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19/03/2011

La Vie plus forte que la mort

UN BÉBÉ PALESTINIEN SAUVÉ PAR DES SOLDATS ISRAÉLIENS ET LES HABITANTS D’UNE IMPLANTATION

 
Antoinette Brémond, Suzanne Millet


Cinq jours après le massacre des cinq membres de la famille Fogel à Itamar, alors que se tenait la shiva (7 jours de deuil) dans l’implantation voisine de Neve Tzuf, des soldats de Tsahal et le personnel paramédical de cette implantation ont sauvé la vie d’une jeune femme palestinienne en train d’accoucher et de son nouveau né.
Au moment où le chef d’état-major Benny Gantz arrivait à Neve Tzuf pour présenter ses condoléances, un taxi palestinien est arrivé à toute vitesse à l’entrée de la communauté. Dans le taxi, les soldats et les ambulanciers ont découvert une femme palestinienne d’une vingtaine d’années à un stade avancé du travail d’accouchement, et en danger de mort : le cordon ombilical était enroulé autour du cou de la petite fille, mettant en danger celle-ci et sa mère.
La rapidité d’action du personnel paramédical de l’implantation et des soldats déployés dans la zone a sauvé la mère et le bébé Beaucoup d’enthousiasme et d’émotion.
Le caporal Haim Levin, 19 ans, infirmier de Tsahal, le premier présent sur les lieux, raconte la situation.
« Quand je suis arrivé, j’ai vu cette femme sous une couverture dans une camionnette palestinienne. Je me suis approché et j’ai vu la tête du bébé et le haut de son corps. Le cordon ombilical était autour du cou du bébé, qui était gris et ne bougeait pas. »
« J’ai d’abord retiré le cordon, et j’ai demandé aux ambulanciers de préparer la trousse de réanimation pour le bébé. Je l’ai pincée pour voir si elle répondait et elle a commencé à pleurer, » a-t-il dit. Les ambulanciers se sont occupé également de la mère, qui allait déjà mieux ».
Pendant ce temps, l’ambulancier Orly Shlomo est arrivé sur les lieux. « Nous avons rejoint les ambulanciers de l’armée et avons coupé le cordon ombilical. Sans traitement médical, le bébé et sa mère étaient en danger de mort » a-t-elle déclaré.
« C’était émouvant, et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’à quelques mètres de là, des gens étaient assis en Shiva pour un autre bébé, ayant été assassiné, » a-t-elle dit. « J’ai été touchée de voir le visage du nouveau né, mais j’ai aussi pensé à celui du bébé assassiné. »
Gadi Amitun, qui dirige l’équipe du Magen David Adom (la Croix Rouge israélienne) de Neve Tzuf rappelle que ce n’est pas la première fois que des habitants juifs aident des Palestiniens en détresse.
« Ils savent que nous avons une équipe médicale qualifiée ici, et en cas d’accident, de blessures, ils arrivent, et nous les soignons » a-t-il dit.
L’ambulancier a souligné que le jour du massacre des Fogel, les habitants de Neve Tzuf avaient vu des feux d’artifice et des fêtes dans le village palestinien voisin. L’équipe médicale locale, quant à elle, s’est engagée, à soigner toute personne dans le besoin quelques soient les circonstances.
« Il y a deux ans, nous avons également aidé un terroriste qui avait tenté de placer une bombe sur la route, et qui avait été atteint par des soldats, » a-t-il dit.
Les Palestiniens du village voisin, Nabi Salah, se sont réunis autour des ambulanciers en compagnie de la nouvelle grand-mère et n’ont pas pu cacher leur joie.
« Ils nous ont remerciés. Ils avaient nommé la petite fille ‘Jude’, » a dit le caporal Levin. « J’ai fait du bénévolat pour le Magen David Adom depuis l’age de 15 ans, et c’est la première fois que j’assiste à un accouchement. C’était un sentiment incroyable, de tenir la petite fille qui venait de naître dans mes bras, et de savoir que dans ce lieu de tragédie nous avons fait quelque chose de bon. »

 
Source : Ynet du 17 mars 2011
 

10:10 Écrit par Shlomit dans Israël | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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