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31/05/2011

Françafrique et réseaux mafieux :

"La main de la franc-maçonnerie dans la politique africaine post-coloniale"!

 

Le 31 mai 2011 par IvoireBusiness

 

 Signes maçonniques: L'équerre et le compas.

l-equerre-et-le-compas-d-un-maitre-de-la-glnf_0.jpgPendant longtemps, les réseaux de la franc-maçonnerie française ont servi d'officine secrète dans le processus de recrutement des futurs dirigeants dans l'Afrique postcoloniale! Ainsi, les élites africaines dans leur immense majorité furent approchées par des loges françaises maçonniques: En d'autres termes, dans l'Afrique d'après les indépendances, pour faire ses premières armes dans les arcanes de la politique politicienne, il fallait être franc-maçon afin de bénéficier d'un réseau solide et solidaire en matière d'appui politique international...

 

Les gouvernements africains dans leur ensemble ont joui du sceau de cette coloration politique franc-maçonne jusqu'aux années 90 ! En Côte d'ivoire, de 1960 à 1993, sous "Houphouët Boigny", dans les gouvernements successifs, près de la moitié des ministres étaient des franc-maçons, mais notons que la plus grande loge maçonnique ouest-africaine était localisée au Libéria à "Monrovia" sous feu "William TOLBERT", assassiné lors d'un coup d'état sanglant en 1980, et enseveli dans une fosse commune avec une trentaine de ses ministres, tous franc-maçons! En Afrique centrale, notamment au Gabon, au Cameroun, RDC (ex Zaïre) et au Congo-Brazzaville, récemment, un organe de presse français et non des moindres "le Nouvel observateur" a confirmé l'initiation de certains leaders africains francophones franc-maçons à la grande loge de Paris, en donnant des noms du gabonais Feu "Bongo" et du congolais "Sassou N'guesso", actuel président du Congo-Brazzaville !

 

Mais force est de reconnaître qu'aujourd’hui; avec l'avènement des nouvelles "technologies de l’information’’ (internet), les connaissances ésotériques inhérentes à la franc-maçonnerie sont désormais accessibles au commun des mortels, la franc-maçonnerie se muant ipso facto en un simple mouvement philosophique ! Seule la sacralisation de l'initiation franc-maçonnique demeure la grosse interrogation, le reste n'est que pure supputation... Dans l'impasse ivoirienne actuelle, le combat spirituel franc-maçonnerie/évangéliques a refait surface depuis le 28 NOVEMBRE 2011, date du premier tour des élections présidentielles ivoiriennes: Selon les faits, c'est un coup d'état militaire de la force licorne française, soutenue par la communauté internationale et l'Onu, qui ne dit pas son nom ! Mais au delà de ce coup d'état néocolonial , le décor de la franc-maçonnerie était déjà planté et les dés pipés, mystiquement parlant, car la licorne est un symbole grec, seul animal de la forêt qui est capable de mettre en déroute l'éléphant, symbole de la Côte d'Ivoire, ce qui explique clairement un combat spirituel aux allures de défi mystique contre la Côte d'ivoire, pays profondément enraciné dans la spiritualité...! Notons que les symboles humains de ce combat mystico-spirituel en Côte d'ivoire sont respectivement "Alassane Ouattara", "Soro Guillaume", "Hamed Bakayoko", la liste est longue... tous franc-maçons initiés depuis une décennie pour certains, et plus pour d'autres...

 

L'occasion ultime nous est donnée pour clore enfin le débat sur la prétendue initiation de "Laurent Gbagbo" à la Franc-maçonnerie.

 

Voici la réalité des faits:" Se confiant à Paris au journaliste et analyste politique, "Bernard Doza" entre 1982 et 1988, "LAURENT GBAGBO", l'exilé politique affirmait ceci: «Lorsque nous faisions nos premières armes en politique, on a été approché par les franc-maçons, par personnes interposées. Nous avons répondu dans un premier temps à leur requête, spontanément, par pure curiosité, mais nous nous sommes vite rendu compte que ce n'était pas notre truc... "Symphonie inachevée", dira-t-on! Ne perdons donc pas de vue que le combat spirituel dans l'actuelle impasse politique ivoirienne oppose subtilement les chrétiens évangéliques et les franc-maçons appuyés et soutenus par un réseau occidental dont les ramifications s'étendent de l'EUROPE aux Usa. Mais "DIEU" lui est omniprésent et omnipotent, et ne partage point sa gloire! Attendons pour voir!

 

A bon entendeur, salut!!!

 

Yves T Bouazo

 

ivoirebusiness.net

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La face cachée de la solidarité africaine

L'article qui suit dénonce un aspect de l'immigration africaine en France que l'on ne connaît pas, persuadés que nous sommes que tous ces africains veulent une vie meilleure, égoïstement, en laissant les leurs au pays ! nous avons déjà dénoncé la pauvreté sur place en Afrique, entretenue, voulue par l'occident, et plus précisément par la France - que nous connaissons et aimons-, par le pillage effréné des ressources de ces pays laissés pour compte.

 

Voici un autre aspect, plus méconnu de nous occidentaux, celui de la pauvreté elle-même à l'origine de cet exode massif, qui contribue à maintenir deux populations dans les chaînes : l'une en Afrique, victime du non-développement proportionnel au pillage des richesses, et l'autre en France, parce que tous ces africains se saignent aux quatre veines pour entretenir leurs familles ! Double incompréhension des Français qui se plaignent de la présence de ces étrangers qui volent leur pain et qui croient que les africains sur place sont incapables de subvenir à leurs besoins. Toutes les fins de semaine, ivoiriens et africains se retrouvent à Paris pour manifester et alerter les Français sur le vrai visage de la Françafrique, et j'ai été révoltée de lire des commentaires indignés de braves français demandant aux africains de manifester chez eux, en Afrique!

 

Tous ces troubles, dont nos médias, officiellement "libres et indépendants", ne parlent pas, font désordre! Saviez-vous que Martine Aubry et François Hollande ont quitté le traditionnel défilé du premier mai, car le cortège des socialistes, trop près du groupe de milliers d'Africains manifestant pour la libération du président Gbagbo, était gêné par leur voix et surtout leur ambiance chaleureuse de chants et de danses ! Dimanche encore, ils étaient trois mille à manifester à Paris, demandant que Gbagbo fasse partie intégrante du processus de réconciliation! Comment imaginer seulement aller vers une réconciliation si la moitié d'une population n'est pas entendue ? Et que dire du chiffre astronomique des morts et disparus depuis que le président Gbagbo a été déposé par la France et la "communauté internationale" ? L'ingérence humanitaire est le nouveau nom de l'interventionnisme tout azimut, on "sauve" les populations civiles en prêtant main forte aux vrais rebelles, et les troupes loyalistes sont taxées de rebelles!

 

Pourquoi le Président Sarkozy, seul chef d'état occidental à s'être déplacé pour l'installation de Ouattara, n'a-t-il pas félicité devant les caméras son "ami "et posé pour la photo souvenir ? Autre illustration du fait que l'histoire – la vraie, la sanglante– s'écrit dans les coulisses, à l'abri des regards et de l'historiographie officielle. La partie émergée de l'iceberg doit rester lisse, civilisée, vertueuse et généreuse, peu importe si les neuf dixièmes encore cachés sont constitués de sang et de larmes, de crimes, de mensonges... rien de doit remonter à la surface !

 

Mais voilà, à l'aire du réchauffement climatique, la glace va fondre inévitablement, la surface se réduire comme peau de chagrin et les fonds lâcher quelques cadavres embarrassants!

 

L' "immigration choisie", ce slogan mis à la mode par notre Président est en fait d'un cynisme sans fond ! Les forces vives d'un pays sont aspirées à l'étranger pour ne pas aider le pays à se reconstruire, avec certainement un salaire inférieur au salaire normal puisque l'offre excède la demande.

 

Sur place, cinquante ans d'indépendance sur le papier, mais non réelle, ont généré des populations découragées, sans espérance pour un avenir meilleur, et le coup d'état en Côte d'Ivoire révèle combien sont forts les liens destinés à étrangler, à étouffer toute velléité d'indépendance! ONG, assistance médicale, scolaire quelques plans d'urgence pour se donner bonne conscience, voila la réponse de nos politiques à la "paresse" et la corruption des africains!

 

Shlomit

 

samedi 26 mars 2011

 

Une contribution de Cédric Kalonji

 

sans-papiers_manifestation_reuters-f228a.jpgUne idée très répandue présente l’Afrique comme la terre de la solidarité. Souvent opposée à l’individualisme occidental, elle cache pourtant des zones d’ombres dont il est tabou de parler.

 

Plus qu’une option, l’entraide est un devoir. Très jeunes, nous apprenons à nous dévouer pour le bien-être de la famille, avant de penser à notre épanouissement personnel. Les Africains de la diaspora le savent bien. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils émettent tous les mois des mandats au bénéfice du “bled”.

 

Les transferts d’argent de la diaspora africaine ont atteint un montant de 21,5 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros) en 2010, selon un rapport de la Banque Mondiale. Cette somme équivaut à quatre fois le budget annuel de la République Démocratique du Congo (RDC). Une preuve éloquente de solidarité de la part de ceux qui sont partis et qui sont obligés d’assister les leurs, restés dans des pays pauvres et gérés de manière calamiteuse.

 

Depuis son deux pièces au 14e étage d’une tour HLM à Melun (région parisienne), Rolly arrose sa famille restée à Kinshasa (capitale de la RDC). Arrivé en France en 1998, il a vécu dans la clandestinité pendant neuf ans. Régularisé en 2008, il travaille actuellement comme vigile dans une grande surface. Ce job lui permet d’empocher un peu plus que le salaire minimum (1.400 euros). « J’aide mes parents et mes quatre frères et sœurs restés au pays », confie t-il. Tous les mois, c’est en moyenne 500 euros qui transitent par les agences de transfert de fonds. « Je paie pour les études de mes frères et sœurs et pour le loyer de mes parents. J’essaie dans la mesure du possible d’aider les cousins et les oncles qui sont nombreux à m’appeler au secours. » Une fois les transferts effectués, Rolly se débrouille avec le reste, en attendant la fin du mois suivant. Il ne sort presque jamais et fait très attention à ses dépenses.

 

N’en déplaise à Monsieur Guerlain qui émit un jour des doutes quant à la «capacité du nègre à travailler», ils sont nombreux ces Africains qui peinent, cherchent et frottent pour entretenir la famille. Ils le font si bien qu’ils oublient de s’occuper d’eux-mêmes, obnubilés par la soif de servir.

 

Et c’est bien tard qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont plus que des porte-monnaie sur pattes, au service de frères, cousins et oncles qui en demandent toujours plus et qui ne se rendent pas compte de la peine éprouvée pour gagner les euros qui entretiennent le village.

 

Pressions familiales et chantage

« Le jour où j’ai appelé mon père pour lui dire que je n’en pouvais plus de la clandestinité et que je voulais rentrer au pays, j’ai cru qu’il aurait une attaque », se souvient Céhinah. Actuellement nounou dans une bonne famille du 16e arrondissement de Paris, cette Ivoirienne a débarqué en France il y a une dizaine d’années pour poursuivre ses études en droit. « Alors étudiante, j’étais quand même obligée de travailler pour envoyer de l’argent au pays ». Elle arrête les études et c’est là que les choses se gâtent. Injonction de quitter le territoire, passage à la clandestinité, travail au noir, bref l’enfer :

« Je me souviendrai toute ma vie de cette conversation avec ma mère. Elle était en larmes. Elle m’a dit que je n’avais rien à faire au pays. Ma place était en France. Je devais y rester, travailler et aider la famille. Je me suis sentie seule. Personne n’avait l’air de se soucier de mon sort. Mes propres parents n’avaient pas l’air de comprendre que c’était très dur la vie de sans-papiers ».

 

Que penser lorsque vos parents vous font comprendre qu’ils préfèrent votre argent à votre présence ? « Lors de mes visites au pays, j’ai la bizarre sensation d’être culpabilisée pour avoir payé très cher un billet d’avion. Je ferais peut-être mieux d’envoyer l’équivalent de l’argent dépensé, plutôt que d’aller rendre visite à ma famille », regrette Céhinah.

 

Avoir un enfant, un frère ou une sœur dans l’hémisphère Nord est un motif de fierté. Pas besoin de travailler, le “Parisien” assure. Ainsi, les jouisseurs de la filière “famille à l’étranger”, ceux qui fréquentent régulièrement les agences de transfert d’argent, ont plus de chances de séduire la gent féminine qu’un travailleur local. Cela sans compter les mariages arrangés entre maris du Nord et femmes du Sud. La preuve même qu’on peut s’aimer et se faire des cadeaux sans s’être jamais vu !

 

Prostitution africaine en occident

Certaines familles poussent le vice jusqu’au chantage. Les ancêtres maudiraient leurs descendants qui s’écartent du chemin de la solidarité. Il faut également tenir compte du fait que, dans bien des cas, la famille cotise pour payer le billet d’avion ou les passeurs. Quoi de plus normal que d’attendre un retour sur investissement ? La provenance des fonds n’a aucune importance.

 

La pression familiale pousse certaines filles à la prostitution. Il suffit de traîner autour des quartiers chauds du 18e arrondissement de Paris —de la gare du Nord à la porte de Clignancourt— pour croiser le chemin de ces péripatéticiennes venues d’Afrique. Les bisous exotiques se bradent ici pour des sommes allant de 10 à 30 euros. Il en faut des passes pour réunir les centaines d’euros à envoyer au bled.

 

Les bénéficiaires de la solidarité sont très peu regardants sur la provenance de l’argent. Ce qui compte, c’est de recevoir ses euros. Ils sont prêts à inventer des besoins pour recevoir une enveloppe plus importante. C’est ce que vit Romain, échafaudeur d’origine congolaise :

« Il y a quelques années, mon frère m’a appelé pour m’annoncer que sa femme était très malade. Il avait besoin d’argent pour l’emmener à l’hôpital. Pris de panique, j’ai couru vers une agence pour effectuer un transfert. J’apprendrais plus tard que ma belle-sœur n’avait jamais été malade. Mon frère avait inventé une histoire pour me soutirer de l’argent ».

 

Il ne faut surtout pas se plaindre lorsqu’on se rend compte de la supercherie. Vivre à l’étranger, c’est un peu comme avoir une source intarissable d’argent.

 

Il est fréquent qu’un émigré célibataire et sans enfants entretienne la famille de son frère qui a deux femmes et une flopée d’enfants. Une solidarité qui reste informelle.

 

Dans la chaîne de la solidarité, il vaut mieux être du côté de l’arrosé. Être solidaire, c’est en quelque sorte accepter de se faire ruiner sans broncher. Les milliards des expatriés viennent combler un déficit causé par une gestion catastrophique de la chose publique sur tout le continent. Plutôt que de s’insurger et demander des comptes à ses dirigeants, l’Afrique fait porter le fardeau à sa diaspora.

 

Les millions de dollars envoyés de l’étranger ne créent-ils pas une culture de la dépendance plutôt que du travail et de la réalisation personnelle ?

 

La question se pose sérieusement quand on sait que l’essentiel des fonds transférés sur le continent par les rescapés du bateau africain financent les petits besoins du quotidien, dans le cercle familial. Il n’a jamais été question d’investissements de masse sur des projets d’envergure, susceptibles de sortir le continent d’un marasme économique quasi-endémique.

 

Cédric Kalonji est un bloggeur d’origine congolaise

 

Source: Cultures Femmes

21:03 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Dans le silence des grands médias, atrocités en Côte d'Ivoire

Un présumé milicien pro-Gbagbo brûlé vif

 

dimanche 29/05/2011

 

"Un homme soupçonné d'être un milicien pro-Gbagbo a été brûlé vif". Voici les faits selon Soir Info:

 

Un fait atroce s’est passé, le mercredi 25 mai 2011, dans la commune de Yopougon. Un jeune homme y a été brûlé vif. [...]

 

Ce matin-là, en effet, la gare routière de Yopougon grouille de monde. Chacun presse les pas pour vaquer à ses occupations. Les voyageurs sont dans la dense. Au niveau de la gare routière, située en face de la gare Utb, non loin de la station service « Texaco », c’est l’affluence également. Au nombre des candidats au voyage, un jeune homme flanqué d’une jeune fille, nous dit-on, d’environ 15 ans. Tous deux se dirigent à la gare dit « Jts ». Ici, le jeune homme prend des tickets pour la ville de Bangolo. Mais ce voyage-là, il ne le fera pas. D’ailleurs, plus jamais, il ne reverra sa terre natale. Du moins vivant. En effet, ce jeune homme, qui se prénommerait Anderson, la trentaine environ, a été lynché par une horde de jeune gens qui l’ont ensuite brûlé vif. La raison. L’homme exécuté est accusé d’être un milicien. En effet, à en croire les informations, Anderson se serait montré très actif pendant les heures chaudes de la crise post-électorale, vécue récemment en Côte d’Ivoire. Ainsi, ce matin du mercredi 25 mai 2011, alors qu’il attend d’embarquer à bord du car qui doit le conduire dans son village, qu’un individu, tout en le montrant du doigt, s’écrie: « C’est un milicien. C’est mon voisin. Il fait partie de ceux qui tuaient et brûlaient… » Aussitôt, des jeunes gens accourent. Sans même donner la parole au présumé milicien, ils se ruent sur lui et le passent véritablement à tabac. Des coups de pied, de gourdins et autres fusent de partout. Les supplications et autres cris de détresse du jeune homme ne tombent que dans les oreilles de sourds. Anderson, mal en point, s’écroule au niveau de la station Texaco. Il respire à peine. Mais, ces bourreaux ne le laissent pour autant pas. Ils s’emparent de vieux pneus, traînant dans les environs, qu’ils jettent sur lui et mettent le feu. Une épaisse fumée, suivie de flamme. Tout crame. L’odeur de la chair grillée embaume l’air. Le supposé milicien brûle vif. "

 

delugio

Source: SOS Droits Humains en Côte d'Ivoire

18:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Exemple édifiant de l'usage des médias occidentaux par la commun ication ouattariste

La mauvaise foi version France 24

 

La consistance des accusations contre Laurent Gbagbo en question

 

clip_image002Le 1er Avril 2011, tandis que les FRCI commettaient les massacres de Duékoué, Sogona BAMBA, conseillère en communication d’Alassane Ouattara, présentait la photo d’un homme brûlé vif sur France 24 :

"Oui ils [les FRCI pro-Ouattara] descendent vers le sud, et je pense que c’est par légitime défense, parce que vous ne pouvez pas avoir un monsieur qui a gouverné un pays, et qui peut accepter de laisser ses partisans brûler des jeunes comme ça ! Vous ne pouvez pas ! Aujourd’hui, on ne peut pas regarder ça. […] Il faut montrer ce que les hommes de Gbagbo ont fait, c’est donc une légitime défense!"


[
« Côte d’Ivoire la guerre civile », France 24 le 01/04/2011, 9ème minute]

 

 

clip_image003Cette photo qui a été présentée par Mme Bamba comme une exaction des partisans de Laurent Gbagbo, afin de justifier l’offensive sanglante des FRCI, est en vérité celle d’Ernesto Alfabeto Nhamuave qui a été brûlé vif à Johannesburg le 18 Mai 2008 au cours d’une émeute. Cette photo a par ailleurs illustré divers articles de la presse ivoirienne, notamment celle favorable à  M. Ouattara (koaci.com)  dès Novembre 2010.

 

Mme Bamba a-t-elle souvent utilisé de tels arguments auprès des médias et des ONG humanitaires, pour légitimer la rébellion pro-Ouattara depuis 2002 ? Les témoignages de crimes qui auraient été commis sous l’égide de Laurent Gbagbo, publiés dans le dernier rapport d’Amnesty International, sont-ils plus sincères que les allégations des communiquants de M. Ouattara ?

 

Au vu de la communication si percutante de M. Ouattara, dont Mme Bamba a fait une brillante démonstration sur le plateau de France 24, et des conséquences dramatiques qui en ont résulté sur le plan humanitaire pour les citoyens ivoiriens, ces questions sur la consistance des accusations contre Laurent Gbagbo méritent bien d’être posées !"

 

delugio

 

Source: SOS Droits humains en Côte d'Ivoire

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L'horreur et l'abjection sous les yeux

Côte d’Ivoire : Faut-il juger Sarkozy pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?

  

 

1301306647.gifHitler dit : « Homme, tu n’es qu’un numéro, et ce numéro s’appelle zéro ». Ouattara dit : « Gbagbo n’est rien. » Même vision du monde, même regard sur les hommes. Vision d’ailleurs partagée, dans une certaine mesure, par Napoléon bis, le paternel de Ouattara. Que dit en effet Sarkozy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, que dit Sarkozy en attaquant la Côte d’Ivoire avec toute la brutalité et la bestialité de ses hélicos et chars? Il dit que l’Afrique n’est rien, que l’Afrique n’est en définitive que son objet, un objet modelable et corvéable à merci, un objet sans volonté propre, appelé à se soumettre aux ultimes désirs de la France !  « La démocratie comme je l’entends ou le sang coulera ! » dit-il en somme. Et le sang a coulé, le sang vient de couler abondamment et continuer de couler à flot en Côte d’Ivoire.

 

Trois mille ? Cinq mille ? Sept mille ? Dix mille morts? Nul ne sait. Seule certitude : la Côte d’Ivoire est aujourd’hui une chair ouverte, déchirée, meurtrie, mutilée, fissurée, écartelée pour longtemps. Seule certitude : des Ivoiriens ont été attaqués, tués, brûlés, écrasés, écrasés comme on écrase des bêtes sauvages, écrasés par les forces de l’armée française et de Ouattara liguées ; écrasés, attaqués parce que nés non Dioulas, attaqués parce que partisans de Gbagbo ; attaqués dans leur identité ethnique et politique. Crime d’État, crimes contre l’humanité.

 

Et les preuves, les traces, les pièces à conviction, les documents prouvant la cruauté, la barbarie originelle et désormais quotidienne du régime installé à Abidjan par les bombes de l’armée française, sont connus de tous. Des documents authentiques, vérifiés, édifiants, étayés par des témoignages fiables et concordants. Et le pire, hélas, est loin d’être derrière nous. Le pire est encore en cours, le pire suit son cours. Les libertés et droits démocratiques élémentaires ? Bafouées, abolies. Le respect de la vie humaine ? Inexistant. Exécutions sommaires, pour un oui ou pour un non. Le viol des femmes ? Sauvagerie quotidienne. Le rapt, les séquestrations individuelles ou groupées des leaders de l’opposition? Quotidiens. Les journalistes ? Les Sylvain Gagnetaud ? Enlevés, assassinés. Les fonctionnaires de descendance autre que Dioula ? Maltraités, ostracisés, jetés à la porte de leur office car non fiables du seul fait de leur naissance.

 

Et les pillages ? Meubles, voitures, vélos, ordinateurs, pillés. Tout pillé ! Pillés jusqu’au dernier vêtement. Et les terres ? Saisies, saisies de force, spoliées. Et les comptes bancaires ? Saisis aussi ; saisis par simple communiqué radiotélévisé. Objectif inavoué : réduire tout dissident potentiel à l’extrême dénuement, pousser chacun, condamné par les exigences du besoin, au reniement, à la négation de soi. Et puis, il y a tous ces ivoiriens condamnés à traîner, à errer dans les forets pour échapper aux séides de Ouattara ; tous ces ivoiriens errants, les vies fracassées, méprisées, piétinées, éventrées par la terreur et la faim…

 

Voilà, oui, voilà la nouvelle Côte d’Ivoire, la nouvelle Côte d’Ivoire démocratisée à coup de bombes françaises : une terre de l’intimidation et de l’élimination physique ; une terre où toutes les brutalités sont permises contre des Ivoiriens déclarés coupables du fait de leur naissance, signalés coupables du fait de leur conviction politique ; une terre baignée de terreur, écrasée de terreur, clôturée par la terreur ; un État-prison, spoliateur et meurtrier, un État méprisant la vie et fondé sur la volonté d’un homme, d’un seul homme, l’homme de la France, Ouattara.

 

Et pourtant ce même Ouattara s’évertue à proclamer, chaque jour, devant chaque micro tendu, que non lui, il n’est vraiment pas l’homme de la petite vengeance, l’homme de la vengeance mesquine, cruelle mais bien l’homme … de la réconciliation et de la justice. Comme un certain général chilien, le Général Gustavo Leigh, membre de la junte chilienne, répondant à un journaliste, le 10 octobre 1973, au lendemain de l’assassinat d’Allende : « Nous ne sommes pas mus par l’esprit de vengeance. Nous voulons la justice… Mais on ne peut atteindre cet objectif qu’en éliminant tous les supporters de l’ancien régime… » Épouvanter pour gouverner la Côte d’Ivoire ; épouvanter comme hier à Santiago.

 

Sarkozy sait tout ça. Il sait ce que tout le monde sait. Et que fait-il l’autre jour à Yamoussoukro ? Il parle, il parle et rien sur Duékoué, rien sur les morts d’Abidjan, rien sur cette terreur totale, cet État d’exception qui rappelle Santiago 1973, Santiago du meurtre sauvage, Santiago de l’espérance exécutée par les bombardements sauvages sur le palais de la Moneda. Rien, rien sur le sang répandu dans les rues.

 

Sarkozy parle ; il parle entre coupes de champagnes et petits fours, gala, parade et danse du ventre de Ouattara ; il parle comme un tortionnaire ordinaire cherchant à redonner entre deux séances de gégène un sens humain à sa barbarie : la poudre, le feu, le sang ? Le sang dans les rues ? Moi Sarkozy, responsable de la mort de milliers d’Ivoiriens ? Attendez : regardez-moi, regardez-moi bien : ai-je vraiment une tête de tueur ? Ai-je l’apparence d’un monstre ? Regardez-moi bien: je suis un homme civilisé, gentil, attachant en mission de démocratisation du monde.  Et qu’y-a-t-il dans ma besace, dans mon fourreau ? Le code démocratique, le seul code démocratique valable, salutaire pour la totalité, l’ensemble de la planète.

 

Et quelle est ma motivation ? La passion démocratique ! Je ne suis que l’agent d’un destin supérieur : la démocratisation du monde ! Je suis l’ami et le guide, le grand-frère des démocrates, des démocraties ! claironne Sarkozy, l’index pointé sur la carte de l’Afrique, la jactance et l’orgueil de toute puissance étalés. Et quoi? Mais quoi encore? Abidjan ?  Mais qui ne le sait pas ? Vous le savez tous bien : si j’ai bombardé Abidjan c’était  pour le bien de la Côte d’Ivoire. C’était pour le bien de la démocratie. Et puis, précision importante: vous le savez aussi bien que moi,  la France n’a pas forcé cette guerre contre la Côte d’Ivoire ; si je suis passé à l’acte, c’est que toute l’Afrique était consentante. Et pour le reste ? Quoi le reste ? A notre santé maintenant! Buvons ensemble pour célébrer la démocratie restaurée !

 

Le sang versé n’est pas encore séché, la Côte d’Ivoire saigne encore comme une blessure profonde et voilà déjà le champagne avalé, voilà Sarkozy nommant, avec toute la solennité du monde, ce temps de loup régi par des chiens furieux, ce temps de persécutions et d’atrocités, ce temps qui sent l’humiliation et la mort, ce bourbier sanguinolent, démocratie. Oui, dé-mo-cra-tie !  Abominable mensonge. Sarkozy commet le mal absolu en Côte d’Ivoire et il le baptise, la conscience tranquille, la paix dans l’âme, démocratie restaurée, démocratie offerte en cadeau aux ivoiriens, bien suprême. Égarement de l’esprit ? Non. Cynisme glacial: il n’est plus dans le monde d’aujourd’hui de discours public possible s’avouant ouvertement colonial, alors le propos doit être camouflé dans les méandres de l’alibi démocratique. Rien de nouveau en réalité sous le soleil : l’habileté de toute oppression, ne consiste-t-elle pas à faire croire qu’elle n’en est pas une, qu’elle n’est pas joug, asservissement, domination, esclavage, mise en esclavage, mais plutôt émancipation, libération, protection de l’homme ? L’important ? Le sol  et le sous-sol ivoirien de nouveau mesurés, les entrailles de la terre et les nappes conquises,  les ports bientôt vidés de cacao, vidés de café, vidés de coton, vidés de diamant, vidés d’or noir, vidés d’or jaune.

 

Et Ouattara, l’homme double, l’homme au mépris chargé jusqu’à la gueule dès qu’il s’adresse à une partie des ivoiriens, « ces Ivoiriens qui ne sont rien » et, instantanément le geste promptement obséquieux, promptement cireur de pompes, dès qu’il est en présence de ses précepteurs ; et Ouattara, la voix mielleuse, l’obligeance, la prévenance, la servilité publiques ; et Ouattara, bon servant de maisonnée, courbettes et salamalecs incurables ; Ouattara docilement assis à la place assignée, de pérorer devant Sarkozy, de lécher, d’encenser : Merci M’sieu Sarkozy! Oui, M’sieu Sarkozy ! Merci vraiment ! Reconnaissance éternelle, M’sieu Sarkozy. Je vous loue d’avoir bombardé Abidjan M’sieu Sarkozy et cætera. Je vous loue d’avoir donné à la Côte d’Ivoire cet ordre qui rejoint mes désirs de toujours et cætera. Je vous loue, cher protecteur et sauveur et cætera! Merci Bwana Sarkozy !
 

C’est que Ouattara, l’homme au regard oblique, incapable de regarder droit dans les yeux son propre peuple, mais vif, empressé à diriger sur sa terre bombes et fusils venus de Paris; c’est que cet homme est de ceux qui croient encore que hors de la domination de la France, il n’y a point de salut pour l’Afrique! Pour tous ceux-là, la mise sous tutelle, la vie sous domination française est plus qu’une faveur, un honneur ! Leur raison d’être ? Leur bonheur ? Être « choisi », désigné, élu comme éternel assujetti, être présenté comme exécuteur, exécuteur apprivoisé, exécuteur domestiqué, attitré, zélé des œuvres basses, des œuvres les plus basses, de l’ancienne puissance coloniale contre leur propre peuple. Pour le reste… Le reste…

 

Chasser le naturel et il revient au galop, dit l’adage : au bout de son discours de Yamoussoukro, le Bwana Sarkozy se lâche. « Les troupes françaises resteront en Côte d’Ivoire ». Sarkozy énonce tranquillement une monstruosité : le pouvoir de Ouattara, installé par la France, la « démocratie restaurée » sera gardée non pas par la volonté populaire, mais par les bottes et les balles casquées de l’armée française. Et Ouattara sera d’ailleurs flanqué d’un conseiller militaire français. Et voilà, c’est tout ! C’est ainsi ! Sarkozy, le cerveau identifié au nombril de la démocratie dans le monde, proclame, annonce sans ambages, sans détour, normale, naturelle la domination d’un peuple sur un autre peuple.

 

Le président français se lâche donc à Yamoussoukro et se révèle tel qu’il est : un esprit colonial. Un esprit colonial  habité par une certaine nostalgie, un esprit occupé par cette rumination nostalgique qui refuse l’égalité des hommes; un esprit saturé par toutes ces considérations, images et productions mentales qui ont permis, rendu possible autrefois l’émergence de la ségrégation et de la barbarie coloniales ; un esprit colonial revendiqué, persuadé que l’Afrique est un continent sans passé, une tabula rasa. Qui dit, en effet, un jour de juillet 2007 à Dakar, qui ose affirmer dans le temple même du grand historien panafricain Cheikh Anta-Diop, que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » ? Sarkozy. Et qui introduit le débat sur les supposés « bienfaits de la colonisation » sur la scène politique française ? Encore et toujours Sarkozy.

 

La pensée précède l’action comme l’éclair le tonnerre, dit la sagesse populaire ; c’est, en vérité, le fond même de la pensée de Sarkozy, le socle idéologique de sa pensée, sa manière de penser l’Afrique et le monde, qui pose problème, qui fait problème. Et on a vu naître et se propager cette pensée sans véritablement saisir l’extrême dangerosité de son éventuelle finalité. On a cru qu’elle n’était pas doctrine réfléchie, assumée mais assemblage bricolé de petits discours décousus sans importance, proférés à des fins strictement électoralistes et sans lendemain.

 

Nul n’a réalisé que cette vision du monde était enceinte de guerres, de cruauté, de sang, de terreur. Nul n’a réalisé que cette vision du monde une fois aux affaires, que cette conception du monde en situation de pouvoir, l’aventure coloniale ne relèverait plus seulement de l’ordre du fantasme mais du projet possible, plausible, faisable, réalisable. Tort, tort à tous ceux qui croyaient la férocité hideuse du XIXème siècle périmée, impossible, inimaginable en plein siècle XXI ; tort à tous ceux qui croyaient la barbarie coloniale d’un autre siècle.

 

Alors ? On peut bombarder ; bombarder Abidjan. On peut détruire. On peut. Et le reste ? Mais le reste ne compte pas. Le reste ne compte pas pour Sarkozy. L’enfer édifié au cœur de la Côte d’Ivoire ne compte pas. Duékoué ne compte pas. Puisque l’Afrique ne compte pas. Puisque l’Afrique est une [I]tabula rasa[/I] à la surface de laquelle on peut édifier ce qu’on veut, c’est-à-dire n’importe quoi. Oui, au-delà des temps et des visages, le colonialisme demeure dans son tempérament brut, ce même  monstre à la raison froide, sectaire prêt à tuer, prêt à tuer allègrement, à tuer sans remords, prêt à avaler – la soif du profit inextinguible – prêt à avaler les hommes et les choses, et ce, au nom d’un discours brouilleur inventé et diffusé pour occulter l’agression et l’ambition impériales : la raison démocratique, la fausse raison démocratique. Alors le reste ?  Le reste : le Sang, les ruines, le deuil ? Le reste : Duékoué ?

 

Duékoué. Que s’est-il passé à Duékoué ?  La population triée. Triée sur une base ethnique. Les Dioulas d’un côte ; les autres de l’autre côté. Du côté de la mort. Vociférations meurtrières des forces de Ouattara portées, soutenues par la France, les forces de Ouattara armées de fusils, de machettes, de gourdins, de couteaux : « Vous allez voir ! Nous allons vous exterminer… C’est nous les maîtres !» ; « Nous prendrons vos terres ! Nous prendrons vos femmes… » « Nous sommes les maîtres ! C’est nous désormais, les maîtres ! »

 

Duékoué : des centaines de villageois sans défense massacrés, humiliés jusque dans leur mort car n’étant pas nés dioulas, car n’ayant pas votés comme il faut, c’est-à-dire voté Ouattara. Massacrés. Massacrés jusqu’aux enfants en âge de se souvenir ; massacrés, jusqu’aux nouveau-nés découpés en morceau; massacrés, et les cadavres jetés, et les cadavres brûlés. Monstruosité démoniaque, éradication totale de l’homme de nouveau possible ; l’humanité effacée, crime contre l’humanité. Mais silence. Silence. Silence abominable sur Duékoué car Duékoué supplicié accuse : si le crime contre l’homme a été possible ici ; si ce crime est advenu, c’est parce que Sarkozy a décidé d’engager cette cruauté de guerre contre une partie des Ivoiriens. Silence sur Duékoué car Duékoué dit ce qu’on ne veut pas entendre, ce qu’on ne veut pas dire : la France de nouveau mécène, caution, complice, co-auteure d’une nouvelle barbarie en Afrique.

 

Beaucoup sont morts à Duékoué; beaucoup d’autres sont morts ailleurs; morts à Abidjan, morts à Sassandra, morts à Toulepleu, morts à Bonoua … Que des enfants, que des femmes, que des hommes maltraités, brutalisés, humiliés, massacrés ! Que de morts ! Que de souffrances indicibles ! Et la source, la source de tout ce malheur ? La source de toute cette horreur indicible infligée aux Ivoiriens ? Ouattara certes mais aussi Paris, plus précisément, l’hôte de l’Élysée. Car les morts ivoiriens ne seraient pas morts sans cette guerre déclarée par le Chef d’État français, cet homme porté comme par un sentiment de toute-puissance. Oui, c’est bien cette guerre imposée comme pour tuer la vie d‘une partie des Ivoiriens; c’est cette guerre qui a créé les conditions de l’éclosion de la barbarie, de la bestialité la plus obscure, la plus totale. Oui, telle est la vérité: Sarkozy, héritier décomplexé de la toute-puissance meurtrière des Voulet et Chanoine, a creusé avec une force animale déchaînée, le cauchemar de Duékoué, la détresse de Sassandra, l’épouvante de Bonoua, le crime d’Abidjan… Il est le paternel de toute cette orgie de sang.

 

Hermann Goering, le Président du Conseil de Prusse annonçant, en 1933, la création de la future Gestapo: « Chaque balle qui sort maintenant d’un revolver de police est ma balle. Si vous appelez cela un meurtre, c’est moi alors qui suis le meurtrier. » Chaque bombe balancée sur Abidjan fut une bombe de Sarkozy. Alors faut-il, faudra-t-il un jour, arrêter cet homme et le traîner, le traduire devant une juridiction appropriée pour les crimes commis en Côte d’Ivoire? Réponse sans ambiguïté : oui. Malraux : « L’homme n’est pas ce qu’il cache. Il est ce qu’il fait. » Et Sarkozy a fait beaucoup de mal à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique en déclenchant cette guerre. Un mal qui ne doit pas demeurer impuni et frappé de silence et de dénégation; un mal qui ne doit pas rester inarticulé et ce, malgré l’encre si silencieuse des medias dominants; des médias silencieux car loués, hélas, pour dissimuler, occulter le crime commis contre la Côte d’Ivoire ; loués pour transformer, maquiller cette entreprise d’asservissement d’un pays faible par un pays plus puissant en aventure faussement mystique, faussement démocratique.

 

David Gakunzi

 

source : africa-libre.com

 

abidjandirect.net

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Le (les) Guantánamo ivoirien

Quand Ouattara viole impunément les droits de l’homme et le droit international.

 

27 mai 2011

 

clip_image001Quels sont les droits des personnes détenues par les force rebelles de Alassane Ouattara? Quelle est la légalité de leur détention ? Faut-il s’interroger sur un développement des conventions de Genève et une évolution du droit international ?

 

Depuis un moment, plusieurs organisations de droit de l’homme dénoncent les violations flagrantes des droits de l’homme concernant les proches du Président Laurent Gbagbo par les forces de Ouattara.

 

Les différents rapports sont cependant presque exclusivement focalisés sur les tueries et épurations ethniques qui ont cours dans le pays. Très peu mentionnent les personnes détenues arbitrairement dans des coins et recoins du pays.

 

Nous avons à plusieurs reprises déjà attiré l’attention des uns et des autres sur les conditions absolument inhumaines et dégradantes de ces prisonniers de fortune dont personne ne sait les raisons exactes de leur détention.

 

Nous avons mené des enquêtes sur cette situation incroyable dont personne ne veut parler. Mais avant de dérouler tout le dossier nous vous proposons cette vidéo qui mieux que les mots documente l’abominable situation que des ivoiriens font subir à d’autres sans aucun motif.

 

Il faut rappeler que le nombre exact et les noms des personnes détenues par les forces de Ouattara restent inconnus.

 

Ce faisant notre objectif est avant tout d’appeler la communauté dite internationale à tout mettre en œuvre pour qu’un accent particulier soit mis sur la nécessité d’évaluer les allégations de torture et autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants dont les détenus seraient victimes.

 

Cliquez ici pour voir la vidéo.

 

Jean Charles Kambiré

 

source: infodabidjan.net


 

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Bon anniversaire, Monsieur le Président !

Cher président Gbagbo,

 

Des millions d'Ivoiriens savent que c'est aujourd'hui votre anniversaire, et s'en souviennent. Beaucoup d'entre eux n'ont pas la possibilité de vous exprimer leur affection et leur soutien.

 

Pauvre petit Français égaré au milieu de cette foule de vos compatriotes avec vous blessés, humiliés, méprisés par une Françafrique arrogante, manipulatrice et violente, je tiens en ce jour à vous dire combien je vous admire, et combien forte est mon espérance d'une issue heureuse à cette crise interminable.

 

Après dix années d'intrigues incessantes, les carnassiers qui s'acharnent sur vous mettent à présent tout en œuvre pour que chacun de leurs crimes vous soit imputé. Mais rassurez-vous, ils ne tarderont pas à sombrer dans le ridicule, tant leurs ficelles sont grossières, et maladroits leurs procédés. On sent la meute fébrile; sa nervosité trahit son inquiétude : dix années de mensonges, c'est à peu près le délai dont ont bénéficié les nazis, avant que leur empire ne s'écroule.

 

Sachez seulement que toute cette propagande n'a pas plus de prise sur moi qu'elle n'en a eu sur Philippe Rémond, ce frère qui a payé de sa vie sa fidélité à votre idéal.

 

Monsieur le Président, à l'aube de cette soixante-septième année de votre vie, j'ai à cœur de vous rappeler quelques versets des psaumes 66 et 67, illustrant à merveille cette charnière décisive de votre existence, pour que vive la Côte d'Ivoire :

 

"Peuples, bénissez notre D.ieu, faites retentir sa louange ! Lui qui fait de la vie le lieu de notre être, et n'a pas laissé nos pieds chanceler. Car tu nous as éprouvés, ô D.ieu, épurés comme on épure l'argent… Tu nous as amenés dans le filet, tu as mis sur nos reins un pesant fardeau; tu as fait chevaucher des hommes sur nos têtes; nous avons passé par le feu et par l'eau, mais tu nous en as tirés pour l'abondance. (…) J'accomplirai  mes vœux envers toi.  (…) Venez, écoutez, et que je raconte, à vous qui craignez D.ieu, ce qu'il a fait pour moi ! A Lui j'ai crié de ma bouche, l'exaltant de mes lèvres. Si j'avais en mon cœur envisagé la fraude, le Seigneur ne m'aurait pas entendu. Eh bien, D.ieu a entendu, il a écouté la voix de ma prière ! Béni soit D.ieu, qui n'a pas écarté ma prière, ni sa bonté d'avec moi !" (Ps. 66:8-12, 13, 16-20)

 

(…) D.ieu nous fait grâce et nous bénit; Il fait luire sur nous sa face (…) Pour que sur la terre on connaisse ta voie, parmi toutes les nations ta délivrance ! Que les peuples te louent, ô D.ieu, qu'ils te louent, tous les peuples! Que se réjouissent et jubilent les peuples, parce que tu jugeras les peuples avec droiture, et guideras les nations sur la terre ! (…) La terre donne son produit, D.ieu, notre D.ieu nous bénira. D.ieu nous bénira, et tous les confins de la terre le vénéreront !  (Ps. 67:2-5)

 

Comme Jonas au fond de l'abîme, que telle soit votre prière, illuminée par une certitude : celle de la victoire inévitable du vrai Maître de l'histoire sur les sordides calculs de vos ennemis, nos ennemis à tous, ces soi-disant "démocrates" qui n'ambitionnent, dans le sillage de leurs abominables méfaits en Côte d'Ivoire et en Libye, que d'asservir la planète entière.

 

Monsieur le Président, vous nous avez réappris le courage, l'intransigeante humilité face au caractère inflexible de la vérité; vous nous avez réappris à replacer, comme Jean Jaurès, l'exigence de la justice en tête de tous les combats de l'homme sur la terre. Vous et votre épouse avez même eu l'audace de proclamer à la face du monde, en bravant les sarcasmes, l'engagement du D.ieu vivant aux côtés de tous les authentiques rêveurs de l'impossible : un monde délivré de l'emprise meurtrière du mensonge et de son commanditaire, le profit.

 

A tous ces titres, Monsieur le Président, permettez-moi de vous dire que, fort de l'héritage de vos merveilleux prédécesseurs africains, vous incarnez l'avenir non seulement de l'Afrique, mais aussi de l'Occident; un Occident rongé à des degrés divers par cette gangrène affairiste qui, dans la politique intérieure et étrangère de la France, a atteint son stade terminal. Grâce à vous, grâce aux réalisations dont, avec l'aide de D.ieu, vous pourrez bientôt sans entraves faire bénéficier votre beau pays, ce sont beaucoup de peuples qui, partout dans le monde, retrouveront, avec la force de renoncer aux compromis mortifères, le chemin de la vraie liberté.

 

Il est enfin un pays que vous aimez, et que le témoignage de votre persévérance et de votre victoire sur les ténèbres doit aider à retrouver le chemin de sa vocation de "lumière des nations" : Israël, dont l'existence même symbolise à l'évidence le triomphe de la vie sur la mort; Israël, devenu il y a seize ans la patrie de ma famille.

 

Alors c'est de Sion, cité du grand Roi qui vient guérir les peuples de leurs maux, c'est de Sion que j'ose vous bénir, et vous confier à la protection du Berger de nos âmes.

 

Monsieur le Président Gbagbo Laurent, votre combat est devenu le mien, je vous aime et je compte sur vous. Et si D.ieu le veut –qui sait ?– peut-être pourrai-je m'honorer un jour d'être l'un de vos administrés, citoyen de ce beau pays qui, lui, s'honore de vous avoir vu naître…

 

Monsieur le Président, qu'en ce jour D.ieu vous fasse signe de sa bonté et de sa fidélité ! Veuillez recevoir, avec tous mes vœux de bon anniversaire, l'expression de toute ma respectueuse affection.

 

Eliahou Abel

16:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Pourquoi Ouattara veut-il payer son armée en liquide?

la billetisation

Après le coup d’Etat de la France pour Ouattara, nous avons assisté aux allégeances des principaux chefs militaires de l’Armée Ivoirienne à Alassane Ouattara. Face à cela M Ouattara proclama à qui veut l’entendre que le Président Gbagbo ne jouissait d’aucun soutien et que c’est par l’argent de l’Etat qu’il tenait ses hommes.

41 jours après ces faits, Ouattara fait l’amère expérience de la fidélité de l’Armée Ivoirienne à son chef Suprême, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo. En effet, face aux invectives, aux menaces, aux chantages et même au meurtre de certains des leurs, les FANCI, l’armée Ivoirienne, la Vraie, est restée insensible aux charmes de Ouattara. Incapable de savoir qui est où et qui fait quoi, Ouattara décide soudainement pendant qu’il est en « voyage de noce » en Europe de lancer un nouveau concept presque « zougloutique » : La billetisation, c’est à le règlement main à main des salaires des militaires. Cela afin de procéder à leur identification physique et déterminer de leur fidélité ou non.

Quelle est le but réel de cette technique de rémunération inédite dans un pays dit démocratique. Surtout de la part d’un Etat?
La motivation première apporté par DAO est de faire un audit des forces de sécurité ayant repris le travail de manière effective. La rémunération de main à main ou « billetisation » serait donc le moyen de savoir quels sont les éléments qui ont fait défection, sont morts et ceux qui ont repris le travail.

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l'Afrique des prédateurs

La triste réalité africaine (Yes they can!)

L’Afrique est sans équivoque le continent où tout est possible (à celui qui veut), où tout rêve est réalisable, où tout le monde peut devenir une star (tonnerre).

Les constitutions sont écrites pour ne pas être respectées, les accords de défenses signés pour ne jamais être activés, les lois promulguées pour être enfreintes, la justice, n’ont parlons même pas, parce qu’elle n’existe que de nom sous les tropiques.

Dans nos républiques bananières, caféières, cacaoyères et pétrolières, le droit est sélectif, la réalité badigeonnée d’imaginaire (pour plus d’éclat), la vérité vite tournée en mensonge, pourvu que la volonté (non pas de Dieu, ni même des peuples mais celle …) des patrons de (ce bas) monde soit faite.

L’on peut intimider (armes aux poings) les partisans de ses adversaires politiques à l’entrée de bureaux de vote, les séquestrer, et même les mutiler, « et puis ça ne va pas quelque part ». Les violations les plus graves des droits de l’homme peuvent être commises sans que jamais menaces de poursuites ne viennent « distraire » leurs auteurs.

En Afrique, même le plus inimaginable est à portée de main. Branchez-vous sur « Franche-24″ et vous pourrez suivre en direct le bombardement de la résidence d’un chef d’État à l’arme de guerre, la destruction de camps militaires et le désarmement de troupes régulières.

Réglez votre transistor sur radio « franche » inter pour une dose d’information « n’zassa », fréquence où seuls rebelles, déstabilisateurs et victimes circonstanciellement choisies ont la priorité du micro.

Oui, c’est possible de gagner des élections démocratiques en Afrique avec des « scores fleuves », et 99,99% n’est pas un interdit. C’est également possible de devenir Président et Première Dame d’un pays qui n’es pas le sien, oui c’est possible d’être un couple d’étrangers à la tête d’un État … il suffit juste d’avoir quelque chose à proposer en retour.

Il n’y a qu’aux Africains qu’on peut faire ça !

drameman-ivoiregazette

14:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Quand la "démocratie" se débarrasse des universités et des unive rsitaires

Le Professeur Ballo-bi, Secrétaire principal de l’université de Cocody-Abidjan mis aux arrêts

 

 http://www.infodabidjan.net/wp-content/uploads/2011/05/13...

Je construirai 5 universités en 5 ans disait Ouattara lors de sa campagne présidentielles. Et pourtant Les crimes intellectuels de Ouattara DRAME-MAN. il n’est pas bon d’avoir sur soit sa carte d’Étudiant en côte d’ivoire quand on est étudiant .Il faut la cacher, très loin à la maison,changer de quartier si possible car les milliers de soldats analphabêthes pro-Ouattara exterminent de ce qui ressemble à des diplomés en études supérieures.

Dernier acte ignoble : Le Professeur Ballo-bi, Secrétaire principal de l’université de Cocody-Abidjan a été arrêté parce que sous son autorité l’ex-Premier ministre de Gbagbo,  Ake Ngbo avait gagné les élections universitaires. Il est  interné abusivement  à Bouna. Rappelons la destruction des Universités d’Abobo-Adjame devenues un camp de soldats pro-Ouattara. Ces derniers d’ailleurs logent dans  les résidences universitaires. Les universites se meurent.

Génocide intellectuel de OUATTARA après le génocide ethnique, l’escadron de la mort de Ouattara et le permis de tuer  à ciel ouvert que ne relatent ni AFP, ni REUTERS.

Julien Bi in infodabidjan.net

13:39 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Blé Goudé écrit aux Ivoiriens : Je suis vivant !

Mardi 31 mai 2011

 

clip_image002Mes chers compatriotes,

 

Si certains ont souhaité ma disparition physique, d'autres, plus nombreux certainement, aimeraient me voir en vie afin que je puisse participer au débat politique dans notre pays, la Cote d'ivoire.

Dans tous les cas, cette situation m'aura permis d'expérimenter la symbolique des funérailles du vivant dont me parlait souvent mon grand père.

En effet, vivant, j’ai assisté à mes funérailles à plusieurs reprises. Je sais que toutes les tentatives des uns et des autres pour me tuer sinon physiquement à tout le moins médiatiquement sont la preuve de l’intérêt qu’ils portent à ma personne et à notre combat.

 

A ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma prétendue mort je souhaite longue vie. La vie humaine est sacrée. Toutes nos croyances ne nous enseignent- elles pas que nul ne doit ni souhaiter ni fêter la mort de son prochain, fut-il son pire ennemi? Et dire que parmi ceux qui ont jubilé à l’annonce de ma ''mort'' se trouvent certains individus se targuant d’avoir été mes collaborateurs(?)

 

Je voudrais inviter ces papillons politiques toujours à la recherche du nectar à méditer les paroles suivantes: " ce sont les abeilles qui produisent le miel".

 

A vous qui, jusqu’ à cette adresse, portiez dans la tristesse et le silence le « deuil », soyez rassurés, je suis bel et bien vivant!

 

Mes chers compatriotes,

Je sais tout ce que nous subissons dans nos quartiers, nos villages, nos campements, sur nos différents lieux de travail...

Je sais que des villages entiers ont été incendiés obligeant de nombreuses populations paysannes à trouver refuge en brousse.

Je sais que, invitées à reprendre le service, les forces de l’ordre formées par l’État de Côte d’ivoire sont traquées, humiliées voire assassinées. La dernière trouvaille serait de payer leurs salaires désormais main en main. Du jamais vu !

Je sais que pour échapper à la furie des tortionnaires de nombreux Ivoiriens sont aujourd’hui refugiés dans des pays voisins sans le moindre sou.

Le fait d’avoir battu campagne pour La Majorité Présidentielle (LMP) étant désormais considéré comme un crime dans notre pays, nous continuons de subir des exactions de tout genre.

 

Chaque jour, d’honnêtes citoyens sont pris en otage. Les plus chanceux sont libérés moyennant une rançon dont le montant varie selon les humeurs de leurs bourreaux.

Il ne se passe pas un seul jour sans que nous ne soyons dépossédés de nos biens. Les véhicules, les appareils électroménagers, les fauteuils sont emportés au nom de la démocratie. Même les casseroles, les verres, les cuillères n'échappent pas à leur appétit.

 

Je sais aussi que certains Ivoiriens, malgré leur appartenance au RHDP, ont vu leurs biens, fruits de plusieurs années de durs labeurs, emportés ; d'autres ont même été tués.

Sous le fallacieux prétexte de recherche de caches d’armes, ils tuent, violent et traumatisent impunément.

 

Mes chers compatriotes,

Voici autant d’actes qui sont en total déphasage avec l’esprit de réconciliation dont notre pays a plus que jamais besoin; réconciliation dont j'avais déjà ouvert les chantiers a travers plusieurs actions pour tenter de réduire la fracture sociale déjà trop profonde. Souvenons-nous de la Caravane de la Paix.

 

En clair, au delà des slogans, la réconciliation doit se traduire en actes concrets surtout quand l’on sait que le président Gbagbo et plusieurs de ses compagnons sont illégalement incarcérés et isolés dans le nord de la Cote d’ivoire.

 

En outre, notre pays, atteint du syndrome de l’allégeance et de la ‘’postophilie’’, enregistre le retour de caméléons politiques qui se vantent d’avoir prédit ce que nous vivons aujourd’hui.

Ces nomades politiques sans conviction accusent aujourd’hui le président Gbagbo de tous les maux d’Israël.

 

Comme vous le savez, chers concitoyens, quelle que soit la virulence d'une épidémie, elle ne contamine jamais tout le monde. C’est pourquoi, je voudrais rassurer mes frères Ivoiriens et Africains que dans ce capharnaüm, je demeure lucide.

 

Mes chers compatriotes,

Dans cette douloureuse épreuve, sachons rester dignes et solidaires. A ce stade de mon propos, je voudrais remercier tous ces Africains et Africaines pour leur soutien à cet autre virage dans l’histoire de notre continent. Point n'est besoin de douter car dans cette montagne de désespoir doit nécessairement se creuser un véritable tunnel d'espérance pour le bonheur des générations futures.

 

En ce qui concerne les sujets qui engagent la vie et l’avenir de notre pays, la COTE D'IVOIRE, je me prononcerai prochainement.

 

Je suis vivant !

 

Que Dieu bénisse la Côte d’ivoire.

 

Charles Blé GOUDE

 

revuedepressecigbagbo

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Lettre ouverte

Le rire de l’espérance

A l’origine, cette lettre était simplement une contribution personnelle à la longue liste des hommages recueillis pour le Président.
 
Que ceux qui savent prier s’unissent à ceux qui ne le savent pas, dans un même combat pour la Vie : pour que vive ce bien-aimé, et pour que vive la Côte d’Ivoire.
 
Cher Président !
C’est votre rire qui m’a fait vous aimer et m’attacher à vous : un rire franc, net, contagieux !
A l’image du programme de “matin bonheur” dont j’étais devenue une fan !
Je regretterai toujours de ne pas vous avoir écrit quand il en était encore temps, avant votre humiliation publique ! Un rédacteur du Nouveau Courrier, avec lequel j’ai

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Communiqué de presse de Bernard HOUDIN

Communiqué de presse

du Porte parole du Président Laurent GBAGBO

La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.

C’est le cas de l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Cote d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.

C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.

A ce propos, le Président Laurent GBAGBO rappelle, que le Président de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.

Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.

En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.

Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.

Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.

Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?

Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.

L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.

Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.

Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.

Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalismes.

Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.

Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire

Fait a Abidjan le 30 mai 2011

Pour le Porte parole du Président GBAGBO

PO. Bernard HOUDIN

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Alain Toussaint s'exprime depuis Boston

DISCOURS DE BOSTON DE M. TOUSSAINT ALAIN

lundi 30 mai 2011

par Toussaint Alain, (DIMANCHE 29 MAI 2011)

 

alain-toussaint-300x142.jpgMesdames,

Messieurs,

Chers amis de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique,

 

C’est avec une certaine émotion que je m’adresse à vous. Je ne vous cacherai pas que nos cœurs sont en grande souffrance depuis cette triste journée du lundi 11 avril 2011. Nos cœurs sont meurtris, profondément meurtris mais non abattus. « Ne jamais baisser la tête, rester debout », telle est la leçon que nous tenons du Président Laurent Gbagbo.

 

Nous sommes donc debout, malgré tout. Debout d’abord pour la liberté du Président Gbagbo. Des pétitions circulent sur l’internet depuis quelques semaines. Elles ont déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures dont celles d’écrivains, d’hommes politiques, de journalistes, d’artistes et de consciences de grande renommée.

 

Debout pour la liberté du Président Gbagbo, et par conséquent, pour notre liberté. Chaque semaine, plus de 4 000 manifestants marchent dans les rues de Paris, en France, pour réclamer la libération du Président Gbagbo au Chef de l’État français Nicolas Sarkozy, qui a installé par la force des armes son ami Alassane Ouattara à la tête de notre pays. Comme autrefois les militants anti-apartheid réclamant la libération de Mandela au régime fasciste et raciste de Prétoria.

 

Mieux, nous sommes en train d’organiser une manifestation historique qui mettra dans les rues de Paris 100 000 manifestants, le 16 octobre prochain. Notre objectif est de porter la question de la souveraineté africaine sur la scène publique et électorale française.

 

Pour nous, le Président Gbagbo est déjà entré par la grande porte dans l’Histoire de l’Afrique. Pour bon nombre d’africains qui marchent à nos côtés ou qui viennent par centaines aux réunions publiques animées à New York, Washington, Londres, Bruxelles, Genève ou ailleurs, le Président Gbagbo est le nouveau Lumumba ; pour d’autres le Béhanzin des temps modernes.

 

Chers amis, comme vous le savez, les temps demeurent néanmoins difficiles. Une dictature qui ne dit pas son nom et qui rappelle le Chili d’après Allende est en place à Abidjan. Avec son double langage et toute sa brutalité.

 

A l’heure où je vous parle, beaucoup de nos compatriotes sont encore pourchassés, humiliés, arrêtés, séquestrés, torturés, assassinés chaque jour. Oui, chaque jour, des Ivoiriens sont massacrés, certains villages de l’Ouest et du Sud du pays ont été rasés et remplis de fosses communes.

 

La vie, notre vie, ne représente manifestement aucune valeur aux yeux du pouvoir installé au Golf Hôtel. Ce pouvoir tue chaque jour tout en parlant de réconciliation ; ce pouvoir pratique chaque jour le droit de conquête tout en parlant de justice ; ce pouvoir parle de démocratie tout en pratiquant le fascisme au quotidien ; ce pouvoir dit tout simplement une chose et fait exactement son contraire. Et cela à la vue des forces de l’armée française et des Nations Unies qui regardent et se taisent.

 

Comme si on voulait nous faire payer notre volonté d’indépendance. La vérité est que le pouvoir établi par la France au Golf Hôtel est étranger à toute pratique démocratique ; la vérité est que dans sa conception, dans son entendement, la démocratie c’est la terreur, les séquestrations, les tueries, les ségrégations, le viol, le vol, la loi de l’arbitraire. La vérité est que ce pouvoir n’est pas le pouvoir des Ivoiriens, de tous les Ivoiriens. La vérité est qu’on veut nous infliger ce qui fut fait aux Camerounais dans les années 1960 par la même France déjà.

 

Devant cette adversité, nous sommes assaillis en permanence par les mêmes questions : comment faire face à cette nouvelle réalité ? Quelles priorités immédiates ? Quels mots d’ordre ? Quelles stratégies pour le court et le long terme ? L’esprit de résistance est là, fort et indestructible mais il faut l’alimenter, l’éclairer par un discours politique. Et certain de nos leaders sont malheureusement murés dans le silence et d’autres perdus dans des querelles de positionnement. Leurs voix nous font défaut.

 

Chers amis, il me semble également urgent de porter notre combat sur le front diplomatique et médiatique. L’opinion africaine nous est favorable en majorité. Et certains des leaders africains commencent à hausser le ton. Cette flamme de sympathie doit être entretenue par une diplomatie active mais discrète. Nous devons également continuer à occuper le champ médiatique afin de déconstruire tous les mensonges érigés en vérité par nos ennemis.

 

Notre pays a été attaqué, agressé, bombardé, mis à feu, à sang et à larmes par des forces coalisées venues d’ailleurs. Nous avons été outragés, massacrés, comme jamais nous ne le fûmes dans notre histoire. Comme si on voulait nous faire payer à coup de bombes notre volonté d’affirmation de notre souveraineté. Mais je suis de ceux qui croient que nous finirons par gagner ce combat car on ne perd que les combats qu’on lâche et nous ne lâcherons pas ce combat.

 

Nous ne lâcherons pas le Président Gbagbo car il est celui qui nous a fait voir l’éclat de notre dignité et la possibilité de notre liberté. Nous nous battrons jusqu’au bout pour cette liberté, pour sa liberté. Car nous ne serons de nouveau libres que le jour où le Président Laurent Gbagbo retrouvera sa liberté.

 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

 

Je vous remercie.

 

(Boston, le dimanche 29 mai 2011)

 

touspourlacotedivoire.info

02:29 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

30/05/2011

Quand les magistrats ne regardent pas dans la même direction que le Boss

Les Magistrats Ivoiriens ne veulent pas reprendre le service.

magistrats côte d'Ivoire.jpgLes magistrats ivoiriens ne veulent pas reprendre le travail dans les conditions d’illégalité et d’insécurité dans lesquelles est plongé leur pays la Côte d’Ivoire ont-ils précisé dans un communiqué.

  Vous vous souvenez très bien que Ouattara et ses hommes avaient attaqués toutes les prisons de la Côte d’ Ivoire pour libérer tous les prisonniers et s’en servir comme combattants. Aujourd’hui ce sont ces «Tolards» qui occupent les commissariats comme commissaires de police et policiers et racketteurs de la population.

Abidjan avant le 11 avril connu pour sa sécurité est devenu un repère d’insécurité. Ou aucun service de l’état ne fonctionne. Les administrations ayant été délibérément saccagées par les rebelles de Mr Ouattara.

Dans ces conditions comment peut-on prétendre appliquer la loi conformément à la constitution. Alors les hommes de droits refusent de participer dans la construction d’un tel état de non-droit.

  Je crois que Mr Ouattara a commencé dans l’illégalité, et je pense qu’il devrait continuer dans la même voie. Pourquoi ne pas nommer les prisonniers comme magistrats tant qu’on y est

Les Dozos sont devenus des chefs d’état major, pourquoi pas les prisonniers de droit commun comme avocats et magistrats.

Article B. sery

23:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Parti pour provoquer les nuages en vue d'une pluie de milliards...

...Ado exhibé par Sarko comme un butin de chasse

 

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Partie en fanfare assisté à la réunion du G8 qui se tenait à Deauville en France, Ouattara disait à qui voulait le savoir qu'il faisait désormais parti des grands de ce monde et que ses désirs étaient des ordres. Mais, il va juste se rendre compte qu'après la parenthèse de son coup d'État le monde avait d'autres priorités. En effet après avoir présenté au G8 une demande d'aide de 15 milliard d'Euros, Ouattara n'a même pas pu présenter son projet aux Grands de ce monde, préoccupés qu'ils étaient par le "Printemps Arabe".

 

En guise de compensation, il a pu prendre une photo officielle avec Sarkozy et Obama, qu'il pourra afficher au salon. En plus SARKO, lui a permis d'accorder des interviews dans des studios de Radios comme un vulgaire chanteur de seconde zone, là où ses collègues déplacent les journalistes dans leur suite

 

En conclusion, nous pouvons dire que parti comme un élu, il est revenu toute illusion bu, la queue entre les jambes et sans le moindre milliard. Et qui sait si la mesure de payer les militaires mano a mano n'est pas une méthode de blanchiment d'argent afin de se venger de ses "pingres" de banquiers qui l'ont remis à sa place! Celui d'un gangster.

 

Cette réunion du G8 montre aussi que le monde de la communauté internationale aime les scoops, le sensationnel et déteste s'occuper de la routine. Que Ouattara sache qu'il fait désormais partie de la routine et que ses faits et gestes seront maintenant scrutés à la loupe. Et que la priorité de la communauté internationale, c'est qu'il lui rembourse les milliards qu'il a reçu pour financer la sale Guerre qu'il a conçu, planifiée et exécuté contre la Côte d'Ivoire.

 

Donc cher "Boucher de Gbéléban", va réviser tes cours d'Économie et apprend qu'un pays se développe par la mise en place d'un environnement juridique et sécuritaire stable, qui permet d'attirer les Investissements Directs Étrangers (IDE) qui permettent de créer de vrais richesses dans un pays.

 

Cornerstone

 

infoscotedivoire.net

22:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La réconciliation, Ouattara y croit-il vraiment?

Trois étudiants interpelés par les RFCI, portés disparus!

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Kouao Thiémélé Auguste, N’Guessan Aké Achille Pierrot et Zokou Gnahoré Alain, ont-ils été assassinés ou gardés dans un lieu tenu secret ? Cette question hante l’esprit des parents des trois étudiants depuis leur interpellation lors d’un contrôle, le mercredi 11 mai à Yopougon Siporex, face à la gare UTB, par des éléments Frci dont le nommé Fodé Camara, assisté de deux agents de police du commissariat du 16ème Arrondissement de Yopougon Sicogi.

Selon des témoignages recueillis auprès des parents des victimes, les jeunes gens, des étudiants, qui allaient rendre un véhicule de marque Suzuki de type 4×4 du ministère de l’Intérieur à son utilisateur, l’adjudant de police Séri Blé Marcel, sont interceptés à Yopougon Siporex pour un contrôle de routine. En dépit du fait qu’ils ont expliqué avoir reçu l’autorisation des éléments Frci de Yopougon Koweit où était garé le véhicule, les jeunes gens sont déshabillés et un coup de feux est tiré en l’air par l’élément Frci Fodé Camara pour éloigner un élément Frci de Koweit dépêché sur les lieux pour confirmer l’accord de son supérieur hiérarchique. Sans autre forme de procès, Kouao Thiémélé, N’Guessan Aké et Zokou Gnahoré sont conduits à bord du véhicule Suzuki à une destination inconnue par Fodé Camara.

Alertés, les parents des jeunes gens se rendent précipitamment au commissariat du 16ème Arrondissement. Mais point de silhouette des trois jeunes. Fodé Camara réapparait juste après à bord de la voiture en question mais sans ses occupants initiaux. Interrogé, il a soutenu les avoir remis à des éléments Frci à Abobo sans autre précision. Sous la pression des éléments Frci de Yopougon Koweit, Fodé Camara est mis aux arrêts dans les locaux de la police après de vaines recherches à Abobo, à la caserne de la BAE et dans d’autres camps.

Deux jours après l’arrestation de cet homme, les pièces d’identité des trois jeunes gens et leurs portables ont été retrouvés dans un caniveau jouxtant les locaux du 16ème arrondissement.

« Le commissaire Lézou Arthur nous a dit qu’il a fait la procédure et a déféré Fodé Camara au Plateau. Il nous a demandé de voir au 5ème cabinet d’instruction au tribunal du Plateau. Mais, pour nous, ce qui est important, nous voulons savoir où ce Fodé Camara a mis nos frères, s’il les a tués, qu’il le dise pour qu’ils aient une sépulture digne. Nos jeunes frères ne sont pas des voleurs, nous voulons savoir la vérité sur leur enlèvement », ont déclaré les parents des étudiants enlevés.

Didier Kei

Source : Notre voie

19:55 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Libye : Kadhafi, un symbole pour l’Afrique

Les paroles de Calixthe Beyala, à propos de la visite controversée du "guide" libyen Mouammar el Kadhafi en France, en décembre 2007 , n'ont rien perdu de leur pertinence : au contraire, la plaie infligée depuis deux mois à la Libye et à la France, à l'Europe et au monde par cette offensive scélérate où les grands parrains de l'Occident prédateur –Sarkozy, Obama et Cameron en tête- s'entendent comme larrons en foire, confère à ses propos l'actualité du sang versé, de la morale bafouée, de la vérité enterrée, du brigandage international honteusement légalisé, et de l'escalade désormais incontrôlable d'une violence généralisée que tous les artifices de la cupidité n'empêcheront pas, à terme, d'ensanglanter les rues et les frontières d'un Occident dont l'Empire gangrené touche à sa fin.

 

Pour nous Français, les paroles de Calixthe Beyala revêtent l'actualité du gouffre moral et financier dans lequel, à force de coups tordus, nous précipitent  allègrement le chien fou de l'Élysée et ses compagnons de meute.

 

En ce qui concerne la Libye, un improbable sursaut national pourrait encore nous éviter le pire, à savoir les conséquences incalculables de la mort du "roi des rois" africain Kadhafi.

 

Dans l'affaire ivoirienne, hélas, il est d'ores et déjà trop tard. Plus personne de peut éviter au criminel les retombées des crimes que l'on a vainement essayé de lui éviter de commettre. A la persévérance dans le mal ne répond qu'un remède : son accélération, jusqu'au crash final. Dans l'affaire ivoirienne, le vin est désormais tiré : le vin empoisonné du déshonneur, de la colère et de la ruine, dont les vapeurs trompeuses de lâcheté ambiante enivrent déjà nos gouvernants livides et leur infâme cour médiatique.

 

Ce vin, l'heure est venue de le boire : pour chacun d'eux; pour chacun de leurs pantins, complices et commanditaires ivoiriens, onusiens et américains, comme pour chacun de nous, -collectivement pris au piège de la faute de nos propres élus-, l'heure est venue.

 

Savoir cela, c'est déjà résister.

 

Eliel

 

Le Figaro Débats du 11 décembre 2007

 

clip_image002«Si tu rencontres un étranger, avant de le repousser, méfie-toi, tu es peut-être devant ton frère ou devant ton miroir», dit un proverbe africain. Cet adage ne semble pas avoir sa place dans la langue de Baudelaire, à en juger par les propos de l’ensemble des médias et de la classe politique française à l’égard de Kadhafi.

 

D’un côté, on l’invective, on l’insulte, on le traite de dictateur, de tyran, de sanguinaire. De l’autre, on justifie sa présence par les contrats juteux dont la France bénéficierait à l’issue de cette visite de cinq jours.

 

La Libye, pays souverain, ne serait-elle qu’une oie à plumer et dont on enverrait la carcasse choir dans une décharge publique ? C’est à qui trouverait le qualificatif le plus humiliant pour parler du Guide libyen. Et tous d’applaudir sans frémissement aucun, comme si chaque anathème avait le pouvoir secret de nous conforter dans notre rôle du pays gardien des idéaux relatifs à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Oublié, la France terre des expositions coloniales ! Aux orties, cette France qui a accueilli et protégé des dictateurs de la pire espèce, et l’on aurait particulièrement aimé entendre Rama Yade, notre jolie sous- ministresse aux Droits de l’homme, tenir des propos aussi insultants contre la Chine et plus particulièrement la Russie. C’est curieux, mais on a la désagréable impression qu’elle ne retrouve sa langue que lorsqu’il s’agit de l’Afrique. Curieux !

 

Au-delà des règles élémentaires du savoir-vivre qui voudraient qu’on reçoive dignement un étranger, il ne serait point inutile pour nous, Français, de faire l’effort nécessaire afin de remettre en question notre perception du monde, notre définition du mot «respectabilité», qui ne correspondent pas forcément à celles d’autres peuples. Le centre du monde était occidental au XIXe siècle. En cette aube du troisième millénaire, il s’est fragmenté en autant de points cruciaux qu’il y a de continents, de cultures et de civilisations. Ce constat devrait nous amener à plus de retenue dans nos jugements sur ce qui est bon ou mauvais, à moins établir de lignes de démarcation entre le bien et le mal.

 

Cette manière de nous positionner en procureur explique que la France, magnifique pays dont la beauté de la langue et de la culture n’est plus à démontrer, devienne de moins en moins attractive pour les autres. Ce qui est dommageable à notre image, à notre économie, à moins que nous ne considérions définitivement que l’Autre ne compte pas, qu’il n’est pas notre égal.

 

Le colonel Kadhafi est un homme hautement respecté dans son pays et en Afrique. Ce respect n’est pas lié, comme aiment à le clamer les langues chagrines, aux pétrodollars, dont, dit-on, la Libye regorge, mais à ses actions. Il a été de tous les combats de libération des peuples opprimés. Les combattants de l’ANC en Afrique du Sud ont été heureux de le compter parmi leurs plus grands soutiens, et les Noirs maltraités de l’ancienne Rhodésie lui doivent un morceau de leur accession à l’indépendance.

 

Autour de sa personnalité se cristallisent les mille espoirs de l’Afrique de demain, celle qui aspire au bien-être, celle qui veut compter et compte déjà dans le concert des Nations, celle qui, pleine d’espoir et dont les yeux sont braqués sur l’horizon 2015, attend impatiemment que se confirme la création des États-Unis d’Afrique, cette organisation qui la verra plus forte, plus unie, plus que jamais pacifiée.

 

Oui, Kadhafi en est un des symboles forts, il en est ainsi, et pour moi qui ai visité à maintes reprises la Libye, je n’y ai point vu de peuple opprimé tel que décrit dans la presse, je n’ai point rencontré d’homme affamé, mourant sur les trottoirs.

 

Tout au contraire, j’ai été dans des hôpitaux gratuits, ultramodernes, où chaque citoyen avait accès aux soins; j’ai rencontré des hommes heureux de me dire qu’à vingt-cinq ans, chacun d’entre eux avait automatiquement droit à un appartement climatisé avec eau et électricité; j’ai rencontré des jeunes femmes rieuses, voilées certes, mais souriantes, car, grâce à Kadhafi, elles fréquentent de plus en plus les universités, elles sont avocates, femmes d’affaires, médecins, malgré le courroux des chefs religieux, qui voient leur pouvoir s’effriter face à cet homme qui a donné une place importante aux femmes dans un pays musulman; ce n’est pas moi qui le dis, mais les statistiques des Nations unies soulignent qu’au pays du Guide, un fonctionnaire sur cinq est une femme.

 

J’y ai vu de magnifiques avenues, des enfants scolarisés, je n’y ai pas vu de Libyens faisant la queue devant les ambassades étrangères pour y quémander un visa, afin de fuir leur terre. Bien sûr qu’il traîne comme tout un chacun des scories, mais cela mérite-t-il un tel déchaînement de haine, d’anathèmes ? Pour ma part, je n’ai malheureusement pas vu, à la courte échelle de ma vie, un pays parfaitement démocrate, égalitaire ou du moins pratiquant une équité sans faille.

 

Je me suis toujours opposée aux discours de Sarkozy relatifs à l’Afrique. Voilà qu’il me plaît qu’il reçoive le colonel Kadhafi avec les honneurs dignes de son rang. Voilà qui me fait sourire. Voilà qui me met quelque baume au cœur. Voilà qui apaise quelque peu les relations France-Afrique. Voilà qui réconcilie quelque peu, juste un petit peu, les Afro-Français avec leur nouveau président.

 

© Correspondance de : Calixthe Beyala

 

camer.be


 

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La réconciliation s'emballe!

 frci.jpgLes ressortissants du département d’Oumé (Centre-ouest de la Côte d’Ivoire) à Abidjan, sont encore dans l’émoi.

 Samedi dernier, un paysan dont l’identité ne nous a pas encore été communiquée avec exactitude a été crucifié dans le village de Binkro.

Le pauvre paysan aurait été couché sur une planche en forme de croix, solidement maintenu et ses mains impitoyablement transpercées par des pointes d’acier clouées dans la chair à l’aide de marteau. L’opération aurait été accomplie également dans ses pieds. Selon nos informateurs, les tortionnaires des forces pro-Ouattara, des hommes armés, auraient déclaré qu’ils crucifiaient l’infortuné « à l’exemple du Christ ». Apparemment, un contingent des forces onusiennes appelé à la rescousse est arrivé trop tard dans le village, ce même samedi.

La scène s’est déroulée dans le village de Binkro, dans le département d’Oumé, sur l’axe Oumé-Sinfra. On ignore les raisons profondes d’une telle cruauté contre un paysan. Tout ce que l’on sait, c’est que Binkro est le village natal de Parfait Koko Djéi, cadre du Front populaire ivoirien, président du Conseil général d’Oumé activement recherché par les forces pro-Ouattara qui contrôlent le département d’Oumé depuis la chute du président Gbagbo. Selon, nos informations, il serait reproché à Koko Djéi d’avoir distribué des armes à des jeunes d’Oumé. Et à la recherche des armes, les hommes de Ouattara auraient tout saccagé dans le village. Mais pourquoi cette cruauté contre le pays crucifié ? L’avenir nous le dira.

César Etou

Source: Notre Voie

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La réconciliation, version Dozo

La mort en face à Douékoué avec les Dozos les rebelles paysans venus du nord

Il est rare que le journal La Croix - journal catholique et de droite, partisan affiché d’Alassane Ouattara comme le gouvernement de Sarkozy qu’il soutient – ose un article sur la Côte d’Ivoire sans passer par l’AFP (Agence France Presse) l’unique abreuvoir des médias français qui permet d’écrire des articles sans jamais se déplacer. Dans l’article ci-dessous, le journaliste s’est déplacé dans la zone ivoirienne où les partisans d’Alassane Ouattara ont décidé l’extermination les Guéré dans le but très clair de permettre aux populations venues du Nord du pays d’occuper leurs terres une fois vacantes. Il n’y a jamais eu de combat interethnique à Douékoué, parce que parler de combat suppose la rivalité de deux forces antagonistes avec des pertes à peu près équivalentes des deux côtés. Il n'y a à Douékoué que la volonté d'exterminer une catégorie de la population avec la caution morale et logistique des Forces Rebelles de Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara.

Côte d’Ivoire, la peur règne à Douékoué
Un article de Laurent Larcher, paru dans le journal La Croix du jeudi 5 mai 2011.

Les deux véhicules de l’Onuci, une jeep Toyota blanche armée d’une mitrailleuse 12,7 et un Hummer, roulent à tombeau ouvert. Ils filent en direction de Bahe-b, un village guéré, à huit kilomètres de Douékoué, la ville de l’Ouest ivoirien dans laquelle les combats interethniques ont été parmi les plus violents de la crise née après l’élection présidentielle du 28 novembre dernier.

Au volant de la jeep, le commandant Metboul, un marocain d’une quarantaine d’années, est en poste depuis six semaines dans la ville. « Mon commandant, il faut venir vite. Des Dozos viennent d’attraper deux de nos frères. Ils vont les tuer ! », disait l’appel qui l’a mis en mouvement. L’alerte est sérieuse. L’officier sait qu’il n’a pas une minute à perdre. Les Dozos ont la réputation d’être intraitables. Chasseurs traditionnels, on leur attribue des pouvoirs magiques comme celui d’échapper aux balles. Ils sont protégés par une multitude de gris-gris qui leur donnent une apparence farouche.

La voiture du commandant pénètre sur la route défoncée de Bahe-b. Une foule l’attend, affolée. « Que se passe-t-il les amis ? », leur demande-t-il. « Ce matin, des Dozos ont enterré des armes près de notre cimetière. Ils sont revenus tout à l’heure nous disant qu’ils avaient des informations sur la présence de caches d’armes dans le village. Ils ont fait mine de trouver les leurs et ont commencé à fouiller nos maisons. Ils ont arrêté deux de nos frères », lui explique le chef du village. « Où sont-ils ? », leur demande l’officier. « Là, à 200 mètres ! »

Les deux hommes se regardent les yeux dans les yeux.
Le guerrier écume de rage. Tout peut basculer.

Le commandant, suivi de quatre de ses hommes, traverse deux cours avant de les trouver. Un homme est à genoux aux pieds de plusieurs guerriers portant de grandes nattes leur cachant la moitié du visage. Ils jouent avec leurs machettes et leurs couteaux. Deux portent une Kalachnikov, un troisième a un fusil traditionnel. Leur chef, lunettes de soleil, chapeau bordé de gris-gris en forme de dent de fauves, le thorax moulé dans un tee-shirt, un short kaki couvert de queues de serpent et portant au poignet et à la ceinture pas moins de sept téléphones portables, est en retrait.

L'homme à terre ne montre pas ses émotions. L'un des Dozos tourne autour de lui en faisant des moulinets avec une longue lame acérée, roulant les yeux et hurlant des imprécations. Un regard meurtrier, incontrôlable et imprévisible. Le commandant intervient vite, s'adresse à leur chef, demande des explications. Le chef n'apprécie pas. « Tu n'as pas d'ordre à me donner », lui lance-t-il, tandis que ses hommes encerclent les soldats de l'Onuci.

Le commandant garde son calme. « Je veux comprendre ce qui se passe, j'ai des ordres pour ça. Tu le sais bien. Je vais appeler ton chef... » Le Dozo lui dit qu'il ne se passe rien d'important, qu'ils ont trouvé des armes, qu'ils ont arrêté les responsables. Pendant ce temps, les villageois, effarouchés, regardent de loin la scène. Le guerrier au regard sauvage s'écarte de son chef, tourne autour des soldats onusiens en jouant avec sa machette, s'approche des villageois : « je vais vous tuer, je vais vous égorger ».
Les villageois reculent... sauf un jeune homme d'une vingtaine d'années. Les deux hommes se regardent les yeux dans les yeux. Le guerrier écume de rage. Tout peut basculer. Le chef dozo le rappelle. Son guerrier se met à genoux : « Lance-moi sur eux, demande-moi de les tuer, et je les égorge tous, les soldats, les villageois, les Blancs ». Il se relève et tend sa machette en direction des villageois. « Les balles ne peuvent rien contre moi, avec ma machette, je vous tranche la gorge, à commencer par les soldats », dit-il en se retournant vers les casque bleus.

« C'est bon, c'est bon, calmez-vous », leur demande le commandant Mebtoul, tandis qu'il tente d'appeler le commandant local des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, la nouvelle armée (comprenez les Forces Rebelles de Côte d'Ivoire). Personne ne répond. Il appelle le porte-parole des Dozos... qui lui dit qu'il sera là dans une dizaine de minutes. [Vous remarquerez ici les connexions entre les soldats de l'Onuci, les rebelles et les chefs dozos. L'Onuci sait qui fait quoi et qui peut être joint. L’Onuci sait qu’il n’y a pas de combats ethniques mais des tueurs assoiffés de sang appartenant tous au même camp] La nouvelle calme les plus excités. Mais le chef aux téléphones portables aperçoit l'un des casques bleus filmant la scène sur son appareil numérique. « Arrête tout de suite, tu excites tout le monde. Pourquoi filmes-tu ? Pour nous accuser ? Range ton téléphone », lui lance-t-il. Le casque bleu s'exécute.

Le commandant de l'Onuci raccompagne les Dozos sur leur campement. Là, surplombant le village, ils sont une vingtaine. Des jeunes, le regard halluciné. A terre, le deuxième homme qu'ils retenaient prisonnier. Il a été sévèrement battu. « Nous le prenons avec nous », leur dit le commandant avant d'ajouter : « S'il y a des armes dans le village, travaillez avec les FRCI. Nous sommes tous ici pour bâtir la paix. Or, vos actions effraient la population ». « Ce n'est pas toi qui nous commande », lui lance l'un des jeunes gens.

Le porte-parole des Dozos arrive sur une moto. Ses hommes le saluent, un genou à terre. Après quelques minutes de palabres, il promet à l'officier onusien que ses hommes vont laisser le village en paix. Le malheureux prisonnier avec eux, les soldats onusiens retournent au coeur du village. « Invulnérable aux balles, tu parles, je l'aurais bien aligné, lui et tous les autres », réagit entre ses dents l'un des soldats.

Ce soir-là, ils ont pu sauver deux vies mais l'homme le plus atteint doit être conduit à l'hôpital. Il ne peut plus se relever. « Ne vous inquiétez pas, dit le commandant au chef du village, nous allons patrouiller toute la nuit. Les Dozos ne reviendront plus. » Peine perdue. Des dizaines de familles ont déjà fait leur baluchon et quittent les lieux. « Nous sommes sans défense, dit une femme en tremblant, les Dozos tuent nos maris pour le compte des allogènes qui veulent s'approprier nos terres. » Direction ? La Mission catholique de Douékoué. Sur le bord de la route surgissant dans le faisceau des phares de la voiture, des colonnes de villageois, des familles entières, baluchons sur la tête, gagnent la mission. L'incident de Bahe-b aura fait fuir des centaines de Guérés. [...].


Laurent Larcher repris dans leblogpolitiquederaphael

17:27 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |