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12/02/2016

CPI : le corbillard de la justice.

Chaque jour, depuis la Haye, où le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a débuté le 28 janvier 2016, nous parviennent les échos d'une farce consternante aux grotesques allures de limace.

En Israël, ce genre de comédie judiciaire ne serait pas possible, dans la forme, – pour le fond, je ne m'engage pas –. Franchement, que de temps perdu avec ces témoignages bidons, ces traductions, cette horrible voix d'extra-terrestre sortie du pire des nanars, pour "protéger" des individus que rien ni personne ne menace, si ce n'est le clan Ouattara à leur retour parce qu'ils auront dit haut et fort que voter Alassane ne leur avait pas rapporté grand chose. Lorsque en Israël, dans un bureau ou une administration, vous n'allez pas assez vite, vous ne vous exprimez pas assez clairement, on vous dit "au suivant". J'ai souvent été frustrée par ce comportement, mais combien j'aimerais aujourd'hui que cette cour soit speed, comme en Israël... Lors du procès de Rudolph Eichmann à Jérusalem, quand les victimes sont venues témoigner, elles parlaient normalement, malgré la contrainte de la traduction simultanée : personne ne s'est soucié de leur demander si ce n'était pas trop pénible de se retrouver en face d'un bourreau – bien réel –, de revivre des scènes d’horreur, de voir des photos, des vidéos, de réentendre des coups de feu. Personne à l’époque n'a proposé de coach ou de psychologue à ces personnes dont la vie avait été brisée, et dont le sommeil est resté hanté chaque nuit jusqu'à leur mort de cauchemars récurrents! Et pourtant vous et nous savons combien il était difficile à ces hommes et femmes d'être présents et de témoigner à découvert devant un authentique boucher de masse ! Alors, à la Haye, dans quel soap opéra sommes-nous? Et là, nous parlons d'un Président Laurent Gbagbo sur le dos duquel, après cinq années de recherches minutieuses, Ben Souda et sa meute n'ont n'a pas réussi à mettre plus de 166 victimes ! (Pour mémoire, les violences policières en France font chaque année une quinzaine de victimes, hors tout contexte de guerre civile et de rébellion armée...)

Quelle comédie ! Et dire qu'un présumé innocent n'a plus droit au titre de Président, parce que la représentante des guignols P, P1 P2, P3 et compagnie s'est exprimée, dans l'ignorance totale des usages et de la bienséance! Le "casse-toi pauv'con" d'un triste sire de sinistre mémoire est devenu la norme de ces nouveaux présidents, juges et autres grands de ce monde. Qu'est ce que la vérité ? Un Ponce Pilate sommeille en chacun d'eux, et la balance de la justice penche depuis belle lurette du côté de la parole des puissants et des méchants. Pour quelques témoins comiques, sans aucun intérêt, – qui attendent d'être rémunérés par les comparses hexagonaux d'un "Ado-solution" qui n'a jamais ouvert son portefeuille que pour le remplir –, faut-il continuer de la sorte?

Faudra-t-il bientôt parler "petit-nègre", comme nous disions enfant, pour que ces témoins d'un autre âge, d'une autre culture se sentent à l'aise pour débiter leur leçon ? Encore un peu, et la cour nous proposera de recréer l'ambiance d'Abobo–Sahel pour que les témoins puissent être en confiance et réciter leur « pohésie » ? Quand j'écoute, j'ai honte, honte de la civilisation française, de la culture européenne. Ces dernières années, j'ai été à l'écoute d'une élite africaine, ivoirienne, qui n'avait rien à nous prouver, à nous occidentaux décadents, pervertis. J'étais impressionnée par tant d'érudition, tant d'intelligence. C'est ça l'homme africain, et ce n'est pas le couplet de Sarkozy l'inculte sur "l'homme africain n'étant pas entré dans l'histoire" qui va me persuader du contraire. De grâce, mettez un terme à ce grotesque ballet de pseudo-témoins, allant en décroissant du P750 au P1 et faites défiler du gros gibier, plutôt que ces pauvres hères répertoriés RDR, qui se sont fait gruger en croyant voter pour celui qui les sortirait de leur misère, attendant maintenant de la CPI qu'elle leur offre ce que Ouattara leur a refusé... et volé !!! 27 milliards de dollars en 4 ans de présidence, soit 15 592 milliards de francs CFA !!! Allons-nous avoir droit aussi au défilé des rebelles qui n'ont pas touché leurs 5 millions en marchant sur Abidjan?

C'est avec l'argent des impôts des français et des Européens que ces juges, ces procureurs et leur suite sont rémunérés. Alors que partout l'heure est aux économies, faut-il s’engager plus avant dans cette impasse ? Cinq ans d’enquête pour nous divertir avec des témoins qui n'en sont pas, avec des gens simples à qui l'on ne demande qu'une seule chose : charger à tout prix le Président Gbagbo d'une culpabilité dont les preuves restent introuvables, quitte à travestir la vérité pour mériter sans doute, en compensation, une amélioration de leur quotidien. Pourtant l'Afrique, et singulièrement la Côte d'Ivoire, ne regorge-t-elle pas de gens intelligents, sérieux, crédibles et fiables, certainement même au sein du RDR ?

Serait-il possible d'assister enfin à un procès décent, mené par des juges impartiaux qui s'abstiennent de jouer au procureur ? Serait-il possible que la procureure en chef soit présente et renonce à la facilité de déléguer continuellement son rôle à l'adjoint de service ? Pauvre France, pauvre Europe, pauvres institutions, pauvre Côte d'Ivoire aussi, humiliée en la personne de son Président, qui n'a même plus le droit d’être ainsi nommé, parce qu'un juge italien, peut-être compétent dans sa partie, mais totalement ignare en matière de respect des convenances, l’a décrété à la suite d’une avocate des victimes qui était sortie de son rôle ? Pauvres juges, procureurs, avocats de la partie adverse qui jouent à "je connais tout, je sais tout" et, tels de bons toutous à leurs mémère gambienne, ne consentent à jouer momentanément le rôle de l'impartialité que pour la galerie, alors qu'ils se savent grassement payés pour donner raison aux Etats-voyous coupables du renversement scélérat d'un Président et d'un gouvernement légitimes : que ne ferait-on pour cautionner ad aeternam la sacro-sainte rengaine des "3000 victimes de la crise post-électorale" ? Que ne ferait-on pour préserver l'alibi de la communauté internationale face aux dizaines de milliers de morts causées par plus de dix années de rébellion armée placée sous son égide, et sous-traitée par les actuels maîtres-dépeceurs d'Abidjan : Ouattara, Soro et consorts ?

Je suis atterrée…

Shlomit Abel, 12 février 2016

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dernier volet de l'analyse du livre de Fanny Pigeaud

(3) Pigeaud, une Histoire tronquée

Le lexique
Il va falloir établir un premier lexique de la problématique discutée par Pigeaud, nous interroger sur sa conviction éthique, celle que porte le livre.
Pigeaud tente d’inviter la corporation des grands médiats à revisiter sa propre déontologie qu’elle décline en devoir sacerdotal. Le sacerdoce ici, ce sont les faits, toujours les faits nus avant tout habillage, avant les commentaires. Elle constatera, déçue, la volonté délibérée, pour les animateurs de ces sociétés de presse, de confondre leur jugement aux faits. Et cette impossibilité de distanciation a mécaniquement poussé les puissants à commettre, dans les terroirs Godié, des actes dont nous mesurons les conséquences inavouables. Les grands médiats se sont transformés en feuilles de propagande pour les carrières politiques des puissants. Ils incitent et justifient les politiques de la Terreur de l’Occident européen.

Cette question de la déontologie médiatique est la porte d’entrée ; elle est au cœur du livre. C’est elle qui dessille et dévoile. Ce questionnement est alimenté, de mon point de vue, par l’abondante documentation des citations, des définitions et portraits lexicaux (1) , des « renvois en bas de page ».
Pourquoi avoir tronqué les faits ? Pourquoi avoir maquillé la réalité ? Pourquoi avoir soutenu en France au sommet de l’Etat l’invasion armée de la Côte d’Ivoire ? Pourquoi avoir diabolisé les institutions ivoiriennes et leurs animateurs légitimes ? L’autocensure n’est pas un trait de caractère de l’intelligence. Elle en est la négation.

Toutes ces questions tendent à expliciter la raison théâtrale médiatique qui régente, régit ou régule, c’est selon, l’espace public européen et français. Cet espace fait d’ombres et de lumières tend à donner du sens non à la réalité des faits mais à s’assurer que l’Occident est puissant, a toujours un coup d’avance sur tous les autres, et que ses peuples sont probablement supérieurs aux autres peuples et singulièrement aux terroirs africains dont les terroirs du Godié.

Je vais m’appliquer à caractériser par l'extrait textuel les différents arguments qui convergent nécessairement à rendre compte de l'objectivité de la question : qui a gagné l’élection présidentielle du 27 novembre 2010 ? Est-ce Dramane Wattara ? Est-ce Laurent Gbagbo arbitrairement privé de tous ses droits naturels et fondamentaux ?

C’est cela qui motive fondamentalement ma contribution analytique du livre de Fanny Pigeaud
Une forte impression contradictoire m’habite. Je me trompe peut-être. Je vais aussi l’exprimer. D'un côté, il y a un témoignage détaillé adossé à une impressionnante fresque documentaire et bibliographique. De l'autre une austérité (sécheresse) analytique et interprétative. Pigeaud dépose. Elle n’analyse pas. Elle n’interprète pas. De temps à temps, elle indique une insuffisance dans le rendu des faits ou une erreur factuelle. Jamais une posture critique directe. Tout s’entend dans la nuance des mots et de leur expression individuelle ou articulée. Plus qu’un compte-rendu c’est un véritable Procès-verbal.

Je me suis confronté à l'organisateur psychologique décrit par mes amis. Fanny Pigeaud a déposé à portée de main, pour tous, le portrait de chacun des acteurs, visité les actes politiques (vision) qui se sont affrontés entre décembre 2010 et le 22 mai 2011. Elle dit et écrit à tous et à toutes de tirer les leçons et les conséquences éthiques et juridiques (judiciaire) voire culturelles ou cultuelles selon les sensibilités des uns et des autres. Je saisis cette offre pour esquisser ma compréhension de l'histoire manipulée et viscéralement tronquée.

Voilà le mot fétiche : tronquer. Qu’est-ce à dire ? Tronquer c’est retirer une partie importante de quelque chose, ce que l’on jette, camoufle, occulte, ne prend pas en compte. Ici, ce qui est important c’est ce que l’on retire, et surtout comment on s’y prend.
Fanny Pigeaud répond dès la première page de garde de son livre : ce qui semble ne pas avoir été pris en compte c’est l'histoire inavouable entre la France et la Côte d’Ivoire.

Ce qui est enlevé convoque l’histoire politique ivoirienne. Ça tout le monde l’avait compris. Quelle est la nature réelle de ce retrait qui fait désordre au point de terroriser jusqu’au sommet de l’Etat français ? Tout le développement tend à mettre en exergue l’histoire coloniale ou la Françafrique décrite par Verschave et tant d'autres. On comprend alors mieux ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire : une volonté délibérée et affichée par certains cercles politiques et économiques de redéployer l’ordre colonial de la France, le fameux Titre XII de la Constitution française de 1958 qui a permis ce que d’aucun appelle les accords de suzeraineté ou Pacte colonial.

Du coup, on voit que l’histoire tronquée est une histoire complexe et nécessairement inavouable. Les « décomplexés » de Paris en conviennent. Ils n’osent pas aller devant la Cpi se porter témoins à charge contre Laurent Gbagbo. Ils continuent leur petit jeu favori de se faire important et se tambouriner fièrement la poitrine à Neuilly : « Nous avons enlevé Gbagbo pour mettre Wattara sans polémique ». « Pas de monnaie pour les Noirs africains ». C’est ce discours fait d’apologie du crime de masse sur fond discutable de débat démocratique que Pigeaud met en évidence.
Elle démontre comment l’Etat français sous le règne de Chirac et surtout de Sarkozy utilisant la frustration électorale de certains milieux religieux, ethniques et régionalistes a fabriqué du faux contre Laurent Gbagbo. La voix déjà sévèrement étouffée des peuples noirs dits ivoiriens a été violemment et mortellement agressée par l’Onu (embargo sur les médicaments) et l’Etat français.
Naako de Naako
Le jour se lève toujours
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Notes
(1) Le premier renvoi en bas de page du neuvième chapitre intitulé Épilogue décrit au vitriol le portrait sanguin de Sarkozy. Une citation essentielle. Une définition indispensable et indépassable pour comprendre ce qui s’est passé. Dans ce portrait définitionnel, on apprend que Sarkozy est un sanguin c’est à dire un sang chaud, une personnalité particulièrement brutale, colérique donnant le sentiment d’en découdre physiquement, un excité selon Antoine Guibal dans Libération précise jusque dans le détail Fanny Pigeaud.

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France, La nouvelle ministre de la Culture et de la Communication

une future amie de Dominique Ouattara...à moins qu'elle ne le soit déjà !

Audrey Azoulay, fille d’André
              Azoulay, nommée ministre de la Culture en France
11 février

Audrey Azoulay, fille d’André Azoulay, vient d’être nommée en France ministre de la Culture et de la Communication.

Audrey Azoulay vient d’être nommée ministre française de la Culture et de la Communication ce 11 février. La fille du conseiller de Mohammed VI remplace ainsi Fleur Pellerin. Audrey Azoulay occupait, depuis juin 2014, le poste de conseillère en culture et communication de François Hollande.

Née en 1972, Audrey Azoulay est diplômée de l’Institut d’Études politiques de Paris et de l’École nationale d’administration (France). Elle a, entre autre, travaillé à la direction générale des médias (dépendant du ministère français de la Culture) et a été magistrate de la Cour des comptes. Depuis 2011, elle est directrice adjointe du Conseil national du cinéma.
TelquelMa

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Bombardement de Bouaké, comment la France a tué ses propres soldats


En Côte d’Ivoire, on se souvient encore de ces tirs qui ont déchiré le ciel de Yamoussoukro (la capitale politique du pays), le fameux Bombardement de Bouaké. C’était un jour du mois de novembre 2004. C’est un fait à mettre aux pages sombres des forces françaises stationnées sur le sol ivoirien et qui prétextaient d’une attaque de l’aviation de Gbagbo sur l’une de leurs bases, à Bouaké, pour l’émietter. Retour sur une histoire peu glorieuse d’une France de plus en plus en décalage avec les principes qui ont fait sa grandeur.

En Côte d’Ivoire, la France aurait commandité la mort de ses soldats.

En Côte d’Ivoire, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain ont été tués le 6 novembre 2004 par des bombardements de l’armée ivoirienne. Les victimes étaient sur une base française située dans les locaux du lycée français Descartes, à Bouaké (au centre du pays). La France ordonnera, les heures qui suivront, la destruction de la flotte aérienne ivoirienne alors que celle-ci était au sol dans la ville de Yamoussoukro, sise à quelques encablures de Bouaké. Les troupes françaises détruiront deux Soukhoï (hélicoptères de combat de fabrication russe) et des hélicoptères présidentiels.

Plus de dix ans après, la chaîne française Canal+ s’est penchée sur la question pour en savoir davantage sur ce scénario rocambolesque dont les tenants et les véritables aboutissants ne sont toujours pas connus. Dans l’émission « Spécial investigation » diffusée le lundi 8 février 2016 sur les antennes de la chaine cryptée, une enquête exclusive menée par Marina Ladous et intitulée « Bombardement de Bouaké : une affaire d’État ? » créera l’émoi chez les téléspectateurs et permettra de comprendre ce qui s’est réellement passé.

Long de plus de cinquante minutes, ce documentaire posera la problématique suivante : à qui profite vraiment la mort des neuf soldats français tués le 6 novembre 2004 à Bouaké ?

En France, on s’étonne toujours de l’obscurité qui entoure la mort des militaires français. De nombreux témoins livreront leur part de vérité, certains à visage découvert. Les propos du Commandant de la force Licorne de 2004 à 2005 (donc au moment des faits), le Général De Malaussène en dit long sur la théorie du complot. L’officier général a formellement affirmé que le gouvernement français n’a jamais voulu savoir la vérité sur cette affaire. L’Élysée, avec à sa tête Jacques Chirac et tous les ministres aux affaires à cette période, notamment Dominique De Villepin (Intérieur) et Alliot-Marie (Défense) ont tout fait pour étouffer l’évolution de l’enquête.

En regardant de plus près le déroulement des faits, tout porte à croire que Paris a goupillé de fond en comble ce scénario pour empêcher la libération du territoire ivoirien par Laurent Gbagbo. D’abord, les corps des victimes n’ont jamais été autopsiés. Sur les certificats de décès, les autorités françaises ont bien pris le soin de noter la même cause de décès pour tous les défunts, à savoir « blessures de guerre ». Ensuite, les efforts des quatre juges d’instruction français sont restés vains.

Les magistrats auront réussi à compiler un dossier judiciaire de 16 000 pages (auditions et dépositions) après avoir pris la peine d’ouvrir une information judiciaire pour assassinat et tentative d’assassinat contre X. Ils se verront opposer le secret défense face à leur requête de voir déclassifier le dossier. Enfin, le ministre togolais de l’Intérieur de l’époque, François Boko dit avoir informé l’Ambassade de France au Togo, la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) et plusieurs autres services de ce que les deux mercenaires biélorusses qui avaient piloté les Soukhoï étaient détenus dans les geôles togolaises. Seulement, Paris n’a jamais jugé bon de les récupérer pour le besoin d’une enquête.

L’Ivoirien André Ouraga, traducteur russophone, a servi d’intermédiaire entre les pilotes biélorusses, les techniciens ukrainiens et l’État de Côte d’Ivoire. Il a indiqué que l’ex-chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo avait averti la France de son intention de se mettre fin aux activités du chef rebelle Guillaume Soro et sa bande. Ce dernier, acquis à la cause de l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, a en tout temps donné des sueurs froides à LG du fait de son refus de désarmer ou d’appliquer les recommandations des différents accords de paix signés.

Selon lui, Jacques Chirac a donné son OK à Gbagbo dans son envie de réunifier le pays. André Ouraga s’étonne également du fait qu’alors qu’ils étaient entre les mains de la force Licorne dans les locaux du Groupement Aérien de Transport de Liaison (GATL), ils n’aient jamais été auditionnés. Les membres de l’équipage et lui sont restés plusieurs jours sur les lieux avant la disparition des Russes qui seront repérés au Togo par la suite. En attendant, du côté de l’Hexagone, les familles des victimes crient justice et n’ont jamais oublié qu’on leur a interdit de voir la dépouille de leur proche.

Au mois de novembre 2004, une page de l’histoire dite « très courtoise » des relations entre la France et la Côte d’Ivoire venait d’être tournée. Dominique De Villepin, ministre des Affaires étrangères au moment de la signature des accords de Linas-Marcoussis en janvier 2003 (matérialisait l’entrée des rebelles au gouvernement), avait dit comme un signe avant-coureur de ce divorce et de l’histoire d’un complot grossier perpétré par Paris contre la Côte d’Ivoire : « L’histoire, regardons-la en face. L’histoire hésite. »

Mais avant, chacun devra faire le nécessaire travail de se regarder dans une glace. Car au final, le comportement des pouvoirs français confirme la thèse du complot français contre Laurent Gbagbo pour partitionner son pays.

Dans cette vidéo, une scène est particulièrement affligeante. On voit le simple ministre français Dominique De Villepin se permettre de recadrer Laurent Gbagbo, un chef d’État africain, qui venait de comprendre le piège dans lequel cet individu tentait de le précipiter avec ses imbuvables accords de Linas-Marcoussis. Heureusement qu’on peut encore regarder « l’histoire en face ».

La vidéo du documentaire (ici).
afriquesur7.fr

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La société PETROCI en voie de privatisation (Officiel)

La Société nationale d'opérations pétrolières de Côte d'Ivoire (PETROCI) va être privatisée, a annoncé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, précisant que des discussions sont en cours avec la société candidate à la reprise, PUMA Energie.
Selon M. Koné, les difficultés financières que connaît l’entreprise et qui sont liées à la chute des cours du pétrole brut motive la décision du gouvernement ainsi que les instructions données lors de la réunion du jour au ministre en charge du Pétrole et de l’Energie ainsi que l’ensemble des ministres concernés, de conduire des négociations entre vendeurs et acquéreurs.

L’opération de cession des actifs PETROCI Holding est prévue pour être conclue à l’issue de la finalisation d’études et de valorisations en cours, a indiqué en outre le porte-parole du gouvernement, notant également le fait que l'Etat a conduit un audit organisationnel et social avant de se décider à vendre.


La Société nationale d'opérations pétrolières de Côte d'Ivoire, communément connue sous le nom de PETROCI, est une socité anonyme et faîtière ivoirienne à participation financière publique, au capital social de 20 milliards FCFA.
Puma Energy, candidat à l’acquisition, est une compagnie pétrolière intermédiaire et en aval, filiale de Trafigura Beheer BV, une société multinationale de négoce de matières premières. Elle opère dans 37 pays répartis sur les cinq continents et gère l'approvisionnement, le stockage, le raffinage, la distribution et la vente au détail de produits pétroliers;

kg/akn/cmas AIP, newseducarrière

___________________

vendu à la même compagnie qui est responsable de L'affaire du Probo Koala, Trafigura.. ...
Wikipedia...Elle tire son nom du navire pétrolier qui a acheminé des déchets en Côte d'Ivoire en août 2006. Le Probo Koala, dont l'équipage est russe, est un navire pétrolier immatriculé au Panama, appartenant à une compagnie grecque et affrété par la société hollandaise et suisse Trafigura.
Nicoletta Fagiolo
___________________



A Petroci, les syndicats des travailleurs qui tentent de mettre la pédale douce après deux jours d’une « grève civilisée » ont la mine des mauvais jours. La vente du réseau de stations-service de Petroci à Puma Energy, une filiale locale de Tranfigura, de triste mémoire, et dirigée par le neveu du chef de l’Etat, en rajoute en effet à la confusion et à la peur qui ont envahi les couloirs de ce fleuron des entreprises ivoiriennes. Comme lors du premier coup de force sur le licenciement de cinquante agents, l’ordreest venu, cette fois-ci, du gouvernement qui a annoncé la nouvelle au sortir du conseil des ministres d’hier.

Comme à son habitude, le porte-parole du g o u v e r n eme n t Bruno Koné, englué dans une sombre affaire avec une société marocaine qu’il veut voir reprendre la place de trois compagnies mobiles locales,égrène les décisions du conseil des ministres, en commençant par la cession du réseau de stations-services de Petroci à Puma Energy.

 Bruno Koné assure que les négociations vont commencer

bientôt avec le ministre du pétrole et de l’énergie mais depuis plusieurs semaines, La Lettre du Continent avait annoncé que la quarantaine de stations services dont disposait encore Petroci a été vendu à Puma Energy pour quelque 20 milliards de francs cfa. 
La vente a donc été actée après une négociation exclusive avec Puma Energy qui est une filiale locale de Trafigura, la société néerlandaise qui avait déversé,il y a quelques années, des déchets toxiques dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Dix sept personnes avaient trouvé la mort à la suite de ce déversement et plusieurs dizaines de milliers d’Ivoiriens avaient été intoxiquées. Il y eut plus exactement 43.492 cas d’empoisonnement selon les chiffres de l’institut national d’hygiène publique.

  Cette filiale locale de trafigura, Puma Energy, est aujourd’hui dirigée par Ahmadou Touré,neveu d’Alassane Dramane Ouattara.
 Le ministère de l’énergie et du pétrole évoque la chute des cours mondiaux du pétrole pour justifier cette privatisation.Cette explication est étonnante, car avec les prix actuels,les stations-services tirent le plus grand profit de la chute du prix du baril. Pour répercuter cette chute à la pompe, il faudrait en effet que le prix dans les stations soit ramené à 400 Fcfa.La privatisation du réseau dePetroci n’a donc pas de justification économique à part les liens familiaux qui existent entre le directeur général de Puma Energy et le chef de l’Etat.

Les syndicats, eux, sont désemparés.Alors qu’ils viennent de mettre fin à une grève de deux jours sur les 72 heures initiaux,aux cours desquels ils ont été présents à leur poste, cette nouvelle vient balayer les premiers efforts envisagés avec la direction de l’entreprise. Ils craignent désormais de nouvelles suppressions d’emplois. 

Une cinquante d’employés sont en effet concernés par le réseau de stations-services, y compris tous ceux dont l’activité est directement reliée à Petroci Holding. «Pendant combien de temps allons-nous contenir les travailleurs», se demandait hier dans la soirée l’un des délégués du personnel de Petroci. Même si cette cession était en partie prévisible,en revanche, le timing de son exécution n’est pas sans nourrir des interrogations. Et puis, disent en choeur les travailleurs,« on nous avait dit que le processus prendrait du temps ».

La radicalisation
Cette succession de coups de force dans l’entreprise risque de pousser les travailleurs à la radicalisation.« On a le temps pour discuter. Pourtant, on refuse, ne serait-ce que de nous informer.Nous n’avons pas été associés »,ont réagi, hier, syndicalistes et délégués du personnel. Même le directeur général se serait dit surpris par cette décision qui est la preuve de « la non considération des travailleurs », admet un cadre de l’entreprise. Pourtant,nombre d’entre eux ont passé toute leur vie à construire cette entreprise et on ne peut pas leur manquer de respect de cette façon », pestaient encore d’autres travailleurs.

Aujourd’hui



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Pour combattre les insomnies...


belle sélection! il parait que plusieurs libraires en France  associent le "presque" best seller de NS à cet autre livre "l'Odieux connard" !

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11/02/2016

la France se serait auto-bombardée ???

Le Général Renaud De Malaussene (Commandant en second de LICORNE 2004-2005) révèle que le président ivoirien LAURENT GABGBO n'a pas donné l'ordre de bombarder le camp français à Bouaké (Cote D'ivoire)

11ans après, malgré la succession de la présidence française, l'ELYSEE empêche toujours l'avancement de l'enquête. Tout porte à croire que la FRANCE s'était bombardée elle même pour se faire un argument et déclarer au la guerre au régime GBAGBO et à la Côte d'Ivoire car les pilotes qui étaient dans la main des français après le bombardement et aussi arrêtés au TOGO, n'ont pu être inquiétés et interrogés.
Voix de la Resistance Africaine - VRA

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Un haut gradé FRCI parle de Mangou et de sa trahison

TÉMOIGNAGE EXCLUSIF d'un haut gradé des Frci.

EXCLUSIVITE MONDIALE: UN
            OFFICIER DE LARMEE IVOIRIENNE DENONCE LE GENERAL MANGOU
            PHILLIPPEAprès avoir trahi son "père d'armes" Mathias Doué, lui aussi général félon, et pris sa place en Novembre 2004 à la tête de l'état major des armées ivoiriennes, Philippe mangou, car c'est de lui qu'il sagit, trahi celui qu'il appela un moment son "père politique" Laurent GBAGBO en 2011, en jouant les agents doubles, causant ainsi la mort de personnes et le pillage de biens dont il avait en charge la sécurité.

Aujourd'hui, pour respecter le jamais 2 sans 3, c'est son "père adoptif" le pasteur Ebrié et tous les atchans qui lont adopté, que Philippe est entrain de trahir en allant témoigner contre Laurent GBAGBO, qui est un digne fils de la Côte d'Ivoire, pays qui lui a pourtant tout donné. Bien que j'ai moi-même été adversaire interne de Laurent GBAGBO dans l'armée, je n'accepte pas cette situation. Ne pouvant malheureusement pas aller témoigner à la Cpi, les faits que je rapporte ici peuvent donc être de moindre importance dans le dossier juridique de GBAGBO, Mais au moins, l'opinion aura une preuve supplémentaire que cest un innocent qui est entrain d'être jugé et cela sur la base de mensonges et de multiples trahisons.

Comment en sommes-nous arrivé là ?

Je suis originaire du nord de la Côte d'Ivoire et actuellement un gradé dans les FRCI, je connais Philippe depuis très belle lurette, et on a longtemps été proches. Pour conserver mon anonymat, je ne donnerai ni mon grade, encore moins mon nom exact, mais appelez moi commandant "TCHIAN" . 2010, Philippe, à l'instar de plusieurs autres chefs des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) est promu à un grade supérieur de l'armée ivoirienne, il est fait général de corps d'armée par le président Laurent GBAGBO pour avoir les coudées franches afin de mieux défendre la Côte d’Ivoire longtemps agressée.

Occupé ailleurs à gérer l'aspect politique, économique et diplomatique de la crise, Laurent GBAGBO a toujours laissé la latitude à Philippe de gérer l'armée, non sans poser des balises en rapport avec le respect des droits de l'homme, de la liberté individuelle et collective et de l'exercice libre des activités démocratiques. Tout s'est relativement bien passé car nous savons tous que quand Laurent GBAGBO te fait confiance, il ne te gêne pas dans ton fonctionnement et tes choix.

Avec Philippe en tête, nous avons donc fait la pluie et le beau temps dans les FDS. Nous étions bien traités, même les chefs rebelles étaient constamment soutenus par le président Laurent GBAGBO qui se souciait vraiment de nous tous et de nos familles respectives, car disait-il "pour parvenir à la paix, aucun sacrifice n’est trop grand". Laurent GBAGBO est vraiment un Grand Homme, bien que l'ayant combattu, je le respecte.

Je faisais parti du groupe des agents du Rdr qui étaient encore dans les FDS pendant la rébellion armée, à cause de ma position dans les FDS, j'avais accès à beaucoup d'informations sensibles et nous étions en contact permanent avec l'ex rébellion armée du MPCI. Notre mission était de faciliter le renversement de Laurent GBAGBO en achetant tous les chefs militaires autour de lui. Ce n'était pas trop difficile car autour de Laurent GBAGBO, il y avait certes des gens de valeurs et de dignité, mais ils n'étaient pas les plus nombreux, il y avait surtout beaucoup de cupides, de vantards et de personnes qui jouaient le double jeu. Autour de Laurent GBAGBO, le peuple était franc, mais plusieurs responsables étaient faux et cela nous a facilité la tâche. Nous avions donc, sans grande peine, réussi à convaincre Kassaraté en premier et plus tard Philippe, Bredou ayant toujours été avec nous.

Nous en étions là, lorsqu'après les résultats contestées du second tour de l'élection présidentielle, les attaques contre Laurent GBAGBO furent lancées avec le commando invisible et la marche armée sur la RTI et la primature. A cette occasion, Bredou et Kassaraté etaient réglos et coordonnaient tout avec la rébellion des forces nouvelles qui avait été transformée en FRCI par le président Allassane Ouattara. Philippe quant à lui, était beaucoup calculateur, certes il donnait des informations précises qui faisaient avancer l'opération contre GBAGBO, mais il en retenait d'autres qui étaient dévastatrices pour notre camp. Il avait été plusieurs fois rappelé à l'ordre par Soro Guillaume, le président Allassane et même par le président Bédié (qui est son véritable mentor politique, Philippe étant très proche du PDCI). Mais il continuait de jouer les équilibristes malgré les fortes sommes d'argent qui lui étaient constamment versées. C'est alors qu'un sérieux avertissement lui fut adressé par l'attaque sanglante de son domicile située à Yopougon-Andokoi, le Lundi 14 Mars 2011 aux alentours de 3h du matin. Le bilan fut lourd, environs 15 morts, des militaires commis à sa garde et quelques civiles. Après cet épisode, Philippe très effrayé, tenta de rentrer en contact avec les présidents Allassane et Bédié qui refusèrent de le prendre au téléphone tant qu’il n'aurait pas posé un acte fort pour leur montrer sa bonne foi. C'est donc à Soro qu'il revint la tâche de mettre Philippe à l'épreuve en lui demandant d'aller exiger de face la démission de Laurent GBAGBO. Ce que Philippe accepta, il alla donc accomplir cette mission, mais en demandant au président GBAGBO d'accepter l'organisation d'un auto-coup d'état pour donner le pouvoir aux militaires (donc à lui) qui allaient nettoyer le pays et remettre peut après le pouvoir à GBAGBO, ce que le président refusa, sans doute avait-il la vraie information, je le pense, car effectivement Philippe agissait pour le compte du président Allassane. Encore apeuré après cet épisode et se sentant découvert par GBAGBO, Philippe s'enfuit pour se réfugier à l'ambassade d'Afrique du Sud.

Disons que, bien que peu nombreux sur le terrain, les FDS qui combattaient pour Laurent GBAGBO étaient plus forts et plus techniques que toutes les forces rebelles et internationales réunies, et n'eût été l'aviation militaire des français et de l'ONUCI et l'absence de volonté réelle de GBAGBO de maintenir le peuple dans cette autre guerre qu'on venait de lui imposer, il ne serait peut-être jamais vaincu.

Philippe à l'ambassade, donc hors jeu de la tête de l'armée ivoirienne, cela n'arrangeait pas nos plans, car les Dogbo Blé, Konan Boniface, Seka Seka, Abehi Jean-Noel, etc, auraient eu le commandement direct et cela aurait été bien plus grave pour nous, car c'étaient des combattants aguerris, fidèles et loyaux. Les français tenaient donc coûte que coûte à ce que Philippe sorte de là et reprenne sa place à la tête des FDS. Plusieurs actions furent initiées pour atteindre cet objectif stratégique. Comme les choses semblaient incertaines, le président Bédié conseilla de mettre dans la balance 2 secrets de Philippe. Aussitôt dit, Bédié informe Allassane que Philippe n'est pas ivoirien d'origine, il est Nigerian, et précisément biafrais. Il fait partie de ces populations du Biafra qui se sont réfugiées en Côte d’Ivoire lors de la guerre de sécession qui déchira le Nigeria vers la fin des années 60 et qui était soutenu par feu le président Houphouët-Boigny. Arrivé en Côte d’Ivoire, Philippe fut adopté par le pasteur Mangou qu'il présente aujourd'hui comme son père biologique, mais qui est en fait son père adoptif. C'est pourquoi à aucun moment dans mon témoignage je n'ai mis le Nom Mangou sur le prénom Philippe, car il est indigne de ce monsieur. Lorsque le président Ouattara eut connaissance de ce secret, il réussi le même jour, par on ne sait quelle stratagème, à avoir des documents de preuves de l'origine biafraise de Philippe, sans doute avec l'aide du président Goodluck Jonathan. Toujours est-il que Ouattara appela Philippe pour l'informer de cette nouvelle et des documents qu'il détenait en disant à ce dernier que tous deux avaient désormais le même destin et qu’il fallait que Philippe accomplisse sa mission jusqu'au bout. Après cela, le président Allassane remit aux français ces documents et plusieurs numéros de comptes bancaires où Philippe gardait son argent issu de la corruption et des trafics multiples. Ceux-ci firent le reste et nous revîmes Philippe ressortir rapidement de l'ambassade. Sans doute que GBAGBO mena ses proches démarches pour ramener Philippe, mais voila ce qui fit effectivement ressortir Philippe de l'ambassade, c'est pourquoi, revenu à son poste, Philippe continua l'action de sape et de déconfiture des FDS. C’est tout cela qui entraina la chute de Laurent GBAGBO.

Aujourd'hui, c'est cet homme qui va témoigner contre Laurent GBAGBO à la Haye, alors que ce monsieur est innocent. Il faut le dire tout net, c'est vrai que nous avons combattu Laurent GBAGBO, mais nous n’avons pas accepté qu'il soit déporté en prison loin de son pays, n'ayant pas encore digéré cette déportation voila que nous apprenons que Philippe va aller témoigner contre lui après l'avoir trahi. Je suis très peiné, je refuse cela, c’est pourquoi j'ai décidé de parler et d'informer l'opinion et ce n’est que début.

Que Allah sauve Laurent GBAGBO.

Commandant TCHIAN
Afrikanews

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Procès Gbagbo à la CPI: le témoin P534 "trahit'' les pro-Ouattara

César DJEDJE MEL | Publié le 11/2/2016

Deuxième témoin entendu au procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la CPI, le témoin P536 a fait des déclarations profitables aux avocats des accusés.


Interrogé par la Défense de Gbagbo, notamment l'avocat principal Me Altit, le témoin P536 qui s'est fait remarquer par son tempérament impulsif, a fait des sorties affirmant que les pro-Ouattara sont plus violents que les pro-Gbagbo.

A l'audience du jeudi 11 février, l'avocat a invité P 536 à expliquer comment se sont déroulés les affrontements au quartier ''Doukouré" à Youpogon, au cours desquels il a été blessé par une « grenade », le 25 février 2011. Dans son récit, il lâchera sous les questions de Me Altit et d'une voix ferme qu'ils n'ont pas regardé inoffensifs les pro-Gbagbo les attaquer.

« Nous sommes tous sortis. Nous avons appelés nos gars, même ceux qui sont allés au travail, pour leur demander de rentrer. On a pris des bois, des cailloux, des gens parmi nous dirigeaient et on a contre-attaqué. On les a repoussés», dira t-il. Justement, l'avocat a voulu savoir comment ils avaient repoussé les militants pro-Gbagbo.

Le témoin ne s'est pas arrêté là. Il a fait savoir à la Cour, et partant à tous ceux qui suivent le procès dans le monde entier, que les pro-Ouattara sont plus violents que les pro-Gbagbo. «Nous, est plus fort qu'eux. Même Blé Goudé et Gbagbo qui sont ici savent qu'en matière de bagarre, on est plus fort qu'eux. Ils ne peuvent pas...», a soutenu P536. Me Altit pour qui ces aveux sont d'une importance capitale ne faisait que dire «ahan» et prendre le juge-président de la Cour à témoin.

Par ailleurs, l'avocat de Gbagbo a voulu savoir l'arme qui a exactement blessé le témoin. Parce que son rapport médical parle vaguement de blessure balistique, alors que la victime affirme que le docteur qui lui a administré les premiers soins, a indiqué qu'il s'agit d'une grenade. «Est-ce une grenade lacrymogène ou une grenade militaire», lui demande Me Altit. A cette question de l'avocat, voici la réponse donnée par P536 : «C'est vous les blancs qui demandez tout ça. Nous, on dit grenade », coupe t-il court.
Linfodrome

20:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Dernières révélations de la LETTRE du CONTINENT

Dans la déclaration de politique générale de Paul Kaba Thiéba devant l'assemblée nationale le 5 février 2016, le premier ministre envisageait au titre de l’optimisation des recettes douanières d'engager d'une part des discussions avec les autorités togolaises en vue d’une meilleure gestion et à défaut de la fermeture des entrepôts ouverts à la frontière qui alimente la fraude et d'autre part la signature d’une convention sur le transit avec les autorités togolaises au sujet de l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers des deux pays.
C'est dans ce contexte que La Lettre du Continent dans sa dernière livraison du 10 février 2016 affirme que Roch Kaboré a fait part à Faure Gnassingbé de sa volonté de miser davantage sur le port de Lomé pour amoindrir la dépendance du Burkina Faso vis-a-vis d'Abidjan.

Justement parlant d'Abidjan, La lettre du Continent révèle que DaKoury-Tabley, 71 ans, ministre des Eaux et des Forêts dans le nouveau gouvernement doit sa nomination à l’intervention directe de Blaise Compaoré, l'ancien président burkinabè, qui aurait intervenu directement auprès de son ami Alassane Ouattara.
Souleymane Ouedraogo

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Affi suspend Jichi Sam de l'Aliance des Forces démocratiques

j'ai lu ce matin dans un journal :

" Affi suspend Jichi Sam de l'AFD-CI ( l'alliance des forces démocratiques de Côte d'Ivoire )

En agissant ainsi, Affi vient de livrer son compagnon de lutte à la vindicte populaire sans même lui avoir accordé le bénéfice du doute. Mais à partir d'une analyse un peu plus approfondie nous pourrons comprendre ce qui l'y a poussé .

1) Faire taire les rumeurs d'une quelconque complicité entre lui ( Affi) et Jichi Sam sur le témoignage à la CPI :

Nul n'est sans ignorer que depuis le déclenchement du huis clos révélateur citant Sam l'Africain comme témoin " à charge " contre Laurent Gbagbo , une corrélation a été faite instantanément avec Affi que l'on considère comme le vecteur directeur de cette affaire d'autant plus qu'il l'avait déjà démontré par ses prises de positions très louches à l'encontre de la base du parti ( dans son entièreté) . Tenir donc le Président de la NACIP loin de soi pourrait peut-être lever tout soupçon .

2) Redorer son blason déjà assez défiguré :

  L’incompréhensionde sa stratégie, qui s'est montrée partisane au régime actuel lui a valu la perte de sa crédibilité aux yeux de ses anciens confrères du FPI. De ce fait , que ne puisse-t-il pas faire pour regagner la confiance des uns et des autres , afin d’être dans le train du FPI nouveau, sincèrement trié de ses mauvais fils et solidement fort pour affronter les prochains challenges. Une façon pour lui de toujours montrer son attachement sans faille au Président Gbagbo; C'est donc Jichi Sam qui en fait les frais .

Face à ce état de fait ne soyons pas surpris que du jour au lendemain des dissidents nous tombent sur la tete .
Dibahi Sery

17:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

10/02/2016

Déconstruction anthropologique et historique de la Côte d’Ivoire par Bensouda:

Le silence complice et coupable des intellectuels ivoiriens

Au cours des deux premiers jours de l’ouverture du procès intenté contre le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, la procureure d’origine gambienne Fatou Bensouda et son équipe de l’accusation, ont fait un exposé au contenu fort dangereux quant aux conséquences sociales qu’il pourrait engendrer.

En effet, pour démontrer que les prévenus sont poursuivis devant la Cpi pour crimes contre l’humanité, l’accusation, sans scrupule aucun, a soutenu qu’il y en en Côte d’Ivoire, deux frontières : une entre les ethnies et une autre entre les religions. Aussi, a-t-elle divisé ce pays en deux grandes parties : d’un côté les sudistes occupés par les Bhété et assimilés qui sont chrétiens ; les nordistes qui sont les Dioula de religion musulmane de l’autre. Selon elle, le président Laurent Gbagbo, sudiste, d’ethnie bhété et chrétien, refusant de céder le pouvoir qu’il a perdu au terme du deuxième tour des élections présidentielles de 2010, a organisé le génocide des partisans de son rival Alassane Ouattara, nordiste, Dioula et musulman.

Au-delà des contre-vérités qui entourent ces élections, ce qui a été frappant, c’est la division de la Côte d’Ivoire en deux parties entre Bhété chrétiens au Sud et Dioula musulmans au Nord et tout l’effort de déconstruction de la réalité historique et anthropologique de notre pays. En d’autres lieux, un tel discours qui met en mal tous les acquis de la connaissance de notre pays, aurait pu déclencher, dès le lendemain, en dehors des chapelles politiques, de vives réactions aussi bien des responsables religieux que des intellectuels ivoiriens. Mais c’est plutôt un silence de cimetière pourrait-on dire complice, qui a fait suite au discours de l’accusation contre le président Gbagbo. Et dans ce concert de silence, les voix éteintes surtout des Historiens et des Anthropologues qui frisent la démission dans leur rôle d’éclaireurs de la société sont fort troublantes.

En effet, en tentant de démontrer que la crise postélectorale qu’a connue la Côte d’Ivoire, est une crise ethno-religieuse, là où tous les observateurs avertis et honnêtes de la scène politique ivoirienne savent que cette crise en réalité a été provoquée par la France impérialiste et néocoloniale pour mettre fin aux velléités indépendantistes et souverainistes du président Laurent Gbagbo, la procureure Bensouda a simplement pris un raccourcis qui, si cela a prospéré ailleurs en Afrique, ne reflète pas du tout la réalité ivoirienne. En Côte d’Ivoire, tout le monde le sait, il n’y a pas de frontière entre les ethnies, ni de frontière entre les religions. Au contraire, les populations quelque soient leurs ethnies et leurs religions vivent dans les villages et les villes comme dans les quartiers, en bonne intelligence et dans une parfaite convivialité. Cela est une vérité qui remonte très loin dans le temps.


Même quand à partir des années 1980 et surtout depuis l’intrusion d’Alassane Ouattara dans la vie politique ivoirienne, certains courants fondamentalistes et extrémistes ont tenté de construire autour de ce dernier un Islam contre la laïcité dans le but d’en faire une religion d’Etat, ce projet n’a pas pu prendre pied en Côte d’Ivoire car le sentiment d’unité et de fraternité qui lie les Ivoiriens est très fort et va au-delà des considérations politiques, idéologiques et religieuses. Et comme l’a démontré brillamment Me Agathe Barouan, avocat de la défense, le 1er février 2016, il n’est pas rare de voir dans les familles ivoiriennes, vivre en bonne entente, des membres se réclamant de telles obédiences politiques ou de telles religions différentes les unes des autres.

Mais en présentant ces contre-vérités pour justifier et soutenir une cause, Bensouda ne fait pas que simplement étaler son ignorance sur notre pays, mais elle se hasarde à déconstruire à dessein, toute sa réalité anthropologique et historique. Ainsi, pour elle, la Côte d’Ivoire n’est habitée que par deux peuples antagonistes pratiquant deux religions dans deux espaces géographiques différents[1]. Coupant le pays au 6ème parallèle juste au niveau de Bouaké, la capitale du Centre, toutes les populations vivant au Nord de cette ville sont toutes des Dioula et sont musulmanes. Et au Sud, il y a les Bhété chrétiens.

Les 60 ethnies regroupées dans cinq grandes aires[2] dont on a souvent évoqué l’existence dans les enseignements scolaires et universitaires et quelque fois à la télévision nationale ainsi que la multitude de personnes pratiquant les religions dites traditionnelles ont été simplement et purement effacés au détour d’un discours à forte charge polémique. C’est sur ces affirmations erronées que logiquement, devraient spontanément réagir les intellectuels, du moins ceux qui se réclament comme tels, surtout les Anthropologues, les Historiens et les Sociologues ivoiriens. Mais jusqu’ici, point de réaction et le danger est que, si ces faussetés ne sont pas décriées, nos populations et surtout les jeunes, grâce aux média et aux réseaux sociaux, pourraient les intérioriser et les prendre pour vérité.

La question qui vient à l’esprit, est de savoir, pourquoi, les intellectuels voire les universitaires ivoiriens qui se sont échinés à faire de la recherche plusieurs années durant pour enseigner des connaissances devenues des acquis[3] se taisent-ils ? Est-ce par peur du contexte politique actuel fait de dictature où les nouveaux gouvernants ne font pas mystère de leur volonté de « nettoyer » d’une manière ou d’une autre tout opposant par leurs agents sans grade ni formation appelés pompeusement Force républicaine de Côte d’Ivoire (Frci), leurs chasseurs-dozo ou police parallèle dont la présence est étouffante, leurs armées de « microbes », ces gamins-égorgeurs qui pullulent dans les rues ? Ou est-ce simplement par crainte de perdre un poste juteux ou par lâcheté en tant que membre d’une formation politique qui soutient les gouvernants actuels ? Enfin, est-ce parce qu’ils approuvent ce qui arrive à Gbagbo, un intellectuel qui dérange trop, que même si ce qu’on dit de lui ou qu’on lui attribue parce qu’il est de telle ethnie et de telle religion est faux, ils se taisent par jalousie et par mésestime ? Or, qu’est-ce qu’un intellectuel ? Quelle est sa place et son rôle dans la société ?

La discussion sur ce qu’est un intellectuel et son rôle dans la société est apparue en France à la faveur de la prise de position ferme d’Emile Zola dans ce qu’on a appelé « L’affaire Dreyfus »[4]. En effet, suite à la condamnation aux travaux forcés aux Antilles dans l’île du Diable du capitaine juif Alfred Dreyfus accusé par la hiérarchie militaire française d’avoir livré des documents à l’ennemi dans la guerre franco-allemande de 1870 soldée par la défaite retentissante de la France, Zola, romancier déjà célèbre, dont les écrits dérangeaient la bourgeoisie de l’époque qui exploitait à outrance le monde ouvrier, prit fait et cause pour le condamné. Dans une lettre intitulée « J’accuse !… » publiée dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 et adressée au président Français Félix Faure, Zola prit le risque de dénoncer toute la nébuleuse qui entoura cette affaire. Son but étant d’obliger le gouvernement à agir et à réagir pour pousser à la révision de la sentence jugée sévère et injuste contre le jeune Dreyfus, sa lettre fut accueillie comme un scandale par les bonnes consciences de tout bord, notamment militaires comme civiles, monarchistes et républicains, conservateurs et révolutionnaires, bourgeois et ouvriers, etc.

En plus de cette lettre, Zola organisa des pétitions – autrefois on disait manifeste – d’intellectuels de grande renommée – professeurs, étudiants, artistes, littérateurs, etc,- et réussit par ces actions à diviser toute la France, dans la campagne comme en ville, dans les familles, en deux camps : les dreyfusards et les anti-dreyfus.  « Zola qui avait agi seul, contre l’Etat, le gouvernement, l’armée et l’opinion publique, obligeait chacun à prendre position. En posant, pratiquement, par l’exemple, la place de l’intellectuel dans la cité… Zola encourageait les prises de position au grand jour », écrit Philippe Oriol, un de ses biographes.[5] Naturellement, une telle entreprise ne va pas sans risques[6]. Mais ce n’est pas pour autant que Zola ne la mena pas. Ayant une claire conscience de son rôle d’intellectuel, celui de forger les consciences à soutenir et valoriser la justice, l’égalité entre les citoyens, à promouvoir la fraternité et la paix sociale, Zola apparut comme l’un des premiers Français à mettre sa plume au service du citoyen, victime d’injustice.

Il est vrai qu’avant lui, des philosophes comme Montesquieu, Voltaire et Rousseau, des littérateurs comme Victor Hugo et Lamartine etc, ont pu dénoncer avec véhémence certains travers de leur temps au point de vivre pour certains l’exil, mais leurs œuvres furent purement des sommes de réflexions humanistes. Zola fut manifestement le premier à faire de ses écrits un instrument de combat.  A sa suite, on verra, dès le début du XXème siècle l’avènement d’une nouvelle race d’écrivains qui se réclameront comme des intellectuels engagés. On dira alors d’intellectuel « l’homme cultivé qui agit « sans mandat politique », en se servant des moyens propres à son métier, dans un contexte étranger à ce dernier, et ce dans l’intérêt des affaires publiques – précisément dans l’espace public politique »[7]

C’est au regard de cette définition qu’on verra, à la faveur des guerres successives auxquelles la France fut confrontée, – la crise marocaine (1904-1911), la Première Guerre mondiale (1914-1918), les écrivains se retrouver sur le terrain de la Défense nationale cédant à la fièvre ou à l’inquiétude qui s’empara de l’opinion publique. Des grands noms comme Anatole France, Maurice Barrès, Romain Rolland, Guillaume Apollinaire, Paul Claudel, Charles Péguy, etc. marqueront les esprits en France en décelant très tôt dans la guerre une mise à mort de la civilisation et beaucoup d’entre eux exalteront l’idéal d’émancipation humaine.

Après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque la détresse s’empara à nouveau des Français suite à la défaite humiliante face aux forces armées nazi qui entrainera l’occupation, les persécutions politiques et raciales le plus souvent dans des camps de concentration, de nouveaux écrivains comme André Gide, Sade, André Breton, François Mauriac, André Malraux, etc., et particulièrement des philosophes comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Gabriel Marcel, etc., après avoir dénoncé l’absurdité du monde, refuseront cependant de s’abîmer dans un désespoir stérile. Ils seront reconnus comme de nouvelles consciences qui, de révoltées contre la guerre, le mal, le mensonge d’Etat, les injustices, les mécanismes de réduction de l’homme et d’asservissement de l’esprit par la propagande, les négations inacceptables de certaines races, pousseront à l’engagement dans la construction d’un monde plus humain.

Le plus souvent, leurs prises de position pour défendre l’homme seul, ou l’homme en société se sont faites en dehors des chapelles politiques. Car, quand un homme est en situation, de danger, d’aliénation et d’animalisation, il y a au niveau de la conscience de tout homme et plus encore des intellectuels, du seul fait qu’on soit un homme, un appel urgent à aller vers lui, pour le secourir, pour lui (re) donner toute sa dimension d’homme. Et cela, sans parti pris de religion, d’idéologie et d’appartenance à un groupement politique. Laisser un homme s’abîmer dans le désespoir parce qu’isolé, laisser un homme mourir en invoquant des considérations politiques, philosophiques, idéologiques qu’on ne partage pas avec lui, est un crime. Se taire sur les mensonges organisés, les mensonges d’Etat ou partisans est une démission de sa qualité d’homme.

Ainsi, par exemple, pour ne pas se rendre coupable devant l’Histoire comme l’ont été des grands esprits comme Hegel, Voltaire, Kant qui ont exalté la traite négrière en dépréciant l’Homme noir jusqu’à l’animaliser, Sartre prendra, lui, la défense de ces Noirs et soutiendra leur lutte émancipatrice pendant la décolonisation. Avec Orphée noir, titre de sa préface à La nouvelle anthologie des poètes noirs de L-S Senghor parue en 1948, Sartre, se révélera comme un tiers-mondiste et un anticolonialiste. Si donc, on retient que l’intellectuel, c’est « l’homme cultivé qui agit « sans mandat politique », en se servant des moyens propres à son métier », voire l’homme cultivé qui agit en dehors de sa chapelle politique, son action étant dictée par sa conscience à défendre la cohésion de sa communauté, au regard actuel du silence bruyant des universitaires face à la déconstruction anthropologique et historique de la Côte d’Ivoire par Bensouda sous la dictée d’Alassane Ouattara et de ses mandants européens, peut-on dire qu’il y a des intellectuels dans notre pays ? J’en doute. Sinon, ils ne peuvent pas rester là, à se taire et à regarder Bensouda semer les germes d’une prochaine déflagration sociale sur des bases ethno-religieuses montées de toutes pièces et entretenues.

Le silence de ces universitaires, particulièrement les Anthropologues, les Historiens et les Sociologues aide les ennemis du pays à mettre en conflit les populations jusqu’ici paisibles de notre pays sur des désaccords artificiels. En suivant leur silence complice et coupable, on en vient à regretter la génération des Georges Niangoran Bouah, Harris Memel Fotê, Jean-Marie Adiaffi… Au temps du parti unique triomphant, où certains hommes politiques larbins, pour avoir leur place au soleil, sans rigueur morale aucune, ont tenté de faire plaisir au président Houphouët-Boigny en lui faisant croire qu’avant lui, la Côte d’Ivoire n’existait pas et que tout avait commencé avec lui, ces hommes, de vrais intellectuels, ont trouvé la force de dire la vérité sur l’histoire de notre pays et sur la réalité des hommes et des femmes qui l’habitent et le construisent dans un effort commun soutenus. Mais cette génération est peut-être morte sans enfanter de nouveaux redresseurs des contre-vérités sur notre pays.

Lazare KOFFI KOFFI.

[1] Elle transpose en Côte d’Ivoire, le cliché du Rwanda où deux peuples, les Tutsis et les Hutus ont été mis artificiellement en conflits sur des considérations ethno-religieuses par la France. Pour avoir été substitut du procureur du Tribunal pénal international du Rwanda, elle ne s’est pas gênée d’appliquer ce qu’elle croit général et commun à toute l’Afrique. Pour elle, il ne peut exister de conflits d’ordre idéologique du genre souverainistes contre conservateurs de l’ancien ordre dominé par la France. En Afrique, en l’écoutant, tout conflit politique ne peut s’expliquer que par des considérations ethno-religieuses.
[2] Il s’agit des Mandé, des Gur ou voltaïques, des Akan, des Krou et des Lagunaires
[3] Après les balbutiements des années 1960, l’historiographie des peuples de Côte d’Ivoire devient plus nette à partir de 1970 et est bien fournie dans les années 1980. A partir de cette dernière année, anthropologues, archéologues et historiens se sont accordés sur des chronologies précises, sur des contenus élaborés à partir de sources variées et sur des méthodes qui ont rendus dynamique la connaissance de l’histoire des peuples de Côte d’ivoire, leur migration, leurs modes d’occupation de l’espace, leurs productions intellectuelles, matérielles, économiques et artistiques ainsi que leurs organisations politiques et sociales. Des synthèses ont été faites et des ouvrages de vulgarisation sous forme de manuels scolaires, ont été réalisés. Ce sont des acquis qu’on ne peut pas venir détruire au détour d’une plaidoirie pour satisfaire une vision et une cause. (Cf à ce propos les quatre volumes du Mémorial de la Côte d’Ivoire, édit. A.M.I. Abidjan, 1989 et l’ouvrage de Pierre Kipré, Côte d’Ivoire. La formation d’un peuple, SIDES/IMA, Paris 2005
[4] Selon Habermas, le terme intellectuel a été créé dans le contexte français de l’affaire Dreyfus. (Habermas, Ecrits politiques. Culture, droit, histoire, Flammarion, Paris, 1999, p.35.)
[5] Philippe Oriol, « J’accuse!… ». Emile Zola et l’Affaire Dreyfus, Librio, Paris, 1998, p. 11.
[6] Zola sera fait prisonnier sur ordre du gouvernement, jugé et condamné. Par la suite, il connaîtra l’exil et une mort atroce jamais élucidée. Mais il a été admis au panthéon des grandes figures qui ont marqué la France.
[7] Habermas, citant Anatole France, op.cit. p.35

22:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La Haye, comme si vous y étiez

Revivez l'audience de ce jour 10 février 2016 avec ces séquences

Vidéo 1 - https://m.youtube.com/user/RtiBengue

Vidéo 2 - https://m.youtube.com/watch?v=q4CELpCl-hw

Vidéo 3 - https://m.youtube.com/watch?v=jelzvLdhCx0

Vidéo 4 -https://m.youtube.com/watch?v=8rbAAysUoxM

Vidéo 5 - https://m.youtube.com/watch?v=guxb7jqsS3Q

Vidéo 6 - https://m.youtube.com/watch?v=cxlOT4FLrS4

mis en ligne par
Fier Ivoiriien

22:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Une analyse de Lider sur le document de canal + qui n'a pas été montré

Les éléments qui dérangent Ouattara et Paris dans le documentaire de Canal+

bombardement-bouake

LIDER News | 10 février 2016



Qu’est-ce qui dérange tant l’Etat français et le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara dans l’enquête de Spécial Investigation interdite de diffusion sur le bouquet Afrique de Canal+ lundi dernier? Plusieurs éléments:

1. Les déclarations du général De Malaussène (Force Licorne et commandement français en 2004-2005) sont un élément nouveau: « Je ne crois pas une seconde que ce soit Gbagbo qui ait donné l’ordre à ces pilotes biélorusses de tirer sur les soldats français. Je n’y crois pas une seconde. Je ne peux pas m’empêcher de penser que cette affaire est extrêmement trouble, que l’on ne veut pas savoir qui a donné l’ordre de tirer sur les soldats français. » Et le général de poursuivre: « La chaine de commandement française a fonctionné comme elle le souhaitait. On revient à la question de fond: Pourquoi on a laissé partir les pilotes et pourquoi on ne les a pas arrêtés pour savoir qui était le premier donneur d’ordre. On n’a pas voulu le savoir, ou alors on le sait et on n’a pas voulu le diffuser.» 

2. Le témoignage du traducteur Ouraga est un élément nouveau. Les pilotes biélorusses étaient entre les mains de l’armée française, au GATL, entre le 07 et le 11 novembre 2004.

3. Les images déclassifiées qui prouvent que l’armée française a filmé les pilotes des Sukhoi à leur atterrissage après le bombardement de la base française, sans les interpeller.

4. Les déclarations sous serment devant les juges d’instructions français du ministre de l’intérieur togolais à l’époque des faits, François Boko, sont un élément nouveau: « Nous avions l’intime conviction qu’ils [les pilotes biélorusses] avaient bombardé la position française et c’est ainsi que nous avons sollicité à la fois la Dgse et le Sctip qui ont demandé à Paris la conduite à tenir. Les instructions données étaient de ne rien faire par rapport à ces biélorusses.« 

5. Les déclarations de David Senat, conseiller juridique de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Défense, sont un élément nouveau: il contredit frontalement Alliot-Marie, qui avait affirmé que l’est le cadre juridique (l’absence de mandat d’arrêt international) qui n’aurait pas permis interpellation des pilotes: « Ni au moment du bombardement le 6 novembre, ni après du 16 novembre au mois de décembre, c’est à dire au moment où les pilotes ont été libérés.  Je n’ai pas été informé de ces événements (…) L’analyse juridique n’a pas été faite. Par personne. Ni requise. C’était purement politique.« 

et aussi,

7. Alassane Dramane Ouattara, pour la première fois, est présenté officiellement par Canal+ comme le chef de la rébellion, et non plus la marionnette Soro.

En fait, tout est dérangeant dans ce reportage. L’opération Dignité menée par l’armée ivoirienne les 4 et 5 novembre 2004 avait causé la débandade totale chez les rebelles. Le bombardement jamais élucidé jusqu’ici de la base des soldats français le 6 novembre 2004 avait permis à Paris de retourner in extremis la situation en faveur des hommes de Ouattara, qu’elle soutenait.

Comme le dit la mère du soldat français dans le reportage: « Mon fils n’est pas mort pour la France. Il a été sacrifié par la France.«
lider-ci.org

21:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les soldats français Braquent la BECEAO à Bouaké et emportent prés de 300 milliards

10-02-2016
Le mercredi 24 septembre 2003, l’agence de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Bouaké, alors fief de l’ex-rébellion armée de Soro Guillaume, a été attaquée. Trois jours de braquages au cours desquels, tous les coffres de la banque ont été ouverts et entièrement vidés de leur contenu.
Un mois plus tard, le 28 octobre 2003 et à 24 heures d’intervalle, les agences de la même Banque centrale à Man et à Korhogo, étaient attaquées. Ces deux agences ont également été entièrement vidées de leur contenu. La Banque centrale, à l’époque gouvernée par Charles Konan Banny, on ne sait trop pourquoi, n’a jamais fait de déclarations sur les montants qui ont été dérobés dans ces trois agences.

Sauf qu’aujourd’hui, on en sait un peu plus sur les montants qui ont été emportés. Selon des informations confidentielles obtenues auprès d’anciens cadres de la BCEAO, «une évaluation complète du préjudice causé à la Banque centrale a été faite. Les montants dérobés dans les trois agences s’élèvent à plusieurs centaines de milliards de FCFA. Cet argent a d’abord été placé en grande partie au Burkina Faso, base arrière de l’ex-rébellion, avant d’être convoyé au Sénégal en avion. Pour les autorités françaises cites par Libération,parmi les braqueurs , quatre soldats du 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde  «Ils ont disjoncté. C’étaient des garçons bien notés, dont deux tireurs d’élite».

Pendant ce temps a Abidjan, on parle de douze soldats français.
Paris reconnait avoir récupéré 38 millions de fcfa qu’elle aurait remis aux autorités de la BECEAO.
camerounliberty

20:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

les contrevérités assénées à La Haye par P 547

Procès de Gbagbo et Blé:
Déclaration n°4 du FPI relative aux contrevérités dans la déposition du premier témoin P.547 de l’Accusation


10 Février 2016.
Le début du ballet des témoins devant la CPI -dans le cadre du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé- dévoile déjà de graves anomalies que chacun peut relever avec un minimum de bon sens. Le Front Populaire Ivoirien a choisi de partager quelques unes de ces anomalies avec l’opinion.

Le premier témoin appelé à la barre par la procureure Bensouda pour étayer ses accusations contre le président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, est le témoin P.547. L’homme s’exprime en Malinké ou Dioula et ses propos sont traduits en Anglais et en Français. Il a été admis au préalable qu’il ne comprend pas le Français, ce qui explique qu’il ne puisse s’exprimer dans cette langue. Par ailleurs, il semble clair que l’homme ne sache ni lire ni écrire.


Première anomalie :
Au cours de sa déposition, le témoin P.547 présenté comme ne sachant pas parler le Français, a répondu en Français avant même que les questions formulées dans cette langue n’aient été traduites en Malinké. Cela lui a été rappelé.


Deuxième anomalie :

A l’observation, la déclaration du témoin P.547 est diffuse et prolixe. Elle ressemble à une suggestion dont la répétition, genre récitation d’une leçon apprise, donne un aperçu de sa personnalité.


Troisième anomalie :

Le témoin P.547 est à l’évidence un militant du RDR : sa carte de membre l’atteste ! Aussi, son récit aux relents de militantisme partisan ne peut-il échapper au parti pris enraciné dans les positions du RDR d’Alassane Ouattara. Ses positions sont bien des fois émaillées de contrevérités qui sont ressassées comme si on voulait se convaincre qu’à force de répéter des mensonges ils peuvent devenir des vérités. En tout état de cause, plus d’une fois, le témoin a fait de fausses affirmations, sans se soucier du fait que les faits, dans leurs réalités, sont têtus, peut-être, pour émouvoir la cour et l’auditoire.
Quelques exemples :

1. Le témoin affirme que Guillaume Soro, par la voix de la radio de l’ONUCI, a donné les instructions de faire une marche pacifique en levant les mains pour signifier qu’ils n’étaient pas armés et qu’ils marchaient les mains nues. ONUCI FM, comme une certaine « RADIO MILLE COLLINES », était certes un des canaux de propagande et d’incitation à la désobéissance civile et au désordre de la rébellion en ces temps-là, mais la vérité est que le seul appel de Guillaume Soro est en ce moment a été diffusée sur TF1 et présentée sur « TCI » et « France 24 » où Soro Guillaume a donné plutôt des instructions, conformément aux recommandations d’Alassane Ouattara, aux rebelles, mercenaires, Dozos et autres supplétifs regroupés au Golf Hôtel, pour se préparer à installer par la force des armes un nouveau DG à la RTI ;


2. Le récit du témoin a eu pour particularité de gommer les distances qui séparent les communes d’Abidjan. Il dit habiter la commune de Yopougon, d’où il serait parti à 07 heures, avec un temps d’arrêt pour prendre son petit déjeuner au kiosque dans la même commune, avant d’emprunter un « gbaka » pour rallier Adjamé et poursuivre son chemin à pied pour atteindre le cinéma Liberté aux 220 logements.
Du cinéma Liberté, on observera, on ne sait pour quelle raison, qu’il s’est retrouvé devant les locaux de Fraternité Matin avant de revenir traverser l’autoroute sur le pont piéton pour être à Cocody au siège du RDR à 09 heures. En fait, point n’est besoin d’aller au siège de Fraternité Matin, lorsqu’on vient de l’ex-Cinéma Liberté, pour emprunter le Pont piéton mentionné ici. En plus, les distances qui séparent tous ces lieux, et le temps mis par le témoin pour les rallier, tout en tenant compte des arrêts (pour le petit déjeuner par exemple) et le fait qu’il était surtout à pied, sont assurément surréalistes, pour qui connait la ville d’Abidjan. Cela a d’ailleurs été relevé par le Procureur qui a interrogé son Témoin.


3. Le Témoin soutient qu’il a été en détresse et a été secouru par la Croix Rouge à Cocody où l’armée l’avait laissé pour mort. La Croix Rouge, au lieu de l’évacuer au CHU de Cocody, qui était le plus proche, l’a acheminé beaucoup plus loin, au CHU de Yopougon, pour des raisons que le témoin ne mentionne pas, à part le fait que, selon lui, Alassane Ouattara avait donné des instructions pour qu’il soit pris en charge gratuitement, ainsi que les autres victimes. Cela se serait passé le 16 décembre 2010. A cette date et jusqu’au 11 avril 2011, jour de l’arrestation du président Gbagbo par les forces françaises, c’est bien le gouvernement du Président Laurent Gbagbo qui gérait les institutions de l’Etat. Comment Alassane Ouattara pouvait-il donner des instructions de gratuité dans une formation sanitaire publique ?


4. Un peu plus loin, le témoin soutient que le Président Gbagbo a donné des instructions pour l’élimination physique, de façon systématique et impersonnelle, de tous les blessés déjà admis dans les hôpitaux. Manifestement, le témoin P.547 est en plein délire ! Tant, pour peu qu’on soit raisonnable, il apparait invraisemblable qu’un tel ordre puisse avoir été donné par Laurent Gbagbo. Peut-être, le témoin veut-il rappeler au souvenir des Ivoiriens les crimes des rebelles qui pourchassaient les étudiants blessés jusque dans les hôpitaux pour les achever ! Et le témoin se soucie très peu de la cohérence de ce qu’il débite : nonobstant les instructions de soins gratuits en sa faveur, le patient qu’il est, sort de l’hôpital six jours plus tard, le 22 décembre 2010, avec les factures des frais engagés pour les soins nécessités par son Etat de santé. Sans commentaire !


5. Les avocats de la défense du Président Gbagbo et du Ministre Blé Goudé ont demandé que la cour revienne sur sa décision de ne pas admettre de questions directives qui permettent de se prononcer sur la personnalité du témoin, surtout lorsqu’il s’agit d’un contre-interrogatoire pour la défense, la manifestation de la vérité étant à ce prix. L’audience a repris le 04/02/2016 sur la décision de la cour sur cette question.


6. La cour a confirmé sa décision de ne pas permettre de poser des questions directives. Les avocats de la défense ont demandé à interjeter appel de la décision. Elles ont exposé leurs arguments avec lesquels le procureur est en partie d’accord, mais il estime qu’il n’est pas indiqué de suspendre la procédure dans l’attente de la décision d’appel. Naturellement la représentante légale des victimes s’est opposée à la requête d’appel. Une suspension a été décidée par le Juge Président, ce 4 février 2016.


Pour sa part, le Front Populaire Ivoirien souhaite que la vérité, toute la vérité, se dévoile dans sa magnifique nudité, à la face du monde.

Fait à Abidjan, le 8 février 2016

Pour le Front Populaire Ivoirien
Le Secrétaire Général,
Porte-parole par intérim
KONE Boubakar

19:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

petite conversation au coin du feu à propos du 19 septembre 2002

Devoir de Mémoire:Exfiltration du couple Ouattara,Madame Dominique Folleroux Ouattara parle

Retour sur le 19 septembre 2002

L'épouse d'Alassane Ouattara, le principal opposant au régime de Laurent Gbagbo se soumet pour la première fois aux questionnaire d'un quotidien. Elle est sorti de sa réserve pour raconter un épisode douloureux de sa vie (politique), pour décrire la seconde tentative d'assassinat de son époux le 19 septembre 2002 par des éléments des forces de sécurité proches du Président Laurent Gbagbo. Témoin et actrice privilégiée de l'histoire, Mme Ouattara évoque aussi l'exfiltration du Président du RDR décidée depuis par Jacques Chirac, le Chef de l'Etat français. Un document.


20 janvier 2003

Le Patriote : Comment avez-vous vécu la journée du 19 septembre, jour du déclenchement de la rébellion ?
Madame Dominique Ouattara : - Ce jour-là, à cinq heures du matin, nous avons été réveillés par des coups de téléphone qui nous disaient qu'il y avait des tirs en ville. La sécurité nous a prévenus, puis des amis ont appelé.. Nous étions à la maison et nous ne savions pas de quoi il était question.
La veille, nous étions, Alassane et moi, au bureau. Nous arrivions de France et devions repartir aux Etats-Unis à la fin de la semaine où des réunions étaient prévues. Alassane était rentré à Abidjan parce qu'il devait voir ses collaborateurs pour l'IIA (Institut International pour l'Afrique). Et je me suis dit que j'accompagnerai mon époux, même pour quelques jours, et de là, nous repartirions pour Paris et Washington.

A Washington, vous deviez assister aux assemblées annuelles du Fonds Monétaire International ?
Mme D.O. : Oui. Nous avions plusieurs réunions prévues et avions fait notre programme en conséquence. Nous sommes donc revenus pour quelques jours à la maison. .
Tôt le matin, le jeudi 19 septembre, il y a eu un communiqué incriminant le Général Guéi Robert. Nous avons entendu cela en sachant que cela n'était pas forcément vrai, car on a tôt fait de trouver des boucs émissaires.
Dans la nuit du 18 au 19 Septembre, nous n'avions que neuf militaires pour assurer la sécurité à la maison au lieu de vingt, comme d'habitude. Les autres étaient chez eux, puisqu'ils résident à leur domicile. Il ne leur a même pas été possible de revenir à la résidence le lendemain matin. Nous nous sommes donc retrouvés avec un effectif extrêmement réduit.

 Avez-vous eu un échange par téléphone avec le Général Guéi le 19 septembre ?
- Non. Nous étions à la maison en train de suivre les événements, répondre aux coups de fil, écouter les informations à la radio.

Aux alentours de treize heures trente, les choses s'accélèrent.
- Les choses se sont accélérées effectivement. J'ai reçu un coup de téléphone. Mon correspondant m'a dit "Ils ont liquidé le Général Gueï, sa femme et toute sa famille, dix-neuf personnes en tout, et ils se dirigeraient vers vous". Je n'ai pas pris cette information au sérieux, en me disant que nous n'étions pas concernés. J'en ai parlé à mon époux qui m'a dit qu'il ne s'agissait que de manouvres d'intimidation.
Ensuite, il y a eu des bruits persistants. Plusieurs personnes ont appelé Alassane pour dire qu'il y avait des chars qui faisaient manouvre vers notre résidence. Il a appelé le Ministre de la Défense d'alors, et le chef d'État-Major. Il leur a fait part des informations qu'on lui a données et a demandé de quoi il s'agissait. Ils ont répondu qu'il n'y avait rien à craindre et ont proposé d'envoyer deux officiers pour s'assurer qu'il n'y avait pas de problème.

Qui sont ces officiers ?
- En fait ils ne sont jamais venus. Puis les choses se sont quand-même accélérées. Vers 14 heures 45, les chars étaient devant la résidence dont un char bleu, baptisé Comoé. Ils commençaient à défoncer le portail. Et c'est à ce moment-là que la sécurité nous a dit qu'ils étaient fortement armés et étaient venus avec des airs belliqueux. La sécurité nous a donc demandé d'aller chez notre voisin, l'Ambassadeur d'Allemagne. Ce que nous avons fait. C'était d'autant plus pénible qu'il ne s'agissait pas de la première fois. Nous l'avions déjà vécu en octobre 2000.

Vous avez revu "le film" d'octobre 2000 ?
- Exactement ! Mais cette fois, c'était difficile, beaucoup plus difficile. Ils étaient pratiquement sous nos yeux lorsque nous sommes passés de l'autre côté. En Octobre 2000, nous avions attendu à peu près une heure, puis nous étions rentrés chez nous. Mais cette fois-là, impossible parce les militaires avaient carrément investi notre maison.
L'Ambassadeur d'Allemagne qui nous a accueillis a été très bien. C'était un nouvel Ambassadeur, arrivé depuis seulement quinze jours. Il nous a pris alors que nous étions nombreux. Nous étions avec la famille Toungara dont les enfants sont arrivés chez nous, en pyjamas et chaussons. Ils étaient épouvantés parce que des militaires étaient venus chez eux en affirmant que certains suspects s'étaient cachés chez les Toungara.
Nous avions donc commencé à déjeuner et à rassurer les enfants quand un de nos gardes du corps est venu nous demander de le suivre à l'Ambassade d'Allemagne, car les chars défonçaient notre portail....

A l'Ambassade d'Allemagne, vous vous sentiez toujours menacés ?
- En dépit de son statut de Chef de mission diplomatique, les militaires menaçaient de pénétrer chez l'Ambassadeur. Nous nous demandions ce qu'ils voulaient et qui ils étaient. Etait-ce des forces du gouvernement ou d'autres forces ? Plus tard, nous serons situés. Nous étions à l'intérieur de l'Ambassade d'Allemagne. L'ambassadeur prenait ses ordres de Berlin et n'arrêtait pas de téléphoner à ses supérieurs. Les militaires pendant ce temps menaçaient d'investir la mission diplomatique. Il y avait vraiment de la tension.

Des dispositions particulières ont-elles été prises par la chancellerie ?
- Le Ministre des Affaires Etrangères d'Allemagne (Joshka Fisher : Ndlr) a téléphoné à son Ambassadeur. Il y a eu beaucoup d'échanges au plan diplomatique pour signifier aux autorités de Côte d'Ivoire d'empêcher les militaires de franchir le portail de l'Ambassade d'Allemagne. Il n'empêche, les militaires continuaient leurs allers et venues sans arrêt. Ils venaient par intervalles secouer le portail de l'Ambassadeur pour exiger que nous soyons livrés. Ils repartaient puis revenaient. Ils faisaient vraiment pression sur nous. Alassane était en permanence au téléphone avec Renaud Vignal, l'Ambassadeur de France à l'époque, avec le Ministre de la Défense (Lida Kouassi : NDLR) et le Chef d'Etat Major (Doué Mathias : NDLR).

Qu'a fait l'Ambassadeur Renaud Vignal ?
- Plusieurs personnalités politiques à Paris ont été alertées et nous ont promis de tout faire pour nous sortir de cette situation. J'éviterais de les citer par souci de discrétion.
Entre temps, les militaires devant le portail menaçaient à nouveau d'investir l'Ambassade. Il était 22 heures 30. C'est ainsi que mon époux m'a prise de côté. Il m'a dit ceci : "je sais ce qu'ils ont fait chez Guéi, ce qu'ils ont fait à toute sa famille. Je ne veux pas que la même chose vous arrive ici. Nous somme ici 16 personnes avec l'Ambassadeur et sa femme. Je préfère aller me rendre". Il voulait se livrer pour nous protéger.
C'étaient des moments très difficiles, les plus difficiles... Je me suis opposée à sa démarche. Sinon, nous partirions à deux, lui ai-je dit. Monsieur et Madame Toungara nous ont beaucoup aidé à traverser ces moments. Ils se sont interposés aussi. Eux aussi ont dit : "nous ne sommes pas d'accord. On reste ensemble ou c'est ensemble qu'on y va". Des moments vraiment douloureux où Alassane est carrément venu me faire ses adieux... (elle s'arrête de parler un moment au bord des larmes, puis se reprend).
Renaud Vignal, entre temps, a téléphoné pour dire: " Je viens de recevoir un appel du Président Chirac. Il me demande d'aller vous chercher moi-même". Alassane a répondu simplement : "je vous en remercie. J'espère que quand vous arriverez, je serai encore en vie"... Nous étions vraiment à deux doigts du pire.

Renaud Vignal est-il venu finalement vous chercher ?
- A minuit 45, Renaud Vignal est effectivement arrivé. Il a pénétré dans le parking de l'Ambassade. Sa voiture était conduite par un gendarme français. Il nous a fait mettre des gilets pare-balles. Nous avons été installés dans sa voiture. Lui, était devant, nous, à l'arrière. Il a été extraordinairement courageux et il nous protégeait de tirs possibles, en se mettant en travers entre ses agresseurs éventuels et nous. De chez l'Ambassadeur d'Allemagne à la résidence de France, il fallait passer tous les barrages devant la Présidence ivoirienne. Cela a été difficile. Notre cortège était composé d'un char ivoirien qui ouvrait la marche. L'Officier qui commandait ce char le faisait apparemment sans beaucoup de coeur car il avait des instructions de son ministre. Ils sont venus nous chercher avec deux voitures, celle de l'Ambassadeur dans laquelle nous étions, ainsi qu'un autre véhicule qui a pris la famille Toungara et les collaborateurs qui nous accompagnaient...

Entre le coup de fil de M. Vignal et votre transfert à la résidence de France, pourquoi s'est-il écoulé tant de temps ?
- A cause du couvre-feu, M. Renaud Vignal ne pouvait pas venir nous chercher sans escorte militaire ivoirienne. C'est ce qui a mis du temps. Il nous a expliqué qu'il ne nous déplacerait pas tant qu'il n'était assuré de notre sécurité.

Aviez-vous pris des précautions avant de quitter votre résidence ? Etes-vous partis avec quelques affaires ?
- Rien pratiquement. Nous avions nos téléphones portables. Moi dans une robe d'été avec des petites sandales et Alassane en chemise, jeans et tennis. C'est avec cela que nous sommes partis. C'était tout notre patrimoine. Nous avons tout laissé.
D'ailleurs, de l'Ambassade d'Allemagne, nous avons assisté au pillage systématique de notre maison. On voyait les gens aller et venir avec des camions, prendre des meubles, des appareils électroménagers... Tout cela sous nos yeux. Ensuite, dans la nuit du Samedi 21 Septembre, il y a eu l'incendie de la maison. Ce qui est triste, c'est de savoir dans quel état est notre maison aujourd'hui. Il n'en reste qu'un champ de ruines. En dehors du mobilier, qui a été pillé, tout a été saccagé volontairement : les portes, les fenêtres, les sanitaires, les carrelages, ainsi que tous nos souvenirs - j'avais emmené en Côte d'Ivoire la plupart de nos meubles de famille, des objets anciens que je tenais de ma mère, ainsi que ceux ramenés de nos voyages et surtout les photos de nos enfants, lorsqu'ils étaient tous petits.. Pourquoi tant de haine, tant de méchanceté ? Je ne me l'explique pas. Nous n'avons rien fait qui puisse mériter cela .
Pire que tout, l'aide de camp d'Alassane, le Capitaine Dosso, a été sauvagement torturé puis assassiné alors qu'il essayait de nous rejoindre. Ce brillant jeune homme de 35 ans était fiancé et devait se marier avant la fin de l'année.

A quoi ressemblait une journée à la résidence de France ?
- Nous y étions très bien traités. Pour les repas, le cuisinier nous demandait ce que nous voulions. J'ai pu avoir un ordinateur portable pour me remettre à travailler. Au début, nous ne nous connaissions pas, puis nous sommes devenus des amis. La cohabitation nous a rapprochés. On se réveillait le matin. Alassane se réveillait tôt. Il prenait le petit déjeuner et écoutait la radio. Ensuite, il travaillait sur des dossiers qu'on lui amenait. Moi, je travaillais sur l'ordinateur. Je prenais contact avec mes collaborateurs pour suivre un peu mes affaires. A midi et demi, nous écoutions la radio. Après c'était le déjeuner. Ensuite, soit on était sur l'ordinateur, soit on se reposait, soit on faisait un peu de sport. Alassane marchait beaucoup et moi je faisais de la natation.
A 18 heures 30, nous nous retrouvions. On parlait un peu. On prenait l'apéritif puis nous allions dîner. Après nous discutions. C'était parfois des discussions un peu philosophiques, ou alors nous regardions un film. Bien entendu, le coeur était lourd, nous étions dans l'incertitude. Nos familles, surtout nos enfants étaient inquiets et téléphonaient pour prendre de nos nouvelles. Moi, je me sentais de plus en plus mal. Je faisais des crises de paludisme à répétition.

Qui a décidé de votre exfiltration le 28 novembre ?
- Un mois avant, l'Ambassade nous demandait si nous voulions partir. Nous ne voulions pas gêner nos hôtes. Donc Alassane a donné son accord pour une exfiltration. Mais la veille de l'opération, il y a eu un problème : l'Ambassadeur est arrivé et nous a dit que Paris souhaitait qu'Alassane fasse une lettre par laquelle il s'engageait à ne pas déstabiliser son pays. Il pourrait ainsi être exfiltré sur la France. Alassane a répondu que cela était insultant, qu'il avait déjà été en France en exil et qu'il n'en avait pas pour autant déstabilisé son pays. Il a souligné qu'il ne comprenait pas qu'on lui demande cela. A cette condition, il a dit qu'il refuse d'être exfiltré et d'aller à Paris.
Mais il a demandé aux Français de bien vouloir le déposer à Kong, chez lui.
L'Ambassadeur était apparemment très, très embarrassé. Il a répondu que c'était embêtant car Kong, c'est chez les mutins. Alassane lui a répondu que Kong, c'est d'abord chez lui. Le projet d'exfiltration a été suspendu jusqu'à l'arrivée de Dominique de Villepin. Et comme j'étais souvent malade, Alassane a convenu avec l'Ambassadeur, à mon insu, de me faire partir. J'aurais pu partir avant, mais je ne voulais pas. Ils voulaient me mettre dans un avion.
Mais le jour de l'arrivée de Dominique de Villepin (le Ministre des Affaires Etrangères français : Ndlr) des militaires français ont aussi débarqué par bateau. Ils étaient en treillis. Ils sont arrivés vers 9 heures à la résidence de France par la lagune. On nous a fait croire d'abord que c'était pour la sécurité de M. de Villepin. Cela nous semblait logique. En fait, il s'agissait d'un commando spécial, entraîné pour les prises d'otages. Ils venaient préparer le terrain mais nous ne le savions pas. A 13h10, ils font irruption à la résidence, sans prévenir, alors que nous regardions les actualités. Et ils disent : "Monsieur le Premier Ministre Ouattara, sur ordre du gouvernement français, nous venons vous exfiltrer. Vous êtes sept. Nous vous donnons vingt minutes pour vous préparer. Prenez peu d'affaires". Nous avons enfoui quelques affaires dans une valise.
Ils nous ont conseillé de nous vêtir de manière appropriée : pantalons, chaussures plates, ce que nous avons fait. Ils nous ont pris nos téléphones, pour éviter les communications par mesure de sécurité. Ils ont mis tous les employés de la maison sur la terrasse, surveillés par un militaire armé. C'était impressionnant. Ils voulaient par précaution, empêcher les gens de la maison de communiquer avec l'extérieur.
Les militaires français nous ont étiqueté. A chacun, un numéro. Alassane était numéro un. Ils nous ont demandé de manger quelque chose avant le départ pour éviter le mal de l'air. Puis, pendant quinze minutes, ils nous ont expliqué ce qu'il fallait avoir comme attitude pendant l'opération : se tenir en file indienne avec un commando entre chaque personne et obéir aux consignes.

par quel moyen avez-vous quitté l'Ambassade ?

- A 14h30, un hélicoptère est arrivé. Il a atterri à l'arrière en laissant tourner les moteurs. Nous y sommes montés comme prévu à la suite les uns des autres. Et là, c'était le moment le plus dangereux car lorsque l'hélicoptère s'est levé, les portes étaient ouvertes et des armes étaient brandies, des kalachnikovs mais aussi des auto mitrailleuses pour la riposte car il n'était pas sûr que nous ne soyons pas attaqués. Un deuxième hélicoptère nous a rejoint en l'air. Il s'est mis à droite pour assurer la sécurité. C'était impressionnant mais c'était bien organisé, comme dans un film.

C'est vrai qu'aucun officier français ne vous a prévenu de cette exfiltration avant ?
- Non, absolument pas. Je crois que les autorités françaises avaient souhaité garder le plus grand secret pour notre sécurité. C'est grâce au Président Chirac et à Dominique de Villepin que nous sommes en vie aujourd'hui.

De l'hélicoptère, où est-ce que vous êtes emmenés ?
- Nous nous posions nous aussi la question. Yamoussoukro, Accra... ? Nous savions que la destination finale, c'était Libreville, à l'invitation du Président Bongo. Après trente minutes de vol, avec des gilets pare-balles qui pesaient une tonne, nous avons atterri dans une clairière au milieu d'une plantation d'hévéas, en territoire ivoirien. Où exactement ? Nous ne saurions dire. Il y avait un Transall qui nous attendait, un avion militaire français. Sous une pluie battante, nous sommes sortis de l'hélicoptère pour aller vers le Transall en trois minutes à peine. De là, il nous a fallu quatre heures et demie pour arriver à Libreville, avec le sentiment d'être enfin en sécurité.

Y a-t-il eu des moments où votre époux ou vous avez décidé que M. Ouattara se retire de la scène politique après cet épisode ?
- Cela n'a jamais été envisagé. Les adversaires d'Alassane ne comprennent peut-être pas qu'il a un idéal. Il n'a rien à prouver. Professionnellement, il a démontré ses capacités par de nombreuses fonctions qu'il a occupées; Mais son combat aujourd'hui c'est un idéal. Et cet idéal, on ne pourra pas le lui enlever. Quant à moi, j'aime mon époux et je sais que pour qu'il soit heureux, il faut qu'il réalise cet idéal. Beaucoup de gens ont confiance en lui. Une grande partie de la population lui fait confiance. Il ne peut donc pas se retirer de la scène politique à cause des intimidations. Je suis peinée de la manière dont les choses se sont passées. Je n'imaginais pas que les gens soient capables d'une telle animosité. Je prie Dieu pour que les uns et les autres se retrouvent, afin qu'on n'assiste plus jamais à de telles choses.
M.S.

L'histoire d'un entretien
Il ne s'agissait pas d'une interview. Tout au plus "une conversation au coin du feu", une épreuve psychanalytique pour évacuer et se soigner de l'angoisse, des souvenirs d'une période douloureuse de la vie. Cette conversation au coin du feu avec Mme Ouattara a eu lieu le lundi 20 janvier à 16 heures dans un bureau luxueux de la rue Mérimée, place Victor Hugo, dans le seizième arrondissement de Paris. Sa publication était soumise à des conditions que d'avance nous avons acceptées. Sa diffusion n'est acquise qu'aujourd'hui, lundi 14 avril 2003, trois mois après. Entre temps, que de pourparlers, d'argumentaires pour vaincre surtout les réticences du président du RDR qui rechigne à voir son épouse aux avant postes d'un débat politique rude et impitoyable. C'est principalement pour cette raison que "cette conversation au coin du feu" est demeurée longtemps dans les tiroirs. Comme Houphouët, ADO s'efforce de soustraire sa famille de la scène politique. Pas de mandat électif, pas de meeting, pas d'interview, autant que possible.
Cette première sortie de Dominique Ouattara sera-t-elle la dernière ? Cela n'est pas impossible. En attendant, cette conversation aura valeur de témoignage pour l'histoire. Un témoignage sur le vrai visage du régime de Laurent Gbagbo. Là seulement était l'objectif de cet exercice.
M.S
LE PATRIOTE N° 1086 DU 14/04/03
apr-news.fr

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Les juges jouent les notaires pour les barons de Ouattara

Les juges jouent les notaires pour les barons de Ouattara

S'il salue volontiers l'impartialité de la justice internationale dans le procès de Laurent Gbagbo, le président Alassane Ouattara serait bien en peine d'en dire autant du fonctionnement de ses propres tribunaux. Passe-droit, décision arbitraire et protection de personnalités du régime [...]
(dernière parution de la lettre du continent. N°723 du 10/02/2016)

c'est ainsi que commence un nouvel article de la Dernière Lettre du Continent qui n'est pas tendre à l'égard de Ouattara qui joue les donneurs de leçon, les parangons de la justice; justice tellement au top maintenant, qu'aucun ivoirien ne sera plus jugé à la Haye ! Nous ne comptons plus les faux témoignages, les parti-pris du procureur et des accusateurs, les déni de justice. J'espère bientôt vous faire part de cette dernière mouture de la LC.

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Bombardement de Bouaké : une vidéo à ne pas manquer!

Bombardement de Bouaké, cela aurait du passer sur canal plus le lundi 8 février 2016, et ça a été déprogrammé !
cependant grâce au net, il est possible de visionner l'émission dont la diffusion a été brusquement déprogrammée. Ah ,cette censure qui ne dit pas son nom !


Autre censure qui ne dit pas son nom:

Bernard Desgagné, Un ami canadien qui suit de très près le procès LG et CBG, envoyait ce matin cette lettre dont il nous a envoyé copie. Effectivement, la voix brouillée, incompréhensible, n'est pas retransmise, nous n'entendons que la traduction des questions de l'avocat de CBG (anglophone)

Début du message réexpédié :

Début du message réexpédié :

De: Bernard Desgagné <bernarddesgagne@me.com>
Objet: Grave inégalité du français et de l'anglais à la CPI
Date: 10 février 2016 04:42:23

Monsieur,

Je vous prie de remédier dans les meilleurs délais à une grave inégalité dans la retransmission du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Lorsqu'un témoin protégé parle français, aucun interprète ne répète ce qu'il dit. Par conséquent, le public francophone ne peut pas savoir ce que dit le témoin, alors que le public anglophone peut entendre l'interprète anglophone dire en anglais ce que le témoin dit en français. Les anglophones ont le droit de savoir ce que les témoins protégés disent, mais pas les francophones. 

Savez-vous que toute la Côte d'Ivoire est francophone? La vaste majorité des Ivoiriens ne peut donc pas entendre ce que disent les témoins protégés. C'est scandaleux!

Bernard Desgagné
Gatineau, Québec
Canada
Téléphone: +1 819-931-1520


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L’armée française braque deux banques et part avec des sacs remplis des billets

licorne
10 février 2016
Pour beaucoup de français et de followers des médias français, la présence militaire française dans des zones de conflit en Afrique a pour but humanitaire.  Elle consiste à établir la paix et à sauver des vies. Mais ce n’est pas du tout la vérité, pas du tout…
La vérité, comme l’a dit Sarkozy,  « la France a toujours été du côté des dictateurs ».  La plupart des conflits et des guerres en Afrique ont été financés par les puissances occidentales dans l’unique but de piler les richesses du continent noir.  Ainsi en Afrique, la France finance des rebellions pour renverser des gouvernements qui ne lui sont pas favorables.

Nous sommes en septembre 2003, quand une rébellion créée par Alassane Dramane Ouattara et soutenue par les gouvernements français et burkinabé,  braque une succursale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Bouaké.  Quelques moments après le départ des rebelles, la force Licorne qui était aux alentours pour monter la garde des rebelles, arrive sur le lieu et s’empare des sacs restants.
Dans la même période,  un commando composé de 12 militaires français de l’opération Licorne braque une succursale de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest à Man, à l’ouest d’Abidjan. Après les accusations, l’armée française reconnait les faits.  Le 20 septembre, les 12 militaires sont arrêtés et extradés en France où ils sont restés jusqu’à nos jours impunis.
réponserapide.com

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