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Les populations de l’ouest en général, sont menacées dans leur existence. Leurs terres, base de leur existence, leur sont de force arrachées et se trouvent aux mains des communautés étrangères. Dans un instinct de survie, les autochtones de la sous-préfecture de Zou, dans le département de Bangolo ont entamé le processus de récupération de leurs terres occupées.

La reconquête de leurs terres occupées par les non ivoiirens est en marche à l’ouest en général et à Bangolo, dans la sous-préfecture de Zou en particulier. La méthode mise en place est pacifique. Elle implique tous les acteurs de la vie en société. Ainsi les élus, les autorités administratives et coutumières, les représentants des associations des femmes et des jeunes, les représentants des communautés étrangères, chacun y apporte son grain de sel. L’on procède aujourd’hui au recensement des allogènes. Leur date d’arriver dans la zone, les espaces qu’ils occupent, leurs tuteurs et les moyens d’acquisition des terres qu’ils occupent vont faire l’objet d’une enquête minitieuse. Tout cela dans le strict respect des frontières naturelles et administratives des localités. Tout est parti du déclenchement de la rébellion armée en 2002 (…)

Les statistiques font état de plus de 92% des terres aux mains des allogènes. Le monopole de la culture de café-cacao culture est aux mains des allogènes. Aujourd’hui les autochtones se sentent exclus et voient leur existence menacée. « Nous avons tout perdu. Notre dignité et notre existence», avoue Bayé
Bernard dit ‘’Bill’’, responsable du foncier rural de la sous-préfecture de Zou. Aujourd’hui dans la jeune sous-préfecture de Zou avec ses 21 villages, le temps est à la mobilisation pour la rétrocession de leurs terres occupées.

Encadré – Aucune trace des gens de Bloléquin

Selon Bahié Bernard dit Béh Bill, président du comité villageois de la gestion du foncier rural de Zou, c’est lui l’initiateur de cette opération. « J’ai actionné cette opération de rétrocession de nos terres afin d’amener les trois (3) parties au conflit que sont Guiglo-Bloléquin et Zou à respecter les frontières naturelles qui nous séparent les uns des autres. Une fois que chacun se sera engagé à respecter nos limites, les conflits s’en trouveront ainsi jugulés», a-t-il indiqué. Le responsable local du foncier rural à Zou a révélé que dans la zone occupée se trouve le campement Baya appartenant aux familles Déyé et Yôhô de Zou. « Vous verrez qu’il n’y a point de trace des gens de Bloléquin sur les terres que nous nous disputons », a-t-il ajouté. Il déplore que ceux qui revendiquent la propriété des terres litigieuses n’y travaillent pas eux-mêmes. « Ils y ont installé des Burkinabé, des Lobi et allochtones qui s’enrichissent à notre détriment, » a déploré Béh Bill. Celui-ci, en collaboration avec les sections locales de sa structure entend tout mettre en œuvre pour que le canton Zarabaon récupère ses droits de propriété. (ndlr, dernière phrase incomplète)
foncière.

Le Quotidien
Rodolphe Flaha
Envoyé spécial à Bangolo
connectionivoirienne