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05/07/2015

petit rappel de Demba Traoré

CE N’EST PAS TOUT CE QUI EST POSSIBLE QUI EST UTILE

Depuis bientôt un an nous avons essayé de prévenir ce qui arrive au FPI en attirant l’attention de son Président d’alors sur un certain nombre de dérives de sa part et de ses partisans. Citons pêle-mêle sa volonté de tourner la Page du Président Laurent manifestée pour la première fois publiquement  à la Fête de la liberté du FPI à Bongouanou. Nous avons attiré l’attention  depuis Août 2014 de l’un de ses proches collaborateurs sur la mise en place d’une Page Facebook pour promouvoir la Candidature d’AFFI à la Présidentielle de 2015. Nous avons exprimé notre inquiétude puis notre refus de rentrer en Côte d’Ivoire sans condition, alors Ouattara continuais de bâillonner la démocratie et que le Président Laurent Gbagbo est encore injustement enfermé à la Haye avec le soutien très actif de Ouattara. Nous avons dénoncél’activisme et les propos méprisants à l’endroit du Président Laurent Gbagbo et ses proches, des proches d’Affi que sont Alcide Djédjé, AmaniGuessan, N’dori Raymond, Gossio et Komoé Augustin. Hélas nos  efforts ce sont écrasés contre un mur d’arrogance et d’égoïsme et surtout de mauvaise foi révoltante d’AFFI et ses proches pour le malheur des ivoiriens. Ce n’est pas tout ce qu’on peut faire qu’on fait. Autrement dit ce n’est pas tout ce qui est possible qu on fait.

MÉPRIS TOUJOURS DU MÉPRIS POUR LES AUTRES

Est- il encore besoin de rappeler que nous avons dit mille et une fois que le Président Gbagbo a décidé  d’être candidat et a envoyé une dame devant nous pour dire à Affi que c’est lui qui a signé le document envoyé par Maitre Tapie ? Après avoir interpellé M. AFFI publiquement nous sommes retourné voir le Président Laurent Gbagbo au moins sept fois. Si nous ne disions pas la Vérité, Affi qui prétend connaitre le Président Laurent Gbagbo sait très bien qu’il ne nous recevrait plus. Et pourtant, Demba Traoré, Jo Mamadou, Abdon Bayeto, Stéphane Kipré et Bernard Houdain pour ne citer que ceux-là ont tous vu le Chef à la Haye après leur sortie publique. Certains l’ont vu pour la dernière la semaine dernière. La mauvaise foi affichée par AFFI et ses proches n’est pas plus  ou moins que du mépris pour les ivoiriens Sinon Affi sais très bien la Vérité. Elle est dure mais c’est la Vérité.

Le président Laurent ne veut pas recevoir Affi c’est ça qui est la Vérité !

Affi continue de dire qu’il a un canal indirect de communication avec le Président Gbagbo, et que le Président n’a rien à avoir avec ceux qu’ils qualifient de dissidents ! Un peu de bon sens M. Affi ! (Simone Gbagbo, Abou Drahamane Sangaré, Kokora Pascal ces fondateurs du FPI encore en Vie veulent-il ta place ? Il n y a pas mille personnes qui rendent visitent au Président Laurent Gbagbo, ils ne sont pas des dizaines à qui il parle tant physiquement qu’au téléphone. A Supposer que tu parles à quelqu’un qui Prétend faire tes messages au Président Laurent Gbagbo, en quoi cette personne sera-t-elle plus crédible que toutes les autres qui te font  parvenir les messages du Chef ? Et pourtant pendant ton séjour en Europe tu as contacté ceux que tu mets publiquement en cause afin qu’ils convainquent le Président pour te recevoir. Est-il encore besoin de te rappeler que le Président Laurent Gbagbo ne te recevra que si tu arrives avec Sangaré et Hubert Oulaye ? Mieux que quiconque tu sais que tu n’offenseras jamais Sangaré et être reçu par Gbagbo. Enfin tu sais que Tu ne verras jamais Gbagbo à la Haye si tu n’as pas rencontré avant Sangaré à Abidjan car seul le gardien du temple détient la clé qui t’ouvrira les portes de Scheveningen pour voir Gbagbo ! Un minimum de respect -pour les ivoiriens et envers ceux à qui il parle-, exige que M. AFFi arrête d’utiliser le nom du Président Gbagbo pour se mettre au service du pouvoir à Abidjan.

Demba Traoré
Militant FPi en Exil

demba@demba.info

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Menace terroriste : « Les groupes djihadistes comprennent quelques Ivoiriens »

C'est une information qui va sans doute renforcer la crainte en Côte d'Ivoire d'attaques terroriste ce, quelques jours après les menaces perpétrées par Ansar Dine.

Interrogé ce vendredi 3 juillet 2015 par Radio France Internationale (RFI), Lemine Ould Salem, journaliste mauritanien, auteur d'un livre sur les terroristes qui occupent le Sahara, des Ivoiriens seraient membres des groupes extrémistes qui ont assiégé le nord-Mali.

« N’oubliez pas que la Côte d’Ivoire fait partie de cette région d’Afrique de l’Ouest qui a toujours été une cible majeure pour les groupes jihadistes qui étaient présents dans le nord du Mali. [...]La Côte d’Ivoire est non seulement le pays le plus riche de la sous-région, mais aussi symbolise tout ce qui, chez les jihadistes, peut justifier des actions. D’autant plus que les groupes jihadistes comprennent quelques éléments ivoiriens. Les habitants de Tombouctou et de Gao se souviennent de la présence d’Ivoiriens parmi les jihadistes qui avaient occupé ces villes en 2012. », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio française.

Pour rappel, des terroristes se réclamant d'Ansar Dine ont annoncé en début de semaine leur volonté d'attaquer la Côte d'Ivoire et la Mauritanie du fait de leur collaboration avec « les ennemis de l'Islam ».
Linfodrome

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WATTAO et son diplôme

quand un diplôme devient une affaire d'état !


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03/07/2015

Afrique. La France rattrapée par son passé Génocidaire

Il y a  60 ans au Cameroun et 20 ans au Rwanda

20/04/2014
France
          génocidaire
De plus en plus, le passé des actes criminels et génocidaires perpétrés par la France en Afrique, comme des immondices jetés  à la mer, remontent à la surface; et ce grâce au travail  de mémoire que les  Africains ont décidé de révéler à la face du monde.

A cet effet, la commémoration du 20ème anniversaire du Génocide au Rwanda (1994-2014) est venue rappeler aux Africains et au Monde entier, le rôle actif  joué par la France dans ce plus grand  génocide de masse de la fin du  20ème siècle ; mais également  d’autres génocides et exterminations perpétrés par cette même France dans d’autres régions  en Afrique et  notamment  au Cameroun.

Aussi, au-delà du cas spécifique rwandais, c’est toute la problématique de la politique nazie de la France sur le Continent noir qui est portée sur la place publique. Et  ce, au travers  d’innombrables crimes  maculés de sang, d’empoisonnements de nationalistes africains à l’exemple du  cas du Président de l’Union des Populations du Cameroun(UPC), Dr Félix  Roland Moumié empoisonné au thallium  dans un restaurant à Genève par  un agent des Services  Secrets français, Mr Betchel qui, pour commettre son odieux crime, s’était déguisé en journaliste. Sans oublier des éliminations des leaders  africains, froidement abattus ou tués  dans de  mystérieux  accidents d’avions savamment maquillés(à  l’instar Mr Barthélémy Boganda, premier Président  de la Centrafrique ou de  Sylvanus Olympio  au Togo.

Si le cas rwandais reste vivace et présent dans la conscience collective des Africains, c’est que  le sang versé, comme un fleuve, n’arrive pas à se coaguler  deux décennies après ce génocide. C’est l’occasion  de redire  que  la France, de par ses agissements est l’ennemie  de notre Continent et par conséquent  doit  laisser  l’Afrique tranquille. Aucune Organisation  Internationale n’a donné de Titre Foncier à la France  lui autorisant d’être présente sur tous les théâtres africains. La perception et le profond  sentiment  que les Africains ont désormais de ce pays est qu’il  constitue le CANCER du Continent  africain.

Le génocide rwandais nous fait revivre celui perpétré cinquante ans plus tôt au Cameroun  en Sanaga Maritime en pays Bassa (Edéa, Eséka-Boumnyébél, Ngambe), mais également à l’Ouest : dans le Haut-Nkam (Bafang), dans le Ndé (Banganté), la Mifi (Bafoussam)…etc. Un travail de mémoire en cours de finalisation  sur fond de témoignage des derniers survivants  est en voie d’être numérisé avec des photos qui accablent la France, montrant des fosses communes de civils et  de nationalistes camerounais  enterrés vivants à Môm dans l’Arrondissement de Dibang (Département du Nyong et Kellé).

Des preuves irréfutables  montrent que c’est au  napalm que furent exterminées ces populations et les auteurs de ces crimes contre l’Humanité  sont connus. Ces génocidaires sont : Roland Pré, Lamberton, Rolin, Marcel  Bigeard, Pierre Messmer,  Courte Cuisse  qui rasa au napalm une douzaine de villages dans la subdivision de Ngambe (en zone Babimbi en Sanaga Maritime.

C’est ce passé criminel et génocidaire  de la France  en Afrique  qui, plus  présent  que jamais dans  la conscience collective des Africains, constitue  le soubassement conceptuel et doctrinal   du  sentiment profondément  anti français observable sur le Continent noir. C’est de là que prend corps l’initiative  d« ’UNE GREVE  MORALE  CONTRE LA PRESENCE FRANCAISE SOUS TOUTES SES FORMES EN AFRIQUE ». Les Africains ne veulent plus  de ces gens chez eux : vecteurs de  guerres et de l’homosexualité sur le Continent noir, les Français doivent tirer les conséquences de leur funeste politique en Afrique et quitter ce Continent. C’est ce Combat que notre génération  a décidé d’engager.
 
Au cours de la  commémoration  du 20ème  anniversaire du génocide rwandais, les autorités de Kigali, preuves  à l’appui ont  démontré  la participation  de l’Armée française  dans les massacres. D’où l’agitation observée au sein de la classe politique  française toutes tendances confondue (Gauche/Droite) .Comme d’habitude et  toute  honte bue, le Gouvernement français  a sorti son éternelle  artillerie lourde : RFI France 24, TV5 pour stigmatiser le Président Paul Kagame. Ces instruments d’influence et de domination à partir desquels, la France  envoûte les consciences africaines ont fait le reste. C’est l’occasion de  saluer l’avènement de la chaîne de télévision Panafricaine  AFRIQUE MEDIA TV sur le paysage médiatique audiovisuel  africain. Une Chaîne de référence sur la vraie histoire de l’Afrique.

Cette classe politique française avec à sa tête le faucon de l’UMP et Maire de Bordeaux, Alain Juppé, dont les mains maculées du sang des Africains  depuis des années déjà, pas seulement au Rwanda, mais également récemment en Côte d’Ivoire est venu donner des leçons au Président rwandais. Lui qui, impliqué dans les affaires de corruption  et des emplois fictifs il y a quelques années, puis  mis en examen  a été contraint d’abandonner son poste ministériel sous l’ère Chirac. Nostalgique du Gaullisme colonial d’une France  décadente, presque au bord du gouffre, Mr Juppé a osé insulter le Chef d’Etat  Paul Kagamé en de termes indignes d’un homme qui nourrit des ambitions présidentielles. Une injure qui a été reprise par ses caisses de résonance, RFI et France 24.Cette pitoyable sortie médiatique montre la fébrilité d’une classe politique  guidée  par des vieux clichés sur une Afrique qui bouge et qui regarde désormais  vers d’autres horizons.

En effet, chaque fois qu’il s’agit des crimes et de génocides perpétré par la France en Afrique, les autorités  de ce pays réagissent avec condescendance et mépris en déclarant comme Mr Laurent Fabius  l’a fait récemment : « pour les massacres présumés de la France au Cameroun dans les années 50, il revient aux Historiens d’établir  la vérité ». Mais de quels Historiens  ce  Monsieur parle-t-il ?

Regardez avec quelles  émotions et amertume ces Français se trouvent quand ils se rappellent ou commémorent les deux Grandes  guerres (1914/1918 et1939/1945), quand ils évoquent les atrocités et les souffrances que le 3ème Reich  Allemand a infligées au peuple français. Le  STO (Service du Travail Obligatoire), les déportations, les camps de concentration, tous ces événements restent des traumatismes toujours vivaces et imprescriptibles  dans la mentalité collective des Français. Mais c’est les crimes et génocides commis par cette même France en Afrique qu’elle  somme aux Africains d’oublier en lui imposant des manuels scolaires dans lesquels  nos héros et combattants de la liberté sont présentés comme des maquisards et de vulgaires délinquants pour avoir osé porter atteinte à l’ordre  colonial et néocolonial. Le cas du Pr Laurent Gbagbo  qui est déporté à la Haye sur instruction de Sarkozy  pour avoir osé  dire non à l’impérialisme étouffant et inhibant  d’une France en pleine  décrépitude morale et éthique en est l’illustration la plus récente.

Simple puissance régionale aux dimensions de l’Europe, (malgré ses prétentions planétaires), cet Etat d’à peine 65millons d’habitants, constitué en grande partie  d’une population vieillissante et désormais homosexuelle, la France  n’a d’audience sur la scène internationale que grâce  à sa mainmise sur l’Afrique, sur ses ressources minières, naturelles et énergétiques. C’est  cette  France qui, au-delà des apparences et des mensonges savamment entretenus qui a le plus besoin de l’Afrique ; c’est elle qui vit aux dépends du Continent noir et non le contraire. C’est bien la raison de toutes les gesticulations observées autour des Sommets France/Afrique ou ceux de la Francophonie qui  continuent de masquer la décadence de ce pays  en entretenant l’illusion d’une puissance qu’elle n’a pas.

La rhétorique de l’Aide au Développement  et ses effets d’annonce en Afrique ne trompent plus personne. Cette  éternelle   aide pour l’Afrique, dont  les dirigeants  français  se gargarisent à longueur de journée sur les medias, dans une France en butte elle-même à d’énormes difficultés économiques, sociales et financières sur fond d’une pauvreté  sans cesse envahissante  est un  paradoxe et une curiosité.

D’où la nécessité d’exposer dans un proche avenir les mécanismes qui sous-tendent cette politique d’Aide. Bâtir la prospérité sur le pillage et l’arnaque planifiée, ou sur l’embastillement des Africains  au travers des Institutions établies il y a 70 ans(le 06 février 1944) lors, de la Conférence de Brazzaville, réactualisée décembre en 2013 par le fameux Rapport Védrine, telle est la véritable politique africaine de la France que les Africains de l’Est comme à l’Ouest dénoncent, rejettent  et extériorisent  par le sentiment anti français qui se développe en ce moment sur le Continent africain.

Armand Roger Biloa  Mballe
Pour  Le Sphinx Hebdo, sur cameroonvoice

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Recensement Électoral‬

Le FPI a demandé aux Ivoiriens de BOYCOTTER l'enrôlement et tout ce que fait cette CEI.
Résultat:
la CEI et le gouvernement qui attendaient 3 millions d'ivoiriens en plus sur la liste ont eu seulement 117.000 nouveaux inscrits, soit 3,9% du nombre attendu.

Info: Aigle Royal

Bon, nous on se connait oh, c'est pour les incrédules qu'on publie.

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deux militaires français juste suspendus...

Militaires français accusés de pédophilie au Burkina Faso : la scène avec la fillette aurait été filmée

militaires français Les deux militaires français accusés d'agressions sexuelles sur une fillette de 5 ans auraient filmé la scène avec une caméra oubliée.

Quelques semaines après le scandale de pédophilie qui avait éclaboussé l'armée française en Centrafrique, une nouvelle affaire pour des faits présumés similaires vient écorner l'image des forces françaises stationnées au Burkina Faso. Mardi, le ministère de la Défense a suspendu deux militaires français accusés d'agressions sexuelles sur deux jeunes Burkinabées dont l'une serait âgée de 5 ans et dont les parents étaient amis avec les agresseurs présumés

Selon une source proche de l'enquête la scène des attouchements aurait été filmée avec une caméra oubliée chez les parents de l'enfant et c'est le père de la fillette, après avoir visionné les images, qui aurait porté plainte. 

L'armée doit être irréprochable, ce qui ne veut pas dire qu'il ne puisse pas y avoir de moutons noirs
Le général Trinquant
Pour le général Trinquant, ces faits rapportés sont tout simplement inadmissibles. "C'est une affaire très grave. C'est à la fois scandaleux et inadmissible. Des mineurs, dans un pays amis dans lesquelles les forces françaises sont déployées pour lutter contre le terrorisme, des choses comme ça ne peuvent pas être admises". 


Pour l'ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, même si les critères de recrutement des soldats français sont très strictes, des dérives peuvent toujours survenir. Pour l'heure, il s'agit donc de mener l'enquête afin que la justice puisse intervenir. "L'armée doit être irréprochable, ce qui ne veut pas dire qu'il ne puisse pas y avoir de moutons noirs qui aient pu transgresser les consignes qui leur ont été données. Maintenant il faut une enquête, il faut que les faits soient avérés, qu'on puisse réellement prouver ce qui s'est passé et à ce moment là que la justice passe", a-t-il ainsi conclu au micro de RTL.
RFI

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02/07/2015

Les enjeux de la tournée africaine de François Hollande,

media
les Présidents Hollande et Bony Yayi à Cotonou, ce jour...quelle aisance!

Trois pays en deux jours. C'est une tournée éclair que François Hollande vient de commencer sur le continent africain. Premier pays, le Bénin, où il est arrivé mercredi soir à minuit. Le président français a prononcé ce jeudi matin un discours sur la démocratie en Afrique. Un discours très attendu, en raison des derniers événements sur le continent.

«Je voulais venir ici au Bénin parce que vous êtes une référence sur le plan démocratique», a dit solennellement François Hollande à Cotonou. Le discours qu'a délivré François Hollande ce jeudi à Cotonou était d’autant plus attendu que plusieurs présidents africains sont actuellement tentés de changer les règles du jeu afin de rester au pouvoir. Outre le Burundais Pierre Nkurunziza, il y a le Rwandais Paul Kagamé et les Congolais Denis Sassou-Nguesso et Joseph Kabila. « La stabilité des institutions, c’est la stabilité du pays. Le respect de la Constitution, c’est le respect des citoyens et l’acceptation du verdict des urnes, c’est la preuve de la maturité de la part de ceux qui gouvernent. Et nous l’avons encore constaté au Burkina Faso, nous en mesurons les conséquences au Burundi, aujourd’hui même. Quand ces règles là ne sont plus respectées, ne sont plus partagées, alors il y a des risques, il y a des conséquences et elles peuvent atteindre à la paix civile », a-t-il insisté.

la suite ici sur RFI, à lire, avec trois petites vidéos-interview
Par Christophe Boisbouvier


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Quand l'horizon de Scheveningen s'éloigne...

David Koudougnon, un des chargés de com de pascal Affi N'guessan vient de mettre en ligne ces deux réponses de son patron, réponses certainement données lors de ses différentes conférences de presse ou entrevues.
surprenant non?

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Énergie solaire: la plus grande centrale d’Afrique sera ghanéenne


centrale-ghanaLe Ghana inaugurera en octobre 2015 la plus grande centrale d’énergie solaire d’Afrique. Avec une capacité de production de 155 Mw, le pays dont l’économie est en forte croissance ( PIB 14% en 2011), mettrait ainsi fin à l’épineux problème de la dépendance énergétique dont souffre plusieurs pays africains.

Le projet est sans doute le plus ambitieux en Afrique dans le domaine de l’énergie solaire.  183 hectares du village de Aiwiaso (Ouest du Ghana) seront exploités pour l’installation de la centrale d’énergie. L’exécution du  projet Nzema, estimé à 400 millions de dollars (environ 306 millions d’euros), est confiée à la Britannique « Blue Energy ». « Nzema sera pleinement opérationnel en 2015 et aura une puissance  de 155 MW, ce qui en fera de lui un  des plus grands du monde car seules trois centrales ont une puissance supérieure à celle-ci», avaient indiqué le groupe anglais.

Au total, plus de Plus de 630.000 panneaux photovoltaïques seront installés sur le site du projet. Nzema présente d’autres atouts sur le plan économique. Selon les autorités ghanéennes, la centrale sera un élément stimulateur de l’emploi au Ghana. Le projet créera 500 emplois permanents et 200 lors de la construction de la centrale. Selon la presse, 2100 emplois dans l’économie locale seront stimulés (la sous-traitance d’activités).

Pour rappel, le Ghana dépend exclusivement des centrales hydrauliques, l’exposant à des aléats du climat (baisse de production en cas de sécheresse)
africatopsucces

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Vers une guerre des loges en Côte d’Ivoire ?

Cet article date du 18 avril 2013, entre temps Hambak, le ministre de l'intérieur à succédé à Magloire Clotaire Coffie, le père de la ministre de la santé. mais il est bon de voir le dessous des cartes avec cette influence et ingérence de plus en plus manifeste des États-Unisdans les affaires françafricaines.

En Côte d'Ivoire, la montée en puissance de la loge américaine Prince Hall met en évidence le désir de couper le cordon ombilical avec les obédiences françaises.


compas maçonniqueIl y a encore dix-huit mois, la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) ronronnait doucement. Quelque 400 membres actifs et un grand maître, Magloire Clotaire Coffie, réputé indéboulonnable depuis plus de trente ans… Beaucoup disaient : « Clotaire a survécu aux régimes d’Houphouët, Bédié, Gueï et Gbagbo. Il ne peut plus rien lui arriver. » Qui plus est, ses liens avec la toute-puissante Grande Loge nationale française (GLNF) – classée à droite – semblaient rendre la GLCI invincible. Les deux loges pouvaient snober avec superbe toutes les rencontres organisées en Afrique par les autres obédiences, comme les dernières Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram) de Kinshasa. Jusqu’à l’an dernier, tout allait bien…

Premier coup dur, début 2012 : la grande soeur de France, la GLNF de François Stifani, avocat d’affaires niçois proche de Nicolas Sarkozy, se déchire. À Paris, Alain Juillet, un ancien chef des services secrets français – et neveu de Pierre Juillet, l’ex-mentor de Jacques Chirac -, lance avec succès une loge concurrente, la Grande Loge de l’alliance maçonnique française (GLAMF), qui attire très vite un bon tiers des membres de la GLNF. En septembre 2012, catastrophe : la maison mère de toutes les loges maçonniques, la Grande Loge unie d’Angleterre (GLUA), retire sa reconnaissance à la GLNF – la seule obédience française qui pouvait s’en prévaloir. Depuis six mois, Clotaire ne sait plus à quelle obédience se vouer. Un Grand Maître provincial de la GLCI confie : « Comme on est très attaché à la France, on attend que les problèmes se règlent ».

À lire aussi : "La Françafrique sous le maillet de la franc-maçonnerie"

Dissidence

Second coup dur pour le vieux Magloire Clotaire Coffie : à Abidjan, un dissident impatient de lui prendre le « maillet » de grand maître, l’avocat Louis Metan, part avec une cinquantaine de frères ivoiriens et crée une nouvelle loge. Scandale : il ne se rapproche pas d’une autre obédience française, comme le Grand Orient de France – classé à gauche -, mais de Prince Hall, la loge la plus influente outre-Atlantique chez les Africains-Américains, notamment à la CIA et au Pentagone. En juin, lors d’un voyage à Houston, Me Metan obtient même de la Grande Loge Prince Hall du Texas le droit de créer à Abidjan une petite soeur, la Grande Loge Prince Hall de Côte d’Ivoire. En décembre, Clotaire contre-attaque. Il part à Washington pour faire retirer la patente Prince Hall à la loge de Metan. L’affaire est toujours pendante, mais le fait est là : les frères américains, déjà très puissants au Liberia, ont désormais un cheval de Troie en Côte d’Ivoire, où ils se retrouvent en situation d’arbitres.

Bien sûr, tout cela n’est pas mortel. Installé dans son restaurant sur la route de Bassam, Clotaire continue de recevoir les frères de sa loge, qui l’appellent « papa ». Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, le directeur de cabinet à la présidence Marcel Amon Tanoh… De nombreux poids lourds du nouveau régime ivoirien, dont certains ont été initiés par Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, appartiennent à la GLCI. Preuve de sa capacité de résistance : la loge ivoirienne vient de recruter le procureur de la République d’Abidjan-Plateau, Simplice Kouadio Koffi.

Mais la dissidence de Louis Metan révèle l’existence d’un vrai malaise dans l’univers maçonnique ivoirien. La GLCI a beau dire que les faux frères de Prince Hall sont manipulés par le camp Gbagbo, ce n’est pas si simple. Comme les loges du Gabon et du Congo-Brazzaville, la GLCI est gangrenée par des affairistes qui cherchent avant tout à se rapprocher du pouvoir en place. « Dans certains pays africains, les intellectuels constatent qu’il est impossible d’envisager une carrière professionnelle ou politique sans être maçon », s’indigne Robert Dulas, un ancien « officier » de la GLNF, qui est aujourd’hui Grand Maître de la Grande Loge des maçons réguliers de France (GLMRF). C’est la fameuse maçonnerie du ventre. « Les maçons sont partout, la maçonnerie nulle part », soupire Joseph Badila, l’un des fondateurs du Grand Orient à Brazzaville.

À lire aussi : "Franc-maçonnerie, le petit bréviaire du futur initié"

« Tes copains de Paris sont venus. Ils m’ont fait passer directement au 33e degré », a confié un jour Robert Gueï à un ami français. C’était au lendemain de son putsch de Noël 1999. En quelques heures, le général Gueï était devenu l’un des hauts gradés de la GLCI, alors que, le matin même, il n’était même pas maçon ! Comme les jésuites au XVIIe siècle, plusieurs loges font de l’entrisme auprès du prince du moment dans l’espoir de vaincre sa méfiance éventuelle et d’accroître leur influence. Mais la stratégie est risquée. « Face à la barrière maçonnique, dit Robert Dulas, j’ai vu chez des intellectuels africains de l’écoeurement, voire de la haine. »

jeuneafrique

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Moustapha Chafi, le mandat d’arrêt international et Hamed Bakayoko (question)

Lu pour vous
Question à Hamed Bakayoko: Depuis 2011, la Mauritanie a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de Moustapha Chafi, conseiller très spécial de Compaoré, pour ses liens très étroits avec les organisations terroristes. Ce monsieur séjourne tranquillement à Abidjan. Vous attendez quoi pour l’arrêter ? (Nathalie Y.)

Moustapha Chafi, le Jacques Foccart « sans valises » du Sahel

mustapha-limam-chafi_2082985Moustapha Chafi (la cinquantaine passée) éminence grise de la diplomatie souterraine des « guerriers » des dunes et des antichambres présidentielles. Portrait d’un lobbyiste atypique.

Ouaga 2005. A L’hôtel Kimpesky. Une silhouette frêle attend dans un petit salon discret du palace ses invités de marque. Salif Diallo, François Campaoré, deux éléments clé du système de l’époque, et quelques diplomates de la sous-région accrédités au Burkina, sont reçus par le Mollah du désert et ami inconditionnel de Blaise Campaoré. Une partie de civilité courtoise entre gens d’en haut qui ont pris l’habitude, depuis des années, de s’entretenir avec l’homme.

Craint et adulé par la haute hiérarchie politique et militaire burkinabée, Moustapha Chafi est un surdoué de la real politik. Au gré des tumultes de la vie politique qui ont forgé sa personnalité et son tempérament, loin de sa Mauritanie natale, qui l’accusait régulièrement de «coup d’Etat », et de bailleurs de fonds des « cavaliers du changement », mouvance qui faillit venir à bout du régime de Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya un certain 8 juin 2003, il a su tisser sa toile au gré des tempêtes de sable. « Si j’étais faiseur de coups d’Etat ou de rébellions, je pense que je ne bénéficierais pas de toute la confiance et des relations dont je jouis aujourd’hui », confiait-il à l’organe de presse mauritanien Al Akhbar en juin dernier.

Aux yeux des groupuscules islamistes évoluant dans ce sanctuaire agité et complexe, il passe pour un allié sûr et un Emir du désert sans turban. Il connait les Cheikh, les chefs de guerre, les intermédiaires, les guides et les habitants nomades.

Beaucoup d’inimitiés

Celui qui n’a jamais eu à gérer de fonds publics dit avoir commencé sa carrière très jeune dans la… philatélie, avec des partenaires arméniens. C’est là qu’il a gagné suffisamment d’argent avant d’évoluer vers d’autres activités. Lesquelles ? L’homme n’en dit pas grand chose à Al Akhbar, opposant aux journalistes la recommandation du prophète Mohamed : « Scellez-le autour de vos affaires. »

Chafi, qui déteste jouer aux apprentis sorciers, est un pur clone du Maréchal Sully et de son mentor Henri IV. A Ouagadougou, où il s’est installé dans une résidence modeste (moins huppée que celles de certains dignitaires qui le courtisent), avec son épouse et ses quatre enfants, il est presque le Blaise bis, le confident et pourfendeur dans l’ombre des détracteurs de l’homme fort du Faso. Difficile de le fréquenter et de mettre la main sur lui. A distance, mais dans le secret des uns et des autres, il maîtrise son univers. Vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi, ergotait-on dans l’entourage de Laurent Gbagbo, lors du déclenchement de la rébellion en 2002, où, sans la moindre preuve, le nom de ce seigneur du désert a été cité par les ultras. La règle semble bien assimilée chez les hauts dignitaires de la République du Faso. Ce statut d’éminence grise lui vaut beaucoup d’inimitiés.

Urbi et orbi, ce Mauritanien polyglotte (il parle haoussa, tamacheck, hassanya, dioula et peulh) est un raccourci sûr pour être dans les grâces de Blaise Campaoré. Ce dernier, dit-on, lui a donné carte blanche dans ses missions de « bons offices » en Afrique et dans le monde. Un proche du conseiller occulte nous a révélé qu’il était un bon trait d’union entre la famille du président Campaoré et le chef. Ceux qui le fréquentent disent que sa loyauté envers ses amis est demeurée inoxydable. Malgré la tempête des épreuves.

Le Foccart « sans valises »

Cette proximité avec Blaise Campaoré lui a permis d’aller au chaudron des dunes du no man’s land sahélien pour négocier la libération des deux otages espagnols et des Canadiens, en 2010. Avec un carnet d’adresses qui s’étale de Nouakchott aux Comores, il sait mettre en musique ses opérations. Même au moment critique où les espoirs sont minces. C’est lui qui a mis à contribution ses connexions dans l’univers implacable des guerriers et seigneurs du désert, sur demande des services de renseignements occidentaux et avec la bénédiction du chef de l’Etat burkinabé, l’an dernier, pour passer à table avec le chef de guerre rebelle algérien islamiste, Moktar Belmoktar. « Personne ne pouvait fléchir la position de Belmoktar. Sauf lui », a reconnu un officiel nigérien contacté par Les Afriques. Après neuf mois de captivité, les otages sont libérés. Et Chafi redore son blason le 23 août 2010 en s’imposant comme une puissante machine souterraine dans le Sahara malien. Aux yeux des groupuscules islamistes évoluant dans ce sanctuaire agité et complexe, il passe pour un allié sûr et un émir du désert sans turban. Il connaît les Cheikh, les chefs de guerre, les intermédiaires, les guides et les habitants nomades.

A l’opposé du spécialiste emblématique du village franco-africain, Jacques Foccart et de « son héritier », Robert Bourgi, empêtré dans une sulfureuse affaire de mallettes d’argent entre l’Elysée et ses ex-colonies, le goguenard Moustapha Chafi n’est pas un mondain. Il tient à rester un éternel conseiller de l’ombre auprès de bons nombre de chefs d’Etat africains qui le sollicitent pour sa maîtrise des enjeux géostratégiques de la région. « L’argent dénature les rapports et tue la vertu de la lucidité », aimait-il lancer à ses proches. Nos informations recoupées soutiennent que son argent, tiré de ses prestations de service, est en grande partie injecté dans des activités caritatives. Habitué des lambris dorés des palais africains, notamment Koulouba, Niamey, Abidjan et Conakry, Moustapha Chafi n’aime ni le bruit ni l’odeur des affaires. A Ouaga, il continue de fréquenter son ami, ex-président guinéen, qui a échappé à une tentative d’assassinat, le capitaine Moussa Dadis Camara. Ce dernier lui doit la prouesse d’être évacué à bord d’un avion médicalisé à destination de Rabat. Aussi, il a beaucoup manœuvré pour lui trouver un point de chute dorée auprès de Blaise. Ses détracteurs, pour le discréditer, balancent tout de go, qu’il est un espion chocolaté (jargon diplomatique) ou un honorable correspondant (jargon militaire). Faux, s’emballe cet officier malien, proche de l’homme. « C’est vrai qu’il est un vrai renard, bien connecté, mais pas ce genre de personne. »

Fils d’une grande tribu

Son pater, Limam Chafi, membre influent de la tribu maraboutique, les Tajakkane, orfèvre du Coran et du négoce, a beaucoup forgé la personnalité du jeune bédouin-marabout dès sa tendre enfance. Très connecté jadis dans les milieux à Niamey, sous l’ère Hamani Diori, ancien président du Niger, Limam Chafi y a laissé une empreinte indélébile. Ici, la piété et le privilège tribal ont permis à la famille Chafi d’étendre son ascendant sur la région du Niger, sur l’Algérie, en passant par le Mali. A la faveur de la chute de son ex-ami et disciple de président, la donne change. Limam Chafi n’attend pas l’arrivée des nouveaux barons du régime. Cap sur Nouakchott. Moustapha Chafi le suit, laissant derrière lui des hommes sur qui il peut compter. Une corde de plus à son arc. Il sait que son heure de gloire va sonner. Le rêve du petit devient réalité. Le vent tourne. Défenseur des opprimés et combattant de la liberté et de la démocratie, sa fougue de jeunesse panafricaniste le rapproche des convulsions révolutionnaires de Thomas Sankara. Ouagadougou devient sa forteresse idéologique. Son destin partira d’ici, avant d’étendre ses connexions dans les autres capitales du Sahel. Il découvre Tripoli, après son soutien sans faille à Gougouni Ouedei, et se rapproche des éminences grises du système, comme Ali Tréki, la famille Warfalla et Dr Omar Charif. Seul trait de différence avec son père, Limam Chafi, Moustapha n’est pas un fou d’Allah.

L’équation Ould Abdel Aziz

Nouakchott n’est plus en odeur de sainteté avec l’émir du désert depuis l’arrivée aux affaires de l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz. Amis d’hier, ennemis d’aujourd’hui, les deux hommes ont coupé les ponts. Moustapha Chafi, mentor de l’ancien président Sidi Cheikh Abdellahi, n’a pas digéré la pilule de la destitution de celui-ci, le 6 août 2008. « Chafi a beaucoup contribué à la mise en selle de Sidi Abdellahi, quand les militaires cherchaient un cobaye civil pour le retour à la démocratie en Mauritanie », clame un connaisseur du dossier. C’est lui aussi qui a huilé les relations entre Sidi Abdellahi et l’opposant historique et ancien président de l’assemblée nationale mauritanienne Messaoud Ould Boukheir, en 2007, au moment où tout le monde soutenait que c’était impossible. Le coup d’état du président Ould Abdel Aziz a été la goutte de trop.

A Nouakchott, une source se veut formelle : « Je suis au courant de la tentative de médiation avortée du président Aziz auprès de Chafi, via des missi dominici. La rencontre devait avoir lieu à Bamako ». C’est Chafi qui y opposa un refus. Les relations sont devenues exécrables. Dernier coup de massue : la mort des cinq combattants d’AQMI, suite au raid franco-mauritanien dans les sables mouvants du Sahara malien.

Pourtant, Chafi compte beaucoup d’amis : Ely Ould Mohamed Vall, le capitaine Diop Moustapha, réfugié politique à Paris, Saleh Ould Hanana, ancien chef des « cavaliers du changement » reconverti en honorable député pacifique d’Aioun, Sarr Ibrahima, opposant et candidat aux présidentielles de 2007, Lahcen Dedew, leader islamiste mauritanien…

C’est toujours la passe d’armes entre Nouakchott et le conseiller lobbyiste en chef de Blaise. Lors de l’investiture du président Ouattara, beaucoup d’officiels ont été très gênés de voir que les deux hommes se détestaient à tel point…

Jusqu’avant le coup d’Etat d’Ely Ould Mohamed Vall en 2005, l’homme était à la fois le mentor et l’hébergeur attitré des putschistes dénommés « cavaliers du changement », qui ont longtemps fugué dans les dunes du no man’s land sahélien. Pour échapper à la traque des services secrets mauritaniens, gracieusement budgétisés par un compte logé à la présidence. Chafi, qui aurait échappé à une tentative d’enlèvement à Lomé en 2004, par les mêmes services mauritaniens, est aujourd’hui au zénith de sa carrière, en étant conseiller spécial du président Alassane Ouattara et conseiller spécial du président nigérien Mamadou Issoufou.

ISMAEL AIDARA
Gfm.sn
connectionivoirienne


16:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

retour sur une parole vraie

Eric KAHE, sur Africa24 en mai 2014.
Un an après, rien n'a changé dans le pays. Un diagnostic peu complaisant...
Eric KAHE

09:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

01/07/2015

système D guatémaltèque

Au lieu de baisser les bras, voici ce qu'un homme sans bras fait avec une guitare...
"Let it be" des Beatles en mode résilience.
Tony Meléndez visita redacción de Noticiero Guatevisión

Él es célebre por su habilidad al tocar la guitarra con los pies. Tony Meléndez visitó la redacción de #NoticieroGuatevisión e interpretó varias canciones. Véalo.

Posted by Guatevision on mardi 9 décembre 2014


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menaces djihadistes...et riposte ouattariste

MENACE TERRORISTE: LA COTE D'IVOIRE ENVOIE DES RENFORTS MILITAIRES A LA FRONTIÈRE MALIENNE
BRUNO KONE ( porte parole du gouvernement ) : « Il y a des renforts. Nous nous organisons pour éviter d’être touchés par la menace jihadiste »
PIERRE GAHO OULATTA ( président de la commission de sécurité et de défense de l'assemblée nationale ) : « Les jihadistes sont à nos portes. C’est préoccupant, cela fait peur. C’est une menace réelle sur la Côte d’Ivoire, un pays laïque. Une telle nouvelle met les populations dans la peur, la terreur, au vu de l’énorme porosité de la frontière terrestre ivoiro-malienne. Les autorités doivent prendre des mesures conservatoires et faire en sorte que cela ne vienne pas faire monter en épingle une tension, à quelques mois des élections »,
FIRST Magazine

URGENT : ANSAR DINE MENACE D'ATTAQUER LA COTE D'IVOIRE
"Nous revendiquons l'attaque de Nara et celle de Fakola, terres d'islam, pour punir les ennemis de l'islam", a déclaré à l’Afp Ismaël Khalil, membre d'Ansar Dine.
Ansar Dine est un des groupes jihadistes qui contrôlaient la région situé dans le nord du Mali de mars-avril 2012 jusqu'au lancement, en janvier 2013, d'une intervention militaire internationale à l'initiative de la France.
"Nous allons multiplier les attaques en Côte d'Ivoire, au Mali et en Mauritanie, des pays qui travaillent avec les ennemis de l'islam", a affirmé le prédicateur malien.
Les attaques ont commencé à déborder du Nord vers le centre du pays, limitrophe de la Mauritanie, depuis le début de l'année, mais le Sud, frontalier de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, était épargné jusqu'à l'attaque de Misséni le 10 juin, au cours de laquelle un militaire malien avait été tué et deux a
utres blessés.
source BBC

FIRST Magazine

La Patronne de l'ONUCI demande au Conseil de Sécurité d'armer Ouattara, le 9 juin 2015. Et Quelques jours après, des Djihadistes avec leurs armes et leurs têtes turbannées quittent le Nord Malien, sautent BAMAKO et viennent attaquer la Côte d'Ivoire.

Zanzier One-One, je te charge de dire à Ouattara et à ses protecteurs Onusiens ainsi qu'à leurs alliés combattants Djihadistes d'Ansardine que nous voyons leur jeu.
Dans les prochains jours, on nous annoncera que le Conseil de Sécurité a répondu à la requête d'armement en faveur du régime Ouattara. Des hélicos, des drones, des blindés seront livrés à Ouattara, pour "faire face à la menace djihadiste". Kiokiokiokio. Toutes ces armes seront payées en pompant le pétrole ivoirien, bien évidemment.
STP! Zanzier 1-1, dis aux mandants de Ouattara de ramasser leur poupée et leurs terroristes téléguidés et de laisser la Côte d'Ivoire tranquille.
Alain Doh Bi
______________________

Attaque jihadiste – La Côte d’Ivoire envoie des renforts militaires à la frontière malienne (nord)

Pour certains ivoiriens, c'est une manière élégante de masser déja des troupes près des lieux de vote dans le Nord...

c3842a27Des renforts ont été envoyés dans le nord de la Côte d’Ivoire après l’attaque perpétrée par des jihadistes dimanche au Mali, à 20 km de la frontière ivoirienne, a annoncé lundi à l’AFP le porte-parole du gouvernement ivoirien. « Il y a des renforts », a déclaré le porte-parole Bruno Koné, par ailleurs ministre de la Communication, qui n’a pas souhaité donner de détails quant à leur nombre ni à leur corps d’appartenance (police, gendarmerie, armée) « pour des raisons de sécurité ».
« Nous nous organisons pour éviter d’être touchés » par la menace jihadiste, a-t-il ajouté, se refusant à plus de précision.

Des jihadistes ont brièvement pris le contrôle dimanche de la ville malienne de Fakola, située à 20 km de la frontière ivoirienne, brûlant de nombreux bâtiments administratifs avant d’en être chassés par l’armée malienne.

Un drapeau noir portant l’inscription « Ansardine-Sud » a été retrouvé à la mairie de la ville, a indiqué à l’AFP un habitant.
Ansar Dine fait partie des groupes islamistes qui ont contrôlé le nord du Mali en 2012, avant d’en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

« Les jihadistes sont à nos portes. C’est préoccupant, cela fait peur. C’est une menace réelle sur la Côte d’Ivoire, un pays laïque », a affirmé à l’AFP le député Pierre Gaho Oulatta, président de la Commission de sécurité et de défense de l’Assemblée nationale.
Une telle nouvelle « met les populations dans la peur, la terreur », au vu de « l’énorme porosité » de la frontière terrestre ivoiro-malienne, a observé cet ancien colonel. Les autorités doivent prendre « des mesures conservatoires et faire en sorte que cela ne vienne pas faire monter en épingle une tension, à quelques mois des élections » présidentielle et législatives d’octobre, a lancé le député Oulatta.

Le problème des ex-combattants ivoiriens de la crise politico-militaire de 2002-2011, dont la majorité est de confession musulmane, doit être « définitivement réglé » car ces hommes, qui constituent « une proie facile pour les recruteurs jihadistes », sont « susceptibles d’être instrumentalisés », a-t-il affirmé.

La semaine dernière, le gouvernement ivoirien s’est félicité d’avoir « réinséré 55.000 ex-combattants » sur 64.000, « soit un taux concluant de 85% » à la fin de l’opération de désarmement des ex-combattants de la crise postélectorale de 2010-2011.

La population ivoirienne, qui se remet progressivement de cette décennie de violences, compte environ 40% de chrétiens, 40% de musulmans et 20% d’animistes.

Selon les autorités, le péril jihadiste est pour l’instant très faible à l’intérieur de la Côte d’Ivoire.
La ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabè, avait également été attaquée le 10 juin par des islamistes qui avaient tué un militaire et en avaient blessé deux autres, selon le ministère malien de la Défense.
AFP


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Gel des comptes: attention au retour de bâton

Le
                  ministère russe des Affaires étrangères

Dans le contexte du gel des actifs russes en France et en Belgique, si la Russie le décidait, elle pourrait causer plus de dommages à ces pays que l’inverse. Il y a actuellement près de 70 entreprises belges en Russie et encore plus d’entreprises françaises.

La réponse de Moscou à la décision de la justice belge prévoyant une saisie des actifs russes en Belgique s'est avérée d'une sévérité sans précédent. Moscou pourrait entreprendre des mesures exceptionnelles comme par exemple le gel des biens de l'ambassade de la Belgique en Russie.

Les entreprises belges en Russie

La France et la Belgique ont des biens à perdre en Russie. Il y a près de 70 entreprises belges dans ce pays: le premier brasseur mondial, Anheuser-Busch InBev y possède 10 usines, le leader belge de la pétrochimie, Solvay, a une usine de production de polychlorure de vinyle dans la région de Nijni Novgorod, estimée à 1,5 milliard d'euros. Il y a également une usine de produits électrotechniques de l'entreprise Lamifil à Ouglitch (250Km au nord de Moscou), estimée à 850 millions d'euros et une usine de couvre-plancher laminé de l'entreprise Unilin estimée à 1,5 milliard d'euros, sans oublier les cinq complexes industriels du groupe verrier Glaverbel. De plus, un nombre important d'investisseurs belges ont placé leur argent dans le domaine pharmaceutique russe, ainsi que dans la production de chocolat et de matériels de construction.

Les activités commerciales françaises en Russie

Bien plus que leurs homologues belges, les Français sont très implantés sur le marché russe. La Société Générale est l'actionnaire majoritaire de la banque Rosbank ainsi que de sa filiale Rusfinance Bank. Elle possède également la totalité du capital des banques russes Delta Crédit, ALD Automotive et SG Insurance.

Une partie du premier constructeur d'automobiles national russe Avtovaz appartient à l'alliance Renault-Nissan qui est rentrée dans le capital de l'entreprise. Le géant automobile français a également une usine d'assemblage de voitures à Moscou. Le groupe Peugot-Citroen possède une usine dans l'oblast de Kalouga. Pour Danon, la Russie est le deuxième marché le plus important à travers le monde.

Il y a encore beaucoup d'autres entreprises françaises en Russie: L'Oréal, Auchan, Yves Rocher, Leroy Merlin et Decathlon.

La Russie n'a, néanmoins, pas encore entrepris de mesures pour agir en réponse aux agissements de la France et la Belgique.
Toutefois cela n'a pas empêché, Bertrand Chokrane, journaliste du Point de comparer le gel des comptes, dont ceux de l'agence Rossiya Segodnya, à la fermeture de l'AFP à Moscou.

"Cela relève malheureusement de l'absurdité de certaines décisions prises à l'encontre de la Russie depuis quelques mois maintenant. En effet, l'agence (Sputnik, ndlr) pourra continuer à diffuser des informations depuis la Russie par le net. C'est comme si la Russie décidait de fermer l'AFP à Moscou. C'est difficile, mais on y arrivera, à faire passer l'idée en France et en Europe, que la Russie est une solution et non un problème" a estimé le journaliste.

17:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

J-L Mélanchon : La Grèce résiste pour nous

29 juin 2015
I
l est vrai, cette fois ci, que les heures qui viennent seront décisives pour l’avenir de l’Union Européenne et pas seulement pour la zone euro. L’ultimatum prononcé contre le gouvernement grec et la réplique décidée par Alexis Tsipras constituent un seuil franchi dans la brève histoire de l’Union européenne. Dorénavant, la suite à venir de cette Union européenne sera à l’image du vainqueur de ce bas de fer. Soit « la règle d’or » et l’ordo-libéralisme en général, soit la démocratie tout simplement.

Le gouvernement allemand est à l’évidence le chef de file du coup d’État financier en cours contre la Grèce, comme il l’a été contre Chypre et le sera demain contre chacun des pays de l’Europe du sud. Où est passée la France ?

Je viens donc sur le cas grec une fois de plus, à l’heure où ce pauvre pays est agressé par une faillite planifiée depuis Bruxelles et Berlin de son système bancaire. La Grèce réplique par un vote de son peuple. Une fois de plus, la caste médiatico-politique n’avait rien vu venir et aucun de ses plans de marche ne prévoyait autre chose que la capitulation des Grecs. Sa rage est décuplée. La Grèce doit s’attendre à une élévation croissante du niveau des violences contre elle ! Ceux qui ont déjà exclu son ministre des Affaires étrangères de la réunion où se décidait le plan de guerre financière contre la Grèce vont redoubler d’esprit de vengeance et de punition. Où est la France ? Ses chefs n’ont toujours pas compris que sa frontière se défend sur celle des grecs !
jean-Luc Mélanchon
la suite ici (article assez long)

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Cameroun : interview d'Emmanuel Domergue

INTERVIEW. Cameroun – France: Manuel Domergue, co-auteur de « Kamerun ! une guerre cachée aux origines de la Françafrique »

sobothPosted on juil 1, 2015
Propos recueillis par Jean-Marc Sobot

Manuel Domergue, auteur: «Le Cameroun revêtait une dimension stratégique pour les intérêts français avec des réserves de pétrole et d’uranium prometteuses»
Manuel Domergue, journaliste, a coécrit avec Thomas Deltombe et Jacob Tatsitsa « Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique » (La Découverte, 2011). Il revient ici sur les massacres de l’armée française au Cameroun.

 Jean-Marc Soboth : Vous être co-auteur de la volumineuse enquête intitulée «Kamerun: une guerre cachée aux origines de la Françafrique» publiée aux Éditions La Découverte à Paris. Le livre révèle une guerre coloniale particulièrement meurtrière mais inconnue de la France en pays Bamiléké au Cameroun notamment. Quelle était la vraie raison de l’acharnement militaire de la France dans ce pays africain ?

Manuel Domergue: La France a d’abord mené une guerre coloniale pour empêcher l’indépendance de ce pays qui n’a jamais été au sens propre une colonie française, mais était un territoire sous tutelle de l’ONU, administré par le Royaume-Uni et la France. Puis, une fois l’indépendance formelle accordée, la France a mené une guerre néocoloniale pour empêcher le mouvement nationaliste de l’UPC prendre le pouvoir, et défendre le dictateur pro-Français mis en place par paris, Ahmadou Ahidjo.

On peut s’étonner aujourd’hui de la disproportion des moyens militaires déployés par la France pour conserver le contrôle de ce pays. Mais la France s’est toujours accrochée à sa domination coloniale à tout prix, avec des moyens autrement plus importants en Indochine puis en Algérie à la même époque. La crainte alors était que la perte d’une seule colonie entraîne, comme dans un jeu de dominos, la perte de tous les autres, par « contagion ».

De plus, le Cameroun revêtait à cette époque une dimension stratégique pour les intérêts français, avec la présence de réserves de pétrole et d’uranium prometteuses. D’un point de vue militaire ensuite, les territoires africains représentaient pour la France un terrain de repli en cas de menace sur la métropole. Il ne faut pas oublier que, dans la mythologie gaullienne, c’est de Douala qu’est partie notamment la reconquête de l’empire et de la France par l’armée du maréchal Leclerc en 1940. Enfin, du point de vue diplomatique, conserver le contrôle des autorités camerounaises était la garantie d’une voix pro-française de plus dans le concert des nations, ce qui contribuait à la « grandeur » de la France, affaiblie après la Seconde Guerre mondiale.

 Jean-Marc Soboth : Le terme Françafrique qui fait le titre de l’ouvrage charrie de nombreuses significations aujourd’hui. De quoi s’agit-il exactement à votre avis ?

Manuel Domergue: La Françafrique désigne au sens large la forme française du néocolonialisme instaurée par le général de Gaulle et son conseiller Jacques Foccart, à la place de l’empire français suite aux décolonisations. A l’origine, dans sa forme la plus « pure », il s’agissait de maintenir le contrôle de Paris sur ses anciennes colonies, à travers la cooptation d’élites africaines et la répression des mouvements nationalistes ou soupçonnés d’être proches du bloc de l’Est, à l’abri de tout contrôle démocratique, en Afrique comme en France. La Françafrique a survécu à ses fondateurs mais a perdu en verticalité : elle s’est dispersée avec le temps en réseaux politico-affairistes, au point que son principal contempteur, le militant François-Xavier Verschave, parlait d’un passage de la Françafrique à la « mafiafrique ». Celle-ci est bien plus difficile à saisir, et prend des formes différentes en fonction des pays, des contextes et des gouvernements. Mais elle perdure à bien des égards, à travers la relation entre la France et ses anciennes colonies, qui demeure largement asymétrique. 

Sur la page Facebook du livre, on se pose la question de savoir si le président François Hollande reconnaîtra enfin la responsabilité de la France dans les crimes perpétrés au Cameroun dans les années 1950-1960 lors de sa visite annoncée en début juillet 2015 à Yaoundé. Après l’enquête que vous avez réalisée, qu’espérez-vous exactement des autorités françaises à cet effet? Une simple reconnaissance suffirait-elle à régler ce contentieux historique ?

Manuel Domergue: Une reconnaissance officielle de cette guerre serait une aide précieuse pour ouvrir le débat sur cette période. Elle faciliterait la prise au sérieux des témoignages des Camerounais ou de leurs proches victimes de cette guerre; elle pousserait les médias et les chercheurs à poursuivre leurs investigations. Évidemment, une simple déclaration ne serait pas suffisante à apurer le passé. Elle devrait s’accompagner d’une ouverture totale des archives françaises et d’un soutien à la recherche, à travers l’organisation de colloques par exemple et surtout en rendant réellement accessibles les archives, en particulier pour les étudiants et historiens camerounais. Enfin, au-delà de cette reconnaissance, les Français et leurs représentants devraient s’interroger: comment une telle guerre a-t-elle pu être possible ? Au nom de quels intérêts, avec quelles complicités, avec l’aide de quels préjugés? Et pendant soixante ans, comment un tel silence a-t-il pu perdurer ? N’y a-t-il pas, derrière ces crimes et ce silence, une forme de mépris envers les Camerounais et les Africains en général, leur vie, leurs revendications, leur mémoire ?

 Jean-Marc Soboth :Depuis la publication de ce livre, avez-vous remarqué quelque évolution dans l’approche des autorités françaises en rapport à ces crimes, eux qui, en général, ont toujours nié les faits de cette guerre cachée ainsi que l’a encore refait le premier ministre François Fillon en 2008 ?

Manuel Domergue: Avant la négation, la principale réaction des autorités françaises à l’évocation de ces crimes est le désintérêt à peu près total. La presse a évoqué cette période, a recensé notre livre et d’autres ouvrages, mais aucun responsable politique n’a spontanément pensé à en faire un objet politique. Interrogés par des parlementaires, les ministères de la Défense puis des Affaires étrangères se sont contentés de dire que les historiens devaient faire leur travail. Le temps n’est plus celui de la censure brutale, comme lorsque Main basse sur le Cameroun, du célèbre romancier Mongo Béti, fut interdit en 1972 par la France de Pompidou. Le temps est plutôt celui de l’ignorance et du désintérêt.

 Jean-Marc Soboth :Combien de temps vous a-t-il fallu à cet effet et comment avez-vous mené la recherche dans le cadre de cette enquête lorsqu’on se souvient que les documents y afférents furent classés secret-défense en France ?

Manuel Domergue: Nous avons travaillé cinq ans, en France et au Cameroun, dans un partenariat entre journalistes et historiens, français et camerounais. Cela nous a permis de confronter archives françaises et camerounaises, témoignages de militants ou de miliciens camerounais, d’administrateurs français et de ministres camerounais. C’est cela qui nous a permis de retracer aussi précisément que possible le déroulement concret de cette guerre. Nous nous sommes heurtés à quelques restrictions d’accès à certaines archives françaises, mais l’immense majorité est accessible et mériterait d’être davantage exploitée.

 Jean-Marc Soboth :Il existe une querelle des chiffres autour du nombre de morts de cette guerre. Vous avancez le chiffre de 100 à 150 000 Camerounais tués. L’Association française Survie a fait état d’au moins 300 000. Ce chiffre est également avancé par Max Bardet dans son ouvrage «Ok! Cargo» qui y ajoute les massacres en région Bassa’a où sévissait la rébellion nationaliste. Des historiens camerounais qui essayèrent de travailler sur le sujet évoquèrent en leur temps un million de tués, chiffre contesté sur le rapport démographique de l’époque. Quel chiffre se rapproche à votre avis de la vérité ?

Manuel Domergue: Ce débat est très compliqué. Il nous semble que le bilan tourne sans doute autour de 100 000 victimes, mais personne ne détient à ce sujet d’arguments définitifs. Cette guerre a été menée essentiellement par des civils – des miliciens levés et armés par l’armée française – et contre des civils. Il est donc bien plus complexe de dénombrer le nombre de victimes que dans une guerre classique entre deux armées. C’est d’ailleurs le principe de la « guerre révolutionnaire ». Surtout, la majorité des victimes sont sans doute indirectes, en raison des conséquences humanitaires de la guerre, de la famine et des déplacements de population. Quelques bilans circulent, mais sont à prendre avec des pincettes. Le général Max Briand, en charge de la répression, estimait que la guerre uniquement dans la région Bamiléké pour la seule année 1960 a tué 20 000 personnes. L’ambassade du Royaume-Uni parlait quant à elle de 76 000 morts. 

Jean-Marc Soboth: Comment fait-on concrètement (en terme de moyens militaires) pour tuer autant de personnes? Peut-on y évoquer l’hypothèse du racisme ?

Certaines opérations militaires françaises étaient ciblées assez précisément, et donnaient lieu à des bilans relativement précis? Mais la plupart ne l’étaient pas, en particulier la campagne de bombardements quasi quotidiens de la région Bamiléké au cours de l’année 1960. Ces attaques menées contre des civils étaient très imprécises – si tant est qu’elles visaient des objectifs précis – et les bilans établis à ces occasions sont très évasifs, même si on peut les deviner importants, en raison de la densité de population dans cette région.

De même, à côté des opérations meurtrières des militaires français, qu’il s’agisse de « ratissages », de tortures, d’exécutions sommaires ou d’accrochages avec des groupes insurgés, cette guerre coloniale puis néocoloniale a pris parfois la forme d’une guerre civile, voire de nettoyage ethnique. S’y sont greffés des antagonismes locaux, des affrontements ethniques, avec le soutien des autorités françaises et camerounaises, qui trouvaient ainsi des moyens de lever des troupes discrètement et à bas prix pour mener la guerre à leur place.

Les regroupements de force des populations ont également privé bien souvent les populations rurales de leurs moyens de subsistance, avec des conséquences humanitaires directes.

 Jean-Marc Soboth: La présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Elisabeth Guigou, a estimé récemment que critiquer l’action de la France à l’étranger c’était courir le risque de fragiliser le pays. Est-ce à votre avis la raison de l’omerta générale des médias français et des historiens hexagonaux sur ces crimes ?

Manuel Domergue: L’omerta n’est pas totale. Un citoyen qui souhaiterait se renseigner sur cette période trouverait assez facilement des informations assez nombreuses. Mais il n’existe pas de mouvement suffisant dans l’opinion, pas plus en France qu’au Cameroun, pour forcer les responsables politiques à prendre position. Or, spontanément, les dirigeants français n’ont pas intérêt à reconnaître les fautes de leur pays. D’autant plus que, ces dernières années, un mouvement de nostalgie coloniale et de xénophobie à l’égard des migrants s’est emparé de certains intellectuels et politiques qui paralysent toute tentative de relire sereinement notre histoire, de peur de tomber dans la « repentance ». C’est pourquoi l’aveuglement colonial répond davantage à des motivations politiques intérieures plutôt qu’à une crainte peu crédible d’affaiblir la France.

Quelle différence de style et de philosophie voyez-vous entre la guerre d’Algérie, celle du Cameroun et celle du Vietnam? Peut-on simplement se dire que le Cameroun est le seul dans le lot qui est resté sous la domination français?

Manuel Domergue: En Indochine, contrairement au Cameroun, les colonisés ont gagné la guerre. Défaite, la France n’avait pas vraiment d’autre choix que de s’en aller. Au Cameroun, le rapport de force sur le terrain était bien différent, entre une Armée de libération nationale kamerunaise (ALNK) qui n’avait pas les moyens de faire durablement jeu égal avec les forces armées franco-camerounaises. En 1959, en 1960 ou en 1963, à plusieurs reprises, des pans entiers du territoire étaient soustraits à l’administration centrale, mais les insurgés n’ont jamais pu bénéficier d’un soutien logistique de pays alliés à la hauteur de ce qui fut le cas en Indochine ou en Algérie.

En Algérie, on ne peut pas dire que le FLN et l’ALN avaient vaincu militairement l’armée française, mais son action l’obligeait à mobiliser de telles forces militaires qu’une occupation de l’Algérie n’était plus soutenable, d’un point de vue politique, diplomatique ou tout simplement financier.

Au Cameroun, la France a donc vaincu militairement, en s’appuyant sur les milices, politiquement, en octroyant une vraie-fausse indépendance à son allié Ahmadou Ahidjo, et médiatiquement, en cachant avec succès la réalité de cette sale guerre.

Jean-Marc Soboth:  Les massacres au Cameroun interviennent après que les Africains – dont les Camerounais – eurent combattu aux côtés des Forces Françaises Libres (FFL) du général De Gaulle pour libérer la France de l’occupation nazie à la deuxième guerre mondiale. Que vous suggère un tel paradoxe ?

Manuel Domergue: La France a en effet été particulièrement ingrate à l’égard des soldats africains qui, de gré ou parfois aussi de force, ont combattu l’occupant nazi pour libérer l’Europe. Cette déception a été un moteur des mobilisations nationalistes de l’Après-guerre dans de nombreux pays africains. Paradoxalement, de nombreux responsables gaullistes ont interprété cette lutte commune face au fascisme comme la preuve d’un destin commun franco-africain, plutôt que comme un argument de plus qui justifierait de laisser aux Africains l’accès à l’auto-détermination et l’indépendance.

 Jean-Marc Soboth: On a vu partout des réparations issues des guerres injustes. Elles sont partout à la mode en Amérique du nord notamment. Comment se feraient des réparations de la guerre coloniale de la France au Cameroun ?

Manuel Domergue: Un exemple récent nous a interpellés: attaqué en justice par des Kenyans victimes de la guerre coloniale dite des Mau Mau, l’Etat britannique a été condamné à les indemniser. Les sommes sont relativement symboliques, à l’échelle des souffrances engendrées, mais ont l’avantage de reconnaître officiellement la responsabilité de l’empire britannique et d’indemniser financièrement les victimes survivantes et leurs familles. Si les Britanniques le font, pourquoi pas les Français, sachant que les deux guerres sont assez comparables ? 

Quant à une réparation réelle des dommages causés au Cameroun par la politique coloniale française, elle serait très difficile. Mais elle pourrait commencer par instaurer des relations commerciales plus équitables, des politiques migratoires plus humaines et une politique de coopération fondée  sur les échanges entre les peuples plus que sur les intérêts des entreprises françaises.

Par Jean-Marc Soboth, journaliste.
sur le site d'Allain Jules
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Manuel Domergue:

«Il y a eu une guerre menée par la France au Cameroun»

28 juin 2015
Par
Manuel Domergue: «Il y a eu une guerre menée par la
          France au Cameroun»François Hollande se rend au Cameroun vendredi 3 juillet. La dernière visite d’un chef d’Etat français remonte à 1999 quand Jacques Chirac avait fait le déplacement à Yaoundé. Le Cameroun entretient une place à part dans l’histoire de la décolonisation de l’empire français. Le mouvement de l'UPC, l'Union des populations du Cameroun, a été réprimé par la France coloniale puis par le régime du président Ahidjo, soutenu par l’armée française. La guerre du Cameroun entre 1955 et 1971 a fait des dizaines de milliers de morts. La France n'a toujours pas reconnu ses responsabilités.

Pour en parler, Anthony Lattier reçoit Manuel Domergue, l’un des auteurs d’un ouvrage référence sur le sujet, « Kamerun ! » aux éditions La Découverte (avec Thomas Deltombe et Jacob Tatsitsa).

RFI : Pourquoi le Cameroun est-il une exception dans l’histoire de la décolonisation de l’empire français en Afrique ?

Manuel Domergue : Parce que cette décolonisation en Afrique subsaharienne a été violente. Elle a donné lieu à une guerre et par conséquent, c’est un peu l’opposé du mythe qu’on avance, en général, d’une décolonisation pacifique octroyée par la générosité du général de Gaulle.

C’est donc la France coloniale, dans un premier temps, qui va mener cette guerre pour anéantir la rébellion ?

Tout à fait. En fait, la guerre commence à partir de l’interdiction de l’UPC, en 1955, et elle va se poursuivre après l’indépendance du Cameroun, jusqu’en 1971. C’est une guerre qui est menée par des militaires français. A partir de 1960, il y a une armée camerounaise puisque le Cameroun devient un pays officiellement indépendant mais, en sous-main, c’est l’armée française qui dirige les opérations, qui lève des milices camerounaises et qui organise l’armée camerounaise pour mieux réprimer, en silence et en secret, cette rébellion nationaliste qui demandait, au départ, l’indépendance. Une fois que l’indépendance a été octroyée – une indépendance un peu factice – ils ont demandé l’indépendance réelle et ont alors demandé à ce que ce soit vraiment des Camerounais désignés par le peuple qui dirigent leur pays. Or, cela n’a pas été le cas d’Amadou Ahidjo, désigné par la France.

Les méthodes utilisées par l’armée sont celles de la guerre révolutionnaire. Etait-ce une doctrine spécifique ?

Oui, la doctrine de la guerre révolutionnaire, c’est une doctrine qui a été élaborée par des militaires français qui ont essayé de tirer les leçons de la défaite de la France, en Indochine, après Dien Bien Phu. L’idée, c’était qu’on ne peut pas mener, face à des populations civiles et à des partis politiques, dans un contexte de décolonisation, une guerre front contre front, armée contre armée. Par conséquent, c’est une guerre asymétrique dans le peuple et par le peuple. C’est aussi une guerre psychologique. L’important était de conquérir les cœurs et les esprits pour faire adhérer les populations au projet de la France qui était celui de garder le contrôle sur le Cameroun.

C’était aussi une guerre, comme en Algérie, qui s’est menée contre des civils qu’on a regroupés dans des camps de regroupement de manière extrêmement autoritaire avec des conséquences sanitaires et humanitaires désastreuses. C’est aussi une guerre qui s’est menée pour le renseignement. Et donc la France, pour obtenir des renseignements, a torturé systématiquement des civils et des opposants politiques pour obtenir des renseignements et pour mieux annihiler l’opposition politique qu’ils avaient en face d’eux.

Pourquoi cet acharnement de la France à vouloir éradiquer l’UPC alors même que le Cameroun était devenu indépendant ?

Parce que la France a accepté, in fine, des pays indépendants en Afrique - avec, comme vous le savez, la vague des décolonisations en 1960 - mais a voulu garder la main et le contrôle politique sur ces Etats officiellement indépendants. Le Cameroun était un pays stratégique, comme d’autres, et la peur était que si le Cameroun basculait dans le camp des opposants à la France - en tout cas des gens qui n’étaient pas obéissants à la France -, cela pourrait servir de modèle ailleurs comme au Togo, en Guinée ou encore en Côte d’Ivoire où il y avait aussi une contestation de l’ordre français néocolonial que certains ont appelé, ensuite, la Françafrique.

Plus de trente ans après la fin de la guerre, la France reconnaît-elle sa responsabilité dans ce qui s’est passé ?

C’est cela qui est assez étonnant. La France nie toujours, envers et contre tout, sa responsabilité. Elle nie même le fait qu’il y a eu une guerre. François Fillon, alors Premier ministre en 2009, a été interrogé en conférence de presse sur ces événements et sa réponse était absolument incroyable. Il a dit : « Madame, ceci est une pure invention ! »
Imaginer que la France puisse nier jusqu’à l’existence de cette guerre en disant que « c’est une pure invention » me semble complètement incroyable, aujourd’hui ! Nous interpellons donc, en tant que journalistes et historiens, le président François Hollande - qui se rend au Cameroun - pour lui dire : « Vous n’avez pas d’autre choix que de reconnaître l’évidence même qui a été attestée par des générations d’historiens français, camerounais, américains, etc… par Achille Mbembé, Richard Josep… »

Notre livre a eu accès à quantité d’archives, notamment françaises, qui démontrent qu’il y a eu une guerre menée par la France au Cameroun. Ce n’est pas forcément nous qui le disons. Ce sont également les militaires français eux-mêmes, dans les archives secrètes, qui parlent d’une guerre et qui donnent des bilans ! La France devrait, au moins, le reconnaître et pourrait également aider financièrement des étudiants, des historiens camerounais, français ou d’ailleurs, à renseigner davantage cette guerre. La France devrait ouvrir ses archives à tout le monde. Il n’y a aucune raison de continuer à faire silence sur cet épisode.

Il y a-t-il des blocages aussi au Cameroun ? C’est un sujet tabou ?

Oui, c’est un sujet tabou parce que les gens qui sont au pouvoir ou dans l’armée camerounaise, à la tête de l’Etat camerounais, sont directement issus de cette répression. Cinquante ans après, ils en sont encore les premiers bénéficiaires. Ce n’est donc pas d’eux que peut venir la vérité.

Il n’empêche que, quand même, nous avons interrogé le général Semengue qui était, à l’époque, le premier chef d’état-major camerounais et qui nous a avoué, face à la caméra - c’est disponible sur notre site - que oui, l’armée camerounaise coupait les têtes de ses opposants et exposait les têtes « pour faire de la pédagogie », comme il disait, auprès des villageois camerounais qui étaient tentés par l’opposition. Ce n’est pas contestable. C’est même admis par les gens qui ont mis en œuvre cette répression.

Y-a-t-il une mémoire, justement, de la révolution de l’UPC au Cameroun ?

Cette mémoire est assez souterraine puisque pendant longtemps, il était interdit de parler de ce sujet-là. Aujourd’hui, il y a quand même des groupes qui se revendiquent de cette filiation de l’Union des populations du Cameroun et qui veulent faire la lumière sur cette répression. Néanmoins, ces groupes sont, politiquement, totalement marginaux et ont très peu de pouvoir et très peu d’accès aux médias. C’est, par conséquent, aussi pour eux que nous prenons la parole en disant qu’il faut faire la lumière sur cet épisode parce que cela ne viendra pas du pouvoir camerounais.
RFI.fr


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Côte d'Ivoire : les nouveaux riches alimentent les paradis fiscaux

émission de France Inter du 29 juin 2015 à 11h50

http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/media/02/02/874488468.jpg

Sur France Inter, le 29 juin 2015, une petite phrase n'a pas échappé à tout le monde pendant l'émission consacrée à "L'évasion fiscale". Selon l'animateur de l'émission - propos confirmés par des éminents invités - l'évasion fiscale ne concerne pas seulement les pays riches. Les pays du Tiers-monde sont également de grands amateurs des paradis fiscaux. Et à la grande surprise des auditeurs, c'est la Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara qui a été citée en exemple : ces dernières années, "379 nouvelles fortunes ont fait fuir 169 millions d'euros vers les paradis fiscaux ; l'équivalent de 40 % du budget de la santé de la Côte d'ivoire".

Non seulement, le gouvernement des rebelles et du rattrapage ethnique endette le pays sans tenir compte de ce qui se passe en Grèce mais encore il entasse tout ce qu'il peut ramasser à l'étranger. Demain, tout cet argent sera confisqué par les européen qui le déclareront "argent sale".

Raphaël ADJOBI

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L'embargo continue

Le groupe de distribution français Auchan a renoncé à délivrer 500 produits européens depuis l'entrée en vigueur de l’embargo, a déclaré Wilhelm Hubner lors de l’inauguration du premier hypermarché Auchan à Barnaoul (Russie).

“Le plus grand hypermarché de notre chaîne possède 50.000 produits. Après l’introduction des sanctions en août dernier, nous avions 500 produits soumis à l'embargo, et nous en avons remplacé 300 par les produits d’autres pays”, a précisé M. Hubner.

Il a fait remarquer que certains produits européens, comme le fromage français, ne pouvaient pas être remplacés. “Mais ils représentent une petite partie de toutes les marchandises. 99% des articles, y compris les produits des marques de distributeurs, sont produits en Russie”, a ajouté M. Hubner.

En août 2014, la Russie a décrété un embargo sur les importations alimentaires en provenance des Etats-Unis, de l’UE, du Canada, de l’Australie et de la Norvège. La semaine dernière, Vladimir Poutine a signé un décret sur la prolongation pour un an de l'embargo russe contre ces pays occidentaux. La liste des pays touchés est restée la même.

Le gouvernement a supprimé de la liste des produits soumis à l'embargo les alevins de poissons et les invertébrés aquatiques. En revanche, un nouveau type de produits a été touché, celui des fromages. L’importation de la viande, des produits laitiers, des fruits, des légumes, du poisson, des crustacés et des noix reste sous embargo.

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Quand la France croit pouvoir immobiliser une compagnie d'aviation qui lui fait de l'ombre

La Cour d’Appel de Paris confirme la  nullité de la saisie du Boeing 757 d’ECAir, la Compagnie aérienne nationale de la République du Congo

Le 11 avril 2015, un avion immatriculé HB-JJE appartenant à ECAir, avait fait l’objet d’une saisie à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle

BRAZZAVILLE, Congo,  30 juin 2015/ -- La Cour d’appel de Paris a confirmé, dans un arrêt daté du 25 juin, 2015, le jugement du 22 avril du Tribunal de Première Instance de Bobigny, indiquant que la saisie pratiquée le 11 avril du B757-200 d’ECAir (http://www.flyecair.com) était illégale et a condamné la partie adverse à verser des dommages et interêts à ECAir.

Capture.PNGLogo: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/log...

Photo 1 : http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&... (ECAir Boeing 757)

Photo 2 : http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&... (ECAir - Business class)

Photo 3 : http://www.photos.apo-opa.com/index.php?level=picture&... (ECAir Boeing 757)

Le 11 avril 2015, un avion immatriculé HB-JJE appartenant à ECAir, avait fait l’objet d’une saisie à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. Cette saisie avait été considérée par ECAir comme manifestement illégale car elle était basée sur un jugement opposant des tiers autres qu’ECAir, et le montant accordé dans ce jugement n’était en toute hypothèse pas dû par ECAir.

Par le jugement rendu le 22 avril 2015, le Juge de l’Exécution de Bobigny avait constaté la nullité de la saisie d’aéronef pratiquée le 11 avril 2015 par à l’encontre d’ECAir, ce qui avait permis à ECAir de remettre en service son avion HB-JJE.

La partie adverse ayant fait appel, ECAir vient d’obtenir  définitivement gain de cause ce 25 juin 2015 devant la Cour d’appel. La direction générale de la compagnie, ainsi que l’ensemble du personnel, remercie tous ceux qui ont apporté de près ou de loin, leur soutien à ECAir.

ECAir poursuit son développement et va étendre son réseau régional avec l’ouverture des destinations Abidjan, Yaoundé, Bangui et N’Djaména, au mois d’août. La compagnie est le transporteur officiel des Jeux africains (4-19 septembre à Brazzaville).

Distribué par APO (African Press Organization) pour ECAir (Equatorial Congo Airlines).

Communication & Relations publiques d’ECAir :

Nicolas Négoce
Tél : +242 06 510 30 23
Courriel : Nicolas.negoce@flyecair.com

A propos d’ECAir :

Compagnie aérienne nationale de la République du Congo créée en 2011, ECAir, Equatorial Congo Airlines (http://www.flyecair.com), emploie plus de 500 collaborateurs. En 2014, la compagnie a transporté près de 400 000 passagers. ECAir opère jusqu’à 136 vols hebdomadaires depuis Brazzaville (République du Congo) vers Paris CDG, Dubaï, Beyrouth, Cotonou, Douala, Libreville, Bamako, Dakar, Pointe-Noire, Ollombo. Equatorial Congo Airlines, qui dispose de 7 avions, a également mis en place une navette fluviale pour les passagers en provenance ou à destination de Kinshasa (République démocratique du Congo) et entre Paris CDG et Bruxelles. ECAir est la première compagnie congolaise à relier directement le continent au Moyen-Orient avec des vols vers Dubaï et l’Europe avec des vols vers Paris.
Visitez www.flyecair.com ou téléphonez au +(33) 01 78 77 78 77 ou au +(242) 06 509 05 09.
Notre siège se situe en face de l’Aéroport de Maya-Maya, à Brazzaville, République du Congo.

Pour plus d’informations :
*Informations et réservations : http://www.flyecair.com
*Visuels : http://www.flyecair.com/gallery
*Facebook : http://www.facebook.com/pages/ECAir-Equatorial-Congo-Airl...
*Twitter : http://www.twitter.com/ECongoAirlines
*Instagram : econgoairlines

SOURCE 

ECAir (Equatorial Congo Airlines)
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00:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |