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29/03/2011

Ouattara et la fortune d'Houphouët-Boigny

(10.01.2011)

Faux et usage de faux en écriture publique ou comment Dominique et Alassane Ouattara ont mis la main sur la fortune d'Houphouët-Boigny

 

Houpouët-Boigny.jpgLa fortune du président Ivoirien était évaluée à sa mort entre 7 et 11 milliards de $ (Raymond Baker, Capitalisms’s Achilles Heel, 2005, p. 52, et Quid, 1992). Outre des comptes en banques bien garnis (UBS, SIB, Everlasting, entre autres) et des parts dans des sociétés de premier plan comme De Beers (30 % des parts semble-t-il) ou bien Piaget et Harry Winston, ainsi que des sociétés immobilières (en Suisse : SI Grand Air, SI Picallpoc, Intercafco), le président ivoirien aurait possédé une dizaine de propriétés en région parisienne, dont une gentilhommière de style Louis XIV à Soisy-sur-Ecole, l’ancien appartement de Jean Gabin dans le VIIIe arrondissement de Paris, un autre dans le XIe ainsi que sa résidence personnelle, rue Masseran (VIIe), avec un parc de 8 590 m², évaluée en 1998 à 18,3 millions d’euros. Un immeuble sis 144 avenue Victor Hugo (XVIe), mais aussi, selon la Lettre du Continent du 30 septembre 2004, avenue Bosquet, rue Jean Nicot, boulevard Saint-Germain, rue de la Chaise, rue de Grenelle… Il détenait aussi une superbe villa à Mougins, une maison en Suisse, au Chêne Bourg et une propriété en Italie, à Castel Gondolfo.

 

Ces biens étaient somptueusement meublés et décorés de tapisseries anciennes et de toiles de grands maîtres comme Pierre Bonnard, Van Gogh, Bernard Buffet ou Renoir. Il s 'y trouvait aussi du mobilier XVIIIe de grande qualité, dont certaines pièces provenant des appartements royaux à Versailles. La partie de ces œuvres se trouvant rue Masseran a été vendue à Fontainebleau en juin 2008, mais nul ne sait ce qu'il est advenu du reste. La rumeur a couru que le célèbre antiquaire Fabius aurait vendu, à la demande de Dominique Ouattara, une partie du mobilier provenant des propriétés sises en France, en faisant état de mandats le lui permettant. Certains tableaux avaient, avant la mort d'Houphouët en 1993, été vendus par Sotheby's et Christie's pour financer le futur hôpital attenant à la basilique de Yamoussoukro, promesse faite à Jean-Paul II. Il n’a jamais été réalisé. Seule la première pierre a été posée par le pape en septembre 1990, au moment de la consécration de la basilique. On ignore ce qu'est devenu le produit de cette vente.

 

On sait que l'immeuble du 144 avenue Victor Hugo fait partie du patrimoine des Ouattara, comme la villa de Mougins. On ignore le statut juridique actuel de la plupart des autres biens, à l'exception de l'hôtel de la rue Masseran, qui est finalement revenu en 2007 à l'Etat ivoirien.

 

Comment certains de ces biens ont-ils pu se retrouver garnir l'escarcelle des Ouattara ?

 

Lorsqu'Alassane était premier ministre et que sa femme gérait les biens du Vieux, ils disposaient de la capacité de faire émettre par l'administration ivoirienne tous les titres permettant les tranferts de propriété à leur profit. C'était d'autant plus facile que le Vieux avait, la dernière année, totalement perdu l'usage de ses facultés intellectuelles. Les six derniers mois, hospitalisé dans le service du professeur Bernard Debré, au pavillon Albaran de l'hôpital Cochin à Paris, il était maintenu artificiellement en vie et Alassane Ouattara a plusieur fois scandalisé les médecins et infirmières du service lorsqu'il s'enfermait quelques minutes dans la chambre où le Vieux était réduit à l'état de légume, ayant perdu toute conscience, et qu'il en ressortait en déclarant : « le Vieux m'a dit... ».

 

Soyons clair : la fortune des Ouattara est la conséquence de l'émission, à partir de la Primature, de vrais/faux documents leur ayant permis d'habiller juridiquement le tranfert à leur profit de biens immobiliers et mobiliers appartenant à Félix Houphouët-Boigny. C'est donc essentiellement la Côte d'Ivoire qui a été volée, le Vieux n'ayant pas laissé de testament (ou celui-ci ayant été volé) et étant supposé avoir confié ses biens à l'Etat par legs verbal.

 

Les héritiers directs n'ayant pas réussi à sauver grand chose, la question qui se pose aujourd'hui est : l'essentiel de cette immense fortune n'a-t-elle pas été détourné par les Thénardier africains Dominique et Alassane Ouattara ?

 

L'élu de la communauté internationale devrait s'empresser de clarifier les choses et produire un état précis de son patrimoine. C'est le plus sûr moyen de rassurer les Ivoiriens. Ou bien c'est un aller simple pour la MACA ?


The Libreville Times

09:35 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Houphouët-Boigny, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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