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21/10/2014

Avant son procès : le ministre de la justice fait des révélations sur le c as Simone Gbagbo.


Les Assises d’Abidjan s’ouvriront le mercredi 22 octobre pour analyser les dossiers de 89 personnes poursuivies pour des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat dont celui de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo sur lequel le Garde des Sceaux, ministre de la justice, des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, Mamadou Gnénéma Coulibaly fait des éclairages dans un entretien accordé à APA.
 

APA : Monsieur le ministre, pour quels chefs d'accusation comparaissent Mme Simone Gbagbo et les autres devant la Cour d'Assises d'Abidjan qui s'ouvre le 22 octobre prochain ?
- Je me réjouis que l'appareil judiciaire ait entendu notre souhait de faire organiser, dans les délais, les procès liés à la crise post-électorale. C'est le 22 octobre prochain l'ouverture des assises d'Abidjan au cours desquelles beaucoup de dossiers seront analysés dont celui de l'ex-première dame et d'autres personnes poursuivies pour des faits d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Les assises, c'est un processus qui commence par le tirage au sort des jurés et bien d'autres formalités à remplir dont l'interrogatoire des accusés avant la tenue effective du procès.

Le procès qui va s'ouvrir incessamment porte sur des faits d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Il faut préciser que Mme Gbagbo fait l'objet de plusieurs procédures. Et que le dossier qui est en état d'être jugé, présentement, c'est celui qui est relatif à l'atteinte à la sûreté de l'Etat. Les faits qui portent sur les crimes de sang et génocide pour lesquels elle est poursuivie par ailleurs, feront l'objet d'un autre procès, très bientôt, le dossier étant bien avancé.

 

APA : Ce procès n'a-t-il pas l'air d'un procès politique visant à éliminer des adversaires politiques pour les élections à venir, notamment, la présidentielle 2015 vu la qualité des personnes poursuivies ?

Nous ne jugeons pas des qualités, nous jugeons des faits. Si un politique commet des faits susceptibles de poursuites pénales, il n'est pas compréhensible qu'on ne fasse pas de procédures. De 2011 à aujourd'hui, nous avons pu faire des procédures. Nous avons pris le temps de nous organiser car les assises nécessitent beaucoup de moyens pour le paiement des jurés, des témoins... Heureusement, l'Etat a dégagé les moyens de pouvoir tenir les assises.
Nous avons un dossier en l'état, nous avons les moyens de faire la procédure, il n'y a pas de raisons que nous remettions le procès. C'est vrai, il y a une échéance évidente pour le politique mais pour le judiciaire, la vie continue. Mis en liberté provisoire pour certains, ils avaient conscience qu'ils seraient jugés, et pour d'autres qui sont encore en détention, ils attendent, désespérément d'être jugés.
Faut-il retarder ce procès pendant que certains sont détenus et qu'ils ont besoin de savoir si les faits qui leur sont reprochés sont établis afin qu'ils purgent leur peine ou qu'ils bénéficient aussi de la fin de la détention ? Nous, animateurs de l'appareil judiciaire, n'avons pas à nous préoccuper des situations qui seraient du domaine de la politique.

 

APA : Une organisation de défense de droits de l'homme a dénoncé la composition du jury à majorité, des personnes du Nord ivoirien, qui ne respecte pas la diversité ethnique où également, un juré est suspecté d'être l'un de vos proches, toute chose qui pourrait mettre en cause la crédibilité du procès…

En droit, ce sont les personnes mises en cause qui peuvent se prévaloir ou non du refus de se faire assister ou juger par un juré. Moi, je ne suis pas accusé donc il n'y a pas de souci qu'une personne que je connaisse d'une relation ou d'une autre puisse être membre du jury. Le processus de désignation des jurés est un long processus qui commence par la désignation par les autorités administratives, des personnalités qui dans leur ressort territoriale sont susceptibles de participer aux débats juridiques.
Lorsqu'une session doit commencer, on fait un tirage au sort. Je rappelle qu'il y a déjà eu une session d'assises que la Cour d'Appel d'Abidjan a tenue avec les mêmes jurés. D'où vient le problème que pour cette session, l'on invoque une proximité d'un juré avec le Garde des Sceaux ? N'a-t-il pas fait convenablement son travail par le passé ? Je pense qu'il faut que l'on sorte de ces bassesses pour aller à l'objectivité. S'il n'a pas les aptitudes, ils ont le droit de le récuser et s'ils le récusent, personne ne s'en plaindrait parce que c'est la loi qui le prévoit (…). On sait comment on est sorti de la crise.
A un moment donné, beaucoup n'ont pas pris part aux actions de l'Etat donc quand on faisait l'appel aux candidats pour être jurés, ils n'ont pas senti l'intérêt ou la nécessité de se présenter pour être juré.
Aujourd'hui où les listes des jurés sont proposées où il y a un tirage au sort auquel je n'ai pas participé, je pense qu'il n'est pas très sain de mettre en cause l'honorabilité d'un juré parce qu'il aurait une quelconque relation avec le Garde des Sceaux. C'est une personnalité qui a son autonomie, son indépendance et son opinion et qui a postulé pour être juré.

 

APA : Monsieur le ministre, pourquoi la Côte d'Ivoire s'est obstinée à faire juger Mme Simone Gbagbo ici alors que le pays a été coopératif pour transférer l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale ?

C'est simplement une question de chronologie des actes judiciaires. L'ancien chef de l'Etat Laurent Gbagbo a fait l'objet d'un mandat d'arrêt dès la sortie de crise. Vous convenez avec moi qu'en 2011, la justice était déstructurée et que nous n'avions pas les moyens de faire des investigations encore moins de conduire des procès.
Le mandat d'arrêt a été décerné par une juridiction dite de subsidiarité et nous avons accédé parce que nous n'étions pas capables, en 2011, de conduire les investigations. Dans la même période de fin 2011, un mandat d'arrêt avait été lancé contre Blé Goudé.
Au regard de l'antériorité du mandat d'arrêt de la CPI, sur le cas Blé Goudé, nous avons, également, décidé de concéder cette antériorité et de permettre de le juger. Par contre, relativement, à Mme Simone Gbagbo, son mandat de dépôt d'avril 2011 a fait l'objet de poursuites en Côte d'Ivoire antérieurement.
L'ayant sous nos mains, nous avions déjà commencé les enquêtes, les investigations dont l'une des procédures débouche sur les assises qui s'ouvrent bientôt. L'ouverture des prochaines assises d'Abidjan tout comme les assises qui ont déjà eu lieu au cours de cette année 2014 démontre clairement que notre appareil judiciaire est à mesure de conduire des assises.
Il y a eu des assises à Abidjan, à Abengourou, à Korhogo, à Gagnoa, à Bouaké, à Man…, toute chose qui conforte l'idée que la justice ivoirienne est totalement opérationnelle. Ayant donc posé les actes en premier lieu dans le cas Simone Gbagbo, la justice ivoirienne a réclamé le droit de pouvoir achever les procédures qu'elle a initiées.
C'est ce que nous avons demandé à la CPI et nous sommes sur cette position pour la juger pour les faits dont elle est poursuivie par la CPI qui sont également l'objet de poursuites en Côte d'Ivoire tout comme pour d'autres faits pour lesquels elle est poursuivie en Côte d'Ivoire et non devant la CPI dont ceux d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Source APA
 sur lecrid'Abidjan

19:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

France: visite officielle de Claude Bartolone en Côte d’Ivoire

Pour rappel, les prérogatives d'un président d'assemblée nationale en France, c'est de présider une assemblée territoriale et non extra territoriale, donc officiellement, pendant les réunions qu'il préside, il est installé sur ce qu'on appelle "le perchoir"; il n'est pas censé s'envoler vers les  POM (préfectures d'Outre Mer), c'est davantage une mission qui relève  du quai d’Orsay.
Shlomit

France-Côte d’Ivoire - Le président de l’Assemblée nationale de France, Claude Bartolone, va entamer, du 23 au 25 octobre, une visite officielle en Côte d’Ivoire, a appris la PANA lundi de source parlementaire.

Cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire initiée par le président du Parlement ivoirien, Guillaume Kigbafori Soro, vise à renforcer la coopération interparlementaire entre les deux institutions.

L’agenda de cette visite prévoit des entretiens entre les deux chefs d’institutions,
une audience avec le président ivoirien, Alassane Ouattara,
un discours devant les députés ivoiriens,
une visite d’un dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola
et la signature d’un accord-cadre de coopération entre les deux Parlements.


On rappelle que le Parlement ivoirien avait bénéficié de l’appui de celui de France en termes de renforcement des capacités de ses cadres et de dons d’équipements informatiques et d’ouvrages, à la suite d’une évaluation de ses besoins après la crise post-électorale de 2011.

La première rencontre entre les deux présidents remonte au 2 juillet 2012 où M. Bartolone avait accordé une audience à son homologue ivoirien, M. Soro.
Pana 21/10/2014
afriquejet

19:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

L'assistante ministérielle qui valait 150 médecins!

illustration insolite de ce qu'on appelle "la poule aux œufs d'or"...
Shlomit

21/10/2014
Les questions de fond que pose une affaire qui n’a rien de banal !


AIRD 1480625_183434575194493_2000886198_n.pngLes réseaux sociaux proches de la Côte d'Ivoire sont alimentés par la double affaire de la dernière mission du Premier Ministre Ivoirien (en réalité le premier des ministres sur le papier) aux USA, dans le cadre des réunions du FMI et de la Banque Mondiale. Le voyage aurait coûté 400 millions FCFA au lieu des 280 millions initialement prévus et une assistante d’un ministre, membre de la délégation, aurait perçu 3.000 dollars de frais de mission par jour, soit 1 million cinq cent mille francs par jour, l’équivalent du salaire mensuel de cinq médecins. Elle vaudrait donc, à elle seule, 5x30= 150 médecins. Une assistante qui vaut 150 "Bac+7". L’affaire a été ébruitée par le période d’investigations La lettre du Continent (LC). Le chef de l'État serait monté au créneau pour faire savoir sa Nème  colère sur la corruption et la mauvaise gouvernance endémiques de son équipe gouvernementale.

Colère légitime ! Mais comment cela a-t-il pu être possible sans être su au départ ? En effet, les missions à l’étranger font traditionnellement l’objet, d’une communication en Conseil de gouvernement, sous la présidence du PM. Après validation de ce conseil, la communication doit passer l’étape du Conseil des Ministres présidé par le chef de l'État.

Cette communication décline, dans son exposé des motifs, le contexte de la mission, les retombées pour le pays, les raisons objectives qui la rendent nécessaire, de même que sa ligne de programmation budgétaire. Pour cette dernière raison, elle doit avoir été signée par le ministre des Finances. La communication mentionne les noms de tous les participants à la mission, ministres et collaborateurs sans distinction de niveau hiérarchique. Elle indique précisément le montant, au franc près, des frais de mission versés à chaque participant et le coût des billets d’avion. La communication demande l’autorisation du Conseil des Ministres, après visa du ministre des Finances qui certifie l’existence de la ligne budgétaire spécifique ou de la ligne des « divers et imprévus » si la mission n’était pas prévisible (évènement particulier, obsèques d’une personnalité étrangère, etc.)

Or une assemblée de la Banque Mondiale et du FMI est toujours programmée d’avance. Donc le montant total de la mission est connu à la confection du budget en début d’année.

Une fois la mission validée en Conseil des Ministres, une attestation est délivrée par le Secrétariat Général du Gouvernement. Muni de cette attestation, chaque participant à la mission, s’adresse au Trésor ou aux structures ayant accepté de prendre part au financement, pour la délivrance des billets d’avion et des perdiems.

Il convient de noter que ces perdiems sont bien encadrés. Ainsi, jusqu’en avril 2011, un ministre est plafonné à 200.000FCFA/jour soit 400 dollars. Toutefois, son attestation lui permet de bénéficier d’un « complément » du service financier de la Présidence de la République. Ce complément est aussi de 200.000FCFA/jour. Soit au total 400.000FCFA/jour ou 800 dollars/jour de mission pour un ministre en fonction. Là où une assistante aurait perçu 375% du perdiem officieux d’un ministre, et 750% de son perdiem officiel. Des records de bonne gouvernance pour une Côte d'Ivoire bientôt émergente par accélérateur de particules corruptives.

Comment a-t-il été donc possible pour une assistance, dont le perdiem est inférieur à celui d’un directeur de cabinet (125.000F/jour) d’être autorisé par le Conseil des Ministres à percevoir 1 million 500 mille par jour ? Si le Conseil ne l’a pas autorisé, comment ces sommes ont pu être décaissées ? Sur le budget de souveraineté de la présidence, à l’insu du chef de l'État ? Sur le budget de souveraineté du PM, à son insu ? En cas de réponse affirmative aux deux dernières questions, les assistantes de ministre émargent-elles sur les budgets de souveraineté du PM ou de la Présidence ? À moins que les ministres eux-mêmes ne disposent désormais de budget de souveraineté ! Les dépenses sur ces budgets de souveraineté ne font-elles pas l’objet de procédure de décaissement,  au nom de l’unicité de la caisse de l'État ? La Côte d'Ivoire est-elle réellement gouvernée ou veut-on encore sacrifier un DAAF pour la gloire des chefs et une bonne gouvernance d’écran ?

Pour mémoire, sous Laurent Gbagbo, les missions du PM Affi N’guessan dans le cadre de l’AGOA et des mêmes réunions FMI/BM n’ont jamais dépassé 100 millions de FCFA. Outre le PM, une demi-dizaine de ministres, dont les ministre Achy Patrick, Léon Monnet, Eric Kahe y ont participé, accompagnés de collaborateurs.

Enfin, si la dépense a été faite dans le dos du Conseil des Ministres et donc du chef de l'État qui s’en émeut, quelle est la source de sa divulgation ? Provient-elle des opposants à l’appel de Daoukro ? Ou bien, cette dépense fragilise-t-elle les opposants à cet appel ?

Et surtout, comment a-t-on pu dépasser de 120 millions (400 – 280) le montant autorisé d’une dépense encadrée ? Comment ces 120 millions ont-ils été sortis des caisses de l'État, sans autorisation ni document ? Le salaire annuel de 33 médecins par un simple claquement des doigts !!!!

21 octobre 2014,
La rédaction du Blog AIRD


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En Côte d'Ivoire, la nuit porte conseil

Les scandales frappent en Côte d'Ivoire, comme la mort chez les gens simples, privés de médicaments, d'argent, de travail… mais les scandales c'est en haut lieu, et Ouattara a beau frapper du poing sur la table, -les journaux l'affirment-, les scandales ne diminuent pas, au contraire, des proches comme Adama Toungara sont de plus en plus accroc des scandales à répétitions. A force de parler de "nouvelle côte d'Ivoire, d'Ivoirien nouveau, d'Emergence tous azimuts, tous ce gratin ministériel s'imagine qu'il lui faut aussi une nouvelle vie avec une nouvelle assistante, si possible bien jeune, au joli minois, et qui supporte de travailler durement la nuit, car les épouses légitimes, qui ne sont pas ou plus des collaboratrices, sont trop occupées la nuit avec les pleurs et les cris des enfants…

Heureusement que dame Dominique veille: pour une fois Il semble qu'en matière de mœurs nocturnes, le couple Ouattara en remontre à ses disciples de la rébellion! Cette longévité d'un couple est un des rares bon exemple dans cette médiocrité ambiante. Il faut dire que l'épouse aux cheveux bruns sur les photos de mariage fait tout pour se garder jeune et indispensable, il n'y a qu'à scruter l'immense cabas qu'elle porte à chaque déplacement sur Magellan Airlines, pour savoir qu'elle et la mémoire et l'assistance faite chair pour notre indéboulonnable président qui gagnera haut la main (ou "haut les mains" ) les prochaines élections factices. Il serait intéressant de savoir si toute la ribambelle des conseillers français au rang de ministre ou un peu moins, les vrais "bucheurs de l'émergence" par rapport aux figurants-ministres, ont eux aussi leur petite musique de nuit fredonnée sur l'oreiller par une collaboratrice à peine sortie de l'enfance…Une question de plus à poser à Claude Bartolone quand il viendra le 24 octobre, sur fond de grèves des prisonniers politiques de la Maca. Mais chut, la DST ayant été rasée, tous les prisonniers étant de vulgaires prisonniers de droit commun, comme la Première dame et le contingent de 90 amis du président Gbagbo qui vont être jugés, nous sommes soulagés: la lame de fond qui se prépare, lame de désespoir, de colère, de ras-le-bol attendra son départ pour venir à la surface, et secouer cette eau trouble, encore sous contrôle, parait-il...
Shlomit Abel


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Les frais de mission exorbitants du grand vizir, Daniel Kablan Duncan


Contribution-20/10/2014


I – L’histoire commence toujours par il était une fois, dans une république cacaoyère d’Afrique occidentale transformée en sultanat, le sultan musulman au nom des considérations de géopolitique national nomma un chrétien issue d’un autre groupe ethnique et politique dans la fonction de grand vizir du sultanat. Pourquoi lui, en raison des liens personnels qu’il entretien avec lui, de sa connaissance des arcanes de l’économie mondiale et de la haute finance internationale.

Mais en réalité c’est un l’homme de cooptation, il ne s’est jamais frotter au suffrage universel direct, ce n’est donc pas un élut du peuple. Ce n’est qu’un petit jouisseur qui a un gout sans frein pour les dépenses somptuaires, les grands hôtels, le bon vin, la bonne chair, le luxe et n’était aucunement habité par une exigence de rigueur de gestion dans la conduite des affaires du pays. Son comportement est la démonstration patente du gaspillage de l’argent public dans un pays pauvre très endetté.

Le voyage aux USA, du premier Vizir et quelques membres du gouvernement pour un forum économique et la récente assemblée annuelle de la banque mondial et du fond monétaire international. A couté 400 millions de francs CFA. Sur un budget prévisionnel de 250 millions. Soit 150 millions de plus. Une assistante ministérielle percevait 3000 dollars par jours. Tout cela n’est pas exemplaire et fait désordre dans un pays ou le quotidien est de plus en plus difficile pour la grande majorité des ivoiriens. Au point ou ceux qui ont un seul repas par jour sont des privilégiés.

Mais le plus grave est que le sultan lui-même nous a dit qu’il ne comprend pas que certains voyages ministériels soient pris à la fois pris en charge par le pays hôte et le gouvernement du sultanat cacaoyer. En claire les ministres véreux mettent les frais de missions en poche quand les frais de séjours hôtel, voiture de déplacement et repas ont été mis à disposition pas le pays hôte. Pour eux être au gouvernement c’est comme entrer au casino pour jouer avec l’argent du contribuable ivoirien.

Sincèrement dans quel monde vivent-ils ? La grande difficulté de la vie politique dans nos malheureux pays africain est qu’il n’y a pas de sanctions contre ce genre de forfaiture, mais plus grave on s’en prend toujours à celui qui dénonce le mal qui gangrène la vie nationale. On voit tout de suite en lui un jaloux, c’est un assoiffé de pouvoir, il est contre nous, il nous veut du mal, c’est un adversaire, il veut faire de la récupération politique.

À force de paranoïa, de crier au loup et de voir le mal partout, le mal finit par s’installer durablement au cœur du pouvoir, si ce n’est déjà fait avec les tricheurs qui sont devant nous.

II – De Daniel Kablan Duncan parlons en !

Daniel Kablan Duncan, est un homme d’une grande courtoisie. Il se perd en salamalecs devant ses visiteurs tellement il veut afficher sa gentillesse et son amabilité. Ceux qui le fréquentent, disent de lui qu’il est avenant, c’est un homme très affable. Il n’élève jamais la voix, il est très noir de peau. Grand de taille avec un léger embonpoint, son visage est mis en relief par une calvitie débordante.

Il fait teindre en noir ce qui lui reste de sa chevelure plaquée de chaque cotés au dessus des deux tempes. C’est un grand calculateur prêt à toutes les compromissions pour parvenir à ses fins. Quant-il est avec vous, il vous amène à croire qu’il joue à votre jeu. En réalité comme Raymond Barre aux côtés de Giscard Estaing, il joue à son propre jeu.

Ses grands yeux clairs sont pétillants de malices et toujours en alertes avec des éclats de prudence et cela en permanence. Il les dissimule parfois derrière une paire de lunettes. Comme l’irakien Tarek Aziz avec Saddam Hussein, Daniel Kablan Duncan, est un homme respectueux de la hiérarchie. Il est d’une loyauté sans borne envers le Dr Allassane Dramane Ouattara. C’est ce qui fait de lui le grand vizir du sultanat cacaoyer de Côte d’Ivoire.

Il récolte aujourd’hui le prix de sa fidélité à un homme. Sa mise est impeccable en costumes de belles coupes, gris-clair, bleu-foncé ou bleu clair avec toujours la rosette à la boutonnière. Ses cravates toujours bien nouées sont en soie pure de chez Hermès. Celui qui sait bien observer verra que ces ongles sont bien manucurés et soignés.

Colombe parmi les colombes, Kablan Duncan est très mal à l’aise sur les questions liées à la sécurité des ivoiriens, aux libertés publiques et à la réconciliation nationale. Il cultive la prudence du caméléon en oubliant que ces propres lenteurs peuvent faire de lui une proie facile pour d’autres prédateurs. Dans cette logique, vous ne saurez jamais s’il est avec vous ou contre vous.

C’est ce que nos parents baoulés appellent : le <<gblè>>, c’est-à-dire la dissimulation, la perfidie, la filouterie ou la duplicité. Quand le baoulé te dit : <<wô ati gbèfouê.>> Cela veut dire : tu es une personne de grande noirceur dans tes rapports avec les autres car tu cultives la perfidie et la dissimulation. Par expérience, nous avons une peur bleu des personnes de cette nature.

Daniel Kablan Duncan, si nous comprenons bien était donc en embuscade dans l’antichambre de la primature. Il assistait stoïquement aux humiliations en conseil des ministres de son prédécesseur, Me Ahoussou Jeannot. Il attendait avec une patience de caméléon une situation conflictuelle pour se voir propulser à la tête du gouvernement. L’expérience politique ivoirienne nous oblige à nous méfier de tous ceux qui participent sans scrupule à la combine politicienne pour vue que cela arrange ou avance leur carrière.

Nous détestons les combinards par nature. Nous avons gardé pour Grégoire Philippe Yacé, un profond dégout à cause du rôle néfaste et criminel qu’il joua contre ses propres amis dans l’affaire des complots de 1963. Daniel Kablan Duncan, est aujourd’hui dans cette logique. Il ne lèvera pas le petit doigt pour sauver les pro-Gbagbo des humiliations quotidiennes.

Dans l’actuel gouvernement, il oublie que plus de la moitié du personnel politique de exécutif national est composé des ressortissants de la région nord de la Côte d’Ivoire. Il faut y ajouter le président de la république et le secrétaire général du Gouvernement ainsi que les conseillers malinkés Qui assistent au conseil des ministres. Nous sommes en plein dans l’Etat RDR, avec des miettes pour les autres groupes ethniques.

Il y a une image qui symbolise Daniel Kablan Duncan, c’est un homme qui a une solide connaissance de la haute finance international. Mais c’est un homme incapable en politique de comprendre et de devancer les problèmes pour éviter qu’ils ne portent atteinte à l’harmonie et à l’équilibre de la société. Pourquoi dans les heures sombres du bédiéïsme, ne s’était-il pas opposé frontalement à l’ivoirité ? Personne ne lui posera cette question.
Il ne pourra pas aujourd’hui s’opposer au rattrapage ethno-tribal en cours dans le pays dont il est le chef du gouvernement. C’est un homme qui n’apportera pas de solutions aux souffrances des ivoiriens.

Comme l’irakien Tarek Aziz, sa fidélité au président de la république le rend insensible aux souffrances de ses propres compatriotes. Il ne veut pas avoir de divergence avec le calife qui à fait de lui le grand vizir du sultanat cacaoyer, ce qui lui permet de jouir abondamment des frais de missions que le sultanat endetté peut offrir à ces ministres en mission de shoping aux USA.

Pour dire la vérité Kablan Duncan, c’est un attentiste. C’est-à-dire, qu’il est de ceux qui pensent qu’il faut laisser pourrir les problèmes dans une attente sans fin pour épuiser ceux qui sont en face et les amener à accepter un compromis boiteux.

Son rôle trouble dans le coup d’Etat qui renversa le président Henri Konan Bédié, le jeudi 24 décembre 1999, est dans toutes les mémoires. Ce jours là s’il avait pris le peu de courage qu’il avait dans son âme et était allé au camp militaire d’Akouédo, pour discuter avec les mutins et débloquer l’argent nécessaires aux primes que revendiquaient les soldats on en serait pas à ce qui fut la porte ouverte à la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. N’était-il pas le chef du gouvernement qui avait lancé un mandat d’arrêt international contre le Dr Allassane Dramane Ouattara ? Personne ne lui posera cette question.

Si dans les négociations de formation du gouvernement actuel, le président Bédié avait proposé le maintient de Me. Jeannot Ahoussou, en lieu et place du retour de Daniel Kablan Duncan. C’est cet attentisme qui fait de lui un homme qui ménage ses arrières comme un renard. Toujours entre deux chaises, il veut toujours mettre ses deux pieds dans le même soulier dans l’attente d’un compromis toujours introuvable.

Incapable d’anticipation et de reflexe politique à long terme, il privilégie l’économie en oubliant qu’elle est liée à la stabilité politique. Comment Daniel Kablan Duncan, avait réagit quand le conseil des ministres présidé par le Dr Allassane Dramane Ouattara, avait abordé la naturalisation de près de quatre millions de burkinabés ?

La réponse est simple, il était muet comme une carpe cela ne concerne pas le grand vizir du sultanat. Exactement comme dans la période trouble de l’ivoirité circulez cela ne le concerne pas? En réalité il se fait tout petit comme une souris dès qu’il y a une grande question d’intérêt nationale. Il veut durer à son poste, il n’a que cela comme ambition et rien de plus.

Loin de lui jeter la pierre, nous sommes de ceux qui n’attendent rien de lui. Il ne nous inspire pas confiance. C’est un petit jouisseur, un flambeur qui se croit au casino, il n’a pas le sens de l’intérêt général, c’est un laxiste, un calculateur qui n’a que ses petits, petits et sordides intérêts personnels comme projet politique voilà pourquoi le président Henri Konan Bédié qui le connaît le tient à distance et cherche à le déloger de la primature en faveur d’un akan de son propre sérail.

Nous voulons simplement qu’il sache en ces heures sombres et difficiles pour le plus grand nombre que son comportement de jouissance de l’argent public, est indigne et que l’opinion ivoirienne a retenu de lui l’image d’un goujard c’est-à-dire un homme sans retenue, qui n’a que le profit et son confort personnel comme finalité en politique.

Il ne nous verra pas dans la longue file de ceux qui le congratulent aujourd’hui car nous savons à l’avance que le pouvoir est éphémère. Tout est vraiment éphémère dans la vie politique ivoirienne. Tu peux perdre demain tout ce que tu as eu en politique. Il doit se réjouir du fait que certains de ses compatriotes lui disent tout haut ce que des millions d’ivoiriens pensent tout bas.

En claire la sécurité des ivoiriens, l’avenir des universités, les réfugiés, les plantations occupées. La restitution des maisons occupées par les Dozos, les Zozos, les sakos et les Gogos à leurs légitimes propriétaires, tout cela n’est pas de sa compétence. Voilà ici le portait psychique et psychologique ainsi que le visage réel de notre frère, l’Akan de couverture et de service qu’est : Daniel Kablan Duncan, l’homme qui est allé dilapider 400 millions d’argent public en shoping et en villégiature aux USA.

III – Les ivoiriens et l’argent facile

Le président Houphouët-Boigny, avait dit un jour, qu’on ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille les arachides. En d’autres termes on ne contrôle pas celui qui garde l’argent de tous. Cette culture du laisser faire et du laisser piller a été préjudiciable à la Côte d’Ivoire toute entière.

Il faut pour l’avenir redéfinir les bases du rapport de l’homme ivoirien avec l’argent. Comment une quantité aussi importante d’armes ont-elles pu rentrer en Côte d’Ivoire au nez et à la barbe de nos forces de défense et de sécurité pour mettre le pays à feu et à sang ?

Pourquoi aucun policier, aucun douanier ni même un seul gendarme n’a eu simplement l’idée de fouiller ces gros camions sensés transporter des bœufs et des moutons, alors qu’en réalité ils convoyaient les armes qui allaient créer la mort des ivoiriens et la désintégration de leur pays ? Les forces de l’ordre sont-ils au service du pays ou à leur propre service ?

Encore une fois ce n’est pas l’argent qui est en cause ici, c’est ce qu’on peut faire avec l’argent pour détruire un pays. Ou priver un pays et ses habitants de la richesse nationale produite par la majorité de la population qui est fondamentalement dangereux et injuste pour la survie de la nation.

Pourquoi la surfacturation des complexes sucriers n’a pas eu de suite judiciaire pour les heureux bénéficiaires de cette surfacturation dans laquelle des complexes que les voisins ont payé à 5 milliards ont coûté 11 milliards à la Côte d’Ivoire c’est dire, plus que le double du prix d’achat normal. Ainsi donc sur un complexe sucrier les ministres indélicats ont empochés 6 milliards de surfacturation et sur les cinq complexes sucriers un total de 30 milliards de francs CFA.

C’est quand même ahurissant. Quel est ce pays bizarre, qui dans une sorte d’insouciance maléfique qui frise l’inconscience, on peut tranquillement utiliser des petites combines mafieuses d’alcôves pour s’enrichir avec l’argent public sans craindre la moindre poursuite judiciaire ? Si un voyage de Duncan et compagnie coute 400 millions, imaginez la facture d’une dizaines de ce genre de voyage ?

Quel est donc ce pays bizarre qui marche sur sa tête et qui accepte avec une bizarrerie inuit que les sociétés d’Etat tombent presque toutes en faillites sans la moindre poursuite contre la gestion des responsables de ces faillites ? Quel est ce pays bizarre, dans lequel le chef de l’Etat qui constitutionnellement n’a pas le droit de se livrer à des activités commerciales dit publiquement que la vente de ses ananas et de ses avocats lui rapporte 8 milliards de francs CFA par an, sans que la cour suprême n’émette la moindre protestation ?

Dans ce pays bizarre ou les examens, les concours, les diplômes, les cartes d’identités se vendent et s’achètent, comment y vivre sans argent ? Tel est le minable visage que nous offre une vie nationale de gabegie, de corruption et de détournement par les élites politiques ivoiriennes en ces années de souffrances. Les attributions de marchés publics entre amis, entre famille et sans appels d’offres, le tout dans une atmosphère mal saine qui ne dérange ni le sultan et son grand vizir. Tout cela est déplorable et gênant pour tout le monde. Les gens n’en parlent pas pour éviter les histoires et autres règlements de comptes. Mais bon Dieu le pouvoir est-il aveugle. Tout cela va finir mal pour tout le monde.

La faillite des hommes, des élites et des institutions va entraîner la faillite morale, économique et sociale de la nation tout cela dans une atmosphère ridicule, délétère, de honte et de perte d’estime de soit. L’argent roi, l’argent Dieu, l’argent comme finalité de l’action politique au détriment du bonheur commun. Telles sont les voies auxquelles les élites ivoiriennes doivent tourner le dos s’ils veulent aider leur pays à se relever.

Nous ne sommes nullement pas contre l’argent, mais l’expérience à prouver que celui qui est trop porté sur l’argent peut accepter l’argent et laisser des armes entrer dans son propre pays pour faire tuer des innocents. Ne plus faire de l’argent une idole, ne plus faire croire aux ivoiriens que celui qui n’a pas d’argent est un être inferieur et sans valeur.

Tel doit être désormais selon nous, le travail pédagogique que les élites et la société civile ivoirienne doivent faire en commun pour recentrer la fonction de l’argent dans la vie sociale et dans les rapports interpersonnels découlant du mouvement globale de recomposition de la société ivoirienne. Ceux qui le disent ne sont ni des opposants ou des rebelles, mais des fils du pays qui souhaitent le meilleur pour leur pays et son peuple.

IV – Les mesures à prendre maintenant et tout de suite

Le président Allassane Ouattara maintenant qu’il sait et c’est lui-même qui a annoncé cette gabegie financière à la nation, c’est à lui de prendre les mesures qui s’imposent par respect pour les ivoiriens.

- La première mesure pratique de lutte contre la corruption et la gabegie financière dans notre sultanat cacaoyer, est de limiter par une loi budgétaire l’endettement de notre pays la Côte d’ivoire afin de maitriser le taux d’endettement du pays. La croissance à crédit n’a jamais fait le bonheur de personne ici bas.

- il faut maintenant et tout de suite demander à tous les participants de ce voyage de rembourser rapidement les sommes indument perçus. 150 millions est une grosse somme à une époque ou les hôpitaux sont sans médicaments et certaines régions sans eaux potables ni électricité.

Il faudrait en outre dans un souci d’efficacité et dans l’intérêt de la justice qui a été tant de fois bafouée dans notre pays, que la corruption et les détournements de ce genre soient criminalisées dans le code pénal de la Côte d’Ivoire afin que les cas de corruption et de gabegie ne soient plus jugé en correctionnel mais en cour d’assise.

- que l’attribution des marchés publics se fasse dans la plus grande transparence, loin des systèmes opaques qui existent encore aujourd’hui dans ce sultanat cacaoyer qu’est la Côte d’Ivoire. L’attribution de marché d’Etat à des entreprises appartenant à des membres de la famille présidentielle est gênante pour tout le monde, il faut en finir avec ce genre de situation qui n’est pas exemplaire pour la bonne gouvernance.

- Qu’une loi applicable en Côte d’Ivoire écarte les entreprises multinationales impliquées et reconnus coupables de corruption dans leur propre pays d’origine afin qu’elles ne soumissionnent pas aux appels d’offres dans nos pays fragiles d’Afrique, de peur qu’elles nous importent leurs perversions, leurs combines et leurs habitudes de corruption.

- Cette mesure existe déjà en Football, ou un joueur suspendu pour une faute dans son propre pays, ne peut jouer de match officiel nulle part au monde. Car le danger pour l’Afrique et la Côte d’Ivoire est de voir ces entreprises avec leur puissance financière influencer nos choix politiques si ce n’est déjà fait.

- À l’heure de la mondialisation, il faut briser les situations de monopole dont jouissent encore certaines entreprises françaises comme aux temps des grands comptoirs coloniaux. Elles sont devenues de véritables pieuvres dans la vie économiques de la Côte d’Ivoire, empêchant grâce au soutien des banques Européennes implantées en Afrique, l’émergence d’une libre et saine concurrence commerciale au profit du consommateur ivoirien.

- Qu’une loi frappe à vie d’inéligibilité toutes personnes coupables dans une affaire de corruption et de gabegie financière dans toute la Côte d’Ivoire.

- Que des dispositions judiciaires soient prises pour saisir leurs biens en faveur de l’Etat, les privant ainsi de nuire à nouveau, les dépouillant ainsi de l’impunité qui les couvrait depuis des lustres, les privant ainsi de leur arrogance, de leur suffisance, de leur mépris pour l’Etat et surtout des fêtes tonitruantes qu’ils organisent pour se faire voir des masses spoliées et affamées de nos villes et campagnes, fêtes pendant lesquelles le champagne rosé coule à flot et où le caviar se mange à la louche.

- que l’inéligibilité et l’interdiction d’activités commerciales de longue durée frappent tous ceux qui par leur mauvaise gestion ont conduit nos entreprises d’Etat en faillite mettant ainsi au chômage de braves gens qui ne demandaient qu’à vivre simplement de leur travail. Cette mesure si elle est appliquée empêchera ces mauvais gestionnaires de se porter acquéreurs des sociétés qu’ils ont eux mêmes conduites à la faillite.

- et enfin interdiction à toutes personnes exerçant un mandat public de posséder un compte à l’étranger.
Nous sommes persuadés Mesdames et Messieurs, qu’un simple début d’application strict de ces mesures, fera sensiblement reculer la gabegie, la prévarication et la corruption rampante qui gangrène la cote d’ivoire et nos malheureux pays africains.

Ce que nous proposons finalement, n’est absolument rien à côté de ce qui pourrait arriver, car le risque est aujourd’hui grand pour que la lutte armée soit l’unique solution pour changer l’ordre politique, économique et social, actuel perverti par la corruption, la prédation, la gabegie, le népotisme et le tribalisme dans ce sultanat cacaoyer qu’est la Côte d’Ivoire.

V – Postulat de Conclusion Générale

A la chute du président Henri Konan Bédié dont Daniel Kablan Duncan, était hier le Premier Ministre, une allégresse populaire s’était emparée des ivoiriens. Quand on les interrogeait sur le pourquoi de cette fête des rameaux. Ils disaient pour la plupart, que le détournement des 18 milliards de la communauté européenne et l’incapacité du gouvernement de Kablan Duncan à prendre des mesures pour arrêter les coupables, et les déférer devant la justice, avait achevé de les convaincre de ne plus se reconnaître dans ce gouvernement porteur de l’ivoirité dans la vie politique nationale.

Aujourd’hui, c’est le même Daniel Kablan Duncan, toujours lui le porteur de poisse qui, dirige un gouvernement porteur du rattrapage ethno tribal et qui vient d’étaler un gaspillage honteux de l’argent public. Dans d’autres pays pour moins que cela le parlement exige la démission des personnes impliquées et non le seul DAF Lucien Kouassi Oka, qui n’est qu’un lampiste. Duncan est aujourd’hui dans une position ou il ne peut plus demander aux ivoiriens de serrer la ceinture. Il aura du mal à parler des difficultés des ivoiriens, on le traitera de rassasié et de magouilleur. Il apparaît désormais dans le regard des ivoiriens comme un jouisseur et un profiteur à la petite semaine.

Il faut mettre de la rigueur dans la gestion de l’Etat, car un gouvernement de pillage, de gaspillage, de corruption de détournement et de gabegie n’a jamais fait le bonheur d’aucun peuple sur la terre. La pauvreté et la désespérance ont gagné du terrain en Côte d’ivoire.
Le chômage est tel que beaucoup de familles n’ont qu’un seul repas par jour et quel repas alors, du riz sans huile avec un semblant de sauce tomate bourrée de piments qui avec de l’eau comme boisson vous donne l’illusion d’être rassasier, voilà le quotidien des familles nombreuses dans un univers de décadence et sans horizon.

La plupart des jachères villageoises sont transformés en plantations d’hévéa au point que la région de Dabou n’a presque plus de manioc. L’indépendance nationale est lui un marécage dans lequel il est impossible de discerner ce qui libère de ce qui asservit, et ou il est impossible de faire la différence entre amis et ennemis qui siègent au gouvernement. PDCI et RDR, se mélangent pour mieux s’inter changer.

Un Etat de cette nature ne peut déclencher aucune dynamique d’unité, au contraire la parcellisation de l’Etat et des institutions continue de plus belle. Mais alors que vaut la souveraineté sans la responsabilité sur ce qui doit être gouverné, c’est-à-dire les êtres humains, les ressources du pays et les choses ?

Des révoltes fractionnées ne tarderont pas à éclater avant ou après les élections de 2015 et nous savons à l’avance qu’elles ne seront pas bénéfiques au pays. Car elles conduiront au morcellement et à des désordres plus grands. Quant aux révoltes sociales, elles sont plus que probables, étant donné la crise politique, économique et financière ignorée par les Kablan Duncan et consorts.
Elles commenceront par des grèves peut être sauvages qui se généraliseraient dans le pays. Voilà pourquoi il faut sortir du rattrapage ethnique pour faire de la réconciliation nationale une réalité vivante de la recomposition de la Côte d’ivoire nouvelle que nous appelons de tous nos vœux.

Daniel Kablan Duncan, s’il retrouve la porte de la vraie l’humilité et du volontarisme en politique, qualité qui lui ont si souvent fait défaut, pourra participer à ce renouveau, à condition qu’il sorte définitivement de la fourberie politique, des petits calculs de profiteur et de prévaricateur, pour faire de la primature un lieu de propositions et d’échanges constructifs avec la société civile ivoirienne et le monde extérieur.

L’écrivain anti fasciste roumain, Emile Michel Cioran, résume ici notre propos de ce jour : < < Entre une gifle et une indélicatesse, on supporte toujours mieux la gifle>>
Malheureusement Daniel Kablan Duncan, par ses frais de voyage exorbitants, nous a donné la gifle et l’indélicatesse, c’est cela qui est difficilement supportable pour tous ceux qui ont du riz au piment comme repas du premier au quarante du mois.
Merci de votre aimable attention.

Dr Serge-Nicolas NZI
Chercheur en Communication
Tel. 0041792465353
Lugano (Suisse)
Email : nicolasnzi@bluewin.ch
ivorian.net

08:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

scandales à répétitions...

Après le nouveau scandale de la "jeune assistante ministérielle" qui travaille certainement durement puisque son travail est essentiellement de nuit, seul les sous-fifres trinquent... Toungara est indéboulonnable semble-t-il. Et Ouattara qui tape de la table parait-il au conseil des ministres... La table doit être incassable, ou alors le poing de Ouattara tellement mou que personne n'entend rien, ni ne voit rien...
Quelques réflexions glanées sur la toile. Pour changer des photos d'hommes véreux, je vais vous présenter un autre "nordiste avec une fille", mais là nous parlons de Mamadou Ben Soumahoro, -rien à voir avec Amadou Soumahoro alias Cimetierre-,
en exil, dont les avoirs sont gelés, exemple d'intégrité et de valeurs familiales, ici en compagnie de sa fille, et qui peuple les nuits de Ouattara et de son épouse de quelques cauchemars...Comme quoi s'habiller en blanc le vendredi comme Ouattara ne fait pas de vous forcément un homme digne et intègre.
Shlomit




Les Lobognonneries semblent contaminer tout le gouvernement Ouattara. La plupart des ministres ont au moins une "assistante personnelle", terme générique qui ne désigne rien d'autres que des maîtresses vachement entretenues au frais du contribuable.Frank Toti

RIEN ne nous étonne avec le RDR,nous sommes habitué á ce genre de scandale avec eux -C'est pourquoi il faut les botter en touche. Souvenez-vous de  dame DIABY AMINATA, épouse du médecin de Dramane ouattara , ex DG des Cultes, qui s’était rendue coupable du détournement de plus de 700 millions de FCFA au détriment des pèlerins et religieux ivoiriens , en 2013 n’a jamais été entendue par la Justice ni inquiétée outre mesure.

Bien au contraire, au lendemain de son forfait, elle a été promue au poste de Préfet dans le département d’ALÉPÉ ou elle exerce en ce moment.
Voilà la bonne gouvernance, la justice et l’impartialité sous le régime sanguinaire du chef de l'usurpation DRAMANE Ouattara.
Adolphe Inagbe

La dernière mission menée aux États-Unis par Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien et quelques membres du gouvernement Ouattara à l'occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale aura coûté 400 millions de F CFA (soit 610 687 euros) pour un budget initial alloué fixe à 250 millions F CFA (soit 381 679 euros). Selon une source de Jeune Afrique proche de la présidence, lors de missions à l'étranger " des ministres étaient logés dans des suites présidentielles, et une assistante d'un ministre percevait 3 000 dollars ( soit 1.500 000 F CFA) de frais par jour". Pire, certains voyages étaient "à la fois pris en charge par les pays hôtes et encore par l'État ivoirien".

Comme réaction Ouattara aurait :
1 - le 03 octobre 2014, lors du Conseil des ministres extraordinaire (tenue avant son départ en Corée du Sud), limogé M.Oka Kouassi Lucien le DAAF de la primature,
2 - le 16 octobre, en Conseil des ministres hebdomadaire, "vigoureusement recadré" ses ministres. Il aurait "mis fin au gaspillage". "Désormais, tous les voyages à l'extérieur" seraient "validés en Conseil des ministres". Mesures que le porte-parole du gouvernement, dans son compte-rendu du Conseil des ministres, s'est contenté d'annoncer comme étant une décision du "chef de l'État de mettre fin aux abus ayant cours dans les voyages à l'étranger."

Je m'interroge :
Pour des faits similaires de surfacturation lors de la rénovation de l'université de Cocody, le DAAF avait lui aussi été limogé sans plus. Son ministre, Cisse Bacongo n'a jamais été inquiété, mieux il a obtenu une promotion.
Peut-on objectivement pour ce cas présent exclure la responsabilité du Premier ministre Kablan Duncan ? Qui est le ministre de l'Économie et des finances ? Qui répond de Lucien Kouassi Oka ? Exécute-t-il les dépenses sans s'en référer à son supérieur hiérarchique ?
Lorsqu'il y a détournement des deniers publics ou mauvaise gestion ou abus de pouvoir, l'État ivoirien ne dispose-t-il pas de mécanisme à actionner aux fins de mener des enquêtes, situer les responsabilités et punir les auteurs ? Pourquoi parler de recadrage quand les faits avérés sont d'une telle gravité ? Les ministres sont ils au dessus de la loi ?

Pauvre Côte d'Ivoire ! Tu n'as pas encore fini de voir des vertes et pas mures avec Ouattara, ses dozos et "dozos en cravates" se sucrant,emmargeant et émergeant sur le dos de tes pauvres enfants que voici qu'apparaît une autre race, plus sournoise, plus dangereuse encore : "les microbes en cravates".
Djagoyouwle Ogbawoli


LES HAPPY FEWS DU PALAIS DE DRAMANE QUI GÈRENT TOUTES LES AFFAIRES DE L'ETAT EN FAMILLE

Un dense réseau de patron gravitent autour du tout puissant ministre de l'intérieur de Dramane Ouattara, en la personne de Hamed Bakayoko‬ à commencer par son frère Zoumana bakayoko‬ qui lui a le "gâteau" de la société spécialisée dans les infrastructures de telecom "swindevco". Ce dernier qui s'est permis d'introduire (contrat gré à gré) dans milieu des "contrats juteux ivoiriens" le Franco-Libanais Philippe Nakad, patron de Yara West Africa.
Hamed Bakayoko, lui même a ouvert les portes du pays au Turc Nihat Ozdemir, président de Limak Group of Compagnies (qui a le contrat de construction de la centrale hydroélectrique sur le fleuve Sassandra).
Une autres Happy Fews du palais, Bintou Toungara Kamara, la fille du très cher ministre Adama Tougara, ministre qui s'est permis de dormir pendant des années à l’hôtel Pullman (un hôtel huppé du pays) aux frais de l'Etat. Ministre dont la secrétaire particulière, Eva Traoré touche 3000 dollars/Jour lors des missions.
Bintou Toungara Kamara, qui pour prendre sa part du gâteau ivoirien a créé coup sur coup Stylus Sarl et Tanassa technologie en 2012, deux entreprises spécialisées dans l'intermédiation financière et la biométrie. Avec donc l'aide de son père qui conserve toujours ses réseaux dans le domaine, la fille du père ministre, se gave du "gâteau" de Petroci et de la SIR.

C'est cela la nouvelle civ2025‬ émergente. la ‪‎civ2010‬ des réseaux et des familles.
Jean Chrésus


Ali baba fait son bazzar:
Bictogo (valise d'argent sans fond) Hamed Bakayoko (Jet Prive pour pour ces momes, Adama Tounkara (3000$ pour la maitrresse, Duncan 400 000 000 fcfa,
Silvere Dadie

Finie la saga des maîtresses à bord des rav sous la réfondation,place à la solution et l'Etat travaille pour nous.
Désormais,les "assistantes" font leurs emplettes dans les nouvelles boutiques de cap sud avec leurs Range Rover Supercharged full option (100.000€ hors taxes douanières).
C'est fait dans une autre vie,je naîtrai assistante ministérielle, en plus le boulot est "Mou et faible" mais assurément bien rémunéré.
Soualio Doumbia
c'est pas Rav4 "France au revoir" de tes parents ré fondateurs là ,pour eux là ça vient de chez le concessionnaire.
Ky Cho

Le RDR est entrain de recompenser les petites militantes du parti qui « massaient et réchauffaient » la nuit les cœurs de ses vieux cadres et dirigeants pour leur éviter une crise ou un arrêt cardiaque soudain dû aux émotions fortes pendant les moments chauds de la guerre postélectorale et leur séjour au Golf Hôtel.

Sinon c’est quel travail une assistante en CI va faire pour mériter $3,000 par jour ? Ces filles-là leur ont sauvé la vie, et à l’époque à l’hôtel du Golf, elles le faisaient gratuitement. Elles ont rendu de grands services au RDR à la sueur de leurs fesses, tous les soirs, gratuitement, pendant des mois. Aujourd’hui que le RDR est au pouvoir, elles sont enfin récompensées.

Pour une fois dans sa vie le RDR est reconnaissant. Et on ne peut quand même pas appeler ces filles « djantras administratives/ministérielles », ce ne serait pas correct. Le terme « Assistante Ministérielle » est mieux indiqué, plus correct et professionnel.
Maitre-Namory Fatogoma Dosso

Très belle trouvaille: assistante ministérielle. Pour une fois, un concept nouveau fait son apparition au dozoland.
Alain Yves Ahyté


Voici EVA TRAORE, la fameuse "assistante"(?) qui touche un salaire JOURNALIER émergent de $3000 (trois mille dollars). Ça se passe chez eux. Le Directeur financier de la primature aurait été licencié et à peine le Président lui-meme a fini de "taper du poing sur la table" que EVA se retrouve dans une autre mission en France ou elle est au moment ou nous publions ces lignes. Les jaloux, taisez vous hein. Au Rdr on dit qu'elle est allée a l’École pour mériter ce salaire. Oui 1 Million et demi de Fcfa par JOUR. Ce qui est surtout important c'est que, le Prési a "tapé du poing sur la table", donc ça suffit pour ne pas l'associer à toutes ces gabegies.
Tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr x 322 mille km2

Matt De Bouabre


07:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

reprise de la grève de la faim

Les 370 prisonniers politiques de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan) s’apprêtent à reprendre la grève de la faim illimitée qu’ils ont suspendue depuis le 26 septembre 2014 en attendant la réponse des autorités ivoiriennes à leurs demandes légitimes de respect de leurs droits les plus élémentaires à la vie, aux soins, aux visites, ainsi que le droit le plus absolu dans un véritable Etat de droit d’être jugé équitablement.

Nous militants du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes dénonçons avec la plus grande énergie ces centaines d’otages du régime aussi illégitime que liberticide imposé par la force et dans le sang au peuple ivoirien depuis le 11 avril 2011. Constitué tant des représentants de l’ancien Régime des plus illustres (Simone et Laurent GBAGBO, Charles BLE GOUDE,…) aux plus anonymes (civils et militaires injustement accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat), ces boucliers humains sont indignes d’un Etat prétendument démocratique installé et soutenu par la Communauté internationale, France en tête.
Ils ont déjà sacrifié leur liberté et pour certains leur vie pour les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité gravées sur les frontons de nos institutions françaises et internationales. Alors allons-nous encore les laisser se battre sans rien faire d’autre que de compter les morts ?
«Qui est neutre dans une injustice se range du côté de l’oppresseur.» Desmond TUTU
C’est pourquoi nous avons lancé l’opération « SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES DE CÔTE D’IVOIRE » qui se déroulera sur une semaine à compter du lundi 20 octobre 2014, date annoncée de la reprise de la grève de la faim illimitée des 370 prisonniers politiques de la MACA sauf avancée notoire des autorités ivoiriennes sur leurs principales revendications.
Nous invitons tous les militants du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à se rassembler avec nous devant 5 des « grandes » ONG françaises par le nom et les financements publics perçus, mais pas forcément par la présence auprès des victimes, en ce qui concerne la Côte d’Ivoire tout au moins. Alors que nous espérions pouvoir compter sur elles pour défendre les Droits de l’Homme à nos côtés et à ceux d’autres peuples africains en proie au néocolonialisme, nous déplorons leur parti pris dans la tragédie ivoirienne qui a été de cautionner l’avènement d’une rébellion armée commanditée par Dramane OUATTARA et dirigée par Guillaume SORO, respectivement Numéro 1 et 2 de fait du régime sanguinaire actuel.

Christine Tibala

Plus d’infos sur : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/…/solidarite-a...
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/…/greve-de-la-...
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/…/les-prisons-...
http://new.livestream.com/OvajabMedia http://contrepoids-infos.blogspot.fr http://notrevoie.com
http://www.legrigriinternational.com http://soutienetliberte.wordpress.com http://panafricain.com
http://indignez-vous.hautetfort.com http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com http://re.ivoire-blog.com
http://regardscroises.ivoire-blog.com http://www.kamayiti.com http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com

00:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Scandale financier au Dozoland:

Kôsso kôssô.... l'assistante très personnelle du Ministre du pétrole et de l'énergie AdamaToungara émargeait à 3000 dollars par jour dans la cadre d'une mission effectuée aux USA en compagnie de son patron ...oui oui vous avez bien lu soit plus de 1.500 000 francs par jour !
Quant à Daniel Kablan Duncan Premier ministre (toujours lui ,après les 18 milliards de l'union européenne en 1998) de son état et dans le cadre de ce même déplacement avec quelques membres du gouvernement, son déplacement a fait l'objet dune surfacturation à 400 000 millions de Franc CFA (soit la somme de 610 687 euros ) pour une mission dont le coût était initialement fixé à 250 000 millions de Francs Cfa.

Comme d'habitude en pareil cas, C'est le directeur financier Lucien Oka Kouassi qui a servi de fusible et qui a sauté. Les vrais responsables et les donneurs d'ordre eux, ne sont nullement inquiétés.
Et que dire des multiples voyages de Dramane Ouattara qui eux échappent curieusement au détecteur des coûts...
Les voleurs ne sont visiblement pas ceux que certains s'échinaient à montrer du doigt.
Ils ont fait la guerre et mis la Côte-d'Ivoire sens dessus dessous pour ça... pour se servir et laisser le peuple mourir de faim.
Tout ça pour ça...
Pauvre Côte d'ivoire
MALCOLM ANY, mis en ligne par Rose Josee

00:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Eva Traoré, l’assistante « personnelle » du ministre qui valait 3000 dol lars jour !

Le ministre du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara et son assistante très personnelle, Eva Traoré
L-assistante-personnelle-du-ministre-payee-a-3000-dollars-jour
Il y a quelques jours, La Lettre du Continent dévoilait une histoire incroyable d’un ministre ivoirien qui avait effectué un déplacement aux Etats-Unis, avec une assistante personnelle, payée à 3 000 dollars par jour, comme frais de mission. Le magazine n’avait pas donné de nom. Aujourd’hui, nous sommes capables de vous dire qu’il s’agit du ministre du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara et de son assistante très personnelle, Eva Traoré.


La jeune femme, selon ce qu’elle publie elle-même sur son compte Instagram, ne donne pas dans la dentelle. On la voit dans des bars devants du champagne, dans des salons et restaurants huppés entourés d’amis festoyant, etc  Sa dernière folie est un téléphone Blackberry Passport flambant neuf qu’elle brandit fièrement, et dont elle a publié l’image, sans doute pour montrer qu’elle est une nouvelle riche. Et comme si le scandale de la mission des Etats-Unis ne leur a pas servi de leçon, l’assistante très personnelle est depuis deux jours, en mission à Paris, moins d’une semaine après son retour des Etats-Unis. Combien touche-t-elle par jour comme frais de mission, pour cette mission ? On n’en sait rien.

Au ministère de l’Energie, il se murmure qu’elle n’a jamais pu produire une note, alors qu’elle est au service Communication. Jadis au ministère de la Justice, elle s’était faite remarquer en disparaissant avec les enveloppes des journalistes, à plusieurs reprises.

Eva Traoré fait partie de cette nouvelle race de jeunes filles, abusivement appelées « assistantes » qui sont dans le sillage de certains ministres et dont on ne connait aucune compétence professionnelle précise. Plusieurs ministres ont ainsi des assistantes bombardées au service Communication, sans qu’elles ne soient capables de rédiger un plan de communication, et laissant d’autres personnes plus outillées, faire leur boulot à leur place, sans que ces dernières bénéficient du fruit de leur compétence.
Plusieurs ministres sont dans ce cas. L’on peut citer, sans que cette liste soit complète Cissé Bacongo, Alain Lobognon et même le jeune ministre Cissé Abdourahamane, qui ne se déplace jamais sans au moins une assistante personnelle (elles sont plusieurs dans son cabinet), parmi lesquelles, une fille de Djény Kobinan. Nous y reviendrons.

NB: Le titre est de la rédaction
Leconfin
la régionale.com

00:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

20/10/2014

pour info...et un scandale de plus!

23:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les condoléances de l'AIRD

RAPPEL À DIEU DE MAMAN GADO: LES CONDOLÉANCES DE L'AIRD

20100828
                gbagbo mere (48b).jpg

C’est avec une profonde affliction que les Ivoiriens ont appris, telle une traînée de poudre, le rappel à Dieu, le 15 octobre 2014, sur le chemin du retour sur sa terre natale, de notre patriarche Marguerite GADO, mère du président Laurent Gbagbo, dont la détention injuste à La Haye en ajoute à notre profonde peine.

L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) voudrait, malgré tout, rendre grâce et gloire au Seigneur pour nous avoir donné une maman d’exception et pour lui avoir accordé de frôler le centenaire.

Devant la détresse collective et notre peine insurmontable, qu’amplifie un certain contexte insoutenable, nous nous inclinons avec respect et déférence devant la mémoire de maman Marguerite GADO, qui aura tout donné à son pays, sans faiblir ni faillir, et sans rien en attendre en retour, jusqu’à la dignité des conditions de son départ. Bien qu’ayant fait offrande, en sacerdoce, de son fils Laurent Gbagbo à l’Afrique, elle a payé de nos turpitudes et de nos combats politiques le prix de près de quatre années d’exil, de surcroît les dernières de sa vie, alors même qu’elle n’a jamais occupé la moindre position politique dans le pays.

20100828
          gbagbo mere (12).JPGLa direction et les militants de l’AIRD, se joignent au ministre Eric KAHE, président en exil du parti, pour assurer le président Laurent Gbagbo, les enfants, les petits-enfants, la famille et les familles alliées, ainsi que le FPI, de leurs sincères condoléances et de leur compassion fraternelle. Ce deuil étant aussi le nôtre, nous comptons y prendre toute notre part, filiale et pieuse, afin qu’hommage soit rendu au symbole du don de soi et de la dignité.

Fait le 17 octobre 2014,

 Le Ministre Eric KAHE.
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à mettre en parallèle avec les mots que Mamadou Koulibaly aurait envoyé à Laurent Gbagbo, et rapporté par Koaci.com

Côte d'Ivoire:
          3 ans après, Koulibaly écrit à GbagboMamadou Koulibaly a adressé un courrier à son ex mentor Laurent Gbagbo après le décès de sa mère.
L’ex numéro deux sous le régime de l’homme détenu à la Haye, a d’abord souhaité comme de coutume, ses condoléances à ce dernier, avant de lui souhaiter beaucoup de courage dans la période difficile qu’il traverse. « Je viens par la présente m’incliner devant sa mémoire et présenter, à toi, à Jeannette et à toute la famille, mes sincères condoléances », a indiqué le président de Lider, avant d’ajouter. Te souhaitant beaucoup de courage dans cette période difficile, je te prie de recevoir mes salutations fraternelles. »

Pourquoi divulguer ces trois lignes dans la presse? Franchement n'importe quel ivoirien anonyme peut écrire aussi bien et certainement mieux encore, avec son coeur et ses larmes, et sans s'en vanter devant témoins.
Shlomit



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Point de presse de PASCAL AFFI N’GUESSAN, Président du FPI

« CE PROCÈS EST UN PROCÈS POLITIQUE »

Le point de presse de ce jour est consacré à l’ouverture du procès en cour d’assisses Ministère public contre le Premier ministre Aké N'Gbo et quatre-vingt-neuf (89) autres militants du Front Populaire Ivoirien et Pro-Gbagbo, dont Pascal Affi N'Guessan, Sangaré Abou Drahamane et Simone Ehivet Gbagbo, président, 1er Vice-président et 2ème vice-présidente du Fpi, les ministres Danielle Boni-Claverie, présidente de l'URD ; Professeur Georges Armand Ouégnin ; Jean-Jacques Béchio, président du Parti pour la Côte d’Ivoire ; le gouverneur Henri Philippe Dacoury-Tabley ; Geneviève Bro-Grebé, présidente des femmes patriotes de Côte d’Ivoire, etc. Sur cette liste, figurent également des citoyens ordinaires, simples employés ou agents de l’administration, des amis du Président Laurent GBAGBO qui ont eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment, et un jeune enseignant d’Université dont le tort est d’être le fils ainé du Président Laurent GBAGBO.

Sur les 89 accusés, ce sont 83 personnes qui comparaîtront. Au terme de l’instruction, 05 personnes ont bénéficié d’un non-lieu et, comme vous le savez, notre camarade, notre frère, le syndicaliste Manhan Gahé Basile qui était en prison avec nous, et qui figurait sur cette liste, est mort des suites de sa longue et douloureuse détention. Il ne sera pas avec nous à la barre pour prouver lui-même son innocence dont nous autres nous sommes convaincus. Nous devons rendre hommage à sa vie et à son combat pour les droits sociaux et les libertés politiques en Côte d’Ivoire. Il sera toujours présent dans nos cœurs et dans nos esprits, particulièrement durant ce procès qui s’ouvre.

C’est aussi dans un contexte de deuil que se tient ce point de presse avec la disparition brutale de la mère du Président Laurent Gbagbo, Gado Margueritte qui nous a quittés ce mercredi 15 octobre 2014, sur le chemin de son retour d’exil, alors qu’elle était en route pour rejoindre sa terre natale ; pour retrouver les siens qu’elle avait dû quitter pour échapper à la mort après l’arrestation de son fils, le 11 avril 2011. Pour le Président Laurent Gbagbo lui-même, pour le Front Populaire Ivoirien et ses militants, pour tous ceux qui portent le Président Laurent Gbagbo dans leurs cœur, et ils sont des millions en Côte d’Ivoire, en Afrique et à travers le monde, le décès de sa mère, alors qu’il est toujours en détention loin de son pays, est un moment de douleur et de peine. Je voudrais donc que nous nous levions pour observer une minute de silence à la mémoire de cette grande Dame qui a donné un Chef d’Etat à la Côte d’Ivoire, et associer à cet hommage, notre camarade Mahan Gahé Basile.

D’après le courrier adressé à leurs avocats par le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan, ce procès se tient conformément à l'Arrêt n-144 du 10/07/2013 de mise en accusation et de renvoi devant la cour d'assises, rendu par la Chambre d'accusation de la Cour d'Appel le 10 juillet 2013.
Les infractions retenues contre ces personnalités sont, entre autres : Atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l'autorité de l'État, constitution de bandes armées, direction ou participation à un mouvement insurrectionnel, trouble à l'ordre public, rébellion, coalition de fonctionnaires, usurpation de fonction, tribalisme et xénophobie.

Il faut le dire tout net : ce procès est un procès politique. La qualité des personnalités concernées, le choix de la Cour d'Assises pour les juger et le contexte de ce procès le montrent.
Avec ce procès, nous sommes dans la troisième phase de la crise postélectorale. La première phase a été la phase militaire. Elle visait à installer Monsieur Ouattara au pouvoir par les armes. Cette phase a vu l’arrestation du Président Laurent Gbagbo à la résidence officielle du Chef de l’Etat bombardé durant dix jours, suivie de sa déportation, d’abord dans le Nord du pays puis à la prison de La Haye.
Nous avons assisté ensuite à la seconde phase, que l’on peut appeler la phase institutionnelle. Elle a consisté à chasser les pro-Gbagbo de toutes les institutions de l’Etat, en les excluant notamment du processus électoral et en mettant en œuvre une politique d’épuration dans l’administration, à travers le concept de « rattrapage ethnique ».
Nous voici à présent, dans la troisième phase, la phase judiciaire. Elle est destinée à priver les pro-Gbagbo de leurs droits politiques à travers une véritable persécution judiciaire, comme l’a titré ce matin l’un de vos Confrères. C'est une illustration de plus de la justice des vainqueurs à l'œuvre en Côte d'Ivoire et à La Haye depuis le 11 avril 2011. Le régime Ouattara veut faire passer les victimes pour des bourreaux pour se donner une légitimité. Ce procès en assises est le pendant national du procès du Président Laurent Gbagbo à la CPI.
Les personnalités concernées par ce procès sont, en effet, toutes d'anciens collaborateurs du Président Laurent Gbagbo et des citoyens qui subissent un harcèlement juridique, depuis bientôt quatre ans, pour leurs choix politiques lors de la crise postélectorale de 2010-2011. Il s'agit, en réalité, d’écarter des adversaires politiques par des artifices juridiques. D’où la présence, sur la liste des personnalités à comparaître, des trois premiers responsables du FPI, le principal parti de l'opposition, de la présidente de l'URD et du président du P.P.C.I, deux partis et un mouvement en alliance avec le FPI.

En choisissant, par ailleurs, de les juger en cour d'assises, le régime Ouattara veut les faire passer pour de grands criminels afin de les priver de tout droit politique, espérant ainsi pouvoir se retrouver sans une opposition significative en face de lui.
Qu’est-ce en effet qu’un procès d’assises ?
A la différence des autres tribunaux, la Cour d’assises est composée de trois juges et de citoyens tirés au sort. Elle juge les personnes accusées de crimes, de tentatives et de complicité de crime : meurtre, viol, vol à main armée, bref, elle juge les bandits de grands chemins et les grands criminels ; les personnes dont les infractions sont passibles de 10 ans d’emprisonnement voire de la prison à vie. Voilà l’idée que le régime Ouattara a de ses opposants politiques. Et comme dans le cas d’espèce les accusations portées n’ont aucun fondement, le régime veut arriver malgré tout à ses fins à travers un jury exclusivement composé des membres d’une même ethnie, celle du Chef de l’Etat, dans un pays multiethnique.

En engageant ce procès maintenant, le régime Ouattara veut enfin décapiter et museler l'opposition à l'approche des échéances électorales de 2015 et, au-delà de ces élections, il veut faire reculer la Côte d'Ivoire au temps du parti unique. Estimant qu'il a d'ores et déjà « neutralisé » les autres partis membres du Rhdp (la coalition au pouvoir) au profit de son parti, le Rdr, il entend à présent parachever son œuvre de fragilisation du Fpi et de toute l'opposition.

Je voudrais tout d’abord, au nom de tous les co-accusés et en mon nom personnel, en appeler à la grande responsabilité des magistrats chargés de ce procès et, au-delà, de tout le corps judiciaire en Côte d’Ivoire dans cette phase cruciale de l’histoire de notre pays. La justice est le pilier principal de la paix dans un pays. C’est pourquoi, l’opinion nationale et internationale attend de la justice qu’elle dise le droit, rien que le droit. Nous comptons sur les magistrats pour soustraire la justice ivoirienne de toute instrumentalisation politique et faire progresser la liberté, la justice et la démocratie dans notre pays.

Je voudrais exprimer toute notre gratitude aux avocats qui œuvrent, depuis 2011, avec abnégation, un sens du devoir et une conscience professionnelle sans faille, à la défense de ceux que l’on persécute par la justice et à la manifestation de la vérité.
Aujourd’hui, le noble combat qu’ils mènent leur cause d’énormes préjudices. Qu’ils soient assurés, qu’au-delà des personnes qu’ils assistent, c’est l’histoire de la Côte d’Ivoire qu’ils contribuent à écrire.

Mais au-delà de ces considérations, une question se pose : ce procès est-il nécessaire ? En quoi contribue t-il à la normalisation, à la paix et à la réconciliation nationale ? Comment le gouvernement peut-il dire, à l’issue du dernier conseil des ministres, qu’il continue de tendre la main à l’opposition et ouvrir en même temps les portes des prisons pour y conduire les opposants et les enfermer à perpétuité ?
Je continue de dire qu’il n’y a pas de solutions pénales à une crise politique et qu’il faut engager, ici et maintenant, un processus de justice transitionnelle, à travers les Etats Généraux de la République.

En tout état de cause, l'impérieuse nécessité de la réconciliation nationale, qui passe par la libération du Président Laurent Gbagbo et son retour en Côte d'Ivoire, disqualifie la tenue de ce procès. En refusant d’entendre la voix de la sagesse et en persistant dans la voie de la crispation et de la répression, à travers l’ouverture de ce procès en assises, le pouvoir a choisi la fuite en avant.

Le FPI et les démocrates de Côte d’Ivoire ne se déroberont pas comme en 1992, lors du procès des événements du 18 février, comme chaque fois que ses cadres et ses militants ont été trainés devant les tribunaux pour leur opinions et leurs convictions, nous relèveront encore une fois le défi du droit et de la vérité.
Nous avons le droit avec nous. Et le droit triomphera. C’est notre espérance.
C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation de tous les militants du FPI, de tous les démocrates en Côte d’Ivoire et à travers le monde de faire en sorte que ce procès soit celui de la démocratie, de la souveraineté et de la dignité humaine.

Je vous remercie.
Pascal AFFI N'guessan

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Maman Mado Marguerite, chronologie d'un retour

Maman GADO Marguerite,
ce qui s'est passé durant ses derniers jours parmi nous (chronologie)

1- Le jour de son arrivée

Il est 16h20 min le dimanche 12 octobre 2014 quand s'ouvre le portail de la résidence de Henri Gosse dans la commune de cocody , pour laisser entrer une voiture 4/4 de marque américaine Ford. Sur la banquette arrière est allongée une vieille dame . C'est GADO Marguerite, la mère du Président Laurent Gbagbo. Elle est dans un état critique. Elle a les yeux fermés et est incapable de prononcer le moindre mot. Les quelques personnes présentes s'activent rapidement autour du véhicule. C'est péniblement qu'elle est extraite pour être transportée dans une chambre préparée pour l'accueillir.
Le voyage a été long et éprouvant pour la vieille de plus de 90 ans.
Témoignage d'une des personnes qui ont accompagne la vieille GADO :
- " Nous sommes partis de la maison (à Accra ) à 5h30 min. Quand nous sommes arrivés à la frontière, nous n'avons eu aucune difficulté pour passer côté ghanéen. C'est du côté de la Côte d'Ivoire que nous avons eu des difficultés (...) "

2- Ce qui a motivé son retour

Henri Gosse :
- " Depuis quelques jours, la vieille refusait de s'alimenter. Elle ne parlait plus. Et quand elle ouvrait la bouche, c'était juste pour dire de l'amener dans son village, j'ai donc envoyé quelqu'un la chercher... C'est pour éviter que le pire arrive au Ghana et surtout pour obéir à sa volonté que nous avons décidé de la faire venir dans la plus grande discrétion. Mais il fallait d'abord que j'essaie de mettre de l'ordre à la maison à Blouzon avant de l'y amener."

3- Son état de santé le lendemain de son arrivée

Henri Gosse:
- " Depuis ce matin ( lundi 13 Octobre ndlr), elle a retrouve ses esprits. Elle a pris le petit-déjeuner. Elle a échangé avec tout le monde et elle reconnait maintenant les gens. Elle a échangé avec tout le monde et elle reconnait maintenant les gens. Moi-même, elle m'as reconnu alors qu'hier (dimanche 12 octobre ndlr) , elle ne le pouvait pas . Même à Accra , il semble qu'elle ne reconnaissait plus sa fille Jeannette ...Son état s'est tellement amélioré que nous avons demandé au ministre Sangaré Aboudrahmane qui a fait venir ce matin ( lundi 13 octobre ndlr) même une ambulance pour la faire évacuer à la Pisam d'attendre encore un peu. Je lui ai dit que si d'ici là son état se dégrade à nouveau, je n'hésiterai pas à lui faire appel."

Henri Gosse pense que c'est ce que le médecin ghanéen a dit qui se vérifie. À savoir que toutes les analyses qui ont été faites n'ont rien révélé, mais que c'est le pays et l'environnement familial de la vieille qui lui manquent. :
- "Les trois ans qu'elle a passés au Ghana ont été un véritable calvaire pour elle . Vous voyez qu'en moins de 24h, elle se retrouve. À savoir que toutes les analyses qui ont été faites n'ont rien révélé, mais que c'est le pays et l'environnement familial de la vieille qui lui manquent. Donc si elle se remet totalement de sa fatigue, nous allons l'accompagner à Blouzon auprès de ses sœurs et frères, et ses petits-enfants."

4- Les précisions faites par la famille sur son retour (communique)

" La grande famille Gbagbo Koudou a accueilli avec responsabilité , dignité et dans la sérénité, le dimanche 12 octobre, sa matriarche, Mère et Grand-Mère GADO Marguerite, Mère du Président Laurent Gbagbo, après de 3 ans d'exil au Ghana.
C retour a été motivé par le choix de ses enfants de lui permettre de vivre à nouveau dans l'unique milieu qu'elle n'ait jamais connu. La famille se réjouit de son état de santé satisfaisante malgré son age très avancé. Cet événement est à caractère strictement familial et privé ; en conséquence, la famille ne souhaite aucune interférence ou ingérence étatique, mondaine, ou publique autour de ce retour. Maman GADO a simplement exprimé le désir de se reposer dans sa famille.
Yobo Gosse Henri
Porte-parole de la famille"

5- Le refus poli opposé aux proposition d'aides du pouvoir

Le lundi 13 octobre 2014 , le ministre d'État, ministre de l’intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, reçoit à sa demande, Henri Gossé. La rencontre se déroule à 12h30mn au cabinet du ministre.

Henri Gosse :
- « Le ministre d’Etat a tenu d’entrée à clarifier les intentions du gouvernement en disant que le gouvernement ne veut nullement faire de l’arrivée de la mère du président Gbagbo, une exploitation politique. Il a dit qu’il s’agit strictement d’une question humanitaire», nous a confié M. Gossé. avant d’ajouter : «Le ministre d’Etat a offert la disponibilité du gouvernement. Il m’a proposé de faire hospitaliser la vieille à la Pisam. Mais je lui ai expliqué que ce n’est pas nécessaire pour le moment parce qu’elle se retrouve petit à petit de sa fatigue du long voyage. Le ministre d’Etat m’a donc dit que, dès que nous en sentirons le besoin, voire la nécessité, de ne pas hésiter à faire appel au Samu pour la transférer à la Pisam et que le gouvernement est disposé à prendre en charge les frais d’hospitalisation. Le ministre d’Etat Hamed Bakayoko a ensuite dit la volonté du gouvernement d’aider à la réhabilitation de la maison qui va accueillir la vieille au village. Je lui ai dit que nous n’avons pas encore fait l’état des lieux et que, comme j’ai désormais son contact, je vais l’informer dès que possible. Il a même envoyé le préfet de Gagnoa qui s’est rendu à Gnaliépa, alors que c’est à Blouzon que nous allons envoyer la vieille. Le ministre d’Etat a également proposé de donner de l’argent pour la nourriture de la vieille. Là aussi, je l’ai remercié ainsi que le gouvernement pour toute l’attention qu’ils portent à ma tante et dès que j’aurai vraiment besoin d’une aide, je n’hésiterai pas à le saisir. C’est sur cette note que nous nous sommes séparés ».

6- Son décès, et les tracasseries policières exercées sur sa famille à Yamoussoukro

()Au centre hospitalier régional de Yamoussoukro, c'est autour de 18h30, le mercredi 15 octobre dernier, que la vieille, très mal en point, avec un pouls très faible, est arrivée au service des urgences médicales. Le corps médical de garde, ce jour, avec le médecin général, Dr Odégué en tête, s'apprêtait à lui faire une perfusion lorsque la vieille dont ils ne savaient pas sur le moment la vraie identité a rendu l'âme. Très vite, par le biais des réseaux sociaux, la nouvelle, lâchée sans doute par certains des 7 occupants des 3 véhicules du cortège qui ramenait la vieille au village, a fait le tour du monde. Les autorités s'en saisissent et sur ordre du préfet de police, le colonel Sanogo Ismaïla, les accompagnateurs y compris les chauffeurs sont interpelles et mis en garde à vue au commissariat du 1er arrondissement de police de la ville. Il leur est reproché d'avoir transporté un corps sans vie dans un véhicule particulier au lieu d'un corbillard. Les nouvelles rependues faisaient en effet savoir qu'elle est décédée en route, lors de son transfert. Mieux, il était consigné dans les notes officielles que la vieille était décédée depuis Abidjan et que les parents l'ont transportée dans un véhicule banalisé.

Informé de la situation, le substitut du procureur près la section de tribunal de Toumodi dont dépend juridiquement la ville de Yamoussoukro, Djelli N'Goran Siméon, fait reporter ses audiences du jour et descend sur la capitale le jeudi 16 octobre autour de 10h. Il ordonne la relaxation des interpellés dont la tête de file était le ministre Alcide Djedje. Il organise rapidement une rencontre avec les membres de la famille présents. Au bureau du préfet ou à lieu la rencontre, il leur présente en son nom et au nom du procureur général, les sincères condoléances du garde des Sceaux et les invite à dépolitiser cette situation qui a-t-il dit, est douloureuse pour toute la Côte d'Ivoire.
" Depuis hier, personne ne nous a dit ses condoléances, bien au contraire, nous sommes tracassés ", lance rassuré l'un des membres de la famille au procureur qui demande que toutes les auditions soient reprises en sa présence.

En réalité, il y avait urgence. Le gouvernement qui entamait avec le président de la République un conseil des ministres à Abidjan, attendait , a-t-on appris, tous les détails de cette affaire avant de boucler ses travaux. Du côté de la famille et des partisans du président Gbagbo à Abidjan et surtout à Gagnoa, des convois s'apprêtaient à descendre sur Yamoussoukro pour "arracher" le corps de "leur maman" des mains du pouvoir qui, raconte-t-on, voulait envoyer le corps à Abidjan. Il fallait donc aller vite, mais certains membres de la famille, notamment Noëlle Nadje avec qui la vieille se trouvait dans le véhicule "Grand voyager" de type 4X4, refusait de se faire auditionner. Ils exigeaient d'abord la présence de leur avocat. Le procureur Simeon leur explique que ces auditions obéissent à des exigences administratives et non à des causes politiques. Il parle au téléphone avec l'un des avocats de Simone Ehivet Gbagbo qui décante la situation. Tous les membres de la famille sont finalement entendus sur procès verbal.

Les aveux du Médecin

Il faut maintenant entendre le médecin qui a reçu la vieille à l'hôpital pour savoir si elle était en vie ou morte lors de son arrivée. Mais le médecin, une dame, est malheureusement introuvable. Elle qui doit tout décanter. Le préfet de police déploie les grands moyens et parvient finalement à la retrouver. Devant le procureur et toutes les autorités de la ville(), elle confirme ce qu'elle a consigné dans son rapport médical. À savoir que dame GADO Marguerite est bel et bien décédée au CHR de Yamoussoukro. Le procureur ne trouve donc plus de raisons de détenir les membres de la famille. Il ordonne que le corps leur soit remis. Mais, à la morgue, ou les autorités de la ville, notamment le préfet de région, le procureur, le préfet de police et le représentant du commandant de légion de la gendarmerie arrivent vers 13h30 en même temps que les membres de la famille rejoints entre temps par Michel Gbagbo en pleur et deux de ses avocats, le corps n'est plus. Le corbillard le transportant ayant déja pris la route de Gagnoa sur ordre de la police dont un élément se trouvait à bord avec un membres de la famille resté près du corps(). Le préfet de région André Epkonon ordonne le retour du corbillard. Ce qui est fait dans les 10 minutes qui suivent.

Des excuses sont présentées aux membres de la famille avant que le corps ne leur soit remis. Le préfet de police est instruit de les escorter jusqu'à destination. C'est ainsi qu'à 13h45, le long cortège funèbre de la défunte GADO Marguerite a pris la route de Gagnoa..

[Nous avons pu réaliser cette chronologie grâce aux quotidiens "Notre Voie" dans ses parutions n°4837, 4838 des lundi 13 et mardi 14 octobre 2014 et "L'Inter" dans sa parution n° 4909 des samedi 18 et dimanche 19 octobre 2014 ]
Djagoyouwle Ogbawoli

19:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un scientifique israélien tente de recréer le vin que buvaient les personnages bibl iques

vinCertes, Jésus était capable de transformer l’eau en vin. Mais le vin était aussi l’une des boissons préférées des temps bibliques. Quel était ce vin ? Du rouge ? Du blanc ? Etait-il bon ? Était-ce une simple “piquette” ?Pour répondre à ces questions fondamentales, un chercheur israélien tente de recréer le vin bu à l’époque. Dans l’optique de son projet, en partie financé par le gouvernement israélien, sa première préoccupation était de retrouver la variété de raisin -ou du moins l’une des variétés- utilisée à l’époque pour la vinification.
Commercialisation ?

Pendant trois ans, des étudiants ont ainsi arpenté Israël à la recherche de grappes sauvages. Problème : lors de la domination musulmane de la région, l’alcool a été interdit pendant plusieurs siècles. De nombreuses variétés de raisins ont alors disparu. L’équipe de Elyashiv Drori a néanmoins mis la main sur une centaine de variétés différentes, dont une dizaine peuvent servir à fabriquer du vin.

Elyashiv Drori va maintenant les comparer à de vieilles grappes fossilisées retrouvées lors de fouilles archéologiques. Son but n’est pas seulement historique. Il entend bien commercialiser un cru “biblique”. “Si on peut faire un vin israélien que l’on trouve nulle part ailleurs et qui en plus possède une connexion historique, c’est très intéressant”, dit celui qui est aussi juge dans des compétitions internationales de vin. L’homme est-il sur le point de transformer le vin en or ?

Via LCI
coolisrael

19:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Réponse du bourreau à la victime

Le RDR à Affi N’guessan
«La justice pénale est la seule et unique voie pour apaiser les cœurs»

Souccot 2014 en Israel tout fraichement rentré d’Israël, en pèlerinage en terre sainte pendant la fête des tabernacles, -ici avec une partie de la délégation ivoirienne, dans un hall de l'aéroport ben Gourion-, le voilà qui endosse à nouveau ses vêtements trop grands de porte parole d'un parti, d'une dictature. petit rappel, nous attendons toujours que le gouvernement se penche sur les assassinats de Duékoué et Nahibly, si vraiment il veut être un peu plus crédible! En tout cas ce n'est pas la sagesse, la mesure et le discernement qu'il est allé chercher à Jérusalem!
Shlomit

Le Ministre Joël N’GUESSAN (Porte-parole du RDR) à Affi N’GUESSAN (Président du FPI):

C’est avec une grande stupéfaction que nous avons lu dans les médias le 20 octobre 2014, les propos indécents tenus par le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI) M. Affi N’GUESSAN, au cours d’un point de presse. Il affirme qu’il n’y a pas de solution pénale à une crise politique. Cette sortie de Monsieur Affi N’GUESSAN prouve une fois de plus que les frontistes n’ont pas tiré les leçons de la grave crise que notre pays a connue. Ils veulent passer en perte et profits les milliers de morts consécutifs à leur refus de céder le pouvoir après leur double lamentable échec (échec lors de l’élection présidentiel, échec militaire lors de la guerre qu’ils ont imposée à la Côte d’Ivoire). Il est bon de rappeler à Monsieur Affi N’GUESSAN que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les viols, les assassinats, les crimes économiques ne peuvent et ne seront jamais traités sous l’angle politique. Les personnes tuées, les milliers de victimes, les familles endeuillées et meurtries n’accepteraient jamais que les crimes restent impunis. La justice pénale est la seule et unique voie pour apaiser les cœurs. Prétendre qu’on doit faire un traitement politique pour des assassins et des commanditaires d’assassinats c’est avoir un mépris pour la vie humaine.


connectionivoirienne

18:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Entre réticence et résistance

Cri de désespoir
http://www.quizz.biz/uploads/quizz/298103/2_3cy3z.jpgLe communiqué en date du 16 octobre 2014 est sans équivoque et met fin aux rumeurs: "Le président du FPI, M. Pascal Affi N'Guessan, tient à rappeler que le Comité central, instance de décision du parti, à l'issue de sa séance extraordinaire du 13 septembre 2014, a pris la décision de retirer son représentant de la CEI. Le Comité central n'ayant pas, à ce jour, reconsidéré sa position sur ce dossier, n'a pas encore changé sa décision."
Prenant ainsi le contre-pied des allégations lui prêtant une opinion contraire et de la jubilation du pouvoir, Affi brise les calculs politiciens du régime qui est à la manoeuvre, avec des mesurettes, pour obtenir la participation du FPI à la CEI.

Aussi, l'État renoue-t-il avec sa méthode-fétiche: la menace et l'intimidation. Cinq responsables du FPI avaient été entendus à la brigade de gendarmerie pour répondre du mot d'ordre de boycott du recensement général de la population et de l'habitat (RGPH 2014), lancé le 20 mars, qui serait un trouble à l'ordre public; des membres de la famille de Laurent Gbagbo viennent d'être auditionnés, à Yamoussoukro, pour responsabilité, voire culpabilité dans la mort, le 15 octobre, de la matriarche Gado Marguerite, mère du président déchu.
Et ce 20 octobre, c'est le dialogue politique qui est dans le collimateur du pouvoir Ouattara. Faisant preuve d'agacement, Le Patriote (porte-voix officiel du RDR) n°4468 lance l'offensive à sa grande Une: "Depuis trois ans, le FPI refuse la main tendue du pouvoir: Faut-il poursuivre le dialogue avec des sourds?"
Cette exaspération à peine feinte, est un cri de désespoir et un pétard mouillé. Le RDR n'est pas le maître du jeu politique que lui dictent la France et la communauté dite internationale, et Alassane Dramane Ouattara, en mal de légitimité, sait plus que quiconque, que l'inclusion obligatoire de son principal adversaire, le FPI, au jeu politique est un mal nécessaire, car exigence des maîtres du monde, à la crédibilité du processus électoral. Et alors, pour un vernis de transparence et de démocratie, le candidat unique du RHDP s'essaie au maniement de la carotte et du bâton pour vaincre réticence et résistance.
FB

Bally Ferro

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19/10/2014

Gagnoa hier: Abou Drahamane Sangaré pleure la vieille Gado à Ivosep

Une délégation conduite par Abou Drahamane Sangaré a rendu hier une visite de compassion aux parents de feue Gado Marguerite, mère du président Gbagbo.

L’ex-ministre abou drahamane Sangaré, 1er vice-président du fpi, était hier à Mama et à Blouzon pour une visite de compassion aux parents
de feue Lélé Gado Marguerite, mère du président Laurent Gbagbo. il y était accompagné de Sébastien Dano Djédjé, Marie Odette Lorougnon, Benjamin Djédjé et Christophe Blé. La délégation est arrivée, hier, à l’Ivosep de Gagnoa à 10 h 58 mn. Elle a été accueillie par la famille de la défunte ; le Secrétaire national chargé du Goh, Joachim Bili Gbalou ; le député Diomandé Lamine ; le bureau de la fédération fpi de Gagnoa et m. Koné Fangas, directeur local d’ivosep-Gagnoa. Après les salutations d’usage, les visiteurs et leurs hôtes se sont retrouvés dans la grande salle de l’Ivosep autour de la dépouille mortelle de la mère de Laurent Gbagbo. La douleur et la tristesse étaient au rendez-vous. Aboudramane Sangaré, l’ami personnel du président Laurent Gbagbo, n’a pas pu cacher son émotion. Passé le temps de l’émotion, la délégation se rend successivement à Mama et Blouzon pour saluer les parents de la défunte et leur faire savoir que le président du fpi, Pascal Affi n’Guessan, et tout le parti sont à leurs côtés en ces temps de grande douleur. Les villages de Gnaliépa et Ziplignan étaient prévus sur l’agenda d’Abou Drahamane Sangaré. il n’a pas pu s’y rendre parce qu’il a été rappelé à Abidjan.

Marius Dangan Kpan, Notre Voie 18 Sep. 2014

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le nouveau violon d'Ingres du tout puissant Ministre


Pourquoi faire du sport ?
La pratique régulière d'une activité physique ou sportive est indispensable car elle nous permet de prévenir certaines maladies, combattre la fatigue, lutter contre le stress et contribue au maintien d’une bonne santé.
(6 photos)
Hamed BAKAYOKO

Sport d'intérieur pour le ministre de l'Intérieur!

Le ministre de l'intérieur vient de mettre 6 photos en ligne où on le voit s'exercer aux arts martiaux. Hambak, en ceinture noire, probablement pour l'assortir à son encolure noire également! Il me rappelle certains gestes de la noble armée rebelle et de ses affidés lorsqu'ils ont envahi le palais présidentiel pour y prendre le Président Gbagbo et tous les coéquipiers et amis et familles retranchés. A l'observation, plusieurs facebooker affirment qu'il bluffe, c'est un frimeur selon l'avis de nombreux internautes,
ne sachant pas bien tenir ses mains ou ses bras par rapport à son corps: passant directement de la ceinture blanche du débutant, à la noire du sportif accompli. Selon un ami ivoirien, il voudrait même ressembler à Vladimir Poutine le héros de beaucoup d'Africains qui est un véritable sportif accompli!
Shlomit

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Un drapeau de 30 mètres de la RPD levé à Donetsk

Un drapeau de
          30 mètres de la RPD levé à Donetsk

Par La Voix de la Russie | Le drapeau de la République populaire auto-proclamée de Donetsk (RPD) a été hissé sur la façade d'un bâtiment dans le centre de Donetsk. Cette action est consacrée à la Journée du drapeau par les autorités de la République.

Le drapeau a été cousu à partir de bandes isolées par les habitants de différentes villes de la République. La taille de ce drapeau est de 30 mètres en longueur et de 14 mètres en largeur.« Malheureusement, à l’heure actuelle, nous avons peu de fêtes, mais nous nous souviendrons pour toujours de celle-ci. Chacune des villes occupées tôt ou tard va hisser notre drapeau au-dessus de la ville, il s’agit de Slaviansk, de Marioupol, de Kramatorsk et d'autres villes », a déclaré le Premier ministre de la RPD, Alexandre Zakhartchenko.

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la lutte de notre peuple pour l’édification d’une économie autosuffisante, indépen dante.

La derniere interview de Thomas Sankara

CIVOX. NET, 30 Juillet 2014
Thomas Sankara
Thomas SankaraMongo Beti - Ceci ne pose- t-il pas le problème général de la tradition ? N’y a-t-il pas incompatibilité entre la révolution, un processus dont un des enjeux est la modernisation de nos sociétés, et la tradition dont l’effet est très souvent un frein au progrès ? Plus précisément, si on veut libérer la femme, ne faut-il pas lutter contre l’excision, la polygamie ?

TS - D’une manière générale, les traditions africaines relèvent d’une idéologie rétrograde. Cela n’empêche que, dans toute chose ou tout phénomène, il y a un aspect progressif et un aspect régressif. Dans nos traditions, c’est l’aspect progressif qu’il faut apprendre à cerner, pour permettre à la société d’évoluer beaucoup plus rapidement vers le progrès, vers le modernisme dont vous parlez. On ne fait pas de révolution pour régresser dans le temps. C’est pour aller toujours de l’avant. La Révolution ne peut qu’étouffer tous les aspects négatifs de nos traditions. C’est cela notre combat contre toutes les forces rétrogrades, toutes les formes d’obscurantisme, combat légitime et indispensable pour libérer la société de toutes les emprises décadentes et de tous les préjugés, dont celui qui consiste à marginaliser la femme ou à la chosifier. Je suis d’avis que, pour libérer la femme, il faut lutter contre l’excision et la polygamie. Il faut surtout savoir engager la lutte. Interdire par des lois ou toute autre chose ne peut être la meilleure solution. Nous luttons pour l’égalité de l’homme et de la femme, pas d’une égalité mécanique, mathématique, mais en rendant la femme l’égale de l’homme devant la loi et surtout devant le travail salarié. L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Ainsi, le travail au même titre que l’homme, à tous les niveaux, la même responsabilisation et les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre.

Mongo Beti - Il y avait du bon dans les traditions africaines, c’est vrai ! Par exemple le ou la palabre traduit certainement l’exigence constante du consensus. Néanmoins n’est-il pas vrai que, dans leur ensemble, les traditions africaines, ou ce qui reste, sont foncièrement rétro- grades ? La logique du processus révolutionnaire n’est-elle pas de déboucher sur une révo- lution culturelle ?

TS - Dans la mesure où la révolution sociale est la transformation radicale de la société à tous les niveaux, tout processus révolutionnaire ne peut que déboucher sur une révolution culturelle. Car la culture fait corps avec la société en ce sens qu’il n’y a pas de société humaine sans culture et de culture sans correspondance avec une société.

Mongo Beti - Un exemple : la vénération de l’âge. Cette valeur n’est-elle pas de celles qui se prêtent le plus aisément à la manipulation du néocolonialisme ? Ainsi la presse française oppose régulièrement l’âge d’Houphouët-Boigny aux jeunes générations ivoiriennes qui veulent demander des comptes à leur président.

TS - La vénération de l’âge est un aspect de la culture africaine. Personne ne peut le nier dans la mesure où, dans nos sociétés, la gérontocratie est apparue comme le système de pouvoir qui a toujours été adopté et appliqué. Il est normal que le néocolonialisme utilise nos propres systèmes, notre vision du monde, pour manipuler à son profit. L’image du vieux, symbole de la sagesse, de l’expérience, du mérite est encore bien acceptée en Afrique face à l’image du jeune, symbole de l’inexpérience, de l’incertitude, de la rupture avec la normalité. [Ce] sont des aspects de nos traditions que connaît bien le néocolonialisme, qui entend les exploiter pour manipuler l’opinion africaine. C’est dans ce sens que la presse française et occidentale coupe court aux débats entre générations africaines, pour masquer les contradictions aiguës de classes au sein de certaines sociétés africaines, croyant briser l’élan des jeunes, qui veulent en finir avec un passé moisissant, qui paralyse de jour en jour leur pays.

Mongo Beti - Concernant la coopération. Peut-on justifier le maintien de relations privilégiées avec la puissance qui nous a colonisés ? Sinon, pourquoi continuez-vous à participer aux conférences au sommet des chefs d’État francophones, qui sont si mal perçus par la jeunesse scolarisée africaine ?

TS - Comme, du point de vue dialectique, toute chose ou toute action s’explique, les relations avec tel ou tel pays, fût-il une puissance colonisatrice, ont une explication, ne serait-ce que, s’agissant de la puissance colonisatrice, de par l’histoire. Tout se situe là, au-delà des divergences idéologiques qui peuvent surgir. Et il y a les relations d’État à État. Lutter pour son indépendance face au colonialisme ne veut pas dire que l’on se prépare, une fois celle-ci obtenue, à quitter la terre pour aller s’isoler quelque part dans le cosmos. Quant aux conférences au sommet des chefs d’État francophones, ils servent, chaque fois que nous avons l’occasion d’y prendre part, de tribune, de tremplin pour notre révolution, pour la faire connaître, de dire ouvertement ce qu’elle pense de ces conférences ou instances politiques. Y participer pour dénoncer ce qui ne va pas dans l’intérêt des peuples africains est une stratégie beau- coup plus payante que les sarcasmes envoyés de l’extérieur. C’est de la sorte que nous percevons les choses dans le cadre de notre processus révolutionnaire. [5]

Mongo Beti - Sur le plan de la domination de nos peuples, la gauche française au pouvoir a- t-elle eu une pratique différente de celle de la droite ? Pouvez-vous confier à la revue Peuples Noirs Peuples Africains au moins une part de votre expérience personnelle ? Par exemple comment Guy Penne a-t-il été l’instigateur d’un coup de force contre vous ?

TS - Par rapport aux attentes des peuples africains, de façon générale la gauche française a déçu bien des gens, surtout au niveau de la jeunesse africaine. Depuis les indépendances, de 1960 à 1981, nous n’avions connu que la droite. Avec mai 1981, une nouvelle expérience pleine de pro- messes pour les Africains se présentait. La simple comparaison était déjà quelque chose. Très tôt, tout le monde s’est rendu compte que fondamentalement les choses n’avaient pas bougé. Bref ce fut blanc bonnet et bonnet blanc. Mon expérience personnelle, qui est aussi l’expérience des peuples africains, est que la démarche pour défendre les intérêts français dans les ex-colonies (Tchad, Centrafrique) et colonies (Kanaki, Comores...) rappelle étrangement les principes d’action foccartiens. Le coup de Guy Penne a été suffisamment dénoncé et porté à la connaissance de l’opinion internationale pour que je me permette de revenir là- dessus.


Mongo Beti - Concernant la zone franc : La justification la plus courante du maintien de nos pays dans la zone franc, c’est la convertibilité du franc CFA, mais est-ce un avantage pour les pauvres, c’est-à-dire les 9/10èmes de notre société ? En quoi le paysan africain, dans son village, a-t-il besoin d’une monnaie convertible ? Bref, le franc CFA n’est-il pas une arme de domination des Africains ? Le Burkina révolu- tionnaire envisage-t-il de continuer à traîner ce boulet ?

TS - Que la monnaie soit convertible ou inconvertible n’a jamais été la préoccupation du paysan africain. Il a été plongé à son corps défendant dans un système économique contre lequel il est impuissant. Il faut, je pense, l’organiser pour qu’il se protège contre les méfaits d’un tel système. C’est là que se situe le problème, dans la mesure où la monnaie n’est pas isolée de tout système économique. Dans ce cadre je dirai que le franc CFA, lié au système monétaire français est une arme de la domination française. L’économie française et, partant, la bourgeoisie capitaliste marchande française bâtit sa fortune sur le dos de nos peuples par le biais de cette liaison, de ce monopole monétaire. C’est pourquoi le Burkina se bat pour mettre fin à cette situation à travers la lutte de notre peuple pour l’édification d’une économie autosuffisante, indépendante. Cela durera combien de temps encore, je ne puis le dire.

Mongo Beti - Concernant l’assistance technique : personnellement j’ai toujours considéré que c’était d’abord une question de délai. Dans quel délai pensez-vous que le Burkina Faso se passera de toute assistance technique non africaine ? Avez-vous une stratégie de recrutement d’assistants techniques africains ? Laquelle ?

TS - C’est bien difficile à déterminer car c’est un domaine assez complexe, où d’énormes moyens financiers et techniques sont nécessaires. Mais le délai le plus court possible serait le mieux. Il n’y a pas de meilleure stratégie que le renforcement de la coopération Sud-Sud en matière d’assistance technique. Tous ceux qui voudraient discuter avec nous de leur assistance au Burkina seront les bienvenus. La terre du Burkina est une terre libre de fraternité et d’amitié entre les peuples. Les Burkinabés sont donc prêts à accueillir qui que ce soit désireux de venir travailler avec eux pour bâtir la société nouvelle. C’est notre stratégie pour le moment.

Mongo Beti - Concernant la Ligue des États Noirs, Dont M. Mobutu Sese Seko s’est fait l’apôtre : pensez-vous qu’il faille prendre une telle initiative au sérieux ? Surtout venant de gens qui n’ont cessé de saboter l’OUA ?

TS - Le camarade Président Sankara a donné son point de vue sur cette affaire de Ligue des États Noirs. Une ligue des États noirs pour quel but, pour défendre quels intérêts ? Ou c’est une mode, parce qu’il existe ailleurs quelque chose de semblable. Je ne vois pas la nécessité d’une telle chose, embrouiller une fois de plus les consciences des Africains. L’OUA est encore une réa- lité. Pourquoi ne pas chercher à renforcer et à revigorer une telle organisation panafricaine, beaucoup plus significative, que de se lancer, par pur snobisme ou sur commande, dans la création de structures politiques, qui ne seront en fait que des caisses de résonance de l’impérialisme international. J’avoue que je ne vois pas certains chefs d’État visiblement frappés d’illogisme.

Mongo Beti - Concernant le panafricanisme : On n’en parle plus aujourd’hui, ou si peu. La jeunesse africaine, pour la- quelle le panafricanisme fut une mystique, un élan d’espérance, un ressort extraordinaire, est donc aujourd’hui profondément frustrée. Pensez- vous reprendre le flambeau de N’Krumah ? Comment ? Par les rapprochements régionaux peut-être ?

TS - En effet le panafricanisme, dans sa conception pure, a été un grand espoir pour, non seulement les Africains, mais pour les Noirs de la diaspora. Ce phénomène politique a fait couler et fait couler encore, dans bien des milieux, beaucoup d’encre. Je ne m’étendrai pas dessus. Mais je pense que c’est un problème, une question très sérieuse pour les Africains, s’ils veulent véritablement s’affranchir de toute domination étrangère. Tout le monde constate aujourd’hui avec amertume, face aux méfaits et autres exactions de l’impérialisme en Afrique, que N’krumah avait très bien raison d’aller de tous ses vœux à l’unité du continent.
Néanmoins l’idée demeure et il nous appartient, il appartient aux patriotes africains, de lutter partout et toujours pour sa concrétisation. Il appartient à tous les peuples panafricanistes de reprendre le flambeau de N’Krumah pour donner espoir à l’Afrique.

Mongo Beti - Concernant la langue française et la francophonie. Personnellement je considère que ce sont là deux problèmes différents : la position de la langue française est un fait qui trouve son origine dans l’histoire. La francophonie est une stratégie de contrôle de notre créativité et même de notre devenir. Acceptez-vous cette distinction ?
a) Envisagez-vous une substitution des langues nationales du Burkina au français, dans son rôle actuel de langue officielle ? Ou bien pensez-vous que le français doit demeurer (longtemps encore ? définitivement ?) dans ce rôle ?
b) La francophonie est théoriquement la mise en commun d’institutions culturelles (cinéma, édition, télévision, diffu- sion presse, etc.) qui sont contrôlées par la France mais auxquelles nous n’accédons que parcimonieusement. Ne pensez- vous pas qu’il est urgent que nous créions nos propres institutions, notre propre appareil culturel ?
Exemple : j’ai appris que le Burkina avait créé un prix du roman. Malheureusement le montant de ce prix n’est que de 150 000 francs CFA. Ne pensez- vous pas que c’est trop peu pour motiver les auteurs de talent ? Si je pouvais me permet- tre un conseil, je dirais qu’un montant de deux millions de francs CFA ne serait pas excessif pour récompenser le ga- gnant (l’expérience a montré que la solution d’un seul gagnant est de loin la meilleure).

TS - Je suis parfaitement d’accord avec vous quant à cette distinction. Le fait historique est là et la stratégie néocolonialiste aussi est là. La francophonie n’est rien d’autre. Malheureusement ce sont plutôt des “Africains” qui la défendent plus que les Français eux-mêmes. C’est le paradoxe, mais un paradoxe qui s’explique parfaitement par l’acculturation et l’aliénation culturelle parfaite de ces Africains-là.
Au niveau du Burkina, nous sommes en train de procéder à une réforme totale de l’éducation, où le problème des langues nationales et de la langue française est au centre des débats. La question n’est pas encore tranchée, mais les choses semblent évoluer vers l’utilisation de la langue française comme langue d’unification de nos multiples nationalités ; et cela du point de vue de l’efficacité et de la meilleure solution du problème qui se pose à nous. Cela ne voudra pas dire que nos langues nationales seront rejetées, loin de là.
La langue en général, étant au-dessus des classes, il nous appartiendra, en tant que révolutionnaires, de savoir mettre la langue française au service de la défense de nos intérêts de classe. C’est dans ce cadre que nous sommes appelés à créer nos propres institutions, pour un ap- pareil culturel au service de notre peuple, sinon notre lutte ne pourra aboutir, compte tenu de l’influence nocive qu’entraîne l’invasion culturelle dont nous sommes l’objet du côté français essentiellement. La Révolution, dans notre contexte actuel, est avant tout la libération mentale. Et nous devons le faire au plus tôt pour toute victoire.
Á propos du roman, je pense que vous voulez parler du concours Sidwaya du meilleur roman. C’est vrai, le montant du prix est dérisoire mais il faut prendre en compte ici l’aspect moral et surtout la volonté politique de rompre avec les habitudes, pour ne pas dire la servitude. Ce sont tou- jours les pays impérialistes qui organisent ce genre de concours, pour inviter ensuite les Africains à y participer pour les enfermer dans leur prisme culturel. Ce concours est une rupture, pour montrer que les Africains sont aussi capables d’organiser de telles choses pour exposer leur vision du monde au reste du monde.
Je pense que le prix littéraire de l’Afrique Noire attribué en France ne dépasse pas 100 000 francs CFA. Mais beaucoup d’Africains se battent pour y prendre part. Ils pourront le faire pour le prix du meilleur roman de Sidwaya, qui est à ses débuts. Quand nos moyens nous le permettront, le prix pourra évoluer vers les deux millions dont vous parlez.

Mongo Beti - Concernant l’urbanisation sauvage : J’ai observé deux villes africaines, Alger et Brazzaville. Surtout Alger. Á peine loge-t-on les habitants d’un bidonville dans un HLM qu’ils sont aussitôt rem- placés par les bataillons de l’exode rural. Les dirigeants livrent ainsi une course désespérée à ce développement délirant de la capitale. Á la limite, les capitales africaines vont bientôt absorber tous les budgets nationaux.
a) En êtes-vous déjà là avec Ouagadougou ?
b) Sans adopter l’attitude extrême d’un Pol Pot, ne pensez- vous pas qu’il faut en finir avec cet héritage qui hypothèque notre développement ? La ville coloniale a été créée pour le colonisateur, non pour l’Africain.


TS - Comparativement Ouagadougou n’est pas aussi peuplé que Brazzaville et Alger. Mais ce phénomène se constate. Nous lui trouvons une solution par une vigoureuse politique de lotissement à grande échelle. Tous les bidon- villes sont cassés pour y reconstruire des logements décents. Ainsi la cité An II, la cité An III, les logements SOGOGIB, les cités du 4 août, les lotissements populaires sont des réponses à cette question. Dans cette perspective nous tentons de réduire au maximum la différence entre la ville et la campagne en développant en campagne toutes les infrastructures pour rendre agréable la vie en campagne et freiner de la sorte l’exode rural. Ainsi des centres socioculturels, des centres populaires de loisirs, des salles de cinéma, des dancings et des orchestres modernes ont été implantés en campagne. Il y a des héritages coloniaux que nous ne pouvons que prendre en compte, tout en prenant le soin d’éliminer leurs méfaits. C’est le cas de la ville.

Mongo Beti - Et maintenant le registre personnel et pittoresque, qui passionne malheureusement les foules ! Êtes-vous marxiste ? Depuis quand ? Á la suite de quelle évolution ? On vous accuse (bassement, c’est vrai, et vous pouvez légitime- ment objecter que cela ne mérite pas une réponse) de pratiquer une politique inspirée d’un sentiment de vengeance personnelle et non pas fondée sur un choix idéologique. C’est peut-être le moment de vous expliquer.

TS - Je suis pour le moment anti- impérialiste. Il en est de même pour le camarade Président. Nous pensons que cela relève d’une idéologie bien précise. C’est déjà suffisant pour nous, pour être utile à notre peuple, surtout lorsque ce peuple ne s’embarrasse pas d’étiqueter ses dirigeants mais les juge surtout à la tâche révolutionnaire. On verra plus tard...

Mongo Beti - Á propos du parti unique. Ne croyez-vous pas que ce type d’organisation est discrédité et ne suffit plus à motiver les populations ? Plutôt que le parti unique, ne pensez-vous pas qu’un parti dominant, modèle Congrès indien, ferait mieux l’affaire ?

TS - Ce qui est discrédité c’est le parti unique bourgeois, parce que obéissant à une idéologie d’injustice, donnant le premier rôle à une minorité au détriment de la majorité. Un parti unique démocratique, c’est-à-dire un parti du peuple, ne peut en aucun cas être discrédité, parce qu’au service d’un peuple, des intérêts de la majorité. C’est sur une telle base qu’il faut voir la question du parti unique, qui est aussi une vision des masses. Si le Congrès indien sert d’exemple aujourd’hui, il est indéniable que c’est un parti unifié, bien que je ne le connaisse pas dans sa structuration, qui est au service du peuple indien.

Mongo Beti - Est-ce que, selon vous, le socialisme est incompatible avec le pluralisme de l’information ?

TS - Je pense que le socialisme va de pair avec le pluralisme de l’information. Car le socialisme c’est le peuple au pouvoir avec un système économique qui permet à ce peuple de réaliser les objectifs de son bonheur. Or un peuple c’est à la fois l’unité dans la diversité de goût et de sensibilité. Informer c’est satisfaire aussi des goûts. Ce que s’emploient à faire beaucoup de pays socialistes, je crois.

Mongo Beti - Sans le pluralisme, peut-on éviter le glissement vers les maux classiques de la bureaucratisation : incompétence, inefficacité, népotisme, irresponsabilité, etc., finalement stagnation donc désaffection des masses ?

TS - Je vous retourne votre question. Le pluralisme n’entraîne-t-il pas ces maux classiques ? Je pense que tout dépend des hommes et de leur compréhension des choses, de l’histoire. Pluralisme ou sans pluralisme, il faut mettre en place ce qui élimine l’injustice. C’est l’injustice sociale qui entraîne tous ces maux. Or l’injustice sociale tient à un système économique qu’il faut éliminer pour éliminer dans la rigueur nécessaire ces choses- là.


Mongo Beti - La Révolution burkinabé envisage-t-elle d’abandonner un secteur ou plusieurs secteurs de l’économie nationale à l’initiative privée ? Ou bien croyez-vous que l’État peut tout faire ? D’avance merci !

TS - La révolution burkinabé considère l’initiative privée comme une dynamique qu’elle prend en compte dans l’étape actuelle de la lutte du peuple burkinabé. Le discours d’orientation politique du 9 octobre est clair là- dessus. L’État ne peut pas s’engager dans une étatisation tous azimuts, même si le contrôle d’un certain nombre de secteurs vitaux de notre économie s’avère indispensable.■ FIN

SOURCE : alger-republicain.com
Publiée par Aujourd’hui / N°693 du Mardi 29 Juillet 2014
civox.net

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