes puissances.

 

« Aujourd’hui, le secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, a déclaré qu’il a pu extraire l’Algérie de la liste des pays arabes non démocrates, lors des travaux du Bureau international du travail en Suisse », a-t-elle souligné. Elle a également salué la position de l’Algérie concernant l’offensive militaire menée par la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et d’autres pays contre la Libye.

 

Nul doute que nous sommes au début d'une campagne ou les partisans de la démocratie par les bombes vont s'en prendre à la souveraineté d'une autre nation Africaine.

 

Une de plus, une de trop.

 

cameroonvoice.com

01:19 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Révélation : en pleine période de famine,

l'Éthiopie cède des terres agricoles à des compagnies étrangères

 

25/07/2011

 

Alterinfo

Des dizaines de milliers d'autochtones dépendent de la rivière pour leur survie.  © E. Lafforgue/Survival

Une enquête de Survival International a apporté des preuves alarmantes selon lesquelles les tribus indigènes sont spoliées de leurs terres agricoles les plus productives pour être allouées à des compagnies étrangères qui y pratiqueront une agriculture intensive d'exportation alors que des milliers de personnes souffrent de la famine en cette grave période de sécheresse qui affecte le sud de l'Éthiopie.

 

Des grandes étendues de terres fertiles de la vallée de l'Omo(Huit peuples indigènes vivent dans la vallée de l'Omo), au sud-ouest de l'Éthiopie, ont été cédées à des compagnies malaisiennes, italiennes et coréennes, ou sont directement gérées par l'État, pour y pratiquer une agriculture d'exportation, alors que les 90 000 autochtones qui vivent dans la région dépendent étroitement de leur terre pour leur survie.

Le gouvernement projette d’étendre à 245 000 hectares la superficie des terres qu’il destine principalement à la culture de la canne à sucre.

Des millions de personnes endurent la famine en cette période de sécheresse, la plus rude que connaît cette région depuis ces soixante dernières années. Les tribus de la vallée de l'Omo sont pour le moment relativement à l'abri. Mais le gouvernement les considère comme des "arriérés" et est déterminé à les "moderniser". Il veut que, de fermiers auto-suffisants, éleveurs et chasseurs, ils se convertissent en ouvriers agricoles dans les plantations. Cependant ils pourraient tout simplement être expulsés de leurs terres.

 

Une partie du projet gouvernemental implique la construction d’une série de barrages le long de la rivière Omo, dont celui de Gibe III qui deviendra le plus grand barrage du continent africain. La construction de centaines de kilomètres de canaux d’irrigation suivra celle du barrage, détournant les eaux indispensables à la survie des tribus qui ne pourront plus compter sur les crues annuelles pour cultiver.

 

Les populations locales, qui n'ont jamais été consultées, ont été réduites au silence avec l'interdiction de s'adresser aux étrangers ou aux journalistes. Un visiteur qui s’est récemment rendu dans la région à révélé à Survival que le gouvernement et ses forces policières répriment, emprisonnent, torturent les autochtones et violent leurs femmes pour déjouer toute opposition à la spoliation de leurs terres. Un membre d’une tribu lui a déclaré : «Notre peuple vit désormais dans la peur – il craint le gouvernement. S'il vous plaît, venez au secours des peuples pastoraux du sud de l'Ethiopie, ils vivent sous une terrible menace».

 

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : «Les tribus de la vallée de l’Omo ne sont pas "arriérées" et n'ont pas besoin d’être "modernisées" – elles sont tout autant dans le XXIe siècle que les multinationales qui cherchent à s'approprier leur terre. Le tragique de cette affaire est qu’en les forçant à devenir des ouvriers agricoles, leur qualité de vie sera réduite à néant et ils seront condamnés à la famine et à l'exclusion, comme bon nombre de leurs concitoyens».

 

cameroonvoice.com

01:11 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Libye : Il a tout donné à ce continent ...

Quelques autres détails sur les raisons de l'acharnement des Occidentaux contre Kadhafi

_________________________________

Kadhafi ne tombera pas sans l'Afrique ! Bref aperçu des œuvres du guide libyen.

 

clip_image002J’ai récemment collaboré avec la chaîne qatari AlJazeera, à leur demande. Dans une étude intitulée « l’Afrique subsaharienne et la Libye : enjeux et perspectives », ils voulaient en savoir un peu plus sur les fonds d’investissement libyens éparpillés à travers l’Afrique subsaharienne. Je vous offre, ce matin, un extrait qu’ils ont publié, en arabe, sur le site de leur centre d’études. L’image en dessous illustre cette publication.

 

L’Afrique subsaharienne et la Libye : enjeux et perspectives

 

La Libye est probablement le pays africain qui a le plus fait pour l’Afrique. Non seulement sur le plan politique en supportant à hauteur de plus de 50% le budget de fonctionnement de l’Union africaine (UA), mais aussi, sur le plan économique, financier et technologique. Ces dernières années, les performances macroéconomiques de l’économie africaine se sont significativement améliorées contrairement à ce que beaucoup croient. Dans cette courte étude, il s’agira de s’appuyer sur les investissements libyens en Afrique subsaharienne, de brosser un tableau du spectre qui gagne les dirigeants et les peuples du berceau de l’humanité pour finir sur l’avenir entre les futures relations de cette Afrique-là, et la future Libye, à l’aulne de l’opération de l’Otan, « Aube de l’Odyssée ».

 

Les fonds d’investissement libyens.

 

La Libye a les plus grandes réserves de pétrole en Afrique avec 42 milliards de barils de pétrole et plus de 1,3 billions de mètres cubes de gaz. Or, aujourd’hui, seulement 25% de son territoire sont explorés. Dans les années à venir, ce pays sera probablement le n°1 en Afrique subsaharienne. La multitude des fonds d’investissement libyens, éparses certes, s’appuient sur la Jamahiriya National Oil Corporation (NOC). Ils ont permis à l’économie africaine, malgré la crise mondiale, de progresser considérablement. De 2.6 % en 2009, on estime que le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) a presque doublé pour atteindre 5 % en 2010. Dans toute l’Afrique subsaharienne, Oil Libya a racheté le pétrolier anglo-néerlandais Shell. Au Soudan, en Éthiopie et à Djibouti, le groupe public libyen poursuit son expansion continentale dans l’aval pétrolier (raffinage et distribution). ExxonMobil a chuté de 67 % en Afrique. Et au cours de la même période, la présence de Chevron a régressé de 37 % et celle de Shell de 20 %. Oil Libya, dont le réseau de stations-service a explosé de 596 % en cinq ans sur le continent fait même de l’ombre à Total...

 

Alors que Total qui est le seul pétrolier à résister à la montée exponentielle d’Oil Libya avec ses 4000 stations-service, le libyen fait un bond estimé à 2200 stations-service et son appétit d’ogre continue. La Libye de Mouammar Kadhafi a aussi progressé dans le secteur hôtelier.

 

La Libya Arab Africa Investment Company (LAAICO) ou encore le fonds Libya Africa Portfolio (LAP), ont investi considérablement dans le secteur du tourisme. Depuis la City londonienne (mise en place du hedge fund), sorte de rampe de lancement appuyée par des traders chevronnés, les investissements de la LAAICO sont passés de 25 millions de dollars en 1991 à 1,5 milliard de dollars en 2008. C’est ainsi qu’on a vu la Libye s’accaparer de prestigieux hôtels à travers l’Afrique, notamment au Mali (hôtel Amitié) ou au Togo. Le cas le plus spécifique et qui interpelle fortement les observateurs avertis vient de Gambie où, on a vu le président de cette République, Yayah Jammeh, vite reconnaître le Conseil national de transition (CNT) libyen. En Gambie, les fonds libyens ont massivement investi dans l’hôtellerie, avec la construction du complexe Jerma Beach Hôtel, la reprise de l’Atlantic Hôtel et du Dream Park. C’est ainsi que ce chef d’État est soupçonné de vouloir faire main basse sur ces biens en cas de chute de Mouammar Kadhafi. Le gel des biens libyens dans ce pays ont déjà entraîné des pertes considérables d’emploi...Que ce soit en Guinée, au Sénégal, au Liberia, au Niger ou en Zambie etc. la LAAICO détient, probablement 100% des parts d’investissements du secteur touristique...

 

Comment l’Afrique voit-elle ce qui se passe en Libye ?

 

Les subsahariens voient tous d’un mauvais œil ce qui se passe en Libye. Non seulement pour leur sécurité future, mais aussi pour l’avenir de l’Afrique. C’est ainsi que dans les conversations, les peuples fustigent la guerre de « recolonisation » des Occidentaux sous commandement de l’Otan et critiquent leurs dirigeants qu’ils traitent de serviles avec leur silence assourdissant et leur indécision au sein de l’Union africaine (UA). Pire, ces dirigeants sont même considérés comme apathiques et bas... Face à « la guerre de prédation » en cours en Libye, disent-ils, c’est l’Afrique qu’on tue une énième fois.

 

Puisque sur le terrain on parle de l’existence de mercenaires aux côtés de Mouammar Kadhafi, les risques sont multiples. Ne va-t-on pas assister, d’une part, à la déstabilisation du Tchad frontalier ? D’autant plus que, en cas de nouveau conflit tchadien, le Cameroun voisin ne sera pas à l’abri. Que dire du Mali ou du Niger ? C’est chacun qui s’enfuira probablement avec sa kalachnikov. Par manque d’argent, ces derniers seront confrontés au trafic, à la rapine voire au terrorisme pour des revendications politiques. La circulation d’armes qui se pose déjà avec acuité sera encore plus problématique. Véritable danger pour la sécurité des États et de leurs populations. Les groupes terroristes de l’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique), présents dans toute la frange sahélienne, se sont renforcés auprès des rebelles libyens et se sont emparés d’importants stocks d’armes.

 

Les conséquences de la guerre ont déjà provoqué le retour en terre africaine de plus d’un million de migrants qui ont dû fuir la Libye dans des conditions dantesques, souvent dramatiques, sans compter ceux qui ont été tués par les rebelles libyens car soupçonnés d’être des mercenaires. Leurs apports en devises, qui soutenaient leur famille et indirectement l’économie de leur pays se sont évaporés comme neige au soleil. Ainsi, revenant sur le financement libyen du satellite RASCOM dont l’état pétrolier détient 61% des parts, et qui devait permettre à l’Afrique de ne plus dépenser des fortunes en matière de communication, surtout que l’Occident ponctionne depuis des lustres la coquette somme de 500 millions de dollars par an, voit l’Afrique remise en esclavage. Or, RASCOM devait assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devait devenir disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX...

 

Le changement probable des relations Afrique-Libye.

 

A l’aulne du conflit qui a lieu actuellement en Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, l’avenir des relations de ce pays africain avec l’Afrique subsaharienne s’inscrira probablement en pointillé. Les risques de pertes d’emploi et la nationalisation par les États où se situent ces fonds libyens risquent d’intervenir rapidement et se poseront indubitablement avec acuité. Entre le Conseil national de transition (CNT) qui réclamera ces fonds et les Gouvernements africains, il y aura un réel problème...En prévision donc, d’un côté, les rebelles libyens, et de l’autre, les États africains où la Libye a massivement investi. Ces investissements s’élèvent à plus de 60 milliards de dollars à travers toute l’Afrique subsaharienne. Le casse tête indescriptible qui se prépare sera un vaste chantier de ruines à restaurer.

 

Comment procéderont les rebelles libyens s’ils remportent la guerre ? Seul Dieu le sait. Avec 23 unités hôtelières dont est propriétaire la Libya Arab Africa Investment Company (LAAICO), qui se répartissent sur 15 pays, à savoir la Tunisie, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda, le Gabon, le Congo, le Burkina Faso, le Tchad, la Centrafrique, le Ghana, la Gambie, la Guinée, le Mali et le Togo, il y a de quoi se perdre dans cet abîme, cette mare abyssale...

 

Au total, en Afrique, continent qui compte aujourd’hui 50 pays en incluant Madagascar, et 55 en incluant tous les archipels avec le tout nouveau Sud-Soudan, une trentaine d’entre eux ont bénéficié d’investissements libyens. On peut donc logiquement ajouter dans ce labyrinthe, la Mauritanie, Madagascar, ou Sao Tomé et Principe, sans compter le Cameroun où la Libye voulait implanter le siège du Fonds Monétaire Africain qu’elle voulait mettre sur pied dès 2011. Les rebelles vont-ils poursuivre, aussi, la mise en œuvre de la Banque Centrale Africaine et celle de la Banque Africaine Des Investissements, des vœux de Mouammar Kadhafi qui avait eu l’aval de ses pairs africains ? Là se situe le nœud du problème...

 

source : Agoravox

 

abidjandirect.net

01:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Libye : Michel Collon interpelle le gouvernement belge

26/07/201

 

Djerba, Tunisie - Après un séjour de deux semaines en Libye, Michel Collon interpelle M. Leterme, Premier ministre belge, qui a suivi l'OTAN dans l'attaque sur la Libye.



Libye : Michel Collon interpelle le gouvernement... par babaluccio

 

Voir Aussi: Guerre en Libye : les questions qui fâchent



Guerre en Libye : les questions qui fâchent par UPR-DJAMELITO

 

cameroonvoice.com

00:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le massacre de Sorman (Libye) par l'OTAN

1er juillet 2011

 

Par Thierry Meyssan

 

Pour une fois, Thierry Meyssan ne nous livre pas une analyse froide des évolutions géopolitiques. Il relate les faits dont il est témoin : l’histoire de son ami l’ingénieur Khaled K. Al-Hamedi. Une histoire faite d’horreur et de sang où l’OTAN incarne le retour de la barbarie.

 

C’était une fête de famille à la libyenne. Tous étaient venus célébrer le troisième anniversaire du petit Al-Khweldy. Les grands parents, les frères et sœurs, les cousins et cousines se pressaient dans la propriété familiale de Sorman, à 70 kilomètres à l’ouest de la capitale : un vaste parc dans lequel ont été construites les petites villas des uns et des autres, de sobres maisons de plain-pied.

 

Aucun luxe tapageur, mais la simplicité des gens du désert. Une ambiance paisible et unie. Le grand-père, le maréchal Al-Khweldy Al-Hamedi, y élevait des oiseaux —C’est un héros de la Révolution qui a participé au renversement de la monarchie et à la libération du pays de l’exploitation coloniale. Tous sont fiers de lui—. Le fils, Khaled Al-Hamedi, président de l’IOPCR, une des plus importantes associations humanitaires arabes, y élevait des biches. Une trentaine d’enfants couraient en tous sens au milieu des animaux.

 

On préparait aussi le mariage de son frère Mohammed, parti sur le front combattre les mercenaires étrangers encadrés par l’OTAN. La cérémonie devait avoir lieu ici aussi dans quelques jours. Sa fiancée était déjà radieuse.

 

Personne n’avait remarqué que, parmi les invités un espion s’était infiltré. Il faisait mine d’envoyer des twitters à ses amis. En réalité, il venait de déposer des balises et il les reliait par le réseau social au QG de l’OTAN.

 

Le lendemain, dans la nuit du 19 au 20 juin 2011, vers 2h30 du matin, Khaled rentre chez lui après avoir visité et secouru des compatriotes qui fuient les bombardements de l’Alliance. Il est assez proche de sa maison pour entendre le sifflement des missiles et leurs explosions.

 

L’OTAN en tire huit, de 900 kilos chacun. L’espion avait placé les balises dans les différentes villas. Dans les chambres à coucher des enfants. Les missiles sont tombés à quelques secondes d’intervalles. Les grands parents ont eu le temps de sortir de leur maison avant qu’elle ne soit détruite. Il était déjà trop tard pour sauver enfants et petits-enfants. Lorsque le dernier missile a frappé leur villa, le maréchal a eu le réflexe de protéger son épouse de son corps. Ils venaient de franchir la porte et ont été projetés par le souffle de l’explosion une quinzaine de mètres plus loin. Ils ont survécu.

 

La demeure familiale des Al-Hamedi bombardée par l’OTAN.

© Franklin Lamb / Réseau Voltaire

JPEG - 28.6 koQuand Khaled arrive, ce n’est que désolation. Sa femme, qu’il avait tant aimée, et l’enfant qu’elle portait ont disparus. Ses enfants pour lesquels il aurait tout donné, ont été broyés par les explosions et l’effondrement des plafonds.

 

Les villas ne sont que ruines. Douze corps déchiquetés gisent sous les décombres. Des biches touchées par les éclats agonisent dans leur enclos.

 

Les voisins qui ont accouru cherchent en silence des preuves de vie dans les gravois. Mais il n’y a aucun espoir. Les enfants n’avaient aucune chance d’échapper aux missiles. On extrait le cadavre décapité d’un bébé. Le grand-père récite des versets du Coran. Sa voix est ferme. Il ne pleure pas, la douleur est trop forte.

 

À Bruxelles, les porte-parole de l’OTAN ont déclaré avoir bombardé le siège d’une milice pro-Kadhafi afin de protéger la population civile du tyran qui la réprime.

 

Nul ne sait comment la chose avait été planifiée par le Comité des cibles, ni comment l’état-major a suivi le déroulement de l’opération. L’Alliance atlantique, ses généraux tirés à quatre épingles et ses diplomates bien pensants, ont décidé d’assassiner les enfants des familles des leaders libyens pour casser leur résistance psychologique.

 

Khaled Al-Hamedi sur les tombes de ses enfants et de son épouse.

© Franklin Lamb / Réseau Voltaire

JPEG - 26 koDepuis le XIIIe siècle, les théologiens et les juristes européens prohibent l’assassinat des familles. C’est un des fondements même de la civilisation chrétienne. Il n’y a guère que la mafia pour passer outre ce tabou absolu. La mafia, et maintenant l’OTAN.

 

Le 1er juillet, alors qu’1,7 million de personnes manifestaient à Tripoli pour défendre leur pays contre l’agression étrangère, Khaled est allé sur le front apporter du secours aux réfugiés et aux blessés. Des snipers l’y attendaient. Ils ont tenté de l’abattre. Il a été gravement touché, mais selon les médecins ses jours ne sont pas en danger.

 

L’OTAN na pas fini sa sale besogne.

 

Source : Réseau Voltaire

 

internationalnews.fr

00:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |