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16/04/2014

Assassinat des patrons de Sifca et Novotel

Après avoir accusé Gbagbo, Ouattara et la France bloquent les enquêtes

Trois ans après l’assassinat de l’homme d’affaires français Yves Lambelin du groupe SIFCA, de deux de ses collaborateurs et du patron du Novotel, Stéphane Frantz Di Rippel, le pouvoir ivoirien, soutenu par la France, n’est pas capable de faire éclater la vérité attendue par l’opinion. Ses faits et gestes accréditent la thèse d’une tentative d’étouffement de l’affaire. Après avoir relayé la thèse d’un crime commis par des proches de Laurent Gbagbo, l’ancien président, la presse française se tait désormais. Enquête.

Les deux Français tués en avril 2011, dont les bourreaux n’ont jamais été jugés. Le Nouveau Courrier [quotidien ivoirien], dans sa parution du 7 avril dernier, dénonçait l’indifférence du gouvernement Ouattara dans l’affaire pour lequel une vingtaine de civils et de militaires ont été arrêtés et écroués à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan. Alors que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice d’alors, Jeannot Ahoussou affirmait, en juin 2011 sur des médias étrangers, que les enquêtes étaient bouclées, et que des officiers mis aux arrêts étaient passés aux aveux, les choses continuent de trainer encore en longueur.

Les premières zones d’ombre à l’instruction
Le dossier Yves Lambelin avait été confié à la doyenne des juges d’instruction, Cissé Makouéni Delphine qui a mené ses investigations jusqu’au 18 janvier 2013, date à laquelle elle a, selon ses propres termes, « bouclé définitivement le dossier ». A cette date du 18 janvier 2013, elle procède à la confrontation générale en présence des supposés suspects, de leurs avocats, d’un substitut du procureur, des greffiers et des témoins. Au cours de cette confrontation,selon une source proche du dossier, la juge d’instruction évoque le nom d’un témoin clé, en la personne de «Bernard», de nationalité française. Mais celui-ci brille par son absence...Cette séance qui a duré 8 heures de temps (15h – 23h) devait en principe permettre de retracer les faits, c’est-à-dire de faire la lumière sur le dossier Lambelin. Deux questions fondamentales, selon une indiscrétion, ont été posées à la doyenne des juges par les avocats. Le dossier est-il définitivement bouclé comme l’a annoncé le ministre Jeannot Ahoussou ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de reconstitution des faits ? A la première question, la juge a répondu par l’affirmative. Quant à la deuxième, elle a indiqué que la reconstitution des faits n’était pas nécessaire. Il faut savoir que le Me Pierre-Olivier Sur, actuel bâtonnier du barreau de Paris et avocat de la famille de Stéphane Frantz Di Rippel s’interrogeait fin 2012, selon La Lettre du Continent,«sur le refus apparent de la justice ivoirienne de procéder à la reconstitution de l’assassinat de Stéphane Frantz Di Rippel, demandée il y a plusieurs mois»...

Une ordonnance qui attend depuis août 2013
Après la confrontation générale du 18 janvier 2013, les avocats des prévenus déposent des demandes de mise en liberté provisoire pour leurs clients. C’est pendant qu’il s’affaire à accorder la liberté provisoire à trois premières personnes que le procureur
Simplice Kouadio est déchargé de ses fonctions par le gouvernement. Arrivé aux affaires, le procureur Richard Adou sursoit à cette demande : il dit vouloir s’imprégner du dossier. Sur insistance des avocats, la doyenne des juges qui a en charge le dossier, le transmet à la chambre d’accusation. Entretemps, la doyenne des juges, Cissé Makoueni, avait été limogée et remplacée par un autre doyen des juges, Coulibaly Ousmane Victor.
Dans sa séance du mercredi 5 juin 2013, la chambre d’accusation constate qu’il n’y a pas eu de reconstitution des faits. Elle ramène donc le dossier en cabinet pour que cela soit fait. Malgré l’insistance de la chambre d’accusation, le nouveau doyen des juges d’instruction, comme son prédécesseur, ne trouve pas nécessaire la reconstitution des faits. Il préfère rendre son ordonnance de règlement à la suite de laquelle, selon ses propres dires, il pourra libérer certains suspects et en garder d’autres pour un éventuel jugement.
Cette ordonnance qu’il avait promis rendre avant les vacances judiciaires (août 2013) n’ajamais vu le jour.

Des questions clés qui restent sans réponses
Comment des faits aussi graves et sensibles, relatifs à un assassinat qui aurait été planifié, impliquant des militaires, des policiers, des gendarmes, des douaniers et descivils soient traités avec une si grande légèreté ? Pourquoi la reconstitution des faits qui apparaît comme un élément central est reléguée aux calendes grecques, voire refoulée avec nervosité ?
Pourquoi après trois ans de détention
préventive, les prévenus ne sont ni libérés ni jugés ? Les recoupements d’informations du Nouveau Courrier ont permis de noter quatre faits majeurs :
jusqu’à ce jour, ni l’arme du crime, ni le mobile du crime, ni l’auteur du crime ne sont formellement identifiés dans la procédure. Les bâtiments (au Palais présidentiel) qui sont censés être le lieu du crime ont été endommagés et des réhabilitations ont été faites. Un sergent-chef dont nous taisons le nom, ex-élément de la Garde républicaine, témoin du juge d’instruction, qui, selon lui, a affirmé avoir participé activement aux faits, n’a jamais été inquiété par la justice ivoirienne jusqu’à ce jour. Aucun de tous les
prévenus qui sont actuellement en prison n’ont été vus dans les vidéos des cameras postées à l’hôtel Novotel. Pourtant ces caméras ont identifié au moins certains éléments du commando qui a enlevé et assassiné Yves Lambelin et ses collaborateurs ! Cette information est confirmée par ce qu’affirmait Yann Caillère, dirigeant du groupe Accor, auquel appartient le Novotel d’Abidjan, dans une interview au Figaro. «Les caméras de l’hôtel ont filmé la scène, car le site était sécurisé. L’un des ravisseurs notamment pourrait être identifiable. Les autorités ont récupéré les vidéos et poursuivent leur enquête». Depuis, ces autorités ne semblent pas pressées de collaborer avec la justice française, activée par le groupe Accor... Un suspect clé, selon une source crédible, dont nous taisons également le nom qui, affirment certaines sources, a été reconnu dans la vidéo du Novotel, n’a jamais été inquiété par la justice ivoirienne. Il a par ailleurs été confié à la police judiciaire par les Français pour servir de « témoin ».

Pourquoi la force Licorne a-telle abandonné les Français du Novotel ?
Selon des indiscrétions proches de la direction de l’hôtel Novotel,le dispositif de la force Licorne au Novotel a été levé 30 minutes avant l’arrivée du commando qui a procédé à l’enlèvement du ressortissant français, de ses collaborateurs et du patron de l’hôtel.
Qu’est-ce qui explique cette attitude des militaires français au plus fort de la bataille d’Abidjan quand on sait bien que plusieurs expatriés français, dont un petit bataillon de journalistes, étaient retranchés dans cet hôtel ? La vérité semble plus que jamais étouffée.

via Aujourd’hui / du Lundi 14 Avril 2014
Gilles Naismon
Lecrid'Abidjan

07:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Korhogo

LES CONDITIONS DE DÉTENTION DE OPA LAURENT GBAGBO A KORHOGO
  • Sous le couvert de l’anonymat, cet ex-rebelle pro-Ouattara non intégré aux Frci, a fait des révélations : « Le président Gbagbo n’était pas détenu à la résidence officielle des Chefs d’Etat ivoirien communément appelée «Présidence». Il y était conduit de temps à temps dans le but de recevoir de hautes personnalités à leur demande. C’est le cas de sa rencontre avec Monseigneur Desmond Tutu, Kofi Annan et autres. J’ai eu cette information grâce à un soldat de l’ONUCI. Il m’a aussi fait savoir que le président Gbagbo était détenu dans une pièce indépendante située à côté de la résidence principale réservée aux chefs d’Etat ivoiriens. Sur une des vidéos qu’il m’a présentée, on voit le président Gbagbo qui sort de sa cellule et se dirige vers des gens assis sous un préau.
  • Après cette brève détention en ces lieux, selon lui, le président Gbagbo a été transféré dans une maison totalement fermée, une propriété de Fofié Kouakou, au Quartier 14, en bordure de route, face à l’Hôtel Les Studios. Le président Gbagbo était enfermé dans une petite chambre où il ne voyait pas la lumière du jour. J’avoue que c’était difficile, très difficile pour un homme de son âge. Même moi-même, je ne pourrais pas résister plusieurs mois à ce que Gbagbo a enduré». notre informateur affirme avoir remarqué, un jour à 22 h, une voiture aux vitres teintées alors qu’il était allé rendre visite à une de ses connaissances qui habite à proximité de la villa interdite au public, la maison où était détenu le président Gbagbo. « Cette nuit-là, le «Barbu» ((c’est le pseudonyme donné à Korhogo à l’exchef rebelle Martin Fofié Kouakou, ndlr) est arrivé à bord de son véhicule de type 4X4 aux vitres teintées. Il a traversé la voie bitumée et est entré dans le quartier, avant de garer devant le deuxième portail de la maison, celui qui s’ouvre sur l’intérieur. Le président Gbagbo est descendu avec un Frci et sont entrés dans la cour par le portillon. Quant au commandant Fofié, il a continué son chemin sans descendre. C’est ainsi que j’ai découvert le lieu où le président Gbagbo était détenu. J’ai compris alors pourquoi on n’ouvrait quasiment jamais le portail de cette maison », révèle-t-il. lors de sa première comparution devant la Chambre préliminaire i de la Cpi, le 5 décembre 2011, Laurent Gbagbo avait dénoncé les conditions inhumaines dans lesquelles il était détenu.
  • Propos recueillis par
    schadé adédé
    notre voie du lundi 14 avril 2014

  • 07:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Une probable (future) CEI manipulable et confligène....

    AIRD
                cei critiques.png

    pris sur le blog de l'AIRD

    00:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    15/04/2014

    Avoir osé traiter Ouattara de dictateur...

    En général, le musellement de la presse confirme que l'on est dans une dictature...

    Raphael Lakpé vient une fois de plus de justifier son salaire et sa nomination à la tête du CNP : traquer les journaux de l’opposition. IL est dans son rôle et il le fait si bien que je suis convaincu que d’ici la fin du mandat de wattra il sera promu ministre de la communication. Et les victimes de ce jour ne sont personnes d’autres que les personnels des quotidiens le Temps, Aujourd'hui, Soir Info, Bol'Kôtch, Le Quotidien d'Abidjan dont les journaux viennent d’être suspendus pour 12 parutions.

    Quelle régression affligeante !
    Il y a une délectable forme de capitulation dans le fait de refuser d’entendre une parole à laquelle on est incapable de produire une contre-argumentation. La vérité ne cessera pas d’exister parce que le censeur refuse de la voir.

    Je voudrais donc exprimer tout mon soutien et toute mon admiration à tout le personnel de ces organes. Tenez bon. Ne changez pas d’un iota ce que vous avez à dire, en refusant systématiquement le diktat de ceux qui ont pris pour morale d’être arrogants en vers les faibles et soumis devant les puissants.

    Continuez de dire la vérité d’où qu’elle vienne, universités, primature, assemblé nationale, présidence sans changer le moindre point de votre pensée. Continuez de dénoncer la politique de rattrapage quand vous la voyez, l’impérialisme quand vous le sentez, la précarité et l’exclusion sociale de nos sociétés dites modernes sans la moindre complaisance. Pas parce que vous n’avez rien à perdre, ni que vous vous sentez plus fort que le plus faible d’entre eux, mais simplement parce que vous croyez en une idée qui dépasse le pouvoir de tous les censeurs et de tous les oppresseurs : la Justice de DIEU
    Zedia Ibrahim


    23:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    14/04/2014

    40% des enfants souffrent de malnutrition chronique dans le nord de la Côt e d’Ivoire

    La malnutrition chronique inquiète le nord de la Côte d’Ivoire

    La malnutrition chronique inquiète le nord de la Côte
        d’Ivoire

    13 avril 2014
    Quarante pour cent des enfants souffrent de malnutrition chronique dans le nord de la Côte d’Ivoire ; ce taux – le plus élevé du pays - n’a pas diminué depuis six ans. Cette situation est liée aux effets d’un conflit interminable, au départ des organisations d’aide humanitaire et au manque de personnel de santé. La pénurie alimentaire dans la région résulte notamment des conditions climatiques difficiles et des prix alimentaires élevés.

    Le taux moyen de malnutrition chronique au niveau national est à peine plus faible : il atteint 30 pour cent. Le nord de la Côte d’Ivoire, situé en bordure du Sahel, est une région principalement aride. Le niveau de malnutrition est comparable à celui constaté au Niger (40 pour cent) et un peu plus élevé qu’au Burkina Faso (34 pour cent).

    Les troubles politiques qui ont secoué le pays de 2002 à 2009 ont provoqué la division du pays entre un Nord aux mains des rebelles et un Sud tenu par le gouvernement et entraîné la destruction des services publics dans le Nord. Durant le règne des rebelles, les entreprises privées sont parties, alors que l’économie s’effondrait et que l’insécurité augmentait. En revanche, la région a été largement épargnée par les violences déclenchées par le différend électoral de 2010.

    « La crise a engendré une dégradation considérable des niveaux de sécurité alimentaire qui étaient déjà précaires dans cette partie du pays. Les déplacements de population ont compromis les activités agricoles de 2002 à 2005 », a dit Bernard Kouamé, un spécialiste de la nutrition basé dans la capitale commerciale, Abidjan.

    « Il y a eu une dégradation des structures de santé. L’absence du personnel médical pendant plusieurs mois et la fracture du système de santé ont grandement affecté l’accès aux services de soins. Le pays ne s’est pas totalement remis de ces problèmes », a-t-il dit.

    Le départ des organisations d’aide humanitaire comme Action contre la faim (ACF) en 2011 s’est traduit pas une régression des progrès enregistrés dans le domaine de la nutrition des enfants de moins de cinq ans, a noté M. Kouamé. Andrea Dominici, directeur d’ACF en Côte d’Ivoire a dit : « ACF n’est plus présente dans le Nord et n’envisage pas d’y retourner, principalement en raison du manque de soutien des bailleurs de fonds, mais également parce que le gouvernement ivoirien et l’UNICEF [Fonds des Nations Unies pour l’enfance] ont la capacité d’intervenir en cas d’urgence ».

    « Les organisations d’aide humanitaire ont joué un rôle important dans la lutte contre la malnutrition. Les aliments enrichis [donnés par les groupes d’aide humanitaire] ont aidé beaucoup de femmes, mais depuis leur départ, nous n’avons plus de nourriture et les femmes sont moins nombreuses à venir dans nos centres de nutrition », a dit Diarrassouba Issouf de l’unité de protection de la famille de Korhogo, ville située au nord du pays.

    Les centres de nutrition utilisent désormais des produits alimentaires locaux pour lutter contre la malnutrition, mais bon nombre de femmes n’ont pas les moyens d’acheter ces produits alimentaires en raison de leur extrême pauvreté, a dit M. Issouf. En 2008, le gouvernement s’est engagé dans l’installation de centres de nutrition dans les centres de santé et les hôpitaux. Aujourd’hui, les régions du Nord et de l’Est comptent 14 centres de nutrition.

    « Les organisations non gouvernementales (ONG) et les partenaires du développement participent à la lutte contre la malnutrition en proposant des diagnostiques rapides et en offrant des équipements, mais au bout du compte, nous nous sentons délaissés sans soutien supplémentaire », a dit un responsable d’une ONG du nord de la Côte d’Ivoire qui a préféré garder l’anonymat.

    Manque de médecins
    Le manque de personnel médical qualifié dans le Nord a également favorisé la malnutrition chronique. La Côte d’Ivoire compte 0,14 médecin pour 10 000 habitants, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En Afrique subsaharienne, le rapport personnel médical/patient est de 1,3 pour 10 000. Les pays comptant moins de 23 médecins, infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants sont généralement dans l’incapacité d’assurer une couverture adéquate de certaines interventions de soins de santé primaires, indique l’OMS.

    La malnutrition est responsable de 54 pour cent des décès et de plus d’un tiers des maladies chez les enfants de moins de cinq ans en Côte d’Ivoire, selon le Programme national de nutrition. Basile Koukoui Janvier, un spécialiste de la nutrition auprès de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, a indiqué que la malnutrition aiguë baissait lentement, mais que la situation de la malnutrition chronique nécessitait une réponse plus forte.

    De manière générale, la stratégie gouvernementale de réduction de la malnutrition s’est axée sur l’amélioration des soins de santé prénatale et de santé infantile ainsi que sur l’amélioration de la nutrition des mères et des enfants en âge d’aller à l’école.

    Cependant, le responsable de l’ONG qui a parlé à IRIN sous couvert d’anonymat a critiqué les autorités gouvernementales pour ne pas avoir soutenu la lutte contre la malnutrition dans le nord du pays. « Le gouvernement n’a pas de mécanisme de suivi adapté ici, dans le Nord. Par exemple, il y a très peu de visites dans les villages pour détecter les enfants malnutris et certains patients ont cessé de venir à la clinique, car ils n’ont pas les moyens de le faire », a affirmé le responsable.

    « Le programme public de formation en nutrition destiné aux travailleurs de santé ne fonctionne pas non plus en raison du manque de ressources pour mener des campagnes d’information publique et traiter la malnutrition ».

    Période de soudure
    Outre la pauvreté généralisée, bon nombre de familles n’ont pas eu de récoltes suffisantes pour passer la période de soudure qui s’étend de juin à septembre, principalement en raison des conditions météorologiques imprévisibles. « La période de soudure commencera dans quelques semaines. Nous sommes déjà inquiets, car en raison de la pauvreté et surtout des précipitations irrégulières, les familles n’auront peut-être pas suffisamment de réserves de nourriture », a indiqué M. Janvier de l’UNICEF.

    Fougnigué Silué, un agriculteur de Korhogo, a dit qu’il avait subi trois mauvaises récoltes successives. « Ceux qui produisent suffisamment de nourriture préfèrent la vendre sur les marchés des régions du Sud ou des pays voisins, alors que nous pourrions nous entraider [ici] ».

    En 2012, trois agences des Nations Unies ont indiqué que le nord de la Côte d’Ivoire était menacé par la malnutrition chronique et le manque de nourriture en raison de la présence d’un nombre important de personnes déplacées suite aux violences de 2010-2011, des faibles précipitations et d’une longue période de soudure.

    Politicomag.com , avec irinnews.org

    La malnutrition chronique inquiète le nord de la Côte d’Ivoire

    Politicomag.com - 13 avril 2014 14:33 | Imprimer Imprimer cet article

    Quarante pour cent des enfants souffrent de malnutrition chronique dans le nord de la Côte d’Ivoire ; ce taux – le plus élevé du pays - n’a pas diminué depuis six ans. Cette situation est liée aux effets d’un conflit interminable, au départ des organisations d’aide humanitaire et au manque de personnel de santé. La pénurie alimentaire dans la région résulte notamment des conditions climatiques difficiles et des prix alimentaires élevés.

    - See more at: http://www.politicomag.com/article.php?La-malnutrition-ch...

    07:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Wattao se prépare au pire

    LES COM'ZONES EN CRAVATE ONT-ILS PEUR ?



    Son avocat est déjà prêt et en lieu sûr. Ses confidences sur la rébellion enregistrées sur CD. Ambiance délétère au sein du camp Alassane D. Ouattara...

    Craignant d'être livré à la Cour pénale internationale. Cdt Wattao se prépare au pire
    En dépit des apparences, ce n’est pas la grande sérénité au sein du camp Ouattara où les chefs de guerre craignent d’être extradés à la CPI.
    Au-delà de l’unité de façade, un climat de paranoïa généralisée règne au sein du clan au pouvoir en Côte d’Ivoire.

    Et le malaise tourne autour de deux questions.
    Alassane Ouattara sacrifiera-t-il à ses alliés occidentaux certains de ses lieutenants aux mains entachées du sang qu’il a fallu verser pendant près de dix ans pour le hisser au pouvoir ? S’il se décide à le faire, qui enverrat- il à la Cour pénale internationale (CPI) ?

    Lors de sa tournée européenne, Guillaume Soro n’a cessé d’entendre des Français «généralement bien informés» évoquer un éventuel transfert à la CPI comme une possible entrave à sa carrière politique. Cela ne l’a pas rassuré.

    Issiaka Ouattara alias «Wattao», l’ex-Comzone qui est le plus proche de lui selon de nombreux observateurs, a déjà pris ses dispositions si l’on en croit des récentes confidences du périodique La Lettre du Continent. «Ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN), Issiaka Ouattara, alias Wattao, a consigné sa part de vérité sur la longue crise politico-militaire ivoirienne, depuis septembre 2002, dans un mémo confié à l'un de ses avocats basé à Dubaï. Excaporal chef passé au rang de commandant n°2 de la Garde républicaine, Wattao est un témoin privilégié de cette période», écrit la lettre confidentielle basée à Paris.

    Où l’on se rend compte que Wattao a déjà consigné et mis en lieu sûr, sa «part de vérité», que l’on imagine gênante pour ceux qui pourraient le «lâcher». Le fait de confier ses «mémoires» à quelqu’un qui est manifestement hors de portée du régime d’Abidjan et de le faire savoir à travers une «fuite» savamment orchestrée est un signe, assurément.
    Non seulement Wattao prépare un éventuel transfèrement, mais il a aussi anticipé une situation où il ne serait pas en mesure de témoigner directement. Il n’exclut donc pas le fait qu’on puisse essayer d’attenter à sa vie.
    De Mambo Abbé

    06:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Rapport médical d'Awa Fadiga

    AFFAIRE DÉCÈS
      de AWA FADIGA au CHU COCODY/ Voici le rapport médical de Awa
      Fadiga

    Voici le rapport médical de Awa Fadiga. En clair, Awa est décédée parce que le "Scanner du CHU de Cocody n'est pas fonctionnel". Les médecins du CHU étaient obligés d'évacuer Awa Fadiga dans un "service d'imagerie privée".
    Selon nos informations, les scanners de ce genre n'existent que dans 2 cliniques privées en Côte d'Ivoire: CID au Plateau (Temps d'évacuation et traitement pas moins de 2h) et La Rochelle à Treichville (Temps d'évacuation et traitement, Pas moins de 2h30). Les médecins ont fait ce qu'ils pouvaient. Le Scanner du CHU défaillant, c'est la faute du Gouvernement Ouattara.
    Alain Doh Bi

    01:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    13/04/2014

    Le 11 avril vu à travers la lorgnette française

    Infrastructures économiques :
    sur la photo: le passage inférieur de l`échangeur de la Rivera II ouvert a la circulation
    Lundi 31 Mars 2014. Les travaux de l’échangeur de la Riviera II, débutés le 25 novembre 2011, sont à leur phase de finition.
    La circulation au passage inférieur a été ouverte à la circulation.
    Infrastructures11 avril 2014  |  AFP
    Trois ans après la chute de Gbagbo, la Côte d’Ivoire, en plein boom économique, cherche toujours à se réconcilierABIDJAN - La Côte d’Ivoire, trois ans après la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo, connaît une euphorie économique avec son successeur Alassane Ouattara aux commandes, mais peine à achever sa réconciliation politique.

    Le 11 avril 2011, M. Gbagbo était arrêté à l’issue d’une offensive des
    forces pro-Ouattara, appuyées par la France et l’ONU, sur sa résidence abidjanaise. Des photos de l’ex-chef de l’Etat, assis, KO, sur un lit et de sa femme Simone, hirsute et prostrée, faisaient le tour du monde.


    Trois ans plus tard jour pour jour, la Côte d’Ivoire semble être un autre pays.
    Pour l’œil étranger, peu de stigmates demeurent de la crise
    postélectorale, liée au refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire à la présidentielle de son adversaire, qui a pourtant fait plus de 3.000 morts.

    Économiquement, le pays connaît une croissance digne des tigres asiatiques - + 9,8% en 2012, +8,7% en 2013 et de 8 à 10% prévus pour 2014 -, portée par l’Etat, notamment via la construction d’infrastructures. L’autoroute Abidjan-Yamoussoukro, une deux fois deux voies de 230 km aux standards occidentaux relie depuis novembre la métropole économique et la capitale politique. Le monumental chantier du "troisième pont" enjambant la lagune abidjanaise, qui doit permettre de désengorger la ville, accueille tout visiteur y entrant depuis l’aéroport.
    -On me mange pas route!-
    Les investisseurs étrangers reprennent progressivement confiance. La Banque africaine de développement (BAD), qui s’était réfugiée à Tunis durant les évènements, retrouvera son siège historique en septembre.
    Mais un fort niveau de corruption rafraîchit l’euphorie ambiante. La population se plaint surtout de ne pas ressentir les fruits de la croissance.
    L’expression populaire "on ne mange pas route!" tranche avec le discours officiel qui veut "remettre les Ivoiriens au travail".
    A Yopougon, vaste quartier pro-Gbagbo ayant connu les plus grosses éruptions de violences durant la crise, le bilan du gouvernement est disséqué avec sévérité.
    "Il n’y a même pas l’eau à Yopougon, rien du tout. Dans les hôpitaux, on vous promet la gratuité, mais c’est de la comédie. C’est une honte totale.
    L’éducation, c’est du n’importe quoi", s’étrangle Guy-Roche Gnakalé, la cinquantaine, un juriste.
    "Si la Côte d’Ivoire est en chantier mais (...) qu’aucun Ivoirien ne fait partie de ces chantiers, l’argent se trouve où?", s’interroge David Samba, de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire, un mouvement pro-Gbagbo, qui dénonce un "quadruplement" "insupportable" du coût de la vie.
    A Abobo, qui a également beaucoup souffert en 2010-2011, l’augmentation du "prix des denrées" est tout aussi critiquée. Mais dans ce quartier pro-Ouattara, l’aura du chef de l’Etat ne saurait être écaillée.
    "La situation s’est normalisée, les choses ont bien repris", estime Armand Kouamé, 30 ans, qui "remercie le bon Dieu et le président" pour "tous les bienfaits" touchant la Côte d’Ivoire.
     
    -Justice indépendante?-
    Au plan politique, les violences de 2010-2011 ont clos une décennie de crise, marquée par une partition en deux du pays, entre un Sud contrôlé par les forces loyales à Laurent Gbagbo et un Nord tenu par une rébellion pro-Ouattara. Quelques 12.000 anciens miliciens ont depuis lors rejoint les rangs des forces de sécurité, selon une source sécuritaire. D’anciens chefs de guerre pro-Ouattara, les "com’zones", pointés du doigt pour leur comportement brutale durant la crise, les encadrent.
    L’impact sur la justice, pilier de la réconciliation nationale, est énorme. Si l’exécutif assure que celle-ci oeuvre en toute indépendance, un seul camp est pour l’instant inquiété, celui des pro-Gbagbo, ce qui provoque l’ire des partisans de l’ancien régime.
    Le Front populaire ivoirien (FPI), dont le président Pascal Affi N’Guessan et d’autres cadres ont été mis en liberté provisoire dans une volonté apparente de décrispation, multiplie les déclarations agressives.

    Fin mars, quelques jours après le transfèrement à La Haye de Charles Blé Goudé, un proche le Laurent Gbagbo accusé de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, le FPI annonce qu’il prépare de "grandes actions de masse" "dans les meilleurs délais et dans une logique de ripostes graduées" face aux "graves dérives totalitaires" du régime. Il demande aussi à ses partisans de refuser de participer au recensement de la population en cours et aux audiences de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), à l’inefficacité constatée par tous.

    Bailleurs et société civile craignent la répétition des violences passées.
    "Nous avons connu ici les effets de positions maximalistes, qui ont provoqué des morts par milliers. Le FPI tend à donner une dimension politique à toute action, même pour le recensement", déplore Yacouba Doumbia, du Mouvement ivoirien des droits de l’Homme, pour qui ce parti devrait au contraire "saisir la main tendue du gouvernement". La réconciliation est à ce prix, estime-t-il.
    eak-jf/hba
    Abidjan.net

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    retour sur le 11 avril 2011

    Les révélations de Christine Adjobi lors de la commémoration du 11 Avril
    « L’Ambassadeur de France riait… »

    CHRISTINE ADJOBI" Laurent Gbagbo n’a p as préparé la guerre, il s’est attelé à chercher la paix, à travers les différents accords qu’il a signés. Alors que l’intérieur de la Côte d’Ivoire était en train d’être annexé par les forces coalisées de l’ONUCI, Licorne, rebelles et Dozo, lui travaillait."

    Je voudrais rendre grâce à Dieu parce que si Aboudramane Sangaré , Yanon Yapo, Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo et plusieurs autres sont vivants aujourd’hui c’est grâce à sa miséricorde. En effet, Laurent Gbagbo n’a pas préparé la guerre, il s’est attelé à chercher la paix, à travers les différents accords qu’il a signés. Alors que l’intérieur de la Côte d’Ivoire était en train d’être annexé par les forces coalisées de l’ONUCI, Licorne , rebelles et Dozo, lui travaillait.

    Comment je me suis retrouvée à la résidence de Laurent Gbagbo ?

    Le 31 mars 2011, je m’apprêter à allée au Plateau pour prendre part à un conseil des ministres. C’est là que ma fille m’a dit que le Plateau est vide. Pour me rassurer, j’ai appelé le secrétariat du gouvernement qui me l’a confirmé avant de me dire que le conseil des ministres de ce jour là est reporté à une date ultérieure. Pour occuper la journée, j’ai décidé d’aller rendre visite à une connaissance. De là, ma fille qui voulait voir sa tante, madame Gbagbo, a demandé qu’on se rende chez elle. J’ai donc appelé à la résidence pour signaler notre arrivée. Après le déjeuner avec le couple présidentiel, nous nous apprêtions ma fille et moi à regagner notre domicile quand des gardes du corps nous ont déconseillé de rentrer chez nous parce que, disent- ils, la résidence est encerclée par les rebelles.

    Il était 18h. Nous y restâmes avec seule arme mon chapelet. Au coucher, nous nous sommes retrouvés dans la chambre du président Gbagbo pour prier avec lui Dieu. Les jours passaient et se ressemblaient. Des tirs nourris à l’extérieur de la résidence. Impossible de sortir. Puis vient à manquer la nourriture.
    Nous nous arrangions pour nous ravitailler autant que faire se peut. Le 5 avril 2011, l’infirmerie et la cuisine sont détruites sous l’effet des bombes. Nous étions restés toujours en prière sans manger. Le 11 avril 2011, le président Gbagbo a demandé aux militaires de ne pas combattre parce qu’il voulait éviter un bain de sang. Après le bombardement de la cuisine et de l’infirmerie, je suis monté pour regarder dehors. J’y ai vu des snipers qui ont tenté de m’abattre. Heureusement Dieu m’a protégée. Mais en descendant l’escalier avec la peur au ventre et tout mon corps tremblant, je suis tombée dans l’escalier. Dans la foulée le ministre Desiré Tagro que l’ambassadeur de la France avait chargé de dire au président de sortir avec un linge blanc, symbole de paix, est sorti avec ce linge mais rapidement reconnu par les rebelles, ce dernier a rebroussé chemin sur la pointes des pieds. Oubliant derrière lui son téléphone portable.

    Pour faire donc le point de la situation à monsieur Jean Marc simon, alors ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, le ministre Désiré Tagro a dû utiliser le mien pour l’appeler. Au téléphone, le diplomate français qui, peut-être se réjouissant de la tournure que prenait la situation s’est mis à rire. Entre temps, dans notre cachette, ils avaient réussi à y mettre du gaz lacrymogène. Ne pouvant plus résister à la fumée de ce gaz, nous nous sommes retrouvés dans une autre pièce. C’est là que les rebelles sont arrivés pour mettre la main sur nous. "Où est Gbagbo" disent-ils et lui de dire courageusement "me voici".

    C’est ainsi que nous avions tous été arrêtés puis transportés à l’hôtel du golfe. Mais avant de partir au golfe, ils ont pillé et mis sens dessus-dessous la résidence. Mon alliance, a été prise. Là-bas, nous avons essuyé toutes sortes de frustrations et de tortures. Nous avons été bastonnés. J’y suis restée du 11 au 19 avril. Le 19 avril, j’ai été conduite à la Pergola avec d’autres camarades, coincés dans une pick-up. Aujourd’hui (NDLR : hier) nous commémorons la mort de la démocratie, mais nous commémorons la vie des démocrates. »

    Dagrou Patrick Zasso

    23:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Le ministre a "sous-estimé" l'ampleur de la crise...

     Après avoir écouté l’aveu du ministre de la défense sur le phénomène des coupeurs de route….

    j’avais déjà souvent eu mal au cul, au foie, au crâne, au portefeuille, au compte en banque, au courage de continuer à crier dans un monde soumis à l'audimat et au zapping, au désir de justice et au besoin de démocratie rayonnante et transparente. Mais depuis peu, j'ai appris à avoir encore plus mal à mon histoire de la Côte d’Ivoire, à ma croyance en la pensée républicaine, à ma confiance en les compétences de nos hauts décideurs politiques, et à mon désir partagé d'être représenté par un Président intègre, digne, honnête et courageux.

    Et quand j'ai entendu ce monsieur de la défense au verbe court et flou avouer qu'il avait "sous-estimé l'ampleur de la crise" et en "appeler à notre sens des responsabilités", quand j'ai pris connaissance du pathétique de son nouveau plan , tout en ayant appelé quelques jours auparavant, du palais d'un dictateur, négateur de toutes nos valeurs républicaines et promoteur de la violence politique, à une guerre contre les pro Gbagbo , en faisant interdire des meeting par un ministre de l'Intérieur ami de jeunes brouteur dont l’un fut fraîchement arrêté depuis la France, au motif de la sureté de l’état, j'ai pu découvrir ce qu'était de vivre sous un régime d'incompétents présomptueux et de moralisateurs par défaut de volonté d'action, dans une ambiance de désinformation permanente et de propagande journalistique, affichant pour le reste du monde une morgue d'exemplarité pour mieux masquer la corruption nationale généralisée.

    Enfin j’ai aussi compris et senti par moi-même comment le fascisme avait pu s'installer au pouvoir et prospérer grâce à ses souteneurs néolibéraux, obsédés par le profit et l'angoisse que les pauvres se rendent enfin compte de leur nombre et de leur force face à une petite élite mesquine.
    c’est pourquoi je finis par dire DIEU est DIEU.

    Zedia Ibrahim

    23:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Et un chantier -privé- de plus!



    L'Etat a vendu la Cité RAN de Marcory PK6 rue Paul Langevin au Libanais Fouad Omais, les locataires ont été vidés hier et le quartier rasé!!
    ADO le bâtisseur, tu mets nos parents à la rue là, c'est comment?
    C'est ça là ton programme de Logement sociaux là? Ekiéee...Wêêê!!!
    Rhenet Lamah

    07:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    12/04/2014

    il faut désarmer avant 2015

    L’OPÉRATION DÉSARMEMENT DES COM'ZONES EN CRAVATE A-T-ELLE DÉBUTÉ ?

    De Yvann Murphy

    Pour le moins qu’on puisse dire, sachez qu'il n'y a jamais eu de fumée sans feu, cette épidémie qui a cours dans la sous régions aux environs de la Côte d’Ivoire, principalement aux frontières de la Guinée, du Mali et du Burkina sont les axes empruntés pour faire entrer les armes qui ont servi à déstabiliser notre chère nation.
    Nous ne parlons pas de stratégie mais d’une triste réalité qui consiste à retirer de cette région qui a été banalisée et offerte aux voyous à vil prix, avec à leur tête Dramane, et ses tueurs. Les jours à venir nous situerons plus sur cette opération dont l’objectif est de pacifier la région pour une libre circulation des peuples d’est à l’ouest et du nord au sud.
    Aussi il faut désarmer avant 2015 pour éviter les mêmes erreurs de 2010 avec la complicité de la communauté internationale d’alors, en parlant du couple Nicolas Sarkozy-Hillary Clinton. Car depuis le parachutage d’Ali baba et les 40 voleurs dans notre microcosme sociopolitique, nos réseaux routiers comme ferroviaires et fluviaux sont devenus impraticables, pour la simple et bonne raison que « lorsqu’un délinquant devient président dans un pays, les voleurs dansent » dixit vieux Mêlêkê. La Côte d’Ivoire est en proie à une insécurité inimaginable.
    Quoiqu’elle soit bafouée à tous les niveaux, la Côte d’ivoire reste un tournant pour l’essor sous régional, d’où l’urgence à trouver une solution immédiate et adapter afin de redémarrer tout ce qui semble être stoppé comme l’aiguille d’une horloge, ce depuis le transfèrement de l’icône de la démocratie et de la réconciliation vraie à la prison de Scheveningen à la Haye : LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO…
    On attend par-ci et par-là, la côte d’Ivoire est en chantier, l’on déplace des gros porteurs comme l’airbus 380 de air France pour juste démontrer ce qu’ils ont tendance à ventiler à coup de vuvuzela pour endormir d’avantage le peuple.
    Dramane doit savoir que ce n’est point ce genre de trucs qui vont impressionner l’ivoirien, et surtout cette génération avec laquelle il est en guerre, celle qu’il cherche à éliminer s’il en avait les moyens. Pour sa gouverne, Dramane doit savoir que le président Houphouët, paix à son âme l’avait d’avantage fait avant lui et mieux que lui. Croit-il nous avoir mis en retard ou tué en nous nos convictions et valeurs qui incarnent la personne et l’âme de l’ivoirien? Eh bien, non !
    Il nous a rendu encore plus fort que jamais sur les vraies valeurs d’unité, celles à l’échelle africaine à travers un pacte, celui du panafricanisme et au-delà de ses frontières, l’Afrique dans le concert des nations.
    Cette Côte d’Ivoire déchiquetée par ses velléités voraces de la quête du pouvoir, par des méthodes peu recommandables, renaitra de ses cendres.
    Et lui, il devra s’expliquer tôt ou tard devant la justice morale avant celle dans laquelle il s’est lui-même entrainé.
    Dramane Ouattara ce fils indigne d’Afrique se fera aspirer par le tourbillon invisible de la gravité de ses crimes et mensonges.

    Deboutciv

    21:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    "Gbagbo et Alassane, c’est le jour et la nuit"

    L’auteur de la chanson reste inconnu. Son single, chanté en français, reprend les principaux griefs contre le pouvoir du président Alassane Ouattara. D’une durée de 5’44", le tube a été enregistré sur un beat hip hop. La vidéo - de fortune -, publiée sur internet, est illustrée par des scènes du conflit ivoirien. Il s'agit de clichés d’anciens dignitaires du régime et des civils aux prises avec des rebelles. La chanson de la révolte « Alassane, voici le ras-le-bol du peuple», entonne ce chanteur anonyme dont l’œuvre circule en ce moment sur les réseaux sociaux. « Gbagbo a dit (…) le deuxième nom de Dieu c’est le temps », poursuit cet artiste engagé qui tutoie le chef de l'Etat ivoirien.

    Puis il tranche : « Aujourd’hui, la vérité est là (…) ce n’est pas toi la solution (…). Partout, c’est les Ivoiriens qui chantent "Laurent Gbagbo au secours !" (…) C’est Gbagbo qui est la solution ! ».

    Le texte est incisif et sans concession : « Alassane, tu as promis (une) pluie de milliards aux Ivoiriens. Mais depuis-là, l’argent ne circule pas. Ton propre mensonge t’a rattrapé. Tu es obligé de dire "l’argent travaille". Où ? Menteur ! Voleur ! Violeur ».

    Le refrain « Gbagbo et Alassane, c’est le jour et la nuit (…) Oui, le jour et la nuit » est dans le même moule et facile à retenir.

    Ce morceau de contestation égrène les critiques à l’encontre d’Alassane Ouattara : les atteintes aux droits humains, les arrestations arbitraires, les exécutions extrajudiciaires, la répression des opposants - près de 800 prisonniers politiques -, la cherté de la vie, etc.

    « Espèce de Magellan. Tu es toujours dans avion. Président qui ne va jamais dans son village ! », assène le rappeur anonyme pour qui « Gbagbo comprenait » les Ivoiriens. Les artistes du camp Ouattara vont-il répondre à cet obus, pardon, cet opus ?

    © POLITICO - Georges Melson

    21:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Commémoration du 11 avril 2011

    L’incroyable témoignage d’un FRCI sur le premier jour de Gbagbo à l’hôtel du Golfe


    Selon un élément des FRCI qui resta à l’hôtel du Golfe durant la courte détention
    de l’ancien président dans cette enceinte étroitement surveillée, celui-ci avait catégoriquement refusé de s’entretenir avec Alassane Ouattara qui avait demandé à le voir. « Je n’ai rien à te dire après ce que tu as fait aux Ivoiriens ». Cette courte discussion avait montré à ce FRCI l’étendue du courage de l’ex-président. Et depuis, il le dit à qui veut l’entendre : "Gbagbo est trop courageux"

     

    Lorsque les militaires français déboulonnent le lourd portail de la résidence officielle de Laurent Gbagbo, à Cocody les Ambassades, ce 11 avril 2011, ils y pénètrent d’abord avant de laisser ses accès aux FRCI. Ces derniers tirent à bout portant sur certains militaires et le ministre de l’intérieur Désiré Tagro, qui reçut la balle dans la bouche. Laurent Gbagbo, lui, est emmené à l’hôtel du golfe sous haute protection des FRCI surexcités. Il y retrouve son épouse dans l’une des suites de l’hôtel. L’ex-première dame est d’abord jetée dans le hall de l’hôtel où certains FRCI posent fièrement avec elle. La cohue est immense autour des deux personnalités. Les journalistes français envahissent la chambrée et font vibrer les flashes de leurs appareils photos. «Je voyais Gbagbo de plus près. Un gaillard. Il peut avoir 1,8Om. Ce qui m’a marqué, c’est qu’il était étrangement calme. Il n’avait pas peur de nous même lorsque le commandant Mourou Ouattara le menaçait. Devant nous, on lui a envoyé une chemise. Il a enlevé celle qu’il portait et a enfilé la nouvelle. Le chef Wattao lui ferma les boutons puis il se rassit sur le lit de la chambre. Les cliquetis des flashes retentissaient de plus belle jusqu’à ce que le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko demanda d’arrêter. Nous congédiâmes alors les journalistes. Moi je faisais partie de la garde autour de la chambre. On avait reçu l’ordre de ne laisser personne entrer. Je pense que les chefs craignaient qu’il se suicide et qu’ils soient accusés de l’avoir assassiné. Donc nous étions cinq personnes à monter la garde. La porte de leur chambre n’était donc pas fermée pour qu’on puisse intervenir en cas de situation incontrôlable ». On était là quand il s’est lavé dans la douche. Nous étions sur nos gardes parce qu’en cas de suicide, c’était nous qui allions le payer auprès des chefs. Après, une femme de l’hôtel a apporté de la nourriture, des jus. Il a bu le jus et a pris quelques fruits. Sa femme fit de même. Puis vers 20 heures, le brave-tchê vint dans la chambre avec ses plus proches collaborateurs. Ils entrèrent. Et le président Alassane Ouattara parla: «Laurent, tu vois où on en est à cause de ton entêtement. Il faut qu’on discute de la suite des événements ». Mais Gbagbo répliqua : «je n’ai rien à te dire après ce que tu viens de faire aux Ivoiriens». Ce FRCI raconte qu’en ce moment précis, lui et les autres gardes étaient en arrière-plan par rapport aux personnalités qui étaient entrées dans la chambre du couple. Selon lui, en sortant, Alassane Ouattara a dit : « allons y, il l’aura voulu ! ».


    Le lendemain, le couple fut séparé. On envoya Simone au nord du pays par hélicoptère. « Ce n’est que plus tard qu’on sut que c’était à Odienné », raconte-t-il. Gbagbo, lui, a été envoyé à Korhogo. «Nos chefs parlaient abondamment de ça en insistant sur le fait qu’il allait avoir à faire à Fofié qui faisait peur à la plupart des combattants». L’ancien président de la république resta donc moins de deux jours à l’hôtel du Golfe. « Il ne semblait pas méchant. En tout cas, pas quelqu’un qui avait tué toutes ces personnes du nord. Un jour, un pote de mon unité m’expliqua que je devais faire attention à Gbagbo. Parce que si tu ne le connais pas, me dit-il, tu peux croire que c’est un homme bon. Mais moi, j’ai été impressionné par son courage. Et surtout, la manière dont il avait parlé au président Alassane. Cela montrait qu’il n’avait pas peur de lui ». Trois ans ont passé et ce FRCI qui a été enrôlé dans la nouvelle armée version Ouattara raconte à qui veut l’entendre ce qu’il a vu à l’hôtel du golfe pendant ces 48 heures. Son point de vue sur l’ancien président, à l’inverse, n’a pas changé. Pour lui, Laurent Gbagbo est responsable de tout ce qu’on raconte sur lui et il est persuadé qu’Alassane Ouattara est la personne adéquate pour développer ce pays. Il estime également qu’il fut impossible que Gbagbo puisse gagner les élections devant lui. La seule chose qui l’émeut encore est le courage de l’ancien président. « C’est un homme qui n’a pas peur ! ».
    Peut-être sait-il que c’est ce qui lui valut le pseudonyme de Woody de Mama ?

    Aujourd’hui / du Jeudi 10 Avril 2014
    Le cri d'Abidjan

    21:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Comment le Canard voyait la politique ivoirienne de la France

    Les révélations du Canard Enchaîné :
    Comment Sarko a appuyé l’offensive anti-Gbagbo


    08/04/2011 - mis à jour le 10/04/2011
    L’entrée en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 4 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy.
    Avec la bénédiction de l’ONU, Paris n’a pas laissé à personne d’autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu’un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en conseil des ministres comme en privé, le chef de l’Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant en Côte d’ivoire ». Au point de s’avouer, le 5 avril, « à bout de patience ».

    Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l’ONU, de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné « quarante huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois…

    Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N’était-il accusé de perpétuer la « Françafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Bolloré, Veolin ? Mais, après l’échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l’ancienne puissance coloniale n’était pas la mieux placée » pour intervenir.

    En janvier, devant l’Union africaine, il ose même affirmer « La France ne veut donner de leçons à personne. » Il faut dire que les évènements de Tunisie, d’Egypte ou de Syrie n’ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

    La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d’ouvrir le feu premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d’officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L’un d’eux, proches de l’Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l’organisation de la descente sur Abidjan. » Il est vrai qu’en moins de quatre jours les forces républicaines de Côte d’ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : « On a fourni des conseils tactiques aux FRCI » mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d’assaut).

    Barbouzes aux premières loges
    De son côté, le contingent militaire français est porté, le 4 avril, à 1700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo de la Direction des opérations (ex-Service action) de la GDSE et des Forces spéciales. Quelques uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l’entourage de Ouattara. A 19h30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI 24 de l’Onuci, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, « l’ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

    Armement à prix d’or
    Cet héroïque canardage, qui, selon l’Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D’abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L’armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l’étonnement des Ivoiriens. Si l’aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d’autres pistes de financement apparaissent.

    Selon des témoignages et des documents obtenus par « Le Canard », des proches de Ouattara ont monnayé, en 2009 et en 2010, d’importantes quantités d’or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert des véhicules de l’ONU. Puis convoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l’état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15.000 euros le kilo.

    L’image du camp Ouattara -présenté par certains comme « l’axe du bien » - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple, plusieurs centaines de morts seraient, selon l’ONU et diverses organisations internationales, surtout imputables aux FRCI, les forces de Gbagbo se voyant aussi accusées d’atrocités.

    En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie. 
    Jean-François Julliard
    le Canard Enchaîné

    20:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    En Côte d'Ivoire tous les ministres sont infaillibles...

    L’orthodoxie gouvernementale

    Le bi-hebdomadaire «L’éléphant déchaîné» (n°242 du 11 avril 2014) ne craint pas de demander la démission du ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly. En saisissant les comptes de Intercajou, le ministre a occasionné l’insolvabilité de cette société privée intervenant dans la vente du cajou qui est débitrice de plus de cinq cents millions de nos francs d’une autre PME, Cicar Amyot. Cette dernière, prise à la gorge, a fini par mettre la clé sous la porte. Au grand dam des opérateurs de la filière.
    Le Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (SYNACASSI) ne se gêne pas pour demander la démission du ministre d’État, ministre de la Sécurité, Hamed Bakayoko, et de la ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, Dr Raymonde Goudou-Coffie. Ces deux membres du gouvernement sont jugés responsables, chacun en ce qui le concerne, de la mort, le 25 mars, du mannequin Awa Fadiga qui, agressée dans un taxi, a trouvé la mort au CHU de Cocody en raison des négligences diverses.
    Ces deux plaignants sont en pleine hérésie. Ils feignent de ne pas savoir que dans notre pays les ministres sont considérés infaillibles. Seuls leurs subalternes sont les fautifs. Quelques exemples parmi les plus emblématiques:
    1. A son arrivée des USA, le 30 juillet 2011, Alassane Dramane Ouattara est rentré dans tous ses états pour n’avoir pas été accueilli par une équipe de la RTI (qui a été tardivement informée par la cellule communication de la présidence de la république). La sanction? Pascal Brou Aka a été limogé, le même jour, de son poste de directeur général de la Maison bleue de Cocody. La «Claude Chirac» d’Alassane Dramane Ouattara, Masséré Touré (sa nièce et sa conseillère spéciale en communication), dont les services ont failli, n’a pas bougé; le ministre de la Communication à l’époque des faits, Diakité Coty Souleymane, est resté en place
    2. Le 05 août 2011, un autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) bondé de monde et assurant la ligne 19 a terminé sa course, aux environs de 5h du matin, dans la lagune Ebrié, à partir du pont Félix Houphouët-Boigny, faisant 37 morts. La sanction? Trois jours de deuil national et annulation de la fête des 51 ans de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance. Le ministre des Transports, Gaoussou Touré, est resté en place.
    3. Des détournements de fonds - le gouvernement a parlé de «problèmes de gouvernance» -, sont constatés dans les travaux de réhabilitation des universités de Côte d’Ivoire. Ces travaux, estimés, au départ, à 47 milliards de FCFA, ont connu une hausse de 20 milliards de FCFA, passant du coup à 67 milliards de FCFA, avant de finir, contre toute attente, à 100 milliards de nos francs. Sans que pour autant le cahier de charges ne connaisse un changement ou une modification. La sanction? Le 2 août 2012, le chef de l’État limoge Adama Méïté, directeur des Finances et du Patrimoine du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. La tutelle à l’époque des faits, Cissé Ibrahima dit Bacongo, est resté en place.
    4. Dans la nuit du 31 décembre 2012 au 1er janvier 2013, la fête de la lumière au réveillon de la Saint Sylvestre a une facture salée: 60 morts et 49 blessés selon le gouvernement à la suite des bousculades, du mauvais éclairage et de la panique. Le drame est survenu dans la nuit, aux environs de 3h du matin. La sanction? Trois jours de deuil national. Le ministre d’État, ministre de la Sécurité, Hamed Bakayoko, dont les services ont fait preuve de carence dans le maintien de l'ordre, est en place.
    C’est dans cette logique que le gouvernement ne s’est pas embarrassé de fioritures pour répondre à l’attente des populations émues après la mort de Awa Fadiga. Il a limogé, le 9 avril, trois responsables du CHU de Cocody, à commencer par Pr Kouassi Jean-Claude (le directeur général), et gardé en son sein la ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida. En reconnaissant en même temps, à travers un plan en trois phases de plus de trois milliards de nos francs qu’il met maintenant en place (réparation des scanners des CHU de Cocody et Yopougon, acquisition en urgence d’équipements médicaux, réhabilitation des services des urgences de Cocody, etc. etc.), qu’il est lui-même, à travers sa collègue de la Santé, l’auteur principal de l’incurie administrative à l’origine des centaines de décès dont celui de Awa Fadiga dans nos centres de santé. C’est cela l’orthodoxie gouvernementale ivoirienne.
    FB
    Bally Ferro


    20:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Témoignage, retour sur Charles Blé Goudé

    Un jour de décembre mitoyen de l'an 2013 le grand frère Zap Krasso me contacte inbox et m'informe que le ministre Charles blé Goude souhaite me parler donc il voudrait mon numéro de téléphone.
    Après avoir consulté mes deux frères Wazi Guipié et Steve Beko je donne mon numéro espérant que c'était un coup de bluff de mon interlocuteur dont le respect à vrai dire est hautement réciproque.
    Il est 11h30 mn et mon téléphone sonne, un numéro privé. Je décroche et j'entends cette voix qui un jour de l'an 2004 m'avait invité à tout arrêter pour aller défendre ma patrie qui venait d'être attaquée par la France.
    De notre conversation qui a duré 37 mn, j'ai eu à parler 5 mn seulement. J'ai pris le soin d'écouter religieusement mon interlocuteur du jour. A la fin de notre conversation j'ai dit ceci au ministre:
    Général ne trahissez pas le combat, ne rusez pas avec le peuple de côte d'Ivoire. Vous avez une histoire avec ce peuple et ce peuple vous regarde et vous écoute. Si vous trahissez ce peuple sachez que c'est la poubelle de l'histoire qui se souviendra de vous.
    Sa réponse fut celle-ci:
    Jeune frère je vous fais la promesse d'être loyal à ce peuple et à Laurent Gbagbo.
    Depuis donc ma tanière j'ai écouté avec entrain le discours qui fera date du fils de pko en date du 27 mars 2014. Il a dit et je cite: « madame je suis pro gbagbo, je l'étais hier et je le suis encore aujourd'hui et je suis fier de l'être»
    Après ce discours qui faisait écho à ma conversation téléphonique avec cet autre prisonnier de l'histoire de la nation ivoirienne je voudrais vous dire ceci chers camarades de lutte:
    Le 11 avril 2011 si nous avons pleuré, en face ils n'ont pas pu jubiler non plus. 3 ans après leur pseudo victoire qui s'est transformée en désillusion symbolisée par l'agression et la mort de la jeune awa fadiga (rip), nous pouvons soutenir comme blé goude notre fierté de pro Gbagbo mais mieux nous affirmer avec force: heureuse date du 11 avril 2011 qui nous vaut aujourd'hui cette fierté.
    Gardons donc le cap car l'aurore s'annonce et c'est pour bientôt.
    Pour ma part je vous donne rendez-vous avec le fruit de mes réflexions philosophiques...le bébé sera bientôt là.. Je vous quitte à nouveau mais pas pour longtemps.
    Loving Gbagbo Koudou

    20:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    11/04/2014

    Portrait

    Manuel Valls, portrait
    Par Pelletier

    Valls Toulouse 2012.JPGManuel Carlos Valls est né le 13 août 1962. Quel chemin parcouru, je me souviens encore quand il cherchait sa voie à Argenteuil où il a essuyé les plâtres, il lui a fallu beaucoup de constance et d’ambition pour s’accrocher. Finalement c’est la ville nouvelle d’Evry qui sera son tremplin politique, succédant à Jacques Guyard.
    Nous nous sommes connus dans les années qui ont précédé l’élection de François Mitterrand en 1981. Collaborateur d’Edgar Pisani, je travaillai dans l’équipe censée préparée la candidature de Michel Rocard à la présidentielle, avec entre autre Christian Blanc. C’est en 1980 que Manuel Valls adhère au PS, il a 17 ans et rejoint les équipes de Michel Rocard. Il en sera le conseiller pour les affaires étudiantes, étant lui même à l’Université Paris1 - Panthéon-Sorbonne (en histoire) et membre très actif de l’UNEF-ID. D’origine espagnole, il n’avait pas encore la nationalité française et n’a donc pas pu voter en 1981.
    L’histoire n’a pas voulu que Michel Rocard se présente en 1981, nous avons donc tous rejoint le staff de la présidentielle rue de Solferino. Jeunes nous étions, c’est donc cette partie que nous avons jouée avec la bienveillance de Nicole Questiaux à la commande et le peu d’argent que Pierre Joxe nous octroyait. J’ai croisé aussi à cette occasion ; ses deux bons amis que sont Stéphane Fouks (Actuel vice-président d’Havas) et Alain Bauer (professeur de criminologie et consultant en sécurité).
    Il sera attaché parlementaire de l’excellent Robert Chapuis, député de l’Ardèche de 1983 à 1986.
    C’est en 1988, qu’il est parachuté à la section PS d’Argenteuil-Bezons pour y faire son trou. Il sera élu au conseil régional d’Ile-de-France à 24 ans.
    Il poursuit son bonhomme de chemin :
    - délégué interministériel aux Jeux olympiques d’hiver d’Albertville (1991 à 1993)
    - en même temps, il est nommé secrétaire national du parti socialiste à la communication
    - en même temps, encore, premier secrétaire de la fédération du Val d’Oise
    - de 1989 à 1998, il est adjoint au maire communiste d’Argenteuil
    - 1997, il se lance à la députation et échoue devant Robert Hue
    - De 1997 à 2002, il est à Matignon auprès de Lionel Jospin, en charge de la presse et de la communication,
    Il trouve enfin sa voie à Evry, comme maire en mars 2001 et ensuite comme député de la 1er circonscription de l’Essonne, réélu en 2007 avec 60,12 % des voix, l’efficacité Valls est en marche. Il a 39 ans.
    Ensuite il se distingue régulièrement, en bon rocardien, à appeler à une refondation du PS, il se risque imprudemment à demander son changement de nom. Beaucoup d’inimitiés date de cet instant.
    Ainsi positionné à la droite du PS, il sera sollicité par Sarkozy pour entrer dans le gouvernement de François Fillon. Il a la sagesse de refuser et se fera réélire brillamment maire d’Evry en 2008 avec 70,28% des voix.
    Il fait activement la campagne de Ségolène Royal en 2007, la suivant pas à pas, contrôlant sa communication. Encore à ses côtés au congrès de Reims, il enrage de voir les partisans de Martine Aubry truquer les résultats, et tente d’obtenir en vain de sa part une contestation devant les tribunaux.
    La partie de bras fer avec la nouvelle première secrétaire du PS Martine Aubry va loin, cette dernière s’adresse à lui dans une tribune du Parisien pour lui dire : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste ». Gérard Collomb, et Jean-Pierre Mignard le soutiendront.
    Iconoclaste, il reviendra plus tard à la charge le 2 janvier 2011 en réclamant que l’on déverrouille les 35 heures, il accumule désormais les ennemis au PS.
    Il tente en 2011 sa chance à la primaire organisée par le PS en vue des présidentielles, et suit la débandade de Ségolène Royal avec 6% des voix. Puis, il rallie la candidature de François Hollande, dont il devient le directeur de la campagne pour la communication. Comme en 2007 avec Ségolène Royal, il est omni présent au point de se faire surnommer le « Kommandatur ».
    Le 16 mars 2012, il devient ministre de l’Intérieur et démissionne de ses fonctions de maire d’Evry et de député.
    C’est donc un homme classé à l’aile droite du PS, que François hollande vient d’appeler à Matignon pour tenter un sursaut, suite à la débâcle des municipales. C’est un social-démocrate, dans la lignée des allemands et des suédois. Il a, à plusieurs occasion, affirmé se reconnaitre dans le Blairisme et avoue son admiration pour Bill Clinton. En France, il se recommande de Pierre Mendès-France, Michel Rocard et Lionel Jospin.
    Ce n’est donc pas un révolutionnaire que le président a appelé, mais un réformiste à tout crin, décider à tout faire pour concilier la gauche avec la pensée libérale.
    Affaire à suivre …
    Nestor Zouzedou

    00:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Ebola a franchi la frontière

    Urgent urgent : je viens d'apprendre d'un médecin qu'il y a un cas d'Ebola au CHU de Treichville. En effet, un malade en provenance de la ville de Yamoussoukro présentant les signes de cette maladie a été admis ce jour au CHU de Treichville, le médecin qui s'est occupé de ce patient à Yakro a été mis en quarantaine.

    Que le gouvernement en occurrence le Ministère de la santé arrête de ns dire qu'il n'y a aucun cas décelé. Le même médecin qui m'en a informé était en mission à Yakro et il dit qu'il n'y a pas longtemps qu'un car en provenance de Guinée est rentré en CI.

    Où sont donc les mesures d'urgence prise aux frontières et autres pour contrôler les entrées et les sorties??? Seul Dieu ns protège. Vous pouvez aller vérifier au CHU, information à prendre très au sérieux.
    Nalya Olibe Dollars

    00:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    10/04/2014

    Trois ans déja...

    11 AVRIL 2011,
    Je ne t’oublierai jamais , assis dans mon fauteuil impuissant, on bombarde notre palais présidentiel en vue de tuer notre président de la république pour un simple conflit des urnes. Vouloir tuer un être humain, c’est de la sauvagerie, c’est de l’immaturité.

    Demain, c’est jour de deuil pour le peuple ivoirien avec son parti politique FPI. Le 11/04/2011 fut une date où commença le règne du rattrapage, le début du calvaire, pour qu’un domestique(DRAMANE) règne sur notre territoire à cause de l’égoïsme des français, voulant TOUT nous arracher .

    En confiant notre pays à un étranger insignifiant sans probité, aucune intégrité, ce fut la dévastation de notre souveraineté nationale par le HONGROIS NICOLAS SARKOSY.

    Un homme de grande valeur est maintenu à La Haye pour que la FRANCE nous vole tous nos biens stratégiques .

    Pour comprendre le 11 avril 2011, c’est simple mais avec ses variances. Le président LAURENT GBAGBO sait que pour faire avancer notre pays, il faut être libre dans ses mouvements monétaires, il faut avoir une langue de communication sûre et non rester à la merci des escrocs profiteurs qui vous barrent la route de l’évolution.

    A cet effet, il faut stopper le président LAURENT GBAGBO, mais le malheur pour eux, est que tout son peuple le soutient .

    Le président LAURENT GBAGBO n’est pas DRAMANE pour être à la servitude d’un autre peuple. Il y a bien longtemps que les français ne nous font plus peur malgré leurs bombes, ce faisant, il faut élever un étranger pour le servir d’appât, le sachant factice.

    Donc, un pauvre PANTIN est venu chez nous, pour nous déstabiliser, en nous fragilisant au profit d’un peuple sans pitié , la FRANCE.

    Le 11 avril 2011, c'est aussi la démolition de notre constitution pour nous anéantir en commençant par ce vendu (DRAMANE ) à vouloir supprimer nos liens parentaux dont nos origines ethniques.

    Le 11 avril 2011 c'est aussi arracher les terres de nos parents pour les remettre aux multinationales-
    Mais que DRAMANE et ses mandats sachent que le peuple de cote d'ivoire est débout et continuera la lutte jusqu'á la victoire finale...

    22:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |