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22/08/2014

Daniel Pearl et James Foley ne sont que les dégâts collatéraux d'une expé rience frankensteinienne

foleyLe journaliste américain James Foley couvrant la "révolution" libyenne, c'est-à-dire l'invasion impérialiste et néocolonialiste de la Jamahiriyya libyenne.
L'homme en orange *, c'est James Wright Foley, photo-reporter américain, disparu en Syrie depuis 2012 et qui va être décapité devant la caméra après avoir lancé un dernier appel. L'homme en noir, sans visage, est son bourreau islamiste. Il va le saigner comme un animal et lui ôter la tête. Les trois couleurs du tableau sont des messages qui parlent à l'œil occidental.

Le noir: deuil et mort. Pour nous, pas pour eux.
L'orange: couleur des détenus de Guantanamo.
Le jaune sable: désolation à perte de vue. Le résumé du programme de l'EIIL. Pour qui tout acquis de civilisation, qu'il soit chrétien, bouddhiste ou même musulman, est une idole à abattre.

Nous avons affaire ici à une vraie composition de cinéaste, un rituel satanique filmé par Pasolini. On a même pris la peine de munir le condamné d'un micro-cravate. L'a-t-on retiré avant ou après sa décapitation? Je n'ai pas vu ni voulu voir la fin de la séquence.

Révélations
La tragique réapparition de ce malheureux enlevé depuis deux ans clarifie bien des choses.

1. Elle illustre les mécanismes de désinformation occidentaux.
Les médias mainstream avaient d'autorité attribuée cet enlèvement à Bachar el-Assad. Jusqu'au dernier moment (et aujourd'hui encore) ils ont veillé à préserver la pureté de ceux qui le combattaient avec notre soutien.

Sur un autre terrain de guerre, en Ukraine, ils font de même. Ils ont fait de même en Yougoslavie, en Irak, en Libye. A chaque fois, les illusions qu'ils répandent «font le boulot» du moment. Instaurer des sanctions. Justifier une agression. Noircir des adversaires au point de rendre tout dialogue avec eux moralement impossible. Et, du coup, sanctifier le recours aux armes; disculper la torture, le blocus, la famine.

Les démentis, les mises au point, même rapides, n'arrivent jamais à compenser l'impact de ces images frappantes, simples à diffusion rapide et massive (2). Mais la répétition crée l'usure. A la longue, même les moineaux finissent par comprendre le procédé. Tant de conclusions hâtives, de contrevérités, d'amalgames finissent par ne plus ressembler à de l'information, mais à un théâtre de Guignol.

Les organes de presse ferment les uns après les autres, victimes de la désaffection qu'ils ont eux-mêmes créée en prenant leurs consommateurs pour des idiots. Sur le web, les commentaires manifestent souvent plus d'ouverture d'esprit, de curiosité et de sagacité que les articles qu'ils commentent, rédigés par des professionnels formés et payés, soi-disant, pour rechercher l'objectivité et la vérité.

Nul n'est heureux du discrédit des médias de masse. C'est pourtant un dégât collatéral inévitable du mécanisme mis en place en Occident, où «la presse» est devenue l'alliée et la porte-parole du pouvoir au moment même où ce pouvoir devenait de plus en plus abusif et de plus en plus débridé.

Il lui est certes encore permis - et encouragé! - d'attaquer les politiques dans leurs turpitudes et leur corruption, car dans un système totalitaire les individus sont interchangeables. Mais il n'est pas question d'attaquer dans ses fondements la politique. Nul ne songe à boycotter le gouvernement américain pour son Guantanamo ou ses assassinats ciblés aux quatre coins du monde, même si chacun voit qu'il il s'agit bien du principal «Etat voyou» (rogue state) du dernier quart de siècle. Nul ne songe à établir le lien de cause à effet entre l'immigration de masse ici et la dévastation de masse là-bas, là d'où viennent ces pauvres gens.

2. Elle prouve la continuité entre l'opposition syrienne armée et l'EIIL.
Nous faisons mine de dénoncer, aujourd'hui, ceux-là mêmes que nous avons légitimés et armés hier, en les glissant dans le panier bariolé de l'«opposition démocratique» à Bashar al-Assad.

Une alliance perverse qu'on n'évoquait que sous le sceau du «conspirationnisme» éclate aujourd'hui de plus en plus clairement. Il n'est plus besoin de «fuites», de «whistleblowers» et de témoignages de coulisses: la quantité de mensonges et de compromissions consentie par les médias de masse pour l'occulter illustre assez l'enjeu. Qui veut le détail peut toujours consulter les bons livres. Une documentation impressionnante et incontestée est disponible pour quiconque sait lire (3).

Nous sommes les initiateurs de la violence et de l'iniquité absolues dont nous prétendons par ailleurs vous protéger par des lois liberticides et par un flicage croissant des populations.

Après avoir créé le Califat, on le bombarde sur les marges, comme les chiens mordillent les brebis détachées du troupeau pour le faire tenir ensemble. Sa mission est de faire éclater l'aire irakienne et de détruire les shiites. Il est trop stupide pour comprendre son rôle de marionnette, mais suffisamment énergique pour tirer sur les ficelles, voire pour les casser. De temps à autre, une fessée s'impose.

Les malheureux comme Daniel Pearl et Foley ne sont, encore une fois, que les dégâts collatéraux d'une expérience frankensteinienne qui se déroule sous nos yeux depuis plusieurs décennies déjà. Leur sacrifice ne fait qu'ajouter au camouflage.

3. Elle nous annonce notre avenir.
Le bourreau au visage masqué s'adresse à la caméra avec un net accent britannique. A travers ce détail, la mise en scène nous adresse une mise en garde supplémentaire. Les serpents ne nichent pas seulement dans les dunes du Moyen-Orient. Ils sont chez vous, dans vos banlieues, dans vos centres de requérants d'asile, dans vos universités sans doute.

Aux temps lointains de l'invasion afghane par l'URSS, un slogan circulait: "Aujourd'hui en Afghanistan, demain dans votre appartement". On parlait des tapis, bien entendu. Désormais, tous les "-stans" de l'islam fondamentaliste ont des connexions avec votre appartement. L'aisance avec laquelle les rituels les plus sanglants entrent dans votre maison via le net n'en est qu'un avant-goût.

Jeu de miroirs
L'extraordinaire court métrage de l'EIIL est un miroir tendu à l'Occident. Ce que nous faisons à cet homme, nous dit-il, c'est ce que vous nous faites. Et ce n'est qu'un avant-goût de la vengeance que nous vous préparons. Vous nous avez humiliés par la technologie. Nous n'en avons pas besoin: nous vous saignerons au couteau. Vous avez brocardé nos croyances au nom de votre idéologie «démocratique», nous vous la renvoyons dans l'emballage orange qui la démentit. Vous nous tournez en bourriques dans vos superproductions, n'importe: nous allons vous arroser de «snuff movies» à deux balles que vous ne pourrez vous empêcher de dévorer!

Depuis la guerre d'Afghanistan - pour ne pas remonter à l'alliance séoudite de 1945, voire au «grand jeu» du temps de Kipling - les Etats-Unis et leurs satellites ont créé, équipé, entretenu l'islamisme radical comme un imbécile manipule un gaz de combat: en espérant que le vent soufflerait toujours dans le bon sens. Mais voici que le vent tourne. Le gaz s'échappe à grosses bouffées et plus personne ne peut s'approcher des bombonnes pour fermer le robinet!

En appelant ceux qu'il aime à «se révolter contre ses véritables assassins, le gouvernement des Etats-Unis», Foley récite un slogan sous la menace du couteau. Il n'en dit pas moins une vérité. En faisant obstacle à toute modernisation du monde arabe, les Anglo-Saxons et leurs satellites y ont confié tous les pouvoirs aux brutes et aux fanatiques. La haine que ceux-ci crachaient contre nos valeurs de civilisation ne les dérangeaient pas, puisqu'ils avaient foulé aux pieds ces mêmes valeurs bien avant eux. Comme le disait si bien feu Muray dans sa lettre aux chers djihadistes: «Vous n'arriverez jamais à nous tuer, puisque nous sommes bien plus morts que vous!»

Tout juste parviendront-ils à semer la peur chez les infidèles, ce qui arrangera bien les pouvoirs en place. Ceux qui ont dressé ce miroir dans le désert de Syrie se douteront-ils un jour que leur mise en scène était encore du théâtre dans le théâtre?

Slobodan Despot, Blog Despotica, 20 août 2014, sous le titre de « Le sacrifice de James Foley, un crime à deux lames ».

1-      Source: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2729287/ISIS-behe...
2-      Voir l'affaire du vol MH17: l'Ukraine retient des informations clefs et efface les traces, les USA se détournent. La Russie a beau réclamer l'avancement          de l'enquête, le mal est fait. Elle a diplomatiquement ces 298 morts sur les bras.↩
3-      Lire en priorité: Comment le Djihad est arrivé en Europe, de Jürgen Elsässer, éditions Xenia 2006.↩

 
james foley même

La une du premier journal atlantiste après Le Monde.
Dès son kidnapping par les islamo-terroristes, en novembre 2012, Libération accusait Bachar Al-Assad.
Aujourd'hui, le même quotidien de "gauche" attribue la décapitation de James Foley aux djihadistes !

tunisie-secret.com

* j'ai vu ces photos, mais depuis lors ces images ont été censurées, je ne sais donc si celle que j'ai retrouvée restera longtemps en place...Par ailleurs, petit complément d'info, lorsque le journaliste Dan Pearl avait été décapité, alors qu'il ne pratiquait pas sa religion, mais avait été désigné par ses bourreaux comme je juif dont il faut se débarrasser, ce dernier avait récité le "chema Israel", comme ses ancêtres victimes de pogroms, ou du bourreau nazi, les rejoignant dans leur mort et dans leur espérance de la Résurrection par ce D.ieu Un.
Shlomit

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Ouattara déshabillé par Survie

 Côte d’Ivoire : 3 ans après l’installation d’Alassane Ouattara

Publié le 15 juillet 2014 (rédigé le 8 juillet 2014) par Rafik Houra
La confirmation des charges pesant sur Gbagbo a attiré à nouveau l’attention médiatique sur l’ancien président ivoirien, mais pas sur l’impunité qui continue de prévaloir dans le pays, tandis que la Force Licorne se transforme en « Forces Françaises en Côte d’Ivoire » (FFCI), une des deux bases opérationnelles avancées de Paris en Afrique.
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Trois ans après sa mise à l’écart du pouvoir, son arrestation, puis son transfert à la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo vient de se voir confirmer les charges qui pèsent contre lui. À moins d’une décision contraire après l’appel que devrait probablement déposer la défense, le procès contre l’ancien président ivoirien, accusé d’être le « coauteur indirect » de crimes contre l’humanité (meurtres et tentatives de meurtres, viols, persécutions) perpétrés à Abidjan pendant la crise post-électorale de 2010-2011, s’ouvrira d’ici quelques mois à La Haye.

Les circonstances de cette confirmation des charges montrent pourtant le manque de solidité du dossier. Il y a un an, les juges avaient différé leur décision pour que l’accusation étaye son dossier, reposant essentiellement sur des rapports d’organisations de protection des droits humains, par une enquête véritable. Cette fois-ci, l’opinion dissidente d’une des trois juges pointe une autre faiblesse de l’accusation : le recours aux éléments de preuves indirectes provenant de sources anonymes. Pour cette juge, les charges contre Laurent Gbagbo doivent être abandonnées.

Cour Pénale Instrumentalisée

Accusée d’enquêter exclusivement sur les crimes du camp Gbagbo et de fermer les yeux sur ceux commis depuis 2002 par l’ex-rébellion pro-Ouattara, la CPI reste dépendante du bon vouloir des autorités ivoiriennes en matière d’arrestation et d’extradition. Ajoutons que les civils massacrés par l’armée française en novembre 2004 à Abidjan ne semblent pas intéresser la CPI. Certains veulent croire à l’existence de mandats d’arrêt à l’encontre d’anciens chefs de guerre de l’ancienne rébellion. Les crimes commis depuis 2002 sont suffisamment nombreux et documentés pour qu’une bonne demi-douzaine de cadres de l’ex-rébellion pro-Ouattara soient en lice : exécution d’une soixantaine de gendarmes à Bouaké en 2002, charnier de Korhogo en 2004, massacre de 800 civils du quartier Carrefour à Duékoué en 2011, attaque du camp de réfugiés de Nahibly en 2012.

Seuls ceux qui restent aveuglés par l’idéal d’une justice internationale respectée croient que ces mandats d’arrêt sont une promesse de procès. Transmis aux autorités ivoiriennes, sans être rendus publics, ni exécutés, ils sont un formidable moyen de pression dans les mains de ceux qui veulent contrôler les éléments les plus criminels de l’ex-rébellion. Pour le moment, récompensés par des promotions prestigieuses après l’accession au pouvoir de leur champion Alassane Ouattara, le temps qui passe leur permet d’affermir une emprise, faite de trafics et de violence, qui ne se limite plus à la moitié nord de la Côte d’Ivoire, mais s’étend sur l’ensemble du pays.

Citant les noms de Losseni Fofana (« Loss »), Issiaka Ouattara (Wattao) et de son frère Morou Ouattara (« Atchengué »), les experts chargés de surveiller l’embargo ivoirien expliquent dans leur dernier rapport S/2014/266 publié en avril, avoir découvert que « les anciens commandants de zone continuent de disposer de fonds et qu’officieusement ils exercent un pouvoir économique et militaire dans ces régions » et « que ces fonds sont soit détenus sous forme de vastes réserves d’espèces dans les maisons ou entrepôts d’anciens commandants de zone ou parfois passés en contrebande en grande quantité par des membres de l’UEMOA ». Devenus les véritables préfets du pouvoir ivoirien, ils ont tout à gagner à entretenir l’instabilité et l’insécurité.

Quant à Guillaume Soro, l’ancien secrétaire général de la rébellion, il est partagé entre une ambition débordante qui se trouve finalement bien à l’étroit dans ses habits successifs de Premier ministre, puis maintenant de président de l’Assemblée nationale, et la nécessité de trouver une porte de sortie autre que celle du box des accusés d’un tribunal. Mais il doit compter avec un rival de taille, l’actuel ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, en visite en France en ce début de mois de juillet pour préparer le prochain voyage de François Hollande à Abidjan.

Hollande à Abidjan

Retardée depuis le mois de janvier à cause des problèmes de santé d’Alassane Ouattara, la visite du président français à son collègue ivoirien est finalement fixée au 17 juillet. L’annonce par l’Élysée d’une rencontre avec des représentants du FPI de Laurent Gbagbo, principal parti d’opposition, tient du détail, tant la priorité est donnée aux volets économique et militaire de la relation franco-ivoirienne.

La délégation française comprendra une quarantaine de patrons du secteur des infrastructures urbaines (La Lettre du Continent, 30 juin). L’existence d’un gigantesque « contrat de désendettement-développement » (C2D) entre Paris et Abidjan, conjuguée à la manie du pouvoir ivoirien de passer des contrats de gré à gré, devrait faire l’affaire des entreprises françaises.

Côté militaire, après les déclarations françaises hypocrites sur le statut de la base militaire française de Port-Bouët, promise à la disparition du temps de Gbagbo, l’ère Ouattara signe le grand retour de « la Coloniale ». Début mai, le ministre de la Défense Le Drian est allé rencontrer Ouattara et officialiser sous les tropiques la transformation, à partir de l’an prochain, de la force Licorne en «  Forces Françaises en Côte d’Ivoire  » (FFCI). La France comptera ainsi, selon le nouveau jargon, deux «  bases opérationnelles avancées  » en Afrique, l’une à Port-Bouët, dans la banlieue d’Abidjan, et l’autre à Djibouti. La proximité de l’aéroport international d’Abidjan est déterminante, tant pour l’évacuation de ressortissants que pour les rotations des nouveaux avions de transport militaire A400M.

Avec des amis comme Ouattara, qui ne demande qu’à accueillir nos troupes et signer un « partenariat de défense », forme actuelle du serment d’allégeance au pouvoir français, l’impérialisme français le plus rustique a encore de beaux jours devant lui ! D’autant plus que la relève est déjà prête...

Devenir Roi

L’hyperlongévité politique d’Houphouët-Boigny n’était pas le fruit d’un engagement politique pour une Côte d’Ivoire forte et de son indépendance. Tout au contraire, c’est parce-que, malgré l’indépendance officielle, il s’est acharné à se comporter comme le ministre de la France, dont la volonté de puissance tenait lieu de politique africaine, qu’il a gardé le pouvoir pendant plus de trente ans.

Le tournant de sa carrière eut lieu dans les années 1950, lorsqu’après deux ans de répression sanglante des « communisants » ivoiriens par le bataillon autonome du lieutenant-colonel Lacheroy [1], le député Houphouët quitta les bancs communistes de l’Assemblée nationale et entra dans les gouvernements de la 4e République.

S’il existe aussi un tournant dans le parcours d’Alassane Ouattara, c’est certainement sa rencontre avec Dominique Nouvian-Folloroux, une Française qui deviendra sa seconde épouse. Celle que, selon un diplomate du Quai d’Orsay (cf. câble diplomatique américain du 21/04/2005, révélé par Wikileaks), Jacques Chirac considérait comme «  ’la femme’ d’Houphouët-Boigny », gérait en partie le patrimoine de l’ancien président ivoirien et bénéficie depuis d’une « influence et de contacts politiques étendus » en France. Plus explicite, François Loncle (député PS et membre de longue date de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale) expliquait fin 2012 qu’ « au sein du parti socialiste, le couple Ouattara a mené un lobbying absolument considérable. Mme Ouattara, qui est d’origine française, et qui a beaucoup d’amis, à droite, à gauche, a fait un travail absolument énorme. Petit à petit, elle a convaincu un certain nombre de dirigeants socialistes – je pense à Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et d’autres – que Ouattara, c’était l’avenir et que Gbagbo devait partir. Donc le parti socialiste s’est divisé. […] C’est une question de moyens : Mme Ouattara a une fortune colossale, elle est intelligente, très active, très politique et elle a fait ce qu’il fallait. »

Hamed Bakayoko, le plus en vue des prétendants à la succession de Ouattara, bénéficie lui aussi depuis longtemps de la confiance de Mme Ouattara. Bien avant de devenir ministre de l’Intérieur, il fut journaliste, à la tête du Patriote, l’organe du parti RDR d’Alassane Ouattara, puis de Radio Nostalgie, contrôlée par la famille de Mme Ouattara.

Autre atout d’ « Hambak », son oncle Youssouf Bakayoko, diplomate et ancien ministre des Affaires Étrangères devenu président de la Commission électorale indépendante (CEI) début 2010. Sensibilisé aux intérêts de la France lorsqu’il est passé en 2006 sur les bancs de l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), après la présidentielle de 2010, le président de la CEI avait abusé de sa fonction pour proclamer Alassane Ouattara vainqueur avant de s’envoler précipitamment vers Paris et de laisser la Côte d’Ivoire s’enfoncer dans la crise post-électorale...

De la part de Valls

En guise de prélude à la visite de François Hollande, le neveu « Hambak » est venu rencontrer Manuel Valls à Matignon ainsi que son homologue Bernard Cazeneuve. À l’automne 2013, Valls, à l’époque ministre de l’Intérieur, était allé rencontrer son homologue ivoirien. Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme, il lui apportait 500 pistolets automatiques. Dans un pays toujours sous embargo, débordant d’armes légères [2], Valls sait le cadeau qui fait plaisir !

Quand on connaît la rivalité qui oppose Hamed Bakayoko au leader de l’ex-rébellion Guillaume Soro, on devine quel grand bandit pouvait être visé. À moins que ce soit les opposants politiques. Tout en se félicitant du transfert à la CPI de l’ancien leader des « jeunes patriotes » pro-Gbagbo, Amnesty International a rappelé, le 20 mars, « les centaines de cas de personnes maintenues en détention pendant des mois sans pouvoir communiquer avec leurs proches ni leurs avocats, du fait de leur soutien réel ou supposé à l’ancien président Gbagbo. […] Ces actes ont été rendus possibles par l’utilisation de lieux de détention informels, où des personnes soupçonnées d’atteintes à la sécurité de l’État ont été détenues au secret, parfois pendant de longues périodes et dans des conditions inhumaines et dégradantes. Beaucoup ont été torturées et certaines ont été relâchées moyennant le paiement d’une rançon. » Parmi les lieux de tortures, Amnesty citait la Direction de la surveillance du territoire, qui dépend du ministère de l’Intérieur.

Invariablement, l’ambitieux démesuré, qu’il se prétende socialiste ou de droite, serre la main de l’oppresseur.

[1] Sur Lacheroy, lire la brochure « De l’armée coloniale à l’armée néocoloniale (1830 1990) », R. Granvaud, 2009

[2] Dans leur dernier rapport S/2014/266, les experts chargés de surveiller l’embargo ivoirien relèvent la disparition, pendant leur transit en Côte d’Ivoire, d’une vingtaine de tonnes de matériel militaire à destination de la Minusma (mission de l’ONU pour le Mali).
Survie.org

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21/08/2014

A quand un Nuremberg II pour les criminels de paix ?

M. OBAMA, DEUX VIES AMÉRICAINES VALENT-ELLES MIEUX QUE MILLE VIES AFRICAINES ?

EbolaLuc MICHEL/ En Bref /
Avec AFP – PCN-TV/ 2014 08 21/

Bonne nouvelle sur le front d’Ebola ? Ou très mauvaise concernant l’image trafiquée que l’Occident made in USA entend donner de lui même ???
Les deux missionnaires américains infectés en Afrique par le virus Ebola et soignés aux Etats-Unis sont guéris et ont été autorisés à sortir de l'hôpital cette semaine, ont annoncé ce jeudi les médecins traitant. Le Dr Kent Brantly, 33 ans et Nancy Writebol, 60 ans, avaient été rapatriés en juillet aux Etats-Unis à l'hôpital universitaire Emory près d'Atlanta (Géorgie). "La sortie de l'hôpital de ces deux patients ne représente aucun danger pour la santé publique", a déclaré le Dr Bruce Ribner, le directeur du service des maladies infectieuses d'Emory lors d'une conférence de presse. Le Dr Brantly, entouré de l'équipe soignante, est apparu SOURIANT lors de cette conférence de presse. "Après une série de traitement rigoureux et d'analyses, l'équipe de médecins a estimé que les deux patients avaient guéri d'Ebola et pouvaient retourner dans leur famille sans craindre de transmettre l'infection aux autres", avait dit peu avant le Dr. Ribner.

Dr Brantly et Nancy Writebol ont tous deux contracté Ebola alors qu'ils soignaient des malades au Liberia, l'un des quatre pays d'Afrique de l'Ouest touchés par une épidémie sans précédent depuis l'émergence du virus en 1976. Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mercredi, cette fièvre hémorragique a fait au moins 1.350 morts sur 2.473 cas. Outre le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et plus récemment le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, sont touchés. Ebola se propage par contact direct de fluides corporels, comme le sang, de personnes infectées présentant les symptômes de la maladie. La période d'incubation va de 2 à 21 jours. Les deux missionnaires avaient d'abord été traités en Afrique avec un sérum expérimental jamais utilisé auparavant sur des humains, avant d'être rapatriés par avion sanitaire aux Etats-Unis.

TRAITEMENT PRIVILÉGIÉ POUR LES AMERICAINS

Lorsque les deux humanitaires américains ont été contaminés par le virus Ebola, ce fut le traitement privilégié : rapatriement (tiens pas de risque sanitaire pour eux ?) et vaccin expérimental. A ceux qui demandaient le même vaccin pour le millier d’africains contaminés, Obama a répondu tout d’abord « il faut protéger les brevets » (pas les vies … africaines). C’était au Sommet USA-AFRICAN LEADERS de Washington, au même moment où il affirmait son amour (sic) de l’Afrique. Ensuite, Obama nous dit que « le vaccin n’était pas prêt, pas sûr ». Les deux américains sont vivants et guéris. Les mille africains sont morts. D’autres attendent la mort.

SIDA OU EBOLA : PAS DE PITIE POUR LES AFRICAINS !

Pour le Sida c’est la même chose. Les occidentaux, grâce à la « trithérapie » survivent à la maladie (sans toutefois guérir). Cela fait la fortune des laboratoires pharmaceutiques, ces multinationales de la misère. Ceux qui refusent de lâcher leur brevets lucratifs pour qu’on puisse produire en Afrique des « médicaments génériques » bons marchés. Les Africains n’ont pas d’argent pour la trithérapie ? Qu’ils continuent à crever !

C’est çà la morale américaine, c’est çà l’équité occidentale !
En 1946, à Nuremberg, on a jugé une partie des criminels de guerre (les allemands, pas les anglo-saxons et leurs bombardements terroristes sur les villes allemandes et japonaises, pas les coupables d’Hiroshima et Nagasaki, dont les pères de l’immonde bombe atomique, qui ont ensuite comme Einstein joué aux pacifistes).

A quand un Nuremberg II pour les criminels de paix ?
Luc MICHEL

Photo : un media de l’OTAN belge. Compassion et joie pour les deux américains. Pas un mot pour le millier d’africains qu’Obama a laissé mourir …
# Voir mon intervention pour AFRIQUE MEDIA concernant « Ebola et l’égoïsme occidental » sur PCN-TV :
EBOLA, L'AFRIQUE ET L'HYPOCRISIE OCCIDENTALE
https://vimeo.com/103607490
________________________
Luc MICHEL /
PROFIL Facebook  https://www.facebook.com/luc.michel.505
Twitter  https://twitter.com/LucMichelPCN
PAGE OFFICIELLE Facebook  https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel
Website  http://www.lucmichel.net/

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Reconduction de Youssouf Bakayoko à la Cei

Les incohérences de Bédié

Bédié ne devait pas avoir les idées claires lorsqu'il a reçu Affi N'guessan... Il ne s'en souvient peut-etre même plus...Quand est-ce que le FPI prendra conscience que la manipulation est totale? Entre un Bédié semi gâteux et corrompu, un Ouattra malade, incompétent, toujours absent et une France qui mise la seule médiocrité et le pillage non stop, que faut-il faire sinon une révolution?

Shlomit

 
Le président du Pdci, Henri Konan Bédié, a reconduit Youssouf Bakayoko pour le représenter à la Commission électorale indépendante (Cei).
Et, naturellement, l’homme qui est à l’origine de la guerre postélectorale est candidat à sa propre succession à la tête de ladite institution. Et ce avec la bénédiction d’Alassane Ouattara. C’est du mépris pour les autres acteurs politiques.
A la vérité, le maintien de Youssouf Bakayoko à la Cei est un mépris que Ouattara a pour l’opposition, notamment pour le Fpi, et surtout pour l’ensemble des Ivoiriens qui ont payé un lourd tribut à la guerre post électorale. En ce sens qu’il n’est un secret pour personne que c’est bien Youssouf Bakayoko qui est à l’origine de la guerre post électorale qui a fait tant de mal à la Côte d’Ivoire.,Alors même que la Cei était forclose pour n’avoir pas proclamé les résultats provisoires dans le délai de trois jours francs conformément à la loi fondamentale, et pendant que les autres commissaires attendaient au siège de l’institution, Youssouf Bakayoko s’est retrouvé, en compagnie des ambassadeurs de la France et des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, au Qg de campagne de Ouattara où il a illégalement annoncé de vrai-faux résultats. Cette imposture est à l’origine de la guerre post électorale.,Au moment où la Côte d’Ivoire sort progressivement du traumatisme de la guerre, et si la volonté réelle de Ouattara était réellement de favoriser le rapprochement des Ivoiriens, il aurait pu nommer Youssouf Bakayoko partout ailleurs et désigner quelqu’un d’autre à tête de la Cei.
Par ailleurs, la reconduction de Youssouf Bakayoko comme représentant du Pdci à la Cei pose un problème de logique. Le président Bédié, candidat du Pdci à la présidentielle de 2010, a accusé la Cei et son président Youssouf Bakayoko de lui avoir volé 6000 voix au profit de ses adversaires. Et pourtant Bédié renouvelle sa confiance au même Youssouf Bakayoko. Cette attitude contradictoire du président Bédié et de son parti laisse penser que N’Zueba n’est pas sérieux quand il insinue qu’on lui a volé 6000 voix lors de la présidentielle de 2010. Autrement, il n’aurait pas reconduit Youssouf Bakayoko.
Boga Sivori
repris sur ivoirebusiness

Le président du Pdci, Henri Konan Bédié, a reconduit Youssouf Bakayoko pour le représenter à la Commission électorale indépendante (Cei). Et, naturellement, l’homme qui est à l’origine de la guerre postélectorale est candidat à sa propre succession à la tête de ladite institution. Et ce avec la bénédiction d’Alassane Ouattara. C’est du mépris pour les autres acteurs politiques.
A la vérité, le maintien de Youssouf Bakayoko à la Cei est un mépris que Ouattara a pour l’opposition, notamment pour le Fpi, et surtout pour l’ensemble des Ivoiriens qui ont payé un lourd tribut à la guerre postélectorale. En ce sens qu’il n’est un secret pour personne que c’est bien Youssouf Bakayoko qui est à l’origine de la guerre postélectorale qui a fait tant de mal à la Côte d’Ivoire.
Alors même que la Cei était forclose pour n’avoir pas proclamé les résultats provisoires dans le délai de trois jours francs conformément à la loi fondamentale, et pendant que les autres commissaires attendaient au siège de l’institution, Youssouf Bakayoko s’est retrouvé, en compagnie des ambassadeurs de la France et des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, au Qg de campagne de Ouattara où il a illégalement annoncé de vrai-faux résultats. Cette imposture est à l’origine de la guerre postélectorale.
Au moment où la Côte d’Ivoire sort progressivement du traumatisme de la guerre, et si la volonté réelle de Ouattara était réellement de favoriser le rapprochement des Ivoiriens, il aurait pu nommer Youssouf Bakayoko partout ailleurs et désigner quelqu’un d’autre à tête de la Cei.
Par ailleurs, la reconduction de Youssouf Bakayoko comme représentant du Pdci à la Cei pose un problème de logique. Le président Bédié, candidat du Pdci à la présidentielle de 2010, a accusé la Cei et son président Youssouf Bakayoko de lui avoir volé 6000 voix au profit de ses adversaires. Et pourtant Bédié renouvelle sa confiance au même Youssouf Bakayoko. Cette attitude contradictoire du président Bédié et de son parti laisse penser que N’Zueba n’est pas sérieux quand il insinue qu’on lui a volé 6000 voix lors de la présidentielle de 2010. Autrement, il n’aurait pas reconduit Youssouf Bakayoko.

Boga Sivori

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Dossier en béton contre Ouattara,

Par Aujourd'hui - Vérité sur la crise postélectorale de 2010. Une télévision africaine prépare un dossier en béton contre Ouattara. - See more at: http://ivoirebusiness.net/?q=articles/b%C3%A9nin-v%C3%A9r...
Et pourtant Bouygues n'y est pour rien !

Par Aujourd'hui - Vérité sur la crise post électorale de 2010. Une télévision africaine prépare un dossier en béton contre Ouattara. -
Dans un appel à témoignage, la télévision internationale béninoise Canal 3 prépare de nouvelles émissions de grande ampleur sur la crise post électorale pour faire connaitre le combat de Laurent Gbagbo et produire un documentaire à charge contre Alassane Ouattara.
Finalement, la suspension de la télévision camerounaise Afrique media n’aura pas vraiment servi longtemps les intérêts du régime ivoirien puisque la chaine internationale béninoise Canal 3, a décidé de préparer des émissions de grande ampleur sur la vérité de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, la chaine a lancé depuis plusieurs jours un appel à témoignage sur les événements qui se sont déroulés à Abidjan durant la guerre menée par les alliés de Ouattara. A cet égard, les patriotes ivoiriens sont invités à apporter des témoignages écrits, parlés ou des vidéos retraçant ce qui,s’est passé. Mais Canal 3 espère également disposer de,toutes les informations pouvant mieux faire connaitre le,combat du président Gbagbo ou tout ce qui est susceptible,de le présenter tel qu’il est. Ces témoignages vont alimenter,une série d’émissions-débat intitulée ≪ Devoir de vérité ≫.

Le sujet Gbagbo n’est pas tout à fait nouveau pour Canal 3,qui a déjà diffuse des émissions sur la crise en Côte d’Ivoire et qui a interviewé la plupart des proches de l’ancien président exilés dans les pays étrangers qui partagent leurs frontières avec la Côte d’Ivoire. Anciens ministres en général dans le gouvernement de Laurent Gbagbo, ces personnalités ont donné leur version des faits sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et qui est généralement dénaturé. Le succès de ces émissions avait pourtant poussé le gouvernement ivoirien à exercer des pressions directes sur les autorités politiques du pays, lesquelles à leur tour avaient accusé la chaine de ne pas aider a la réconciliation nationale en cours en Côte d’Ivoire.  Ainsi, la plupart des émissions programmées avaient été retirées. Une déclaration du ministre de la communication béninois,avait justifié ces suspensions, ce que reporters sans frontières,avait pour sa part amplement condamné.  

Depuis, Canal 3 était restée silencieuse, relayée, il est vrai, par Afrique media qui connut elle aussi une suspension de son signal sur le satellite de Canal+ Horizons. Parallèlement, des actes de sabotage avaient été enregistrés sur un certain nombre des installations de la chaine béninoise. On pensait alors que la messe était dite pour cette chaine panafricaine. Mais non ! La chaine revient plutôt avec des émissions politiques osées sur des sujets favoris connus, particulièrement le panafricanisme avec, en toile de fond, la crise post-électorale ivoirienne. Les patriotes ivoiriens et tous ceux qui veulent que la réalité de la crise ivoirienne continue d’être connue savent désormais à quoi s’en tenir.,Canal 3 propose de nombreuses adresses e-mails et adresses facebook pour enregistrer le plus grand nombre de pièces a conviction lesquelles, à l’arrivée vont constituer une belle brochette d’éléments à charge contre le régime d’Alassane Ouattara. Les déclarations des chefs de guerre identifiant leurs soutiens,financiers constituent, de ce point de vue, des éléments déterminants pour la compréhension de la crise post-électorale. Mais ces témoignages et autres pièces permettront aussi de montrer que la procureure gambienne ne fait que du dilatoire sur le dossier Gbagbo. La CPI a en effet renvoyé l’ancien président en procès en refusant de prendre connaissance du contenu de nombreux documents a décharge produits par la defense. Il n’empêche que la juge belge a opposé une position dissidente à la décision de la CPI, indiquant que de nombreuses accusations reposent sur des témoignages anonymes et des oui-dire. En fait, l’opinion africaine en particulier n’est plus dupe de la manipulation politique qui a conduit le président Gbagbo à la cour pénale internationale. Cette entreprise a consisté a le présenter comme l’agresseur alors qu’il a tout donne à ses adversaires pour parvenir a une paix négociée… 

Bref, le but des témoignages est de continuer à désintoxiquer,l’opinion internationale mais aussi les populations africaines dont la plupart se laissent encore tromper par les médias français en particulier.,Ces témoignages permettront également au monde d’ouvrir les yeux sur ce qu’a été la responsabilité du régime de Ouattara dans la production des événements qui ont déclenché la guerre en Côte d’ Ivoire.
Sévérine Blé
ivoirebusiness

Dans un appel à témoignage, la télévision internationale béninoise Canal 3 prépare de nouvelles émissions de grande ampleur sur la crise postélectorale pour faire connaitre le combat de Laurent Gbagbo et produire un documentaire à charge contre Alassane Ouattara.

Finalement, la suspension de la télévision camerounaise Afrique media n’aura pas vraiment servi longtemps les intérêts du régime ivoirien puisque la chaine internationale béninoise Canal 3, a décidé de préparer des émissions de grande ampleur sur la vérité de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, la chaine a lancé depuis plusieurs jours un appel à témoignage sur les événements qui se sont déroulés à Abidjan durant la guerre menée par les alliés de Ouattara.

A cet égard, les patriotes ivoiriens sont invités à apporter des témoignages écrits, parlés ou des vidéos retraçant ce qui
s’est passé. Mais Canal 3 espère également disposer de
toutes les informations pouvant mieux faire connaitre le
combat du président Gbagbo ou tout ce qui est susceptible
de le présenter tel qu’il est. Ces témoignages vont alimenter
une série d’émissions-débat intitulée ≪ Devoir de vérité ≫.
Le sujet Gbagbo n’est pas tout à fait nouveau pour Canal 3
qui a déjà diffuse des émissions sur la crise en Côte d’Ivoire et qui a interviewé la plupart des proches de l’ancien président exilés dans les pays étrangers qui partagent leurs frontières avec la Côte d’Ivoire. Anciens ministres en général dans le gouvernement de Laurent Gbagbo, ces personnalités ont donné leur version des faits sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire et qui est généralement dénaturé. Le
succès de ces émissions avait pourtant poussé le gouvernement ivoirien à exercer des pressions directes sur les autorités politiques du pays, lesquelles à leur tour avaient accusé la chaine de ne pas aider a la réconciliation nationale en cours en Côte d’Ivoire. Ainsi, la plupart des émissions programmées avaient été retirées.

Une déclaration du ministre de la communication béninois
avait justifié ces suspensions, ce que reporters sans frontières
avait pour sa part amplement condamné. Depuis, Canal 3 était restée silencieuse, relayée, il est vrai, par Afrique media qui connut elle aussi une suspension de son signal sur le satellite de Canal+ Horizons. Parallèlement, des actes de sabotage avaient été enregistrés sur un certain nombre des installations de la chaine béninoise. On pensait alors que la messe était dite pour cette chaine panafricaine.
Mais non !
La chaine revient plutôt avec des émissions politiques osées sur des sujets favoris connus, particulièrement le panafricanisme avec, en toile de fond, la crise post-électorale ivoirienne. Les patriotes ivoiriens et tous ceux qui veulent que la réalité de la crise ivoirienne continue d’être connue savent désormais à quoi s’en tenir.
Canal 3 propose de nombreuses adresses e-mails et adresses facebook pour enregistrer le plus grand nombre de pièces a conviction lesquelles, à l’arrivée vont constituer une belle brochette d’éléments à charge contre le régime d’Alassane Ouattara.
Les déclarations des chefs de guerre identifiant leurs soutiens
financiers constituent, de ce point de vue, des éléments déterminants
pour la compréhension de la crise post-électorale.

Mais ces témoignages et autres pièces permettront aussi de montrer que la procureure gambienne ne fait que du dilatoire sur le dossier Gbagbo. La CPI a en effet renvoyé l’ancien président en procès en refusant de prendre connaissance du contenu de nombreux documents a décharge produits par la defense. Il n’empêche que la juge belge a opposé une position dissidente à la décision de la CPI, indiquant que de nombreuses accusations reposent sur des témoignages anonymes et des oui-dire. En fait, l’opinion africaine en particulier n’est plus dupe de la manipulation politique qui a conduit le président Gbagbo à la cour pénale internationale. Cette entreprise a consisté a le présenter comme l’agresseur alors qu’il a tout donne à ses adversaires pour parvenir a une paix négociée…
Bref, le but des témoignages est de continuer à désintoxiquer
l’opinion internationale mais aussi les populations africaines dont la plupart se laissent encore tromper par les medias français en particulier.
Ces témoignages permettront également au monde d’ouvrir les yeux sur ce qu’a été la responsabilité du régime de Ouattara dans la production des événements qui ont déclenché la guerre en Côte d’ Ivoire.

Sévérine Blé

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Ebola: "L'heure est grave en Côte d'Ivoire"


Heureusement que Christian Vabé président du Rpci-Ac, presque aussi connu que le loup blanc... en Côte d'Ivoire veille au grain! Pourquoi ne pas écrire plus simplement ce que des milliers d'Ivoiriens et non ivoiriens pensent sur la gravité de la crise, et exiger que le gouvernement délie le financement nécessaire pour enrayer l'épidémie!
Shlomit

Rebondissement Ebola - "L'heure est grave en Côte d'Ivoire": La Ministre de la Santé passe enfin aux aveux". Ouattara annule le match Côte d'Ivoire-Sierra Leone.

Hier 20 août 2014 à l'immeuble Sciam à Abidjan-Plateau, la Ministre de la Santé Dr Raymonde Goudou Coffie, est finalement passé aux aveux concernant la gravité de l'épidemie Ebola en Côte d'Ivoire.Devant des médecins d'entreprise planchant sur l'épidémie du virus Ebola, elle a reconnu que "l'heure est grave", que "gérer Ebola n'est pas facile", et que "le gouvernement est stressé" devant l'épidémie à virus Ebola.

«L'heure est grave. La gestion de cette épidémie est difficile pour la Côte d’Ivoire, extrêmement prenante pour tous ceux qui sont responsables dans les ministères de la Santé, de la Défense, de la Sécurité et de l’Intérieur. Et j’imagine le stress de tous les membres du Gouvernement qui ont le devoir d’aller vers les populations pour leur expliquer le danger de cette maladie. Donc tout le monde est impliqué, tout le monde est concerné».

Ces aveux un peu tardifs interviennent au lendemain d'une déclaration de Christian Vabé président du Rpci-Ac exigeant sa démission pour sa gestion opaque et approximative de l’épidémie Ebola, et deux jours après les révélations d'IvoireBusiness sur les "100 cas avérés de cas d'infection d'Ebola en Côte d'Ivoire parmi lesquels 20 personnes mortes".,La ministre de la Santé prenant enfin la mesure de l'épidémie qui frappe la Côte d'Ivoire, a annoncé également que des experts étaient arrivés d'urgence à Abidjan pour lutter contre l’épidémie Ebola.,Dans la même veine, le chef de l'Etat Alassane Ouattara depuis la France où il séjourne en ce moment, a annulé le match de football Côte d'Ivoire-Sierra Leone portant qualification pour la coupe d'Afrique des nations CAN 2015.,Face à cette décision, la confédération africaine de football a menacé la fédération ivoirienne de football de suspension.,Comme on le voit, le gouvernement a fini par rejoindre IvoireBusiness sur la gravité de l'épidemie Ebola sur le sol ivoirien.
Nous y reviendrons.
Patrice Lecomte
Ivoirebusiness

22:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Communiqué

APPEL A  LA MOBILISATION DE L’ÉGLISE POUR LA PRIÈRE CONTRE L’EBOLA

 

 

LE PÉRIL QUE REPRÉSENTE CE FLÉAU N’ÉCHAPPE A PERSONNE ET SEUL NOTRE SEIGNEUR ET SAUVEUR JESUS-CHRIST PEUT NOUS EN EPARGNER ET METTRE FIN A LA PLAIE QUI RAVAGE L’AFRIQUE ET MENACE LE MONDE ENTIER. C’EST POURQUOI L’ÉGLISE QUI EST LA LUMIÈRE DU MONDE ET LE SEL DE LA TERRE DOIT SE LEVER COMME UN SEUL HOMME (A COMMENCER PAR NOTRE PAYS)  POUR ÉLEVER LA VOIX  COMME DANS LE CHAPITRE 12 DES ACTES DES APÔTRES AFIN D’OBTENIR LA GRÂCE DU SEIGNEUR.

A CET EFFET LA MAISON DE PRIÈRE DE LA NOUVELLE COTE D’IVOIRE ORGANISE UNE RENCONTRE AU DATE ET LIEU SUIVANTS :

DATE : SAMEDI 30 AOUT 2014

HEURE : 09 HEURES

LIEU : SALLE DE CONFÉRENCE DE L’ÉVANGILE DU ROYAUME A COCODY PRES DE LA LIGUE POUR LA LECTURE DE LA BIBLE

AU PROGRAMME :

-        INFORMATIONS ET EXHORTATION

-        PRIÈRES

-        MISE EN PLACE D’UNE STRATÉGIE NATIONALE DE PRIÈRES CONTRE LE FLÉAU

  FRÈRES ET SŒURS, SENTINELLES LEVEZ-VOUS !

CONTACTS : 09 59 89 10 / 40 21

communiqué par le pasteur Soumah Yadi

22:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

De grandes révélations sur Ouattara...

Un sauveur est arrivé en Côte d'Ivoire, mais les ivoiriens ne le voient pas...La révélation tombe donc à plat. L'excellence, le désintéressement crèvent les yeux, tellement ils sont immenses, mais le peuple est aveugle. Il faudra attendre le prochain sauveur, maintenant, avec une ascendance plus humaine!
Shlomit


De quoi un ambassadeur de Côte d'Ivoire au Burkina Faso peut-il donc bien parler lors d'un meeting avec des militants RDR ? "Le président Alassane Ouattara était prédestiné au pouvoir d'Etat. Et cette révélation a été faite avant même sa naissance. C'est à son père Dramane Ouattara que l'imam Karim a fait la révélation ici même à Dimbokro." [Abdou Touré]. Il n'a pas de nom de famille, cet imam Karim qui est tout aussi décédé que le Dramane en question vu qu'il était déjà imam et prophète avant 1942 ? Bref, On photocopie tout, même le "malachisme". LOL.
Révélations. C'est ainsi qu'on pourrait qualifier les propos de l'ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Burkina-Faso, Abdou Touré.
Révélations faites dimanche dernier à Dimbokro, au centre d'écoute de la ville, au cours d'une rencontre avec les militants du Rassemblement des républicains (Rdr). Et qui permettent de lever un coin du voile sur le processus d'accession du président de la République, Alassane Ouattara, au pouvoir, depuis Dakar où il était gouverneur de la Bceao jusqu'à la présidence de la République, en passant par la Primature. « Le président Alassane Ouattara était prédestiné au pouvoir d’État. Et cette révélation avait été faite avant même sa naissance. C 'est à son père Dramane Ouattara que l'imam Karim a fait la révélation ici même à Dimbokro. Cet homme d'Allah a, par ailleurs, donné les qualités et les caractéristiques de la mère du président, c'est-à-dire Nabitou Cissé », a-t-il indiqué d'entrée, ajoutant que Ouattara lui-même ne prenait pas au sérieux ces révélations sur sa personne parce qu'il était intéressé par le monde des Finances.

« Le président n'a pas cru à tout cela parce qu'il était au Fmi (Fonds monétaire international, ndlr) pendant ce temps. Il a même dit à sa mère que le pouvoir ne l'intéressait pas. Que ce qu'il connaît, c'est l'économie. Mais, c'est plus tard que les choses vont se mettre en place progressivement. D'abord, par la mort du gouverneur de la Bceao de l'époque, Abdoulaye Fadiga. Le président Félix Houphouët-Boigny fait appel à Alassane Ouattara dont il connaissait les compétences, pour lui succéder à Dakar. Ensuite, la Côte d'Ivoire connaît une situation financière difficile avec la chute des prix des matières premières agricoles que sont le café et le cacao. Mais, la vraie raison, c'est que le président Félix Houphouët-Boigny étant très vieux, les partenaires européens ne voulaient pas prendre de risque en accordant des prêts à la Côte d'Ivoire. Et comme Alassane Ouattara était juste à côté, c'est-à-dire à Dakar, le président Houphouët va lui faire appel, tout simplement pour sauver la situation de la Côte d'Ivoire », a expliqué l'ambassadeur Abdou Touré. Qui poursuit : « mais, là encore, il refuse parce qu'il ne voulait pas faire de la politique. C'est à ce moment que le président Houphouët-Boigny passe par le fils du président François Mitterrand, alors président français. C'est lui qui, lors d'une de ses visites à Dakar, rencontre le président Alassane Ouattara et le convainc de venir sauver la situation économique ivoirienne. Il hésite puis vient finalement en Côte d'Ivoire ».

Ceux qui ont créé palabre entre Ouattara et Bédié

Par ailleurs, le diplomate ivoirien s'est prononcé sur le conflit qu'il y avait entre Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) et le chef de l’État après le décès du président Houphouët-Boigny en 1993. « A la mort du président Félix Houphouët-Boigny, on a fait croire aux Ivoiriens que le président Alassane Ouattara voulait prendre le pouvoir. Ce n'est pas vrai. A l'époque Premier ministre du président Houphouët, Alassane Ouattara n'avait aucune intention de garder le pouvoir. C'est l'entourage du président Henri Konan Bédié qui a suscité la division entre les deux hommes. Parce que ceux-ci se battaient non pas pour la Côte d'Ivoire, mais pour eux-mêmes, pour leurs propres intérêts. Le cas s'est produit au Sénégal où l'entourage du président Abdou Diouf lui avait demandé de conserver le pouvoir, malgré la victoire d'Abdoulaye Wade après les élections présidentielles. Mais il a refusé », a rappelé le conférencier.

Concernant le rapprochement des deux présidents, le professeur Abdou Touré a fait encore des révélations. Selon lui, cela a été favorisé par la crise militaro-politique de 2002. Ce sont les négociations engagées dans le cadre du règlement de cette crise, a-t-il soutenu, qui ont créé les conditions d'un rapprochement véritable entre les frères ennemis d'hier. « C'est lors des discussions d'Accra, quand le président John Kuffor était au pouvoir au Ghana, que les deux personnalités se sont rapprochées. Dans l’hôtel où le président Alassane Ouattara était logé, le président Henri Konan était aussi, mais mieux, les deux chambres se faisaient face. Et c'est le petit frère d’Alassane Ouattara qui a fait le premier pas vers son aîné. Un soir, lorsque nous sommes allés lui rendre visite, il nous a demandé d'aller saluer le grand frère Konan Bédi, et c'est ce que nous avons fait. Ensuite, il a proposé à Bédié de prendre le petit déjeuner le lendemain, ensemble. Ce que le président Konan Bédié a accepté à son tour. C'est comme cela que les deux frères se sont rapprochés. Et le résultat, aujourd'hui, tout le monde le voit. Pendant les élections présidentielles, le grand frère a demandé aux militants du Pdci de voter pour Ouattara. Aujourd'hui, le président Alassane Ouattara ne fait rien sans le consulter », a-t-il indiqué. Avant de soutenir que la prochaine visite d’État de Ouattara dans le Ifou, région natale de Konan Bédié, est la preuve de l'excellente relation entre les deux hommes.

« (…) L'argent du pétrole a été distribué n'importe comment... »

« Par cette visite, le chef de l’État tient à rendre un hommage mérité à son aîné », a-t-il justifié. Déjà, à ses yeux, Daoukro a changé de visage au regard des travaux qui s'y font, dans le cadre de cette visite. L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Burkina et au Niger a donc demandé aux militants du Rdr et aux Ivoiriens d'accorder un second mandat au chef de l'Etat. « Le président de la République est un gros travailleur. C'est le digne fils du président Houphouët-Boigny. Depuis son arrivée au pouvoir, la Côte d'Ivoire est en chantier. Il lui faut un second mandat et c'est par votre union que cela sera possible », a-t-il conseillé.

Répondant ensuite à des militants frustrés, il a dit qu'il comprenait leurs plaintes, d'autant plus que leur parti est au pouvoir. « Ils ont raison d'exprimer leur ras-le-bol parce qu'effectivement, ils vivent des situations difficiles alors que le Rdr est au pouvoir. Mais, au temps de Laurent Gbagbo, qu'il cite comme référence, il faut dire qu'il n'y avait pas d’État. Gbagbo dort le jour et travaille la nuit. Au temps de Laurent Gbagbo, l'argent a circulé mais il n'a pas travaillé, puisqu'il n'a pas profité à la Côte d'Ivoire et aux Ivoiriens. L'argent du pétrole a été distribué n'importe comment et il a servi à faire autre chose. Alors que le président de la République, lui, travaille pour le pays et vous voyez les traces. C'est vrai qu'au moment de la lutte, on ne demandait pas de diplôme, mais nous n'allons pas faire comme eux. Le président Alassane Ouattara est pour l’excellence. Cependant, nous allons voir dans quelle mesure on pourra aider nos jeunes gens », a-t-il plaidé.

En revanche, il a reconnu à Laurent Gbagbo le mérite d'avoir tracé les sillons du traité de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Burkina. « Laurent Gbagbo a su l'importance du traité de coopération entre le Burkina-Faso et la Côte d'Ivoire. Le chef de l’État actuel a renforcé et amélioré cette coopération. Cela s'est ponctué par des visites entre les deux pays. Les ministres burkinabé sont venus ici et les ministres ivoiriens sont allés au Burkina-Faso », a rappelé le diplomate ivoirien

Gnandé TIA, Correspondant à Toumodi
L'infodrôme reprenant l'Intelligent d'Abidjan

20:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La fusion de l’Orient et de l’Occident en Israël, c’est du gâteau

Knafe

L’idée est simple : faire asseoir des Arabes et des Juifs à la même table, autour d’une part de Knafeh. Contrairement aux idées reçues, en Israël, c’est déjà possible. Et c’est même un fait qui évolue, pour réunir les tablées autour de nouveaux Knafeh. Cette petite histoire d’un britannique, Danny Phillips, qui en arrivant en Israël, a appris à aimer cette pâtisserie arabe et en a fait un business est un des nombreux exemples que la fusion des cultures pour créer quelque chose de nouveau se passe tous les jours en Israël. On pourrait presque en écrire une fable de la Fontaine, ou un constat à la Nabila.
Mais avant tout, Kna-quoi? Vous avez raison de vous interroger. Oui, trop souvent, on a parlé du Hummus au détriment du Knafeh. Vous nous suivez toujours ? Si oui, gros spot sur le nouveau Knafeh, mélange d’Orient et d’Occident qui va vous faire fondre.

Le Knafeh est au Moyen-Orient ce que le cheesecake est à New York (toutes proportions gardées)
Loin d’être un simple ersatz du cheesecake, cette pâtisserie d’origine arabe fourrée au fromage est composée de deux fines couches croustillantes de nouilles kadaif (petites vermicelles très populaires dans la pâtisserie orientale, appelées aussi “cheveux d’anges”, pensez baklava), enrobant délicatement un fromage frais, nappées de sirop et saupoudrées d’éclats de pistaches.
Selon Shiri Katz, critique culinaire, « goûter un vrai Knafeh pour la première fois c’est comme d’exploser de rire en plein milieu d’une fête en n’étant pas tout à fait sûr que la blague ne te concerne pas. Le fromage de chèvre te brûle la langue alors qu’une explosion de sucre inouïe envahit tous tes sens. [Danny] m’a dit qu’il n’avait pas vraiment aimé la première fois, mais qu’en même temps, il ne pouvait plus s’empêcher d’y penser, c’est devenu son obsession ».

L’homme qui tomba amoureux d’une pâtisserie au fromage
Danny Phillips a fait son aliyah en 2007 sans savoir vraiment ce qui l’attendait. « Mon plan était d’aller en Israël et de voir ce qui se passerait”.
Cette année, il a ouvert le premier café dévoué exclusivement à cette pâtisserie orientale adulée par les Israéliens, Arabes comme Juifs, dans le quartier branché de Noga, à Jaffa. Le café Knaffe Noga abrite maintenant le Knafeh nature, un MUST, mais également des variations sucrées et salées, toutes des créations sorties de la tête du gastronome Danny Phillips.

Le nouveau Knafeh, c’est bobo mais c’est bon
Oubliez vos boulgours, quinoas et autres baies de Goji que vous tentez désespérément d’agrémenter. Le Knafeh que sert Danny est classe, recherché et délicieux! Parmi les différents types de Knafeh sucrés on trouve le classique, le Knafeh au halva, à la noix de coco, à la cannelle –et même la version vegan où la crème de coco remplace le fromage frais. Et puis il y a l’innovation majeure du Knaffe Noga. Les Knafeh salés comme le “Boker Tov Noga” (littéralement “Bonjour Noga”) —un Knafeh à l’envers dans une Chakchouka (plat israélien d’origine tunisienne à base d’œufs pochés dans une sauce tomate épicée) avec du fromage Sulguni (fromage mariné géorgien).

Une cuisine fusion à l’image d’un pays
Mais si Danny innove avec ses Knafeh, il n’oublie pas pour autant leur origine. Ce dessert arabe est incontournable pour chaque iftar du Ramadan (dîner qui rompt le jeûne de la journée). « Notre service est basé sur l’hospitalité des Arabes », raconte Danny. L’histoire de ces nouveaux Knafeh, c’est le mélange de la culture culinaire arabe et des idées d’un Occidental sur le sol israélien. Ce syncrétisme des cultures juives, arabes et occidentales qui réunit quotidiennement les communautés en Israël, semble toutefois tarder à se manifester dans les rues françaises…
coolisrael.fr

20:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Quand Vénance Konan lit François Matteï

VCses lunettes sont sales...

A l’instar de tous les monstres qui prospèrent dans les égouts de la nuit et restent allergiques à la lumière du jour, venance Konan ne pouvait résister longtemps à la charge des vérités irréprochables et des révélations bouillantes sur la crise ivoirienne dévoilées dans le livre «Laurent Gbagbo selon François Matteï ; Côte d’Ivoire, révélations sur un scandale français».

Dans un article publié, lundi dernier, dans le journal gouvernemental (financé par l’argent de tous les ivoiriens) mais qui est devenu quasiment un quotidien du rdr donc pro-Ouattara depuis 2011, le directeur général de fraternité matin a revêti sa toge d’avocat du diable mal inspiré pour tenter de réécrire l’histoire récente sous le prisme de ses bas intérêts, ainsi que ceux de ses maîtres à penser.

Que retenir des interminables élucubrations de Venance Konan, prince de l’ivoirité devenu hagiographe à la petite semelle du «rattrapage ethnique » à la faveur de la prise du pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara ? Rien de potable. Pour le patron de fraternité matin dont le sens critique ne s’est jamais activé face aux dérives du pouvoir totalitaire qu’il sert, le journaliste français François Mattei n’est qu’un simple admirateur de Laurent Gbagbo qui a tronqué les faits à travers un livre destiné à influencer les juges de la cpi.

En suivant le contradicteur de François Mattei à travers quelques passages du livre qu’il a triés sur le volet pour étayer sa thèse, nous avons pris la pleine mesure de sa volonté de nuisance et la vacuité de ses arguments qui trahissent sa haine instinctive pour le président Laurent Gbagbo. Qu’on en juge ! Venance Konan reproche à François Matteï de présenter Laurent Gbagbo comme «un homme à la générosité sans limite, n’accordant aucun intérêt à l’argent, épris de liberté, de démocratie et d’indépendance pour son pays et qui accède tout à fait démocratiquement au pouvoir dans son pays». Nulle part, dans son papier, le patron de fraternité matin n’expose le moindre fait qui mette en cause les qualités humaines de l’ancien chef de l’état de Côte d’Ivoire. La vérité, c’est qu’il ne peut pas en trouver. Pour la simple raison que Laurent Gbagbo est reconnu par tous, y compris ses plus farouches adversaires, comme un homme généreux qui n’est pas porté sur l’argent.

Pendant sa présidence, il a ouvert sa porte à tous ses compatriotes sans distinction d’appartenance politique, religieuse ou ethnique. Sous Gbagbo, tout le monde pouvait aller au palais pour poser son problème et en ressortir avec une enveloppe bien garnie sans qu’on lui demande sa carte de membre du fpi. Sur la question des sources bien introduites dans les arcanes du palais confient que les opposants à Gbagbo ont été les mieux servis. Des barons du Pdci-rda au citoyen lambda en passant par certains irréductibles du rdr. Tous ont bénéficié des largesses de Laurent Gbagbo. Venance Konan, lui-même, sait très bien de quoi il s’agit. Ses maîtres à penser d’aujourd’hui savent également que Gbagbo est humain et n’est pas porté sur l’argent comme eux. La preuve, ce sont ses valeurs humaines ajoutées à son sens élevé de l’état qui ont conduit Laurent Gbagbo à initier la loi n°2005-201du 16 juin 2005 portant statut d’ancien président de la république, d’ancien chef ou président d’institution nationale et d’ancien membre du gouvernement. Cette loi prévoit des dispositions particulières, notamment l’immunité, la sécurité financière et matérielle de l’ancien serviteur de l’état.

Grâce à cette loi, Henri Konan Bédié touche, depuis 2000, environ 23 millions de fcfa quand son épouse s’en tire avec la bagatelle de 8 millions fcfa. Pour sa part, Alassane Dramane Ouattara a engrangé près de 7 millions fcfa par mois pendant dix ans au moins. La culture démocratique de Gbagbo ne devrait pas non plus être sujette à caution. Père de la démocratie ivoirienne à travers l’instauration du multipartisme, le fondateur du fpi a été en première ligne du combat pour la démocratie et les libertés en côte d’ivoire. Tous les acquis démocratiques qui ont malheureusement été ruinés par le régime Ouattara portent, en grande partie, la griffe de Gbagbo et ses compagnons de lutte. C’est au nom de la démocratie que le président Gbagbo a fait voter la loi sur le financement des partis politiques qui a permis d’octroyer près d’un milliard fcfa, chaque année, aux partis d’opposition d’alors comme le Pdci-rda et le rdr. Des formations politiques pourtant adossées à une rébellion armée qui combattait farouchement Laurent Gbagbo. Soit dit en passant, les crimes odieux et autres abominations de cette rébellion armée ont échappé au regard «critique» et outrageusement sélectif de Venance Konan.

Une fois parvenus au pouvoir, les bénéficiaires des largesses et des lois de l’ex-chef de l’état n’ont pas renvoyé l’ascenseur à leur bienfaiteur. Le fpi est persécuté et ne reçoit aucun copeck de l’état. Comble de méchanceté et d’ingratitude, le signataire de la fameuse «lecture critique de Laurent Gbagbo selon Mattei » n’admet pas non plus que, dans son livre, le journaliste français montre que l’ancien chef de l’état injustement détenu à la cpi est une victime des puissances occidentales menées par la France de Nicolas Sarkozy. Venance Konan tente de nier que Gbagbo a été pris pour cible pour, entre autres griefs, avoir voulu développer son pays à travers des projets généreux et révolutionnaires, tels que l’assurance-maladie universelle (amu), la décentralisation avec la création des conseils généraux et l’école gratuite.

Voici le passage tiré de la page 78 qui irrite le premier responsable du journal gouvernemental : «Je me souviens que nous venions de faire voter la loi sur l’assurance maladie, l’attaque a eu lieu peu après. J’y ai vu une relation de cause à effet : il fallait casser ce projet en particulier. Si nous arrivions à la mettre en place, avec deux caisses – une pour les paysans, une pour tous les autres travailleurs –, la vie des ivoiriens aurait été changée. Pour les paysans, c’était facile à financer, avec le cacao, le café, l’hévéa. Pour l’autre caisse, c’était plus difficile, mais nous avions prévu une alimentation financière par des prélèvements sur les mines : or, diamants, etc. nous avions déjà acheté le bâtiment qui allait abriter les bureaux de cette assurance maladie. Nous avions commencé la décentralisation, avec la création de conseils généraux qui fonctionnent encore aujourd’hui. Lycées, dispensaires, routes ont été construits par ces conseils généraux. Mais on ne nous a pas laissés aller jusqu’au bout : la fiscalité régionale, avec la création de dix grandes régions et de départements, allait assurer le développement. L’accès gratuit à l’école primaire et aux collèges et lycées, nous l’avons fait tout de suite, et si tout le territoire n’a pas pu en profiter, c’est à cause de la guerre et de la séparation du pays en d e u x .A paris, cette politique les a effrayés. Ils se sont rendu compte que la Côte d’ivoire avait les moyens de faire tout cela. » (p. 78)

Même quand on n’aime pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il court vite. Gbagbo avait des idées révolutionnaires et cela n’était pas fait pour plaire aux puissances occidentales impérialistes qui veulent maintenir l’Afrique dans la misère et sous leur domination. les conseils généraux ont été reconnus par tous les acteurs nationaux, toutes sensibilités politiques confondues, comme un puissant instrument de développement. Le bilan de ces conseils généraux est édifiant et profite aujourd’hui à tous les ivoiriens.

Depuis le coup de force contre Gbagbo, les conseils généraux ont été dissous par le régime ouattara sous la dictée de ses parrains occidentaux et le projet de l’amu a été enterré. Il sera difficile pour des esprits lucides et avisés de ne pas tracer de parallèle entre la guerre contre Gbagbo et les idées libératrices de ce digne fils d’Afrique.
Dans sa volonté de détruire le livre de François Matteï et enfoncer davantage Laurent Gbagbo devant la cpi, le directeur général du quotidien gouvernemental rouvre le débat sur le contentieux électoral de 2010. L’extrait du livre de Mattei qui l’irrite est le suivant. «Le Conseil constitutionnel a tranché : il est la plus haute instance juridique du pays et il est le seul habilité à désigner le vainqueur des élections présidentielles ;il en donne le nom le 3 décembre : Laurent Gbagbo».

Naturellement, sur cette question fondamentale à l’origine de la guerre postélectorale, Venance Konan est resté fidèle à la version des faits de son camp. Il conteste le verdict
du conseil constitutionnel qui donnait le candidat Laurent Gbagbo vainqueur du scrutin sous prétexte que son président, le Pr. Paul Yao n’dré, n’a pas dit le droit. Venance Konan préfère alors s’en remettre aux résultats de la commission électorale indépendante (cei) proclamés au Golf hôtel, quartier général du candidat Alassane Dramane Ouattara. «Non, on n’a pas contesté la légitimité du Conseil constitutionnel parce qu’il était dirigé par un
proche de Laurent Gbagbo. On l’a contestée parce que le président de ce Conseil constitutionnel n’a pas respecté le droit dont il était censé être le gardien. François
Hollande a raison de dire que le Conseil constitutionnel doit être respecté. Oui, à condition que ce Conseil constitutionnel soit respectable», répond sans vergogne l’homme de droit maritime, journaliste et écrivain à son homologue. Une réponse qui a certainement laissé ses lecteurs sans voix.
Enfin, de quel droit Venance Konan peut-il se permettre de contester la légitimé du conseil constitutionnel? Comment comprendre qu’une décision rendue par une juridiction suprême ( donc opposable à toute personne quel que soit son rang social) sans possibilité de recours, soit remise en cause par de simples justiciables ? Où allons-nous si chaque citoyen devrait remettre en cause les décisions du conseil constitutionnel qui ne l’arrangent pas ?

Non, m. Venance Konan, les décisions du conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Vous êtes mieux placé pour le savoir, à moins que, pour les besoins de la cause, vous ayez mis en veilleuse vos connaissances en droit pour servir les intérêts du régime qui vous emploie.
Quand François Hollande a dit qu’il fallait respecter le conseil constitutionnel, il n’a assorti ce respect d’aucune condition. Et les propos du président français cité par l’auteur du livre que vous avez du reste bien restitués sont sans équivoque. «Le Conseil constitutionnel doit être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté, et personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institution sans mettre en cause l’ensemble des institutions»,a dit hollande pour remonter les brettelles à Nicolas Sarkozy qui, comme ses filleuls en côte d’ivoire, a tenté de contester le conseil constitutionnel en France. La constitution ivoirienne consacre le conseil constitutionnel comme l’arbitre suprême du contentieux découlant de l’élection présidentielle. Son verdict s’impose à tous. Le reste n’est qu’affabulation, mauvaise foi et litanie de mauvais perdants qui ont préféré la guerre au recomptage des voix. La sagesse enseigne que quand on n’a rien à dire, il est préférable de se taire pour ne pas débiter des inepties. venance Konan gagnerait à dépasser sa haine contre Laurent Gbagbo et le fpi pour engager Fraternité matin dans des combats plus honorables et porteurs pour la côte d’ivoire post-crise en quête de paix, de réconciliation et de progrès.

notre voie n° 4792 du mercredi 20 août 2014
cité par le Crid'Abidjan

20:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

CI TÉLÉCOM, financeur de la rébellion

RÉBELLION DRAMANE : CONTRIBUTION DE COTE D'IVOIRE TELECOM
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Koné Nabagné Bruno ancien DG de Côte d'Ivoire Telecom et plusieurs fois intérimaire du DG d'ORANGE CI, a plusieurs fois tenté en vain la vente des parts de l'états à France Télécom pour permettre enfin la fusion de ces 2 entreprises. Yaya Ouattara alors PCA de CI-Telecom avait reçu consigne de ne permettre ce type de transaction et de veiller à la séparation des obligations entre ces 2 entreprises(impôts et taxes). Après Koné Nabagné Bruno, il y a eu l'actuel DG Mr BAMBA Mamadou, qui serait fils de BAMBA Moriferé et frère de BAMBA Affoussiata(Ministre de la comm) et de BAMBA Yacouba(porte parole de la CEI), avec pour nouveau PCA le Gal Michel Gueu, qui se sont empressés de conclure le deal longtemps attendu par les mandants de Dramane, la France.
CI-telecom est aujourd'hui privatisé.

Tous ces éléments nous font croire que ces 2 entreprises via les personnes que nous avons citées plus haut, ont bel et bien financé la rébellion de Dramane.


Gbagbo Ttc

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Wattao aurait pris le large...

Aujourd’hui / du/20/08/2014
Dans sa parution du lundi dernier, « Aujourd’hui », a barré sa manchette principale avec l’information selon laquelle, le lieutenant-colonel, Issiaka Ouattara dit « Wattao», était introuvable. Cela, sur la base du témoignage d’un membre de la famille du commandant en second de la Garde républicaine (GR) qui depuis quelques jours, n’arrivait plus à joindre ce dernier ni sur ses numéros de téléphone portable, ni par les canaux habituels utilisés en cas de difficultés à prendre les nouvelles du « Commandant ». Il n’en fallu pas davantage pour relancer le débat sur l’état de santé des relations actuelles entre Wattao et le régime.
A la vérité, des liens distendus depuis quelques semaines, avec notamment, le double limogeage de l’ancien
commandant de zone de Séguela, sous l’ex-rébellion ivoirienne, enregistré successivement au commandement de la gestion sécuritaire d’Abidjan-Sud et au CCDO. Voulant rassurer l’opinion, certains journaux de la place, répondant visiblement au journal « Aujourd’hui », sans le citer, ont indiqué hier que l’officier supérieur, introuvable à Abidjan depuis quelques jours, a été aperçu récemment sur ses terres natales de Doropo (dans l’Est du pays). Selon leurs certitudes, Wattao est dans le coin pour pratiquement deux semaines. Un séjour que l’homme, dit-on, mettra à profit pour faire visiter son village à ses enfants et autres petits enfants venus des Etats-Unis où ils résident.
Pour bien présenter, ils ont même ajouté que l’ex-n°2 du CCDO a soulevé des foules sur un terrain poussiéreux de football de Doropo. Autant d’informations qui n’ont pas pour autant dissipé les doutes sur le silence pesant de Wattao. Bien au contraire, car selon un officier de la garde républicaine, joint hier au téléphone, « s’il est prouvé que Wattao est effectivement dans son village, il n’y est pas en tant que bénéficiaire d’un congé. Appartenant à la même unité que le colonel, je n’ai pas connaissance d’un message de la hiérarchie lui octroyant une permission de 10 jours. En l’état actuel des choses, et vu les charges du colonel, il est pratiquement impossible que l’état-major lui accorde autant de jours d’absence surtout qu’il n’y a pas d’urgence signalée à son niveau. Pour votre information, sachez que dans l’armée, les autorisations d’absence excèdent rarement quatre jours. Elles peuvent aller jusqu’à six jours maximum selon l’importance de la cause. Il faudra donc chercher ailleurs, les raisons de cette absence prolongée du colonel Wattao, hors d’Abidjan et de son unité. »
Voilà qui situe aisément sur le degré de fiabilité des contradicteurs du
journal « Aujourd’hui » et autres troubadours du pouvoir qui tentent de faire croire que sur l’affaire Wattao, il faut plutôt circuler car il n’y a rien à voir. Et pourtant, il n’y a qu’à échanger avec les proches de l’ex-chef de guerre pour se rendre compte de la colère qui gronde dans les poitrines de ces derniers, relativement au traitement dont est l’objet leur champion, depuis quelques semaines, de la part des tenants du pouvoir. Quel intérêt ceux-ci auraient-ils de râler après une situation qui n’existerait pas en réalité ? Pourquoi l’on n’entendait pas hier, ce genre de récriminations du temps de la gloire de Wattao et que cela se fait seulement aujourd’hui ? C’est qu’il y a forcément anguille sous roche.
Ce sont autant d’interrogations qui montrent que dans cette affaire, le régime, via ses communicants, n’a pas encore dit toute la vérité. Une vérité qu’il tente de couvrir d’un épais écran de fumée avec des arguments bien spécieux qui, en définitive ne servent pas sa cause. Bien au contraire. Assurément, le feuilleton Wattao n’a pas encore livré toutes ses énigmes, contrairement aux apparences soignées que l’on
veut nous faire avaler.
le cri d'Abidjan

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En direct de Donetsk.

Témoignage de Pierre Piccinin da Prata,

En direct
              de Donetsk. Témoignage de Pierre Piccinin da Prata


(21 août 2014)
Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira, est-il dans l’Evangile (Jn. 8 :32). Ce qui se passe aujourd’hui à Donetsk, à Lougansk et plus particulièrement dans les banlieues du Sud-Est ukrainien est sciemment occulté par les médias occidentaux loyalistes qui ont l’habitude, l’expérience d’une foultitude de guerres artificielles en poche, d’orienter et de réorienter l’opinion publique à leur guise, selon des critères opportunistes.

Heureusement qu’il est des journalistes qui n’ont pas froid aux yeux et qui, abandonnant leur fauteuil moelleux, se rendent dans l’épicentre même des évènements pour s’en faire une idée empirique et surtout indépendante. C’est le cas de Pierre Piccinin da Prata, enseignant, écrivain et reporter belge, emprisonné à deux reprises et notamment retenu pendant cinq mois par la brigade islamiste Al Farouk. Cette fois, M. Piccinin da Prata s’est rendu à Donetsk d’où il y a eu l’amabilité de m’accorder un entretien. Je soumets à votre attention son précieux témoignage ainsi que certains éléments d’analyse.

La Voix de la Russie. Vous êtes en ce moment à Donetsk, dans le cadre d’un voyage de quelques jours qui devrait pouvoir vous permettre d’élucider les tenants et les aboutissants d’une guerre civile qui sévit en plein centre de l’Europe (même si le cadre de la guerre civile est largement dépassé). Que se passe-t-il en ce moment à Donetsk ? Dans quel état se trouve la ville ? Que disent les gens qui sont sur place ? Soutiennent-ils de façon plus ou moins massive la « Résistance du Donbass » ?
Pierre Piccinin da Prata. - Je n’ai pas véritablement l’impression que la population soit très engagée. La population qui est la première victime de ce conflit subit plutôt une situation assez désagréable. En tout cas dans la ville de Donetsk même – je tiens à le préciser, pas dans la banlieue – on a une population qui attend que ça se passe et qui aimerait que la situation revienne à la normale, bien qu’en général il y ait une certaine haine pour ceux qu’on appelle ici les « Ukrainiens » et qui imposent ce blocus partiel à la ville.

Vous parlez en l’occurrence de Donetsk. Est-ce que cette description est valable pour Lougansk?
Lougansk vit une situation plutôt dramatique sur le plan humanitaire. On n’y parle vraiment plus de politique ou très peu. Ce qui préoccupe les gens, c’est de trouver de l’eau. C’est l’été, donc il fait très chaud malgré les quelques orages de ces derniers jours. Les habitants manquent de nourriture, ils cherchent donc à s’en procurer. Il y a un peu de marché noir qui vient de la campagne environnante mais il très difficile à l’heure actuelle d’entrer dans la ville qui est complètement assiégée. Il n’y a plus d’électricité, plus de téléphone, plus d’internet et surtout plus d’eau et ça c’est le gros problème ! Il y a quelques points où on trouve encore un peu d’eau alors les gens se déplacent des fois sur plusieurs kilomètres avec des petits chariots qu’ils tirent derrière eux, avec des bouteilles, des bidons pour faire leur petite réserve d’eau et attendre que ça s’arrange.

Est-ce qu’il y a un sentiment de vexation vis-à-vis du Kremlin ? Est-ce que ces gens-là se sentent véritablement abandonnés par Poutine ?
Abandonnés, pas vraiment, mais beaucoup se rendent bien compte que Moscou en fait utilise cette crise et peut-être l’envenime un peu aussi parfois, cela pour justifier une intervention en Ukraine dans ce que je dirais être, là je m’engage personnellement, sa légitime défense par rapport à l’Occident. Je pense qu’il est très clair et admis, si on fait une petite étude politologique de la révolution ukrainienne, que c’est une révolution qui a été organisée par l’UE et par les USA dans le but de progresser toujours plus à l’Est dans leur contrôle du territoire centre-européen.

Vous dites que la Russie exploite cette situation tout à fait dramatique à ses fins pour justifier une éventuelle intervention. Mais alors pourquoi n’est-elle pas intervenue avant?
- Disons que la Russie à été un peu prise de court, semble-t-il, par les événements qui ont accompagné et suivi ce qu’on a appelé la « révolution du Maïdan ». Je pense qu’elle a été prise de court et qu’elle n’a pas su comment réagir face à ce mouvement qui a été organisé comme l’avait été la « révolution orange », c’est-à-dire de manière assez artificielle, sur la base d’un mécontentement d’une partie assez minoritaire de la population. Un mécontentement que l’on a grossi, monté en épingle et qu’on a soutenu à travers des mouvements qui ont été en partie importés. Ça c’est passé dans d’autres pays, par exemple en Serbie, en Géorgie et au Kirghizstan où ça n’a pas bien fonctionné, etc. Maintenant, la Russie essaye de sauver les meubles. Je pense déjà que la Crimée est quelque chose d’acquis pour la Russie qui l’a intégrée. Il sera très difficile pour la communauté internationale de faire reculer le Kremlin sur ce point, lui qui essaye de maintenir son influence sur la partie russophone de l’Ukraine.

Quels sont les buts affichés par la Résistance ? Envisage-t-elle à terme une fédéralisation ou plutôt un rattachement à la Russie ?
 - Non, il ne s’agit pas du tout de rattachement dans ce qu’on appelle ici la « république populaire du Donbass » qui n’est encore qu’une idée. En fait, il y a deux républiques séparées qui ne s’entendent pas nécessairement sur tous les points, la république de Donetsk et la république de Lougansk. Et ces deux républiques indépendantistes ont clairement pour objectif de devenir des Etats indépendants, peut-être même une confédération indépendante, mais certainement pas de se rattacher à la Russie. Il y a ici une véritable identité du Donbass. Les gens n’ont pas le sentiment d’appartenir à la nation ukrainienne. Ce sentiment d’appartenance à l’Ukraine est d’ailleurs un mythe créé il y a une vingtaine d’année à travers les manuels scolaires et les cours d’histoires à l’école. C’est peut-être un peu chez les adolescents cette idée de la nation ukrainienne qui fait du chemin mais pour la grande majorité de la population, ce n’est pas le cas. Et si on se sent proche de la Russie, on ne se sent pas nécessairement russe pour autant.

Faut-il donc croire que le terme de prédilection de la presse occidental, « les insurgés pro-russe », découle d’un abus terminologique, les « insurgés » n’ayant en réalité rien de « pro-russe » ?
- Disons qu’un attachement à la Russie est tout de même à relever. Il y a la langue, la culture, mais il y a avant tout une identité profondément ancrée dans cette idée du Donbass propre à la région.

Est-ce que ce que vous voyez sur place vous rend plus ou moins optimiste ? Pensez-vous qu’il puisse y avoir un dénouement certain à ce conflit ou alors c’est une guerre qui a vocation à durer et à s’exacerber au-delà du degré d’exacerbation qu’il a déjà atteint ?
- Votre question me permettra très rapidement de mettre une petite chose au point. Au niveau des deux villes, et je parle bien uniquement des villes, je ne parle pas des provinces de Lougansk et de Donetsk, il y a très peu de destructions dans la ville même, il n’y en a quasiment pas. Pour ce qui est de Donetsk – et c’est quelque chose qui m’a vraiment étonné, moi qui ai fait la Lybie, la Syrie et d’autres régions, des terrains très dur, j’étais récemment à Falloujah où j’ai vu des villes complètement détruites, rasées – il y a une situation un peu curieuse quand on arrive, qui est même sidérante quand on voit une ville comme vidée de ses habitants. Les feux rouges continuent à clignoter, les feux de signalisation, les luminaires la nuit, tout fonctionne mais il n’y a plus personne dans les rues. Environ 70% de la population a quitté Donetsk et un peu plus encore à Lougansk. Il y a quelques impacts d’obus à l’intérieur de la ville, mais ça se compte sur les dix doigts et ce sont vraiment des obus de très petit calibre et qui se sont un peu perdus. Je ne crois pas qu’il y ait une volonté de l’armée ukrainienne de détruire ces villes. C’est la même chose à Lougansk, même si la ville a été un petit peu plus touchée par les bombardements mais très peu. Je crois donc qu’il faut être très clair : il n’y a pas vraiment de point de non-retour qui a été atteint, des négociations sont par conséquent possibles. J’aimerais préciser entre parenthèses que je ne parle pas des banlieues de ces deux villes, quoiqu’à Lougansk l’armée ukrainienne entre tout doucement dans les banlieues et commencent à les bombarder là où il y a des poches de résistance de l’armée de la République de Lougansk. Mais quand on va dans les petites agglomérations de la campagne qui entourent ces deux villes, il est vrai qu’il y a énormément de destructions. Je suis aussi passé, en revenant de Lougansk pour revenir sur Donetsk, par Slaviansk. Cette dernière a été terriblement touchée. Les banlieues sont ravagées, complètement détruites. Mais je pense que l’armée gouvernementale ukrainienne ne veut pas reproduire ce scénario ici à Donetsk ni à Lougansk ».
Françoise Compoint (en cliquant sur le lien vous aurez aussi le lien audio)
La voix de la Russie 

17:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Côté cour: on rase un quartier populaire

Côté jardin: bientôt un nouveau stade aux normes européennes!



Pendant que des milliards (160 milliards selon le maire du plateau) seront investis dans un stade voici qu' un quartier entier vient d'être rasé à Gonzagueville.
Des familles entières à nouveau devenues des sans abris, sans promesse de relogement....

17:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Vers la "démocratie tribale consensuelle"

Vu à la Une du Patriote, quotidien d'Hamed Bakayoko, ministre de l'Intérieur de Ouattara.
C'est la dernière imposture en date. Créer de toutes pièces un "chef suprême des Krou et des Dan", donc des originaires de l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Cette imposture est manifestement à l'usage des Occidentaux, et je suis presque sûr que ce guignol appellera à voter Ouattara en 2015 et sera monté en épingle pour expliquer que les "frères de Gbagbo" votent désormais pour Ouattara.
Mais n'importe quoi. Les Dan déjà sont des Mandé du Sud, et non des Krou. Pourquoi auraient-ils le même "chef suprême". Par ailleurs, l'unité politique chez les krou c'est le village. Il n'y a même pas de chef supérieur Bété, Kroumen ou je ne sais quoi. Bref. Voici le projet politique de Ouattara. Persécuter l'opposition. "Fabriquer" des chefaillons rémunérés sans représentativité pour faire vivre le mythe de la "démocratie tribale consensuelle" qui plaît tant en Occident où on considère qu'en Afrique il n'y a ni nation ni idéologie ni individus pensants mais un agglomérat d'ethnies composées de moutons irréfléchis. Ouattara est l'incarnation caricaturale du conservatisme françafricain le plus ranci. Il y a bel et bien une bataille idéologique en Afrique.

Théophile Kouamouo

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Convoqué, puis libéré

CONVOQUÉ PAR LE JUGE D'INSTRUCTION, AKOUN RENTRE CHEZ LUI APRÈS UNE BRÈVE INTERROGATION

L’ancien Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (Fpi) Akoun Laurent a répondu ce mercredi 20 août 2014 à la convocation du Juge d’instruction du 10è cabinet du Tribunal d’Abidjan-Plateau. Il était accompagné de son Avocat Me Félix Bobré, de son fils et de quelques uns de ses amis du fpi que le désormais 5è Vice-président du FPI est allé honorer son rendez-vous judiciaire. Akoun Laurent vêtu d’une chemise pagne de couleur verte et d’un pantalon Jeans s’est rendu avec sa progéniture au Tribunal du Plateau.
Après avoir cherché pendant des heures le bureau du Juge d’instruction du 10è cabinet qui l’a convoqué, l’ancien secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire de Côte d'Ivoire (SYNESCI) se rend après renseignements pris à Angré 7é tranche, plus précisément à la cellule spéciale d’enquête où se trouveraient les bureaux du Magistrat du 10è cabinet d’instruction. Il était un peu plus de 10heures. Après un bref interrogatoire dans le bureau du haut Magistrat, un "entretien", il faut le dire, qui n’aura duré que quelques minutes, Akoun Laurent est autorisé à retourner à la maison.
Jean Chrésus

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Centrafrique: Proclamation d'un État indépendant musulman dans le Nord.

CENTRAFRIQUE|
Proclamation d'un État indépendant musulman dans le Nord.
Par Michel Djotodia, ex-chef de Seleka ex-futur-pion de la France...
L'État du bien-nommé Dar-el-Kouti naît sur des gisements de pétrole explorés par la Chine sous le «très détestable» François Bozizé, chassé sur les entrefaites! Presqu'un passage en force. Un peu tiré par les cheveux. C'est la très problématique Phase «B» du Plan originel... Qui n'a pas encore de bonnes chances de prospérer à court terme. Déjà on anticipe: il faut commencer à créer l'habitude dans l'opinion internationale. Comme au Nord du Mali. La suite? Nord du Nigéria bien-sûr; Nord-Cameroun... Même s'il faut étaler les échéances sur une décennie...
Vous voulez un dessin? Avant: Mali-Azawad, Libye-Cyrénaïque, etc, Nord-Sud-Soudan...
Relisez bien le Rapport du Mindef français. Et l'article du Washington Post World... Je vous laisse à vos devoirs.
J.-M.S.

Jean-Marc Soboth

09:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Que se passe-t-il à Soubré?

Urgent, urgent !!!!

Une colonne de 20 chars de l'ONUCI, accompagné de deux Mig-24 et un Puma sillonnent en ce moment même la ville de Soubré.

Les hélicos volent à basse altitude a tel enseigne que les populations ont pris peur.

un élément de l'Onuci debout dans le 1er char s'attèle a prendre les images de la ville... surement pour en garder un souvenir avant de déballer ce qu'ils à la ville.
le ballet aérien continue. la colonne de char se dirige San-Pedro. On vous tient a l'oeil.

Voilà les amis on ne sait pas ce qu'ils nous réservent mais on veille au grain
Ahipo Da Fallet Gogo

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20/08/2014

Face à la dictature d'Alassane D. Ouattara,

 Devenons des Rosa Park !

Montgomery, Alabama (USA). En décembre 1955, la ségrégation raciale est à son paroxysme dans cet État du sud des États-Unis d’Amérique. Une jeune couturière de race noire, refuse de céder sa place à un homme blanc dans le bus qui la ramène chez elle après une harassante journée de travail. Elle est alors arrêtée par la police et se voit infliger une amende de 15 $ américains (7500 F CFA) qu’elle refuse de payer, faisant appel de ce jugement. Martin Luther King et Ralph Abernathy lancent sur ces entrefaites une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus. Celle-ci dure 381 jours. La mayonnaise prend très bien : le transport en commun est paralysé en Alabama, obligeant la Cour Suprême à casser les lois ségrégationnistes dans les bus.

Dans la Côte d’Ivoire ségrégationniste de l’ère Alassane Dramane Ouattara, il nous faut des Rosa Park soutenues par des leaders charismatiques pour exprimer le ras-le-bol de tout un peuple.

Au-delà de la protestation légitime contre la dictature et l’arbitraire, les Ivoiriens doivent utiliser une arme efficace qui a fait ses preuves ailleurs : l’incivisme. Dont une illustration nous a été présentée à travers le boycott du recensement général de la population lancé avec succès par le FPI de Pascal Affi N’Guessan.

Il existe comme une contradiction entre la non-reconnaissance de la légitimité du « président » Alassane Dramane Ouattara et la soumission aux décisions qu’il prend au sommet de l’État. Celles-ci devraient être considérées comme illégitimes et illégales, a fortiori eu égard à la Constitution ivoirienne. Quand on a des raisons légitimes de contester un chef, il va de soi qu’on puisse également contester les actes qu’il pose.

Lorsque l’État que gère un président récusé représente un monstre hideux qui torture les citoyens au lieu de leur garantir une once de liberté et de bonheur, eh bien l’incivisme généralisé se pare d’une certaine légitimité. Il traduit donc une pathologie des rapports entre l’État et la société.

Alassane Dramane Ouattara a réussi l’exploit sublime de désagréger la nation ivoirienne. Les Ivoiriens qui vivaient naguère en bonne intelligence se méfient désormais les uns des autres. Ils ne se parlent plus. Ils se regardent en chiens de faïence. L’État qui a le devoir sacré de garantir l’unité nationale et la cohésion sociale est malheureusement celui-là même qui élargit et approfondit le fossé social.

À quoi concourt, selon vous, cette stupide politique de rattrapage ethnique ? Les ressortissants du Grand Nord ivoirien et leurs homonymes patronymiques de l’Afrique de l’Ouest sont-ils les plus aptes à occuper les fonctions supérieures de l’État ivoirien ?

Chers amis de cet espace, chers compatriotes ivoiriens, je crois que pour une fois nous allons tomber d’accord : le civisme est inséparable d’un sentiment d’appartenance à une société historique dont les membres sont solidaires. Là-dessus, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse incidente en allant labourer un tantinet mon champ de compétence qui est la communication. En effet, il en va d’un pays comme du microcosme que constitue l’entreprise productrice de biens ou services. Lorsque la communication interne est défaillante ou inexistante, quand les employés sont méprisés, l’entreprise ne peut devenir ce milieu chaud (convivial) qui crée le sentiment d’appartenance favorable au bon fonctionnement du diptyque Motivation-Productivité. C’est ce sentiment d’appartenance qui crée un climat de sympathie, de confiance, de compréhension, d’adhésion et de participation, propice à l’atteinte des objectifs stratégiques et économiques de l’entreprise. Une entreprise où les travailleurs se disent au fond d’eux-mêmes « après tout ce n’est pas la plantation de mon père » est en danger.

Quand dans la Côte d’Ivoire actuelle seuls les bénéficiaires du rattrapage ethnique et leurs familles mangent à satiété, et que les Ivoiriens sont en majorité réduits à la mendicité, on ne peut compter sur les seconds pour faire du zèle civique. Au contraire, toute forme d’incivisme ou d’anticivisme exprimé par les opposants au régime doit être perçue comme un acte d’autodéfense justifiable.

Notre adhésion à la politique d’Alassane Dramane Ouattara et notre participation à la vie nationale ne sont possibles que si le « vivre ensemble » a un sens. Notre incivisme dénoterait alors l’incertitude de notre destinée commune. De fait, la société que nous propose ce monsieur catapulté à la tête de notre pays ne nous semble pas identifiable par son héritage et par l’avenir où elle se projette.
Jacques K. Mian d'Anomatuepin

11:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

P. de Villiers a rencontré Poutine à Yalta, le 14 août

«L'Amérique veut abattre Poutine pour installer son modèle de société en Russie»

Philippe de
        Villiers et Vladimir Poutine, à Yalta, le 14 août.

18/08/2014
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le fondateur du Mouvement pour la France raconte au Figaro son récent rendez-vous avec le chef du Kremlin, répond aux critiques de ceux qui l'accusent de faire le jeu de la propagande russe et dénonce l'Union Européenne, soumise selon lui à l'OTAN.


Philippe de Villiers est un homme politique français. Il est le fondateur du Mouvement pour la France et le créateur du Puy du Fou.


LE FIGARO. - Alors que le Puy du Fou va être décliné en Russie, Vladimir Poutine vous a accordé jeudi un long tête-à-tête au Palais des tsars. Quel était l'objet de l'entretien?
Philippe de VILLIERS
. - L'objet de notre rencontre était la signature du protocole portant sur la création du Puy du Fou Tsargrad en Russie. Le choix de la Russie s'est orienté vers le Puy du Fou pour mettre en valeur le patrimoine historique de la Russie et l'âme russe. Vladimir Poutine souhaitait, en me recevant, souligner le grand intérêt qu'il porte à cette déclinaison de plusieurs parcs historiques en Russie. J'ai été frappé par le charisme de l'homme d'État, sa hauteur de vue, son attention pour les échanges culturels. J'ai été très impressionné par sa détermination à garder la Russie ouverte au reste du monde. C'est sans doute pour cette raison que cet entretien a pris, à ses yeux, une valeur symbolique. Il m'a répété que la Russie était accueillante aux investisseurs étrangers et français. Pour le Puy du Fou, le projet russe est d'une grande importance car il va agréger à cette œuvre commune les plus grands artistes russes. Tout le monde en France connaît le Bolchoï ou le théâtre Mariinsky. Nous allons avoir les plus grands pianistes, danseurs, architectes de ce pays de haute culture et de grande sensibilité.

Avez-vous parlé de la guerre en Ukraine et des sanctions européennes qui frappent la Russie?
- J'ai dit à Vladimir Poutine que le Puy du Fou venait poser devant lui un acte de paix. En effet, ai-je ajouté, les sanctions sont des actes de guerre, les coopérations sont des actes de paix. Tous les esprits pacifiques qui aiment l'Europe et la Russie veulent secrètement sortir de l'engrenage car ils savent que les sanctions sont des humiliations qui provoquent les peuples qui ont encore une fierté. C'est le cas de la Russie. Poutine a répondu: «J'accueille votre arrivée en Russie comme un signe de la nécessaire désescalade.» J'ai souligné auprès de lui que, selon moi, l'avenir de l'Europe ne doit pas s'écrire sur le continent américain, mais sur le continent européen. L'Europe ne peut pas se faire sans la Russie. Il a cité l'expression du général de Gaulle, «l'Europe de l'Atlantique à l'Oural», une Europe de forme confédérale qui respecte les souverainetés.

Vous avez déclaré sur Europe 1 «ce qui manque à la France, c'est un Vladimir Poutine». Qu'entendiez-vous par là?
-
Je n'ai fait que répéter ce que j'entends tous les jours autour de moi en France dans les milieux populaires, cette phrase qui revient dans la bouche des gens de bon sens: «Il faudrait aujourd'hui en France un gars comme Poutine à la place de Hollande!». C'est-à-dire un chef d'État patriote, visionnaire et qui prend des décisions.

Quel regard portez-vous sur sa conception de la démocratie et des droits de l'homme?
- Vladimir Poutine est un chef d'État élu avec 63 % des suffrages, de manière démocratique. Et j'ai pu mesurer son immense popularité, que ce soit à Moscou ou en Crimée durant les jours passés là-bas. Quant à la question des droits de l'homme, Vladimir Poutine a exprimé des réticences devant les excentricités des Femen et la propagande de l'homosexualité. C'est la raison pour laquelle tous les chefs d'État occidentaux ont refusé d'aller aux Jeux olympiques de Sotchi, et c'est absurde! Le président Poutine ne veut pas donner la Russie aux Femen et à l'Otan, on le comprend. L'Amérique ne se comporte pas d'une manière raisonnable. Elle veut «otaniser» le monde entier et met le feu partout. Ce qu'elle désire, ce n'est pas seulement l'Ukraine dans l'Otan, c'est aussi abattre Poutine pour prendre la Russie et y installer son idéologie multiculturaliste, mondialiste et consumériste. Elle veut imposer son modèle de société, en particulier aux pays enracinés qui lui résistent.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que vous jouez le jeu de la propagande russe?
- Une députée socialiste a dit que j'agissais contre l'Europe. Je lui réponds que j'agis pour la paix et l'amitié franco-russe, mais que hélas l'Europe aujourd'hui n'agit pas pour elle-même, mais pour la politique américaine sous l'impulsion de José Manuel Barroso, Herman Van Rompuy et François Hollande. L'Europe est devenue la cinquante et unième étoile du drapeau américain. J'accuse l'Amérique de chercher la guerre partout dans le monde parce qu'elle y voit la seule solution d'écluser sa dette monstrueuse due au mondialisme de ses dirigeants.

Konstantin Malofeev, votre partenaire dans la création des déclinaisons russes du Puy du Fou, est visé par des sanctions de l'Union européenne, notamment parce que Kiev le considère comme le banquier de la rébellion séparatiste qui a pris le pouvoir à Donetsk…
- Je connais Konstantin Malofeev depuis plusieurs années. Il est devenu pour moi un ami. J'ai une totale confiance en lui et je sais parfaitement quel genre d'homme il est. C'est un chef d'entreprise de haute réputation en Russie et qui consacre aujourd'hui sa fortune à des œuvres humanitaires et caritatives. J'ai visité sa fondation et ses écoles. Certains partis néonazis ukrainiens qui, aujourd'hui, mènent la danse, l'accusent sans aucun élément de preuve de financer la rébellion prorusse à Donetsk. C'est absolument faux. Konstantin Malofeev dépense son argent à créer une chaîne humanitaire en Russie pour distribuer des médicaments et préparer des hôpitaux de campagne pour les nombreux Russes réfugiés qui ont fui l'Ukraine. C'est cet acte de solidarité que les dirigeants européens appellent soutien aux séparatistes. Konstantin est très connu en Russie pour sa générosité en faveur des familles réfugiées, mais aussi des enfants orphelins. On lui reproche aussi d'aimer les tsars et de préférer Nicolas II à Staline. Décidément, il y a encore des nostalgiques de la terreur soviétique!

Vous êtes officiellement retiré de la politique et vous vous consacrez à l'écriture de votre prochain livre sur Jeanne d'Arc. Vos propos sont néanmoins très politiques. La tentation du retour vous titille-t-elle?
- Tout ce que je vous dis relève de la survie de notre civilisation. Il n'y a pas besoin pour mener ce combat d'aller quémander un picotin électoral. Ma notoriété me permet de dire ce que j'ai le devoir de dire. Mais la politique active aujourd'hui me donne la nausée comme à beaucoup de Français. Le milieu politique, qui a perdu le goût et le sens des idées, le goût et le sens de la France, est devenu un cloaque irrespirable. C'est un combat de petits coqs sur un tas de fumier. Je n'ai pas envie de retourner dans cette basse-cour. Laissons les coqs chanter. Vive l'amitié franco-russe!
le figaro.fr

02:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |