topblog Ivoire blogs Créez votre blog Envoyer ce blog à un ami

18/05/2012

la paille et la poutre, version RDR

La Riposte : Quand le RDR oublie ses propres fosses communes

 

18 mai 2012

Des ossements humains, nous a-t-on appris, ont été découverts dans des fosses communes à la cité ‘’U’’ de Port-Boüet 3. Permettez-nous de nous incliner sur les dépouilles de ces personnes disparues.

 

Que des enquêtes soient menées pour retrouver et punir les auteurs de tels actes, est très juste en soi. Mais que le RDR, ce parti-Etat, reconnu pour ses incitations à la violence et la haine, en fasse de la récupération, pour exiger quoi que ce soit, est une aberration. Car le RDR ne saurait être la voix la mieux indiquée, dans le contexte actuel de la situation en Côte d’Ivoire, pour parler de justice ou d’impunité. A travers la sortie de son porte-parole, on imagine déjà la FESCI dans la ligne de mire de ce parti-Etat.          Puisque, non content d’avoir fait bombarder les campus universitaires, fait piller les chambres des étudiants, transformé les chambres des résidences en hôtels de passe pour ses Frci, sacrifié plusieurs générations de bacheliers et annoncé tout récemment le renvoi de plus de 5800 étudiants, le RDR en veut encore à certains étudiants.

 

Tant et si bien que la seule preuve dont dispose le RDR, pour exiger que ces présumés étudiants, auteurs de ces crimes soient arrêtés, est une simple liste, supposés être « celle des étudiants de la FESCI qui dirigeaient de manière unilatérale ces cités ».. Si ce parti dont Ouattara est toujours le président, se voulait cohérent avec lui-même, il aurait laissé d’autres personnes plus indiquées s’en occuper et l’aurait tout simplement fermée.

 

Des fosses communes, on en a trouvé de nombreuses au cours de cette crise post-électorale et bien avant même, celle de la cité ‘’U’’ : gendarmes massacrés avec leurs familles, des populations de villages entiers à l’ouest, jetés dans des fosses sceptiques, des corps déterrés dans la commune de Yopougon, etc.  De surcroit, certains commandants des Frci, la branche armée du RDR, dont Chérif Ousmane, ont été formellement épinglés dans plusieurs rapports d’organisations des droits de l’homme.

 

Qu’attend le RDR pour exiger leurs arrestations ? Ou alors « la fin de l’impunité » que nous chante Ouattara, n’a-t-elle de sens que lorsqu’il s’agit des autres ?

 

Le RDR, ce parti abonné aux troubles et aux incohérences, gagnerait à chercher à se disculper de ses propres fosses communes remplies des squelettes de tous ceux qui ont osé ou non, se dresser sur le chemin de leur course démesurée au pouvoir, au lieu de jouer les justiciers de rue.

 

Marc Micaël

abidjandirect

Cabale, mensonges et violences à Bécédi Brignan

pour récupérer la direction du village au profit du RDR

 

18 mai 2012

Détenu depuis 4 Jours par des éléments FRCI, M. N'guessan Assi Richard, militant du FPI vient d'être relâché de bonne heure ce matin. À l’heure actuelle, Il vient de  regagner son village Bécédi Brignan.

 

A la suite d’une dénonciation calomnieuse, accusé de détenir des armes à feu, et surtout d’entraîner une milice pro gbabo dont il serait le chef, M. N'guessan Assi Richard a été arrêté par des éléments des FRCI d’Adzopé.

 

Après investigation, il semblerait que cette cabale honteuse aurait été orchestrée par des individus qui avaient intérêt à salir des membres LMP du village et sympathisants FPI, afin de pouvoir imposer une nouvelle direction RDR  du village de Bécédi Brignan.

 

D’après nos informations, cette cabale, qui avait peu de chances de réussir, sans cette mise en scène scabreuse, a été orchestrée par trois individus, un ancien chef du village, M. Ndia N'chobi Baudryard, devenu aujourd’hui RDR, Kouao Adou, alias John Kounor, un homme au casier judiciaire chargé, allant des petits aux plus grands délits, et un ressortissant guinéen, RDR également, surnommé Sidy, parce que son père s’appelle Diallo.

 

Leur objectif était d’arriver à évincer la direction politique actuelle du village et d’imposer une direction RDR, pour mieux le contrôler.

 

Sachant que par la voie légale ils ne seraient pas arrivés à leurs fins, ils ont préféré monter une fausse affaire, allant jusqu’à faire jeter en prison un innocent et même chercher d’autres personnes suspectées de « connivence » avec l’accusé, pour atteindre leur seul objectif : récupérer les rênes du village au profit du Rdr.

 

Mais la machination a été déjouée finalement, et ce matin, l’accusé, M. N'guessan Assi Richard, militant du FPI, après une incarcération de 4 jours, et certainement de mauvais traitements, vient d’être relâché.

 

Il nous a semblé important de dénoncer cette cabale, car nous sommes  officiellement dans l’opposition parce que l’on nous a imposé un président Rdr et un gouvernement par la force, mais à l’échelle du village, nous voulons continuer de défendre les valeurs vraies, celles du courage, du mérite, de l’intégrité pour que nos enfants puissent nous suivre et non ressembler à cette morale de coupeurs de route, et d’escrocs qui prend le dessus, qui impose la loi du plus fort, troquant la vérité pour le mensonge, la terreur d’un groupe remplaçant le vivre ensemble auquel nous étions habitués.

 

Dernière information qui vient de nous parvenir, M. N'guessan Assi Richard, militant FPI qui a été libéré, est parti à Abidjan pour des soins, car il a reçu des coups de crosse de fusils !

 

(communiqué par un ami)

 

Chroniques d'une exilée

Ce fameux 11 avril…

 

"… si une personne en Côte d’Ivoire et dans le monde n’a pas eu un tressaillement à la vision de ces images humiliantes, cette personne sait dès à présent que sa place est en enfer et nulle part ailleurs."

 

Chroniques d'une exilée

 

262142_237428396287025_100000596007652_953577_1340294_n.jpg574725_371857842859577_369825773062784_1143623_1383547847_n.jpgPendant les jours de notre exil à l’intérieur de notre propre pays, qui avait commencé depuis 6 jours, nous recevions des coups de fils. De biens étranges coups de fils, de personnes qui nous joignaient pour nous proposer leur protection. Cela se passait avant que je casse le portable de papa en petits morceaux. Je me posais deux questions : la première était de savoir pourquoi les élans de solidarité arrivaient aussi vite, la seconde c’était pourquoi les conversations duraient autant. Soyons logiques un instant. Dans cette histoire, tout le monde avait des problèmes (la guerre n’était pas encore finie et on ne savait qui était contre qui exactement). Pourquoi se préoccupaient-ils de nous si soudainement ?

 

Il est évident que je ne vais pas les citer, car parmi eux se trouvent, je le sais, des personnes bien intentionnées envers nous bien qu’étant rebelles (excusez-moi si pour moi, RDR=Rebelle).

 

Mais déjà, le premier jour de notre fuite, un homme fort du régime totalitaire illégal et illégitime en place aujourd’hui, avait téléphoné pour savoir si nous étions en sécurité. Il nous avait cependant demandé de ne pas lui dire où nous étions, même à lui en qui nous avions grande confiance, lorsque nous nous étions cachés. Il nous appelait régulièrement sur le téléphone de ma sœur cadette pour avoir de nos nouvelles, et cela, entre autres, m’a fait changer d’avis sur lui. J’ai changé d’avis sur beaucoup d’entre eux, d’ailleurs, même si je sais que le jugement final ne sera pas rendu par ma personne. Mais nous y viendrons.

 

Lundi 11 avril 2011. Cette date, à jamais restera gravée dans ma mémoire. Comme tous les matins, après la prière, nous descendons toutes faire le ménage dans la maison de celui qui nous a accueillis. Certaines servent le petit déjeuner, d’autres nettoient, cuisinent ou lavent les habits de la famille, enfin, ce qu’il en reste, car nous étions tous obligés de pratiquer le Wash-and-wear (processus visant à laver, à sécher et ensuite à reporter le même vêtement).

 

Étant celle en charge de servir le petit Déjeuner, je préviens notre hôte et mon père. Étrangement, je les trouve assis devant la télé, presque immobiles, écoutant avec attention RFI. Je fais signe à mes sœurs et à ma mère qui arrivent en courant : ces Chiens enragés ont pris la résidence du Chef d’assaut. Et à entendre ceux qu’on ose encore appeler des journalistes, je sens bien que c’est l’assaut final.

 

Un an après, je n’arrive toujours pas à le relater normalement, ce moment. Horrible, Atroce, Inqualifiable… nous avons été des millions à subir ce viol de la France. Je ne peux que me rappeler de cette date : c’est le jour de mon viol. Oui, Je me suis sentie violée, salie, anéantie. Aucune excuse, Aucun pardon ne pourra m’en débarrasser. A cet instant précis, j’ai cessé d’être la petite fille pourrie gâtée et égoïste et j’ai compris : Alassane Ouattara ne reculerait vraiment devant rien pour s’asseoir sur ce bout de tissu. Il l’avait convoité depuis trop longtemps, il avait trop consenti d’années à Bédié, puis à Guéi, et enfin à Gbagbo. Il en avait marre, et les Français à travers Nicolas Sarkozy aussi. Et ce qui était arrivé à ma famille n’était que le début de sa vengeance : il allait faire payer à tout le monde. Ceux qui avaient refusé de le soutenir, ceux qui l’avaient abandonné en cours de route, ceux qui ne l’avaient pas aidé assez vite ou assez bien, ceux qui étaient trop zélés… en fait, il en avait après le monde entier, peut-être parce qu’il aurait voulu naître Ivoirien, Président, ou même les deux...

 

Je suis sûre que tout le monde a déjà expérimenté la ‘‘saturation cervicale’’, comme je l’appelle. C’est lorsque vous avez plus d’un millier de questions qui se bousculent dans votre tête, mais des questions auxquelles vous n’avez ni réponses, ni solutions. Dès que les bombardements avaient repris, ma saturation ne m’avait laissé aucun répit. Gbagbo Laurent était avec sa famille là-dedans ! C’était un homme qui avait tout donné pour son pays, un Président comme rarement l’Afrique en avait connu.Je l’estime énormément, Comme je n’ignore pas qu’il a des défauts extrêmement casse-pieds. Quoi qu’il ait pu faire pendant son mandat de 11 ans, rien ne nécessitait une telle violence. R-I-E-N.

 

Chaque seconde qui passe me rend plus hystérique que la précédente… je me demande encore comment j’arrive à ne pas tomber en syncope. La France s’attaque, pour une raison PERSONNELLE, à un Président en exercice. Et rien ne se passe, dans ce monde complice. Dans ce Putain de monde à la solde d’un nouvel ordre mondial. Mais où est Dieu ? Que fout-il, à laisser cela se faire ? Il ne peut pas oser laisser les méchants l’emporter sur les bons, c’est carrément anti-mythologique ! Mon Dieu, que va-t-il advenir de nous ? Et ces Poltrons de Présidents Africains, à faire comme s’ils n’étaient pas au courant de tout ce qui se trame depuis des années !

 

Toutes ces questions s’entrechoquent dans mon esprit, et je m’assois par terre, ramenant mes genoux sous mon menton. Brusquement, la nouvelle tombe : RFI annonce que Gbagbo Laurent a été Capturé par l’armée Française. Source : l’Ambassadeur Français Jean Marc Simon. (Je l’ai entendu de mes oreilles, nous avons encore la capture d’écran de rfi.fr) il est par la suite remis aux rebelles d’Alassane Ouattara, qui entre temps, sont passés au lave-vaisselle de la France : ce sont à présent des forces ‘‘Loyales’’ d’Alassane Ouattara, plus des rebelles.

 

Mes amis, je crois que pendant plus de deux minutes, mon cœur a cessé de battre. Je ne peux pas expliquer ce qui s’est passé. Mon âme s’est déconnectée de mon Corps. Mes jambes sont retombées à plat sur le carreau, mes mains ont suivi le mouvement. C’était comme si on venait de m’annoncer que mon père, pourtant assis près de moi, était mort. B-L-A-C-K-O-U-T. Seuls les sanglots de ma mère déchirent le silence, suivis par ceux de la servante, une femme Dida, puis par l’autre, elle burkinabé. Mon père se lève, prend le bras de maman et lui intime de monter avec lui. Je pense aujourd’hui que c’était parce qu’il ne voulait pas qu’on le voit pleurer. Je ne reviens dans mon corps que lorsque France 24 montre les premières images.

 

Mon cœur a saigné. Et si une personne en Côte d’Ivoire et dans le monde n’a pas eu un tressaillement à la vision de ces images humiliantes, cette personne sait dès à présent que sa place est en enfer et nulle part ailleurs. S’il s’avère un jour que je doive raconter comment j’ai vécu ce 11 avril à la télévision, je pense que je ne le pourrai pas. Pas sans pleurer. C’était comme si on m’arrachait le cœur, comme si on me broyait l’estomac, comme si on me déshabillait de force… comme si on me violait. Et qu’après, on me découpait en morceaux pour me voir agoniser, en souffrant. Mes larmes coulent encore rien qu’en y pensant. J’ai vu mon Président, donc ma fierté, ma dignité, l’ivoirien lambda représenté en cet homme… je nous ai tous vu porter un casque de l’ONUCI, un gilet pare-balles, être embarqués dans un cargo, filmés comme un animal de foire… Oui, Ivoirien, toi qui t’es battu pour sauver ton pays de ces assoiffés de sang, mais aussi toi qui a vendu ton âme pour un poste dans le gouvernement ou dans le pouvoir Ouattara, je nous ai tous vu être arrêtés par les Blancs pour installer un étranger à la tête de ce pays. Libre, démocratique et INDEPENDANT…

 

J’ai regardé la télé sans la voir. J’ai reçu la seconde nouvelle plus tard : Désiré Tagro, ex-Ministre de l’Intérieur, avait reçu plusieurs balles dans la bouche et était en train de mourir, transporté d’urgence à la PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie).

 

Ce Fameux 11 avril, je me suis sentie Esclave. Je suis restée au sol longtemps. En fait, je crois que mes chaînes pesaient trop lourd…

 

Chroniques d'une exilée

pas chers, les avions !

18 mai 2012

Partisans de Gbagbo, sur ce point, franchement je ne suis pas d'accord avec vous !

Faites plus souvent preuve d'honnêteté !

 

Dramane vous dit qu'en 1 an il fait mieux que les 10 ans de Gbagbo !

Et vous le traitez de menteur, et puis vous insultez sa bouche pour en rajouter !

 

Alors que les preuves sont là:

 

Licenciements, il fait mieux que Gbagbo !

Cherté de la vie, il fait mieux que Gbagbo !

Insécurité, il fait mieux que Gbagbo !

Endettement, il fait mieux que Gbagbo !

Tribalisme, il fait mieux que Gbagbo !

Budget de souveraineté, il fait mieux que Gbagbo !

etc etc.

 

Et avec ce 4 ème avion, à près de 3 milliards qu'il vient de s'acheter, pendant que les ivoiriens meurent de faim, il fait mieux que les rav 4 des refondateurs !   

 

Mais le pays "avancera" encore plus vite en avion, n'est-ce pas !!!

 

Démocrates Tribals Régionaux

Chronique spéciale de Hassane Magued

N°Spécial/05/12

18 mai 2012

 

Côte d’Ivoire: de la guérilla médiatique à la guerre médiatique asymétrique !

[Début de la deuxième Partie]

 

Guerre de la Communication[…] Cela dit, à la vérité, nous communiquons aujourd’hui, à la fois pour avant-hier, hier et pour l’avenir. Car si tu n’as pas labouré ton champ à la bonne saison, il s’impose à toi de le labourer une bonne fois pour toute, c’est-à-dire, pour hier, avant-hier et pour l’avenir.

 

Or, les mauvaises herbes ont poussé d’une manière exagérée. Des herbes venues d’autres cieux, convoyées par les mauvais vents. Elles se sont rajoutées à celles que nous connaissions et qui n’étaient pas des moins nuisibles.

 

C’est pourquoi notre labeur sera si difficile, que notre détermination devra ne pas être un effet de mode, comme si nous voulions participer à un festival encadré dans le temps, pour se trémousser au rythme des cœurs effrayés. Car un jour, certains de ces cœurs cesseront de battre pour la République, et alors, il s’imposera aux snobes de s’arrêter et d’abandonner, pour servir le monstre puant de l’allégeance, de l’abdication, de l’abandon, de la résignation.

 

A compter de cet instant, ce moment de grande confusion que je ne souhaite pas voir arriver ou perdurer, la vraie fibre patriotique fera connaître ses traits les plus fins qui fondent toute sa noblesse et sur la multitude appelée, seule une petite poignée portera le flambeau du combat historique.

 

Et pourtant nous avons déjà fait du chemin et si personne ne s’arrête en si bon chemin, nous auront tous à recevoir la palme de la victoire que nous porterons fiers, dignes et nobles, face à l’ennemi vaincu, la tête enfoncée dans la boue pour ne plus jamais en ressortir.

 

Mais pour l’heure, nous sommes tous bien en place, chacun à son humble niveau, avec des amis, des frères, des alliés panafricains en train de porter des coups extrêmement décisifs et cela nous donne des raisons d’espérer en l’Afrique de demain.

 

C’est pourquoi la guérilla médiatique qui est née de notre droit à une légitime défense doit être le creusé de l’expression de la révolte collective; une révolte d’abord abidjanaise, puis ensuite tripolitaine et demain, équatorienne; ayant déjà été de Bamako, lorsque les frères Maliens auront compris la supercherie, elle pourra poursuivre son chemin vers d’autres horizons pour finir à Libreville, dernière étape spirituelle de ce combat de libération panafricain.

 

Oui. Je suis un guérillero de la communication. Tu es un guérillero de la communication. Nous le sommes, tous, des guerriers de la communication ayant choisi le chemin de la résistance patriotique et révolutionnaire en combattant le mensonge par la Vérité.

 

C’est pourquoi nous alignons victoire sur victoire. Carla vérité résiste à tout. Elle ne cesse d’être et de résister à tout que lorsqu’on ne la dit pas ou qu’on ne la dit pas assez.

Mais elle est dite, chaque jour et si bien dite, que la Vérité a fini par ôter le manteau du mensonge dont ils se sont couvert pour organiser la razzia de la Côte d’Ivoire de mars 2011 à avril 2011 avant de passer à une phase plus méchante, la déconstruction des institutions, des valeurs et de l’image de la Côte d’Ivoire.

 

C’est donc sur ces questions triviales que la guérilla médiatique doit trouver son terrain de prédilection. Et elle y est. Déjà plus forte et extrêmement redoutable.

 

Notre guérilla médiatique doit éviter d’évoluer dans le même registre que l’effort de communication qui a précédé l’agression armée de 2011. A cette époque, quoiqu’efficace, la communication est restée défensive tout comme le combat armé qui s’en est suivi.

 

Le résultat de ce type de combat, nous le connaissons aujourd’hui. C’est pourquoi la guérilla médiatique que nous avons lancée depuis le 11 avril 2011, doit avoir pour tactique première l’attaque préventive. En second lieu, elle doit exceller dans la contre-offensive. Et au final, elle doit être meilleure dans la déconstruction et le reformatage des esprits.

 

C’est en effet à cette dynamique du combat permanent, qui forge la mentalité du guerrier et prépare les chemins de la Révolution sociale, culturelle, politique, économique et diplomatique, que nous sommes appelés.

 

Parce qu’il s’agit d’une guérilla, point n’est besoin de passer à un commandement intégré et une ligne unidirectionnelle. La guérilla se nourrit d’initiatives isolées, d’opérations secrètes à l’efficacité inimaginable et elle fonctionne avec des petits noyaux essaimés sur tous les fronts pour collecter l’information de première main, la diffuser, la traiter, la rediffuser et ensuite donner la matière première pour un recyclage idéologique au niveau des cellules les mieux outillées pour ce genre de missions.

 

Quand bien même ce qui fait l’essence de la guérilla médiatique doit être conservé, à savoir le maintien en situation de veille permanente des petites unités de communication pour mener des attaques préventives, des contre-offensives et des actions de déconstruction du mensonge ainsi que de reformatage des esprits pour rebâtir l’Unité nationale fissurée par les aventuriers de la mort, elle doit avoir la même finalité pour toutes les unités engagées, je veux dire: mettre fin à l’imposture et lancer la Révolution Permanente qui sera la fondation et le pilier de l’Indépendance économique, politique, militaire, technologique et industrielle du pays.

 

En d’autres termes, la guérilla médiatique qui nous unit doit mener la Nation à un Développement souverain.

 

Mais pour arriver à cette étape du combat, il faut avoir vaincu sur tous les plans, l’ennemi pour ainsi réaliser l’objectif politique primaire qui est la fin de l’imposture. Une fois l’objectif primaire atteint, cette phase de combat dissymétrique, devra laisser place à une autre étape qui se veut permanente: la guerre médiatique asymétrique. [Fin de la deuxième Partie]

 

A Très bientôt !

 

Hassane Magued

La Révolution Permanente N° Spécial /05/12

 

infodabidjan.net

Côte d'Ivoire : la paix est un vain mot

18/05/2012

Alassane Dramane OuattaraQuand on aspire à diriger un pays qui a déjà à sa tête des dirigeants, c’est qu’on estime d’une part, que ces dirigeants n’en sont pas à la hauteur et d’autre part que nous avons un meilleur projet et les compétences requises pour faire mieux que ceux qui sont là. Lorsqu’on y parvient, le peuple n’attendra rien d’autres que les effets palpables et immédiats de tout ce qu’on lui a promis. Sachant très bien que la valeur n’attend pas forcément le nombre des années.

 

Depuis le décès de Félix Houphouët Boigny, Alassane Ouattara, n’a eu de cesse de lorgner le fauteuil présidentiel. Passons sous silence toutes ses intrigues, mais surtout toutes les promesses qu’il a fait miroiter aux yeux des ivoiriens. Depuis le 11 avril 2011, il est assis dans ce fauteuil et la situation de la Côte d’ivoire est loin d’être le paradis, encore moins le havre de paix tant attendu. Faut-il encore le rappeler ? Il y est arrivé à l’issue d’un bombardement continu de la ville d’Abidjan, notamment de la résidence de son adversaire Laurent Gbagbo et d’une guerre qui a vu la participation des forces de l’Onuci et de la France aux côté d’une armée de rebelles venus du nord.

 

Pour qu’advienne le régime d’Alassane Ouattara, il aura fallut la guerre. Aujourd’hui, pour qu’il puisse diriger tranquillement ce pays, il a besoin de paix. Seulement, après cette guerre postélectorale, la paix est-elle revenue ? « Peu à peu…, progressivement… », répondent avec beaucoup de gêne les défenseurs de son pouvoir. Certes, il n’y a plus de combats à l’arme lourde, les populations vaquent à leurs occupations. Pour autant, le régime actuel affiche t-il la sérénité nécessaire pour travailler ? Lui qui, chaque jour ne cesse de crier au complot, voyant partout et en tout des tentatives de sa déstabilisation ? D’autre part, entre les menaces d’un pouvoir aux tendances totalitaires, les attaques par presse interposées de la classe politique et souvent au sein de la même famille politique, le nouveau dauphin constitutionnel qui n’a pas renoncé à son secret projet de se hisser au pouvoir, une opposition qui durcit de plus en plus le ton et un processus de réconciliation en pointillé, peut-on, sans détours, affirmer que la quiétude est de mise en Côte d’Ivoire ?

 

Au plan sécuritaire, la Côte d’Ivoire n’est toujours pas l’une des destinations les plus recommandées par de nombreuses ambassades. Ensuite, à la faveur de la récente élection française, nous avons pu constater comment les nouvelles autorités cachaient mal leurs inquiétudes de voir s’en aller du territoire ivoirien la force française Licorne stationnée en Côte d’Ivoire. Quand à la force de l’Onu en Côte d’Ivoire, sa tâche s’est pratiquement réduite à garder le palais présidentiel et à assurer les arrières du cortège présidentiel.

 

On le voit, la force française Licorne et l’Onuci semblent être les derniers gages de la sécurité du régime de Ouattara. Car pour les ivoiriens, depuis le 11 avril l’armée ivoirienne n’existe que de nom et le processus de réunification des deux armées FDS (forces de défense et de sécurité) et FN (forces nouvelles) est toujours au point mort. A ce jour, serait prétentieux quiconque pourra nous dire le nombre exact de soldats FDS disparus avec les armes aux premières heures de la crise et qui ont daignés rejoindre leurs casernes à l’appel des nouvelles autorités. On ne remplace pas une armée régulière de professionnels par un groupe de rebelles hétéroclites, dans un État en quête de paix. Cela ne fonctionne pas et cela ne peut fonctionner, sinon contribuer à créer d’autres tensions et pousser ces forces à regarder en chien de faïence.

 

Telle est la situation de la Côte d’Ivoire. Une situation à tout moment explosive, où la paix n’est que l’apparence des choses. Ce concept de paix tant souhaité, bien au-delà de la cessation des bruits des armes, aurait eu pour conséquences un retour spontané de tous les réfugiés ivoiriens, quels qu’ils soient, dans leur pays, la libération sans condition des prisonniers politiques et un dialogue franc et permanent avec l’opposition. « La paix est revenue », s’écrient néanmoins nos nouveaux dirigeants, dès qu’ils se retrouvent devant la presse étrangère. Cela s’entend, car c’est notamment devant cette presse-là, qu’ils peuvent l’affirmer, mais pas en le regardant droit dans les yeux, l’ivoirien qui appréhende au quotidien le re-déclenchement imminent des hostilités.

 

La paix a un prix

 

« La paix, ce n’est pas un vain mot, c’est un comportement » cette phrase est de Félix Houphouët Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire. Ici, il relève à juste titre que la paix ne saurait être parce qu’on en parle à tout bout de champ dans des discours politiques. La paix a un prix et il nous faut nous en rendre compte. Laurent Gbagbo en a lui-même fait la découverte au point qu’il s’est résolu à engager le dialogue direct avec la rébellion de Soro.

 

Dans l’accord de Ouaga, initiant le cadre formel de ce dialogue, toutes les concessions faites à la rébellion par le régime d’alors ont été palpables et saluées par le monde entier : Soro nommé premier ministre, les chefs de la rébellion amnistiés, libres de toute circulation à travers le pays, la question des grades discutée, la flamme de la paix fêtée à Bouaké, etc. Jusqu’à ce que, à la faveur de l’élection présidentielle de 2010, les démons de la guerre, ennemis de la Côte d’Ivoire, tapis dans l’ombre, viennent tout perturber. Alors qu’il devrait s’inspirer de l’exemple de son prédécesseur en matière de recherche de la paix, Ouattara quant à lui, ne fait que menacer, emprisonner, punir…

 

En tout état de cause, parler de paix dans un tel contexte en Côte d’Ivoire, relève de la gageure. Étant donné que dans nos villages et campements les dozos armés continuent de semer la terreur et la désolation et parce que dans une Côte d’Ivoire où l’angoisse est permanente et la peur une constante, la paix telle que chantée et perçue par nos actuels dirigeants, restera vide de sens et demeurera de nul effet.

 

Ouattara souhaite t-il sincèrement la paix ? Eh bien, il sait le comportement qu’il lui reste à adopter. C’est à ce prix là seulement que la paix cessera d’être un vain mot.

 

Marc Micael

Zemami1er@yahoo.fr

 

cameroonvoice.com

Champion d'Afrique du jeu de dames

18 mai 2012

 

Vous ne le connaissez pas, retenez bien son nom : Joël Atsé.

 

A 29 ans, l’Ivoirien de Yopougon Sicogi vient d’être sacré champion d’Afrique du jeu de dames à Ouagadougou.

 

Champion de Côte d’Ivoire en 2008, il rêvait de devenir « un grand maître international ». Il est en train de réaliser son rêve.

 

Prochaine étape pour le champion africain : la coupe du monde en 2013.

 

Félicitations et bonne continuation champion !

 

Andre Silver Konan

Une gauche selon notre cœur...

C'est-à-dire pas suffisamment aveuglée (comme les auteurs de ce blog prétendument "anti-bien-pensance", mais dont les amalgames "éclairés" remporteraient haut la main le championnat de la bien-pensance onusienne) pour mettre dans le même sac les ignobles dictateurs créés, dorlotés, puis lynchés au gré du vent de la finance par les décideurs de la Françafrique, et l'un des seuls dirigeants africains à avoir résolument combattu les métastases indéfiniment récidivistes du "post"(?)-colonialisme : SEM Laurent Gbagbo

l_gbagbo_ps_cote_ivoire_inside.jpg

Quand Ouattara collectionne les avions...

Devinette

C’est qui ça ce ministre ?

 

18 mai 2012

Un ministre de la république issu des ex forces nouvelles, qui se croirait encore au temps de la rébellion. C’est l’une des nombreuses histoires qui se racontent dans les salons, bars ou restaurants huppés d’Abidjan et de Yamoussoukro. L’une de ces nombreuses histoires rocambolesques où menaces, intimidations, abus de pouvoir et clientélisme sont le propre des acteurs mis en scène dans le drame ivoirien.

 

C’est en effet, l’histoire d’un ministre du gouvernement Ahoussou Kouadio, qui après avoir utilisé durant 7 mois un véhicule de grand standing appartenant à un Ambassadeur ivoirien exerçant à l’étranger présent de temps à autre sur Abidjan, pose des conditions « saugrenues » au moment où le paiement lui est réclamé. Comment peut-on pendant 7 mois, utiliser un véhicule pour ses courses familiales et professionnelles, pour battre sa campagne aux législatives, et au moment du paiement, se rendre subitement compte que l’on se doit d’abord de vérifier si le véhicule n’a pas été volé.

 

La logique voudrait pourtant que la vérification se fasse bien avant de rentrer en possession du véhicule. Un numéro de châssis communiqué à Interpol et l’affaire est pourtant vite réglée. L’on peut comprendre que ce ministre, habitué durant ses années de rébellion aux nombreux véhicules volés ou arrachés de force à leurs propriétaires, veuille prendre des précautions. Mais cette fois, le morceau semble très gros à avaler. Ce ministre ancien rebelle selon nos informations, risque de rendre des comptes au président Ouattara, durant le prochain conseil des ministres le 23 mai prochain.

 

Alors devinette…c’est qui ça ce ministre ?…dont l’identité n’est pas loin d’être jetée sur la place publique ivoirienne.

 

Liman Serge

connectionivoirienne

vers un combat des chefs !

Soro et ses trois cent hommes armés à deux pas de chez Ouattara

 

18 mai 2012

Suite à son remplacement par Ahoussou Kouadio comme nouveau premier ministre de Côte-d’Ivoire, Soro Guillaume aurait quitté la primature en emportant avec lui la quasi-totalité des éléments armés du Groupement autonome de sécurité du premier ministre (GASPM). Cette information est rapportée par le bimensuel parisien, la lettre du continent dans son édition du 17 mai 2012.

 

Ces éléments commandés par le capitaine Adama Yéo, sont désormais positionnés comme protecteurs « des nouveaux bureaux de Soro, non loin de l’ambassade américaine et de la résidence d’Alassane Ouattara » à la Riviera Golf.

 

Selon certaines sources à Abidjan, la récente décision gouvernementale de réduire les cortèges officiels seraient en partie liée, au trop grand nombre d’hommes en armes autour de certaines personnalités issues des anciennes forces nouvelles. Ces éléments armés qui ne répondent pas toujours du commandement des Forces républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI) du général Soumaila Bakayoko, seraient vus comme une armée parallèle, dont les éléments « éparpillés » feignent d’assurer la protection de ministres et hauts responsables sortis de l’ex rébellion.

 

« Si Soro lui seul a 300 gardes armés, imaginez 100 pour chaque ministre ancien rebelle, vous arriverez rapidement à un petit millier d’hommes bien entrainés dans Abidjan. Normal que cette situation ne plaise pas au président Ouattara, surtout que Soro sait que la CPI pourrait l’inculper à tout moment. La liste de nouveaux inculpés est d’ailleurs annoncée pour avant le 18 juin. N’oubliez pas aussi que Soro est le dauphin constitutionnel dans ce poker-menteur » nous a répondu un interlocuteur depuis Yamoussoukro.

 

Vous avez dit méfiance au sommet de l’État ?

 

Par Hervé Coulibaly

Connectionivoirienne.net

17/05/2012

Libération de Maître Dadgé Rodrigue

Willy Bla

 

Le Cri panafricain à travers son porte-parole Willy Bla exige et ce sans conditions la libération de Me Dadgé Rodrigue, avocat de la première dame Mme Simone Ehivet Gbagbo également prisonnière du même régime depuis le 11 avril 2011.

403534_393504194026568_206179972758992_1176991_1811364719_n.jpg

 

deboutciv

RFI, ALAIN FOCCA ET LA BIAO-NSIA,

C’EST MALSAIN : VOICI POURQUOI

 

Par MAMADOU BEN SOUMAHORO

 

JEUDI 17 MAI 2012

 

http://claudus.ivoire-blog.com/media/01/01/1781320902.jpg

Je vis dans un pays anglophone où la source la plus importante d’informations internationales reste Radio France Internationale (RFI), radio officielle de la République française et voix officielle incontournable de la France dans le monde. Les prises de positions de cette radio aux ordres de la République et du gouvernement français sont parole d’évangile pour la plupart des francophones du monde qui finissent par trouver leur compte dans ce qu’on peut appeler sans risque de se tromper de la propagande néo-colonialiste.

 

Radio France Internationale est assurément un instrument de protection de l’influence Française dans le monde sans compter son rôle touchant directement à la défense nationale dans les cas d’implication du gouvernement Français dans des conflits comme ceux du Tchad, de la Lybie, de la Côte d’Ivoire et bientôt du Mali et de la Guinée Bissau par le truchement de son bras armé la CEDEAO.

 

Chacun sait ici et là bas, que la radio Française, comme un appui aérien nécessaire aux fantassins et autres marsouins est une puissante arme de destruction mentale et de déstabilisation des États (notamment Africains) qui ont la malchance de se trouver dans le collimateur de la diplomatie agressive et déraisonnable de la France. Il ne faut pas s’y tromper. La puissance de cette diplomatie interventionniste et destructrice d’unités nationales en Afrique repose essentiellement sur la puissance des émetteurs de la ‘’radio mondiale’’.

 

Dès lors, il appartient à chacun de comprendre qu’il est nécessaire que cet instrument de ‘’guerre psychologique’’ d’un autre temps soit entouré de toutes les attentions par le pouvoir Français qui a choisi ce type de coopération avec les pays anciennement colonisés, plutôt que d’aider ces derniers à bien s’équiper pour mieux répondre aux besoins de leur population en matière de communication. L’objet de cette note n’est pas de critiquer RFI en tant que telle, encore que cela ne manquerait ni d’intérêt, ni de raisons mais de relever quelques incongruités du fonctionnement de la Maison du 116, Avenue du Président Kennedy à Paris.

 

La direction de RFI appelle chaque matin les auditeurs de tous les Mondes à se pâmer devant la compétence, le savoir, l’intelligence et le professionnalisme de milliers de correspondants polyglottes dans le monde, qui sont autorisés à donner des leçons dans tous les domaines et à tous les peuples de la terre. Entre le facétieux Juan Gomez qui s’accorde plus de temps qu’à ses interlocuteurs à l’antenne et qui se permet de couper sans ménagement tous ceux qui ne vont pas dans le sens des instructions qu’il a reçues de ses ‘’red-chefs’’ et Christophe Bouabouvier dont les invités ne sont pas forcément les plus proches de l’actualité, ni même les mieux indiqués pour servir véritablement cette actualité, il y a des personnages d’un type nouveau que la Radio Mondiale a décidé de recruter pour se donner bonne conscience et pour sans doute satisfaire un besoin politique de discrimination positive galopante en France mais qu’aucun pays Africain ne réclame à l’ex puissance colonisatrice. Parmi ces nouveaux rois de l’antenne de RFI, le prolifique, l’éclectique et le fumeux Alain Focca détenteur de plusieurs types d’émissions allant du magazine à la chronique historique en passant par des grands reportages inclassables et des interviews de Chefs d’États d’Émirats pétroliers d’Afrique dont la générosité est bien connue sur le continent.

 

Le talent et le professionnalisme de Mr Alain Focca ne sont pas mis en cause. C’est son activité débordante et trop voyante dans des domaines qui partent de l’audiovisuel au commerce international qui intrigue plus d’un. En dehors de ce qui est visible et évident, comment RFI peut-elle expliquer que Mr Alain Focca s’arroge des initiatives du type ‘’coffret des grands hommes d’Afrique’’, dont il se trouve être le principal animateur, le représentant de commerce et le distributeur agréé sous l’autorité déclarée de la Radio Française ? Comment expliquer d’autre part l’activité commerciale d’une radio entièrement financée par le contribuable Français, activité qui concurrence et s’oppose à l’existence et au développement de l’entreprise privée ? La vocation de RFI est telle de fabriquer des coffrets de CD, de les distribuer elle-même sous son label, à un prix exorbitant et de se payer le luxe de les faire financer par un sponsor privé ? On sait par ailleurs que les tournées de promotion de cette activité commerciale plutôt suspecte sont prises en charge par le sponsor qui se trouve être la BIAO-NSIA.

Cette affaire pose à chaque homme du monde, un problème éthique qui vient de vous être exposé. Que RFI et BIAO décident de faire commerce en dehors et au dessus de toutes les règles établies par leurs statuts est leur problème et le problème des contrôleurs d’État Français. Mais qu’un journaliste exerçant à temps plein son métier sur une chaîne de ce type, se transforme en recherchiste de sponsor et distributeur de produits dérivés de la chaîne sur tout le continent Africain, pose à l’évidence un problème de déontologie.

 

Tout le monde sait et la Direction Générale de RFI sait que le financier des coffrets de CD des grands hommes de l’Afrique est le Président du groupe de banques et assurances BIAO-NSIA de Côte d’Ivoire. Tout le monde sait également que ce curieux partenariat Sud-Nord n’a été possible que grâce à l’extraordinaire entregent de Mr Alain Focca, ami personnel du PDG de BIAO-NSIA Mr Diagou Kacou Jean. A ce stade des choses, la Direction Générale de RFI pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de quoi ‘’fouetter un chat’’. Soit. Mais comment la Direction Générale de RFI explique-t-elle que le même Alain Focca soit à la fois journaliste, chroniqueur historique, grand reporter, interviewer émérite à RFI, accessoirement vendeur de cassettes pour RFI et Directeur de la communication du groupe BIAO-NSIA, rémunéré à grands frais en tant que cadre salarié de cette entreprise Ivoirienne compromise avec RFI dans des activités commerciales frisant le délit d’initiés. Comment peut-on croire qu’un tel laxisme n’implique pas d’autres responsables dans la hiérarchie de la Radio Mondiale ? Les rétrocommissions étant une pratique courante exercée au plus haut sommet de l’État Français Sarko-Balladurien, qui peut empêcher RFI, d’user sans modération de cette excuse ?

 

J’entends d’ici quelques responsables grincheux et probablement coupables de RFI s’indigner : De quoi se mêle t-il celui la ? Oui certes, de quoi je me mêle ? Je me mêle uniquement de ce qui me regarde. D’abord, auditeur de RFI je me considère comme un sociétaire obligé de la Radio Mondiale, parce que je n’ai pas le choix là où je réside aujourd’hui. Ensuite, je vous prie de croire que j’ai eu le privilège d’exercer ce métier magnifique pendant plus de 40 années dans mon pays la Côte d’Ivoire. A ce double titre, il m’insupporte de voir et même de subir des dérapages du type : Alain Focca /RFI /Diagou Kacou Jean-BIAO-NSIA.

 

SANS APPEL D’OFFRES ET AVEC DES DESSOUS MALSAINS.

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

EX-DEPUTE DE LA REPUBLIQUE

DE COTE D’IVOIRE

 

cotedivoire-lavraie.fr

Conflits agriculteurs-éleveurs peuhls

Trois blessés par balles à Touba

 

17 mai 2012

Décidément le conflit agriculteurs et éleveurs peuhls n’est pas prêt de finir dans la région du Bafing, dans le nord-ouest de la Côte-d’Ivoire. Le dernier affrontement en date du 13 mai 2012 fait état de trois blessés par balles, dont un dans un état critique, et de nombreux bétails tués. C’est au cours d’une réunion, le 28 avril en présence du préfet Drissa Coulibaly, que la population avait exigé le départ des éleveurs peuhls de leurs terres. Comme si cela ne suffisait pas, les populations vont organiser le 5 mai une gigantesque marche, perturbant ainsi les activités économique dans la ville. Le 13 mai, les jeunesses de toutes les sous-préfectures du département de Touba lance l’opération ‘’chasse aux éleveurs peuhls’’.

 

« (…) Depuis des années, des bœufs détruisent nos récoltes et notre région en souffre terriblement. Du fait des dégâts de cultures, les produits vivriers sont très chers sur les marchés et une famine guette notre région. Trop c’est trop, plus d’éleveurs peuhls sur nos terres » déclare Diomandé Moussa, président des jeunes de Touba. Malgré la sommation du préfet de région, les jeunes armés de fusils calibre 12, de machettes et de gourdins ont investi les parcs à bétails des peuhls pour les obliger à partir. Le bilan de cette opération fait état de trois blessés par balles, dont Chérif Mamadou qui a pris des plombs à la Tête. Le chef des peuhls Sidibé Ibrahim, qui a porté plainte à la police, indique que de nombreux bœufs ont été tués et blessés et des troupeaux dispersés.

 

Le 14 mai, le préfet de région et la cellule des droits de l’homme de l’ONUCI réussiront-ils à faire baisser les tensions. Mais pour combien de temps, quand ont sait la furie les jeunes de la région du Bafing, qui veulent à tout prix chasser les éleveurs transhumant sur leurs terres.

 

Doumbia Balla Moïse (correspondant régional).

connectionivoirienne

SI VOUS NE VOULEZ PAS ÊTRE RESPONSABLES

DE LA MORT DE L'OISILLON, ALORS LIBÉREZ LA MÈRE !

 

560573_333460893391978_263013003770101_807758_1045952067_n.jpgL'oisillon est tombé du lit parce que sa mère n'était pas à ses côtés. La Côte d'Ivoire a sombré dans la misère parce que son président GBAGBO Laurent n'est pas là, la Côte d'Ivoire est devenue la propriété de l'Occident parce que son président GBAGBO Laurent a été injustement emprisonné à la HAYE : l'avenir des ivoiriens est décidé depuis la France, la dette colossale contracté a hauteur de 6000 milliards en moins d'un an par le régime Ouattara a autorisé le FMI à mener la vie dure aux ivoiriens(augmentation du prix du carburant et de l'électricité dans les prochains jours).

 

L'Afrique de l'ouest sans Gbagbo est dominée par les coups d'états et la violence, toute la sous région bout, telle de l'eau chauffée a 200°C. Tout le continent Africain est désuni par manque de dirigeants au grand esprit majoritaires pour proposer des idées comme le président GBAGBO Laurent le faisait en son temps, raison pour laquelle jusqu'à présent les dirigeants africains n'ont pas pu s'entendre sur la nomination d'un président de la commission de l'Union Africaine.

 

Vivement que la mère soit de retour dans son nid aux côtes de l'oisillon le plus rapidement pour qu'il ne meure pas de froid.

 

LIBÉREZ GBAGBO LAURENT

Vive l'Afrique digne !!!

Vive le president GBAGBO Laurent !!!

 

Thierry MBEPGUE

Interpeller le Conseil constitutionnel

A la faveur du nouveau contexte politique actuel, le temps est venu d'inviter ce vénérable aréopage à s'interroger sur le sortilège international grâce auquel le sorcier Sarkozy a obtenu de faire révoquer la décision prise par le Conseil constitutionnel ivoirien, "clone" juridique d'une institution française aux décisions irrévocables.

Eliel
554469_447821931912738_100000548053872_1583064_1088364555_n.jpg

Rumeur sur la toile

MALI

 

Ouattara prépare-t-il le chaos au Mali?

Il a fait évacuer les Ivoiriens le désirant par un avion de l'ONUCI.

 

Bakary En Avant Cissé

Plus jamais ça, avez-vous dit...

Morceaux de goulags à Yopougon

 

17 MAI 2012 –le Blog Ivoire Politique -

Les camps de concentration nazis ont été un enfer rarement égalé dans l’histoire humaine. Par un processus systématique et pervers de déshumanisation de leurs victimes, les SS et les kapos visaient à détruire leur personnalité et leur vie en un temps très bref, au moyen de la sous-alimentation, des coups, de l'absence d'hygiène et du travail forcé. Plusieurs décennies après, un homme qui a certainement compulsé et bien assimilé les thèses hitlériennes, a réussi, avec brio, le pari de la délocalisation machiavélique d’Auschwitz en Côte d’ivoire.

 

On a encore en mémoire les dizaines de prisonniers civils et militaires cadenassés dans des conteneurs à Korhogo, par le rebelle-animal Fofié Kouakou et qui, privés du minimum vital, mourraient par étouffement. Oui, en Côte d’ivoire, Alassane Ouattara s'allie avec la géhenne. Après les goulags de Katiola, Korhogo, et Bouna, un autre mouroir vient de pousser dans l’un des bastions imprenables du Front Populaire Ivoirien. Yopougon, la plus grande commune de Côte d’Ivoire a désormais son camp de concentration  sis au Nouveau quartier. Naguère haut lieu emblématique de rassemblement des frontistes, le " village de la LIBERTÉ"  ou "place de la Liberté" a été transformé en un espace sépulcral depuis l’arrivée de l’administrateur colonial au pouvoir, suite au bombardement des institutions ivoiriennes par la force Licorne sur ordre du sanguinaire Sarkozy.

 

Dans cette commune, il ne fait pas bon être militant, sympathisant du FPI. Sur la base ethnique ou sur une simple dénonciation sans preuve d’un cerbère de Ouattara, vous pouvez aisément faire l’objet d’une arrestation. A la vérité, les prisonniers, majoritairement des jeunes ethniquement ou idéologiquement proches du Président Laurent Gbagbo, sont des ennemis imaginaires et inventés avec lesquels le gouvernement misanthrope en place, règle ses comptes. Sans états d’âme.

 

Sont au menu, dans ces goulags ambiants, tortures, exactions, violations massives des droits de l’homme sous le regard approbateur, goguenard et indifférent des organisations vénales des droits de l’homme. Selon le témoignage d’une récente victime de ce camp Boiro ivoirien, recueilli par le quotidien Notre Voie, « quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on a été entre les mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’ai vécu.». Ces êtres humains sont enfermés dans ces lieux mortifères où ils côtoient la faim, le travail forcé, les mauvais traitements, les exécutions sommaires. Ils sont susceptibles de faire partie de ceux qu'on ne reverra jamais.

 

Administrées par des Frci barbares et inhumaines avec l'onction du gouvernement actuel, les tortures en vigueur dans ce véritable mouroir sont infligées dans l’indifférence  des champions de la démocratie et des organisations de défense des droits de l’homme. Cette chasse planifiée aux pseudo-opposants au régime illégalement installé en Côte d'ivoire, achève de convaincre de la politique d'élimination larvée des militants pro-Gbagbo depuis le Lundi noir du 11 Avril 2012.

 

Pour l’heure, en attendant la solution finale à la question des pro-Gbagbo, la vibrante communauté internationale  a, par complicité et protection de ses intérêts cyniques, donné sa langue à manger à la dictature de la Ouattarandie.

 

 Kephrem

ivoire-politique

Pour la libération immédiate du citoyen français Michel Gbagbo


Pour la libération immédiate du citoyen français Michel Gbagbo... by legrigriinternational

Human Rights Watch :

« ILS LES ONT TUÉS COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT »

 

DIMANCHE 13 MAI 2012

1ÈRE PARTIE : LA MASCARADE ÉLECTORALE…

civils-enfants-femmes-tués-froidement-par-le-camp-Ouattara

Le besoin de justice pour les crimes post-électoraux en Côte d’Ivoire

 

Dans cette première partie, d’une suite de révélations sur les crimes post-électoraux, nous allons vous montrer  avec de nouveaux éléments de preuves (témoignages, images, vidéos, périodes précises, lieux, avec les noms de commanditaires) comment les forces pro-ouattara ont influencé le vote électoral en faveur de leur mentor.

Pour ne pas être taxés de partisans, nous nous appuyons exclusivement sur un document produit par Human Watch Right (HWR), une ONG américaine financée en grande partie par George Soros, un soutien d’Alassane Ouattara. (Pour en savoir plus sur le lien Soros-HWR, voir ici et ici)

 

 

Forces pro-Ouattara dans le nord du pays

Une femme violée

dans un bureau de vote

http://storage.canalblog.com/80/79/854162/64493386.jpgAvant et après les élections, les militaires des Forces nouvelles ont intimidé, menacé et, dans quelques cas, tué ou violé des personnes liées au parti politique de Laurent Gbagbo dans le Nord, en plus de voler leurs biens. (Une preuve en image ici). Human Rights Watch a interrogé trois femmes qui ont été violées durant cette période. (…) Entre le second tour des élections et le 24 février, lorsque les affrontements ont éclaté dans l’extrême ouest du pays entre les forces armées des deux camps, près de 40 000 réfugiés ont franchi la frontière avec le Libéria—la grande majorité d’entre eux fuyant la région contrôlée par les Forces nouvelles des Dix-Huit Montagnes pour trouver refuge dans le comté de Nimba au Libéria. Lorsque Human Rights Watch a mené sa première mission le long de la frontière ivoiro-libérienne fin décembre 2010, le nombre de réfugiés atteignait déjà 13 000.

 

Dans cette partie de la Côte d'ivoire (le Nord), c'était véritablement le règne de l'arbitraire à cette époque. Pour la preuve, cliquez ici.

 

Des dizaines de réfugiés interrogés à l’époque par Human Rights Watch ont déclaré être partis parce qu’ils avaient été harcelés ou intimidés par les militaires des Forces nouvelles à la veille et au lendemain du second tour des élections. Pour la plupart, ces réfugiés avaient participé activement ou affiché leur soutien à la campagne de Laurent Gbagbo. Un homme de 40 ans a déclaré à Human Rights Watch avoir été battu par des militaires des Forces nouvelles pour avoir été le représentant du parti de Laurent Gbagbo dans un bureau de vote de l’extrême ouest du pays. Il a montré à Human Rights Watch ses cicatrices, toujours visibles un mois après, sur son crâne et sa main droite. Il a fui au Libéria lorsqu’il a appris par des amis que les militaires des Forces nouvelles le recherchaient à nouveau.

 

29-Mars-Duekoué-Force-pro-ouattara-mènent-la-cha-copie-5Lorsque la Cour constitutionnelle a proclamé Laurent Gbagbo vainqueur, des témoins ont raconté que des dizaines de militaires des Forces nouvelles ont quitté presque immédiatement leur bastion de Danané pour se déployer dans des villages censés soutenir Laurent Gbagbo. Les réfugiés se sont enfuis dans la brousse à l’arrivée des militaires, dont un homme de 38 ans du village de Mahapleu :

 

« Le mardi 30 novembre, ma grand-mère m’a dit qu’elle avait entendu dire qu’il allait y avoir des problèmes, et elle m’a dit de ne pas traverser [au Libéria] tout de suite. Au lieu de cela, je suis allé dans la brousse pendant deux jours. Pendant ce temps, six militaires des Forces nouvelles sont venus dans le village à la recherche de partisans de Laurent Gbagbo. Nous étions cinq [pro-Gbagbo] dans le village. Ils ont fracturé la porte de ma maison pour me trouver. Ils n’agissaient pas au hasard ».

 

Dans un cas particulièrement odieux, une femme a expliqué que son époux avait été enlevé, qu’elle avait ensuite été passée à tabac, ainsi que son fils de 7 ans, qui était mort de ses blessures :

 

« Mon mari, un militaire [pro-Gbagbo] a été enlevé par les FN plusieurs semaines après les résultats des élections. Des hommes sont venus frapper à la porte et ont demandé à le voir. Mon mari a répondu et a dit : « Qui est là ? » Un homme a répondu : « C’est ton ami. » Mon mari a ouvert la porte et quatre hommes des FN en civil sont entrés et l’ont ligoté. Ils l’ont sorti. […] Ils étaient sept au total. Les trois autres sont restés et ont commencé à me frapper. L’un d’entre eux a dit : « On devrait violer cette femme », mais les deux autres ont répondu : « Non, ce n’est pas notre mission, il ne faut pas perdre de temps. » Ils m’ont alors frappée, ainsi que mon plus jeune fils âgé de sept ans. Il leur criait après, alors ils l’ont battu avec des bâtons et d’autres objets. Il a perdu connaissance, puis ils sont partis et nous avons décidé de quitter notre village pour rejoindre celui d’à côté. [Entre ce village] et la frontière libérienne, le garçon a commencé à se plaindre de douleurs et à cracher du sang. Nous avons dormi dans la brousse, et il y est mort. Je ne sais toujours pas où se trouve mon mari ».

 

Human Rights Watch a également documenté les exactions commises dans au moins trois villages par les Forces nouvelles à l’encontre de partisans de Laurent Gbagbo, qui se sont livrées au pillage des habitations et des commerces et ont emporté des motocyclettes, des marchandises, de l’argent et d’autres objets de valeur. Un homme de 37 ans vivant dans l’un de ces villages a raconté à Human Rights Watch :

 

« Pendant les élections, nous menions campagne pour Gbagbo et lorsque les résultats ont été annoncés, les Forces nouvelles sont venues et nous ont pris nos motocyclettes. […] Je me suis caché pendant trois jours. Je suis sorti de ma cachette le 14 décembre. Deux personnes m’ont dit que les Forces nouvelles me recherchaient. Le 14 au soir, les rebelles sont arrivés de Danané vers 20 heures ; je ne pourrais pas dire combien de véhicules il y avait, mais ils avaient des 4x4 et des motocyclettes. Ils portaient la tenue des Forces nouvelles et avaient des lance-roquettes et des kalaches. Je me suis réfugié dans la brousse et ils ont dit à mon frère : « N’aie pas peur, nous sommes ici pour vous protéger, ainsi que vos biens. » Le soir même, ils ont volé mon frère. Ils ont pris notre motocyclette et notre téléphone portable ; au total, ils ont volé 20 motocyclettes dans le village ».

 

La plupart des réfugiés ont déclaré à Human Rights Watch avoir fui par crainte des exactions, le souvenir du conflit armé de 2002-2003 et de ses prolongements— et notamment des abus commis par les Forces nouvelles— étant resté particulièrement vif dans les mémoires. Un réfugié de 39 ans de Zouan-Hounien a indiqué :

 

« En 2003, j’ai été emprisonné à Danané pendant un mois, mais grâce à l’intervention de l’ONUCI, j’ai été libéré. J’étais accusé d’avoir soutenu Gbagbo après les élections [de 2010], et lorsque c’est arrivé [la controverse électorale], j’ai décidé de partir. […] Je ne voulais pas revivre la même chose. Avant que je parte [pour le Libéria], les rebelles me recherchaient et questionnaient mes amis. Ces derniers m’ont dit de faire attention. Le même militaire des Forces nouvelles qui m’avait arrêté en 2003 est revenu dans le village à ma recherche ».

 

Les militaires des Forces nouvelles s’en sont également pris à des femmes qu’ils ont agressées sexuellement pour leur soutien réel ou présumé à Laurent Gbagbo.

 

Human Rights Watch a documenté sur cette période trois cas de viols survenus immédiatement après le second tour des élections, dont le viol de l’épouse d’un responsable de la campagne de Laurent Gbagbo par des militaires des Forces nouvelles venus chercher son mari. Une femme de 36 ans a assisté depuis chez elle au viol de deux autres femmes de son village, dont une femme enceinte violée par quatre militaires des Forces nouvelles.

 

Plusieurs réfugiés au Libéria ont également déclaré à Human Rights Watch que des militaires des Forces nouvelles étaient venus dans leurs villages et avaient forcé les femmes à leur faire la cuisine et, dans certains cas, à être leurs « épouses » forcées...

 

Pour la deuxième partie, cliquez ici

 

cotedivoire-lavraie.fr

__________________________________________________

LUNDI 14 MAI 2012

2ÈME PARTIE : DES CIVILS BRÛLÉS VIFS !

 

Le besoin de justice pour les crimes post-électoraux en Côte d’Ivoire

 

http://www.abidjandirect.net/album/1299694066.gifDans cette deuxième partie, d’une suite de révélations sur les crimes post-électoraux, nous allons vous montrer avec de nouveaux éléments de preuves (témoignages, images, vidéos, périodes précises, lieux, avec les noms de commanditaires) comment les forces pro-ouattara ont brûlé et égorgé des civils dans la commune d’Abobo.

Pour ne pas être taxés de partisans, nous nous appuyons exclusivement sur un document produit par Human Watch Right (HWR), une ONG américaine financée en grande partie par George Soros, un soutien d’Alassane Ouattara. (Pour en savoir plus sur le lien Soros-HWR, voir ici et ici)

 

 

Meurtres de civils dans le village d’Anonkoua

 

Aux environs de 2 heures du matin le 7 mars, plus de 60 combattants pro-Ouattara ont attaqué le village d’Anonkoua-Kouté, situé tout près de leur fief militaire d’Abobo à Abidjan. Anonkoua est un village habité principalement par des membres de l’ethnie ébrié, qui soutenaient largement Gbagbo. Human Rights Watch pense, d’après les entretiens menés avec des témoins et des habitants du quartier, que les assaillants appartenaient au Commando invisible (composés de miliciens pro-ouattara, avec pour chef le putschiste Ibrahim Coulibaly dit IB). Selon les témoins, les assaillants descendaient d’Abobo PK-18, qui était la base du Commando invisible de fin février à fin avril.

 

Comme il a été précisé, le Commando invisible luttait contre Laurent Gbagbo mais opérait probablement en dehors de toute chaîne de commande d’Alassane Ouattara et de Soro ; pour de nombreuses personnes, leur commandant n’était autre qu’IB Coulibaly, rival de longue date de Soro, tué le 27 avril au terme d’une lutte intestine après l’arrestation de Laurent Gbagbo.

 

Le 6 mars, des affrontements avaient eu lieu dans cette zone entre les forces de Laurent Gbagbo et le Commando invisible. Des victimes de l’attaque du 7 mars, ainsi qu’un combattant du Commando invisible, ont expliqué à Human Rights Watch que les forces pro-Ouattara pensaient que des armes avaient été laissées dans le village par les forces pro-Gbagbo. Toutefois, il semblerait que les assaillants aient tué des civils au hasard et incendié une grande partie du village au lieu de se mettre en quête d’armes. Human Rights Watch a interrogé quatre victimes d’Anonkoua-Kouté et a pu confirmer la mort de neuf civils, dont deux femmes qui ont été brûlées. L’une des victimes a déclaré à Human Rights Watch :

 

« Je pouvais entendre des tirs de fusils, et les gens du village ont commencé à crier. Je suis sorti pour voir ce qui se passait, et je suis tombé sur quelqu’un qui m’a attrapé et a demandé un mot de passe. Je ne le connaissais pas, alors il a pointé son fusil à canon scié sur moi à deux mètres de distance et il a tiré. J’ai lancé mon bras vers le fusil juste au moment où il tirait et des chevrotines ont giclé dans mon bras et mon cou. Je suis tombé par terre et je suis resté couché en faisant le mort. Je les ai vus massacrer le village tandis que j’étais couché là. [...] Les rebelles étaient tout habillés de noir. Certains d’entre eux portaient des cagoules, d’autres avaient des bandanas. Ils tambourinaient sur les portes des maisons et ne cessaient de répéter : « Nous sommes ici pour la guerre, nous ne sommes pas ici pour nous amuser », et ils demandaient où les gens cachaient des armes tout en les frappant et en les tuant.

À une maison proche de la mienne, une femme a refusé d’ouvrir la porte. Ils ont lancé des bouteilles allumées qui avaient été trempées dans de l’essence, et la maison a pris feu. Une femme est sortie en courant en hurlant ; elle était en feu. Elle est morte plus tard ce jour-là. Je les ai vus attraper un autre de mes voisins et lui tirer dessus à bout portant. C’était vraiment de la barbarie ».

 

Voici la preuve en image et en vidéo de ce témoignage (cliquez ici)

 

Un autre témoin a affirmé avoir vu les forces pro-Ouattara égorger son père de 72 ans. Au moins 15 maisons ont été incendiées, selon plusieurs habitants, et le village entier a été abandonné.

En outre, les forces pro-Ouattara— qui, selon des témoins, des victimes et des habitants du quartier, seraient composées du Commando invisible d’IB Coulibaly et de combattants des Forces nouvelles fidèles à Soro, d’après l’emplacement précis des attaques— ont menacé et déplacé des partisans supposés de Laurent Gbagbo à travers tout Abobo et Anyama.

 

Le 8 mars, un membre du groupe ethnique Bété a indiqué que des soldats pro-Ouattara avaient fracassé sa porte et saccagé sa maison à Abobo. Ils ont pointé leurs armes sur lui et dit qu’il était un « Patriote », menaçant de le tuer. Des voisins sont intervenus en sa faveur, ce qui, selon la victime, lui a sauvé la vie, mais les assaillants lui ont malgré tout volé tous ses biens. La victime, comme des milliers d’autres, a fui pour se réfugier dans une zone qui se trouvait toujours sous le contrôle de Gbagbo.

 

Exécutions sommaires de membres détenus des forces de Gbagbo

 

Human Rights Watch a documenté les exécutions sommaires de 11 membres des forces armées (…) fidèles à Gbagbo entre le 1er et le 10 mars. Dans sept cas, selon des témoins, des véhicules ou des individus à pied ont été arrêtés à des postes de contrôle des forces pro-Ouattara à Abobo afin de chercher des armes. Lorsque les combattants pro-Ouattara ont trouvé une arme et « jugé » que la personne était un combattant pro-Gbagbo, ils ont tué le détenu désarmé. D’après Human Rights Watch, les auteurs de cet acte auraient été des combattants de Coulibaly et de Soro, qui opéraient à cette période avec des milices composées de jeunes issus de la population locale.

 

Un combattant pro-Ouattara à Abobo— qui a déclaré appartenir au Commando invisible— a mentionné à Human Rights Watch quatre exécutions auxquelles il avait pris part.

 

Le 2 mars, une ambulance a été stoppée et ses compagnons combattants ont indiqué qu’ils avaient découvert des kalachnikovs lors de la fouille, le chauffeur a alors été arrêté. Le 5 mars, le combattant pro-Ouattara a expliqué qu’il avait trouvé trois personnes avec des armes qui passaient à pied un poste de contrôle près d’Anonkoua, sous-quartier d’Abobo. Dans les deux cas, le combattant pro-Ouattara a assuré avoir amené les détenus à un officier supérieur, ce qui indique une organisation et une chaîne claire de commandement parmi les combattants. Après avoir été détenue, la personne a été soumise à un « interrogatoire intense », puis « neutralisée », selon le combattant. Un témoin de l’exécution de trois autres personnes soupçonnées d’appartenir aux forces fidèles à Gbagbo a expliqué à Human Rights Watch :

 

« Le lundi 6 mars, je me promenais dans Abobo lorsqu’un 4x4 noir est tombé sur un poste de contrôle. Les membres des Forces nouvelles (des combattants pro-soro) qui se trouvaient là ont arrêté la voiture et l’ont fouillée. Ils ont trouvé trois kalaches ainsi que des tenues des forces de sécurité. […] Les gars des FN ont brandi les kalaches, et immédiatement dix autres FN sont tombés sur la voiture. Ils ont saisi les trois personnes qui se trouvaient à l’intérieur et les ont jetées à terre, les frappant avec de longues planches et les armes qu’ils venaient de saisir. Ils ont déchiré leurs vêtements et tandis que certains d’entre eux continuaient à les frapper, d’autres ont attrapé des pneus et les ont entassés sur eux. Les gars des FN ont alors versé de l’essence d’un récipient et ont mis le feu au tout. On pouvait voir bouger les jambes des gars de Gbagbo tandis qu’ils brûlaient, toujours frappés par les soldats des FN. ».

 

Lors d’un autre incident survenu le 7 mars, des forces pro-Ouattara ont détenu quatre chefs présumés des milices à Abobo et les ont sommairement exécutés. Des témoignages dignes de foi ont indiqué que deux personnes ont été capturées puis utilisées pour tendre un piège à des chefs plus importants. Les forces pro-Ouattara les ont ensuite tous exécutés. Human Rights Watch a pu voir les images vidéo du corps de « Lamté », un chef de la milice dans cette zone impliqué (selon eux) dans des meurtres post-électoraux contre des partisans d’Alassane Ouattara. Il avait eu la gorge complètement tranchée. Dans la vidéo, une autre victime avait été empalée avec un pieu.

 

Pour la troisième partie, cliquez ici et la première partie, ici

 

cotedivoire-lavraie.fr

_____________________________________________

MERCREDI 16 MAI 2012

3ÈME PARTIE : EXÉCUTION SYSTÉMATIQUE DES GUÉRÉS !

 

Le besoin de justice pour les crimes post-électoraux en Côte d’Ivoire

 

 

crimes-des-rebelles-pro-ouattara-ouest-côtedivoire.11Dans cette troisième partie, d’une suite de révélations sur les crimes post-électoraux, nous allons vous montrer  avec de nouveaux éléments de preuves (témoignages, images, vidéos, périodes précises, lieux, avec les noms de commanditaires) d’un véritable génocide dans l’ouest de la Côte d’ivoire.
Pour ne pas être taxés de partisans, nous nous appuyons exclusivement sur un document produit par Human Watch Right (HWR), une ONG américaine financée en grande partie par George Soros, un soutien d’Alassane Ouattara. (Pour en savoir plus sur le lien Soros-HWR, voir ici et ici)
 
 

Offensive militaire des Frci (Forces pro-ouattara)

 

Le 17 mars, Alassane Ouattara a signé un décret portant création des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qui constituent les forces armées « officielles » du pays. Les Forces républicaines étaient composées de combattants des Forces nouvelles (les rebelles venus du nord de la Côte d’ivoire) ainsi que des membres de l’armée nationale et des forces de sécurité qui avaient rallié le camp d’Alassane Ouattara. (…) Les soldats (Frci) ont systématiquement pris pour cible des civils suspectés d’être des partisans de Laurent Gbagbo à chaque fois qu’ils rencontraient une résistance acharnée essentiellement dans l’Ouest et à Abidjan. Si les hommes et les jeunes étaient particulièrement visés pour leur affiliation présumée avec les milices, des personnes âgées, des femmes et des enfants ont également été tués. Au total, des centaines de victimes ont été exécutées après avoir été prises pour cible selon des critères ethniques, et des dizaines de femmes ont été violées. Parfois, des hauts gradés des Forces républicaines ont été impliqués dans ces exactions, soit directement, soit au titre de leur responsabilité de commandement.

 

Information confirmée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'ONG catholique Caritas. Cliquez ici pour plus d'informations

 

Le 10 mars, Soro (alors premier ministre d’Alassane Ouattara et ministre de la défense de son gouvernement) a proclamé le commandant Fofana Losséni chef de la « pacification de l’ouest du pays » pour les Forces républicaines, avec pour mandat de « protéger les populations au nom du gouvernement Ouattara ». Des témoins et des journalistes ivoiriens ont également identifié le capitaine Eddie Médi comme étant le chef de l’offensive militaire menée de Zouan-Hounien à Guiglo.

 

Alors que les combats faisaient rage pendant tout le mois de mars, les Forces républicaines ont systématiquement pris pour cible les civils présumés pro-Gbagbo. (…) Human Rights Watch a recueilli des informations sur les meurtres de civils commis par les forces pro-Ouattara dans une dizaine de villages au moins autour de Toulepleu et Bloléquin, notamment des exécutions à bout portant, des actes de mutilation et des immolations. Bien que la majorité des habitants guérés de la région aient fui en prévision de l’attaque menée par les Forces républicaines, ceux qui sont restés ont été soumis à un châtiment collectif pour le soutien présumé de leur groupe à Gbagbo. La commission d’enquête internationale a par ailleurs découvert qu’« à leur arrivée dans les villes, les FRCI et leurs alliés ont également commis de nombreuses exactions contre les populations jugés [sic] favorables à l’ex président Gbagbo […] ».

 

Voici un reportage sur ces crimes que le journal “le monde” a pris soin de publier. (Cliquez ici)

 

Un Guéré de 57 ans originaire de Zoguiné, village situé entre Toulepleu et le poste-frontière officiel ivoiro-libérien tout proche, a expliqué à Human Rights Watch que les Forces républicaines avaient tué un agriculteur qui rentrait chez lui à pied, brûlé vive sa mère et détruit son village :

 

« Les rebelles (forces pro-ouattara) sont arrivés dans mon village le lundi 7 mars, à 10 heures du matin. Les femmes du village avaient déjà fui dès qu’elles avaient appris que Toulepleu avait été attaquée. Mais ma mère est restée parce qu’elle n’était pas capable de s’enfuir, et puis il y avait 14 hommes qui sont restés aussi. La plupart d’entre nous étions au village mais l’un de nous était dans ses champs en dehors du village. Sept rebelles sont arrivés. Lorsqu’on a entendu les coups de feu, on s’est tous enfuis dans la brousse. Mais l’homme qui était dans sa plantation ne savait pas qu’ils étaient arrivés. Il est revenu chez lui et à ce moment-là, ils lui ont tiré dessus et l’ont touché au genou, ce qui fait qu’il ne pouvait plus marcher. Ils étaient tous en tenue militaire et portaient des foulards blancs sur la tête. Certains s’étaient barbouillés le visage avec du charbon ; d’autres s’étaient mis de la peinture rouge. Les autres, on était tous cachés dans la brousse et on regardait tout à une distance de 100, peut-être 200 mètres. Ils lui ont tiré dans le genou avec une kalache à environ 10-20 mètres. Ils se sont dirigés vers lui après ce premier coup de feu et l’ont mis en joue avec leurs fusils. Puis [notre voisin] nous a crié : « Sortez de la brousse ! Ce ne sont pas les rebelles qui sont venus. Ce sont nos protecteurs [les troupes pro-Gbagbo]. » Ils ont essayé de nous piéger. Mais on pouvait les voir, on pouvait les voir avec leurs fusils pointés sur lui. Donc on n’a pas bougé.

 

Après deux minutes, ils ont dû se rendre compte qu’on n’allait pas revenir. Ils ont mis le feu à sa maison, et puis ils l’ont attrapé à plusieurs et l’ont traîné par terre. Ils ont dû le traîner sur 85 mètres, l’emmenant vers la route principale qui traverse le village. Ensuite, ils l’ont abattu à bout portant et l’ont éventré avec un long couteau. Ils ont laissé son corps là. Puis ils sont retournés au village et ont commencé à rentrer dans toutes les maisons. Ils ont fouillé celles situées près de la route et ont emporté toutes les choses de valeur. Ils ont mis le feu aux maisons qui avaient un toit de paille. Ma mère était âgée et malade et ne pouvait pas quitter son lit. Ils ont brûlé sa maison avec elle encore à l’intérieur. J’ai trouvé son corps carbonisé plus tard, après leur départ. Je les ai regardés brûler ma maison après avoir tout volé. Comme ils étaient venus au village à pied, ils ont amassé tous les objets le long de la route principale. Puis ils ont appelé leurs compagnons, qui sont arrivés dans un camion-cargo militaire pour tout emporter. Ils ont pris des téléviseurs, des radios, toutes les choses sur lesquelles ils ont pu mettre la main. Ils ont massacré tous nos animaux— en ouvrant simplement le feu sur eux avec leurs kalaches— avant de monter dans le camion »

 

Dans quelques villes et villages, les Forces républicaines sont arrivées plus tôt que prévu, avant que la plupart des habitants n’aient pu fuir, et elles ont ouvert le feu alors que la population en panique cherchait à se réfugier dans la brousse avoisinante. Human Rights Watch a recueilli des informations sur des dizaines de meurtres survenus dans ces circonstances à Toulepleu, Diboké, Doké et Bloléquin. Des témoins ont déclaré que les Forces républicaines allaient souvent de maison en maison après s’être emparées d’un village, tuant bon nombre de ceux qui étaient restés. Une habitante de Diboké âgée de 23 ans a déclaré à Human Rights Watch que des combattants des Forces républicaines étaient entrés chez elle et avaient tué sa mère, son père et son frère cadet. Elle s’était échappée par une fenêtre, trouvant finalement refuge au Libéria. Une femme de 25 ans de Bloléquin s’est cachée sous son lit lorsque les forces pro-Ouattara ont pénétré chez elles et ont tué sa soeur âgée de 20 ans. Dans au moins quatre cas sur lesquels Human Rights Watch a recueilli des informations, les victimes ont eu des parties de leurs bras tranchés et ont ensuite été éventrées à l’aide de longs couteaux— deux alors qu’elles étaient encore vivantes, deux autres après avoir été abattues...

 

Après avoir commis ces actes dans plusieurs villes et villages, certains soldats des Forces républicaines se sont déployés à pied sur les pistes dans des zones où les habitants travaillent dans leurs plantations de cacao— tuant d’autres personnes qui croyaient avoir trouvé refuge dans un endroit sûr. Une femme de 47 ans a décrit à Human Rights Watch ce qui s’est produit dans l’une de ces circonstances :

 

« Lorsqu’on a appris que les rebelles arrivaient, ma famille a trouvé refuge dans notre campement [petite plantation de cacao]. C’est à deux kilomètres à l’extérieur de Doké, sur une piste seulement accessible à pied ou à moto. On pensait qu’on y serait en sécurité, même s’il y avait des combats en ville. Le 16 mars, j’étais avec mon père, mon mari et mon fils de 10 ans. Ma sœur et ses enfants étaient là aussi. On était en train de préparer à manger lorsque deux rebelles sont tombés sur nous dans la brousse. L’un d’eux portait un treillis militaire complet avec un foulard blanc ; l’autre portait un pantalon militaire et un tee-shirt noir. Peut-être avaient-ils vu le feu et c’est comme cela qu’ils nous ont trouvés.

 

C’est moi qu’ils ont vue en premier lieu et ils ont tiré sur moi à 20 ou 30 mètres de distance. Je suis tombée par terre et j’ai fait semblant d’être morte. Ils ne m’avaient pas touchée. Puis ils ont vu les autres et se sont dirigés vers eux. Ils ont à nouveau ouvert le feu et ils ont tué ma famille— mon fils, mon mari et mon père, ils ont tous été tués. Ils tiraient avec des grands fusils, des fusils qui tiraient vite, du genre « boom-boom-boom ». Je gisais là par terre, j’ai vu quand mon fils s’est écroulé, mort, mais je ne pouvais pas pleurer. Si j’avais pleuré, ils auraient su que j’étais encore vivante et ils m’auraient tuée. Mais pourquoi suis-je encore vivante ? Ils ont pris mon fils, mon mari et mon père. Je n’ai plus rien. Je ne suis plus en vie de toute façon. […] Ils sont partis et après un petit temps, je me suis levée et j’ai regardé les corps. Du sang avait coulé par terre, mais aucun d’eux ne bougeait encore. Mon fils avait reçu deux balles, l’une dans la poitrine, l’autre dans le ventre. Je l’ai pris dans mes bras et j’ai pleuré en silence »

 

Des témoins ont expliqué qu’après avoir tué sommairement les civils guérés trouvés dans un village, les Forces républicaines se livraient souvent au pillage avant de mettre le feu aux maisons. Human Rights Watch a recueilli des informations sur l’incendie partiel d’au moins 10 villages guérés autour de Toulepleu et de Bloléquin. Plusieurs témoins ont signalé à Human Rights Watch qu’alors qu’ils étaient cachés dans la brousse, ils avaient vu les forces pro-Ouattara aller jusqu’à mettre le feu aux bâtiments servant à stocker le riz et les semences de riz…

 

Tout ceci s'est déroulé en présence des soldats onusiens qui étaient pourtant chargés de protéger la population civile.

 

Cliquez ici pour en avoir la preuve et voir images ce génocide du peuple wê.

 

Rendez-vous demain pour la quatrième partie avec plus de faits et de preuves sur crimes commis par le camp Ouattara. (Pour la première partie, cliquez ici, la deuxième partie ici)

 

cotedivoire-lavraie.fr