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23/08/2016

Saif Al Islam Kadhafi envolé vers Moscou

à confirmer, mais si cette nouvelle est vraie, nous allons aller d'étonnement en étonnement, et nous rapprocher de plus en plus d'une conflagration, Occident/États-Unis avec la Russie. Et pour que Nicolas sarkozy puisse battre campagne, l'esprit libre, mais les mains souillées de sang, soyons assurés que la CPI va se déchainer pour réclamer (en vain) le fils de Kadhafi qui ne doit surtout pas révéler les dessous financiers des transactions libyennes dans la dernière campagne présidentielle.
Nicolas Beau, Ancien journaliste du Monde, de Libération et du Canard Enchainé, le confirme également sur son blog Mondafrique.com.
Shlomit

SITUATION ACTUELLE DU PEUPLE EN LIBYE - 2016.

Économique:
Exemple 

- 1 dinar = 50 kilos de farine avant 2011
- 60 dinars = 50 kilos de farine en 2016.

- 1 dinar = 24 oeufs avant 2011
- 10 dinars = 24 oeufs en 2016
- 1 dinar = la bouteille de gaz avant 2011
- 60 dinars = la bouteille de gaz en 2016

Chose inimaginable sous Kadhafi, des anciens mendient pour survivre dans les rues.
Les familles sont obligées de vendre leurs meubles pour pouvoir acheter de quoi manger. 

3 Heures d électricités par jour, c'est le record et en plus c'est payant. Rappelons que sous la Jamahiriya , cette énergie était gratuite et le système électrique marchait parfaitement.
Les familles de Misratta commencent même à regretter Kadhafi. Depuis les combats engagés contre Daech à Syrthe.

Plus de 700 morts en 15 jours. Face au refus des familles d'envoyer leurs enfants se faire tuer, les miliciens prennent donc par force ces jeunes pour servir de chaire a canon.
Pendant ce temps, nos pays occidentaux se battent entre milices interposées pour l'or noir libyen.

URGENT -INFO -URGENT - INFO - URGENT 
Mardi 23 août 2016 1h30 PM :
Saif Al Islam Kadhafi est LIBRE !!!
Il vient de quitter la ville de Zenten ( Az Zintan ) depuis 2 heures pour rejoindre Moscou dans un avion militaire .
CRI INFO
Comité Révolutionnaire International
Comité Révolutionnaire International - CRI Officiel



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Sarkozy, le commandeur des croyants


Cet article du Point, dont la fin est malheureusement est réservée aux abonnés,  commence bien, son début, et surtout son titre me semblent assez justes. Les mœurs conjugales de l'homme Sarkozy en font plutôt un homme au ban de l'Eglise et un novice, voire un ignare, pour ce qui est de son enseignement. Mais il n'en a cure, "le 21 ème siècle sera religieux, où ne sera pas aurait dit Malraux"; et l'ancien Président qui ne sait décrocher de son addiction du pouvoir, en use et abuse. Après avoir fait ses emplettes en Arabie saoudite le 3 août dernier, comprenez après s'être fait remettre une mallette de billets ( au nom de ses anciens liens) pour (re)battre campagne, le voici qui refait surface. Afin de pouvoir battre campagne une fois encore, il vient d'intrôniser son poulain Laurent Wauqier, -qui piaffe d'impatience à l'idée de pouvoir bientôt être lui aussi calife à la place du calife-, au poste de chef de file des républicains et Eric Woerth au poste de Secrétaire général. Pour le moment, tel l'ancien président Mitterrand et son pèlerinage à la roche de Solutré, le président de la région Auvergne-Rhone-Alpes, annexe le Mont Meyzenc, depuis la croix des Boutières, chaque 15 août, afin de gravir ses derniers 250mètres, et plastronner à 1749 et 1753m avec son staff et un important cortège sécuritaire, assistés même d'un hélicoptère!
Et pourtant selon les sondages, notre revenant Nicolas, n'est pas le mieux placé, certains scandales, sa gabegie financière, ses résultats médiocres en matière d'emplois, sa politique étrangère guerrière et sanglante le placent bien en bout de chaine; plusieurs hommes politiques, de son propre camp, lui avaient demandé de se retirer.  Le titre est bien trouvé.
"Commandeur des croyants" !
La folie des grandeurs de notre homme englobe le rôle politique dévolu au pape, et tel un nouveau croisé, -pas le soldat lambda-, mais l'émissaire de Dieu, le seul, l'unique en France, ce citoyen français, au dessus des autres, se remet au blanc de la pureté perdue; car, après avoir mis à feu et à sang le Côte d'Ivoire et la Lybie, il faut se refaire une virginité. Après BHL, le voici aussi qui pose en blanc. ce n'est pas l'homme à la blouse blanche, le médecin, le chirurgien qui sauve des vies. Son drapé rappelle davantage le linceul, celui qui recouvre les corps ensanglantés des morts lointains, ceux qui n'affectent pas les foules françaises, ceux qui meurent misérablement pour que les multinationales auxquelles il est affilié puissent engranger de gros bénéfices. Et pourtant, le sang versé crie vengeance, et son Dieu -Gott mit uns, ou plutôt Gott mit mir, Sarkozy-ne doit guère nous impressionner!
Shlomit
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Sarkozy, le commandeur des croyants

Le candidat à la primaire des Républicains fait de la défense de l'identité religieuse de la France un sujet majeur de sa campagne. Une stratégie risquée.


Il est faux de dire que Nicolas Sarkozy nous rejoue la même rengaine identitaire, celle déjà entonnée en 2007 et en 2012. En réalité, l'ancien président de la République innove en évoluant dans un registre différent de celui de ses précédentes campagnes présidentielles. De ce que l'on sait et de ce que l'on voit de ses premiers pas de candidat à la primaire des Républicains, l'homme agite cette fois-ci un encensoir religieux autour du thème – fondamental pour de nombreux Français – de l'identité. Le « long manteau de cathédrales » ou l'exaltation des « racines chrétiennes », formules inspirées par Patrick Buisson, évoquées par lui en 2012 n'étaient qu'un chapitre dans une campagne qui se voulait d'abord une défense de l'identité culturelle du pays.
L'ancien président semble vouloir désormais en faire un axe majeur, à dimension religieuse, de sa campagne des primaires. Reconnaissons-lui le mérite de la constance : l'homme voue un intérêt ancien et sincère à ces questions. Son livre intitulé La République, les religions, l'espérance, (Cerf) paru en 2004, en est l'illustration. Son entretien avec le dominicain Philippe Verdin s'attarde sur la place de la religion dans la société mais aussi dans le cœur des croyants. Son ton y est paisible et empreint d'humilité. On devine chez lui un immense respect vis-à-vis de ceux qui entretiennent un dialogue avec le Ciel. Il y est aussi question de la spiritualité, des textes, du divin. En somme, de la foi.
Le symbole de la croix
Aujourd'hui, à l'orée de cette campagne des primaires, l'appropriation de symboles religieux de manière assumée (la bannière mitterrandienne de son compte Twitter, affiche un village dominé par le clocher d'une église) ou subliminale (la lettre « t » sur la couverture de son livre Tout pour la France, chez Plon, apparaît telle une croix chrétienne) donne à ce thème une dimension strictement identitaire, à l'heure où la France est prise pour cible par les djihadistes de l'État islamique et que monte dans le pays un fort rejet de l'islam dans sa version rigoriste. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy croit pouvoir attirer à lui les partisans de la Manif pour tous, opposés au mariage homosexuel. La stratégie est simple, d'aucuns diraient grossière, mais, dans le contexte, elle serait la seule qui marche.
L'unique croix qu'une droite républicaine s'était autorisée à afficher jusqu'ici était la croix de Lorraine, symbole du gaullisme et de la Résistance. Lequel symbole, parions-le, sera volontiers repris, si ce n'est déjà le cas, par le FN de Florian Philippot puisque les Républicains lui en font le cadeau, comme ils lui ont offert Valmy, la question sociale, la défense des relégués sociaux... Marion Maréchal-Le Pen se fera, quant à elle, un devoir d'invoquer les saints pour contrer l'offensive sarkozienne et redire à ceux de nos compatriotes qui ne l'auraient pas compris : « Oui, je ne crois pas que Jésus-Christ soit venu mourir sur terre pour porter un message qui aurait été remplacé quelques siècles plus tard par le prophète Mahomet. »
Est-ce le rôle d'un journaliste en charge de questions politiques que de s'adonner à ce genre d'analyse politico-religieuse ? Pas vraiment. Il le fait par la volonté du politique en campagne, qui s'empare d'une imagerie et de références qui souvent le dépassent pour en faire soit un glaive, soit un bouclier. Au diable, la spiritualité, la prière, les vibrations intérieures, l'intime, les murmures et les silences. Le pape François n'est pas entendu. Il y a à l'évidence quelque chose qui cloche...
la suite sur Lepoint.fr

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Petite chronique d' un ivoirien RDR au Gabon

C'est maintenant que nos frères du RDR comprennent..
Un jeune commerçant RDR de Treichville que je connais décide d'aller au Gabon en ballade après avoir gagné un peu d'argent. Ayant son compte bancaire domicilié à Ecobank, il décide de quitter Abidjan avec sur lui des billets craquants qu'il a pris soin de dissimuler dans ses vêtements, histoire de faire du boucan une fois à Libreville. Dans un bureau de change de Libreville, il souhaite faire un change de ses CFA. Il fut très choqué et indigné lorsqu'on lui a dit que le FCFA ivoirien n'est pas convertible en FCFA Gabonais.Comment? Il s'exclama! Il se rendit alors à la banque pour faire un retrait sur son compte d'Abidjan, mais les Gabonais ont mis 4 jours avant de répondre à son appel, au point où il était presque sans argent.



Lorsqu'il se mit en colère devant les agents de la banque, l'un des gestionnaires l'a fait rentré dans son bureau pour calmer les esprits et lui rappeler un fait qui l'a marqué depuis son retour à Abidjan.Voici en substance ce que l'agent lui a dit:" Monsieur, vous ne saviez pas que le FCFA n'était pas convertible dans une autre zone CFA. C'est pour cette raison principale que plusieurs hommes politiques se battent en Afrique. Nous les Gabonais, ont comptait sur le combat de Gbagbo pour se libérer aussi. Vous les ivoiriens là, je suis désolé pour vous. Vous n'avez rien compris du combat de ce monsieur. On pensait que la jeunesse allait faire front et faire tomber la France qui nous vole depuis des décennies. Vous avez misé sur le mauvais cheval. Voilà la conséquence de vos actes. Vous pensiez que la guerre chez vous était un problème de personnes, c'est ce qu'on vous a dit non. Vous vous êtes fait avoir. Lorsqu'on sera dans la possibilité de vous répondre, on vous fera appel, pour l'instant, vous allez patienter".



Le jeune était désabusé et rempli de rage. Il sollicita son frère pour qu'il lui fasse un Western afin qu'il ait de quoi survivre. Après son périple gabonais, il décida de nous raconter sa mésaventure avec pleins de tristesse. A la fin de son récit, il nous regarda droit dans les yeux et nous dit: "Côte d'Ivoire c'est pas pays. Tchiéééé, misère j'ai vécu chez les gens là. C'est pas du jeu hein. Noooon il faut être loin de son pays pour comprendre tout ça. Les jeunes gabonais m'ont mal insulté. Mais ils ont raison. C'est nous on a provoqué tout ça ooo. Les gens là connaissent Gbagbo mieux que nous même. Ouais, on m'a donné des cours sur moi même mon pays. J'avais honte comme ça. Je suis découragé même je vous assure". Nous les LMP, on le regardait se confondre. Au fonds de moi je me suis, c'est maintenant tu vois. Vos rebelles ont tués les nôtres pour faire plaisir à la France. Qu'est ce que tu croyais?

Zéaglo Kaadé

08:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

‘’ Maman Gbagbo’’ chef de gang ou prisonnière politique ?

Dix jours après l’arrestation,  de dame Antoinette Mého alias "Maman Gbagbo", les langues se délient sur les causes réelles de la mise aux arrêts de cette militante du Fpi. Si dans les premières heures de son arrestation par les éléments de la Dst,  l’on a vite fait d’assimiler l’incarcération de Maman Gbagbo à  des fins politiques, ces dernières heures, cette version est battue en brèche.  Car selon les enquêtes, Mého Antoinette serai le cerveau d’une bande armée de voleurs. Plusieurs autres chefs d’accusation sont portés à l’endroit de cette femme dont l’arrestation défraie la chronique…  
Récupération politique ou simples spéculations ? L’arrestation de Mého Antoinnette ne cesse d’alimenter les conversations au sein des formations politiques. Ce parce que la mise en cause est une militante mordue du Front Populaire Ivoirien (Fpi). E à ce titre, des voix se sont levées pour déduire que Maman Gbagbo a été mise aux arrêts parce qu’elle faisait signer la pétition pour la libération de Gbagbo. Quand d’autres personnes spéculassent  que dame Mého est présentée comme un témoin à décharge à la CPI pour le procès de l’ancien président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Une thèse fortement brandie par les activistes du Fpi.

A contrario cet argument, une autre thèse, celle-là plus proche des enquêteurs, présente une femme âgée de la soixantaine comme un agneau avec des griffes.   Écrouée à la Maca, Mého Antoinette  est accusée pour  atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat, constitution de bandes armées, direction ou participation à une bande armée, atteinte à l’ordre public, tentative d’assassinat, vol en réunion à main armée portant sur des armes, munitions et divers objets et destruction volontaire de biens d’autrui. Tout un long chapelet de chef d’accusation qui n’est pas  fait pour aider Maman Gbagbo.
Vrai ou faux ? Cette seconde version risque d’emporter Maman Gbagbo. Car il se dit qu’elle a été citée dans une affaire d’attaque du domicile du chef d’État-major (CEMA) Soumaila Bakayoko.
En effet dans la nuit du 20 au 21 février 2016, le domicile du CEMA à Séguela a été visité par des malfrats. Une enquête est ouverte et les malfrats sont mis aux arrêts en juillet dernier. Cuisinés; ils ne tardent pas à passer aux aveux et citent le nom de Maman Gbagbo.  C’est elle qui aurait  hébergé les malfrats pendant la préparation de l’attaque et  récupéré les armes. Apprend-t-on des complices  lors de leur audition à la DST. Mise aux arrêts à son tour, Mého Antoinnette, a été déférée à la MACA le mercredi dernier où  elle attend de  passer devant le tribunal. On en saura un peu plus les jours à venir.
                                                                                                                           Ange T. Blaise
Imatin.com

01:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un prisonnier oublié parle

VOTRE FRERE KOUTOUAN DJOBO PARLE 
-J'ai été arrêté en MAI 2011 à Abobo Attekoi 
Apres avoir été menotté durant Plusieurs mois à la DST , j'ai été deferé à la MACA, le 07/ 09/ 2011
Depuis cette date, je suis sans jugement .
Mon etat de santé se degrade car je n'ai pas les moyens de prendre en charge une nourriture correcte alors je me nourris de ce que l'on m'offre en prison
-FRERE ET SOEURS JE COMPTE SUR VOUS 

chers nôtres, soyez salués, ensemble disons NON à la détention abusive
Détenir une personne durant 5 ans c'est un CRIME
POUR LA DIGNITÉ HUMAINE, LIBÉREZ NOS PARENTS

00:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

21/08/2016

Le collectif des cadres Wé soutient Madame Meho

DÉCLARATION DU COLLECTIF DES CADRES WE RELATIVE A ENLÈVEMENT DE ROUASSYA ANTOINETTE ÉPOUSE MEHO

1- Le mercredi 10 août 2016, aux environs de 16 heures, un groupe d’hommes armés en tenue civile, se présentant comme des agents de la DST, ont fait irruption au domicile des MEHO sis à Gotham, sous quartier de YOPOUGON SELMER, d’où ils sont repartis manu militari avec ROUASSYA Antoinette épouse MEHO, après avoir battu au préalable, à coups de crosse, son époux et ses enfants et tiré des coups de feu dans la maison pour terroriser davantage la maisonnée et les voisins qui avaient accouru


2- Depuis ce jour, notre sœur est détenue en un lieu secret sans aucune possibilité, ni pour son époux et ses enfants, ni pour nous ni pour son avocat, de la voir ou même de communiquer avec elle. Et pourtant Madame MEHO, dont la santé est relativement précaire, suit un traitement contraignant qui lui impose la prise régulière des médicaments prescrits par son médecin


3- Antoinette MEHO, est certes militante très active de son parti, le FPI, mais pour les populations des huit départements Wê (Toulepleu, Blolequin, Taï, Guiglo, Duékoué, Bangolo, Kouibly et Facobly) elle est surtout une soeur résolument engagée dans le combat pour réunir les preuves du génocide Wê . C'est dans ce cadre qu'elle collabore avec l’ONG "Solidarité Peuple Wê" sur les dossiers des « victimes oubliées » de la crise post-électorale. A cet effet, Dame MEHO procède au recensement des Ivoiriens et Ivoiriennes qui ont subi atrocités et humiliations des rebelles dans ces différents départements, en vue de leur prise en compte par la Cour Pénale Internationale (CPI)


4- Pour rappel, depuis 2002, le peuple Wê continue de subir les pires atrocités et humiliations de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Les massacres de NAHIBLY, Carrefour, Guitrozon, Petit-Duékoué, Bloléquin, Soumayé, Douagué, Zou, Diéouzon etc. continuent d’interpeller la conscience nationale et celle des bien pensants de ce monde dont le mutisme s’apparente à une caution morale aux auteurs de ces crimes. Et pourtant la gravité de ces crimes n’est de loin comparable aux banals contrôles d’identité qui ont servi de prétexte à certaines catégories d’Ivoiriens pour prendre les armes, attaquer et balafrer la Côte d’Ivoire en septembre 2002 et la plonger ainsi dans une crise dont elle n'est toujours pas sortie


5- Massacrer un peuple et s'employer à le bâillonner de la sorte est une infâme injustice de trop que le peuple Wê ne saurait accepter et endurer sans réaction. C’est pourquoi, au nom du peuple Wê, le Collectif des Cadres Wê :

• condamne avec fermeté l'enlèvement et la détention au secret de Mme Antoinette MEHO
• dénonce un acharnement contre le peuple Wê qui a pourtant choisi la voie légale et pacifique de la justice pour exposer à la face de la nation les torts qui lui sont faits depuis près de quinze ans
• Exige la libération sans conditions de Mme MEHO ROUASSYA ANTOINETTE
• appelle le gouvernement à plutôt mettre un terme aux souffrances qu'endure le peuple Wê en faisant enfin la lumière sur les différents massacres et les expropriations de terres dont nous sommes victimes depuis trop longtemps
En tout état de cause, le Peuple Wê prend à témoin l’opinion nationale et internationale et se réserve le droit de recourir à tous moyens légaux en vue d’apporter une réaction appropriée à cet acharnement contre son existence.

Fait à Abidjan le 15.août2016

Pour le Collectif des cadres Wê
TCHEIDÉ Jean Gervais (BLOLEQUIN) 
DIEZION DIBE Bernard (DUEKOUE)
TIHI KPAHO Victor (DUEKOUE)
KETTY LACINE
ZEREHOUÉ Édouard (BANGOLO)
GNAHET Jacques (GUIGLO)
GAH Barnabé (GUIGLO)
KPEYA Monhessea Ben (KOUIBLY)
YOAN Bernard (FACOBLY)
POHE jean (FACOBLY)
WONGNONHOUON Romain (Toulepleu)
Mme BLIH LUCIENNE
KOULATE GASTON
SEPAN BASTEME........
Merci Camarade Jikel Naako de Naako

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19/08/2016

Le destin des wé à la lumière de l’affaire Antoinette Meho

Est-ce parce que le premier ivoirien que j’ai connu est un wé que j’ai pris fait et cause pour la Côte d’Ivoire et son président Laurent Gbagbo ? Est-ce parce que j’ai bientôt 60 ans que le sort de cette femme m’affecte particulièrement ? est-ce parce que la première photo diffusée la représente dans une robe avec un Maguen David (étoile à 6 branches) sur la poitrine, me ramenant à de sinistres souvenirs inhérents aux juifs dont je liée par le sort ? Est-ce parce que le monde politique n’en a cure que j’ai la rage de voir que cette dame emprisonnée ?
<< ANTOINETTE ROYSSIA Epouse MEHO >> MD. 16/8/2016, est : Inculpée d’atteinte à la défense nationale, attentat ou complot contre l’autorité de I‘Etat; constitution de bandes armées, direction ou participation à une bande armée; participation à un mouvement insurrectionnel; atteinte à l'ordre public; assassinat; tentative d’assassinat; vol en réunion à mains armées portant sur des armes, munitions et divers objets; destruction volontaire de biens d’autrui.” lisons nous sur l’acte d’accusation.
Apparemment cette femme est une bonne mère de famille et grand-mère, travaillant dur pour nourrir sa maisonnée. Elle est de cette génération d’hommes et de femmes qui sont venus à la politique parce que le président Gbagbo les a mis devant leur responsabilité face à une histoire qu’il fallait détourner de son cours normal pour amorcer une ère nouvelle, où l’indépendance acquise maintenant depuis 56 ans paraît-il, n’a rien changé dans les fait, si ce n’est que le colonialisme s’appelle maintenant néo colonialisme, comme si une réalité nouvelle était venue se greffer sur l’ancienne ! Mais voilà, le 8 août Ouattara et sa blonde, toute de rose vêtue, se sont envolés pour des congés bien mérités en France, et comme toujours, il ne peut être tenu pour responsable de cette arrestation. Curieusement, ces dénis du droit sont en forte hausse, chaque fois qu’il s’absente, à croire que le vacataire Hamed Bakayoko s’exerce à jouer les gros bras en son absence ! A moins que ce ne soit un cadeau empoisonné de Guillaume Soro, essayant de détourner l’attention pour charger son maitre!
Sur l’autorisation de visite à notre prisonnière sexagénaire, que son époux Gabriel a divulgué, le document porte la date et la signature juge un 17 juin, comme si ce papier avait été préparé depuis deux mois ! Certainement s’agit-il d’une erreur, mais dans ce pays, face à un droit tordu qui est prononcé chaque jour, où un voleur de cabris écope de 20 ans de prison alors qu’un FRCI tuant à bout portant un étudiant participant à une manifestation pacifique écope de 18 mois seulement, et peut-être aurait-il été gracié si l’affaire n’avait pas été ébruitée... On ne peut que secouer la tête devant tant de pratiques illégales.
Des témoins ont relevé que le véhicule qui a conduit les huit hommes commis à l’arrestation d’Antoinette Mého était dépourvu de plaque d’immatriculation, et qu’aucun mandat d’amener n’avait été présenté à la famille; seule trace de cette arrestation: des tirs dans les murs et le plafond, devant des enfants en bas âge, qui ont été maltraités ainsi que le grand père, époux de la femme arrêtée dans sa cuisine.
Avant d’être interrogée par la DST, elle aurait été amenée dans la sinistre forêt du Banco. Foret qui compte certainement plusieurs charniers de jeunes que l’on a vu entrer dans la foret, encadrés de FRCI et autres dozos hilares, sans jamais les voir en sortir. C’est probablement là qu’elle a écopé de l’inculpation de “constitution de bande armée, vol d’armes, munitions et divers objets”… En effet à cause de la casse d’Adjamé, du démantèlement des ferrailleurs, des 60% qui n’ont pas obtenu de nouvel emplacement, la foret du banco se repeuple: ces derniers, précédés des “microbes” et autres cancrelats, ont été obligés de trouver un nouveau point de chute avec leur ferraille pour les uns et matériel de délestage des pauvres populations pour les autres; ça a été direction la foret du Banco ! C’est probablement ainsi que l’arsenal de notre commerçante de vivrier a été découvert, balance, papier d’emballage et cageots, à côté de machettes, kalachnikovs et autres armes non répertoriées des « anges protecteurs » de la nouvelle Côte d’Ivoire !
Ouattara et sa clique nous ont habitués à comprendre le contraire de la vérité, ainsi, il aurait gagné les élections, il serait aimé de son peuple, la croissance grâce à lui s’écrit avec deux chiffres, « assassinat, tentative d’assassinat, destruction de biens d’autrui » c’est ce qui a été tenté sur sa personne à lui. Mais voilà, lors de l’irruption dans la maison Meho, il y avait des témoins, l’affaire a été ébruitée trop tôt, alors les balles sont allées se loger dans les murs.
Le journaliste wé Désiré Oué a eu moins de chance, le 18 novembre 2013 lorsqu’il est rentré chez lui, et été abattu sur le pas de la porte. « Rédacteur en chef de la revue "Tomorrow Magazine", M. Oué "a été abattu à son domicile par des hommes armés non identifiés", a expliqué à l’AFP le président du Synapp-CI, Guillaume Gbato. Le journal du FPI, Notre Voie, avait qualifié l’assassinat de "crime crapuleux des milices pro-Ouattara". Et bien sûr, notre justice qui a retrouvé tous les assassins pro-gbagbo pour endosser la majorité des crimes de la république bananière, peine à retrouver les assassins du journaliste. Elle n’a pas trouvé, évidemment, ceux du professeur Philippe Rémond, ce français, qui avait pris fait et cause en 2010 pour le candidat Laurent Gbagbo, et qui attendait impatiemment de recevoir sa nationalité ivoirienne. Il est des crimes difficilement imputables au camp Gbagbo. Ainsi la recherche des responsables des atrocités de Douékué et Nahibly n’a guère avancé. Depuis le début, pourtant, ses auteurs sont connus, mais comme les commanditaires sont intouchables, alors ces deux massacres ne sont même pas évoqués à La Haye par le Bureau du Procureur, qui pourtant se défend d’avoir une approche unilatérale du drame ivoirien.
Une fois de plus, nous avons affaire à un enlèvement sauvage, crapuleux, adossé à de fausses accusations, car madame Mého ne remuait certainement pas son riz sauce graine avec une machette ou une arme dérobée à un frère Cissé? Elle ne vendait pas non plus des munitions à côté de ses dentées alimentaires ! La vérité est bien plus simple : cette dame collectait des témoignages de victimes, ces témoignages que maitre Habiba Touré et Martine Kei Vao ont envoyé à la Haye pour que l’avocate des seules victimes RDR de la crise post électorale puisse mettre de côté son petit crocodile, et verser de vraies larmes à la CPI ! En effet, le 13 août, maitre Touré, accompagnée de Martine Key Vao devait prendre la parole aux Etats unis afin de rappeler et faire connaître le massacre des Wé et la situation générale qui prévaut en Côte d’Ivoire. Le 30 juillet sur Facebook, Antoinette Meho saluait cette initiative et écrivait « Courage à toi même et merci à la présidente de l’ong solidarité WE. Grâce à cette dame dynamique, on parlera du genocide wé. Sois bénie Presi ! » Mais elle n’a pas eu le temps de collecter les échos de la conférence du 13 aout, car dès le 10, elle devenait personna non grata. En quelques heures la voici affligée de tous les péchés d’Israel. Bientôt on l’accusera d’avoir écrit « comment je suis devenu rebelle » en signant de son nom de plume « Soro Gillaume » !
Selon les avocats, Antoinette Meho figurait sur la liste des témoins devant intervenir à la Haye. Son tour n’est pas prévu dans un futur proche, car pour l’instant ce sont les témoins à charge qui s’expriment, et la cour fait tout pour ralentir le procès. Dame Meho en quelque sorte est le pendant de Matt wells, mais à décharge. Alors que le britannique évoquait des témoignages qu’il avait reçu de visu et surtout par téléphone, sans être témoin lui-même, dame Meho, pouvait parler de l’intérieur, des siens disparus à Douékué et Nahibly, persécutés, spoliés, et se faire la voix de ses frères, et aussi dire tout ce qu’elle avait traversé.
Bien sûr le FPI, son parti a protesté contre son arrestation dès le début. Le FPI des 9% a attendu plus d’une semaine, le 18 août pour entreprendre semble-t-il quelque chose : une visite timide de son chef de file au domicile de l’inculpée, mais nous attendons encore le cri d’indignation et d’exaspération d’Affi, trop occupé semble-t-il pour que du trop plein de son coeur sa bouche parle.
Grâce à la fonction photo des téléphones portables, nos policiers zélés, sous la férule de Hambak n’ont pu cacher que cette femme avait été molestée; une photographie de notre dame circulant sur la toile, nous dévoile une dame Mého, portant un grand pansement sanguinolent au bras et à la jambe en faisant foi ! Et son visage que l’on avait vu souriant et aimable, était grave et triste !
Comment accepter un tel comportement dans ce pays qui pourtant se veut un pays démocratique, avec une justice qui vaut celle d’autres pays ? Comment peut-on faire disparaître un témoin, le menacer, l’intimider ? Comment imaginer que rien ne filtrera, que personne n’en saura rien ? Comment cacher toute cette vilénie, cette corruption, cette méchanceté originelle d’un clan qui ne doit ses privilèges qu’à la seule communauté internationale, France en tête, dont l’unique ambition pour mieux dépecer la Côte d’Ivoire, était d’installer des incapables suffisamment corrompus pour être aux ordres des vrais administrateurs, ceux envoyés par la France et l’ONUCI?
Pour l’instant, ces chers occidentaux ont toujours couvert la gabegie, les passe-droit et l’injustice du club d’incapables d’Abidjan, la CIA locale. Jusqu’où iront-ils ? Couvriront-ils une fois encore cette mise au trou d’une innocente dont le seul tort est de vouloir dire la vérité, rien que la vérité à La Haye et à Abidjan, lors du procès de madame Gbagbo, puisqu’elle est citée là aussi comme témoin à décharge ? La CPI fermera-t-elle les yeux une fois de plus sur un témoin malmené ? Elle qui a fermé pudiquement les yeux sur les conditions de témoignage de Jean-Noel Abéhi, un prisonnier du régime quoi aurait dû célébrer ses bourreaux ? Certes il était convenu qu’il déposerait contre Laurent Gbagbo, ce chantage s’est exercé sur lui comme sur les autres prisonniers célèbres, militaires, anciens ministres de Gbagbo à qui l’on avait demandé de témoigner de la bonté du bourreau de leur Patron ! Si dans les extraits vidéo délivrés par la CPI, le témoin P321 ne met pas à mal Ouattara, il ne se gêne pas pour décrire dans le détail l’implication de la France dans le renversement du président Gbgabo ! Madame Meho est certainement une femme moins “dangereuse” que le commandant Abéhi, son témoignage de commerçante, de militante du FPI, de mère de famille ne pourra causer du tort à la France, mais sa connaissance du drame Wé met directement en cause Ouattara et sa bande.
En voulant reproduire le scénario Abéhi, un prisonnier dont le témoignage est reçu malgré son statut de prisonnier donc de personne qui n’est pas libre de ses mouvements et certainement de ses dires, Ouattara oublie que l’affection occidentale pour le célèbre économiste du FMI s’est refroidie en 5 ans de mauvaise gestion de la com. Dame Ouattara, qui joue dans le film « la Côte d’Ivoire Emergente » le rôle de l’égérie blonde rassurante, n’arrive plus à égaler le jeu de la blonde Catherine Deneuve, qui probablement était son modèle lorsqu’elle a demandé à un chirurgien esthétique de revoir son visage et d’adoucir ses traits; en fait de les banaliser pour adopter un visage qui n’est pas le sien, où les sentiments vrais sont remplacés par ce masque figé, où le sourire ne dépasse pas l’esthétique et surtout ne rejoint plus le regard, pour fonctionner harmonieusement et découvrir une bonté d’âme, apparemment totalement absente.
Lorsque madame Meho a été arrêtée, les bruits ont circulé que son arrestation était programmée depuis plusieurs mois déjà et qu’elle se cachait. Ce n’est semble-t-il que le 10 août qu’on aurait pu mettre la main sur elle, alors qu’elle vaquait tranquillement à ses occupations d’épouse et de grand –mère dans sa cuisine ! C’est probablement ce qui s’explique par ces deux dates sur le chef d’accusation déjà prêt à la date du 17 juin, formulaire de base, fourre-tout où l’accusé (au singulier) est affublé de toute la panoplie possible de délits, pour être sûr qu’au moins un seul pourra être retenu. En l’occurrence, appliqué à cette dame qui semble être une femme tout ordinaire, qui a mis son humanité au service de ses frères massacrés à Douékué et Nahibly et de la vérité pour soutenir Simone et laurent Gbgabo, ce qui semble être en plein accord avec la Constitution ivoirienne, révisée ou non, et de la démocratie, telle qu’elle est affichée officiellement en Côte d’Ivoire.
En ce mois d’août, alors que 56 ans d’Indépendance ont été chantés, dansés et célébrés avec un éléphant de la Francophonie, cette farce-fête à venir de 2017, où le pachyderme ressemblait davantage à la légendaire souris des dessins animés américains, mon cœur est serré et triste, mais ne faut-il pas enfin réagir ? Faut-il vraiment que tout se termine avec ce célèbre poème du pasteur Martin Niemoeller dont la première version date de 1942 dans le camp de Dachau ? Où sont ces hommes et ces femmes? Vont-ils encore se taire et laisser faire, sans protester? Vont-ils assister impuissants à l’arrestation, la liquidation, des derniers courageux, qui partent les uns après les autres, sans réaction, ou presque ?
Quand ils sont venus chercher les communistes Je n'ai rien dit Je n'étais pas communiste Quand ils sont venus chercher les syndicalistes Je n'ai rien dit Je n'étais pas syndicaliste Quand ils sont venus chercher les juifs Je n'ai pas protesté Je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques Je n'ai rien dit Je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait personne pour dire quelque chose. (Dachau, 1942)
Shlomit Abel, 19 août 2016

18:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

18/08/2016

Un glacier révèle le secret de la base nucléaire secrète US au Groenland

Le réchauffement climatique a permis de révéler l’un des secrets du Pentagone: une base nucléaire souterraine américaine, top-secrète, dans le nord du Groenland. La fonde des glaces pourrait exposer l'environnement de l’île aux déchets radioactifs.

Le Camp Century a été construit en 1959, au plus fort de la guerre froide, dans le cadre du projet Iceworm, un moyen de tester la "faisabilité du déploiement de missiles balistiques sur des rails sous la surface de la calotte glaciaire du Groenland", a raconté William Colgan, un assistant professeur à l'Université York de Toronto.

Le projet a été abandonné lorsque les scientifiques ont découvert que la calotte glaciaire se déplaçait plus rapidement qu'on ne le pensait, ce qui aurait pu détruire la base, et toute infrastructure de missiles intégrée, en seulement cinq ans.

La base a été évacuée mais les déchets dangereux y ont été laissés. En particulier, les eaux usées, le carburant diesel, des composés chimiques toxiques comme des polychlorobiphényles. – un produit chimique industriel polyvalent – et certains déchets faiblement radioactifs provenant du générateur nucléaire du camp. Tous ces déchets pourraient pénétrer dans l'environnement et potentiellement perturber les écosystèmes voisins.

"Le plan de gestion des déchets prévoyait qu’ils seraient enterrés pour l'éternité sous la neige perpétuellement accumulée", a expliqué M. Colgan.


Mais les ingénieurs américains, qui avaient construit la base, n'ont pas anticipé le changement climatique. Maintenant, la base peut devenir un problème pour les relations entre le Danemark, qui a gouverné le Groenland à l'époque, et les États-Unis. Ce ne serait pas la première fois que ce sujet sème la discorde. La vraie destination de cette base n'a été révélée au gouvernement danois que dans les années 1990, ce qui a provoqué un scandale.
sputniknews

23:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les USA retirent leurs armes nucléaires de Turquie

Les Etats-Unis ont chargé leurs militaires de retirer les armes nucléaires US du territoire turc dans les plus brefs délais.

Les Etats-Unis ont commencé à retirer leurs armes nucléaires de Turquie, annonce le journal spécialisé sur l'actualité de l'Union européenne EurActiv, se référant à des sources proches du dossier.

Le média précise que cette mesure est suscitée par le fait que ces derniers temps, "Washington ne faisait plus assez confiance à Ankara pour laisser ces bombes sur le territoire national", selon EurActiv.

D'après le journal, les États-Unis envisagent de transférer les ogives nucléaires vers la base roumaine de Deveselu. Le gouvernement roumain n'a pas confirmé cette information pour le moment. 

"Le stationnement de bombes nucléaires américaines si proches de la Russie ne devrait pas plaire à Moscou", a supposé l'EurActiv.

Le 12 mai, les Etats-Unis ont activé leur système de défense antimissile construit à Deveselu, en Roumanie, en dépit des protestations de Moscou qui estime que le dispositif est dirigé contre son potentiel militaire. 

Le site, équipé d'un radar, d'intercepteurs de missiles et de systèmes de communication, est le premier élément d'un bouclier censé protéger l'Europe des "Etats voyous".

Le système antimissile installé en Roumanie s'inspire du système américain Aegis. Il s'appuie sur les radars qui détectent le lancement d'un missile balistique.

En ce qui concerne la Turquie, la base aérienne d'Incirlik abrite une cinquantaine d'armes nucléaires tactiques américaines. Des avions américains effectuent depuis cette base des raids sur les positions des terroristes en Syrie et en Irak.

Suite à la tentative manquée de coup d'Etat, le gouvernement turc a interdit aux pilotes américains de décoller à partir d'Incirlik et a en outre arrêté le chef de la base pour son implication dans la récente tentative de putsch.
Sputniknews

23:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Une justice impeccable

L’interrogatoire musclé d'un présumé innocent...
Les muscles parlent avant la tête, où plutôt à la place de la tête!

Mme Meho Antoinette (60 ans, mère de 4 enfants et vendeuse de vivriers) après avoir été prise chez elle avec brutalité, mari et enfants battus, a été conduite dans la forêt du Banco où elle a été battue avant d'être conduite en sang et lambeaux à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) où elle est restée sans soins et sans dormir durant 4 jours avant d'être transférée à la MACA!

Steve Beko

Jusqu'au 30 Aout prochain, date de la reprise du procès des impérialistes contre le président Laurent GBAGBO et le ministre Charles Blé Goude, nous saurons si la CPI assure uniquement la protection des témoins de Ouattara ou si elle est vraiment impartiale comme elle le prétend pour statuer sur le cas de Madame Antoinette Meho témoin à décharge du president GBAGBO brutalisée à domicile avec sa famille et séquestrée 5 jours durant dans les ténèbres de la DST.
Ceux qui ont toujours douté de la CPI sont sereins et ils attendent que ceux qui croyaient encore à ce que le droit soit dit dans cette juridiction pour présidents insoumis puissent les rejoindre dans leur scepticisme sur cette cour jugée raciste.
Y aura-t-il un miracle pour cette fois et le triomphe de la justice sur les abus de la justice des vainqueurs?
Fier Ivoirien II

20:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la police dans ses basses oeuvres



Å 60 ans cette dame a été bastonnée à la DST de OUATTARA. 
Mais pourquoi cette méchanceté ?
URGENT! URGENT! Accusation farfelue et mensongère contre Mme MEHO ANTOINETTE par le pouvoir illégitime d'Abidjan afin de l'empêcher de témoigner en faveur du président GBAGBO avec la complicité de la CPI "Mme Antoinette Rouissa Meho a été inculpée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, vol d’armes et de munitions, participation à une bande armée et complicité" a affirmé à l’AFP son avocat, Me Toussaint Dako, déplorant des "accusations grossière"
‪#‎Yako‬ madame MEHO ANTOINNETTE
Fils Duroî

09:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

17/08/2016

"Mme Antoinette Rouissa Meho...

Cette dame s'occupait de collecter les témoignages des survivants du massacre de Duekoue.
Elle détenait des informations extrêmement compromettantes pour le régime des dozos.
C'est la principale raison de son arrestation.


"Mme Antoinette Rouissa Meho a été inculpée d’atteinte à la sûreté de l’Etat, vol d’armes et de munitions, participation à une bande armée et complicité" a affirmé à l’AFP son avocat, Me Toussaint Dako, déplorant des "accusations grossières".
Face à l'excès d'injustice, les abus de pouvoir des plus forts sur les faibles, le silence coupable des donneur de leçons regroupés au sein d'un machin appelé ONU, on finit par comprendre pourquoi le nombre de kamikazes augmente considérablement dans le monde.
Fier Ivoirien

23:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

plus de marchands à la sauvette, plus de pauvres: mamy Bulldozer veille!



Le ministère en charge la Salubrité annonce LE DÉGUERPISSEMENT DES INSTALLATIONS ANARCHIQUES DU BOULEVARD NANGUI ABROGOUA ET DE L’AVENUE JACOB WILLIAMS Le Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement porte à la connaissance des populations qu’à compter du mardi 16 aout 2016, une opération de déguerpissement de toutes les installations anarchiques et illégales sera organisée, dans la commune d’Adjamé, sur les sites suivants : [ 51 more words ]Voir la suite ci-dessous:
http://5minutesinfos.net/nangui-abrogoua-adjame-mosquee-d...

23:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Bénéfices et excédents des années Ouattara !!!

CHERTÉ DE LA VIE : DÉCLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN


Durant une décennie entière, Monsieur Alassane OUATTARA et ses alliés ont dénigré, vilipendé et calomnié le Président Laurent GBAGBO et son régime, lui attribuant tous les maux ; pourtant le RDR son parti, le PDCI et les acteurs de la rébellion avaient tous cogéré avec le FPI, le pouvoir de GBAGBO. Ils ont promis monts et merveilles aux Ivoiriens, notamment pendant la campagne électorale de 2010, s’engageant en cas d'accession au pouvoir à apporter les solutions à leurs problèmes et à leur assurer un bonheur inégalé.
Aujourd'hui, six (06) années après sa prise de pouvoir à la suite d'une guerre post-électorale aussi inutile que meurtrière, Monsieur Alassane Ouattara peine à réaliser le bonheur promis. C'est la désillusion totale car tous les grands domaines de l'économie sont en souffrance. Dans le secteur du commerce en particulier, la vie est rythmée par une augmentation effrénée des prix qui poussent chaque jour, un peu plus, les Ivoiriens vers une paupérisation certaine contraire à ses mirifiques promesses de campagne.
Pour comprendre l’ampleur du désastre, nous allons ci-après présenter les faits qui justifient nos propos, faire notre analyse et donner notre position face à cette grave et intolérable démission du régime OUATTARA.

I- LES FAITS
En observant avec attention l’évolution des activités commerciales dans notre pays depuis bientôt six (06) ans, nous notons une augmentation généralisée des prix des denrées de grande consommation et des prestations de service.
En effet, nous constatons avec amertume les situations catastrophiques suivantes :
1) Au niveau des denrées de grande consommation
Les prix ne cessent de flamber. Selon les relevés des prix du Ministère du Commerce, de 2011 (sous GBAGBO) à 2016 (sous OUATTARA), les prix de quelques denrées essentielles de grande consommation, pris comme référence, se présentent comme suit :
- les produits alimentaires ont connu une hausse de 7,69% à 73% ;
- le gaz butane a subi une augmentation de 37,5% à 39%
Voir les détails ci-dessous :

AUGMENTATIONS EN POURCENTAGE DU PRIX DES PRODUITS DE CONSOMATION
de 2011 SOUS LAURENT GBAGBO À 2016 SOUS ALLASANE OUATTARA.
- Poisson frais capitaine (prix au kg) de 1.100 à 1.900 soit 73% d'augmentation
- Lait bonnet rouge (170g) de 325 à 400 soit 23% d'augmentation
- Riz 100% brisure (prix au kg) de 400 à 500 soit 25% d'augmentation
- Farine (prix au kg) de 600 à 800 soit 33% d'augmentation
- Viande de bœuf sans os (prix au kg) de 1.900 à 2.500 soit 31% d'augmentation
- Viande de bœuf avec os (prix au kg) de 1.800 à 2.200 soit 22% d'augmentation
- Sucre granulé blanc (prix au kg) de 650 à 700 soit 7,69% d'augmentation
- Sucre morceaux (prix au kg) de 700 à 850 soit 21% d'augmentation
- Gaz butane B6 de 1.800 à 2.500 soit 39% d'augmentation
- Gaz butane B12 de 4.000 à 5.500 soit 37,5% d'augmentation
- Ciment (prix à la tonne) de 96.000 à 100.000 soit 4,16% d'augmentation
Source : Ministère du commerce.
De manière générale, l'on constate pour ces produits, une augmentation allant de 04,16% à 73%.

2) Au niveau des prestations de service :
- une augmentation des coûts des loyers des maisons à usage d’habitation ou de commerce;
- une augmentation du tarif de l’eau et de l’électricité. L’augmentation très élevée des prix dans ce secteur a jeté les populations dans les rues pour protester
- une augmentation de la fiscalité en matière de dédouanement ;
- une institution de points de péage avec des tarifs exorbitants selon les catégories de véhicule :
sur l’autoroute du nord, de 2.500 F à 10.000 F.
À Abidjan, de 500 F à 3000 F
NB : à ce niveau nous sommes malheureusement le seul pays dans la sous-région à pratiquer le péage au centre-ville

II- NOTRE ANALYSE
Au regard des faits, le FPI est fondé à croire que le régime Ouattara n’a pas de solutions aux nombreux problèmes des Ivoiriens car à l’évidence, il ne fait que contribuer davantage à un appauvrissement de ce peuple, d’autant plus que dans le même temps, les revenus stagnent.
En effet, la flambée des prix au niveau des produits de grande consommation comme indiquée plus haut pèse sur le pouvoir d’achat du consommateur. Elle marque l’absence d’un mécanisme fiable de régulation des prix pour ces produits pourtant considérés comme sensibles compte tenu de leur impact sur les ménages.
En outre, la forte pression fiscale exercée dans les domaines de la douane, du transport ne facilite pas la vie au consommateur.
Au niveau de l’agriculture notamment dans le secteur de l’hévéaculture, le gouvernement a créé de nouvelles taxes sur le chiffre d’affaires des usiniers. Ces taxes qui ne sont pas de nature à aider le secteur à se développer, ont même affectés le cours de l’hévéa dont le prix d’achat aux producteurs qui était de 1.000 FCFA le kilogramme en 2009 sous GBAGBO, est passé aujourd’hui à 260 FCFA le kilogramme.
A tout cela, il faut ajouter les tarifs prohibitifs des péages qui contribuent à l’augmentation du prix des transports et par ricochet au renchérissement du coût de la vie.
Tous ces faits qui découragent la consommation au niveau de la population et ralentissent l’investissement au niveau des entreprises, empêchent la production des richesses et aggravent la pauvreté. Par ailleurs, étant donné que la Commission de la Concurrence et la cellule de lutte contre la vie chère cherche toujours leurs repères et que les contrôles des instruments de mesure, des affichages des prix, de la qualité des produits restent imperceptibles par la population, celle-ci se trouve délaissée et sans soutien face au coût excessif de la vie. Et pourtant l’un des slogans de campagne en 2010 de Monsieur OUATTARA était « Ne donne pas ta voix à la pauvreté ».
En effet, alors qu’il a la possibilité d’agir sur les prix des produits réglementés, à savoir : les livres scolaires, les tarifs publics de l’eau, de l’électricité et des Postes et Télécommunications, les produits et spécialités pharmaceutiques, le gaz butane, le Gouvernement OUATTARA a choisi de ne pas utiliser ces dispositions légales. Or sous le régime du Président GBAGBO, des mesures conjoncturelles étaient prises, en application de l’article 2 de la loi n°91-999 du 27 décembre 1991 relative à la concurrence, pour juguler les hausses excessives des prix des produits de première nécessité, afin de soulager les ménages.
Toutes ces insuffisances ci-dessus relevées, nous confortent dans l’idée que le gouvernement souffre d’un manque de vision politique cohérente, en matière de commerce, au profit de la population.
De toute évidence, ces augmentations de prix, de taxes et autres coûts de prestation, constituent pour nous, des indicateurs d’un régime qui a failli à ses devoirs ; car on ne peut faire le bonheur d’un peuple qu’on s’évertue à ruiner.
Aujourd’hui, dans notre pays, sous ce régime de M. Alassane OUATTARA, on ne parle plus de panier, ni de sachet de la ménagère, mais plutôt de la main tendue de celle-ci qui demande l’aumône comme une mendiante en disant « AYE ADI ALLAH MAN », qui signifie « PITIÉ ! DONNEZ-MOI AU NOM DE DIEU » traduisant ainsi tout le désarroi des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Comme on peut le voir, le régime Ouattara a apporté à la Côte d’Ivoire plus de problèmes que de solutions au point où, désillusionnée, une dame militante avérée du RDR s’est immolé le 21 mai 2014 de devant le Palais de la Présidence de la République. Cet acte grave et inédit dans notre pays est le signe de la désolation d’un peuple trompé, aujourd’hui dépité et sans espoir.
C’est ce que des commerçantes avisées, de surcroît partisanes du régime OUATTARA, ont très tôt compris en disant : « GBAGBO KAFISSA », comme pour dire haut et fort : « GBAGBO EST MIEUX » ou « AVEC GBAGBO, ON ETAIT MIEUX ».

III- NOTRE POSITION
Considérant que faire le bonheur du peuple est la raison fondamentale de l’existence d’un gouvernement,
Le Front Populaire Ivoirien :
- s’indigne du mépris affiché par le régime Ouattara devant la grande souffrance du peuple ivoirien ;
- dénonce avec fermeté le caractère démagogique des prétendues actions du gouvernement contre la vie chère toujours annoncées et jamais exécutées ;
- interpelle le gouvernement afin qu’il prenne des mesures appropriées pour éviter aux Ivoiriens des augmentations intempestives de leurs charges ;
- exige l’application des dispositions pertinentes de l’ordonnance n°2013-662 du 20 septembre 2013 relative à la concurrence, en vue de lutter contre la vie chère.
- Demande l’annulation du paiement des secondes factures d’électricité et la réduction du cout de l’électricité.
Le FPI rappelle enfin au gouvernement que l’émergence à l’horizon 2020 tant chantée, n’aura véritablement de sens que si pour chaque ivoirienne et ivoirien, la réalité de l’existence au quotidien devrait cesser dès maintenant d’être un effroi permanent.

Front Populaire Ivoirien
Le Vice-Président
Chargé de la politique du commerce
Martin SOKOURI BOHUI
Alexis Gnagno

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madame Mého transférée à la Maca

On a retrouvé le témoin du couple Gbagbo

Antoinette Meho est arrivée à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan depuis hier. Elle est dans la cellule dénommée "la pouponnière". Cellule rendue célèbre par une autre dame du nom de Cisse Mariam Marie France, secrétaire nationale au parti de Laurent Gbagbo.
Antoinette Meho est originaire de DUEKOUE à l'ouest du pays et est le pont focal des équipes d'ONG et d'avocats qui bataillent pour traduire devant la CPI les auteurs des massacres de DUEKOUE lors de la crise postelectorale de 2010 en Côte d'Ivoire.
Antoinette Meho est surtout témoin à décharge dans les procès du couple Gbagbo a Abidjan et La Haye. Elle a été arrêtée il y a quelques jours pour selon le régime ivoirien "atteinte à la sûreté de l'État".
A la MACA, sa première action a été une génuflexion à la grotte de la prison pour s'en remettre à Dieu.
Elle garde le moral.

18:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le franc CFA (3/3): impossible de changer?



16 Août 2016 Soixante-dix ans après sa création, le franc cfa est toujours en vigueur dans les ex-colonies africaines de la France. Cette monnaie est pourtant dénoncée par des économistes africains, qui la jugent nocive. Mais les esprits critiques sont très mal vus par les autorités françaises.

Régulièrement, les autorités françaises se disent ouvertes à des réformes du système de la zone franc, qui rassemble 14 États africains ayant le franc cfa (fcfa) en partage. Christine Lagarde, ministre française de l’économie et des finances, a dit en mai 2010 : «Ce n’est pas à la France de déterminer si le système actuel est approprié ou non, s’il faut en sortir ou pas. Cette époque est révolue. C’est aux États concernés de prendre leurs responsabilités.» Même commentaire de la part du ministre des finances Michel Sapin, en avril 2016 : «La France n’est pas là pour décider à la place des pays concernés. Si des idées, si des propositions sont faites par les responsables politiques des pays concernés, la France est évidemment ouverte à toute évolution.»

La réalité est assez différente : la France n’a jamais envisagé de renoncer à son rôle de pilote de la zone franc. Ainsi, lors du passage à l’euro, en 1999, Paris s’est arrangé pour que les règles du jeu ne soient pas changées : «L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne», souligne l’association Survie, pour qui le fcfa «perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone cfa». Plus tard, en 2002, les autorités françaises ont refusé l’idée du gouverneur de la Bceao (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest), l’ivoirien Charles Konan Banny, de supprimer le mot «franc» sur les billets de banque cfa.

Depuis toujours, le fcfa est un sujet délicat, pour ne pas dire tabou, les esprits critiques sont très mal vus par les autorités françaises. Au début des années 1960, les chefs d’État remettant en question le système zone franc ont fait long feu au pouvoir. Parmi eux, le togolais Sylvanus Olympio (1902-1963). Devenu président en 1960, à l’indépendance de son pays, il voulait créer une monnaie nationale et donc réviser les accords monétaires signés avec la France. Jugé dangereux par Paris, il a été assassiné le 13 janvier 1963. Au Burkina Faso, Thomas Sankara, tué en 1987, faisait aussi partie de ceux qui voulaient rompre avec la dépendance économique instaurée par Paris. En 1984, il avait expliqué à l’écrivain camerounais Mongo Beti : «Le franc cfa, lié au système monétaire français, est une arme de la domination française. L’économie française et, partant, la bourgeoisie capitaliste marchande française bâtit sa fortune sur le dos de nos peuples par le biais de cette liaison, de ce monopole monétaire. C’est pourquoi le Burkina se bat pour mettre fin à cette situation à travers la lutte de notre peuple pour l’édification d’une économie autosuffisante, indépendante.»

L’économiste ivoirien Mamadou Koulibaly a été plus récemment dans le collimateur des Français : alors qu’il était ministre de l’économie et des finances, le président Jacques Chirac a intimé en 2000 à son homologue ivoirien, Robert Gueï, de le faire sortir du gouvernement à cause de ses positions anti-franc cfa. Koulibaly venait d’ouvrir la campagne électorale de l’opposant socialiste Laurent Gbagbo, pour la présidentielle d’octobre 2000,«sur le thème de la critique de la parité fixe et rigide du franc cfa et demandait plus de flexibilité et un taux fluctuant avant une dénonciation des accords de coopération», précise un de ses proches. Pour des raisons de politique interne, Gueï ne l’a finalement pas limogé.

En 2007, Paris s’est opposé à la nomination comme gouverneur de la Bceao du ministre ivoirien de l’économie Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ex-directeur de cabinet de Koulibaly. La France n’a pas voulu de Bohoun Bouabré «parce qu’il était pro-Gbagbo [alors président de la Côte d’Ivoire et vu comme un adversaire par Paris – ndlr]. Son profil d’universitaire et de non-“insider” de la Bceao était également inquiétant : il était susceptible de suggérer des réformes qui auraient pu tout changer», décrypte le journaliste Théophile Kouamouo, observateur attentif de cette période. Bohoun Bouabré avait d’ailleurs parrainé en novembre 2004, à Abidjan, une «conférence internationale sur la réforme de la zone franc». C’est lui aussi qui avait permis à la Côte d’Ivoire dirigée par Gbagbo de fonctionner, dans un contexte sécuritaire et politique difficile, sans aide financière extérieure.

Le dernier responsable africain sanctionné est sans doute Kako Nubukpo, économiste et ministre togolais de la prospective d’octobre 2013 à juin 2015. Il a perdu son poste de ministre sous la pression directe de la Bceao et d’Alassane Ouattara, le président ivoirien, qui se sont plaints auprès du président togolais, Faure Gnassingbé, à cause de ses analyses critiques sur le fcfa et la gestion des banques centrales de la zone franc. En 2016, c’est le Trésor français qui s’est opposé à son entrée comme président au sein du comité d’évaluation de l’Agence française de développement (Afd). Sa nomination avait pourtant été approuvée par les plus hautes instances de l’Afd.

En Afrique de l’Ouest, Ouattara, ancien cadre du Fmi et ex-gouverneur de la Bceao, joue aujourd’hui le rôle de gardien du temple et de gendarme. Pour que le dispositif fcfa perdure, son soutien est indispensable : la Côte d’Ivoire représente près du tiers de la masse monétaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, ce qui fait d’elle le principal pilier de la zone franc. Depuis son arrivée à la tête du pays, en avril 2011, Ouattara a confirmé que la France avait bien fait de miser sur lui : il reste un allié sûr pour le ministère français des finances. En octobre 2012, c’est lui qui a inauguré un colloque organisé par Bercy pour célébrer les 40 ans des derniers accords monétaires signés entre la France et les pays de la zone franc.

En avril 2016, il a sifflé la fin de la récréation pour les économistes africains demandant des changements, en déclarant : «J’ai été gouverneur de la Bceao, je suis d’ailleurs encore gouverneur honoraire de la Bceao. Et je peux vous dire que le franc cfa a été bien géré par les Africains. Donc je demande vraiment aux intellectuels africains de faire preuve de retenue et surtout de discernement. Si l’on regarde sur une longue période, 25-30 ans, cette monnaie a été utile aux populations. Les pays de la zone franc sont les pays qui ont eu la croissance la plus continue sur une longue période, ce sont les pays qui ont eu le taux d’inflation le plus bas, c’est l’une des rares zones où le taux de couverture de la monnaie est quasiment à 100 %. Mais, écoutez, qu’est-ce que nous voulons d’autre ? Peut-être que c’est le terme franc cfa qui gêne, mais à ce moment-là qu’on le change. Mais sur le fond, je considère que notre option est la bonne.» L’attitude de Ouattara tranche avec celle de Gbagbo, son prédécesseur chassé du pouvoir par la France et l’Onu en avril 2011 et qui représentait visiblement un danger potentiel pour la continuité du système : le parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien (Fpi), a régulièrement remis en cause l’existence du Fcfa et plaidé pour une souveraineté totale de la Côte d’Ivoire.

L’Élysée et le ministère des finances n’ont pas la même approche
«Tant que Ouattara sera au pouvoir, les chefs d’État de la région ne prendront pas de positions contraires aux siennes : ils ont une peur bleue de lui. Est-ce parce qu’ils pensent qu’il est tout-puissant ou bien parce qu’ils voient en lui la voix de la France qui l’a installé à la présidence ?» se demande un analyste. Le fait que plusieurs de ces dirigeants ont été élus à l’issue de processus électoraux contestés ou douteux n’aide pas : «Ils n’ont pas la légitimité nécessaire pour engager un bras de fer avec la France : ils ne peuvent pas s’appuyer sur leurs populations. Ils sont donc coincés. S’ils étaient libres, ils auraient depuis longtemps dénoncé les accords monétaires. Ils savent que ce ne sont pas eux qui décident, mais la France», ajoute le même expert.

Sous anonymat, un universitaire explique de son côté, à propos du Gabon : «Pour les hommes politiques gabonais, le fcfa est un non-sujet : aucun parti ou leader n’en a fait un objet de discours, encore moins de campagne. Les hommes politiques sont tous trop “françafricanisés” pour se prononcer sur ce sujet. Pire, l’opposition qui devrait porter ce type de discours ne compte que sur la France pour arriver au pouvoir. Donc, motus !» Une chronique, signée Makaya, qui reflète en général l’opinion des dirigeants gabonais et qui est parue en avril 2016 dans le journal d’État L’Union, a néanmoins montré que l’état d’esprit général était plutôt à la remise en cause du fcfa : «N’oublions pas que, depuis 56 ans, nous sommes “maîtres” de notre destin. L’Algérie, le Nigeria, le Ghana, la Rdc, l’Afrique du Sud […] le sont également et totalement avec chacun sa monnaie nationale. Se portent-ils plus mal que ceux du pré-carré français dont la politique monétaire se décide à Paris ? Alors, c’est le moment de savoir ce que nous voulons et là où nous allons, quoi…»

Dans l’Histoire, un chef d’État a tout de même pu publiquement contester le fcfa sans subir de représailles : le 22 novembre 1972, lors d’une visite officielle du président français Georges Pompidou au Togo, Gnassingbé Eyadema a pris au dépourvu la France en critiquant publiquement les accords de coopération monétaire signés avec elle. Un an après, les Français ont accepté que les pays de la zone franc déposent 65 % de leurs réserves de change au Trésor français au lieu de 100 % comme c’était le cas jusque-là.
Ces dernières années, deux autres dirigeants se sont exprimés sur la question. Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré en avril 2010 : «Après 50 ans d’indépendance, il faut revoir la gestion monétaire. Si nous récupérons notre pouvoir monétaire, nous gérerons mieux. Le Ghana a sa propre monnaie et la gère bien ; c’est le cas aussi de la Mauritanie, de la Gambie qui financent leurs propres économies.» Mais il n’y a pas eu de suite : Wade, dont les relations avec Paris étaient devenues très difficiles, a quitté la présidence en 2012 à la fin de son second mandat.

En août 2015, c’est Idriss Déby, président tchadien, qui a élevé la voix. Ce vieil allié de la France a lancé à propos du fcfa : «Il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas.» Il a ajouté : «Il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper ce cordon qui empêche l’Afrique de décoller. Il faut que cette monnaie africaine soit maintenant réellement la nôtre.» Ce discours n’a cependant pas entraîné de bouleversement : Déby avait en réalité un grave problème budgétaire et il s’agissait pour lui de faire pression sur le conseil d’administration de la Beac (Banque des États d’Afrique centrale), dont la France fait partie, pour qu’il accepte de faire débloquer des fonds.
La sortie de Déby a eu un avantage : elle a montré qu’aujourd’hui l’Élysée et le ministère des finances n’ont pas la même approche à propos du fcfa. Ayant compris l’arrière-pensée du président tchadien, Bercy a très vite envoyé une délégation au siège de la Beac, à Yaoundé, afin qu’une solution soit trouvée à son souci financier. L’Élysée était de son côté prêt à ouvrir des discussions autour d’éventuelles améliorations à apporter au système fcfa. Il faut dire que des collaborateurs de François Hollande semblent avoir des idées moins conservatrices que celles des technocrates de Bercy : un conseiller, Thomas Melonio, a ainsi qualifié l’obligation pour les pays de la zone franc de placer 50 % de leurs réserves en devises au Trésor français d’«étrangeté pour le moins surprenante cinquante ans après les indépendances», dans un rapport de la Fondation Jean-Jaurès publié en 2012. «Les pays dont la monnaie est arrimée à l’euro ne gagneraient-ils pas à s’émanciper monétairement ?» s’interrogeait-il dans le même document. La position des conseillers de Hollande l’a d’ailleurs conduit à suggérer que les banques centrales africaines baissent le niveau de leurs réserves déposées au Trésor français : «Je suis convaincu que les pays de la zone franc doivent pouvoir assurer de manière active la gestion de leurs monnaies et mobiliser davantage leurs réserves pour la croissance et l’emploi», a-t-il ainsi déclaré en 2012. À Bercy, on ne semble pas pressé de voir le vœu de Hollande se réaliser.

En 2009, un haut fonctionnaire de la Beac avait déjà relevé des divergences entre acteurs français : il avait confié à des diplomates américains que «les technocrates du Trésor français étaient relativement progressistes, encourageant les gouvernements francophones à être plus autonomes, mais que la Banque de France [où sont logés les comptes d’opérations de la zone franc – ndlr] continuait d’exercer une influence démesurée».

En France aussi, il est difficile d’émettre des critiques : en 1995, Bercy a très mal réagi à un rapport rédigé par une économiste française, Béatrice Hibou, pour le Centre d’analyse et de prévision (Cap) du ministère des affaires étrangères : ce document dressait un bilan négatif du système fcfa, préconisant son abandon. Bercy a protesté et exigé un droit de réponse, tandis que sa direction des relations économiques extérieures a demandé que le Cap cesse tout travail d’analyse sur les économies africaines.

Kako Nubukpo se veut pourtant optimiste : «Au sein des institutions françaises concernées, on a l’impression qu’il y a de plus en plus de gens favorables à des évolutions : ils voient bien que la situation des pays de la zone franc est catastrophique.» Il reste à convaincre l’ensemble de la machine. Quels que soient les obstacles, «il va bien falloir qu’on sorte de cette servitude volontaire. Il n’y aura jamais de véritable indépendance avec une monnaie contrôlée par un autre que soi. Bien sûr, il y a des risques. Mais il vaut mieux les affronter plutôt que cette fuite en avant perpétuelle», juge un universitaire d’Afrique centrale.
Par Fanny Pigeaud
Journaliste à Mediapart
moacinter.com

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Syrie : la Chine va participer à l'entraînement de l'armée d'Assad et fournir de l'aide humanitaire


16 août 2016
L'armée chinoise va soutenir le gouvernement syrien en apportant de l'aide humanitaire d'une part, mais aussi en collaborant avec l'armée arabe syrienne pour ses entraînements, ont convenu les différentes parties après une réunion de défense.

La délégation militaire chinoise, menée par le directeur du Bureau pour la coopération militaire internationale de la Chine (l'amiral Guan Youfei), a rencontré Fahd Jassem al-Freij, le vice-Premier ministre syrien et ministre de la Défense afin de renforcer la lutte contre le terrorisme.
«Ils sont arrivés à un consensus concernant l'intensification de l'entraînement des militaires, et de l'aide humanitaire apportée par l'armée chinoise à la Syrie» a indiqué l'agence Xinhua. Le vice-Premier ministre a remercié le gouvernement chinois et son armée pour leur aide, tandis que l'amiral Guan Youfei a indiqué vouloir continuer les échanges et la coopération avec l'armée syrienne.
L'amiral Guan Youfei a aussi rencontré le général russe Sergueï Chvarkov, qui coordonne les troupes russes sur le sol syrien. Bien que la Chine ne soit pas militairement impliquée dans le conflit syrien, Beijing a salué l'engagement de Moscou aux côtés des troupes syriennes.
La Chine est aussi confrontée à des terroristes islamistes, issus du peuple Ouïghour vivant dans la région du Xinjiang. Certains de ces combattants ont rejoint les rangs de l'Etat islamique en Syrie et en Irak.
RT.com

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16/08/2016

Dame Mého, suite

DECLARATION DE L’OFFPI RELATIVE A L’ENLÈVEMENT DE MEHO ANTOINETTE
Encore une fois, le régime dictatorial et anti démocratique d’Alassane Ouattara vient de s’illustrer par la barbarie en enlevant à son domicile madame Meho Antoinette, le mercredi 10 août 2016 pour des raisons inconnues et vers une destination tout aussi inconnue. Les auteurs affirment être des membres des forces de l’ordre mandatés par Alassane Ouattara, chef de l’état installé de force par la coalition armée franco onusienne le 11 avril 2011.
La raison de ce énième acte barbare de musellement des libertés, dont madame Meho est aujourd’hui le martyr, demeure inconnue.
Cependant, il faut dire avec force que Mme Meho est une militante active du Front Populaire Ivoirien (FPI), membre du bureau de la Fédération d’Abidjan banco (Yopougon) et surtout, membre du bureau national de l’Organisation des Femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI). Elle s’est en outre fortement impliquée dans la recherche de la vérité sur le génocide Wè, intervenu à l’Ouest, et particulièrement à Duékoué, dont elle est originaire. Elle a maintes fois affiché sa volonté de faire éclater la vérité sur ces crimes contre l’humanité et sa détermination à témoigner devant les juridictions nationales et internationales.

LES FAITS :
Rentrée le mardi 09 août d’un voyage pour raisons de funérailles, madame Meho Antoinette et sa famille (son mari et ses enfants) reçoivent le lendemain (mercredi 10 août) la visite de personnes en tenues civiles, lui intimant l’ordre de les suivre. Alors qu’elle voulait en savoir davantage, ces messieurs déclinent leur identité, se réclamant des forces de l’ordre. A quoi madame Meho a demandé, en plus des raisons de son interpellation, les documents administratifs qui fondent cette injonction (mandat d’amener, par exemple).
Il n’en fallut pas plus pour que se déchaine la furie de ces mandatés, qui exercèrent une violence inouïe sur la famille Meho. L’époux et les enfants, tous furent molestés ; des balles furent même tirées, dont les impacts sont encore visibles sur le plafond de la maison. Mme Meho fut alors emmenée manu militari vers une destination inconnue.
Revenu des émotions et coups engendrés par cette descente musclée des forces de l’ordre (en réalité des sbires du régime), l’époux de notre camarade entrepris en vain des recherches dans tous les lieux de détention possibles, sans avoir eu aucune nouvelle, ni de l’endroit où se trouvait Antoinette Meho, encore moins de son état physique et psychologique.
Finalement, la conjonction de plusieurs efforts ont permis de la localiser, comme on pouvait le deviner, à la DST.
A ce jour, les motivations de cette détention arbitraire demeurent toujours inconnues, car elle est interdite de visites et isolée dans les locaux de cette police politique. Ni sa famille, ni même son avocat, ne peuvent communiquer avec elle.

NOTRE ANALYSE :
Il ne fait aucun doute que cette énième arrestation (que dis-je ?), cet enlèvement d’une personnalité active du Front Populaire Ivoirien resté fidèle au président Laurent Gbagbo, participe de la même entreprise de musèlement par l’emprisonnement de tous les « pro Gbagbo » susceptibles de détenir une part de vérité sur la situation réelle de la crise que vit la Côte d’Ivoire et des véritables responsables de ces crimes commis, en lieu et place de ceux que l’on tente à tous prix (et à tous les prix) de diaboliser.
La camarade Meho Antoinette est connue pour son activisme en faveur de l’éclatement de la vérité sur le génocide Wè et les nombreux charniers y afférant. Elle est de ce fait pressentie par le conseil du président Laurent Gbagbo injustement détenu à la Haye, pour dire sa part de vérité dans le cadre du procès de la honte qui se déroule en ce moment à la CPI.
De toute évidence, là se trouvent les raisons d’une fébrilité qui n’a d’égal que la barbarie avec laquelle elle se déploie.
Alors :
- Alassane Ouattara et les juges à sa solde ont-ils tant peur que la vérité éclate ? Si peur, que cela les pousse à violenter une pauvre femme et ses enfants, au mépris de toute pudeur ?
- Si peur qu’ils ne peuvent attendre de la voir éventuellement dans le prétoire pour lui porter la contradiction ? Une contradiction vraie, claire, construite et développée aux yeux de tous, qu’enfin, nous puissions voir combien ce pouvoir est vrai et fort ?
Sans doute nous dira-t-on que là encore (tout comme pour la saga des factures d’électricité pas encore à son terme), le président de la République « ne savait pas »…

NOTRE POSITION :
En tout état de cause et encore une fois, l’Organisation des Femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI), par la voix de la Secrétaire nationale Marie Odette Lorougnon :
• Condamne fermement cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales ;
• Exige la libération immédiate et sans condition de la camarade Meho Antoinette membre du BN de l’OFFPI ;
• Demande à toutes les femmes du Front populaire Ivoirien de se tenir prêtes à agir où que de besoin pour que notre sœur recouvre au plus vite la liberté qui vient de lui être si lâchement ravie ;
• Exhorte toutes les femmes actives de gauche à se mobiliser contre la dictature du pouvoir en place ;
• Appelle tous les militants et toutes les structures du Front Populaire à se tenir en ordre de bataille pour exiger et obtenir la libération de la camarade Meho Antoinette et de tous les prisonniers d’opinion injustement détenus dans les geôles du pouvoir en place.
Fait à Abidjan le 15 Août 2016. 
Pour le Bureau Nationale, 
La Secrétaire Nationale
Honorable Marie-Odette Lorougnon
Marie Odette Lorougnon Gnabry
_______________________________


Lu sur la toile:


SELON UN COMMUNIQUE DU RÉGIME D'ABIDJAN DAME MEHO ANTOINETTE ÉTAIT RECHERCHÉE DEPUIS DES MOIS POUR "ATTEINTE A LA SURETÉ DE L'ETAT" (SIC). ALORS QUE VOICI NOTRE BRAVE CAMARADE -FIN JUILLET- A LA SORTIE DU TRIBUNAL DE YOPOUGON, EN SOUTIEN AUX 03 JEUNES SIGNATAIRES DE LA PETITION INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION DU PRESIDENT_GBAGBO !

ELLE ETAIT DE TOUTES LES ACTIVITÉS DU FPI !!

JAMAIS ELLE N'A ÉTÉ UNE FUGITIVE !!!

CAMARADES, CE GOUVERNEMENT NOUS MENT !!!


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15/08/2016

Les Noirs dans la libération de la France

La 1ére division française libre dans la libération

24/01/2014 10:21

La 1ére DIVISION FRANCAISE LIBRE , DANS LA LIBERATION DE LA FRANCE

Arrivée en France, Aout 1944
La 1e DFL qui doit participer à l'opération "Anvil Dragon" quitte les ports italiens de Tarente et de Brindisi le 13 août 1944 et prend pied à Cavalaire le 16, après que les troupes d'assaut aient dégagé les plages la veille. Si le matériel perdu au combat a pu être remplacé avant son départ, le personnel manquant après sa campagne d'Italie crée de nombreux vides dans les rangs de la Division.
D'autres français libres participent également à l'opération : Avisos FNFL "Moqueuse"et "Cdt Dominé". Escadrille de bombardement FNFL "6 F" , groupe de bombardement FAFL."Bretagne"
 
La 1e DFL va participer avec la 9e DIC à la prise de Toulon qui tombera le 25 août 1944 en même temps que Paris et Bucarest.
Puis, c'est la ruée vers le Nord de la France, en re montant la rive droite du Rhône. La DFL libère Lyon le 3 septembre 1944, puis est stoppée par le manque d'essence. Pourtant, une colonne est lancée en avant, elle dégage Autun le 9 et fait sa liaison avec les Spahis de la 2e DB venant de Normandie le 12 septembre à Montbard près de Châtillon-sur-Seine.
Le 17 septembre 1944, la DFL prend position devant les forces ennemies qui se sont rétablies dans la région de Baume-les-Dames. Le 25, la Division entame les combats pour enlever Lyoffans, Clairegoutte, le col de la Chevestraye et Ronchamps au pied des Vosges.
En octobre 1944, la pluie et le froid s'installent; les soldats noirs de la 1e DFL ne peuvent supporter ce climat et doivent être remplacés par de nouveaux engagés, des FFI. et des maquisards. Tout en se "blanchissant", la Division continue à combattre avec un matériel qui s'use et par un temps abominable. Le 2 novembre, au coeur du dispositif de la 1e Armée Française (Général de Lattre de Tassigny , la DFL se lance sur Giromagny en direction de l'Alsace.
Jonction de la 2éme DB et le la 1ére DFL
 
Le 20 novembre 1944, à la tête de ses troupes, le Général Brosset trouve la mort accidentellement près de Champagney. Le Général Garbay le remplace et les combats se poursuivent.
Giromagny tombe le 22, le Ballon d'Alsace le 24, Rougemont-le-Château le 25, Masevaux le 26. Entre temps, la Légion Etrangère a trouvé assez de ressources pour recréer un 3e bataillon. A bout de souffle, ayant rempli sa mission et atteint l'Alsace, après avoir permis à de Lattre de Tassigny de prendre Belfort et Mulhouse, à Leclerc de s'emparer de Saverne et de Strasbourg la 1e DFL est relevée le 9 décembre 1944 et reçoit l'ordre de se porter en Gironde prêter main forte aux troupes du Général de Larminat qui préparent l'assaut des poches de Royan et de la Pointe de Grave (Opération "Indépendance").
Arrivée le 23 décembre 1944 sur ses nouvelles positions bordelaises, la 1e DFL reçoit le 25 décembre l'ordre urgent de retraverser la France pour couvrir la plaine d'Alsace que les Américains sont en train d'abandonner pour colmater les vides causés plus au nord, dans l'Ardenne belge, par la puissante contre-offensive du Maréchal Von Runstedt.
 
Alsace Décembre 1944 - Février 1945
C'est dans des conditions particulièrement mauvaises que la Première Division Française Libre va prendre position en Alsace le premier jour de cette année 1945.
Le froid est intense (-15° à -20°). Les pertes ont été sensibles dans les Vosges et la Division, forte à son arrivée en Italie de 18347 hommes, n'aligne plus maintenant que 13 207 combattants. Les troupes coloniales aguerries ont été relevées par des FFl remplis de bonne volonté mais sans expérience. Le matériel est à bout de souffle. Les Allemands sont à proximité de leurs bases. Le secteur attribué à la 1e DFL est démesurément étendu au sud de Strasbourg à cause de la pénurie des troupes alliées dans cette région.
Fantassins à Illhaeusern
 
La 1e DFL s'installe de Plobsheim à Ostheim, sur 52 kilomètres, à partir du 31 décembre 1944, au moment où les Allemands se préparent à lancer leur attaque pour reprendre Strasbourg par un mouvement en pince.
Le 10 janvier 1945, les hommes de la 1e DFL arrêtent de justesse les chars allemands à 25 km au sud de Strasbourg. La lutte est acharnée dans tout le secteur. Le BM 24 est encerclé et anéanti, le 11, dans le village d'Obenheim. Enfin, le 14 janvier, la dernière tentative d'Hitler pour reprendre l'initiative sombre dans l'impuissance.
 
Il ne reste plus aux troupes de la 1e Armée Française qu'à réduire la poche de Colmar. Pour ce faire, la 1e DFL se déplace au sud et s'établit, le 17 janvier, dans la région de Sélestat.
Le 20, la bataille se déclenche avec violence, le 23, la DFL se bat sur tout son front. Le 30 janvier, les Français Libres sont maîtres d'Elsenheim et d'Ohnenheim. On se bat à la mitraillette dans les bois environnants. Un Combat Command de la 2e DB (Commandant Vézinet) épaule la Division ainsi que les chasseurs de chars du 8e RCA (Colonel Simon).
 
Le 1er février 1945, les Fusiliers Marins atteignent le Rhin devant Sasbach. Le 2, la DFL borde le fleuve depuis Rhinan jusqu'à Artzenheim. Colmar est libéré par la 1re Armée Française et le 2e Corps d'Armée Américain. L'Alsace est totalement nettoyée.



En savoir plus : http://www.libertyship.be/news/la-1ere-division-fran%C3%A...

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Débarquement de Provence: le rôle historique des tirailleurs africains

Les tirailleurs africains et la France: un siècle et demi d'histoire partagée
© DR
Ce 15 août, la France commémore le 70e anniversaire du débarquement en Provence des forces alliées, prélude à la fin de l'occupation allemande. L’opération, connue sous le nom de « Anvil-Dragoon », avait mobilisé 900 000 hommes au total dont 250 000 Français de l’armée B, placée sous les ordres du général Jean de Lattre de Tassigny. La moitié des troupes françaises étaient issues des anciennes colonies : tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles. Ils ont largement contribué à la réussite de cette opération et à la libération des grandes villes comme Marseille, Toulon ou Fréjus. Retour sur l'aventure de ces « Indigènes ».

C’est en chantant « Nous sommes venus d’Afrique pour libérer la France » qu’ils ont débarqué le 15 août 1944 sur les plages de Provence. Ces soldats, estimés entre 100 000 et 120 000, que la hiérarchie militaire appelait « les indigènes », étaient originaires des colonies. Leur histoire remonte aux premiers temps de l’établissement de l’Empire français en Afrique.

Dès 1830 la France a commencé à recruter des soldats dans ses colonies. Le décret créant formellement « au Sénégal un corps d’infanterie indigène sous la dénomination de tirailleurs sénégalais » date du 21 juillet 1857. Il fut signé par Napoléon III. Ces soldats, qui venaient de toute l’Afrique noire, étaient souvent des « volontaires forcés », désignés par les chefs de villages qui se débarrassaient ainsi des gêneurs de toute nature. Leurs effectifs n’ont cessé d’augmenter : ils sont passés de 1 000 en 1867 à 15 000 hommes en 1913.

La création d’un corps de tirailleurs dits « sénégalais » répondait initialement aux besoins d’effectifs pour les guerres coloniales. L’Empire colonial français n’aurait peut-être pas existé sans ces troupes noires qui ont participé à toutes les opérations de conquête de territoires menées par la République tout au long du XIXe siècle en Afrique et à Madagascar. Elles ont remplacé progressivement les soldats européens de base qui résistaient mal aux conditions climatiques tropicales.

« La force noire »

Charles Mangin, auteur du livre à succès La force noire(1910), fut un des promoteurs les plus ardents du recrutement des soldats africains pour les théâtres d'opérations européens.

Imaginés au départ comme des forces supplétives pour l’entreprise de colonisation, ces militaires africains se sont rapidement retrouvés sur les théâtres d’opérations en Europe. Des troupes algériennes issues de la tribu kabyle des Zwava se sont notamment illustrées à Bazeilles, pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

La dépendance croissante de la métropole à l’égard des bataillons d’Afrique n’a pas toutefois conduit le gouvernement français à inclure l’Afrique dans l’appel à la mobilisation à la veille de la guerre en 1914. Cela s’explique par la polémique que suscitait la question à l’époque. Les partisans de la participation des troupes coloniales à des guerres en Europe, comme le colonel Charles Mangin, auteur du livre à succès La force noire (1910), croyaient que l’Afrique était un formidable réservoir de soldats pour la métropole. D’autres allaient encore plus loin et justifiaient le recrutement des soldats noirs dans les guerres européennes en arguant que l’Afrique avait une dette de sang envers la France. « L’Afrique nous a coûté des monceaux d’or, des milliers de soldats et des flots de sang. Mais les hommes et le sang, elle doit nous les rendre avec usure », affirmait le ministre des Colonies de l’époque Adolphe Massimy.

Or ce camp favorable aux soldats coloniaux avait en face de lui des spécialistes militaires franchement sceptiques quant à l’efficacité de l’emploi de ces troupes sur les fronts européens. Mais ces réserves furent balayées par les énormes besoins en hommes de la guerre totale que fut la Première Guerre mondiale. Dès 1916, une véritable chasse aux recrues fut mise en place pour combler les rangs vides. La direction des territoires coloniaux fit pression sur les chefs de village, organisant de véritables rafles. Des révoltes éclatèrent ici et là. La France de Clémenceau changea de tactiques et envoya le Sénégalais Blaise Diagne en 1917 pour persuader la jeunesse de l’Afrique noire à s’enrôler massivement pour sauver « la mère-patrie en danger ». De nombreux Africains sont morts sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Les historiens parlent de 72 000 combattants de l’ex-Empire français morts entre 1914 et 1918. Sur les 8 millions de soldats mobilisés pour ce conflit, la mobilisation des troupes coloniales françaises aurait concerné 180 000 personnes.

La Seconde Guerre mondiale

La conscription devint obligatoire dans les colonies dès 1919. Le gouvernement français appela l’Afrique à la rescousse dès l’imminence d’une nouvelle guerre avec l’Allemagne. Les effectifs des contingents africains (Algériens, Marocains, Tunisiens, Malgaches et tirailleurs africains confondus) qui ont combattu aux côtés des Français pendant la Seconde Guerre mondiale s’élèvent à près de 300 000 hommes en 1939-1945. Au cours de la décisive bataille de France, en mai et juin 1940, 10 000 soldats noirs furent tués et 7 500 sur 11 000 moururent dans les camps de prisonniers de guerre. Beaucoup de ces prisonniers africains, gradés et simples soldats, étaient sommairement exécutés par les Allemands, ces derniers les considérant comme des sous-hommes. Malgré les rigueurs climatiques, les maladies et l’attitude des états-majors qui les assignaient systématiquement à des corvées subalternes, ces troupes issues des colonies se sont illustrées dans la campagne d’Italie en mai 1944 et ont joué un rôle décisif dans la libération de la métropole en 1944-45.

Les tirailleurs africains: la démobilisation

Mais dès l'automne 1944, alors que la France est progressivement libérée, les tirailleurs coloniaux sont démobilisés de la 1ère armé, nom qu’avait pris entre temps l’armée « B » du général de Lattre de Tassigny. Dans ses mémoires de guerre, le général de Gaulle invoque la nécessité de ce « blanchiment de forces françaises » combattantes au motif que les tirailleurs, exténués par plusieurs années de combats subissent une crise du moral et ne sont pas en mesure de résister au froid dans les Vosges.

Nombre de tirailleurs vécurent mal cette décision unilatérale. Le 30 novembre 1944, plus d’un millier de ces soldats, démobilisés et regroupés dans le camp de Thiaroye près de Dakar, se révoltèrent pour réclamer le paiement de leurs arriérés de soldes et de leurs primes de démobilisation. La mutinerie fut violemment réprimée, faisant 35 morts et de nombreux blessés parmi les anciens tirailleurs. Les événements du camp de Thiaroye ont longtemps représenté pour les Africains l’exemple même de l’injustice coloniale et de l’ingratitude de la métropole envers les soldats indigènes qui avaient pourtant donné le meilleur d’eux-mêmes pour sa libération.

Cristallisation

La déception de ces soldats s’est creusée un peu plus lorsque le Parlement français a adopté en 1959 le décret dit de « cristallisation » bloquant le montant des pensions, retraites et allocations payées par l’Etat français aux anciens combattants et fonctionnaires issus des colonies. Il faudra attendre la sortie du film Indigènes (2006) de Rachid Bouchareb qui revient avec justesse et rigueur sur les sacrifices des anciens tirailleurs, pour que les législateurs français décident en 2007 la décristallisation des pensions.

Celles-ci ont aussi été revalorisées pour qu’enfin les anciens combattants africains de l’armée française perçoivent la même somme que les soldats français engagés dans la guerre. Sauf qu’entre-temps la majorité des tirailleurs sont déjà morts.
RFI.fr

18:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |