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30/03/2011

Attaque rebelle sur plusieurs fronts

Objectif : Port de San Pedro/Le cacao au cœur de la Guerre

 

de Germain Sehoué et Joseph Atoungbré,www.gbagbo.ci   30 mars 2011

 

L’attaque de la coalition rebelle sur le Haut-Sassandra vise la prise de San Pedro afin de mettre la main sur le Port autonome de cette ville et l’occupation durable de la Côte d’Ivoire.


 

Lorsque la télévision française France 24 a annoncé que les forces pro-Ouattara ont pris Duékoué et Daloa, son commentaire qui a suivi cette information est révélateur des intentions de Paris : cette ville (Daloa) est dans la région du deuxième Port de Côte d’Ivoire : le Port de San Pedro. Ce qu’il faut donc craindre, c’est que les assaillants intensifient leur offensive et prennent ce Port. Parce que l’objectif de la France étant d’avoir la main sur cet instrument, ouverture sur la mer, elle mettra en jeu tous les moyens pour le protéger une fois il tombait dans l’escarcelle de Ouattara. Elle ferait alors entrer dans le pays tout ce qu’elle voudra et en fera sortir toutes nos richesses qu’elle aura pillées. Peu importe que Abidjan soit toujours aux mains des autorités légales. Mais les richesses du territoire sous le contrôle de la rébellion et le Port à sa disposition suffisent à atteindre ses objectifs impérialistes et commerciaux. Le Port de San Pedro, situé à 9°32 de latitude nord et 6°29 de longitude ouest de la Côte d’Ivoire, au bord de l'océan Atlantique, sur le Golfe de Guinée, à 348 km d’Abidjan, est le premier port mondial pour les exportations de fèves de cacao. Plus de la moitié de la récolte ivoirienne (1,2 million de tonnes) y transite. Construit il y a 35 ans, le Port autonome de San Pedro (Pasp) s’étend sur un domaine qui couvre plus de 200 ha. Le Pasp est un instrument de souveraineté nationale. Société d'État au capital de 2 milliards de Fcfa, les infrastructures du Pasp ont démarré en 1969, sous l’action de l'Autorité pour l'aménagement de la région du sud-ouest (Arso). C’est en 1971 que le Port autonome de San Pedro a été mis en service. L’ambition que le Gouvernement lui a assignée est de devenir un port moderne. Qui faciliterait l'intégration régionale et le développement national. Alors amputer la République de cet outil, serait une grande victoire de Sarkozy et d’Alassane Dramane Ouattara. Les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds) devront puiser en elles, le ressort nécessaire, pour éviter à la Côte d’Ivoire, cette douloureuse humiliation.

Germain Séhoué gs05895444@yahoo.fr

 

Le cacao au cœur des attaques

 

Les fronts Ouest et Est du pays étaient en ébullition mardi, suite à l’offensive d’envergure menée lundi, par les forces rebelles armées par Alassane Dramane Ouattara aidés par les soldats de l’Onu présents en Côte d’Ivoire. En réalité, ces différentes attaques ne sont pas fortuites. Il y a des intérêts économiques qui entrent en jeu. Il s’agit notamment la date butoir du 31 mars qui équivaut au paiement du Droit unique de sortie (Dus) sur le cacao que les multinationales et les exportateurs doivent verser au gouvernement du président de la République Laurent Gbagbo. En effet, il y a de cela quelques semaines, le ministre de l’Agriculture, suite à la prise en main de la commercialisation du cacao par l’Etat a demandé aux responsables de ces différentes la date du 31 mars afin que ceux-ci payent ces droits. Au quel cas, les 444000 tonnes de cacao qu’ils ont en stock dans leurs différents magasins passeront sous la propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est donc pour marquer leur refus que ces multinationales dont Cargill, Armajoro appuyés des autorités françaises, ont décidé de mener l’offensive. Car, comme l’a révélé récemment le Financial Times un journal londonien sur la volonté des multinationales de payer les taxes à l’exportation du cacao au président Gbagbo ont sonné comme un ultimatum à la nébuleuse » qui aurait échoué « si le 31 mars Gbagbo restait Président ». Cela explique en partie « la sortie historique (c’est la première fois qu’un président américain s’adresse à la Côte d’Ivoire) et inopinée d’Obama », samedi pour demander officiellement le départ de Laurent Gbagbo. Une sortie d’ailleurs très mal accueillie, surtout dans les milieux panafricains où Obama est perçu comme « la honte de l’Afrique». Suite à l’embargo du cacao ivoirien par l’Union européenne (Ue), les producteurs avaient exprimé leurs mécontentements par des manifestations devant le siège abidjanais de l’Institution. Cette mesure d’embargo avait été renforcée par un appel de l’opposant Alassane Dramane Ouattara, demandant l’arrêt des exportations par les multinationales. Ce dernier espérait ainsi couper les finances au chef d’Etat ivoirien.

Joseph Atoumgbré attjoseph@yahoo.fr

 

http://www.gbagbo.ci/gbagbo_article.asp?article=2923.html

 

15:35 Écrit par Shlomit dans cacao, France, Ouattara, pillage des ressources, USA | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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