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30/06/2011

Un informateur s’exprime dans un forum

Les 200 Licornus promis par Sarkozy deviennent 2000...pour la bonne cause !

 

30/06/2011

 

Il n’y a pas longtemps je vous faisais part d’une épineuse question qui faisait perdre le sommeil aux chancelleries occidentales qui ont participé à la campagne de la capture du Président le 11 avril 2011. C’était la question sécuritaire. Il y a eu une rencontre des différents chefs d’unités des armées françaises et onusiennes avec la présence de plusieurs diplomates à l’ambassade américaine à Abidjan la semaine dernière.

 

Notre interlocuteur, qui travaille à l’Ambassade de France, nous a dit qu’ils auraient pris des décisions très importantes après une entrevue avec le patron de l’Élysée par vidéo-conférence. C’est d’ailleurs ce qui justifie la présence du ministre de la défense à Abidjan ces dernières heures.

 

Il y aura un envoi de 2000 militaires français dans les jours à venir à Abidjan .Leur mission? Débarrasser Abidjan et le reste de la cote d’ivoire des éléments FRCI qui refusent les injonctions des autorités ivoiriennes de se conformer aux règles de la nouvelle armée. Ces derniers seront purement et simplement exécutés parce que récalcitrants.

 

Les jours à venir peuvent s’annoncer tumultueux et la Côte d’Ivoire va rentrer dans une nouvelle spirale de violences entre force ONUSIENNES + la LICORNE et les FRCI.

 

On comprend maintenant pourquoi le brave-tché continue de dormir à Dakar ou Paris lorsqu’il n’y a pas d’audience. Or donc il a peur de quelque chose alors!!!! Courage à tous, c’est dur c’est vrais, mais ça ne va plus durer.

 

directscoop.net

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La félonie du désespoir

15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice: Que fait un caméraman sur la liste ?

 

lundi 27 juin 2011

 

Abidjan Business

 

Me Ahoussou Jeannot, ministre de la Justice.ahoussou_jeannot-1_2.jpg

clip_image002Le 27 juin 2011 par IVOIREBUSINESS – Un caméraman de la RTI figure parmi les 15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice Ahoussou Kouadio Jeannot. Il s’agit de Germain Guézé, ex-cameraman à la RTI détaché à la Présidence.

 

Ce dernier est également accusé de crimes de sang et détournement de fonds publics. Quand les Ong telles que Amnesty international, la Croix rouge et Human rights watch parlent d’une justice partiale des vainqueurs par le camp Ouattara, l’inculpation de ce pauvre cameraman en est la preuve flagrante. Car qu’est ce qu’un cameraman, dont le rôle est juste de filmer ce qu’on lui dit de filmer, a-t-il à faire dans une affaire des crimes de sang et de détournements publics ? Quel crime de sang peut commettre un simple caméraman ? Quel argent du contribuable ivoirien peut détourner un simple caméraman. S’il a été arrêté parce qu’il soutenait le Président Gbagbo, qu’on nous le dise !

 

Qu’est qu’une jeune fille comme Chantal Leba, simple fesciste soutien de Gbagbo, qui n’est nommée à aucun poste par Gbagbo, et qui n’est ni une élue, fait-elle sur cette liste des 15 pro-Gbagbo inculpés crimes de sang et de détournements publics ?

 

Ces inculpations anarchiques de pro-Gbagbo par le camp Ouattara montrent à quel point la peur et la fébrilité s’est emparée du nouveau pouvoir dont l’amateurisme n’est plus à démontrer.

 

C’est la panique en cascade devant les révélations quasi-journalières par les ONG, y compris par l’Onuci pourtant leur fidèle allié, des atrocités et crimes de sang perpétrés par les Frci de Ouattara.

 

Le camp Ouattara veut cacher la forêt avec l’arbre en inculpant l'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Marie Aké N’Gbo, et plusieurs de ses anciens ministres, comme Alcide Djédjé, Désiré Dallo, Christine Adjobi, Danielle Boni Claverie, mais aussi l’ancien gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury Tabley. Et en retenant 18 chefs d'accusation, dont crimes de sang et détournements de fonds publics contre ces 15 personnalités du régime Gbagbo.

 

La nouvelle leur inculpation est tombée vendredi 24 juin par la voix du ministre de la Justice, Me Ahoussou Kouadio Jeannot.

 

Patrice Lecomte

 

La liste des 15 personnes inculpées :

1- Gilbert-Marie Aké N'Gbo, ex-Premier ministre.

2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères.

3- Désiré Dallo, ex-ministre de l'Économie et des Finances.

4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information.

5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida.

6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant.

7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d'État chargé de l'Assurance mutuelle universelle (AMU).

8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.

9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).

10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l'ex-Première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.

11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L'Œil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.

12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de "La Refondation", société éditrice du journal du FPI Notre Voie.

13- Germain Guézé, ex-cameran à la RTI détaché à la Présidence.

14- Chantal Leba, ex-membre de la FESCI, présidente d'un mouvement patriotique.

15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l'Équipement et des Assainissements.

 

Patrice Lecomte

 

ivoirebusiness.net

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Inavouables revers, inexpiables ignominies, impardonnable silence

02:45 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Reconversion d'ambulance dans la nouvelle république

L’AMBULANCE DE BONON EMPORTEE PAR LE CHEF DES FRCI DE VAVOUA

 

Mercredi 29 juin 2011

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTaa_nUGwe9F4XMujsdwA9ZBbQatpu0iUOArGj6zGFyhu4gCxJYTQL’hôpital de Bonon n’a plus d’ambulance. Ce véhicule d’intérêt communautaire et social  n’est pas en panne, mais est devenue la propriété privé d’un FRCI de Vavoua. Ce chef de guerre répondant au nom de Rougeau a accaparé la seule ambulance de l’hôpital de Bonon comme butin de guerre pour les « loyaux » services rendus à son mentor Alassane Ouattara.

 

Les populations qui étaient les premiers grands  bénéficiaires de cette ambulance devront se résoudre à transporter leurs malades à dos ou à brouettes. Leur patrimoine fait désormais partie du parc auto de Rougeau. Des personnes résidant à Vavoua et qui trouvent scandaleux  le fait qu’une ambulance devienne la voiture personnelle d’un chef de guerre, nous  ont joint au téléphone  pour signaler que  véhicule est visible dans la cour  du chef des FRCI de leur  ville.

 

Ces sources mentionnent que comme l’ambulance, la cour ou loge Rougeau est aussi la propriété d’autrui qu’il occupe illégalement. Voici la Côte d’ivoire promise au camp Ouattara.

 

cotedivoire-lavraie.over-blog.fr

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Comme la réconciliation, les investisseurs accourent au galop !

“Pourquoi les investisseurs potentiels ne se bousculeront pas aux portes de la CI?”

 

Analyse du risque politique en Côte d'Ivoire

 

28 juin 2011

 

Alassane Dramane Ouattara le jour de son investiture à Yamoussoukro.

clip_image002Cela fait près de six semaines que le "boucher de Sindou" est aux commandes de la Côte d'Ivoire avec la bénédiction de ses parrains néocoloniaux. Cette caution morale et politique aura désormais droit de cité dans les annales des relations bilatérales (France-Côte d'Ivoire) sous le sceau de la nouvelle version de la françafrique!

 

"Machiavel" sous les tropiques semble être passé par là... Mais aujourd’hui, "Ado" est rattrapé par des faits majeurs: le 18 Avril 1990, il est nommé par le vieux "Houphouët" Premier ministre de la Côte d'Ivoire sous la pression de la communauté internationale notamment du Fmi et du G7(à cette époque)..Versant dans la surenchère politique, il donne 100 jours au vieux "Houphouët" pour juguler la crise ivoirienne. Trois mois plus tard, c'est l'entière désillusion du vieux chef...Désabusé, "Houphouët' réunira en session extraordinaire le bureau politique du Pdci pour trouver une alternative à "ADO", devenu subitement un vendeur d'illusions!

 

21 ans plus tard, comme si l'histoire se répétait, c'est le même "Alassane Dramane Ouattara" que le vieux avait implicitement récusé qui prend le pouvoir avec la bénédiction et l'alliance politique de son parti(le Pdci)!

 

Cette fois-ci, ce n'est plus "Houphouët" qui le désavoue, mais les actes posés par "Ado" lui-même, aidé en cela par les "frères Cissé"! Pour preuve et selon des faits majeurs, depuis deux mois, la courbe de l'insécurité doublée du non respect des droits humains ne cesse de grimper à une vitesse vertigineuse en Côte d'Ivoire, mais "Ado" n'en a cure! Cela s'inscrit dans sa stratégie politique essentiellement fondée sur des principes vindicatifs et revanchards. Mais là où le bât blesse, c'est que de nombreux investisseurs potentiels se feront encore longtemps attendre sur les bords de la lagune Ébrié, car les critères objectifs incarnant un cadre idéal d'investissements accrus ne sont pas réunis dans la Côte d'Ivoire des "frères Cissé", fort de l'environnement économique et politique, de l'insécurité accrue due aux exactions "des frères Cissé" qui se poursuivent sur l'étendue du territoire ivoirien, au vu et au su de l'opération des nations unies en Côte d'ivoire (Onuci) et d'une certaine communauté internationale entraînée dans un jeu de complicité passive !

 

Ainsi, les spécialistes en économie politique contemporaine accorderont davantage leurs violons sur la notion sacrée de "Risque politique" en Côte d'ivoire pour opposer pendant longtemps encore leur niet à des investissements déterminants pour la reprise économique en Côte d'ivoire."ADO" qui a joué pendant des mois sur la fibre de l'asphyxie économique dans le but d'étouffer le gouvernement "Aké N'gbo" semble être rattrapé à son tour par l'effet boomerang des actes posés! Les mêmes causes entraînant forcément les mêmes effets...Plus que jamais, "ADO" continuera d'incarner l'équation d'un homme d'état digne de ce nom en Côte d'ivoire! Pendant combien de temps encore? La question demeure toujours sans réponse...

Yves T Bouazo

 

Abidjan Business

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Où l'on reparle de la santé de Ouattara

Un bruit court à Abidjan : Le préfet Ouattara serait malade !

 

29 Juin 2011

 

Dans le mensonge, il y a toujours une part de vérité. Il y a comme une main de Dieu qui peut délivrer la Côte d’Ivoire définitivement d’un économiste avec un goût effréné du pouvoir. Le préfet est malade, Abidjan est en état d’alerte maximal. Moins âgé que Paul Biya du Cameroun, Alassane serait encore plus faible que ce dernier qui ne tiendrait que sur un fil, donc des médecins.

 

Et la maladie dont souffre Alassane Ouattara peut se remarquer dans sa démarche, par son ventre qui prend des allures de celui d’une femme enceinte… Des médecins que le Lynx a approchés disent que l’homme doit être souffrant de diabète. Ils s’expliquent que, les nouvelles découvertes sur les produits qui peuvent alléger les souffrances des diabétiques, ont un effet aussi immédiat sur leur physiologie. L’insuline que tout malade de diabète doit s’injecter journalièrement et plusieurs fois agit indubitablement sur le ventre. Mais il est difficile en tant que journaliste d’approcher celui qui est gardé par la communauté internationale, la France et les  seigneurs de guerre Dozos afin de savoir de quoi souffre l’homme qui a marqué la Côte d’ivoire ces dix années par les bruits de bottes et de canons.

Mais une chose est claire, quand on a délibérément galvanisé et conseillé les uns et les autres à trancher des têtes pour avoir un pouvoir de cinq ans, les nuits ne peuvent qu’être émaillées des fantômes de pauvres citoyens ivoiriens. Le corps et l’esprit en prennent un coup, et la longévité ne tient plus que par un sursis.

 

Dans cette quête de la vérité, c’est le quotidien pro-Soro, Nord-Sud qui évoque le premier le schéma catastrophe pour la Côte d’Ivoire donc des Houphéitistes. Bien fort de l’adage qui dit que la pomme ne tombe pas loin du pommier, on peut dire que les journalistes de Nord-Sud ont plus les éléments informateurs dans l’antichambre de Ouattara que n’importe quel journal au monde. Une incapacité de diriger pour cinq ans d’Alassane Ouattara parce que malade écrit le confrère serait la fin de la fin, mieux une situation qu’on décrit de cauchemardesque. Il y a de quoi aller fouiner. Pour le reste, du côté de la lagune Ebrié, on sait que l’éléphant est bien arrivé, a prêté serment devant un parterre de présidents africains mais avec un pied cassé.

 

La rumeur que prend donc la santé du président de la Communauté internationale, au-delà de ce qu’on dit est loin d’être une clameur, mais bien une vérité. Quand on scrute bien le président des Ivoiriens, on a l’impression qu’au niveau d’un œil, il y a comme quelqu’un qui connait des crises d’hypertension. La bave qui dégouline de sa bouche toute fois qu’il accorde une interview n’est pas rassurante !

 

Et plus surprenant, c’est le quotidien de Guillaume Soro qui lève le braquet et revoit l’arrivée imminente du Front Populaire Ivoirien (FPI) si Alassane devrait connaître le même sort que les milliers d’ivoiriens qu’il a fait tuer. On prend au sérieux l’annonce du quotidien Nord-Sud au niveau du PDCI de Henri Konan Bédié et Alassane semble l’avoir aussi compris. On le voit par sa façon de mépriser l’Assemblée Nationale où trône Mamadou Koulibaly l’ami premier de son ennemi juré, Laurent Gbagbo. On le voit par sa non volonté de briser la fureur de ses seigneurs de guerre par la Légion Etrangère et ses couacs qui font la pluie et le beau temps sur les belles rues abidjanaises. D’ailleurs le quotidien Nord-Sud ne va pas des quatre chemins et enfonce le clou : « En sa qualité de président de l’Assemblée nationale, deuxième personnage de l’Etat ivoirien, c’est Mamadou Koulibaly qui devrait succéder à Alassane Ouattara en cas de vacance du pouvoir de celui-ci»

 

Tout est dit ! Et le confrère de poursuivre: «En attendant le renouvellement du parlement, le président sortant, Mamadou Koulibaly jouit toujours du statut de dauphin constitutionnel. En cas de décès, de démission ou d’invalidité d’Alassane Ouattara, son remplaçant tout désigné, est Mamadou Koulibaly. (...) C’est l’article 40 de la loi fondamentale ivoirienne qui pose ce principe intangible. La réalité est donc là, implacable : le successeur constitutionnel d’Alassane Ouattara est bien le président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi). Et, en cas d’empêchement de Mamadou Koulibaly, c’est Marthe Amon Agoh, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle aussi, cadre du Fpi, qui devrait assurer l’intérim du président de la République. L’ancien régime qui est loin d’avoir plié totalement l’échine, pourrait donc revenir en force», écrit Nord-Sud. «Pourvu que le scénario catastrophe ne se produise pas d’ici là».

Situation ubuesque et inédite ? Beaucoup d’Africains seraient même entrain de s’accommoder à dire que la nature parle- Pour eux, Alassane devrait aussi subir le même sort qu’il a fait connaître aux 1200 ivoiriens injustement cloutés en un jour dans la ville de Duekoué, aux milliers d’ivoiriens qui ont tout perdu dans cette sale guerre, le prix d’une vie de labeur.

 

 Mais une chose est bien de dire qu’Alassane meurt, l’autre est qu’il survive et nous prouve comment l’économiste de la communauté internationale, l’économiste qui a fait ses preuves selon les « Blancs » et qui n’a jamais laissé des œuvres écrites pour la postérité aux enfants de l’Afrique pourra redresser un pays qui jongle avec une récession de -6,3%. Il est souhaitable qu’il vive et nous prouve comment il va redresser la Côte d’Ivoire ravagée par les bombardements français, le pillage de ses milices, et le caillassage des industries de transformation. Le quotidien Le réveil proche d’Alassane finira par lâcher «  FRCI, trop c’est trop ». Non ! Môsieur le président de la communauté internationale doit vivre et voir comment Dieu a un plan pour tout le monde.

 

Djima Matapari  Lynx.info

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“Ouattara pourrait être inculpé”

A propos des investigations de la CPI en Côte d'Ivoire

Maitre Simon Froma, président de la coalition française pour la Cour pénale internationale : “Ouattara pourrait être inculpé”


Maître Simon Froma, président de la coalition française pour la CPI, hier sur RFI : Ouattara pourrait éventuellement être inculpé pour crime contre l'humanité en Côte d'ivoire.

Le champ d'intervention de la Cour Pénale Internationale (CPI) en Côte d'Ivoire préoccupe les organisations de défenses des droits humains aussi bien au plan interne qu'à travers le monde. Radio France Internationale (RFI) a donné hier la parole à ce sujet aux avocats Simon Froma et Drissa Traoré, respectivement présidents de la coalition française pour la cour pénale internationale et du Mouvement Ivoirien des droits humains (MIDH). Les deux hommes engagés dans la défense des droits humains, sans s'être préalablement consultés, ont été unanimes pour  dire qu'il est nécessaire que le CPI étendre son champ d'investigation sur les crimes à partir de septembre 2002, date de l'éclatement de la guerre en Côte d'Ivoire. Il y va, ont-ils clamé, de la crédibilité de la CPI.


Pour maitre Drissa Traoré, le fait que le président Gbagbo avait déjà déposé plainte en 2003 auprès de la CPI pour les crimes contre l'humanité et qu'à sa suite le président Ouattara a aussi déposé plainte, signifie que tout le monde est d'accord pour que la lumière soit faite sur les crimes commis sur toute la période allant de 2002 à maintenant. Il en déduit que les conditions juridiques sont réunies pour que la CPI étende son action à tous les crimes commis à partir de 2002. Il a indiqué par ailleurs que la justice doit aller de pair avec la réconciliation. De la sorte, les victimes seront au moins soulagées de ce que leurs bourreaux ont été punis.
Quant à maitre Simon Froma, il estime que la CPI joue sa crédibilité en Côte d'Ivoire. Et pour cela elle a intérêt à ne pas limiter son champ d'investigation à la seule période postélectorale. Elle doit, selon lui, aller jusqu'en 2002 qui marque le début de la guerre. Et il pense  qu’ « éventuellement le président Ouattara pourrait être inculpé » aussi bien que le président Gbagbo.

Boga Sivori ((bogasivo@yahoo.fr)) reproduit dans  Notre Voie 

 

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Interview de Dosso Charles Rodel,

Secrétaire d'État Chargé des victimes de guerre du gouvernement Aké N'Gbo

 

30/06/2011

 

J’ai été choqué de la délinquance d’État de la France et de l’instrumentalisation de l’ONU

 

Dosso Charles Rodel : Secrétaire d'État Chargé des victimes de guerre

(gouvernement Aké N'Gbo)

Abidjandirect.net : Pouvez-vous vous présenter aux internautes?

 

Je suis Charles Rodel Dosso, Secrétaire d’État charge des Victimes de Guerre du Gouvernement Ake N’gbo.

 

Abidjandirect.net : Comment avez-vous vécu la guerre qui a précédé la chute du gouvernement Ake N’gbo ?

 

Je ne dirai pas la chute du gouvernement car elle ne fut qu’une conséquence de la capture du Président de la République LAURENT GBAGBO par l’armée française et donc de la chute du régime.

 

Quant à la guerre qui a précède cette capture qui est au fait une poursuite de celle que messieurs Ouattara et Soro mènent depuis 2002 avec l’appui du Burkina et de la France : c’était simplement choquant !!!

 

J’ai été choqué de la délinquance d’Etat de la France et de l’instrumentalisation de l’ONU au profit des intérêts à l’antipode de ceux du peuple ivoirien.

 

Ce choc a été d’autant plus grand quand je voyais des ivoiriens au nom de la quête du pouvoir se liguer avec l’extérieur pour mettre à mort le peuple ivoirien par des pluies de bombes.

 

J’ai été et demeure encore sidéré face à la contradiction que revêt le RHDP dans son entreprise à mettre la Côte d’Ivoire sous tutelle de la France quand on sait que la plus grande victoire politique d’Houphouët a été l’indépendance de notre pays. Même si celle-ci demeurait encore partielle.

 

Abidjandirect.net : Vous n’étiez pas à la résidence du chef d’État comme certains de vos collègues. Est-ce à dire que vous saviez déjà l’issue ?

 

Il a plu à Dieu que je ne sois pas à la résidence du PR en ce moment surtout que j’y étais la veille (10 avril). Ce, pour que je sois ou je suis, pour faire ce que je suis en train de faire. Notamment continuer d’arroser la graine de la liberté, d’amour et de dignité de l’ivoirien que Laurent Gbagbo a semé dans le cœur de chaque fils de ce pays. En d’autres termes, poursuivre la lutter pour la restauration de notre mère Patrie, continuer la bataille que Gbagbo a initié et entretenu au risque de sa vie. Nous devons obtenir pour notre pays, l’indépendance aussi bien politique qu’économique vis-à-vis de la puissance colonisatrice française dont Mr Ouattara Dramane Alassane constitue aujourd’hui la représentation en Côte d’Ivoire.

 

Pour répondre à votre question, je suis tenté de vous en poser une autre. De quelle issue parlez-vous ?

 

Parce que, s’il s’agit de la crise ivoirienne, elle est loin d’être à son terme car elle est plus profonde et ne pourrait se résumer au remplacement à sa tête, par la force des armes, dans le sang du Président élu Laurent Gbagbo par l’homme de la France.

 

Concernant la capture du Président, face à l’armée mondiale menée par la France, on ne pouvait s’attendre à mieux malgré la bravoure de nos soldats qu’il faut encore féliciter. Mais, aux côtés du Président, l’équipe gouvernemental a fait front jusqu’au bout, au nom de l’amour pour la Côte d’ivoire et des ivoiriens qui lui ont renouvelé leur confiance lors des dernières élections présidentielles.

 

Je voudrais profiter pour féliciter le Président de la république, Laurent Gbagbo qui a donné une leçon d’amour, de dignité aux ivoiriens et par extension à toute l’Afrique dont les dirigeants se comportent malheureusement comme des marionnettes de l’Occident au détriment de leur peuple. Le Président Laurent Gbagbo a défié la mort pour l’autonomie et la dignité de son pays, ils sont très rares les présidents qui le feront de nos jours. J’espère que le peuple ivoirien saura reconnaître à ce digne fils ce dévouement pour sa cause.

 

Abidjandirect.net : Après l’arrestation du président plusieurs dignitaires de son régime sont allés se refugier à l’hôtel Pergola. Pourquoi n’y êtes-vous pas allé ?

 

Je n’y suis pas allé pour être libre de mes mouvements et de mes opinons même si je suis obligé de vivre en clandestinité dans mon propre pays. Je pense que je n’ai pas eu tort au regard du traitement inhumain subi par ceux qui y sont.

 

Abidjandirect.net : Certains dignitaires ont été libérés de la pergola. Qu'elle appréciation faites-vous de cela ?


Une liberté acquise est toujours source de joie. J’ose croire que ces autorités doivent être heureuses de savourer leur liberté. Je partage pleinement et totalement cette joie. Toutefois, nos pensées restent tournées vers ceux qui continuent de croupir injustement dans les geôles de Mr Ouattara, aux mains de ses chiens de guerre sans aucune inculpation.

 

Je constate cependant, que cette libération ainsi que la mise en place dare-dare d’une commission pour étudier les grades dans l’armée interviennent en fin de la semaine du 13 au 19 juin après une publication fustigeant en début de cette semaine des incongruités du pouvoir Alassane Ouattara. Notamment son incapacité à réconcilier les militaires pour espérer réconcilier les ivoiriens avec lui.

 

Ceci est une satisfaction que de savoir que seule l’option de dignité, de vérité et de lutte vraie face au pouvoir sanguinaire de Mr Alassane Ouattara en ce moment crucial de l’histoire de notre pays reste la seule panacée pour la reconquête de la liberté des nôtres et de celle de la Cote d’Ivoire toute entière. Il ne peut pas avoir et il ne doit pas y avoir des compromis avec cette représentation de l’Etat Français en Côte d’Ivoire de sorte à ne pas compromettre le devenir de notre pays.

 

La liberté de Laurent Gbagbo, Affi N’guessan, Aboudramane, Simone et autres ainsi que la Cote d’Ivoire toute entière ne nous sera pas octroyé par la France, le Burkina Faso et Alassane Ouattara. Chaque ivoirien doit chercher en lui-même les ressources nécessaires à la reconquête de notre liberté commune. Ayons en mémoire ces milliers d’ivoiriens qui sont tombés depuis le début de cette guerre pour cet idéal. La peur doit commencer à disparaître.

 

Abidjandirect.net : Quels mots de soutien à l’endroit de vos amis assignés à résidence ?

 

Du courage, gardez la foi en un Dieu qui est juste. Que ce moment d’isolement soit un moment mis à profit pour se rapprocher davantage de Dieu qui n’a point abandonné la Côte d’Ivoire et ses fils dont eux. La liberté, c’est pour bientôt !!!!

 

Abidjandirect.net : Avec notre nom à consonance nordique, pourquoi n’avez-vous pas fait allégeance et solliciter une médiation de vos parents au lieu de vivre en clandestinité ?

 

Je ne suis pas du nord mais plutôt de l’ouest montagneux plus précisément de la sous-préfecture de Gbonné dans le département de Biankouma.

 

Ce ne sont pas des invitations à aller faire allégeance à Ouattara Alassane qui ont manqué. Mais, j’ai choisi la clandestinité pour marquer mon refus de laisser mon ventre apprivoiser mon esprit, ma dignité, mon idéal de justice et de liberté pour mon pays.

 

En clair, je ne suis pas sûr d’avoir quelque chose en commun avec Mr Alassane Ouattara pour être subitement son griot surtout que tout nous divise. J’ai foi en la démocratie, le pouvoir du peuple par le peuple et non la prospérité dans le sang d’autrui. Je crois en une Cote d’Ivoire qui doit utiliser ses richesses pour sa prospérité et celle de ses fils et non d’une Cote d’Ivoire dont les richesses serviront à la prospérité de l’Occident pendant que ses enfants ploient sous le poids de la misère.

 

Par ailleurs, ma conscience ne peut s’accommoder avec l’idée selon laquelle, après une décennie, que j’eusse consacré mes nuits et mes jours à dénoncer les assassinats perpétrés par la rébellion dont les maîtres sont Mr Ouattara Alassane et Soro Guillaume,je puisse me retrouver à leur adresser des louanges parce qu’ils ont réussi leur funeste mission. Ce, dans le sang encore de milliers d’autres innocentes victimes.

 

J’ai choisi d’être respectueux de la mémoire de tous ceux qui ont été tués dans cette folle course au pouvoir. Aussi, me tiendrai-je loin du festin de leur dépouille et celle de la mère patrie ivoire de sorte à ne point être au banc des accusés devant le tribunal de l’histoire et le tribunal divin.

 

Pour finir, je dirai que Dieu ne m’en a pas donné la conviction.

 

Abidjandirect.net : Vous avez fait une publication tout récemment dans laquelle vous dites que Ouattara ne peut pas conduire les ivoiriens à la réconciliation. Et vous prédisez un renversement de situation. Croyez-vous-y vraiment ?

 

J’ai dit que ce serait utopique de croire que Monsieur Ouattara pourrait amener la cote d’ivoire à la réconciliation. Je veux le réaffirmer sans hésitation et Monsieur Ouattara le sait.

 

Veut-il réconcilier les ivoiriens avec quelle légitimité. Pour bon nombre d’ivoiriens, le contentieux électoral court toujours. Les tueries perpétrées par l’armée Française et celles de la sous-région sous le couvert de l’ONU pour l’installer en lieu et place d’un recomptage de voix souhaité par le Président Laurent Gbagbo hantent les fils et filles de ce pays. Mr Alassane Ouattara apparaît à tort ou à raison comme un pion de la France pour assujettir la Cote d’Ivoire et piller ses richesses. Ses premiers parts à la tête de nation le confirment. Sa sécurité, ses démarches et ses sollicitations à l’endroit de la France ont fini par convaincre ceux qui en doutaient encore. Et pourtant, 50 ans après la proclamation de notre indépendance, les ivoiriens aspirent à une autonomie réelle et non la présence d’un sbire de la France à la tête de la nation. Mr Alassane doit donc préalablement régler son problème de légitimité en acceptant les recomptages des voix afin que les ivoiriens sachent qui a gagné les élections présidentielles.

 

Au demeurant, le réconciliateur doit être propre, Monsieur Ouattara ne l’est pas du tout. Dans son cas, l’humilité devrait être une vertu qui pourrait attendrir les cœurs meurtris par son obsession du pouvoir et les moyens peu orthodoxes utilisés dont une rébellion et son corollaire de meurtres pour y accéder. La réconciliation dont il s’agit le plus, est celle de monsieur Ouattara avec le peuple qui souffre de sa manière atypique de faire la politique. Ainsi, devrait-il commencer à demander le pardon du peuple. Malheureusement, il poursuit dans son désir d’écraser. Celui-ci devient de plus en plus grand quand il ajoute des jours à ses jours au pouvoir.

 

Par ailleurs, j’ai dit que cette situation ne restera pas à l’état. Je le réitère. Toutefois, je veux faire la précision que je n’aspire point à un coup de force contre Monsieur Ouattara selon l’interprétation faite par certaines presses de ma déclaration datée du 11 juin 2011. Ceux qui nourrissent cette ambition doivent se raviser.

 

Et pourtant, la situation sera renversée. Mais pas du fait des hommes mais du fait de Dieu. Je voudrais rappeler que je ne tiens pas cela des prophéties faites çà et là mais de mon intimité avec mon Dieu.

 

Il est bon que chacun sache que l’homme ne frappera pas ce pouvoir pour qu’il tombe (comme lui-même avait promis et a fait à Mr Bédié) mais Dieu le brisera sans l’aide d’aucune main. Afin que personne n’y tire gloire. Cette gloire reviendra à Dieu et Dieu seul. A cet effet, chacun peut méditer des versets révélés que sont : Daniel 8 v 22-25 et Esaïe 2.

 

Dieu agit en son temps. Et son temps est le meilleur, il nous appartient de garder la foi et regarder à lui. Gardons le silence car Dieu combat pour nous.

 

Abidjandirect.net : Et que dites-vous des sortis du président Mamadou Koulibaly ?

 

Souffrez que je sois muet sur ce point. Nous sommes victimes du pacte colonial qu’il a tant décrié. Je veux refuser de croire ce que je pense. Donnez-moi un peu plus de temps pour mettre de l’ordre dans mes idées sur ce point qui me semble essentiel.

 

Abidjandirect.net : Votre mot de fin aux internautes.

 

Pour finir, je voudrais demander aux ivoiriens de sortir des considérations claniques, d’appartenance politique et ne regarder aujourd’hui qu’à la Côte d’Ivoire. Cette Côte d’Ivoire, riche dont la richesse suscite convoitise de la France et des pays de la sous-région. Ensemble, unis, engageons résolument sans retenue la lutte pour la restauration de notre héritage commun qu’est notre pays. Nul ne le fera à notre place.

 

La longanimité du peuple ivoirien doit prendre fin. Les ivoiriens doivent croire en une justice divine au-delà des attelages humains. Dieu est au contrôle de ce combat, il n’attend que ta résolution à te tenir debout en gardant les yeux rivés sur lui.

 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !!!!!!

 

abidjandirect.net

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Lettre Ouverte d'un Africain au Président Américain Barack Obama sur sa guerre en Libye

de Jean-Paul Pougala (*)

 

Monsieur le Président,

 

C’est le cœur saignant de douleur que je vous écris cette lettre pour vous prier de bien vouloir écouter le message que la Chambre des Représentants Américaine vous a envoyé hier 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant l'intervention militaire des Etats-Unis en Libye, et de mettre fin à l’agression en cours contre le peuple Libyen avec les prétextes des plus extravagants comme celui de dire que c'est pour les  protéger.

 

Il y a 3 ans que vous avez enflammé tout un continent, le continent africain durant les primaires des élections présidentielles du parti démocrate.  Et lorsque vous avez été élu président, nous avons cru voir en vous, ce fils d'Afrique qui avait réussi et qui pouvait désormais servir de référence pour 1 milliard d’Africains, vous sembliez ce héros que nous n’avons jamais connu, parce que nos héros ne sont devenus des légendes que pour l'émotion suscitée par leur brève vie (tous tués par les Européens).  Avec votre élection à la Présidence des États-Unis d'Amérique, nous avons cru un instant voir ce demi-dieu Noir que l’Afrique se cherche encore après tant d'années de honte au contact de l'Europe. Oui Monsieur le Président, nous savions bien que vous aviez été voté par les Américains pour faire les intérêts de votre pays, mais que voulez-vous ? Penser que vous étiez aussi notre Président, que vous aviez nos gènes, que vous étiez aussi notre frère Noir est un rêve que nous avons tous fait les yeux bien ouverts.  Nous vous avons tous vu comme quelqu'un des nôtres, comme quelqu’un qui était capable de comprendre mieux que tous les autres puissants de la terre, les plaies et les souffrances des Africains.  Nous avons porté vos t-shirts, nous avons entonné votre refrain YES WE CAN, mais dans nos têtes en Afrique, nous lui avions donné une autre signification, c’était l’explication que ce destin qui semblait figé d’une race maudite avait tout d'un coup pris le train, le même train de l'évolution des autres races. CHANGE ! En effet. Dans le plus profond village reculé d’Afrique, nous avons chanté votre nom, parce que vous nous avez donné l’espoir, l’espoir d’un véritable changement. Vous avez donné à la jeunesse africaine l’enthousiasme qu’aucune campagne de sensibilisation n’aurait permis d’atteindre. Lorsque vos adversaires politiques vous attaquaient sur vos actions, nous étions dans l'incapacité même de comprendre leurs raisons, les classant tous et de façon expéditive comme des racistes, tellement nous étions fous de vous.

 

Et puis, ont commencé vos premières maladresses sur l’Afrique que nous avons toujours regardées avec beaucoup de tolérance et d'indulgence. Puis les maladresses se sont progressivement transformées en fautes politiques et puis en humiliation et pour finir en agression pure et simple. La dernière et la plus grave est l’agression contre la Libye.

 

Lorsque le 20 Janvier  2009 vous avez prêté serment sur la bible de votre illustre prédécesseur : Abraham Lincoln, devenant ainsi le 44ème président des États-Unis d’Amérique, ce geste hautement évocateur a symbolisé à nos yeux, l’espoir de la rencontre et de la réconciliation qui n’a jamais eu lieu entre Européens et Africains, entre Blancs et Noirs.  Ce jour a marqué pour le peuple américain et pour le peuple africain, liés par un passé douloureux, l’espoir d’un début de fraternité basée sur une relation de respect mutuel, une relation plus juste et apaisée. Tout au moins, c'est ce que nous pensions et espérions.

 

Mais après plus de  2 ans de votre présidence, la chaleur que vous aviez suscitée dans nos cœurs en Afrique s’est vite transformée en douche froide et  le feu  de l’espoir que vous aviez su allumer  en nous s’est vite éteint par la marée destructive de l'océan de vos bombes contre le peuple africain (120 missiles Cruise en une nuit sur une capitale: Tripoli). Plus nous avons appris à vous connaître à travers vos actes réels en Côte d’Ivoire et en Libye et plus nous avons peur de vous.  Votre politique africaine qui pèche par son arrogance et l'orientation de vous ranger derrière les puissants pour écraser les faibles vous classera dans l'histoire à l’opposé de la voie suivie par le président Abraham Lincoln.

 

Nous n’attendions pas grand-chose de vous habitués comme nous sommes à porter notre croix sans hurler, sans gémir, sans nous plaindre, mais nous espérions pour le moins, que vous seriez neutre dans la relation Oppresseurs-Opprimés qui sévit encore aujourd’hui entre l’Europe et l’Afrique.  A notre surprise, vous avez choisi votre camp, celui de nos oppresseurs. Et vous avez mis en jeu des moyens conséquents pour freiner notre désir d'émancipation, pour étouffer notre élan de liberté.

 

Mais détrompez-vous Monsieur le Président Obama, parce qu'il y a longtemps que la jeunesse africaine est débout et a compris grâce au monde globalisé, combien votre système avait asservi leurs parents, mais aussi que notre misère, notre souffrance, nos humiliations ne sont pas irrémédiables, ne sont pas inscrites dans le marbre. Car comme l’a dit le président Abraham Lincoln à un visiteur à la Maison Blanche, « Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ; vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps ; mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps ». 5 siècles de tromperie de vos alliés sont mis à l’épreuve par l’avènement d’une nouvelle époque de fin de règne de l’oppresseur. Nous nous sommes rendus à l'heure du bilan, à l'épilogue de l’histoire, de Notre histoire commune.

 

Celle-ci démarre le 16 juin 1452, lorsque le 208ème pape Nicolas V  à travers la bulle papale dénommée : Dum diversa, autorise le roi du Portugal Alfonse V à déporter et réduire en esclavage les populations de Guinée (Afrique), c’est le début d’une longue période sombre pour l’Afrique. La découverte de l’Amérique en 1492 va empirer le sort de nos ancêtres avec la multiplication de leurs déportations vers le nouveau monde pendant 4 longs siècles, et ce calvaire durera jusqu’à un homme : ABRAHAM  LINCOLN.

 

Le 1er Janvier 1863, Abraham Lincoln proclame l’émancipation des esclaves pendant la guerre la plus meurtrière des États-Unis : Guerre de sécession, avec 620.000 morts suivi de son assassinat en avril 1865. A l'époque, les agriculteurs esclavagistes du Sud sont plus riches que les industriels du nord. Mais en 1880, 15 ans après Lincoln, le taylorisme (travail à la chaîne) va changer la donne faisant augmenter de façon exponentielle les profits des usines rendant depuis lors les industriels du Nord plus riches que les agriculteurs du sud, ex-esclavagistes. Ce qui donne des idées à l'Europe jusque là privée de la manne que lui apportait le très lucratif trafic des esclaves. L'Europe doit répondre à une question : comment profiter des avantages des industriels du Nord des États-Unis, tout en conservant ceux des esclavagistes du Sud ? La réponse est tout trouvée et s'appellera la COLONISATION DE L'AFRIQUE.

 

C'est donc pour cela qu'en 1884, le Chancelier Allemand Bismarck, organise pendant 3 mois à Berlin la fameuse conférence de Berlin où 14 pays vont décider comment remettre les chaînes de l’esclavage aux Africains, des chaînes invisibles qui vont s’appeler : COLONISATION. Et qui signifiait dans les plans de leurs concepteurs, ce même destin de subordination des Africains combattu auparavant par Lincoln. On n’a plus besoin de les déporter, il faut les tenir en esclavage sur place en Afrique pour subvenir aux besoins de la naissante industrie européenne, et relancer l’économie de tout le vieux continent. Et c’est ce long calvaire que nous vivons encore aujourd’hui sous des formes les plus subtiles et imprévisibles.

 

Avec votre élection, nous avons rêvé un instant que notre frère Barack Hussein Obama allait mettre un point final à cette oppression que subit tout un continent depuis trop longtemps. Mais votre décision à vous joindre au requiem que l’Europe joue pour nous depuis février 1885, c’est-à-dire depuis la fin de la Conférence de Berlin a sonné pour nous le glas de l’espoir d’Obama. Et subitement, le CHANGE de votre campagne présidentielle s’est vite transformé pour nous Africains en CHAINS, en MORE CHAINS. Vos nouvelles chaînes prennent des formes tout aussi imprévisibles que la colonisation elle-même :

 

  • En Côte d’Ivoire, elles sont arrivées sous forme de cassette vidéo que vous avez envoyée pour indiquer et expliquer à ce peuple qui était leur président au mépris de l’ordre constitutionnel qu’ils se sont difficilement donné.
  • Vos chaînes y sont arrivées par les bottes des militaires avec sa forme de démocratie atypique que vous voulez instaurer selon laquelle désormais pour participer et être sûr de gagner les élections présidentielles en Afrique chaque parti politique devrait d’abord se doter d’une armée, d’une bonne armée financée de préférence par les États-Unis d’Amérique
  • La punition des contrevenants. Vous vous êtes rendus complice d’un massacre de 1200 Ivoiriens à Douékoué, tout un village composé de pauvres paysans d’enfants, de bébés et de femmes dont le seul  tort a été celui d’avoir cru à la démocratie et d’avoir tout simplement soutenu le mauvais candidat, celui qui vous semblait le moins docile.
  • En Afrique on croyait que le chancelier Allemand Bismarck et ses 13 compères avaient réussi le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité avec leur partage de type mafieux de tout un continent, mais vous venez de confirmer qu'il pouvait y avoir pire : en Libye, vous vous êtes tout simplement substitué au peuple Libyen, et avez décidé à sa place qui est son « unique et légitime représentant ». Cette fois-ci, le crime est parfait. Plus besoin de se faire prendre la main dans le sac en partageant les morceaux de terres, il suffit désormais de choisir les terres plus riches et d’indiquer qui les représente et les jeux sont faits. C’est plus facile comme bonjour et ça peut rapporter gros. Mais vous semblez oublier Monsieur le Président que cette formule a déjà démontré ses limites devant l'histoire notamment en Afrique du Sud où une poignée de racistes Blancs étaient reconnus par vous comme uniques représentants du peuple Sud-africain, la suite on la connaît; mais aussi en Chine où Taiwan en 1949 était votre Bengazi de 2011. Taiwan avait été choisi par vous comme unique représentant du peuple Chinois, aussi là, l'histoire vous a donné tort.
  • Vos nouvelles chaînes arrivent en Afrique sous forme de résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unis. Qui aurait imaginé qu’une résolution dite de protection des populations de Bengazi se transformerait  en opération de punition des populations de Tripoli pour avoir commis l’irréparable en soutenant l’Homme qui a pris leur pays en 1969 lorsqu’il était le plus pauvre d’Afrique avec 60  dollars par habitant et par an, en le transformant en 2011 en pays le plus développé du continent classé par les Nations-Unis 53ème au monde dans l’indice de développement humain, devant plusieurs pays même Européens. La Libye est le seul pays au monde non communiste où tous les services de bases sont absolument gratuits du logement à la santé en passant par l’instruction, avec un revenu minimum garanti pour préserver la dignité humaine de tout citoyen Libyen.
  • Lorsque des civils se sont emparés des stocks d’armes les plus sophistiqués de Bengazi, la réaction d’un Lincoln, allié de la Libye aurait été de tout mobiliser pour récupérer toutes les armes, car il en serait allé aussi de la sécurité des États-Unis d’Amérique. Mais vos nouvelles chaînes c’est aussi de contribuer à rendre instables les pays en paix, car dans le désordre, dans la mer trouble,  les requins ont plus à manger devant les désarrois des petits poissons.
  • Lorsque le 15 avril 2011 vous signez une tribune avec Cameron et Sarkozy avec le titre "Kadhafi doit partir", pouvez-vous Monsieur le Président me dire qui vous donne ce droit de décider quel président africain doit rester et lequel doit partir ?  J'ai beau chercher et je ne comprends toujours pas dans quel registre démocratique s'inscrit votre initiative, si ce n'est dans le principe du Far-West du plus fort qui doit signifier au plus faible d'abandonner sa terre et tout son troupeau pour aller se débrouiller ailleurs. Comment dès lors ne pas être entièrement d'accord avec le parlementaire de votre parti démocrate Jerrold Nadler qui, après le camouflet que le Congrès vous a infligé hier vendredi 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant votre intervention militaire en Libye, a déclaré: "Le président Obama se comporte comme un monarque absolu et nous devons y mettre un terme immédiatement si nous ne voulons pas devenir un empire plutôt qu'une république".
  • Avec ces quelques éléments, il n’y a pas de doute que, pour nous Africains la différence entre vous et Lincoln c’est comme entre le jour et la nuit. Vous avez une étrange conception de la démocratie dès lors qu'il s'agit d'Afrique, en vous comportant en vrai monarque, en décidant à la place des peuples que vous regardez avec tant de condescendance, ce qui prouve que vous êtes très loin des idéaux de Lincoln qui a écrit : « De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. Tout ce qui en diffère (…), n'est point de la démocratie ». Monsieur le Président, dans votre politique africaine, vous vous comportez en Maître, en donneur de leçon lorsque ce n’est pas en oppresseur, tout le contraire de A. Lincoln.

 

Vous savez mieux que quiconque que lorsque l’Union Européenne à l’unanimité s’active pour un Africain, c’est qu’il est celui qui a démontré d’être le plus capable de maintenir les chaînes invisibles de l’esclavage que portent ses propres frères et sœurs. . Tous nos leaders qui ont osé dénoncer cet asservissement ont tous été foudroyés sur la route de Damas, Steve Biko en Afrique du Sud, Sankara au Burkina, Moumié au Cameroun, N’krumah au Ghana, Lumumba au Congo-Zaire etc… d’autres plus chanceux ont passé l’essentiel de leur vie en prison, c’est le cas de Mandela en Afrique du Sud avec 27 ans passés derrière les barreaux. Gamal Abdel Nasser en Égypte, incarcéré en 1934 à l'âge de 16 ans par les colons Britanniques, devenu président en 1953, il est rebaptisé par le Royaume-Uni le « Mussolini du Nil », pour avoir remplacé la royauté par la République, nationalisé une série de services, d'industries et le Canal de Suez et pire, il a détruit les champs de coton de l'ère coloniale pour passer à l'industrialisation de son pays; pour tous ces péchés, il subira une dizaine de tentatives d'assassinats commandités par Londres et Paris. Mais Nasser fut plus chanceux que Kadhafi parce que le Président Américain Eisenhower a eu le courage politique de stopper ces pays qui ont déclenché en 1956 une guerre pour disaient-ils "protéger le peuple égyptien d'un dictateur". Le Président Eisenhower a eu le courage que vous n'avez pas su avoir de les stopper et a exigé qu'ils se retirent immédiatement de l'Égypte. Même si l'URSS a brandi pour les plier la menace nucléaire.

 

Le Président Lincoln a payé un lourd tribut pour abolir l’esclavage aux États-Unis. Il a payé de sa vie pour nous rendre notre liberté, mais ses ennemis eux ne sont pas morts, ils sont là encore plus forts que jamais avec les mêmes idées détestables de toujours : l’asservissement des Africains avec tous leurs descendants, exactement comme récitait la bulle papale. Abraham Lincoln, contrairement à vous avait un idéal et même s’il n’était pas de la même race que nous, il a su se mettre à notre place pour comprendre nos supplices et nos hontes, il a su aller au-delà des considérations partisanes pour faire triompher la justice et la morale, il a su se mettre du coté des faibles juste pour être du coté de la dignité humaine. Il a généré la guerre la plus meurtrière sur le sol des États-Unis, pour faire triompher une certaine idée de l’humanisme. Monsieur le Président Obama, avec vos bombes sur le peuple africain et votre choix de seconder les forts, les puissants contre les faibles, peut-on dire de même de vous ?  Quels sont vos véritables idéaux ? Je suis confus pour comprendre votre sens de l'humanisme.

 

Voyez-vous Monsieur le Président Obama, dans l’histoire moderne, nous autres Africains sommes un peuple de perdants. Depuis 500 ans, nous n’avons pas remporté la moindre bataille contre l’Europe. Aussi parce que nous n’avons jamais déclenché une quelconque hostilité contre le peuple Européen. Nous les avons toujours subis. Nos ancêtres n’ont rien pu faire pour les contrer pendant les siècles de déportation et aujourd’hui, nous sommes impuissants devant leur folie dévastatrice.

 

Nous sommes conscients de notre faiblesse et de celle de nos ancêtres. Oui, nous sommes une race qui a perdu, nous avons perdu toutes les batailles contre l'Occident et peut-être me diriez-vous, que nous sommes des perdants pour toujours. Mais Monsieur le Président, au-delà de la coupe et de la médaille du gagnant, le perdant a une chose que les autres ne savent pas, et ne voient pas et qui au final le rend plus fort, c’est la souffrance de la défaite, c’est le déshonneur et la honte de la défaite. Ces deux éléments nous ont conféré au cours des siècles un trésor, une puissance que le gagnant ne connaît pas et cela s’appelle l’humilité, l’effacement.  Dans notre modestie, l’Africain peut être plus heureux que l’Européen ou l’Américain qui revendique l’univers, si et seulement si vous cessez de nous détruire avec vos bombes. Car notre plus grande force est cette simplicité qui nous a conféré le courage pour résister aux intempéries de l’histoire. Le fait de ne rien prétendre, le fait de ne pas vouloir le monde, tout pour nous et tout de suite, nous laisse la sérénité d’avancer tout doucement, tout lentement, mais sur la bonne voie vers notre paradis de la normalité humaine c’est-à-dire sans asservissement.  Et ce ne seront pas vos bombes qui nous l’empêcheront.

 

Comme Lincoln, nous sommes en train de bâtir les États-Unis d’Afrique du Cape en Afrique du Sud au Caire en Égypte et nous sommes conscients que cela pose problème à l'Occident qui sait que cela nous rendra encore moins naïfs, donc capables de stopper sa spoliation du continent qui n’a que trop duré.  Ils ont les mêmes motivations que les ennemis hier de Abraham Lincoln : ils veulent des avantages non dus, tirés de la sueur de notre travail gratuit, tirés des entrailles de nos mines d’uranium, de diamant, d’or, de pétrole etc. Mais ce que vous ne comprenez pas en vous rangeant avec les forts qui nous oppriment, c’est que le vent a changé de direction et que leur bateau est déjà en train de chavirer sur les rochers de la myopie politique et intellectuelle. Car l’Afrique est déjà débout, avec ou sans vous, avec ou sans votre agression. Nous avons prévu la première émission de la monnaie africaine en 2016. Votre forfait contre la Libye pourra retarder cette échéance, mais pas l’annuler, car notre cheminement vers le progrès humain est irréversible, votre guerre fera durer l’agonie économique de l’Europe mais pas assurer sa survie, la situation financière grecque est là pour nous le rappeler car leur descente aux enfers est autant irréversible. Et la corde pour escalader les montagnes de l'injustice de votre système, érigé en Lois universelle, que vous venez de lier à eux en Cote d’Ivoire et en Libye, risque de précipiter votre pays dans l’abyme de la désolation à cause de vos choix belliqueux tout aussi hasardeux que détestables.

Vous avez réussi à nous humilier en Cote d’Ivoire. Vous êtes en train de nous abaisser en Libye, mais vous n’aurez pas nos larmes, puisqu’elles se sont cristallisées par trop de siècles du sadisme européen. Vous n’obtiendrez pas notre désespoir, car restés trop longtemps couchés par terre toujours aux ordres des puissants, par contre, nous ne pouvons plus tomber, nous ne pouvons que nous relever.

 

Lors de votre visite à Accra au Ghana le 11 Juillet 2009 vous avez déclaré dans votre discours que : « de même qu'il est important de se soustraire au contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation ». En prenant en otage le président démocratiquement élu par le peuple ivoirien, vous n’aidez pas ce pays à forger sa propre nation. Au contraire, vous contribuez à empêcher qu’il puisse se soustraire au contrôle d’une autre nation.  Votre secrétaire d'État Hillary Clinton lors de son voyage à Lusaka, en Zambie le 11 Juin 2011 a renchéri vos propos en nous mettant en garde contre un risque de colonisation chinoise avec ces termes : « C'est facile, et nous avons vu cela à l'époque coloniale, de venir, sortir les ressources naturelles, payer les dirigeants et partir ». Par ces lignes, je vous remercie sincèrement de vos conseils en tant que africain, mais sur la Chine particulièrement, je voudrais vous faire quelques observations :

 

  • Contrairement à l'Occident qui s'est imposée à l’Afrique sans jamais lui demander son avis, la Chine a été invitée. Ceci est une sacrée différence au vu des relations qui ont existé entre l’Occident et l’Afrique et qui continuent d’exister de nos jours.  Entendre l’Occident se préoccuper d’une quelconque colonisation de l’Afrique par la Chine est une nouveauté dans la diplomatie internationale. Cette préoccupation soudaine est la preuve, Monsieur le Président que nous vivons dans deux mondes opposés : Historiquement, Culturellement, socialement, Économiquement, Politiquement et Psychologiquement. Le rapport qui a toujours existé entre nous depuis des siècles a été celui de « Dominant – Dominé ».La colonisation c'est le fait de venir sur nos terres vous en approprier les meilleures et nous obliger à travailler dessus, et lorsque nous ne pouvons pas produire une certaine quantité de banane, de cacao, de café ou de coton, le colon choisit un de nous au hasard et l'ampute d'un bras, d'une jambe afin de donner l'exemple à tous du rythme qu'il attend de nous. La colonisation c'est le fait de voler et de détruire nos destins en décidant à notre place. Pour nous la colonisation, c'est l'esprit permanent de guerre pour des intérêts qui nous dépassent, tous situés en Occident. Pour nous la colonisation est un système perverti qui nous condamne depuis des siècles. Utiliser ce mot comme l’a fait votre secrétaire d'état réveille en nous des souvenirs tout aussi tristes et qui poussent au rejet complet de l'Occident en Afrique. L'Occident en Afrique c'est l'amour forcé, c'est le viol. La Chine en Afrique, c'est un amour entre adultes consentants. Et comme dans toute relation amoureuse, il y a des hauts et des bas, il y a toujours un qui cherche à prendre le dessus sur l'autre, mais c'est toujours plus acceptable que le viol.
  • De grâce, Monsieur le président, ne nous enseignez pas la haine des Chinois, surtout en cette période très tendue au niveau international. L’Afrique a besoin d’investissements, de gros investissements, vous ne nous en voudrez pas de diversifier nos partenaires en fonction de nos intérêts pour une fois. Concédez-nous, Monsieur le président le droit de choisir nos amis. Le mur de Berlin est tombé depuis 1989 et nous ne voulons pas vivre dans un contexte de guerre froide permanente où il faut toujours un ennemi. Monsieur le Président, qu'attendez-vous pour dissoudre cette boîte datée qu'est l'Otan? Avec la force, on peut tout détruire comme en Irak, mais ce qui est difficile, c'est trouver la Solution. L'OTAN est une organisation anachronique en ce 21ème siècle.
  • La Chine est aujourd'hui le seul pays qui possède une véritable réserve monétaire conséquente. Au niveau des dettes publiques, Les Chinois aident les USA à hauteur de 1.440 milliards de dollars en achetant vos bons de trésor et l’Afrique seulement de 90 milliards. Si quelqu'un était colonisé, c'est bien vous et non nous. Cette différence s'explique par le fait que pendant longtemps, les Africains ont choisi le mauvais partenaire. Ils ont basé leur développement sur l’aide européenne et américaine. parce qu'ils ont cru que vous en aviez les moyens. Avant de se rendre compte au final que vous clamiez le jour d'être "pays riches" capables d'aider l'univers et la nuit vous alliez demander l'aide à la Chine pour payer vos fonctionnaires, pour financer vos guerres. Encore aujourd'hui, vous-même vous comportez comme si vous aviez le moindre dollar pour aider qui que ce soit en Afrique. Ce qui n'est pas vrai. Selon les informations fournies par la FED le 13/6/2011, sur la dette privée américaine, aux dettes publiques de 14.000 milliards de dollars, il faut ajouter les 14.000 milliards de dollars de dettes des ménages américains, mais aussi les 11.000 milliards de dollars de dettes des entreprises non financières et les 14.000 milliards de dollars de dettes des instituts financiers de votre pays. Son total de 53 trillions de dollars de dettes américaines donne la sueur dans le dos, parce que c'est l'autopsie d'un pays qui va droit dans le mur et même pas la Chine ne pourra vous sauver et le pire est que vous semblez ne pas vous en rendre compte, au point de déclencher les guerres avec tant de légèreté. Nous sommes dans un système dit de « développement à somme zéro » c'est-à-dire quand l’économie de vos pays allait bien, les autres devaient crever de faim. Et maintenant que nous nous sommes réveillés et que nos économies vont bien, les vôtres ne peuvent que s'effondrer. Et ce ne seront pas vos guerres à changer la donne.
  • Plutôt, discutons du débat que la Chine nous offre : le développement de l’Afrique sera une conséquence de la démocratisation de la société, comme l’a toujours prôné l’Occident ou bien c’est le développement qui doit précéder la démocratisation de la société comme nous le suggère la Chine avec un certain succès qui nous flatte ? Votre système ne marche plus même chez vous ou tout au moins pas chez nous, après les maigres résultats de 50 ans de pseudo-indépendance, parce que votre idée de démocratie africaine est celle d'une Afrique où le vote serait valable uniquement s’il vous plait et lorsqu’il ne vous plait pas, on connaît la suite, vos bombes arrivent pour rectifier le vote populaire, notamment en Côte d’Ivoire. 500 ans de votre démocratie en Afrique, cela nous suffit. Nous avons envie d'essayer autre chose. Et avec seulement 10 ans de relation avec un pays que vous décrivez comme dictatorial, la Chine, l’Afrique ne s’est jamais si bien portée.
  • Depuis 7 mois, la Chine est en train de se débarrasser de vos bons de trésor qu'elle considère désormais, comme des produits financiers toxiques parce qu'elle est convaincue qu’elle n'aura pas la totalité de ses investissements un jour, et ce à hauteur de 9,2 milliards de Dollars par mois. Ces chiffres sont fournis par votre Département aux Finances. Bien évidemment, Monsieur le Président, quand il s’agit de vous et de l’occident, on parle de business, une fois qu’on quitte l’hémisphère Nord pour se rendre dans l’hémisphère sud, on crie au loup, attention le méchant Chinois arrive, il va vous avaler d’un coup. NON ! Monsieur le Président, les Africains ont ouvert les yeux et commencent à regarder autour d’eux, sûrement pas totalement, sinon vous n’aurez jamais eu les trois votes africains qui vous ont autorisé à aller agresser un des leurs, mais une chose est sûre, ils ont entrouvert les yeux et commencent à distinguer les formes, ils peuvent aujourd’hui décrire la différence entre un Chinois et un Occidental. Et pour cause, l’Afrique pour vous n’a jamais été qu’une terre de domination, de possession, et de soumission. Nous ne connaîtrons jamais pire.
  • Dans tous les discours dans les capitales occidentales, on ne cesse de rappeler explicitement et implicitement aux Africains, la méfiance qu’ils doivent montrer face aux Chinois, c’est devenu presqu’une obsession pour vous ; entendre cela aujourd’hui de la part des Occidentaux est suspect, pour une simple raison : nos ancêtres vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés déportés. Nos grands-parents vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés sous le coup de la colonisation. Nos parents vous ont fait confiance et vous nous avez installé la famine. Plus récemment, 3 pays africains le Nigéria, le Gabon et l’Afrique du Sud vous ont encore fait confiance pour voter avec vous la résolution 1973, que vous alliez protéger Bengazi et vous êtes allés bombarder Tripoli. Et aujourd’hui vous nous indiquez un ennemi ? Dans votre discours d'Accra, vous vous demandez s'il faut imputer aux Blancs la situation du Zimbabwe. Ce faisant, vous faites semblant d'ignorer qu'en 1980 à l'indépendance le Zimbabwe pour sa reforme agraire a demandé votre soutien pour corriger la grande injustice coloniale qui fait que les Blancs qui sont 2% de la population sont propriétaires de 90% des terres arables. Accord contresigné par la Grande Bretagne qui prévoyait que cette dernière se chargerait de l'indemnisation des fermiers Blancs qui étaient tous ses ressortissants. 20 ans après, rien. Pire, les victimes de vos promesses non tenues deviennent vite les diables du moment. Et c'est parti avec vos chantages : embargo, visas, comptes saisis etc. Et pour faire diversion, comme d'habitude, vous avez entonné le refrain du méchant loup Mugabe et comme un seul homme, tout l'occident a chanté, faisant croire que sa longévité au pouvoir était plus grave que l'injustice que vous y avez créée.  En Cote d'Ivoire, le Président Gbagbo vous a écouté et a pris ses distances des Chinois en reprenant des contrats auparavant gagnés par les entreprises chinoises pour les redonner aux entreprises françaises sans appel d’offre, la suite on la connaît.

 

  • Que vaut la parole d’un haut dirigeant Américain aujourd’hui ? RIEN. Rien du tout

 

Le 6 septembre 2008 l’ancienne Secrétaire d’État Condoleezza Rice lors de sa visite qu'elle même a défini d'historique après 55 ans de son prédécesseur et après 51 ans d'une haute autorité américaine en Libye (Nixon en 1957 alors vice-président) déclare à la presse : "Je pense que cette visite démontre que les États-Unis n'ont pas d'ennemis permanents et que lorsque des pays sont prêts à faire des changements stratégiques d'orientation, les États-Unis sont prêts à répondre", Et le porte-parole du département d'État, Sean McCormack d'ajouter à l'attention de l'Iran et de la Corée du Nord : "La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix différent de celui qu'ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations différentes avec les États-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos promesses".

 

Votre prédécesseur Georges BUSH et Mme C.RICE ont-ils à votre avis commis une erreur de jugement en convainquant pendant 6 ans (de 2001 à 2006) la Libye à se défaire de toute une série d'armes dangereuses en échange de la promesse que ce pays ne serait jamais attaqué ? Ou alors c'est vous qui êtes peu regardant sur le respect des engagements de vos prédécesseurs ? Non Monsieur le Président ! ils ont juste appliqué le principe républicain tant cher à Abraham Lincoln : « Ce que je veux savoir avant tout, ce n'est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec». Le Président Bush avait tout simplement accepté l'échec de la politique américaine d'isolement de la Libye depuis 1981 et avait décidé de changer de cap, avec beaucoup de difficultés, mais le succès de l'initiative est toute à son honneur avec le rétablissement des relations diplomatiques dès 2004. Ainsi, même si la culpabilité de la Libye n'a jamais été établie, votre prédécesseur a réussi à lui faire accepter d’indemniser toutes les familles les victimes de Lockerbie et du café de Berlin; mais aussi, elle a accepté de se défaire de ses armes de destruction massive, elle a ouvert les dossiers de ses services secrets pour aider les USA dans la lutte contre le terrorisme mettant à risque son propre territoire et son propre peuple contre les possibles représailles. Dans tout pays, Monsieur le Président, même le plus primitif qui soit, quand vous avez payé votre dette envers la société, ce chapitre est clos. C’est ce que le Président Bush a voulu démontrer en fermant ce chapitre sombre avec la Lybie avec cette visite officielle. Puis-je savoir de quoi de nouveau est exactement accusée la Lybie depuis ce nouveau départ du 6 septembre 2008 ? Après plus de 3 mois d'agression inutile contre le peuple Libyen, je vous prie Monsieur le Président Obama de SAVOIR ACCEPTER VOTRE DEFAITE. Vos compagnons de route ne peuvent que vous enfoncer : par exemple, la France en un mois a fait atterrir urgemment 6 chasseurs bombardiers Mirage sur l'Île de Malte pour panne sèche, pour manque de carburant les 20/04, 23/04 et 02/05(source AFP). Car Monsieur le Président comme vous l'a dit la Chine à travers son quotidien China Daily, vous êtes des pays encore convalescents sortant d'une crise financière qui n'est pas terminée et n'avez aucun moyen financier pour supporter une guerre longue. En témoignent les nombreuses défections de vos alliés : la Norvège vous a informé depuis le 9 Mai qu'elle n'aurait pas d'argent pour continuer une guerre au delà du 24 Juin, l'Italie vient de demander la fin des bombardements parce qu'elle ne sait pas où trouver 40 milliards d'Euros dans l'immédiat pour ne pas sombrer dans la crise de type grecque etc... Savoir accepter cette défaite sera à votre honneur plutôt que de continuer cette fuite en avant pour vous venger sur des civiles inoffensifs en larguant vos bombes à l'aveuglette tous les jours, sans qu'on sache bien où vous croyez arriver ainsi.

 

Monsieur le Président Obama, est-ce trop vous demander que de vous prier d'écouter au moins la voix des élus Américains qui hier 24/6/2011 avec les voix de 70 de vos propres élus Démocrates, vous ont demandé d'arrêter votre guerre en Libye ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de vous occuper des Américains qui vous ont voté pour leur trouver du boulot et de nous laisser en paix en Afrique choisir nous-mêmes notre destin, même en nous trompant et d'apprendre de nos erreurs ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de libérer le président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire qui n'a commis qu'une seule faute, son manque de docilité au système qui nous opprime depuis 500 ans ?

 

Monsieur le Président, le monde a changé. On est passé au tout numérique mais vous semblez regarder l'Afrique encore sur une pellicule en Noir et Blanc. En dépit de tous les freins que votre système de règles du jeu truquées, lui a imposés, L'Afrique, a un taux de croissance moyen de 6% par an. Nous ne sommes qu'au début de notre propre révolution industrielle et les matières premières qui vous attirent tant sont destinées à satisfaire nos propres besoins de consommation, car contrairement à nos parents et nous-mêmes, nos enfants ne veulent plus vivre de privation et qu'ils soient à Niamey ou a Pretoria, ils veulent aussi vivre dans le même confort qu'à Los-Angeles ou à Paris, ils veulent aussi s'éclater et pour satisfaire toute cette consommation qui est en train d'exploser en devenant exponentielle, nous avons besoin de nos propres matières premières. Nous nous posons déjà le problème de comment faire pour repérer les ressources, les matières premières pour satisfaire les besoins toujours raffinés de cette nouvelle population africaine. Je vous conseille donc, de changer de politique afin d'amener vos concitoyens à réduire leurs consommations et les adapter à la disponibilité des ressources en votre possession et pour lesquelles vous n'aurez plus besoin de vivre dans une guerre permanente avec l'humanité.

Il me plait de conclure avec ces mots que je fais miens : « La pauvreté n'est pas une honte, mais c'est l'exploitation des peuples qui l'est. Nous reprendrons tous nos droits, car toutes ces ressources sont les nôtres » Président Égyptien Nasser dans son discours radiodiffusé à Alexandrie le 26 juillet 1956, marquant la nationalisation du canal de Suez et le début de la guerre d'agression de la France et du Royaume Uni pour annuler sa décision.

 

Dans l’espoir de lire votre réponse bientôt, je vous adresse Monsieur le Président des États-Unis d'Amérique, l’expression de ma très haute considération et je profite de cette occasion pour vous souhaiter une bonne chance pour votre prochaine réélection en 2012.

 

Jean-Paul Pougala

 

Genève le 25 Juin 2011

 

pougala@gmail.com

www.pougala.org

 

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse. 

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LES CHANTIERS DE L’APRES OUATTARA

25/6/2011

 

La chronique de Hassane Magued

 

La Révolution Permanente N°0013

 

Pour ce début de fin de semaine, je voudrais vous inviter à travailler avec moi, sur les chantiers auxquels vous devriez vous attaquer, dès que nous aurions achevé la Révolution. Cette question est venue interrompre mon plan de communication préalablement établi, tout simplement parce qu’elle se pose en termes assez pressants, au fur et mesure que Dramane OUATTARA s’autodétruit. Je ne voudrais pas y aller par quatre chemins. La Révolution, c’est avant la fin de l’année 2011. Nul ne peut échapper au destin. Il en a été décidé ainsi pour Dramane OUATTARA à qui le destin a permis aux Ivoiriens de découvrir sa dimension de criminel et de vendu à la solde du colonialisme amorcé en ce 21ème siècle par les Libéraux Fascistes, avant de nous le retirer…Je suis là en plein euphémisme. Sinon, j’aurai dit les choses autrement. Mais nous nous comprenons, et cela reste l’essentiel.

 

Les chantiers de l’Après OUATTARA, vous le devinez très certainement, sont nombreux, gigantesques et multisectoriels, tant le mal est profond. Mais permettez-moi d’essayer d’en faire un inventaire à titre indicatif. En effet, au point où nous en sommes, Dramane OUATTARA poursuit son odyssée destructrice. Aussi, un inventaire exhaustif des chantiers de l’Après OUATTARA ne pourra être dressé que seulement après l’avoir aidé à abréger les souffrances du peuple ivoirien.

 

En attendant, le chantier fondamental, le premier et le plus important, c’est la réconciliation vraie des Ivoiriens. Quand je parle d’Ivoiriens, je veux parler des citoyens ivoiriens. Je ne fais ni allusion aux amis de la Côte d’ivoire que nous autres sommes. Ni des ennemies en parures d’amis. Encore moins des ivoiriens de circonstance, des sujets électoraux. Ceux-là ne sont rien d’autre que des sujets ayant aidé à la réalisation d’un projet révoltant de recolonisation à travers une parodie d’élection. Ils connaissent leur place. Ne vous en faites pas. Ils la rejoindront après la Révolution qui se veut imminente. Mais pour ce qui est des Ivoiriens, je pense notamment à panser les plaies de Duékoué, de Djitrozon, de Petit Duékoué, de Soubré, pour ne citer que ces exemples parmi bien d’autres. Je pense également à arracher vos frères Baoulés, de l’envoûtement du RHDP dans lequel, comme un Gourou préparant le suicide collectif, BEDIE les a entraînés. Comme le disent les Chrétiens charismatiques, ils ont besoin de délivrance. Après cette délivrance, vous les reverrez comme vous les aviez connus par le passé. Raisonnables, cohérents et sages. Je pense aussi et surtout à vos frères du Nord dont les enfants ont été instrumentalisés et transformés en criminels. Ils auront besoin de votre pardon. Mais souvenez-vous qu’il s’agit de pardon réciproque. Ils ont été tout comme vous, les victimes égarées d’une folie des grandeurs et d’une nuisance sociale nommée Dramane OUATTARA.

 

Le second chantier et non des moindres, la Révolution Économique. Elle prendra diverses formes. Elle aura comme préalable, la sortie immédiate et sans condition de l’UEMOA, de la CEDEAO, de l’Union Africaine. La Côte d’Ivoire nouvelle coupera de façon irréversible les liens gênants et complices qui l’ont liée à ces institutions fantoches qui ont organisé son chaos, sa confusion, son désordre infeste. Ce préalable observé, la Côte d’Ivoire nouvelle battra monnaie. La monnaie expression et symbole de sa souveraineté non négociable, même avec le Diable incarné ou réincarné. La Côte d’Ivoire en pleine révolution économique reprendra le contrôle total et irréversible du négoce du cacao ivoirien. Il créera une Bourse du cacao pour y fixer et influencer le prix international du cacao. A Londres, c’est le cacao anglais ou français qui, y feront l’objet de spéculation. Le prix du cacao ivoirien se fixera désormais en Côte d’ivoire. Puis entre autres, la Côte d’Ivoire nouvelle reprendra totalement par une nationalisation sans négociation, le contrôle de tous les secteurs de son Economie, ayant le rang de secteur de souveraineté. Quiconque osera s’aventurer sur quelque chemin de contrariété, sera purifié. Je choisis mes mots.

 

Troisième chantier à inscrire au rang des chantiers stratégiques, c’est la Révolution Diplomatique. La Côte d’Ivoire nouvelle rompra toutes relations diplomatiques avec la France, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo, le Nigéria et même la Russie, pour ne citer que ceux-là. Ne vous étonnez pas, la Russie est bel et bien sur la Liste. Toute trahison mérite un traitement d’exclusion. Plusieurs bombes françaises sont parties du territoire Russe pour s’abattre sur la Résidence de Laurent GBAGBO. Quand des avions français se positionnent sur le toit de l’Ambassade de la Russie pour tuer des Ivoiriens, ils commettent des crimes en territoire Russe, avec la complicité active et/ou passive de la Russie. Je ne donnerai pas d’autres détails. Je note seulement que le BRICS (association de type OTAN, formée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud) est très mal parti. Wait and see.

 

Quatrième chantier, l’École. Les Cités Universitaires ont vu leurs étudiants chassés pour y installer l’armée d’indigènes du Nord de Dramane OUATTARA. Indigène signifie autochtone. Ne vous offusquez donc pas. Alors l’École ivoirienne devra revoir son orientation stratégique. Elle doit préparer les diplômés ivoiriens à intégrer le marché international en vue d’impulser une dynamique au rayonnement international rêvé de la Côte d’Ivoire. Pour ce faire, les programmes devront être revus et les enseignants, être à la foi des praticiens et des théoriciens. Alors, pour être éligible comme enseignant dans le supérieur ou secondaire, et même pendant la vie professionnel, tous les enseignants devront appartenir à un centre de production pratique. Ils doivent être assujettis à une obligation annuelle de stage pratique. Cela se ressentira dans la qualité de l’enseignement et sur les apprenants. Le Chinois et l’Anglais devront être introduits dès le Cycle primaire comme langue de positionnement économique.

 

Cinquième priorité, l’Armée. Le militaire ne doit plus être vu, plus jamais en Côte d’Ivoire comme un travailleur, un fonctionnaire quelconque. Il doit devenir et convaincre à simple vue qu’il a choisi le métier des armes. Le Conseil d’Orientation Stratégique de Révolution (COSR) considère que le militaire est le résultat d’un processus de formation aux métiers des armes. Pour cette raison, les militaires ivoiriens nouveaux feront tous une formation technique d’au moins trois mois chaque année. La formation ne consistera plus en de simples footings les matins mais en de véritables programmes de formations techniques graduées. Autre chose et des plus importantes, la Côte d’Ivoire nouvelle lancera sa propre industrie militaire. En effet, la Côte d’Ivoire retient que seul ce que les autres fabriquent et vous le vendent ou achètent avec vous peut être frappé d’embargo. Pour sa propre consommation et afin de se doter d’une capacité militaire pour assurer la protection de ses frontières, de son peuple et de son Économie, la Côte d’Ivoire se dotera d’une industrie militaire à la fine pointe de la technologie militaire. Il en sera ainsi.

Enfin, les secteurs productifs de l’Économie nationale. Ils seront dotés de moyens, d’orientation stratégique et de mesures d’accompagnement pour encourager le déploiement à plein potentiel de l’Économie florissante qui sera amorcée. Un ensemble de travaux d’orientation révolutionnaire ont été menés. Il ne reste plus que leur déploiement au lendemain de la Révolution.

 

Voilà entre autres, les chantiers fondamentaux auxquels vous serez invités à apporter votre contribution scientifique et opérationnelle. Fiers Ivoiriens, le Pays vous appelle !

 

A très bientôt.

 

Hassane Magued

 

La Révolution Permanente N°0013/06/11

 

ivorian.net

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CÔTE D’IVOIRE: ALIBABA ET LES 36 VOLEURS

24/6/2011

 

La chronique de Hassane Magued

 

La Révolution Permanente N°0012/06/11

 

Ils se réunissent dans quelques jours à Yamoussoukro pour faire le point des butins collectés. Ils parlent du grand Oral avec Dramane OUATTARA. Mais ne vous y trompez pas, ils y vont pour évaluer la rentabilité malhonnête de chacun des membres de cette association de malfaiteurs qu’ils ont baptisé Gouvernement. Alors, Alibaba et les 36 voleurs, c’est l’histoire authentique de Dramane OUATTARA et les 36 Ministres pléthoriques de son Gouvernement illégitime et incompétent.

 

Vous le devinez sans aucun doute, l’intitulé de cet Article de la Révolution Permanente a été inspiré de la fable d’« Alibaba et les 40 voleurs ». Il s’agit d’une histoire d’origine arabe, racontant l’aventure très mouvementée d’un pauvre bûcheron, qui découvrit un sésame, une formule magique (« Sésame, ouvre-toi »), récitée par le gang des 40 voleurs afin d’ouvrir la porte de la grotte dans laquelle il accumule son trésor. Alibaba récitera la formule magique en l’absence du gang, volera une bonne partie de la richesse et par malice, réussira à décimer tout le gang qui s’était juré de se venger.

 

Alibaba en Côte d’Ivoire, c’est une histoire qui finit autrement. Alibaba alias Dramane OUATTARA, c’est une histoire beaucoup plus émouvante. Elle commence de façon identique. Mais elle finit différemment au point de devenir l’histoire de gang la plus célèbre de l’histoire de l’humanité actuelle. Venons-en aux faits.

 

Dramane OUATTARA, né avec beaucoup d’incertitude, d’un père Voltaïque et d’une mère de la même citoyenneté, a connu un destin quelque peu tragique à sa naissance. Sa mère, alors une paysanne vivant dans un petit village du Banfora (Burkina Faso), perdit tragiquement la vie en couche au moment où elle était accouchée du frère jumeau de Dramane OUATTARA. Comme un malheur ne vient jamais seul, le frère jumeau de Dramane OUATTARA naquit non viable. Cette histoire tragique conduisit le petit orphelin Dramane OUATTARA en Côte d’Ivoire, où il sera allaité et élevé par la femme de son oncle, petit frère de son père. Ce dernier était un commerçant voltaïque vivant en Côte d’ivoire. Au moment où l’enfant Dramane atteignit l’âge d’aller à l’école, il fut ramené en Haute Volta. De là, il connut un parcourt scolaire exemplaire qui fit la fierté des siens. Mais un grand philosophe a dit que l’Homme naît bon, mais c’est la société qui le rend mauvais.

 

Comme tout jeune Africain, Dramane OUATTARA a rêvé les Universités occidentales et son rêve fut exaucé. Il obtint une bourse pour poursuivre ses études en Philadelphie aux États-Unis d’Amérique, puis après le Diplôme de Docteur en Economie, il exerça dans certaines institutions de bonne renommée avant d’atterrir au Fond Monétaire International (FMI). Entre temps, l’ambition a façonné l’homme, la corruption morale s’était emparée de son âme et il était prêt à tout pour atteindre les sommets.

Un jour, l’idée de mettre en place les P.A.S (Programmes d’Ajustement Structurel) naquit au FMI. C’était le sésame pour entrer en Côte d’Ivoire. Dramane OUATTARA bondit sur l’opportunité. Il fit le tour de quelques bureaux, réussit à apparaître comme l’homme de la situation, prêt à servir les intérêts occidentaux, obtint alors des soutiens importants dans la loge du réseau mystique auquel il avait pris le soin d’appartenir des années plus tôt. Et ce fut fait : « Sésame, Ouvre-toi ! ».

 

Dramane OUATTARA fut propulsée comme une fusée et atterrit de façon fracassante en Côte d’Ivoire. Bombardé ministre des ministres, il accéda aux caisses de l’État, notamment la fameuse « Caisse noire », qui n’est rien d’autre qu’un budget de souveraineté permettant au Chef de l’État de manipuler un certain montant des deniers publics en toute légalité. Le voilà donc dans la « Grotte au Trésor des Grilleurs d’arachides » de l’époque. BEDIE Konan avait fêté au moins deux fois ses milliards et il était à pleine satiété. Le vieil Houphouët était dans la situation de Madame Betancourt en France. Il était malade, immensément riche et avait besoin d’un appui sous la forme d’une curatelle. OUATTARA fut le tuteur institutionnel. Alors, il récita plusieurs fois le sésame, fit plusieurs tours dans la grotte et en sortit follement riche. Dès lors, la folie des grandeurs commença chez cet opportuniste sans vergogne. Il pouvait devenir Président de Côte d’ivoire. Alors, il se résolut d’affronter tous les membres du “gang des grilleurs d’arachide”, les vainquit, fit capturer Laurent GBAGBO par la France et forma depuis le 25 mais 2011, son propre gang baptisé « Alibaba et les 36 voleurs ».

 

Ne vous y trompez pas, Dramane OUATTARA n’est pas un enfant de cœur en matière de butin de guerre. Il frappera très fort quiconque tentera de le flouer. Il s’était surendetté pour être là où il se trouve, assis sur une seule vieille fesse. Il faut bien qu’il rembourse ses dettes estimées à 100 milliards de francs CFA pour la seule période des campagnes électorales de 2010. Alors en matière de profil pour être membre du gang des 36 voleurs, les critères sont très restrictifs. D’abord pour certains, il faut avoir été un ancien criminel, membre de la rébellion qu’il a créée et placée sous la tutelle logistique et managériale de la France. Il faut avoir financé le RDR, le parti de Dramane OUATTARA, avec les pots de vin encaissés sous GBAGBO Laurent alors assiégé et obligé de former un Gouvernement avec ces indésirables. Pour d’autres, le critère est plus objectif. Il faut être originaire du Nord. Pour bien d’autres encore, il faut avoir fait ses preuves en blanchissant l’argent soustrait avec un consentement politiquement voilé, des grosses caisses de la BCEAO (Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest). Cette manne financière qui a franchi toutes les frontières de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) sans éveiller le moindre soupçon, ni des services douaniers, ni des institutions de régulation financière nationale ou communautaire, a bien une histoire pilotée par des hommes du métier. Aujourd’hui au sein du gang, s’ils sont nommés, c’est bien plus une récompense bien méritée pour service rendu, qu’un acte de valorisation des compétences techniques de ces hauts fonctionnaires. Suivez mon regard. Et puis enfin les derniers. Ce sont les vieux de la vieille. Paumés depuis la perte du pouvoir en 1999, ils gardent de très beaux restes. Le critère ultime, être un ancien voleur de deniers publics.

 

Et il en fut ainsi. Le gang a été créé, il faut aller évaluer sa performance à Yamoussoukro. Tester les anciens réflexes, enseigner les nouveaux circuits blancs, fixer les objectifs à atteindre, c’est l’affaire d’Alibaba, voleur de son état et maître de l’art de faire diversion. Bon vent à tous.

 

A très bientôt.

 

Hassane Magued

 

La Révolution Permanente N°0012/06/11

 

actualites.ivorian.net


 

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29/06/2011

Le quart de la moitié de "vérité zéro"

Nous évoquions il y a quelques jours (voir ici) la décision prise par l'Onuci, alarmée par la situation sécuritaire dans tout le pays, de faire passer le nombre de ses effectifs de 4000 à 5250 (ce qui représente une augmentation de 31 %). Au même moment, Sarkozy nous annonce qu'il va réduire ses troupes –, déjà réduites à la moitié des soi-disant 1700 hommes présents au plus fort de la crise–, au quart des soi-disant 900 hommes restant. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces chiffres reflètent l'état de sa crédibilité et de sa propension à parler vrai. En ce qui concerne la Côte d'Ivoire, la politique élyséenne de ces dernier mois, alliant une brutalité sans limites à l'épouvantable cynisme d'une propagande "humanitaire" nauséabonde, nous a amplement renseignés sur l'indice de vérité de la parole sarkozienne : déjà proche de zéro, voilà cet indice lui aussi réduit au quart de sa moitié. C'est sans aucun doute que ce petit monsieur nous prend tous, Français et Ivoiriens, pour le quart de la moitié de personnes dignes de respect : chacun de nous ne vaut à ses yeux qu'un huitième d'être humain : étonnez-vous qu'avec lui, la vie ne pèse pas lourd…

 

Plus sérieusement, conscients du fait qu'avec les dirigeants français actuels, le mensonge est partout, et que Sarkozy est par définition huit fois moins idiot que nous ne sommes censés l'être à l'aune de sa conception de la démocratie, nous devons implicitement comprendre, a contrario du sens de son ubuesque déclaration, qu'il est le premier à partager l'alarmisme de l'Onuci, mais en bien pire, puisque dans l'aventure il joue rien moins que sa tête, au propre comme au figuré.

 

La bonne question est donc la suivante : où se cachent les 31 % de soldats supplémentaires – 527 hommes –ajoutés aux 1700 du "plus fort de la crise", et dont il y a fort à parier que leur nombre n'a jamais été ramené à 900 ?

 

Ce n'est un secret pour personne, La Côte d'Ivoire est aujourd'hui truffée de conseillers militaires et gendarmesques (voir ici) censés pallier l'incurie de l'administration Ouattara, juguler autant que faire se peut le chaos ambiant, et conjurer la menace que constitue la disparition "dans la nature" de 85 % des 50 000 soldats des FDS, l'Armée régulière ivoirienne. Qu'on se rassure, l'opération Hydre (voir ici) des monstres Licorne et apparentés, opération mortifère placée sous le signe confraternel du mensonge érigé en système, est loin d'être terminée.

 

Eliel

_______________________________________________

Le 25 juin 2011 | AFP

 

Par Yves Marcel Youant

 

Soldat français de la force Licorne. De Afp.

Soldat français de la force Licorne. De Afp.La France ne devrait plus conserver à terme en Côte d'Ivoire qu'un contingent de 200 à 250 soldats, contre environ 900 aujourd'hui dans le cadre de la force Licorne placée sous mandat des Nations unies, a annoncé vendredi à Bruxelles le président Nicolas Sarkozy.

 

Évoquant en clôture d'un sommet européen le retrait d'ici la fin 2011 de "quelques centaines" de soldats français déployés en Afghanistan, M. Sarkozy a précisé qu'il s'agissait de "la deuxième décision de réduction des effectifs militaires engagés en opération (...) la première c'est la Côte d'Ivoire où nous garderons entre 200 et 250 soldats sur place".

 

A l'occasion de l'investiture du nouveau président ivoirien Alassane Ouattara le mois dernier, le chef de l'État français avait annoncé que la France maintiendrait un contingent sur le sol ivoirien, mais en nombre réduit. La force Licorne compte actuellement quelque 900 hommes après en avoir atteint 1.700 au plus fort de la crise qui a abouti à l'arrestation de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le 11 avril et l'arrivée au pouvoir de M. Ouattara. "Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants", avait déclaré M. Sarkozy à Abidjan (1). Selon la présidence, ce détachement pourrait notamment participer à la réorganisation en cours des forces de sécurité ivoiriennes. Le mois dernier, M. Ouattara s'était prononcé pour le maintien de la force française Licorne en Côte d'Ivoire et la réactivation de la base du 43e Bataillon d'infanterie de marine (BIMa), dissous en juin 2009. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a promis de réviser la politique de la France vis-à-vis de ses anciennes colonies d`Afrique et a engagé la révision des accords de défense signés au lendemain des indépendances.

 

Afp

 

(1) Comme si la mise à mort programmée de milliers d'Ivoiriens avait jamais été liée de près ou de loin à la "protection des ressortissants français" ! À moins de voir dans l'assassinat de l'un des meilleurs d'entre eux, Philippe Rémond (voir ici), par des mercenaires à la solde des dirigeants actuels de sa patrie d'origine, l'illustration de ce que l'actuelle France des droits de l'homme, malencontreusement "possédée" par Sarkozy et consorts, entend par "protection de ses ressortissants". (ndlr)

 

afreekelection.com

 

ivoirebusiness.net

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Dénonciations à répétition des violations des droits de l’homme :

Ouattara et les Ong ne parlent plus le même langage

 

Nous approchons inexorablement du point où, même aux yeux d'une "mafia" internationale qui s'est acharnée pendant plus de dix ans – et à quel prix ! –, de le propulser au pouvoir, Drame Man n'est plus "vendable"

 

 Il est plus que temps de s'inquiéter de la transition pourrie d'avance que dans les coulisses de l'une ou l'autre de ses officines sanguinaires, Sarkombine est en train de nous concocter !

 

23 juin 2011

 

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In Le Nouveau Courrier N°245 du 18 au 19 Juin 2011 Gerard Koné

 

La lune de miel entre le camp Ouattara et les Ong internationales de défense des droits humains, jadis meilleurs alliés pour diaboliser le régime Gbagbo, est en train de virer à la répulsion. La cause de ce désamour entre les deux parties, c’est bien les différents rapports sur les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Ce qui fâche le camp Ouattara, ce sont les rapports successifs qui épinglent les Frci dans les exactions aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, alors qu’il n’y a plus de belligérance.

 

A ce sujet, l’Ong Human Rights Watch (Hrw) s’était indigné mercredi dernier, de ce qu’«aucun des membres des Forces républicaines, impliqué dans des crimes graves, n'a été arrêté ou placé en garde à vue pour crimes graves commis pendant la période post-électorale». Dans la même veine, le Haut Commissaire aux droits de l’Homme des Nations Unies, Navi Pillay est monté au créneau. «Des témoignages accusent ces soldats d'implication dans des violations des droits de l'homme à Abidjan comme dans le reste du pays, incluant des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des actes de torture, des viols, des pillages et de l'extorsion», avait-elle fait savoir à l’issue d’une réunion consacrée à la Côte d’Ivoire, mercredi dernier à l’Onu. Dénonçant par la même occasion, «le manque de discipline et la violence de la part de l'armée nouvellement établie, les FRCI, qui est composée de différents groupes sans claire structure de commandement et qui sont (…) une source de sérieuse préoccupation». Réponse du berger à la bergère. Le Gouvernement Ouattara qui ne semble guère apprécier cet «acharnement » de la part des Ong internationales de défense des droits humains, alliées autrefois de l’actuel chef d’Etat, a décidé d’apporter la réplique. Le dernier Conseil des ministres (mercredi 15 juin) consacre un long chapitre à la question. «Le Gouvernement souhaite attirer l’attention de certaines organisations de défense des droits de l’homme qui, par leur silence sur la gravité des faits révélés depuis novembre 2010, par la partialité de leur jugement dans le traitement de cas récents, ou même la publication de rapports sur la base d’enquêtes relativement superficielles, font courir à toutes ces organisations le risque de décrédibiliser la noble mission qui leur est dévolue». Dans la foulée, une commission nationale d’enquête est mise sur pied, sous la responsabilité du ministre chargé des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, Coulibaly Gnenema. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a chacune de ses sorties essai tant bien que mal de défendre les Frci, acculées par les Ong.

 

«Qu’on nous apporte des preuves de ces exactions là. Nous n’allons pas nous laisser distraire par ce genre de rapports».

 

Les rapports de ces Ong, il est bon de le rappeler, étaient brandis comme parole d’évangile dans un passé récent quand il s’agissait d’accabler Gbagbo. Et à cette époque, on n’avait pas besoin de preuves. Comme quoi, la lune de miel a brutalement pris fin entre les deux tourtereaux.

 

http://lenouveaucourrier.ivoire-blog.com/archive/2011/06/23/denonciation-a-repetition-des-violations-des-droits-de-l-hom.html

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Yopougon: Des gendarmes menacent !

Lundi 27 juin 2011

clip_image002Le deuxième affrontement entre les éléments de Forces républicaine de Côte d’Ivoire (Frci) et les gendarmes de l’escadron de Yopougon Toits rouges, le mercredi 22 juin 2 0 11, pourrait constituer la goutte d’eau de trop dans le vase. Au lendemain de cette sanglante altercation, au cours de laquelle une femme est décédée d’une balle perdue, les gendarmes sont rentrés dans une colère noire. De fait, plusieurs éléments de ce corps d’élite qui nous ont joints ont été sans retenue. « Il faut que ceux qui sont en face (éléments de Frci, Ndlr) aient du respect pour nous. Nous faisons tout pour éviter des affrontements, alors que c’est tout à fait le contraire chez eux, comme s’ils voulaient nous pousser à bout. Nous avons été formés au métier des armes, à la discipline et au respect des lois. C’est pourquoi, jusqu’à présent, nous observons et quelquefois acceptons les humiliations que nous subissons. Mais chaque chose a une fin. Et c’est ce que nous voulons maintenant», a martelé l’un de nos interlocuteurs qui s’est présenté comme un maréchal des logis chef (Mdl/chef), issu d’une unité de gendarmerie.

 

Un autre à ses côtés, qui s’est voulu plus clair, a dévoilé une partie des intentions des gendarmes en cas d’une nouvelle provocation. «C’est la dernière fois que nous sommes attaqués sans que nous n’apportions la riposte appropriée. Nous avons toujours été à l’écoute de notre hiérarchie qui nous demande de mettre balle à terre chaque fois que nous faisons des rapports. Elle est en train de régler tous les problèmes liés à la cohabitation. Il n’est donc pas normal qu’ils s’en prennent aux gendarmes», a-t-il déploré, évoquant des cas d’exactions, sous le couvert de perquisitions de domiciles. Il a cité un exemple à Koumassi où un gendarme avait été abattu en avril et deux de ses compagnons rudoyés bien qu’ils aient présenté leurs cartes professionnelles.

 

Pour ces gendarmes, entourés au moment de la conversation par plusieurs de leurs frères d’armes, beaucoup d’entre eux partagent leur envie d’en découdre en cas de «dérapage injustifié». Sans le dire ouvertement, des gendarmes sont prêts à faire face à «toute tentative de les humilier ou de les spolier de leur matériel de travail», a fait remarquer un observateur. La hiérarchie militaire doit intensifier les démarches afin que gendarmes et Frci cohabitent pacifiquement.

 

cotedivoire-lavraie.over-blog.fr

 

Source: M’BRA Konan – Soir Info

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28/06/2011

Pourquoi fermer les universités de Côte d'Ivoire?

28/06/2011

 

Le 11 avril 2011, la coalition France-Onuci, aidés des rebelles et de mercenaires étrangers, après deux jours de bombardements intensifs, a opéré un coup d’état pour installer Ouattara au pouvoir. Ce dernier au lieu de chercher à sauver les universités, les a plutôt fermées.

 

Les forces françaises et onusiennes, après avoir convoyé les rebelles à Abidjan, ont contraint. l’université d’ABOBO-ADJAME à ne plus fonctionner. Alors que l’administration de cette  institution s’employait à trouver d’autres locaux pour poursuivre les enseignements, c’est l’université de Cocody-Abidjan qui, à son tour, est tombée aux mains des rebelles et leurs parrains internationaux. Ces faits amènent à nous interroger sur l’état des  lieux dans nos universités.

 

L’état des lieux

 

Nos universités sont dans un état lamentable, indescriptible, et inimaginable. En effet, ce haut lieu du savoir est aujourd’hui occupé par les rebelles sans foi, ni loi, bardés de gris-gris, vêtus de tenues traditionnelles dozos (chasseurs traditionnels) et de tenues militaires bigarrées soustraites aux forces de l’ordre loyalistes de côte d’ivoire.

 

La visite des lieux nous a permis aisément de faire les constats suivants :

Tous les locaux de nos universités ont été vidés de tout leur équipement informatique, de tous les appareils de climatisation, du matériel d’enseignement et de recherche et de tout le mobilier. Par ailleurs, dans les différentes scolarités, tous les registres aussi bien sur support physique que numérique ont été emportés, privant ainsi nos universités d’histoire et de mémoire.

 

On note aussi que les français et l’ONU qui interdisaient l’usage des armes lourdes de guerre ont fait usage de plusieurs obus sur nos campus dont certains n’ont éclaté, constituant un grave danger pour toute personne présente sur les lieux.

 

 Dans les cités universitaires, les forces de Ouattara ont chassé manu militari les étudiants de leurs chambres, tuant certains, dépouillant d’autres du peu de biens acquis si difficilement.

On note aussi que certaines cités universitaires sont occupées illégalement par les forces de Ouattara (FRCI) ; d’autres ont été purement et simplement incendiées.

 

Aujourd’hui, nos universités sont sous occupation des FRCI qui en interdisent l’accès aux personnels enseignants, technique et administratif pour, disent-ils, assurer la sécurité des lieux et empêcher les vols et pillages. Et pourtant les pillages continuent au point où on en est à constater la disparition des antivols et des fils électriques.

 

Devant cette situation de désolation, il s’est trouvé des responsables pro-Ouattara qui, dans leur joie machiavélique, ont souhaité voir ces cités universitaires disparaître de leurs communes.
Qui sont donc les acteurs de cette situation dramatique, abominable, insensée, inhumaine et digne d’analphabète
?

 

Les acteurs

 

Les observations des différents théâtres d’opération ont montré clairement la participation des acteurs suivants :

 

-    Les concepteurs

Ce sont les armées françaises (licorne) et onuci qui, les premières, ont utilisé leurs forces aériennes pour repérer et pilonner les positions des militaires ivoiriens et aussi pour transporter puis déposer les rebelles derrière les lignes de front des FDS montrant ainsi qu’ils sont les concepteurs des différents plans d’attaque. C’est donc elles qui ont livré nos universités aux rebelles.

Rappelons que les forces licorne et onusienne ont protégé pendant ces heures chaudes, l’aéroport, le port et d’autres lieux stratégiques qu’ils ont trouvés nécessaire de préserver, garantissant ainsi les intérêts financiers et économiques de la France et de ses partenaires.

Ces forces coalisées n’ont donc  pas trouvé nécessaire de protéger nos sites universitaires, hauts lieux du savoir, de formation et de recherche, de valeur inestimable.

Au plan humain les universités hébergeaient plus de 50 milles étudiants qui, aujourd’hui, pour certains ont été tués et pour les plus chanceux chassés manu militari.

Au mépris des vies humaines et des droits de l’homme, la France a privilégié ses intérêts économiques et politiques.
La France et l’onuci ont conçu leurs stratégies de guerre en collaboration avec le RDR en premier puis avec les autres membres du RHDP.

 

-    Les exécutants

Outre les forces susmentionnées, ce sont les rebelles, milices de Ouattara, pompeusement appelées forces nouvelles sous l’instigation de la France à Marcoussis (France), les supplétifs constitués de prisonniers libérés par les rebelles, les coxers (apprentis de mini cars de transports urbains), les travailleurs du secteur informel ( mécaniciens, tailleurs, cireurs, vigiles, gérants de cabine, maçons, plombiers, et autres petits ouvriers) généralement composés d’ analphabètes provenant pour la majorité de la sous-région.

 

Se sont  joints à ce groupe les militaires-traitres membres de l’armée loyaliste (FDS).  Ces derniers et les rebelles avec leurs supplétifs ont formé les forces pompeusement baptisées républicaines qui n’ont de républicain que la lettre R du Rassemblement (Regroupement) Des Républicains (Rebelles).

 

S’ajoutent à ceux-là, des mercenaires que certains pays de la CEDEAO ont mis à la disposition de la nébuleuse communauté internationale sous l’instigation de la France de Sarkozy.

 

Alors que le devoir des hommes politiques est de protéger leurs citoyens et leurs biens, des maires du RHDP se sont joints à ce concert macabre et funeste en demandant que leurs communes n’hébergent plus les cités universitaires.

 

Qu’est-ce qui a bien pu motiver les actions exposées ci-dessus ?

 

Les motivations

Le désir aveugle de la France d’installer Ouattara au pouvoir l’a amenée à faire fi des précautions élémentaires pour sécuriser les universités.

Il s’agit pour le pouvoir actuel de bâillonner la FESCI, fer de lance de la contestation démocratique en milieu estudiantin et scolaire, d’empêcher les syndicats des enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire notamment le Synarès, pionnier de la lutte démocratique dans notre pays, de prendre position sur cette grave situation dans nos universités.

 

Ainsi, le pouvoir actuel voudrait briser le binôme enseignants-étudiants.

Celui qui est aujourd’hui installé au pouvoir par la France a montré du temps où il était premier ministre, peu d’intérêt pour la formation de l’élite de ce pays. On en veut pour preuves :

 

•    La suppression des cars de transport d’étudiants

 

•    La suppression des internats des lycées et collèges

 

•    La diminution des salaires des enseignants en 1991

 

•    L’étiolement du nombre de bénéficiaires des bourses d’étude

 

C’est pourquoi il a délibérément fait ou laissé piller, saccager, détruire les universités pour en justifier la fermeture. Cette situation ne saurait légitimer une fermeture des universités quand on sait que l’Ecole Normale Supérieure qui a subi les mêmes dommages fonctionne.

 

Une autre raison pour le pouvoir actuel de fermer les universités est de faire payer aux étudiants leur soutien sans faille au régime du Président GBAGBO.

 

Il s’agit aussi pour M. Ouattara de trouver dans les cités universitaires des lieux d’hébergement aux éléments de sa milice hétéroclite. Les faits l’attestent par l’occupation actuelle des chambres de nos étudiants.
Enfin, peut être que le pouvoir actuel ne voudrait pas collaborer avec les élus des Universités dont l’ancien premier ministre AKE N’GBO.

 

En conclusion, au contraire du régime GBAGBO, qui, face à la rébellion, a jugé indispensable de délocaliser, en zone gouvernementale, les universités des zones rebelles, pour permettre aux étudiants de continuer de poursuivre leur formation, malgré une situation financière difficile (financement de la guerre à lui imposée par la France), Monsieur Ouattara n’a trouvé comme solution que de faire casser, piller, incendier et de fermer sine die les universités.

 

Qu’attendent les parents d’élèves, les organisations de droits de l’Homme, la convention de la société civile, l’UNESCO pour mettre fin à cette grave injustice ?

 

Le silence de ces organisations fait d’elles indiscutablement des complices. Elles devraient au contraire prendre attache avec les pouvoirs publiques et les syndicats des enseignants du supérieur pour demander aux enseignants de faire le sacrifice de reprendre les enseignements, dans les meilleurs délais, en dépit de la situation désastreuse des universités. Vivement que nos universités rouvrent pour dispenser le savoir à notre jeunesse, l’avenir de notre pays.

 

Une contribution de patriotes seniors

 

cameroonvoice.com

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Et que devient la "réconciliation"dans tout ça ?

Coulisses: Ouattara est-il malade ?

 

28/06/2011

 

Le quotidien pro-Soro évoque le schéma catastrophe pour le Premier ministre. Une incapacité d’Alassane Ouattara avant les législatives, qui ouvrirait la voie à Mamadou Koulibaly... De quoi alimenter les rumeurs qui courent déjà.

L’article aurait eu une signification plus anecdotique s’il n’avait pas été écrit par Nord-Sud, le quotidien qui porte, depuis sa création, l’ambition politique de Guillaume Soro. Et qui, plusieurs fois par le passé, a lancé des «ballons d’essai» et mené des campagnes médiatiques au profit du Premier ministre ivoirien. L’article est intitulé «A six mois des législatives – Koulibaly, dauphin de Ouattara   «En sa qualité de président de l’Assemblée nationale, deuxième personnage de l’Etat ivoirien, c’est Mamadou Koulibaly qui devrait succéder à Alassane Ouattara en cas de vacance du pouvoir de celui-ci», écrit Nord-Sud, qui déplore une «situation à la fois ubuesque et cauchemardesque ».

«En attendant le renouvellement du parlement, le président sortant, Mamadou Koulibaly jouit toujours du statut de dauphin constitutionnel. En cas de décès, de démission ou d’invalidité d’Alassane Ouattara, son remplaçant tout désigné, est Mamadou Koulibaly. (...) C’est l’article 40 de la loi fondamentale ivoirienne qui pose ce principe intangible. La réalité est donc là, implacable : le successeur constitutionnel d’Alassane Ouattara est bien le président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi). Et, en cas d’empêchement de Mamadou Koulibaly, c’est Marthe Amon Agoh, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale, elle aussi, cadre du Fpi, qui devrait assurer l’intérim du président de la République. L’ancien régime qui est loin d’avoir plié totalement l’échine, pourrait donc revenir en force», écrit Nord-Sud.
«Pourvu que le scénario catastrophe ne se produise pas d’ici là», préfère positiver un (...) député de la mouvance houphouétiste qui a requis l’anonymat, conclut l’article.


Que penser d’un tel papier de «Une» ?

 

 Premièrement, il traduit des angoisses diffuses du camp Ouattara face à une éventuelle disparition de son leader. Pourquoi cette peur panique ? Le chef de l’Etat ivoirien est-il en bonne santé ? Jusqu’à présent, les nombreuses rumeurs à ce sujet ont toujours été mises sur le compte d’ennemis prenant leurs rêves pour des réalités. Que Nord-Sud aborde ce sujet tabou – la finitude du chef – donnera forcément du grain à moudre à ceux qui postulent qu’Alassane Ouattara est une sorte de Léon Mba, qui pourrait s’effacer très vite au profit de... Guillaume Soro. Est-ce par peur de voir sa «destinée» contrariée par Mamadou Koulibaly que les partisans de Guillaume Soro trépignent dans l’attente de législatives qui mettraient leur champion à la place enviée de dauphin constitutionnel ?


Mystère. En tout cas, le fait de voir le journal cher au coeur du Premier ministre évoquer sans trop de précautions son futur décès pourrait bien pousser Alassane Ouattara à se méfier de celui à qui le perchoir est visiblement réservé lors de la prochaine législature

 

 Cet article, qui montre que les calculs de l’après-Ouattara obsèdent déjà le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), indique, par voie de conséquence, que la guerre de succession est ouverte.

 

Et elle semble déjà opposer, dans le cadre d’un affrontement à fleurets mouchetés, Hamed Bakayoko, patron du Patriote et enfant de la maison Ouattara depuis deux décennies, et Guillaume Soro, inspirateur de Nord-Sud et pièce rapportée issue de la gauche historique ivoirienne... et dont les dents, on le sait depuis longtemps, rayent littéralement le parquet.

 

Le nouveau courrier repris par cameroonvoice.com

15:43 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/06/2011

Une maman s'en est allée

Décès de la mère du Président Gbagbo

 

“Devant les cheveux blancs tu te lèveras, et tu honoreras la personne du vieillard” (Lévitique 19:32)

 

clip_image002Je viens de lire incidemment dans des articles et sur des forums que la mère du Président Gbagbo est décédée le 15 juin au Ghana. A SEM Laurent Gbagbo, illégalement et injustement privé de sa liberté, d'innombrables Ivoiriens ont à cœur de présenter toutes leurs affectueuses condoléances.

 

Rappelez-vous (voir ici), elle avait été arrêtée en même temps que le reste de la famille après les bombardements intensifs et constants du palais présidentiel par notre Licorne de la paix, la semaine précédant ce noir jour du 11 avril 2011.

 

Ce jour là, les termes démocratie ivoirienne, constitution ivoirienne ont perdu leur sens. Le président Sarkozy, nouvel académicien spécialisé “ès ingérence humanitaire”, impose de nouvelles lois, un nouveau droit, et tel un apprenti sorcier, sûr de lui, il voit après trois mois d’impensable chaos qu’il n’a pas misé sur un bon cheval !

 

Sarkozy ne pensait certainement pas que cette “reddition” de Gbagbo serait si longue, si douloureuse : plus de 150 morts après l’anéantissement du palais et l’arrestation du “clan” Gbagbo; famille, amis, collaborateurs, débusqués à coup de bombes françaises puis livrés lâchement aux “bons ivoiriens ”d’Ado-solution, embarqués manu militari à l’hôtel du golf, l’hôtel-prison et quartier de jour du nouveau gouvernement installé par la France.

Il est presque impossible de trouver des détails sur cette dame très âgée, madame Koudou Gbagbo, âgée de plus de 90 ans -92, ai-je lu une fois-, et à qui rien n’a été épargné. Selon certaines sources, son arrestation ne s’est pas faite en douceur, et c’est probablement très discrètement qu’elle a été “libérée”, sachant que ses jours étaient comptés.

 

L’humiliation subie par les siens, le stress des bombardements, puis l’arrestation et les probables mauvais traitements signalés par des témoins, au moment de l’arrestation ont du grignoter son capital santé et sa force de vivre. Elle se trouvait semble-t-il, réfugiée au Ghana, car toutes les résidences ivoiriennes du couple présidentiel et de leurs proches ont été méticuleusement pillées et saccagées, visitées plusieurs fois par les nouveaux représentants de l’ordre ivoirien, les fameux FRCI-Dozo, que Ouattara ne contrôle toujours pas, malgré ses promesses, et sa réconciliation en marche !

 

Les médias ont bien caché ce décès, et malgré les plus de 1200 “articles”ou occurrences sur le sujet qui apparaissent dans le référencement Google, il n’y a rien ! Bravo les nouveaux révisionnistes : il n’y a jamais eu de vieille dame, mère d’un président d’État démocratique et en exercice, puisque Laurent Gbagbo n’a jamais démissionné, – emprisonnée, exilée puis décédée à l’étranger des suites du 11 avril !

 

Après la mort fantôme du professeur Philippe Reymond, le silence sur la mort honteuse du ministre Désiré Tagro, voici la mort fantôme de madame Gbagbo mère, pour que Ouattara puisse continuer de jouer au Monopoly présidentiel, et acheter à crédit, vendre pour un franc symbolique les richesses du pays, s’endetter, pardon, endetter la Côte d’ivoire pour de longues années ...

 

Mais attention aux mauvaises cartes : Ouattara ne peut indéfiniment ouvrir seulement les cartes “chance” distribuées par la France, il faut des résultats, maintenant ! La “communauté internationale” est impatiente de prouver rapidement au monde que “son choix” est celui des ivoiriens, que les méchants seront punis par la très sérieuse CPI, et que l’avenir radieux auquel les ivoiriens virtuels du tandem Sarkozy –Ouattara aspirent est encore à portée demain !

 

Attention Ouattara, plus le temps passe, plus les cartes “chance” s’épuisent, et la case “prison” se présentera peut-être plus tôt que prévu !

 

Shlomit

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Dans le cadre de la « pluie de milliards », la gabegie financière

Alassane Ouattara achète un Grumman à 10 millions d’euros, soit 6,55 milliards FCFA

 

lundi 27 juin 2011

 

IVOIREBUSINESS

 

Le grumman utilisé par Ado pendant la campagne présidentielle.

clip_image001Plus de 2 mois après sa prise de pouvoir dans des conditions calamiteuses, Alassane Ouattara, après son investiture à 21 milliards de Fcfa, continue de multiplier les dépenses de prestige, dilapidant à souhait l’argent du contribuable ivoirien encore traumatisé par 4 mois de crise post-électorale.

 

Alors que la Côte d’Ivoire est à genoux, le pays balafré, l’insécurité totale et toutes les institutions de la république n’existant que de nom car n’étant pas opérationnelles, c’est le prestige qui continue à guider l’action de Ouattara. Alors même qu'il n’y a plus de chaises, de tables, d’ordinateurs et de stylos dans toutes les administrations du pays.

 

Malgré cela, Alassane Ouattara, selon le quotidien L’Inter (27/06), aurait dépêché le 21 juin dernier au salon de Bourget, son ministre des transports Gaoussou Touré, et l’ancien pilote d’Houphouët Boigny, le Général Abdoulaye Coulibaly, pour finaliser l’achat d’un Grumman présidentiel pour ses déplacements. Coup de l’achat : 10 millions d’euros, soit 6,55 milliards FCFA. Le grumman de Ouattara devait en principe atterrir hier 26 juin à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan avec à son bord le général Coulibaly.

 

La Côte d’Ivoire dispose pourtant d’un Grumman que le président Laurent Gbagbo utilisait pour ses déplacements, lequel est immobilisé depuis décembre 2010 à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, à la demande de Ouattara. Lequel pour des raisons superstitieuses refuse de l’utiliser, préférant dilapider l’argent du contribuable ivoirien dans des dépenses de prestige.

 

Serge Touré

 

ivoirebusiness

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Reportage à Abidjan

 

Côte d’Ivoire : impacts de balles et pertes de revenus

 

dimanche 26 juin 2011

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Dans certains quartiers d’Abidjan, la principale ville de la Côte d’Ivoire, les édifices et les visages conservent des traces de la guerre. Les habitants se demandent quand leurs enfants pourront de nouveau manger à leur faim.

« Nous sommes dans un enfer sur terre », a dit Rodrigue Assié Kah, un enseignant de la commune de Yopougon. « Je n’ai pas d’emploi et j’ai six bouches à nourrir ». M. Assié est assis seul devant un immeuble d’habitation qui a partiellement brûlé lorsque les forces du gouvernement sont récemment venues y chercher des individus appartenant à des groupes pro-Gbagbo.

M. Assié, 50 ans, avait prévu de prendre sa retraite dans deux ans, mais il n’a pas épargné suffisamment d’argent pour cesser de travailler tout de suite. L’école privée où il est employé est fermée depuis le début des violences postélectorales.

M. Assié possède au moins une chambre, même si elle a été complètement vidée par les pillages généralisés. Des centaines de familles n’ont même plus d’endroit où aller. Dans certaines régions, les maisons ont été détruites par les tirs d’artillerie.

À Yopougon et Abobo – deux communes qui ont été le théâtre de violents affrontements –, les moyens de subsistance de nombreuses personnes ont été détruits au même titre que leur foyer, selon l’organisation non gouvernementale (ONG) Solidarités International.

L’organisation évalue actuellement la situation en fonction de plusieurs critères, et notamment la sécurité, l’eau/assainissement, la santé et l’hébergement, à Abidjan et dans d’autres régions du pays affectées par le conflit.

 

Un repas par jour

 

À Abobo, près de la moitié des 573 ménages interrogés ont dit n’avoir aucune source de revenu. Selon l’évaluation réalisée par Solidarités, environ 40 de ces familles ont perdu leur moyen de subsistance à cause des troubles postélectoraux. Quarante pour cent d’entre elles ont dit qu’elles étaient passées de trois repas par jour à un seul.

Parmi les personnes interrogées à Yopougon, le nombre de familles ne prenant qu’un seul repas par jour a été multiplié par sept depuis le début de la crise. Les habitants de la commune dépensent en moyenne 36 pour cent de plus qu’avant pour les denrées alimentaires de base. À Abobo, un kilo de riz coûte désormais 0,88 dollar contre 0,55 dollar avant la crise ; le sucre est passé de 6,17 dollars à 7,05 dollars ; les tomates sont quatre fois plus chères ; et le prix du poisson frais a presque doublé.

 

« De nombreuses familles ont tout perdu », a dit Rolland Gueneau, chef de mission de Solidarités International en Côte d’Ivoire. Il a ajouté que la solidarité du peuple ivoirien était « admirable » et que les habitants se venaient mutuellement en aide, mais que le fardeau économique était de plus en plus lourd.

« Le besoin le plus urgent c’est la nourriture, ensuite, les moustiquaires ».

« La plupart des familles prennent un seul repas par jour – il s’agit généralement de `garba’ [un plat à base de poisson et de manioc] », a dit à IRIN Albertine Anoh, une infirmière de 28 ans.

« Pour le moment, on ne se permet pas de vivre comme avant », a-t-elle ajouté. Son mari a perdu plusieurs véhicules de transport public à cause des combats, et le ménage n’a pratiquement plus de revenu.

 

Yopougon et la réconciliation

 

Les observateurs estiment qu’il faudra du temps à la population pour se remettre du conflit, en particulier dans des endroits comme Yopougon, dont de nombreux quartiers étaient les bastions des partisans de Laurent Gbagbo, qui est actuellement emprisonné.

« S’il doit y avoir des bases d’une vraie réconciliation [en Côte d’Ivoire], c’est à Yopougon que cela peut partir », a dit à IRIN l’analyste politique ivoirien Romain Kacou. Il a ajouté que M. Gbagbo bénéficiait du soutien d’une partie importante de l’électorat. « Il est donc important que la commune tienne une place prépondérante dans le processus de paix ».

Des milliers de personnes déplacées à Abidjan et dans d’autres régions du pays ont dit à Solidarités qu’elles ignoraient quand elles pourraient retourner chez elles. L’incertitude actuelle représente un véritable défi pour les organisations d’aide humanitaire.

« Il est difficile de savoir comment la situation va évoluer et quand les gens pourront retourner chez eux. Il ne s’agit pas d’une science exacte », a dit M. Gueneau, de l’ONG Solidarités. « Et nous ne savons pas ce que demain nous réserve. Nous devons faire bien attention de ne pas pousser les gens à rentrer chez eux s’ils ne sont pas prêts à le faire ».

Un jeune homme qui a demandé l’anonymat a dit qu’il avait récemment descendu une route familière de Yopougon qu’il n’avait pas empruntée depuis les troubles postélectoraux. « Je vous le dis : Yopougon n’est plus la même. On voit partout des impacts de balles et les quartiers sont désertés. La guerre, c’est terrible ».


par notre partenaire IRIN

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Témoignage de Mme Agnès TANOH, ex dame de compagnie de l'unique première Dame de Côte d'Ivoire

Arrestation du Président Gbagbo : révélations de l’ex Dame de compagnie de Simone Gbagbo

 

22/6/2011

 

Abidjandirect

 

clip_image002Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien(Fpi) jusqu’au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l’Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d‘Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livre dans cet entretien les derniers instants dans le bunker…

 

Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu’à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

 

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d’Angré que nous sommes, ce n’était pas du tout le repos car la nuit c’était les bruits d’armes en provenance d’Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d’Abidjan ndlr) à nos occupations habituelles. Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d’habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j’ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d’avant nous avions été informés que j’étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j’habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

 

Le 31 Mars, j’apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ‘’Allées” et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu’ à l’arrestation du Président Gbagbo. D’ailleurs je préférais être sur les lieux dans ces circonstances. Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvé dans les mêmes circonstances et je me suis rendue utile. J’ai ouvert les bureaux de la première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d’être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J’étais la quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

 

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n’était pas en fuite. J’ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l’accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé.

 

Pour ce qui s’est passé, il faut noter qu’avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d’arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en actions. Ainsi, il y a eu l’attaque de l’école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d’Agban ( etc).

 

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant le bombardement de l’Ambassade du japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l’État et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l’entrée de la résidence. C’est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l’arène et a mené des actions offensives.

 

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au dessus de sa chambre alors qu’il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous sol car c’est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

 

D’autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21h à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au lever du jour. Le bureau de la première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l’Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l’accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c’est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu’ à l’arrestation du Président.

 

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous nous attendions 21 heures pour la “pluie de feu”, comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plus tôt. Dès 17 heures déjà et cela s’est poursuivi jusqu’ à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n’a pas atteint l’intérieur du sous-sol.

 

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d’égouts. Cela s’est transformé en une fumée opaque. Ils l’ont fait à dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d’électricité étaient à cet endroit. Le commandant Seka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

 

Une fois à ce niveau, nous avons été répartis dans plusieurs salles. Dans la nôtre, il n’y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adje Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec “certainement” la Première Dame, le Ministre Aboudramane Sangare, etc. Le Ministre Tagro s’est proposé à la négociation. Je l’ai vu et entendu téléphoner à quelqu’un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, « demandez leur d’arrêter de tirer, je viens discuter ». J’ai appris plus tard que cette personne était l’ambassadeur de France (Jean-Marc Simon : voir ici) en Côte d’Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement ( voir ici) l’attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous – sol, il était encore à l’entrée de la résidence, téléphone à l’oreille.

 

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine, a-t-il mis le nez dehors qu’il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d’entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grande chose. Quelques instants après, d’autres (soldats rebelles ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo ndlr) qu’ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit qu’ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s’il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c’est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d’autres garder notre porte. La suite de l’arrestation, vous l’avez vu par les images qu’ils ont voulu vous montrer.

 

Une fois hors de la résidence nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury , le Ministre Adjobi Christine, l’ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en dessous de l’aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l’assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant complètement trempé de son sang. Il est allé s’adosser au mur de la résidence de l’Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force licorne.

 

Nous avions eu beaucoup de chances car l’un d’eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L’objectif des deux groupes (forces licorne et des forces rebelles ndlr) était de tuer le Pr Laurent GBAGBO et d’éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d’entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les Français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armée des forces nouvelles ndlr) pour commettre l’exploit de l’assassinat de plus d’une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n’ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C’est Dieu qui a travaillé en notre faveur, psaume 23.

 

Abidjandirect.net : Qu’en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

 

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l’enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d’une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d’un obus la veille, n’ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu’après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l’Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

 

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s’échapper ?

 

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s’ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C’est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu’elle avait laissé, contrainte de rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n’étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c’est qu’il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l’État. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu’ au golf.

 

abidjandirect.net

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Témoignage de Mme Agnès TANOH (suite)

L'ex- Dame de compagnie raconte le séjour dans les prisons du Golf Hotel  

 

Après nous avoir livré dans un entretien précédent les derniers instants dans le bunker et l’arrestation du président Gbagbo, Mme TANOH Agnès nous raconte comment les personnes arrêtées au palais présidentiel ont été conduites au Golf et traité dans cette prison.

 

clip_image004Abidjandirect.net : Comment avez-vous été traités au golf hôtel ?

 

Mais avant d’arriver au golf, il fallait traverser la cour de la résidence. Déjà, dans la salle où les militaires nous ont trouvés, ils ont pris tout ce que nous avions : téléphones, ordinateurs portables, argent, pièces d’identité, clefs de voitures, sac à main. A chaque étape, on nous prenait ce qui restait sur vous. Ma montre bracelet m’a été prise par une rebelle quand je m’apprêtais à monter à bord du KIA et mon alliance de mariage m’a été enlevée par un autre quand nous étions entassés dans la camionnette. Le seul pagne qui me restait m’a été enlevé quand je suis arrivée au Golf.

 

Pour décider de notre destination, les soldats de la force licorne, dont les chars étaient positionnés depuis la résidence jusqu’ au boulevard de France ‘’carrefour Konan Banny’’, et les forces rebelles ont discutés longuement. J’en ai été informé par un jeune militaire français qui était à coté de notre camionnette. Nous attendions à ce carrefour sous le soleil. Je lui ai ensuite posé la question. « Pourquoi, ne nous emmèneraient-ils pas dans une Ambassade ». Il ma répondu : attendons la fin de leur discussion ? La suite, c’était le golf !

 

Arrivés au Golf nous avons été accueillis par une cohorte de rebelles. C’est là que beaucoup d’entre nous ont pris des coups. Le Ministre Jean Jacques BECHIO et un autre monsieur ont été blessés à la tête. Le maire Adèle DEDY a été aussi blessée à la tête et à l’arcade sourcilière. Des militaires ont été blessés, tous avec des points de suture. Une des nounous, qui s’appelle Oumou a reçu une balle dans la jambe. Le Ministre Geneviève BRO GREBE, fut piétinée par les rebelles avec leurs godasses à telle enseigne que pendant trois jours, elle ne pouvait ni s’asseoir, ni se lever. C’est après qu’elle a pu marcher à l’aide de béquilles. L’Ambassadeur Boubacar KONE, lui, a pris des balles avant de monter dans le KIA. C’est certainement dans les mêmes conditions que le Ministre TAGRO Désiré a subi le sort dramatique.

 

Après être entrés dans la pièce où nous étions au nombre de 59, nous n’avons plus été battus. Ce nombre va être complété par les serveurs, les infirmiers, un médecin colonel qui ont fait quelques jours sur le terrain de tennis. Cependant les deux premiers jours, chaque nuit, il y avait un groupe de personne qui entrait dans notre cellule pour nous insulter et qui menaçaient de nous tuer. C’est suite à la plainte du ministre BECHIO à celui qui disait avoir notre charge que nous avions eu la paix. Nous avons eu trois gardes dont un de l’ONUCI et deux FAFN qui avaient le brassard sécurité. Ces gardes nous accompagnaient pour les toilettes ou nous allions en groupe de 5 ou 10. Cela n’a pas empêché qu’un jour, Diabaté Beh soit battu dans les toilettes. Nous dormions à même le sol, les un collés aux autres comme dans un carton de poissons.

 

Horsmis quelques uns qui voulaient se donner de l’importance comme un certain Mr. Porquet, et la Dame du PDCI à la grosse perruque, les autres nous traitaient avec humanisme. Une Dame nous a acheté des sandales parce que nous sommes arrivés au golf nu-pieds. Une autre a apporté également du coton hygiénique aux jeunes dames et des habits pour ceux qui étaient nus car tous les hommes sont arrivés presque nus. La secrétaire de Soro a envoyé quelques effets à la secrétaire du Président Mme OBODOU et une Bible pour moi. Les médecins que nous avons eus ont été très aimables sauf un (rire). C était le second du médecin qui n’était pas content quand on n’avait pas aimé le repas ou quand on ne finissait pas notre assiette. Nous ne nous sommes pas lavés pendant tout le temps que nous sommes restés là-bas. Nous n’avions pas droit au téléphone et aux visites.

 

Abidjandirect.net : Qu’en était-il des autres dans d’autres cellules ?

 

Je suis chrétienne catholique convaincue et je ne peux témoigner que de ce que j’ai vu. Nous n’avions aucune nouvelle d’eux, seule la jeune dame dont j’ai parlé plus haut nous disait qu’ils allaient bien. Il ne faut pas oublier que nous étions en prison comme se plaisait à nous rappeler un commissaire qui nous visitait. Et, en prison je crois savoir qu’on ne rend pas visite à ses Codétenus. Et j ai été surprise de voir Mme KACOU Rolande sur la liste des personnes libérées parce que pour moi elle était avec la première Dame dans le nord du pays car pendant notre séjour ils sont venus la chercher en disant que la première dame avait besoin d'elle.

 

Abidjandirect.net : Comment est intervenue votre libération ?

 

Quand nous sommes arrivés, deux équipes ont fait notre identification un commissaire et un responsable des rebelles. Un jour avant notre libération, les militaires (gardes et autres personnels militaires de Gbagbo ndlr) qui étaient avec nous ont été déportés au nord alors qu’il nous avait été dit qu’ils rentraient chez eux. Nous avons donc été quelque peu surpris par notre libération car auparavant, M. Porquet, un monsieur très zélé est passé nous rappeler que nous étions des prisonniers. Un autre jour M. Ahoussou Koffi est venu nous dire que nous serons jugés. C’est dans l’attente de notre jugement que le matin de notre libération, un monsieur a informé la secrétaire du Président Mme OBODOU que les membres de la famille présidentielle devraient se tenir prêts à quitter le Golf. La Première Dame leur avait demandé de les déposer à Moossou. Mme OBODOU a dit aux membres du cabinet que nous sommes, de partir en tant que membres de cette famille. Depuis 10 heures, heure à laquelle nous avions eu l’information, nous étions prêts. C’est à 13 heures, que nous avons été exfiltrés par l’arrière porte.

 

Abidjandirect.net : Pourquoi avez-vous quitté le pays ?

 

Avec tout ce que j’ai subi, (maison pillée, prison …) et ce qui se passait à Bonoua mon village, les domiciles de major Amangoua, du Président du Conseil général, du Ministre Adjobi saccages, les assassinats à Larabia ou j’allais souvent, les parents ont insisté pour que je m’éclipse un peu.

 

Abidjandirect.net : Êtes vous prêtes à continuer la lutte ?

 

C’est une question qui ne se pose pas à moi. Naturellement la lutte continue car l’idéal pour lequel je me suis engagée au FPI en 90 alors que j’avais été sollicitée par l’AFI (Association des femmes ivoiriennes ndlr) de mon quartier n’est pas encore atteint.

 

Vous savez, être née d’une ethnie ne se choisit pas. Les ethnies et les langues sont du Divin. Et c'est ce qui définit notre appartenance à une portion de la terre dans ce monde. Est-ce que vous me comprenez ? L’ethnie wolof est du Sénégal ; le peuple Juif est d’Israël. Le Mossi est du Burkina Faso. Le Fon est du Benin, le Zoulou de l’Afrique du Sud. Le Sénoufo, l’Abouré, le Bété, l’Alladian, l’Ebrié, et d’autres ethnies sont de la Côte d’Ivoire. C’est Divin et l’homme ne peut effacer ce que Dieu lui a donné. Dieu m’a faite Abouré. Il ne m’a pas faite Peulh. L’Abouré est en Côte d’Ivoire mon pays, alors je me battrai pour mon pays tant que Dieu me donnera la force.

 

Je continue la lutte parce que je rêve d’une Côte d’Ivoire libérée de la tutelle du colon, je rêve d’une Côte d’Ivoire souveraine. Je rêve d’une Côte d’Ivoire démocratique. Pour les 63 ethnies que nous sommes, chacune a sa manière d’accéder au pouvoir suprême dans sa communauté. Seule la démocratie, aussi importée soit-elle, peut résoudre ce problème. Je rêve d’une Côte d’Ivoire où tous les enfants ont la même chance de réussite. D’une Côte d’Ivoire dont les paysans, comme mon père, ne meurent pas pauvres mais avec une retraite assurée par le fruit de leur dur labeur. Où la décentralisation aura un effet réel et de bien être. Une Côte d’Ivoire où dans le petit campement comme celui de mon père, l’on pourra regarder la télévision. Je rêve d’une Côte d’Ivoire solidaire où le pauvre peut se soigner, boire de l’eau potable. Je rêve d’une Côte d’Ivoire où le nom n’est pas sujet de stigmate. Ma fille mariée à un Koné du Nord; ma grande sœur est avec un Thé de l’ouest, mon neveu avec Sarah de Korhogo ne pose pas problème, Soro marié à une Tagro, Otto Laurant à feue Sarata Touré.

 

Je rêve de la Côte d’Ivoire qui m a été proposée par Laurent GBAGBO, le FPI et tous les ivoiriens qui n’ont d'autre patrie que ma chère Côte d’Ivoire. Je rêve d’une Côte d’Ivoire où l’on pourra chanter le travail de mille générations.

 

Abidjandirect.net : Bientôt les élections locales, avez-vous des projets dans ce sens ?

 

Bien sur que oui, quelles que soient les difficultés. Sinon, la démocratie que nous voulons tant pour notre pays ne viendra pas. Il ne faut plus retourner à la pensée unique, mais plutôt laisser nos différences nous enrichir. Alors, aussi difficile que cela puisse paraître, si rien ne change dans la conduite des nouveaux tenants du pouvoir, il faudra quand même y aller. C'est l’occasion pour moi d’adresser toute ma compassion et mes encouragements aux prisonniers de la Pergola qui ont été libérés. Particulièrement nos représentants à l assemblée. Le président Laurent GBAGBO, nous a déjà ouvert la voie en se présentant aux présidentielles de 1990. Mais chaque chose à son temps, et la discipline du parti est une contrainte.

 

Abidjandirect.net : Un mot à l’endroit des lecteurs d’Abidjandirect ?

 

Je voudrais remercier très sincèrement abidjandirect.net et ses responsables, car ils m’ont donné de revivre et de reprendre la lutte. Ma première intervention, une note adressée au Président Koulibaly a été sur ce site. Je voudrais vous encourager à persévérer quelque soient toutes les difficultés. Je vous aime et l’Eternel, Dieu créateur qui a décidé de faire de nous des ivoiriens et non une autre nationalité nous garde.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. 

source: abidjandirect.net

15:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |