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21/04/2011

L'avènement d'un néo-colonialisme libéral légitimé

Depuis toujours fortement attaché à l’indépendance et à la souveraineté de mon pays et
de mon peuple, j’ai été interloqué dernièrement par la tournure que prenait la situation
politique ivoirienne suite aux élections présidentielles de novembre dernier.


L'ethno-centrisme occidental ou l'avènement d’un néo-colonialisme libéral légitimépar Francois-Xavier Gicquel



Je commencerai tout d’abord par éclaircir mon propos en résumant
rapidement la situation. Le 28 novembre 2010 se tient en Côte d’Ivoire
le second tour des élections présidentielles sur fond de tensions,
quatre jours plus tard, la commission électorale indépendante –
indépendante de tout lien avec le pays dans lequel elle vient imposer
ses lois, mais non sans rapports avec le système mondialiste – se permet
d’annoncer, ou plutôt d’imposer son résultat au peuple ivoirien qui a
eu l’audace de se croire souverain depuis son indépendance, le 7 aout
1960. En effet, annonçant la victoire du Poulain mondialiste Alassan
Ouattara à 54,1%, cet organe des puissances internationales a été
rapidement contré par la cour constitutionnelle ivoirienne, qui, malgré
les manipulations médiatiques, est, elle, réellement indépendante et
garante de l’intégrité nationale et a annoncé la victoire du candidat
Gbagbo à 51,45% qui sera investi président le 4 décembre malgré les
menaces des États-Unis, de l’Angleterre et de la France, entrainant dans
leur sillage les Nations Unies.

Afin de démêler le pourquoi
et le comment de cette histoire, peut-être est il important d’étudier
tout premièrement les ingrédients de cette salade à l’occidentale. 

 Alassane Ouattara :
ayant étudié l’économie aux États-Unis, il sera appelle en tant
qu’économiste auprès du Fonds Monétaire International dont il devient
plus tard le directeur général adjoint. C’est sous son ministère en
côte d’ivoire que l’opposant au racket international de l’Afrique,
Laurent Gbagbo sera arrêté lors d’une manifestation pacifique et
condamné à 2 ans de prison avec notamment sa femme et son fils ( il
sera gracié plus tard par le président et héros de l’indépendance
nationale : Felix Houphouet – Boigny ). Durant son exil volontaire en
France dans les années 1990 – afin de se protéger d’un mouvement de
contestation populaire grandissant à son encontre – il se rapprocha
notamment de Nicolas Sarkozy par lequel il sera marié à la mairie de
Neuilly-sur-Seine avant de revenir en Côte d’Ivoire pour briguer le
pouvoir.
 

 La France :
possédant la Cote d’Ivoire depuis 1982, elle la verra devenir un État
autonome au sein de la communauté française en 1958 puis assistera à
son indépendance en 1960. Depuis lors, l’ancien colonisateur n’a cessé
de tenter de maintenir le pays sous son contrôle économique, politique
et militaire, notamment par les réseaux d’influence de la « Françafrique »
permettant entre autres un stationnement permanent de militaires
français sur le sol ivoirien (accords du 24 avril 1961) et l’accès
privilégié pour les multinationales françaises aux ressources
naturelles et stratégiques : pétrole, uranium etc... (cf : La Françafrique, le plus long scandale de la République de François-Xavier Verschave).


Certains dérapages visibles comme l’affaire Elf (affaire de
corruption à grande échelle : 1986-1992) font éclater au grand jour ces
méthodes quasi-mafieuses d’exploitation de ses anciennes colonies par
la France. C’est dans ces conditions que les relations diplomatiques
entre la France et Laurent Gbagbo ont toujours été tendues dans la
mesure où ce dernier souhaitait redonner à la Côte d’Ivoire la dignité
diplomatique qu’elle méritait et rendre à son peuple le contrôle
effectif de l’économie et de la politique, on comprends dès lors
pourquoi un pion élevé au grain par les puissances occidentales et ami
avec Nicolas Sarkozy tel que Ouattara obtient les faveurs de la France
aujourd’hui.
   

 Les États unis et l’Angleterre :
même duo infernal qu’en Irak, ayant cette fois-ci une marge de manœuvre plus importante puisqu’ici nul besoin de chercher des armes
de destruction massive, simplement de « corriger » les
résultats des élections par le biais d’un pseudo organe indépendant
afin de garantir leurs intérêts diplomatiques et économiques. Il
convient ici de souligner que déjà en 2002 lors de la rébellion armée
ayant fait des centaines de victimes ivoiriennes, les Etats-Unis
avaient été pointés du doigt comme principaux agitateurs, notamment par
leurs livraisons secrètes d’armes aux rebelles, dans le but inhérent à
leur statut de gendarmes du monde, celui de reprendre la main sur
l’Afrique de l’Ouest, seule région du globe échappant encore
partiellement à leur contrôle diplomatique et financier.
   
Précisions sur le FMI

(dont Mr Ouattara a longtemps tenu les commandes) et sur sa politique
favorite d’asservissement économique de l’Afrique : les « ajustements structurels ». La définition du FMI est la suivante : « 
ensemble de dispositions dont certaines agissent sur la conjoncture et
d’autres sur les structures et qui résultent d’une négociation entre
un pays endetté et le fonds monétaire international pour modifier le
fonctionnement économique du Pays »
. Même si ici, point de
traduction n’est nécessaire pour comprendre l’aspect particulièrement
malveillant de ce type de plan, il convient de bien expliquer que ces
politiques se traduisent par un prêt accordé par le FMI à un pays
endetté (97% africains) qui en retour ouvre droit à une
tutelle intégrale du système économique du pays bénéficiaire par le
FMI, allant même jusqu’à favoriser la sélection de tel ou tel
responsable local ou national pour en garantir l’effectivité. Cette
tutelle se traduit dans la plupart des cas par une suppression de toute
barrière de protection économique, laissant le petit producteur
africain (qui n’a généralement pas vu l’once d’un dollar de l’aide,
bloquée dans les poches des différents dictateurs) en concurrence
directe à l’international avec le grand fermier américain et son allié
Monsanto.

Sans prendre parti dans ce conflit ivoirien
et qui doit le rester, il convient aujourd’hui que chaque français et
chaque citoyen en règle générale ouvre les yeux sur les politiques
internationales hypocrites de l’occident soutenu par les grands médias à
sa botte et comprenne que la meilleure chance de développement de
l’Afrique est le courage et la force de conviction des africains eux
mêmes, et que c’est pourquoi aujourd’hui le contrôle politique et
économique du continent doit revenir aux mains de ses enfants,
lorsqu’ils ne se lancent pas dans des guerres fratricides généralement
déclenchées ou du moins provoquées par l’occident !


Pour ne parler que de la France,que ce soit par les politiques
d’immigration sarközystes privant le continent noir de tous ses
cerveaux et potentiels leaders, ou par les les aides que nous leur
accordons gracieusement chaque année mais qui au final ne servent qu’à
imposer nos conditions à ces pays qui ne sont plus souverains que sur le
papier, il est temps aujourd’hui de dire stop et exiger
l’indépendance effective de chaque nation et la restauration des
souverainetés nationales !





http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=3593

17:25 Écrit par Shlomit dans Afrique, Côte d'Ivoire, France | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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