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28/03/2011

QUAND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MONTRE PARTIALE

Les crimes et atrocités commises par Dramane Ouattara et ses terroristes

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Les pires exactions sont actuellement commises en Côte d’Ivoire par les terroristes à la solde de Dramane Ouattara, candidat malheureux à l’élection présidentielle que la communauté internationale veut coûte que coûte imposer aux Ivoiriens. Ces atrocités ne sauraient échapper à l’opinion même si Choi, le boucher de l’ONU en Côte d’Ivoire, s’efforce de les masquer.

 

Le site internet INFOSCOTEDIVOIRE.NET, en plus de la campagne qu’elle vient de lancer pour traquer les mensonges de CHOI, de la Licorne et de l’ONUCI, revient ici sur le bilan des exactions et autres crimes commis par les partisans de Alassane Dramane Ouattara pendant la campagne électorale et depuis la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

 

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments : 1) Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles :

 

« Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) . L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle. Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes.

 

Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours. Homicides arbitraires et délibérés En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus les accusant d'être des ‘’coupeurs de route’’ et assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'Ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. »Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur...

 

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments :

1.     Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles : « Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) .

2.     L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle.

3.     Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours.

Homicides arbitraires et délibérés

En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus les accusant d'être des ‘’coupeurs de route’’ et  assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'Ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. »

1.     Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur et l’a investit par la suite. Les choses ont pris une fâcheuse tournure,  parce que le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur en Côte d’Ivoire, était allé au QG de M. Ouattara proclamer, hors délai et de façon solitaire, des résultats non-validés par la commission centrale de la CEI pour désigner M. Ouattara comme vainqueur.

2.     Cela a déclenché, dans une précipitation visiblement orchestrée, les adresses de félicitations de certains pays à Alassane Ouattara. La situation s’est davantage détériorée par l’action des médias internationaux, qui n’avaient que faire de la violation de la Constitution, des lois, règles et procédures en vigueur et dont la mission a été de disqualifier le Conseil Constitutionnel qui devait systématiquement être présenté comme acquis à M Gbagbo.

3.     Ainsi, cette institution fut présentée comme pouvant tout dire sauf le droit. Dans le même temps, il fallait taire la composition de la CEI, complètement dominée par les rebelles et leurs alliés du RHDP et ne s’en tenir qu’à son appellation «commission électorale indépendante » qui en faisait une institution au-dessus de tout soupçon.  Comme il fallait s’y attendre, cet imbroglio a eu pour conséquence de créer la confusion.

4.     Enfin, il y a la violence qui se traduit par des actes de guérilla urbaine et de terrorisme quasiment quotidiens et quasiment étendue sur l’ensemble du pays suite aux appels insurrectionnels répétés des dirigeants de l’opposition regroupés au sein du RHDP. La caractéristique de cette 3ème phase de violences est l’entrée en scène, à Abobo, du commando à la solde de la rébellion dit «commando invisible ».

5.     À ce sujet, l’Agence France Presse (AFP) qui semble en savoir un peu plus, écrit, le 15 Mars 2011 : « Côte d'Ivoire: le "commando invisible" se dévoile. Le camp Ouattara ne semble plus passif face à l'impasse politique ivoirienne. Il passe désormais aux armes, grâce à un commando "invisible", officieusement à ses ordres. » Le tout apparait dans un contexte de reprise visible des hostilités par les rebelles. En effet, depuis le 26 Février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre à l’Ouest du pays, en attaquant les localités de Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulépleu, Doké, Bloléquin et Duékoué dans l’indifférence de la communauté internationale.

Le chef rebelle pro-Ouattara, Soro Guillaume, avait  annoncé la reprise de la guerre pour imposer Ouattara, révélant que son camp était toujours «lourdement armé» alors que les rebelles étaient pourtant censés avoir désarmé. Cette division en moments séparés permet de distinguer trois types de violences distinctes :

1.     Les menaces verbales, les agressions diverses ciblées, généralement nocturnes pour instaurer un climat de peur, de terreur ; des villes comme Divo, Gagnoa, Bondoukou et Dabou, qui, à l’instar des villes de Côte d’Ivoire, accueillent une forte proportion de populations allochtones et allogènes, notamment malinké et communément appelées « dioula », en ont été le théâtre.

2.     Ces violences ont toujours visé toutes les personnes connues ou simplement soupçonnées d’avoir voté pour M. Gbagbo. Dans le même temps, dans les zones du Nord de la Côte d’Ivoire, réputées favorables à Alassane Ouattara, au Centre et à l’Ouest du pays largement sous contrôle de la rébellion, ces violences sont restées permanentes. C’est certainement peu de dire que ces zones sont des zones de non-droit où les rebelles toujours en armes, règnent en maîtres. FREDERICK

Ces violences ont connu une recrudescence dans le droit fil des violences électorales qui ont eu cours là-bas, telles que dénoncées avec beaucoup de détails, dans tous les rapports des observateurs africains, même si le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, a choisi de les minimiser, tout comme les observateurs de l’Union Européenne d’ailleurs.

1.     Les violences inouïes exercées  contre des citoyens aux mains nues taxées d’être des partisans de M. Gbagbo, suivies des incendies de leurs domiciles préalablement pillés par les partisans d’Alassane Ouattara. Cela s’est observé à Duékoué,  Lakota et dans les villes de l’intérieur du pays comme Abengourou où le Préfet a été agressé, son domicile pillé puis incendié. Lorsqu’ils ne trouvaient pas le moyen d’agir ouvertement pour respecter un quelconque mot d’ordre, les populations favorables à Alassane Ouattara prenaient prétexte, comme à Duékoué et à Lakota, d’incidents comme la mort d’une personne des suites d’actes de « coupeurs de routes »,

2.     ou une mésentente sur la gestion d’une gare routière, pour s’attaquer aux populations autochtones. Par ailleurs, les partisans de Alassane Ouattara, prenant prétexte d’obéir aux mots d’ordre d’«opérations villes mortes» et de «désobéissance civile» lancés depuis l’hôtel du Golf, n’ont pas hésité à s’attaquer à tous ceux qui ne respectaient pas ces mots d’ordre, dont chacun a pu constater qu’ils n’ont pas prospéré.

Les actes d’agression enregistrés lors de ces manifestations extrêmement violentes et l’annonce de nouvelles manifestations devant coûte que coûte aboutir à la paralysie du pays, ont fini par installer un climat général d’insécurité chez les populations visées pour avoir voté pour M. Gbagbo ; surtout que l’ONUCI était de plus en plus visiblement rangée du côté des rebelles.

Lire également : Enumération de quelques exactions et crimes d’après les reportages de la presse écrite, toutes  tendances confondues

Lire également : AMNESTY INTERNATIONAL CÔTE D’IVOIRE - RAPPORT DE MISSION

Ces manœuvres consistant en des appuis logistiques aux rebelles ont fini par être démasquées et ont provoqué des accrochages avec les populations au cours desquelles, l’ONUCI a fait usage d’armes à feu contre les civils aux mains  nues ou même contre des éléments des Forces de Défense et de Sécurité en service. Il est également constant que la mission des Nations Unies a brouillé les émissions de la radio et de la télévision nationale et prêtait même les ondes de sa radio pour une diffusion plus large des messages séditieux de la rébellion. Dans le même temps, les forces de l’ordre étaient prises à partie, certains agents ont même été tués au cours des opérations de maintien de l’ordre.

1.     Les crimes ont aujourd’hui toutes les caractéristiques d’une épuration ethnique, d’un début de génocide planifié marqués surtout par les meurtres de personnes ciblées par l’incendie des corps. À cela s’ajoute la guerre ouverte contre toutes les positions des Forces de Défense et de Sécurité (camps militaires, commissariats de police, brigades de gendarmerie) partout où cela est possible : à l’intérieur du pays comme dans différents quartiers d’Abidjan, depuis l’entrée en scène du « Commando invisible » et l’engagement de combattants étrangers aux côtés des terroristes de Alassane Dramane Ouattara. Ce qui a abouti à l’exode massif des populations sans défense, vers les pays voisins fuyant les exactions des rebelles.

2.     Evidemment, il est  tout à fait loisible à la propagande  faite sur toutes les ondes médiatiques internationales au profit d’Alassane Ouattara, de présenter ces partisans de M. Gbagbo qui fuient les atrocités comme des partisans de M. Ouattara fuyant les forces régulières de Côte d’Ivoire. Au niveau d’Abidjan, les quartiers comme Abobo ou certains sous-quartiers de Yopougon, Adjamé, Attécoubé, Koumassi où les terroristes ont pris pied avec des complicités objectives des forces de l’ONUCI et d’une frange de la population, se vident d’une partie de leurs habitants, créant ainsi un exode interne massif vers les zones encore sécurisées par les Forces de Défense et de Sécurité.

3.     Le même rapport d’Amnesty International, cité plus haut, est suffisamment explicite sur d’autres exactions dont les terroristes à la solde de Dramane Ouattara se sont rendus coupables, sans qu’ils ne soient épinglés par les « redresseurs de torts » comme Nicolas Sarkozy et d’autres personnes. Ces exactions qui sont pourtant promptes à ruer dans les brancards contre Laurent Gbagbo, même quand il est avéré que les Forces de Défense et de Sécurité ivoiriennes qui ne font pas mystère de leur loyauté vis-à-vis de M Gbagbo, n’ont rien à voir avec elles.

Découvrons « Détention arbitraire et mauvais traitements

À Mahapleu, un village situé entre les villes de Man et de Danané (à environ 600 km à l’Ouest d’Abidjan) dans lequel la plupart des habitants auraient voté pour le Président sortant Laurent Gbagbo, neuf hommes ont été détenus par les FN à la mi-Janvier 2011. Ils ont été durement frappés et maltraités pendant plusieurs jours. Ils ont finalement été libérés sans inculpation ni procès, mais ont été l’objet de menaces et la plupart d’entre eux ont dû quitter leurs maisons.

L’un d’entre eux a dit à Amnesty International :

 «Ils m’ont emmené dans l’ancien centre médico-social qu’ils utilisent maintenant comme base militaire ; ils m’ont frappé très durement avec leur crosse de fusil et m’ont marché dessus. Ils m’ont mis dans deux grands sacs (les sacs utilisés pour le riz) et ont attaché les sacs avec une corde autour (comme une momie) pour que je ne puisse pas bouger les mains et les jambes. Puis ils m’ont frappé et menacé de mort ».

Viols

Également en Janvier, dans le même village, une femme et une adolescente âgée de 15 ans, ont été violées par un commandant des FN. La jeune fille a raconté son calvaire à Amnesty International :

 « Je rentrais chez moi, vers 16 heures. Le commandant FN m’a forcé à monter dans son véhicule, m’a emmenée dans la brousse à l’extérieur du village et m’a violée à l’arrière du véhicule. Après, il m’a mise dehors et m’a laissée là-bas. J’ai marché jusqu’à chez moi.

J’ai dis à une de ses amies ce qu’il avait fait. La nuit, il est venu chez nous. Moi j’ai fui dans la brousse  à côté de la maison  avec un grand frère. Quand ma maman a dit que j’étais sortie, le commandant a vu la femme de mon frère et il l’a frappée. Il a dit qu’elle savait où j’étais. Ensuite, ils ont arrêté mon frère et mon père. Je ne peux plus retourner chez moi, je me cache chez des parents très loin. » FABBRICE

Des réfugiés libériens pris pour cible

Après la marche du 16 Décembre 2010, des sympathisants du RHDP s’en sont pris à des réfugiés libériens vivant à Abidjan depuis plusieurs années ou décennies les accusant d’être des « mercenaires » engagés par les forces loyales à Laurent Gbagbo.

Un des réfugiés a dit à Amnesty International :

 « Le 17 Décembre, vers 19 heures, cinq personnes sont entrées dans notre cour commune et ont demandé après les ‘Jeunes Libériens’. Ils m’ont tiré hors de ma chambre, m’ont battu avec un bâton et m’ont accusé d’être un mercenaire. Je les ai supplié d’arrêter de me battre  et leur ai dit que je vivais en Côte d’Ivoire depuis vingt ans après avoir perdu mes parents dans le conflit libérien. J’ai perdu ma maison et j’ai besoin de protection. »

Violences intercommunautaires et viols dans l’Ouest

La délégation d’Amnesty International s’est également rendue dans l’Ouest du pays, une zone contrôlée en partie par les forces loyales à Laurent Gbagbo et en partie par les FN. Cette région est depuis longtemps en proie à des tensions intercommunautaires entre des groupes ethniques qui ont été exacerbées par l’actuelle impasse politique.

Cette situation a eu pour conséquence que quelque 70.000 personnes ont fui leur maison. La moitié d’entre elles ont cherché refuge dans des camps pour personnes déplacées situées non loin de leur zone d’habitation ou sont allées vivre chez des proches dans d’autres villages. L’autre moitié a fui la Côte d’Ivoire pour trouver refuge dans les pays voisins, notamment le Libéria.

En Janvier 2011 à Duékoué (à environ 500 km à l’Ouest d’Abidjan), environ 40 personnes ont été tuées dans de violents heurts intercommunautaires, des centaines de maisons ont été brûlées, et des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées dans l’ouest du pays.

Les personnes ont été ciblées en raison de leur appartenance ethnique, certaines ont été tuées et des maisons et propriétés ont été incendiées et pillées. Les quartiers habités par une communauté ont été brûlés par l’autre pendant que dans des quartiers mixtes les maisons ont été ciblées en fonction de l’appartenance ethnique et des affiliations politiques présumées de leurs habitants.

Presque toutes les personnes interrogées par Amnesty International, à Duékoué, ont décrit leurs agresseurs en utilisant des termes ethniques, soit les « Dioulas » (considérés comme les partisans de Ouattara) ou les « Guérés » (considérés pour être les partisans de Gbagbo).

Les populations locales avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue à Duékoué ont indiqué que les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo étaient incapables ou peu disposées à intervenir pour empêcher les attaques par l’un ou l’autre camp.

Une femme guéré a dit à Amnesty International :

 « Quand les Malinkés (Dioulas) sont venus pour attaquer le quartier, je me suis réfugiée dans la maison d’une famille voisine venant du Burkina Faso. Les Malinkés sont venus demander s’il y avait des Guérés, pour les faire sortir et les tuer. Mon hôte a dit qu’il n’y avait seulement que des étrangers ici et des Dioulas. Il m’a ensuite aidé à quitter le quartier et je suis venue ici, à la mission catholique ».

 La plupart des victimes à Duékoué, faisaient partie de la communauté Guéré, mais des membres de la communauté dioula ont également été attaqués.

Un témoin a dit à Amnesty International :

 «Ceux qui sont venus attaquer notre quartier le lundi 3 Janvier, je les connais personnellement ; c’est ce qui m’a sauvé la vie. Je les ai suppliés d’épargner ma maison et ils l’ont fait. Mais ils ont brûlé toutes les maisons des personnes qui n’étaient pas des Guérés. Ils ont tué un voisin, un Guinéen, il était venu rendre visite à un ami malien. Quand ils sont arrivés, il s’est caché derrière la porte, ils l’ont attrapé et l’ont tué. Ils lui ont coupé la main et le pénis qu’ils ont mis au bout de leur fusil. »

Plusieurs femmes Guérés ont dit à Amnesty International qu’elles avaient été attaquées et victimes de viols collectifs dans leurs propres maisons qui étaient ensuite incendiées.

 « Le mardi 4 Janvier, dans l’après-midi, ça tirait et nous-nous sommes cachées dans la maison. Nous étions beaucoup parce que d’autres voisines étaient venues se cacher chez nous, dans la cour de mon père. Ils ont cassé la porte et sont rentrés et ont commencé à frapper les garçons et violer les femmes. Ils étaient Dioulas, habillés avec des boubous (habit traditionnel) et avaient des gris-gris. Plusieurs femmes ont été violées dans notre maison.

Ils ont poussé quelques garçons dehors et ont frappé des femmes enceintes. J’ai été violée par trois hommes ; ils nous ont dit de nous coucher par terre et ont dit : ‘On va vous tuer’. Le même soir nous avons fui. Nous sommes allées à la mission catholique, en ville, mais il n’y avait pas de place et maintenant on est chez ma grande sœur au quartier Carrefour ; elle nous a prêté une toute petite chambre dans sa maison. »

Les délégués d’Amnesty International ont par la suite accompagné cette femme jusqu’à sa maison incendiée dans le quartier Toguéi de Duékoué. Toguéi n’est à présent qu’un amas de décombres de maisons incendiées et les seules personnes qui s’y trouvent sont des personnes n’appartenant pas à l’ethnie Guéré.

Une femme Guéré qui se trouve à présent à Abidjan après avoir fui son village a dit à Amnesty International : « Le lundi 3 Janvier, ils sont venus très tôt le matin. J’étais dans ma maison dans la cour de mon père avec ma maman, ma grande sœur et mes petits frères. Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et m’ont découverte. Ils s’étaient masqués le visage avec du charbon. Ils n’ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi ; ils ont fait n’importe quoi avec moi.

Trois ou quatre d’entre eux m’ont violé. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans mon magasin, puis l’ont brûlé. Le même jour nous avons fui, avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants. Nous sommes passés par la brousse et sommes allés dans un petit village et le lendemain on est venu ici. »

Dans la partie Ouest du pays, il y a eu, au cours des derniers mois, une nette augmentation du nombre de cas de femmes attaquées et violées qui ont été signalés. La plupart des victimes ont été agressées alors qu’elles se rendaient au marché et il ressort que de telles attaques sont perpétuées par les « coupeurs de routes ». Les responsables de ces actes ne sont pratiquement jamais recherchés ou appréhendés et les victimes n’ont aucun espoir d’obtenir justice et réparation.»

Un dossier de SEGLOIN Mansaiédo Et Nihalamanson ATEIGNAN

infoscotedivoire.net

21:48 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, droits de l'homme, exactions, Forfaiture, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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