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05/05/2016

Israël aura un bureau au siège de l’OTAN à Bruxelles

et bien sûr en cas de conflit, il faudra qu’Israël choisisse les États-Unis contre la Russie...
merci Mr Netanyahou


Siège de l'OTAN à Bruxelles. ©AP
L’OTAN a confirmé mardi soir qu’Israël serait autorisé à avoir un bureau au siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles, capitale belge, rapporte Israel National News.
Après un réexamen de ses relations, l'OTAN a décidé d'accepter la présence d'un représentant officiel d'Israël et de lui accorder un bureau permanent à son siège à Bruxelles.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a salué cette décision, la qualifiant de pas important  faveur de la sécurité d’Israël.
Le journal Times of Israël a estimé que cela témoignait de l’amélioration des relations entre l’OTAN et le régime de Tel-Aviv et écrit :
« Israël n’est pas membre de l’Alliance atlantique, mais il a coopéré avec cette organe dans divers domaines. A l’heure actuelle, il fait partie du Dialogue méditerranéen, un programme de sensibilisation de l'OTAN de sept pays traitant des voies maritimes.
Certains Etats de l'OTAN s'étaient opposés par le passé aux tentatives de resserrement des liens avec Israël, estimant que cela pourrait porter atteinte aux relations avec des pays arabo-musulmans.
David Walzer, ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne est considéré comme le représentant israélien à l’OTAN mais jusqu’ici la elle ne reconnaissait pas officiellement la délégation israélienne.
PresseTV.com
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Les exercices militaires de l’OTAN baptisés Spring storm vont avoir lieu en Estonie, et les troupes de dix pays membres de l’Alliance y participeront.

Ces manœuvres vont commencer lundi prochain(13 mai 2016) en Estonie, avec la  participation de 6.000 militaires, et dureront jusqu'au 19 mai, a annoncé l'état-major des forces armées estoniennes, selon Sputnik.
Dix pays membres de l’OTAN seront présents dans ces manœuvres : Pays-Bas, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Canada, Lettonie, Lituanie, Finlande et Suède.
Ces exercices militaires auront lieu à Tortu, à Polva et à Voru qui se trouvent dans une zone frontalière avec la Russie.
Ces derniers temps, l'OTAN a augmenté le nombre de ses manœuvres à proximité des frontières russes. En avril 2016, le commandant adjoint des Forces d'attaque navale et de soutien de l'OTAN a visité l’Estonie pour discuter les plans des manœuvres navales qui se tiendront dans la mer Baltique cet été.
PressTV.com

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Otan
« L’ART DE LA GUERRE »

Qui nous menace vraiment ?
L’Otan n’est pas une alliance militaire entre États souverains, mais un pacte fixant les relations entre un suzerain et ses vassaux. Une telle organisation viole donc, par elle-même les principes de la Charte des Nations unies, ainsi que l’a souligné la Conférence de Bandung en 1955. Et comme il n’existe pas d’ennemi susceptible de justifier cette situation, l’Otan se charge de l’inventer…

Comment fait-on pour justifier la guerre s’il n’y a pas d’ennemi qui nous menace ? C’est simple, il suffit de l’inventer ou de le fabriquer. C’est ce que nous enseigne le général Philip Breedlove, le chef du Commandement européen des États-Unis qui va passer à un autre général états-unien le bâton de Commandant suprême allié en Europe.
http://www.voltairenet.org/article190891.html

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Yom haShoah : témoignage

Rahel Zini:  »Le plus dur ce n’était pas les coups ni le froid, c’était la faim »

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A l’occasion de Yom Hashoah, LPH a recueilli le témoignage exclusif de Madame Rahel Zini, rescapée d’Auschwitz. Rahel Zini a pris sa revanche sur le nazisme: mariée au Rav Meir Zini, elle est la mère du non moins célèbre Rav Eliahou Zini de Haïfa, ou encore la grand-mère du Colonel David Zini, officier réputé de Tsahal. Mère de six enfants, elle compte désormais une descendance de plus de 120 petits-enfants et arrière-petits-enfants!

A 94 ans, elle fait partie des derniers témoins directs de l’horreur qu’a été la Shoah. Elle nous livre son histoire, la monstruosité dont elle et des millions de nos frères et sœurs ont été victimes pendant cette période noire de l’histoire.

Le P’tit Hebdo: Où avez-vous grandi?
-
Je suis née en Tchécoslovaquie devenue malheureusement hongroise. Mon père était avocat, ma mère était d’une famille aisée. Nous étions des Juifs assimilés. Nous vivions dans un château, dans un village de 350 personnes, entourés d’amis chrétiens. Nous avions même le téléphone, la radio et une voiture!
J’avais 22 ans quand la guerre a éclaté.

Comment se sont alors comportées vos relations chrétiennes?
- Je garde en mémoire un souvenir qui va répondre à votre question. Nous vivions donc dans un château mais il a fallu que nous partions pour le ghetto, comme tous les Juifs. J’avais une très bonne amie qui, la veille de notre entrée dans le ghetto, m’a proposé de garder mes robes. Je lui ai répondu que ce n’était pas la peine: si je revenais vivante, je voulais avoir de quoi m’habiller. Elle est revenue le soir même en insistant. Je les lui ai donc confiées. Une autre amie chrétienne m’a raconté qu’elle l’avait rencontrée avec une de mes robes et lui a demandée pourquoi elle portait mes vêtements. Si elle avait répondu  »elle est morte », j’aurais compris, mais elle a répondu  »il y a longtemps qu’elle est crevée »

Vous avez ensuite été déportée?
- J’ai été déportée avec ma mère et ma sœur enceinte de six mois. Mon père avait été réquisitionné déjà avec les autres hommes valides du ghetto. Quand nous avons été déportées nous étions 85 personnes dans un wagon où il y a avait la place pour trois chevaux. Il n’y avait que des vieillards, des handicapés, des enfants, des femmes qui allaitaient, des femmes enceintes.
Une petite fille de 8 ou 9 ans qui était dans le wagon a demandé:  »c’est maintenant que le gaz arrive? ». Sur les 85 personnes présentes, personne n’a répondu, c’était terrible… En effet, nous savions, nous avions entendu à la radio ce qui se passait pour les Juifs déportés.

On a continué jusqu’à Auschwitz. Une fois arrivés, nous avons ouvert le wagon et nous avons malheureusement sortis plusieurs cadavres…On entendait des cris, des coups. Un vieil ami de notre famille avait dans sa main une paire de chaussures montantes pour hommes, très bonnes: il me les a tendues et m’a dit  »là où je vais, je n’en aurais pas besoin ». Il me les a données. C’était très dur.

Que s’est-il passé sur place?
- On nous a demandé de nous déshabiller complètement et de bien ranger nos vêtements et nos chaussures pour les retrouver. Nous sommes alors arrivées sur une place au milieu de laquelle était assis un homme très gros avec des gants jusqu’aux coudes: c’était Josef Mengele. Nous passions notre première sélection. Les micros hurlaient:  »Celle qui va à droite aura un litre de lait et un pain entier par jour! ». Je vois que celles qui vont là-bas sont les jeunes mères et les handicapés. Je dis à ma mère que nous devons aller à gauche. Elle était réticente mais finalement, nous partons à gauche. Nous avons alors bénéficié d’un premier miracle: si nous étions parties à droite nous ne serions probablement plus là.

Je passe, comme toutes, nue, devant Mengele, pour la sélection. Nous sommes conduits dans une grande salle avec des pommeaux de douche au plafond. On était à peu près 800 femmes nues dedans. Les nazis se sont mis aux fenêtres et ont crié:  »Le gaz arrive! ». Les femmes se sont précipitées vers la porte: plusieurs sont mortes piétinées. Heureusement c’était de l’eau tiède qui est sortie des douches. Nous ne nous sommes pas lavées, nous avons bu cette eau: on ne nous avait rien donné à boire depuis 48 heures! On nous a ensuite rasé la tête.
En sortant on nous a donné un morceau de savon sur lequel était inscrit RIF. Après plusieurs heures de réflexion, nous avons compris qu’il s’agissait des initiales allemandes de  »pure graisse juive ». Nous avons donc enterré ces savons: ils étaient les corps de nos coreligionnaires…

Nous sommes entrées ensuite dans la bicoque qu’ils nous ont donnée après nous avoir tatoué le numéro sur le bras. Ils nous injectaient du chrome avec des seringues complétement rouillées pour que nous ne puissions pas avoir d’enfant. Dans la nourriture, que l’on recevait dans des boites de conserve rouillées, ils mettaient aussi des produits dont de la levure pour que nos ventres gonflent.

Vous êtes restées à Auschwitz tout le temps?
- Nous avons été amenées dans un camp de travail près de Cracovie. On portait toute la journée des pierres de 20 kg. Un jeune kapo juif d’une vingtaine d’années qui nous surveillait, trouvait que ma mère ne courait pas assez vite. Il lui a donné une gifle qui lui a éclaté une veine. Ma mère a riposté:  »tu n’as pas honte! Je pourrais être ta mère! ». Il lui a répondu:  »Si tu savais les expériences sexuelles que je dois subir depuis des années par la femme SS avec qui je vis, tu comprendrais que je suis devenu un sauvage pareil ».

Un beau jour, ils nous ramènent à Auschwitz. On était désespérées. On savait que le pire nous attendait. Nous passons une deuxième sélection avec Mengele. On avait sur nous la robe rayée sans sous-vêtements. Cette robe était composée d’un tiers de tissu, d’un tiers d’orties et d’un tiers des cheveux des Juifs. Il fallait passer toute nue, les mains en l’air. J’avais un furoncle sous le bras dû au manque de vitamine. Ma mère avait demandé à une amie anesthésiste de me l’ouvrir. Je n’ai pas levé les bras complétement, ma blessure risquait d’être fatale pour moi. Mengele a crié:  »reviens celle qui n’avait pas les deux mains en l’air! ». Comme j’étais dans une foule, je ne suis pas revenue et j’ai pu passer. Encore un miracle…

Puis on nous a emmenées en Allemagne. Nous étions crasseuses avec des robes déchirées. Nous devions être formées pour le travail par trois ingénieurs. J’ai surpris une de leur conversation. L’un disait:  »ce sont des cadavres, ce n’est pas de la main-d’œuvre! Il faut les renvoyer à Auschwitz ». Son collègue lui a rétorqué:  »tu es prêt à avoir leur mort sur la conscience si on les renvoie? ». Alors ils nous ont gardées. Ce fut un miracle!
Si nous faisions notre tâche, nous recevions le soir une tranche de pain composé de trois quarts de farine et un quart de sciure de bois.

 De quoi avez-vous le plus souffert?
Les coups ne me faisaient rien. La faim était le plus terrible. Une nuit, je ne pouvais pas dormir, tellement j’avais faim. Alors je me suis dit: je ne mange pas ma tranche de pain le matin, je la cache sous le matelas pour la manger le soir avant de dormir. On dormait à trois sur un lit de 80 cm. Je reviens le soir, je ne trouve pas ma tranche de pain. Je m’énerve dans toutes les langues que je connaissais accusant mes camarades de vol! Ma mère devient blanche: c’était elle qui l’avait mangée…

Comment êtes-vous sorties d’Auschwitz?
- Je suis sortie du camp avec ma mère. Dès le départ, nous savions que ma sœur ne survivrait pas… Quand le vent a commencé à tourner pour les nazis, on nous a entassées à 25 dans un wagon ouvert. Il faisait froid. Nous avions pour deux jours un morceau de pain et une bouteille d’eau. Le matin on s’aperçoit que les Anglais ont bombardé le train. La marche de la mort a alors commencé à travers toute la Forêt Noire. Le dernier jour, ils nous ont donné des macaronis crus et pas d’eau comme nourriture…

Puis les soldats américains sont arrivés. Ils nous ont emmenées dans un hôtel luxueux. Les officiers américains juifs nous ont donné tout ce dont on pouvait rêver: des chaussures confisquées aux allemands, de la nourriture! Je me souviens que j’avais envie de gruyère, un officier américain m’a apporté un gruyère entier!

Des Yougoslaves ont arraché les rideaux de l’hôtel pour nous coudre des robes tout de suite.

Comment avez-vous rencontré votre mari dans ce contexte?
- Les Américains nous emmenaient danser tous les soirs. Quand ils sont partis, nous étions un peu désemparées. L’armée française a pris leur place. Les soldats français étaient beaucoup plus affaiblis, eux aussi par la faim et la dureté de la guerre.  Le 14 juillet, il était impensable que nous ne sortions pas danser! Nous avons donc invité les Juifs de l’armée française. C’est ainsi que j’ai connu mon mari, aumônier. Nous nous sommes mariés dans notre château d’avant-guerre.
Puis nous sommes partis en Algérie. Pour moi, c’était un monde qui avait 50 ans de retard sur l’Europe. Mon fils ainé Eliahou est nommé d’après mon père.
Je me suis bien adaptée au monde séfarade. Je ne connais que peu d’ashkénazes aujourd’hui! J’ai aimé la chaleur et la convivialité de cette culture.

Aujourd’hui vous vivez en Israël. Est-ce l’accomplissement de votre vie?
- Pendant 40 ans, mon mari a été Rabbin. Nous avons fait notre alya il y a 10 ans. Mon mari aurait voulu venir plus tôt. Je suis heureuse de vivre en Israël. Quand nous sommes arrivés en France d’Algérie, nous vivions dans deux pièces de 45 m2 avec nos six enfants. Aujourd’hui nous devons mesurer la beauté de notre pays et des gens qui l’habitent!

Propos recueillis par Avraham Azoulay
LPHinfos

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04/05/2016

tragique destin d'une héroïne kabyle

Zoulikha Oudai, née Yasmina Echaïb le 7 mai 1911 à Hadjout en Algérie, est une résistante algérienne durant la Guerre d'Algérie.
wikipédia


Elle est née le 7 mai 1911 à Hadjout et a vécu à Cherchell. Fille d’un père cultivé qui encourageait les Algériens à s’instruire, elle était elle-même instruite, parlant élégamment le français et donnant l’exemple pour l’émancipation de ses compatriotes. Mariée tôt, à seize ans, elle aura cinq enfants qu’elle impliquera plus tard dans la révolution. L’un d’eux, Lahbib, fidaï, sera exécuté en janvier 1957 après l’exécution de son père, El Hadj Si Larbi, le 4 décembre 1956. Zoulikha Oudaï perd son fils et son mari en un mois.


Le mouchoir ensanglanté
Zoulikha, nous l’appellerons ainsi maintenant, est alors âgée de 46 ans. A cet âge on est mère au foyer, partout en Algérie, surtout avec cinq enfants. Révoltée, c’est une femme obstinée avec de l’expérience et du caractère, vouant une passion effrénée pour son peuple. Elle engage la lutte et la poursuit inlassablement en compagnie de militants et de militantes dans les maquis de Haïzer et dans Cherchell enclavée dans les murailles, gardée par une armée en alerte. Dans les maquis, chez les Oudayenes et les Oulhendis ainsi qu’au pic Marceau et dans les monts des Beni Menacer, Zoulikha sillonne les pistes pour faire le relais avec l’Organisation installée dans les caches ou dans des douirette en ville. Dans le combat urbain, elle organise le réseau femmes et le réseau hommes, mettant en place les moyens pour faire acheminer la logistique aux maquis. Les lieux de rencontre se font chez El Biya (la lionne), une cartomancienne qui leur assure la sécurité. Les contacts se font par des jeunes filles de 12 à 14 ans, dont sa fille Khedidja, encore en vie. Les jeunes filles insoupçonnables font le va-et-vient, de cache en cache, avec des ânes bâtés et des poteries dans lesquelles sont cachés nourriture, habillement et armes. Lorsque son mari, El Hadj Larbi, fut exécuté en décembre 1956, Zoulikha se rend au commissariat en compagnie d’un avocat et exige du commissaire Coste de lui restituer la montre et les 300 000 francs trouvés sur lui. Impressionné par Zoulikha, intimidé par la présence de l’avocat, le commissaire s’exécute. Zoulikha remet alors l’argent des cotisations à l’organisation. La montre est aujourd’hui chez la famille Oudaï. Début 1957, le réseau FLN de Cherchell est découvert et les membres arrêtés. Zoulikha s’enfuit et rejoint le maquis où elle est accueillie par Boualem Benhamouda, alors commissaire politique du secteur. Sur ses orientations, elle est volontaire pour activer dans le secteur des Oudaï où elle mobilise la population et organise les relais aux moudjahiddine en transmettant les informations et les directives malgré le danger pour accéder dans Cherchell, ville quadrillée, impénétrable. Les moudjahiddine passaient alors par un poste relais sûr, la sécurité assurée par Zoulikha. Un jour, Abderrahmane Youcef Khodja et Ali Alliche, âgés de 26 ans, passent par ce poste. Zoulikha les attend à 6h30. Soudain, des mitraillettes crépitent. Les deux moudjahiddine tombent, mortellement atteints. Zoulikha sort un mouchoir, le trempe dans leur sang et s’enfuit. Elle est choquée quelque temps et Boualem Benhamouda la soutient et la soigne. Elle garde le mouchoir qui ne la quittera plus et reprend le combat jusqu’à son arrestation au maquis. La guerre s’intensifie dans la région réputée infestée de fellagas. Zoulikha va de tribu en tribu, de cache en cache et c’est toujours dans l’oued Haïzer qu’elle atterrit. Elle est chez elle, chez les Oudaï.

De la légende à la littérature
Lors d’un contact avec Boualem Benhamouda, Zoulikha tient à voir ses trois enfants gardés par la grand-mère. Ses enfants arrivent : Khadidja, 13 ans, Mohammed, 8 ans et Abdelhamid, 8 ans. Elle les embrasse, leur prodigue des conseils. Boualem Benhamouda et un guide veillent. Le moment passé, il faut déguerpir, le risque est grand. Elle les quitte et rejoint le maquis vers un destin inconnu. Elle ne reverra plus ses enfants ni son pays. C’est lors d’une embuscade dans l’oued Haïzer qu’elle sera arrêtée le 15 octobre 1957. Allioui est tué sur le coup. Oudaï Brahim, un parent de Zoulikha, est blessé et s’enfuit. Il sera égorgé plus tard par les militaires. Zoulikha est prisonnière, elle est attachée à un véhicule blindé. Elle harangue alors les hommes, soldats et fellahs rassemblés de force, pour assister à la scène : « Voyez ce que fait l’armée française à une femme », crie-t-elle. Le silence tombe, les hommes baissent la tête. Elle reprend : « Frères ! Frères ! Montez au maquis, libérez votre pays ! » Le capitaine tente de la faire taire, elle lui crache au visage. Humilié, il fait démarrer le convoi.

La harangue prend fin, le grain est semé.
Zoulikha est alors torturée pendant dix jours et sera exécutée le 25 octobre 1957. Elle n’a pas parlé, puisque aucun combattant de son réseau n’a été inquiété. Depuis ce jour, personne ne l’a plus revue. Son corps ne fut jamais retrouvé jusqu’à ce jour de 1984 où un fellah déclare se souvenir avoir enterré le corps d’une femme trouvé sur la route. Il indique l’endroit ; on pioche, on déterre et on découvre des ossements et des morceaux de tissu. C’est Zoulikha Oudaï. Elle est aujourd’hui enterrée au cimetière des chouhada de Menaceur. J’ai été au cimetière, j’ai emprunté les pistes qu’elle avait empruntées, j’ai vu le territoire des Oudaï et je ne vous ai rapporté que ce que m’ont dit ses compagnons de combat. De sa tombe, alors que je récitais la chahada, Zoulikha semblait m’interpeller : « Raconte et dit aux jeunes que c’est pour eux ». C’est fait, Zoulikha.

Je ne finirai pas sans citer un extrait du livre d’Assia Djebar La femme sans sépulture que je vous recommande de lire : « … Je vois peu à peu Zoulikha, appelée par les gens des collines et des vergers au-dessus de Cesarée (la tribu des Oudaï), qui arrive chez eux à la nouvelle de la mort d’El Hadj, son mari, dont le corps vient d’être rendu aux siens par l’armée. Zoulikha s’isole dans ce vestibule devant le cadavre étendu, les yeux fermés : elle s’incline, elle palpe de sa main les blessures à la poitrine, à la tempe et aux bras. Elle trempe ses deux mains dans le sang pas encore séché d’El Hadj. Elle ne pleure pas ; ses lèvres murmurent, quoi, une prière islamique, un serment, « que dorénavant c’est à elle… » ; peut-être lui dit-elle des mots d’amour, la promesse qu’elle continuera son action…

Source: El Watan

selon certaines traditions algériennes, elle aurait été embarquée en hélicoptère et jetée par dessus bord..mais l'histoire officielle n'a pas retenu cette version.

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La ministre Euphrasie Yao Kouassi sort de réserve à Bouaké

dans l'Affaire quatre filles violées à l’université

Les
            populations de Bouaké sont venues écouter Mme le ministre.

Les populations de Bouaké sont venues écouter Mme le ministre.

CIV-lepointsur.com (Abidjan, le 4-5-2016) La ministre Euprasie Yao Kouassi, ministre de la Promotion de la famille, de la femme et de la protection de l’enfant était le samedi 23 avril 2016 à Bouaké dans le cadre de la préparation de la fête des mères édition 2016. Cette visite, selon elle, vise non seulement à informer ses parents de la tenue de la fête des mères à Bouaké avec madame Dominique Ouattara, Première-dame de Côte d’Ivoire, mais aussi du concours national de la meilleure famille.

« Je suis venue d’abord vous dire que la Première-dame de Côte d’Ivoire a décidé de célébrer la fête des mères avec vous cette année à Bouaké, et aussi vous inviter à participer nombreux au concours de la meilleure famille de Côte d’Ivoire », a-t-elle déclaré. Selon elle, en effet, le rôle central de la femme dans l’épanouissement de la famille et des enfants n’est plus à démontrer.

A juste titre, elle a souhaité que cette célébration soit l’occasion pour témoigner de l’amour, de l’affection à toutes les femmes. Mme le ministre en a profité pour inviter les femmes à œuvrer pour la cohésion à Bouaké. Revenant sur l’affaire des quatre filles violées à l’Université, Euphrasie Yao Kouassi est sortie de sa réserve.

Les chefs
            ont accordé leur caution morale à la rencontre.

Les chefs ont accordé leur caution morale à la rencontre.

« Cela fait plus de 20 ans que je travaille pour la valorisation des femmes, pourquoi je vais me taire sur une question de femmes violées…. alors je demande simplement qu’on arrête de salir le nom de la Côte d’Ivoire que je défends moi-même à l’extérieur », a-t-elle indiqué.

Pour la ministre, cette action vise tout simplement à jeter le discrédit sur tous ses efforts en faveur de la femme en Côte d’Ivoire. Puis, de s’interroger sur l’identité de ces filles, sur l’intention inavouée de toutes ces mascarades. Selon elle, l’Etat ne saurait laisser de telles impunités prospérer.

Cependant, il convient tout de même de connaitre les victimes qui aideront le gouvernement à identifier les auteurs et les traduire devant la justice. Sans preuves, sans indices, le gouvernement ne peut rien faire. « Nous sommes ouverts, nous sommes disponibles, s’il y a des éléments, des preuves qui peuvent nous mettre sur la voie qu’on les fournisse et l’Etat prendra ses responsabilités », a-t-elle conclu

Nesta Devinci
lepointsur.com


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Qui est le journaliste Souleymane Senn

BONJOUR Firmin Mahan
Nous n'avons jamais échangé, jeune frère, et je ne crois pas que tu me connaisse. Tu connais encore moins Souleymane Senn, autrement, tu n'aurais pas écrit les énormités que tu as débitées sur ton mur à son sujet.

Je sais que tu es un soutien indéfectible à Affi N'guessan, c'est ton droit. T. Senn est quant à lui de la tendance rivale dirigée par Abou Drahamane Sangaré. C'est aussi son droit. Mais je ne peux pas et ne dois pas te laisser écrire n'importe quoi sur cet homme qui a payé le prix fort auprès de beaucoup d'autres camarades, pour que le Fpi parvienne au stade où d'aucuns peuvent se permettre d'y jouer les stars et les objecteurs de conscience. Aux temps de braise, pendant qu'Houphouët crachait le feu, nombre d'entre vous faisaient encore pipi au lit.

Pour ton info, T. Senn n'a pas commencé à "la voie", mais au "nouvel horizon". Professeur de français dans un lycée au pays, il a démissionné pour rejoindre l'équipe du journal du Fpi, dirigé alors par le grand Paul Arnaud, en qualité de correcteur et chroniqueur. Pour rejoindre rapidement l'équipe rédactionnelle. Dans ce groupe de presse "sadea éditions", devenu plus tard "la refondation", T. Senn a occupé diverses fonctions, mais il était surtout délégué et porte-parole du personnel, ce qui ne lui a pas valu que des amitiés.

T. Senn à dû aller au "Patriote" après avoir été renvoyé du groupe "la refondation", pour une raison toute simple. Comme beaucoup d'autres journalistes vers la fin des années 90, il a été approché pour une interview avec le président Eyadema. Il en a informé les responsables du journal qui, sans lui apporter leur caution formelle, lui ont octroyé la permission de s'absenter quelques jours. Je précise qu'ils savaient parfaitement où partait T. Senn et pourquoi, même s'ils ont refusé d'assumer plus tard. A son retour, T. Senn a entrepris de faire le compte-rendu de son voyage et cela a été l'objet d'annonces pendant au moins une semaine dans le journal.
A quel moment à t-il été arrêté et jeté en prison au Togo? Il faut arrêter ces fables. Quand l'article a été publié, la direction du parti a convoqué la direction du journal pour savoir pourquoi le parti n'a pas été informé de ce voyage. C'est alors que le rédacteur en chef, Diabaté A. Siddick (DAS) s'est debiné. Comment peut-on soutenir ne pas avoir été informé d'un voyage dont le compte-rendu a fait l'objet d'annonces?

T. Senn a ete renvoyé. Récupéré aussitôt par le quotidien "le patriote" qui venait après quelques années d'interruption, de décider de sa ré-parution. Je signale que nous étions dans le contexte du front républicain, la fameuse alliance entre le Fpi et le Rdr. Plus tard, quand cette alliance s'est cassée, T. Senn a aussitôt obtenu de la direction du journal, sa mutation du service politique au service culture au motif qu'il se refusait à s'attaquer à son parti, le Fpi.
Un an plus tard, il a été débauché par le quotidien "le national" comme rédacteur en chef pour impulser au journal la nouvelle ligne pro-Gbagbo, choisie par Tapé Koulou, avant de contribuer à la création du quotidien "les échos du matin" dont j'étais le rédacteur en chef et T. Senn, mon adjoint. C'est de là qu'il a été coopté par Amondji pour aller au district où il est jusqu'aujourd'hui.

Quelle sont donc toutes ces fables que tu racontes sur ce monsieur pour qui tu aurais dû avoir du respect? La différence de points de vues? Tu n'as donc rien compris. Moi, je suis en exil, mais j'ai des amis journalistes de toutes tendances. Dans le conflit interne au Fpi, je suis de ceux qui pensent qu'il faut des gens pour oeuvrer au rapprochement des tendances. Dois-je pour autant haïr ceux qui ne pensent pas comme moi?
Faites sainement de la politique, la haine étouffe et surtout aveugle. Vous pourrez vous en mordre les doigts demain.
Isidore Srobois Alla

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verdict fin juin


Le verdict du procès des ministres Gilbert Aké N'GBO, Désiré DALLO et Justin Katinan Koné a été reporté à juin prochain, plus précisément dans 45 jours.

Il faut rappeler que les ministres du président Laurent GBAGBO sont poursuivis par le pouvoir hors la loi d'Abidjan, avec sa justice aux ordres, pour braquage de la BCEAO (Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) pendant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011.

L'une des plus absurdes accusations sous nos tropiques.
Fan Club Katinan Koné II

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Affaire Bouaké (3/5)- Les autorités françaises laissent filer les pilotes bié lorusses

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Israël: 60 000 survivants de la Shoah vivent dans la précarité

4 mai 2016
Ce soir, c'est Yom haShoah en Israel. chaque jour, il disparait près de 40 rescapés...
Près d'un tiers vivent en dessous du seuil de pauvreté, il serait temps que notre nationaliste claironnant Bibi Netanyahou qui par deux fois a essayé de passer commande aux frais de l'état d'un jet luxueux lui permettant de voyager dans des conditions plus que bonnes, se penche sur le quotidien, plus que triste, de ces hommes et femmes en fin de vie, eux dont la vraie vie en Allemagne et en Europe de l'est, s'est achevée en fumée dans les années 30; depuis lors, c'est chaque nuit, en plus de la précarité que le cauchemar se poursuit. mais ce n'est qu'un détail, pour paraphraser l'autre...

Bras
              tatoué d'un survivant de la Shoah

200 000 rescapés des horreurs nazies vivent actuellement en Israël
De nombreuses réformes ont conduit à une amélioration significative de la vie des survivants de la Shoah au cours des dernières années, rapporte mercredi le site israélien Ynet, à l’occasion de la commémoration Journée du Souvenir pour la Shoah qui débute ce soir en Israël. Cependant, environ 60 000 d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.

"Le gouvernement doit nous regarder dans les yeux. Ce qu'il nous donne ne suffit pas. Nous avons besoin d'aide" confie Leah Karasik, 83 ans d’Ashkelon, au site israélien Ynet.

Leah, survivante de la Shoah qui a échappé aux griffes des nazis avec sa mère, n’a "pas assez d'argent pour acheter de la viande".

Samuel, dont le père a été assassiné à Auschwitz, a déclaré dormir durant l’hiver avec deux manteaux pour lutter contre le froid parce qu'il n'a pas d'argent pour se chauffer. "C’est déplorable de la part de l'Etat d’avoir pris l'argent destiné aux survivants de la Shoah et ne pas l’avoir rendu", a déclaré Samuel a Ynet.

En dépit d'une amélioration significative de leurs conditions, de nombreux survivants continuent de vivre dans la précarité.

Pour pallier à ce problème, Yair Lapid ancien ministre des Finances, avait lancé il y a deux ans un programme national d’aide aux survivants de la Shoah qui apportait des améliorations significatives pour 18000 survivants de la Shoah ayant immigré en Israël après 1953, telles que la distribution gratuite de médicaments et une allocation annuelle s’élevant à 3600 shekels.

Depuis lors, d'autres mesures, y compris l’augmentation des pensions de vieillesse ainsi que la reconnaissance du statut de survivants des Juifs du Maroc, d’Algérie, d'Irak et de la Roumanie ont également été décidées.

De plus, afin d’améliorer les conditions de vie des survivants de la Shoah, le ministre adjoint des Finances Yitzhak Cohen a déclaré que son ministère fait de ce point une priorité "Le ministère alloue des ressources, tant humaines que financières, pour aider les survivants de la Shoah et d'étendre leurs droits. Le budget alloué aux 200 000 survivants s'élève aujourd’hui à 4,2 milliards de shekels."

Le mois dernier, le ministre des Affaires sociales, Haim Katz a décidé de libérer des "fonds pour environ 20 mille survivants qui n’ont pas perçu ce qui leur est dû".

Cette semaine, le ministre des Finances, Moshe Kahlon, a annoncé une rallonge d'un demi-milliard de shekels destinés aux pensions, et aux survivants de la Shoah.

200 000 rescapés des horreurs nazies vivent actuellement en Israël. Une quarantaine d’entre eux disparait chaque jour.
I24news

11:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Joseph Laroche, le disparu haïtien du Titanic

Le seul passager noir du Titanic

  • Martinique 1ere
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On n'a pas fini d'apprendre sur le naufrage du Titanic survenu en avril 1912 après une collision avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Dans un livre qu'il publie, le journaliste Serge Bilé raconte l'histoire méconnue d'un ingénieur haïtien, Joseph Laroche, qui se trouvait à bord du paquebot.

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Le journaliste Serge Bilé raconte l'histoire méconnue d'un ingénieur haïtien, Joseph Laroche, qui se trouvait à bord du paquebot "le Titanic". Entretien avec l'auteur

1- Ca fait plus d'un siècle que le naufrage du Titanic a eu lieu. On en a fait des livres et des films, sans jamais mentionner ce passager haïtien, Joseph Laroche, auquel vous consacré ce livre. Pourquoi cet oubli et qui était cet homme?
Je ne m'explique pas pourquoi l'histoire de Joseph Laroche a été occultée pendant toutes ces années. Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de lui jusqu'à ce qu'un de mes lecteurs m'alerte à ce sujet. C'était il y a 5 ou 6 ans. A l'époque, disons le franchement, ce détail n'avait pas retenu mon attention, non pas parce que ce n'était pas intéressant, mais parce que j'écris généralement des livres sur des sujets qui ont été peu ou pas explorés. Or, je croyais que des tas d'ouvrages avaient déjà été faits sur cet ingénieur haïtien, jusqu'à ce que je découvre récemment qu'il n'en n'était rien. J'ai donc voulu combler cette lacune en réalisant cette biographie. L'enquête a été longue. J'ai fait des recherches en Haïti, aux Etats-Unis, et en France.

2- Qui était Joseph Laroche ? Que sait-on de cet homme ?
Joseph Laroche est issu d'une famille bourgeoise du Cap Haïtien, où il est né en 1866. Son grand-père était le bottier du roi Christophe, auquel Aimé Césaire a consacré sa fameuse pièce de théâtre. La mère de Joseph Laroche, qui l'a élevé seule, faisait du négoce de café, de cacao, de canne, et de coton. Elle achetait la production des paysans haïtiens, la conditionnait, et la revendait avec sa marge notamment à des exportateurs français et allemands. C'était une femme riche. Elle avait de l'ambition pour son fils unique. Elle voulait qu'il fasse de grandes études en France et l'a donc envoyé, à 15 ans, dans une école religieuse à Beauvais. Joseph Laroche a obtenu son bac avant de décrocher un diplôme d'ingénieur. Puis il s'est marié et s'est installé à Villejuif avec son épouse française qui lui a donné deux filles. 

3- On découvre dans ce livre que Joseph Laroche a participé à l'aventure du métro parisien. C'ést étonnant ?
Une fois marié, il a bien fallu que Joseph Laroche nourisse sa famille. Il a donc commencé à chercher du travail. Il a décroché un premier emploi, comme ingénieur, chez Nord-Sud. C'est l'une des sociétés privées qui étaient chargées à l'époque de construire et d'exploiter le métro parisien. Laroche s'est vu alors confié le tracé de l'actuelle ligne 12, qui relie la Porte de la Chapelle à la Porte de Versailles. Mais, très rapidement, il a été confronté au racisme : il avait du mal à trouver du boulot ou à se faire correctement payer. Au bout de quelques mois, Laroche en a eu assez des discrimations. Il a alors convaincu sa femme d'aller vivre dans son pays, d'autant qu'un de ses oncles Cincinnatus Leconte avait pris le pouvoir à Port-au-Prince. Ca lui offrait des perspectives. Le 10 avril 1912, Joseph Laroche s'est donc embarqué sur le Titanic à Cherbourg. Il voulait, avec son épouse et ses deux filles, gagner les Etats-Unis et prendre un second bateau pour Haïti. 

4- La suite, on la connait, c'est le naufrage. Quel a été le sort de la famille Laroche ? 
La suite a d'abord été magique avant d'être tragique. Je reproduis dans le livre une lettre, écrite sur le Titanic par la femme de Joseph Laroche. On découvre le luxe de la vie à bord. Toute la famille est émerveillée. La petite Simone n'arrête pas de courir partout , sans se douter un seul instant du drame qui se profile à l'horizon. Mais dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le Titanic heurte un iceberg puis coule au large de Terre Neuve. Le naufrage est suivi de grandes scènes de panique. Contrairement à sa femme et ses filles, Joseph Laroche n'a pas pu être sauvé. Il fait partie des 1496 victimes . Mais, par dela ce drame, c'est la vie même de cet homme qui m'a passionnée. Elle méritait d'être racontée.

Serge Bilé, "Le seul passager noir du Titanic" - Grand West Editions

francetvinfo.fr

10:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Sangare Aboudrahamane a fêté ses 70 ans

Hommage à Sangare Aboudrahamane
membre fondateur et actuel Président par intérim du Front Populaire Ivoirien (FPI).
Ce vendredi 06 Mai 2016 sur LGTV, la chaîne de l'espoir.

LG Télé

HOMMAGE DU DOYEN ABOU CISSE AU PRÉSIDENT INTERIMAIRE DU FPI, LE VP ABOUDRAHAMANE SANGARE

Le silence, la discrétion et le dynamisme quand ils se transforment en Homme deviennent fidélité. Une fidélité qui s’inscrit dans le temps et l’espace et qui finit par s’appeler ABOUDRAHAMANE qui signifie en langue spirituelle islamique, « le père de la vérité ».

Le président ABOUDRAHAMANE SANGARE est de ces hommes que je n’ai pas côtoyé par le passé mais que je côtoie aujourd’hui parce que, quelque part dans ma fusion de compréhension d’un homme comme GBAGBO LAURENT, j’ai pu constater qu’il est dans le sérail du PR GBAGBO, l’homme le plus proche de l’homme providentiel. De cette approche j’ai eu à entendre de lui qu’en principe, GBAGBO ne devait pas être seul à la Haye mais devait être accompagné par lui, ABOUDRAHAMANE SANGARE parce que mieux que quiconque, il est le seul à pouvoir se définir en GBAGBO et pouvoir répondre à toutes les questions qu’on peut poser à GBAGBO LAURENT.

Je me rappelle qu’à sa sortie de prison, quand je suis allé le voir, il m’a dit ceci : « homo, personne ne connait GBAGBO, c’est un homme qui n’a pas de rancune en lui, il est si pacifique qu’au sortir de la Haye, il est capable de pardonner à ses geôliers parce qu’il est d’une culture spirituelle élevée qui fait de lui un homme hors du commun »

Depuis ce jour, Aboudrahamane est devenu un ami pour moi, parce que les amis sont ceux qui ne peuvent pas vous trahir, ni trahir le groupe qui a donné un sens à votre vie publique. En conséquence, le peuple du FPI qu’il draine aujourd’hui au nom de GBAGBO LAURENT trouve sa force dans cet homme, quand bien même il n’est pas bavard, mais le silence pour lui est une demeure de réflexion où chaque élément du FPI trouve sa force. Aboudrahamane Sangaré c’est l’exception du groupe, c’est la réalisation du groupe et je suis heureux de vivre avec cet homme qui fait vivre un peuple et qui le guide avec aisance.

mis en ligne par Pythagores Pane

09:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Taper sur la table et plus encore

Sarkozy gifle une journaliste, regrette

Démocrate à l'écrit, mais pas à l'oral, et encore moins sur le terrain...

sarko2

2 février 2016

Le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes.

« Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse », aurait lancé Sarkozy en la giflant du revers de la main.

Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agissait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ».

La femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes aura besoin d’un réajustement mineur.

Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne.
Le temps des banlieues

07:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Qui est l’héritier de Mandela?


Q est l’héritier de Mandelchroniques politique étrangère, JournalLebécois
par Bernard Desgagné, chroniques politique étrangère,
Journal Le Québécois 7 décembre 2013

Nous endormir est le premier objectif de l’infodivertissement généreusement assaisonné de publicité qui tient lieu de réflexion dans les sociétés décadentes du G7. Malheureusement pour la bande d’obscènes propagandistes à bec crochu qui n’a d’autre principe que le copier-coller et la répétition des mensonges, au
Québécois, nous ne dormons toujours que d’un œil. Petite mise au point.


Pour vendre de la copie ou de la cote d’écoute, le décès de Mandela est incontournable. Derrière leur pupitre, les manipulateurs experts doivent bien trouver un moyen de nous en parler sans sortir de leur mandat de désinformation. C’est ainsi que Radio-Canada, qui a toujours plus de publicité à vendre pour se financer, trouve dans les vidéos YouTube une aubaine pour réduire ses coûts de production. Elle nous propose un hommage musical à Mandela, que les millionnaires de l’industrie de la musique commerciale ont savamment récupéré, comme ils récupèrent et exploitent les artistes ayant atteint le seuil de rentabilité.

Puis, Radio-Canada trouve, quelque part dans les cégeps et les universités, des Africains ayant compris qu’il ne faut pas ébranler la doxa lorsqu’on aspire à être coopté par l’oligarchie et à réaliser ses ambitions personnelles. Elle leur fait dire d’attendrissants lieux communs, et le micro se sauve avant que ne surgisse, au hasard d’une faculté, une critique gênante du système de pillage que l’on appelle «économie» dans certaines capitales.

Sous la plume des journaleux à gages honteusement rétribués avec nos impôts — et dont le gouvernement Harper s’emploie d’ailleurs à nous cacher les salaires —, Mandela devient un «modèle pour les opposants chinois». Disons surtout qu’il est un prétexte pour ressasser les mensonges servant à dénigrer la Chine et nous ôter de la tête l’envie de suivre son exemple. Les sociétés d’État enrichissent le peuple, mais elles n’enrichissent pas les oligarques, ce qui est très dommage.

Selon Radio-Canada, Mandela n’est pas un exemple pour les autochtones encore parqués dans des réserves, au Canada, en 2013, sans eau potable, dans des habitations insalubres, avec des écoles et des établissements de santé sous-financés. Ottawa est bien prompt à faire la leçon aux autres, mais quand il s’agit de mettre fin au scandaleux régime d’apartheid qui perdure sur nos terres, il est moins pressé.

Radio-Canada nous propose la vie de Mandela en 10 images ayant reçu le tampon d’autorisation des censeurs qui veillent à ce qu’elles ne vaillent surtout pas plus de mille mots. Certains moments du parcours de la légende de 95 ans sont ainsi évoqués. D’autres le sont moins, car les citoyens pourraient se mettre à penser. Voici les images que vous propose plutôt Le Québécois, où toutes les vérités sont bonnes à dire.


Mouammar Kadhafi et Nelson Mandela

Pour Radio-Canada et les autres antennes de lavage de cerveau, Mouammar Kadhafi était un paria et Nelson Mandela, une icône. Comment deux hommes aux antipodes l’un de l’autre peuvent-ils donc être devenus de grands amis? Répondre à cette question ne fait pas partie du mandat de Radio-Canada, l’un des principaux complices médiatiques de l’OTAN et de ses affidés d’Al-Qaïda dans le meurtre de Kadhafi. Rappelons que c’est un général canadien, Charles Bouchard, qui a présidé à ce meurtre et qu’à son retour de mission, il a été honoré en grandes pompes par le gouvernement Harper.

En fait, du temps où ceux qui versent des larmes de crocodile aujourd’hui accusaient Mandela d’être un terroriste et un dangereux communiste, Kadhafi s’est porté à sa défense et à la défense des Noirs d’Afrique du Sud. C’est le «dictateur libyen», comme aiment à le surnommer ses assassins, qui réclamait le respect des droits des Noirs du régime raciste protégé par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, deux grands philanthropes comme chacun le sait.

Plus de deux ans après le rétablissement de la «démocratie» par la «communauté internationale» en Libye, ce pays phare de l’Afrique jadis prospère et respectueux des droits de la personne est livré au chaos le plus total. Il n’y a plus d’État libyen, et de sauvages bandes armées font régner la terreur. Quelle belle œuvre de démocratisation de la part du Parlement d’Ottawa, qui a adopté à la quasi-unanimité — la seule à voter contre étant Elizabeth May — les motions approuvant la destruction de la Libye! Les valets bleus, rouges et orange de Bay Street de même que les joyeux lurons du Bloc Québécois ont tous applaudi le bombardement humanitaire de la Libye.

On n’a toujours pas retrouvé la trace de la prétendue fortune personnelle mal acquise de Kadhafi, et on sait depuis longtemps que le prétexte des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, c’est-à-dire l’imaginaire bombardement des civils à Benghazi par l’aviation libyenne, était un mensonge. Ce sont ces résolutions qui ont, en fin de compte, amené la «communauté internationale» à tuer Kadhafi et à raser la Libye. Mandela avait vivement condamné ce crime de masse contre l’humanité.

Nelson Mandela et Fidel Castro

Puisque Mandela était un méchant communiste, dixit Thatcher et Reagan, il est normal qu’il ait été un ami de Castro. Mais Radio-Canada ne souhaite pas en parler, car l’aura de Mandela pourrait donner le gout à des gens de lire Marx. Il est important, au contraire, que la population continue de se prosterner devant ses bienfaiteurs, les parasites financiers qui dispensent des macjobs aux pauvres mortels que nous sommes et qui n’ont pas leur pareil pour walmardiser l’économie.

Le communisme ne doit surtout pas être envisagé comme solution de rechange au merveilleux système néolibéral dont jouissent les Africains, les Grecs, les Italiens, les Espagnols, les Portugais et beaucoup d’autres peuples heureux de vivre dans le «monde libre».

J’ai une collègue d’origine hongroise qui s’est rendue dans son pays récemment. À son retour, elle m’a parlé de la misère de ses proches qui habitent encore là-bas: «c’était beaucoup mieux dans le temps du communisme», m’a-t-elle dit. Parions que Radio-Canada ne lui tendra jamais le micro.

Mandela a pu enfin sortir de prison quelques mois après la chute du mur de Berlin, les patrons de ses geôliers n’ayant plus à craindre que les Soviétiques donnent de mauvaises idées aux Africains.


Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela, et Laurent Gbagbo


L’un des plus sordides propagandistes de Radio-Canada est sans doute François Brousseau. Après la mort de Mandela, il ne voit pratiquement personne à l’horizon qui puisse succéder à ce monument de l’humanité. Il cherche et cherche encore et finit par tomber sur quelques favoris des officines de propagande étasuniennes.

François Brousseau aime beaucoup Aung San Suu Kyi, cette opposante birmane, coqueluche des médias occidentaux, qui jouit d’une entière liberté, mais nous est néanmoins présentée comme une martyre. Toutefois, Brousseau aime moins Victoire Ingabire, l’opposante de Paul Kagame qui, incarcérée à Kigali depuis avril 2010, subit un procès politique des plus injustes, aux mains d’un régime génocidaire, dans l’indifférence de la «communauté internationale» avide de piller l’Est de la RDC avec l’aide de Kagame.

François Brousseau aime beaucoup le dalaï-lama, ce saint agent de la CIA, mais il aime moins Laurent Gbagbo, qu’il traitait de «tricheur isolé», en décembre 2010, dans le but de préparer l’opinion publique au coup d’État sanglant de la «communauté internationale» en Côte d’Ivoire. François Brousseau et Radio-Canada ne nous donneront surtout pas le point de vue de Thabo Mbeki, successeur de Nelson Mandela, à propos de Laurent Gbagbo.

Essentiellement, ce que dit M. Mbeki, c’est que la «communauté internationale» s’est fourvoyée royalement en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo a remporté l’élection présidentielle de 2010. Il a lutté toute sa vie pour la démocratie et a respecté la Constitution, les lois et les institutions de son pays. Il n’a jamais pris les armes. Il a été emprisonné à maintes reprises pour des motifs purement politiques.

Laurent Gbagbo ne mérite certainement pas de se retrouver à la Cour pénale internationale pour y répondre des crimes commis par son adversaire, le truand Alassane Ouattara, et par les parrains de ce dernier: Sarkozy, Harper et Obama. À l’instar de la Libye, la Côte d’Ivoire «démocratisée» par la «communauté internationale» est aujourd’hui livrée à des bandes de pillards et d’assassins, que même les ONG à gages sont obligées de dénoncer (mais pas Radio-Canada).

Le club de criminels qui a regardé pendant 27 ans Mandela croupir derrière les barreaux, qui a assassiné Lumumba et Sankara et qui a massacré les Ivoiriens et mis Gbagbo en prison, sera forcé de reconnaitre un jour que le digne héritier de Nelson Mandela est Laurent Gbagbo.


 

Quelques citations de Mandela que tait Radio-Canada

«S’il y a un pays qui a commis des atrocités sans nom dans le monde, c’est bien les États-Unis d’Amérique. Ils ne se soucient aucunement des êtres humains.»

«Si vous examinez la question [de l’invasion de l’Irak qui se préparait], vous arriverez à la conclusion que les États-Unis d’Amérique sont un danger pour la paix dans le monde.»

«Israël devrait se retirer de tous les territoires des Arabes qu’il a conquis en 1967. Il devrait en particulier se retirer complètement du plateau du Golan, du Sud du Liban et de la Cisjordanie.»

«Depuis ses débuts, la révolution cubaine est une source d’inspiration pour tous les amants de la liberté. Nous admirons les sacrifices qu’a consentis le peuple cubain pour maintenir son indépendance et sa souveraineté malgré la campagne haineuse orchestrée par les impérialistes pour détruire les gains impressionnants attribuables à la révolution cubaine. Vive la révolution cubaine! Vive le camarade Fidel Castro!»

«Nous avons le devoir d’aider notre frère le guide [Mouammar Kadhafi] en particulier depuis qu’il doit affronter des sanctions qui ne lui font pas seulement du mal à lui, mais qui font souffrir également les masses populaires […] nos frères et nos sœurs africains.»

07:46 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Bouaké, 2/5

Neuf soldats français et un Américain sont tués, 38 personnes blessées. Après 11 ans d’instruction, que sait-on? Quelles zones d’ombre persistent ? RFI revient sur cet épisode tragique. Une enquête en 5 volets d’Anthony Lattier, avec le concours de Frédéric Garat.
 Affaire Bouaké (2/5) – Les zones d’ombre d’un bombardement meurtrier.
Le 10 novembre 2004, aux Invalides, l’hommage national aux neuf soldats tués dans le camp de Bouaké en Côte d’Ivoire.
« Ce 6 novembre, c’était la surprise. On a pas eu le droit de faire de sport, on ne sait pas pourquoi. On n’avait pas le droit non plus d’accéder à notre foyer, là où on buvait un café. C’était fermé. Je suis allé voir mon chef. Il ne savait pas pourquoi. » Onze ans après le bombardement qui l’a blessé au pied, la fermeture du bâtiment reste toujours une énigme pour ce soldat français. C’est en effet ce bâtiment qui a été pris pour cible par les avions de l’armée ivoirienne le 6 novembre 2004.

« Le bâtiment visé était fermé. C’était la seule et unique fois. Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas qui a donné l’ordre. C’est ça qui a commencé à me faire réfléchir »,raconte maître Jean Balan, qui ferraille depuis le début sur ce dossier. L’avocat de la plupart des parties civiles en est aujourd’hui persuadé, ce bâtiment a été fermé de façon préventive pour qu’il n’y ait pas de victimes. Il pense que « l’idée était de faire bombarder un bâtiment vide du camp français afin de pousser Gbagbo dehors. Cela devait servir de prétexte pour le destituer. Les morts n’étaient pas prévus. La manipulation a tourné à la bavure. »

Le foyer fermé exceptionnellement ? Pas le droit de faire du sport ? Les officiers français expliquent :« L’aviation ivoirienne frappait des cibles à Bouaké depuis trois jours [voir première partie]. Le matin du 6, une opération de regroupement des ressortissants avait été déclenchée. Dans ces cas-là, il est normal que les activités soient limitées », affirme le général Poncet, à l’époque patron de la force Licorne. Le général Henri Bentégeat, alors chef d’État-major de l’armée française, renchérit : « De toute façon, un avion de combat qui bombarde une base quelle qu’elle soit ne peut pas, sauf s’il dispose de munitions guidées lasers, faire de choix entre différents bâtiments. Il arrose forcément extrêmement large ! »

Absence d’autopsie

Significatif ou non, cet élément troublant est le premier d’une affaire qui en compte de nombreux. À commencer par le sort qui a été réservé aux dépouilles. Dans les décombres du camp français, 9 militaires sont retrouvés morts : 5 appartenaient au RICM de Poitiers, trois au 2e RIMA du Mans et un au 515e régiment du train de La Braconne. Un civil américain de Bouaké qui était venu se réfugier au camp français a lui aussi été tué. Les corps des militaires français sont mis dans des sacs. Personne ne les examinera par la suite.

L’autopsie, pourtant réclamée le 7 novembre par un officier français, ne sera jamais pratiquée. « Dès le 6 novembre, une enquête était diligentée du chef de ” crime flagrant ” par la Gendarmerie Prévôtale de Port-Bouët [le camp principal français à Abidjan], explique maître Jean Balan. Or, dans une affaire d’assassinat, l’autopsie est obligatoire ! Elle n’a pas eu lieu. On peut comprendre l’émotion des militaires sur place. Mais une fois les corps rapatriés à Paris, rien n’empêchait que cela ne fût fait ».

Ayant eu accès aux photos des dépouilles, deux familles découvrent par hasard, un an après le bombardement, que les corps de leurs proches ont été inversés. L’exhumation des corps en donnera la douloureuse confirmation. « On s’est alors rendu compte que les militaires avaient été enterrés ” comme des chiens “, les vêtements déchirés, couverts de sang, sans lavement post mortem, relève Jean Balan. Le sort réservé aux dépouilles démontre un empressement, comme si toute preuve devait disparaitre très vite. »

Le président Jacques Chirac (d) et le général Henri Poncet à la base aérienne de Creil en Franc

le 30 septembre 2002. © Etienne de Malglaive/Getty Images

Le général Poncet justifie la décision : « Qu’aurait démontré l’autopsie ? Que les victimes avaient été tuées par les avions ivoiriens… Il faut comprendre que sur le moment, la priorité a été donnée au rapatriement des blessés, en même temps qu’on lançait un raid héliporté sur Yamoussoukro, qu’on empêchait le franchissement des ponts d’Abidjan, qu’on prenait le contrôle de l’aéroport et qu’on commençait l’évacuation des expatriés !  »

« Ne pas faire d’autopsie, c’est contraire à l’éthique du soldat, estime de son côté le général Renaud de Malaussène, numéro 2 de Licorne à partir de janvier 2005. Dans l’armée, on respecte nos morts. Pourquoi ne pas les autopsier ? Peut-être pour être sûr que personne ne puisse démontrer que ce ne sont pas les avions de Gbagbo qui ont tué les soldats français ? Je m’interroge. » Maître Balan affirme lui aussi qu’ « on a voulu s’assurer qu’aucune autre trace venant d’une autre munition puisse être retrouvée. Sinon, toute la légitimité du plan initial, qui était de destituer Gbagbo, s’effondrait ».

Arrêtés puis relâchés? 

À l’aéroport de Yamoussoukro, les militaires français en poste sont mis au courant du bombardement grâce au réseau radio de la force Licorne : « Les avions n’étaient pas encore revenus que nous savions déjà qu’ils avaient bombardé Bouaké », affirme devant la juge d’instruction un Français qui surveillait les allers et venues des Sukhois. Sur les photos et les films réalisés par les services français, on voit les deux pilotes biélorusses et les deux copilotes ivoiriens sortir tranquillement du cockpit. Les boîtes des appareils ont-elles été récupérées ? La France a-t-elle appréhendé l’équipage ce jour-là avant de le relâcher ?« Absolument pas ! répond le général Poncet. Le petit détachement français composé de 60 hommes était en bout de piste, à deux kilomètres des parkings où sont allés se garer les avions. Et tout autour, il y avait des centaines de militaires ivoiriens. »

Où sont allés les pilotes ? On sait qu’ils se sont rendus à Abidjan pour ensuite quitter le pays. Pour l’avocat Jean Balan, « ils n’ont pas pu sortir du pays sans une complicité française. C’est une impossibilité physique ! » Dans un témoignage recueilli par nos confrères de Canal Plus, l’Ivoirien André Ouraga, qui traduisait les propos de l’équipage du russe au français, affirme que les pilotes sont restés dans une« base militaire d’Abidjan contrôlée par l’armée française » : « Ils [les Français] ne nous ont pas brutalisés. Ils nous ont dit : ” Vous restez sur place “».Une source du milieu du renseignement nous a confirmé cette information. Une opération d’exfiltration a-t-elle été organisée ? Et par qui ? Aucune preuve n’existe à ce jour.

Empressement

Il est avéré cependant que les militaires de Licorne ont détenu pendant 4 jours 15 personnes (9 Ukrainiens, 4 Biélorusses, 2 Russes). Liés à l’équipage de Yamoussoukro, ils ont été interpellés quelques heures après le bombardement, au moment de la prise de l’aéroport d’Abidjan par l’armée française. Munis de faux papiers d’identité, ils sont « auditionnés par les forces françaises », reconnait le directeur de la DGSE devant la juge. Mais sur le document déclassifié de leur interrogatoire, toutes les lignes sont barrées au feutre noir…« C’est un pied de nez,commente Jean Balan, ils ont été entendus, mais on ne saura jamais ce qu’ils ont dit ». « Cela aurait pu donner des éléments intéressants sur la motivation de l’attaque de l’emprise française », regrette aussi la juge Sabine Kheiris dans son ordonnance du 2 février 2016, que RFI a pu consulter.

« Paris m’a demandé instamment de relâcher ces 15 personnes, arguant qu’on n’avait aucune autorisation pour les détenir, raconte Henri Poncet. Je me suis même fait engueuler parce que je ne les libérais pas assez vite ! » Pourquoi cet empressement ? La pression diplomatique des représentants russes en Côte d’Ivoire, assure l’ambassadeur français Le Lidec. Pour maître Balan, l’argument ne tient pas : « Le ministre de la Défense biélorusse a fait une déclaration le 10 novembre pour dire en gros que le sort de ces mercenaires ne concernait pas son pays ».

Autre argument avancé, l’absence de cadre juridique pour arrêter des suspects hors du territoire français. Le général Poncet n’est pas convaincu : « La loi Pelchat précise que tout mercenaire qui s’en prendrait à des intérêts français et en particulier à des soldats français est passible de la justice française. Il y avait évidemment une base légale pour les arrêter. On ne s’est, d’ailleurs, pas posé la question quand il s’est agi de traduire devant la justice des pirates somaliens… » Le général Poncet conteste la décision de Paris qu’il a appliquée : « J’aurais très volontiers remis ces mercenaires à la justice pour qu’on puisse remonter la filière du mercenariat et peut-être remonter jusqu’aux pilotes coupables d’avoir bombardé la position française. »

Les pilotes, justement, s’apprêtent à quitter la Côte d’Ivoire pour passer au Togo, lorsque les autorités de ce pays les arrêtent et les mettent à la disposition de la France. C’est l’épisode clé de l’enquête de la juge Kheiris : il ferait porter la responsabilité de leur fuite sur les épaules de trois anciens ministres de Jacques Chirac : Michelle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier. Dans quelles circonstances cet épisode troublant s’est-il déroulé ? Sur quels éléments s’appuie la justice ?

Publié par Jean Pierre Fieglo pour successmag.ca
Première partie chez
Jean Pierre Fieglo

07:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Bouaké: Genèse d'une énigme franco-ivoirienne

AFFAIRE BOUAKÉ(1/5)- Genèse d’une énigme franco-ivoirienne.
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Épisode-clé de la crise ivoirienne et de l’histoire récente entre la France et la Côte d’Ivoire, le bombardement de Bouaké est aussi l’un des plus troubles. Le 6 novembre 2004, l’armée ivoirienne bombarde un camp français de la force Licorne à Bouaké. Neuf soldats français et un Américain sont tués, 38 personnes blessées. Après 11 ans d’instruction, que sait-on? Quelles zones d’ombre persistent ? RFI revient sur cet épisode tragique. Une enquête en 5 volets d’Anthony Lattier, avec le concours de Frédéric Garat.
Son épaisse chaussure noire compensée lui permet encore de marcher, mais ce soldat français le sait, un jour viendra où il faudra l’amputer. Le 6 novembre 2004, son pied gauche a été en partie arraché par l’explosion des roquettes lâchées par l’aviation ivoirienne au-dessus du lycée Descartes, l’un des camps militaires français de Bouaké, de la Côte d’Ivoire. « Pendant l’évacuation, j’ai refusé d’être amputé, j’ai perdu beaucoup de sang. Et puis je suis tombé dans le coma. Je suis passé 62 fois sur le billard », se souvient-il. « La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie est passée nous voir à notre chevet pour nous dire " ne vous inquiétez pas, vous connaîtrez la vérité. On vous dira tout ". Mais la vérité qu’elle nous a présentée ensuite, c’était pas ça. »
Onze ans d’instruction n’ont pas permis de lever le voile sur plusieurs épisodes troubles de cette tortueuse affaire. Pour la comprendre, il faut tout d’abord revenir à ses origines. En novembre 2004, la Côte d’Ivoire est dirigée par Laurent Gbagbo. Son pouvoir ne s’exerce pas au-delà d’une ligne qui coupe le pays en deux. Au nord, les rebelles des Forces nouvelles, soutenus par le Burkina Faso. Au sud, le pouvoir officiel. Entre les deux a été établie une zone dite « de confiance » où patrouillent les Casques bleus de l’ONUCI, appuyés par les soldats de la force française Licorne.

®Reconquérir le Nord®
Cette situation exaspère le pouvoir ivoirien, à commencer par son chef. La zone de confiance a gelé les positions. Laurent Gbagbo veut entamer la reconquête du Nord. Depuis plusieurs mois, le pouvoir a entrepris de se constituer une flotte aérienne. Il a acheté à Robert Montoya, consultant en sécurité et intermédiaire dans le négoce d’armes de guerre français basé au Togo, des avions de chasse Sukhois et des hélicoptères. Les appareils ont été importés de Biélorussie. L’équipage, pilotes et mécaniciens, sont russes, biélorusses et ukrainiens. « Au début du mois de novembre, je sentais que Laurent Gbagbo avait envie d’y aller », se souvient Gildas Le Lidec, ancien ambassadeur français en Côte d’Ivoire (2002-2005). Les deux hommes entretiennent alors de bons rapports.
« Le 2 novembre, le général Henri Poncet [chef de la force Licorne] et moi-même avons eu un entretien avec Laurent Gbagbo, raconte le diplomate. Nous l’avons mis en garde. Poncet lui a dit qu’il n’avait pas les moyens militaires de reconquérir le Nord. Je lui ai demandé de reporter son offensive au moins jusqu’au lendemain, jour où était prévu - de longue date - un entretien téléphonique entre Jacques Chirac et le président ivoirien. Laurent Gbagbo a été très agacé par notre discours ».
Mais le soir à la télévision, les autorités ivoiriennes demandent aux militaires de patienter encore un peu. « Puisque l’offensive est repoussée, je suggère, en vain, à Paris d’annuler l’entretien avec Chirac. Il a donc eu lieu : il a été très court, très violent, explique Gildas Le Lidec. « Chirac a dit Gbagbo : ʽʽArrête tes conneries ! ʼʼ, à peu près en ces termes-là, raconte Henri Bentégeat, l’ancien chef d’État-major français des armées. ʽʽJe te déconseille totalement de t’engager dans cette aventure, ça ne peut que mal tourner.ʼʼ » Après ce coup de fil, le président Gbagbo lâche à l’ambassadeur français : « Jamais on n'a osé me parler comme ça. Je lance mon offensive demain ! »

«Feu orange clignotant »
Pourquoi Laurent Gbagbo se lance-t-il à la reconquête de son pays en dépit de la mise en garde de l’ancienne puissance coloniale ? « Pour trois raisons, explique aujourd’hui le général Poncet. D’abord, la communauté internationale (certains chefs d’État africains et l’ONU) lui a quasiment donné le feu vert. En effet, malgré les demandes répétées du chef de l’ONUCI, l’ONU ne change pas les ʽʽrègles d’engagementsʼʼ des Casques Bleus qui reste " observer et rendre compte ". Des règles qui ne sont pas dissuasives pour s’opposer à un franchissement de la ʽʽzone de confianceʼʼ. L’ONUCI et la force Licorne ne pouvaient donc rien faire sur le terrain. Deuxièmement, l’ONU est alertée par l’offensive, mais elle décide de se réunir… 8 jours plus tard ! Le président Gbagbo a donc compris qu’il avait un créneau de 8 jours pendant lequel il ne serait pas embêté. Enfin, certains clans à Paris lui ont tenu le même discours… » « Le feu était orange clignotant, admet de son côté le général Bentégeat. Il y avait une petite ambiguïté : c’est vrai que nous n’avons pas cherché à empêcher les bombardements sur les rebelles ».
Les responsables français ne sont en effet pas tous sur la même longueur d’onde. Le dossier ivoirien divise depuis l’arrivée de Laurent Gbagbo à la tête du pays. L’ancien membre de l’Internationale socialiste ne plaît guère à la droite au pouvoir. En janvier 2003, des accords de cessez-le-feu sont signés en région parisienne, à Marcoussis, sous la houlette de Jacques Chirac et Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères. Gbagbo sauve son siège, mais il doit accueillir des rebelles au sein de son gouvernement, notamment au poste de la Défense et de l’Intérieur. Ce qui provoquera l’ire de ses partisans et des manifestations monstres à Abidjan.

®Divisions à Paris®
Plus d’un an et demi plus tard, alors que les bruits de botte se font de nouveau entendre en Côte d’Ivoire, à Paris « plusieurs cellules s’opposent les unes aux autres. […] Il n’y a pas d’unité sur le dossier ivoirien », indique Gildas Le Lidec à la juge qui instruit l’affaire. Michel de Bonnecorse le chef de la cellule Afrique de l’Élysée est peu favorable à l’offensive de Gbagbo. Au Quai d’Orsay, on pense au contraire qu’il faut « laisser jouer les acteurs », sous-entendu, laisser Laurent Gbagbo reprendre un peu de terrain. Les représentants diplomatiques et militaires français présents en Côte d’Ivoire estiment eux-aussi que Gbagbo est devenu incontournable. On dit le président Jacques Chirac lassé du dossier. Quant à Dominique de Villepin, passé à l’Intérieur, il continue à donner son avis sur les affaires ivoiriennes.
« En réalité, la France ne maîtrisait plus rien. Le pouvoir était affaibli à Paris, il n’y avait pas de ligne claire, les responsables étaient en désaccord entre eux, sur le terrain les militaires étaient autonomes et les diplomates étaient mis à l’écart », résume Antoine Glaser, fondateur de La lettre du continent. Laurent Gbagbo entend donc différents sons de cloche et pense que le moment est bien choisi pour se lancer.

®Stupeur®
C’est dans ce contexte confus que l’aviation ivoirienne commence à bombarder les positions rebelles à Bouaké, capitale rebelle dans le centre du pays, mais aussi à Korogho, Vavoua ou encore Séguéla. Les militaires ivoiriens remontent vers le nord. Certains sont stoppés par l’ONUCI à Brobo quand d’autres atteignent les faubourgs de Bouaké. « Au soir du 5, les Français sont encore persuadés que le lendemain matin, les FANCI seront dans Bouaké et que la ville tombera facilement », raconte Jean-Christophe Notin dans son livre Le crocodile et le scorpion, La France et la Côte d’Ivoire (1990-2013).
Le 6 novembre, les deux avions Sukhois continuent de tourner dans le ciel de Bouaké. Le matin, ils passent au-dessus du lycée Descartes, l’un des camps militaires français. A 13h30, la plupart des soldats sont partis déjeuner. D’autres sont en train de préparer une opération d’évacuation de ressortissants de Bouaké. La sirène retentit : les avions sont de retour. Ils font un premier passage en rase-motte au-dessus du camp, puis font demi-tour et lâchent des roquettes sur le lycée. Neuf soldats français et un Américain sont tués.
Trois-quarts d’heure après, les deux avions seront détruits par l’armée française. Dans la soirée, le reste de la flotte ivoirienne connaît le même sort. Réaction de colère des partisans de Laurent Gbagbo à Abidjan : ils déferlent dans les rues de la capitale économique. La force Licorne prend alors le contrôle de l’aéroport. Des hélicoptères empêchent le franchissement des ponts qui mènent à la base française. La foule est également repoussée devant l’Hôtel Ivoire. Deux épisodes où l’armée française a ouvert le feu sur des manifestants sans que l’on connaisse encore aujourd’hui le nombre précis de morts et de blessés. 48 heures après le bombardement, la France commence l’évacuation de plusieurs milliers de ressortissants. Plus de 8000 quitteront le pays.
La force Licorne a été prise pour cible à la stupeur générale. Pourquoi attaquer une base française au troisième jour d’une offensive contre la rébellion? Toute l’armée française est en émoi. Les militaires du camp de Bouaké veulent savoir, tout comme le reste des bataillons dispersés dans le pays. Mais aux questions qui se posent, peu de réponses seront apportées. Au point que le doute s’est installé au fil des années : la France a-t-elle vraiment voulu savoir ce qui s’est passé ?

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AFFAIRE BOUAKE (2/5)-Les premières zones d’ombre

07:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

03/05/2016

Où sont les 300 prisonniers portés disparus?


Michel Gbagbo

Michel Gbagbo fait une révélation de taille. Le fils de Laurent Gbagbo a confié à Koaci qu’à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons, et que 300 autres inculpées suite à la crise post-électorale de 2011, étaient jusqu’à ce jour portées disparues.

Gbagbo fils, secrétaire en charge des prisonniers politiques au Front Populaire Ivoirien (FPI), prenait ainsi au rebond le discours du chef de l’Etat Alassane Ouattara lors de la célébration de la fête du travail, le 1er mai dernier, concernant les prisonniers de la crise post-électorale.

« La déclaration du Président Ouattara est erronée et malhonnête », a indiqué d’entrée le fils de Laurent Gbagbo, avant de poursuivre en précisant que « d’abord la crise post-électorale. Il a toujours dit qu’il ne se mêlait pas des affaires de justice. Alors d’où détient-il l’information qu’il n’y a plus de prisonniers depuis sa prestation de serment en mai 2011 ? ».

Michel Gbagbo va plus loin, révélant qu’« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons. La plupart suite à la crise post-électorale. Plus grave, 300 personnes qui ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues. Mêmes leurs familles n’ont plus de leurs nouvelles. Le Président peut-il nous dire que sont-elles devenues ? Je pense que ce genre de déclaration prouve une fois de plus que nous avons affaire à un chef incompétent, qui n’est pas digne à être à cette place ».
Afrik.com

23:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Cafouillage au ministère des Transports

Un désordre dommageable au pays

Que de grincements de dents, d’entorses à la loi… Gaoussou Touré, le ministre des Transports est devenu de plus en plus le maillon faible du ministère à cause de sa gestion cacophonique du Département.

Il y a des problèmes sérieux au ministère des Transports. 37 agents ont été surpris le matin du 4 février 2014 par le ministre des Transports qui a pris une note de service ramenant tout le personnel de la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation (Dgttc) à Abidjan. Aujourd’hui, la Dgttc n’est plus représentée à l’intérieur du pays. Pendant que les autres ministères redéployent leurs personnels pour rapprocher l’administration des populations, le contraire se fait chez Gaoussou Touré. «Considérant les nécessités d’organisation des services, les agents du ministère des Transports dont les noms suivent, précédemment en activité dans les circonscriptions administratives ci-après sont affectés à Abidjan à la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation… La présente note de service prend effet à compter de sa date de signature» Ainsi décide le ministre par la Note de service No 012/MT/DRH/SDGP. Conséquence. Pour pallier l’absence de l’administration des Transports à l’intérieur, le ministre a nommé des personnes qui ne sont pas du ministère, notamment des enseignants, qui n’ont aucune qualification des Transports. Ces hommes du ministre, nommés tous des Directeurs régionaux (Dr), ne peuvent que balbutier devant des situations à l’intérieur, faute de maîtrise du sujet. De même, pour nommer un Directeur régional ou un sous-directeur, il faut absolument le visa du contrôleur financier sur l’arrêté. Et pour être nommé Directeur régional selon le Décret no 98-740 du 22 décembre 1998 fixant les grades minima d’accès à certaines fonctions de l’Etat, il faut être de la catégorie A4 ou A5 de la Fonction publique. Mais le ministre Gaoussou ignore royalement ces dispositions réglementaires comme s’il était dans une rébellion sans repère. Et il nomme indifféremment des B3, des A3 des Directeurs régionaux. Le contrôleur financier ayant refusé de viser les arrêtés, la nomination de ces personnes pose problème. Car, quand les contrôleurs financiers visent l’arrêté, dès que la personne est nommée, elle doit avoir des primes liées à la fonction. Dans le cas contraire, la personne n’a droit à aucune prime. Or, elle est amenée à gérer des dossiers importants dont le permis de conduire. L’acte du ministre a conduit au fait que la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation qui devait être représentée dans 14 villes du pays est ramenée à Abidjan seul.

Des cas de nominations non réglementaires

Le Directeur régional de Daloa est passé au grade A3 de 2eme classe, 1er échelon, le 16 août 2011 par l’arrêté no 4054/MFPE/DGFP/DGPCE/SD4. Selon le Certificat de prise de service signé le 16 avril 2012 du Préfet de région du Haut Sassandra, Préfet du Département de Daloa Brou Kouamé, « Monsieur Diarrassouba Daouda, éducateur des lycées et collèges, grade A4, matricule 292.174-V, nommé Directeur des Transports du District de Daloa, par arrêté no 251/MT/CAB du 24 janvier 2012 », a pris service le mardi 06 mars 2012 ». Et en tant que fonctionnaire de grade A3, il ne peut pas être Directeur régional. Il ne peut être que Directeur départemental. Mais on ne sait à partir de quel acte de nomination au grade de A4 de Diarrassouba Daouda, le ministre des Transports a « pondu » un arrêté qui met ce dernier au grade A4. Sachant qu’il ne peut être Directeur régional au grade A3, de façon fictive, il lui attribue un grade qu’il n’a pas afin de pouvoir le nommer. Et lorsqu’il l’a nommé, il a démis le Directeur régional de Daloa, Ingénieur des Tp de grade A5 Ouattara Fanta, pour faire la place à Diarrassouba Daouda, éducateur des Lycées et collèges. De même, celui nommé Directeur régional des Transports à Odienné est en B3. Incongruité. Le ministre fait comme si ce ne sont pas des Directeurs régionaux en mentionnant : « Directeur du District de… ». Or, en Côte d’Ivoire, à part Abidjan et Yamoussoukro, il n’y a pas d’autres Districts. Et l’organigramme du ministère ne prévoit pas de Districts mais parle plutôt des Directions régionales. Le ministre utilise donc l’appellation « District de… » pour tromper la vigilance des uns et des autres, notamment des Préfets. Les agents du ministère sont donc sur le qui-vive. Un agent en poste à Korhogo ou à Man, peut être ramené un matin à Abidjan sans explication, parce que telle est la volonté du ministre. Et peu importe le moment et les engagements de l’agent dans l’environnement où il vit avec sa famille et ses enfants scolarisés. De la même façon, il peut un matin, sortir des agents du ministère, mettre fin à leurs activités sans les reverser à la Fonction publique, leur ministère d’origine, ni ailleurs, mais dans la rue.

Licenciement abusif

Le 30 mars 2016, le ministre Gaoussou Touré signe des attestations de cessation de service à 32 agents dont des cadres de grade A7 du ministère des Transports : « Je soussigné, le ministre des Transports, atteste que Monsieur (….), Technicien supérieur des Travaux publics, grade B3, précédemment en poste à la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation (Dgttc), a cessé toutes activités administratives, le mercredi 30 mars 2016, au ministère des Transports. En foi de quoi, la présente attestation est établie pour servir et valoir ce que de droit ». A la lecture de ces documents, c’est si comme les agents avaient arrêté de travailler et que le ministère avait fait un constat. Pis, on ne les met pas à la disposition de la Fonction publique, ni dans une structure quelque part, mais on les laisse dans le vent. C’est lorsque scandalisés, les concernés ont réagi, que le Directeur des Ressources humaines a transmis leurs noms par voie électronique au ministère de la Fonction publique. Or, les documents qu’ils possèdent n’indiquent pas leur mise à disposition à la Fonction publique ou qu’ils sont orientés dans une autre structure. Comment cette méchanceté a-t-elle été opérée ? Avec la bénédiction de la tutelle, 32 personnes ont été sélectionnées qui ont été déversées. Et les agents vivent un vrai sauve-qui-peut dans ce département. Même les syndicalistes ne sont pas épargnés. La preuve, il a décapité le syndicat des structures transversales (Drh, Daf, le Cabinet du ministre…). Le secrétaire général Assoumou et tout son bureau ont été mis dans à la rue parce qu’ils ont osé parler en syndicat. Des pères de famille, dont certains vont à la retraite dans un an, après 40 ans au ministère des Transports, qu’on jette à la rue de la sorte comme des malpropres.

Cartes grises et des permis internationaux au privé

L’on a constaté récemment la délivrance de cartes grises internationales et des permis de conduire internationaux par le privé. Or, cette activité relève de la compétence de l’administration publique, c’est-à-dire du régalien pur. Même avec la Sonatt, ces documents étaient l’activité de la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation. Mais le ministre prend une décision. Il instruit le Directeur des Transports terrestres et de la circulation, Kouakou Kouakou Romain et transfert ces activités à Quipux. C’est donc désormais Quipux qui délivre ces documents administratifs. Or, la collaboration avec Quipus exclut dans la Convention la représentation de l’administration au sein de cette structure, comme si le ministre « goupillait » quelque chose qui l’arrange seul sans tenir compte des intérêts de l’Etat.

Authentification de permis de conduire

« J’ai l’honneur de vous demander de prendre toutes les disposition nécessaires pour mettre à la disposition des Centres de Gestion intégrée, l’ensemble du fichier permettant de réaliser l’opération d’authentification des permis de conduire. Vous voudriez bien noter, par la même occasion, que l’exercice de cette opération n’est plus dévolu aux agents relevant de la Dgttc, mais est plutôt exclusivement réservée aux agents de Quipux. » Voilà la note de mise à disposition de fichiers pour authentification de permis de conduire signée le 25 avril 2016 par Gaoussou Touré, ministre des Transports. Par cette simple note, il a dépouillé la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation de l’activité de délivrance des authenticités de permis de conduire pour la confier exclusivement à Quipux. Un privé. Cette activité avait été conférée à la Dgttc par le décret No 2011-401 du 16 novembre 2011 en son article 18 et bien avant, par l’arrêté No 207/MT/CAB du 11 novembre 2006 en son article 7. Avec cette prérogative, la Dgttc pouvait confirmer que tel ou tel a eu le permis en bonne et due forme. Mais avec Quipux, ce serait une porte ouverte à la production de faux permis de conduire. En ce sens que ce sont les mêmes qui éditent, qui impriment et qui perçoivent l’argent des permis de conduire. Car avec la situation actuelle du pays, où la vie est chère, les temps sont durs, la probabilité est forte que Quipux succombe à la tentation. En clair, si un usager se présente à Quipus et dit qu’il avait le permis de conduire dont on n’a pourtant pas les traces, s’il se montre généreux, des agents s’évertueront à lui trouver une solution. En d’autres termes, en sortant de l’argent, des gens qui n’ont jamais eu de permis de conduire en Côte d’Ivoire, ne vont-ils pas s’offrir ce document ? L’autre danger que la Côte d’Ivoire court avec cette opération est grand. Lorsqu’un usager va à Quipus avec son permis de conduire qu’il a eu par exemple depuis 1970, Quipus fait semblant d’enregistrer le numéro. Mais en vérité, le numéro est écrasé et Quipus lui donne un nouveau numéro. C’est comme s’il venait d’obtenir son permis de conduire qu’il a pourtant eu depuis 1970. Plus grave, cette base de donnée de Quipux n’est pas disponible en Côte d’Ivoire, mais jusqu’en Colombie. Elle est inaccessible à la Direction générale des Transports terrestres et de la circulation, et même à son Directeur général qui organise pourtant les examens des permis de conduire. De l’avis de spécialistes, on peut privatiser la délivrance de ce document, mais ce qui se passe aujourd’hui est un problème. La base de données est détenue par un privé. Et même si un usager a un permis B et veut y ajouter une autre catégorie, le système mis en place par ce privé ne le permet pas. L’usager est considéré comme quelqu’un qui ne possède pas du tout de permis. Il faut alors tout reprendre à zéro. Il doit repasser B, C, D, E. alors que son souci était simplement de faire une extension de permis de conduire. De même, s’il y a une petite erreur à corriger ou une virgule à ajouter sur le permis, cela doit se passer en Colombie. Et cela mettrait du temps. Et selon nos sources, le Directeur général des Transports terrestres et de la circulation aurait été saisi le 28 avril 2016 par le ministre des Transport afin que les agents de Quipux soient formés à la délivrance des authenticités des permis de conduire.

Il y a lieu interpeller le chef de l’Etat afin que le cafouillage installé au ministère des Transports prenne fin.

Germain Sehoué
IN LE TEMPS DU MARDI 3 MAI 2016

22:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

décès de Ben Yassa Cissé, le fils duDoyen Abou Cissé

Que dire de ce visage vivant, ce sourire créateur, enfin un regard lucide d'affection pour ce qu'il faisait. Grandeur et misère de l'homme où se trouve Dieu le secourire?
Abou Cissé

Ben Yaya Cissé, le second fils du Doyen Abou Cisse a rendu l’âme le mardi 26 avril 2016 aux environ de 11 H 30 minutes suite à une courte maladie. Ben a laissé derrière lui, non seulement sa famille biologique mais des collègues de travail qui ont su lui rendre un vibrant hommage pour l’Amour qu’il avait pour le travail bien fait.
Outre l’hommage de ses collègues de travail, deux autorités de grands ordres c'est-à-dire le préfet d’Agboville et le préfet d’Abidjan sont venus marqué leur reconnaissance à travers le travail quotidien d’une quarantaine d’Année. Les pleurs étaient sans retenus et la participation de d’autres personnalités politiques dont le représentant du FPI venu en délégation forte soutenir les parents Abou Cissé, le représentant de la Mairie, qui ont pris en charge les frais mortuaires, la population d’Agboville étaient tous là pour magnifier l’œuvre de ce grand travailleur qu’était BEN YAYA CISSE.

La famille Cissé d’Odienné, d’Abidjan, de France, des Etats Unis, d’Italie, remercie tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’organisation de ces funérailles particulièrement le Préfet d’Abidjan, le Préfet d’Agboville sans oublier la participation du FPI et sa forte délégation, à tous la famille Cissé marque sa profonde gratitude.
Reposes en Paix Ben Yaya Cissé, tu n’as pas vécu inutilement…
Ludovic Guegnan

22:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Révolte AmaniN'Guessan: «De toutes les façons, le FPI est divisé, moi je veux rencontrer Gbagbo! »

sans grand intérêt, à mon humble avis... tous des politiciens avides d'en vivre...

AMANIII
En plus de la crise connue de tous qui prévaut au Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’guessan pourrait bien être confronté à une nouvelle fronde au sein même de son propre camp. Amani Nguessan dit tout sur ses actions pour la réconciliation au FPI. Entretien ! 


Nous avons appris que vous aviez entrepris une médiation afin de rapprocher les deux camps : celui de Pascal Affi N’guessan auquel vous appartenez et celui d’Aboudramane Sangaré. Dites-nous de quoi est-t-il question ?
- Oui, c’est en tout cas mon objectif et c’est le but que je poursuis, en rencontrant de part et d’autre, les membres de chaque camp. J’avoue que ce n’est pas facile. Si ce l’était, ils se seraient réconciliés depuis longtemps. Mais je garde une foi profonde à la réconciliation parce que c’est vital pour le Fpi.

Mais, semble-t-il que le groupe d’Abou Drahamane Sangaré dit ne vous avoir pas mandaté ?
- Le camp d’Abou Drahamane Sangaré a une direction, même si elle n’est pas légale. Et cette direction du Fpi d’Abou Drahamane Sangré n’a pas donné mandat à ceux qui discutaient avec moi. Cette direction dit n’avoir donné mandat à qui que ce soit en vue d’une réconciliation. Toutefois, au sein de son camp, il y a des volontaires qui veulent la réconciliation.

Vous ambitionnez dans votre démarche, impliquer l’évêque de Korhogo. Qu’en est-il ?
- Oui, effectivement. Mais dans un premier temps, je cherche à rencontrer le président Gbagbo. Je ne sais pas comment vous avez appris tout cela mais ça fait partie des démarches qui sont primordiales à mes yeux. Je fais ces démarches pour rencontrer les principaux acteurs et je pense que le président Gbagbo est un acteur extrêmement important. Au lieu de parler dans les journaux, mieux vaut aller le rencontrer à la Haye. Et pour le moment, il n’a pas encore répondu favorablement à ma demande de le rencontrer.

Il refuse de vous recevoir, semble-t-il ?
- Bon ! Pour le moment, il ne me l’a pas signifié. Il ne m’a pas signifié un refus ou un accord et j’attends une réponse qui tarde toujours à tomber.


Pendant qu’il tarde toujours de vous recevoir ainsi que tous ceux qui sont proches d’Affi N’guessan, Laurent Akoum qui est du camp Sangaré vient d’être reçu par Laurent Gbagbo dans sa prison de la Haye. N’est-ce pas le signe d’un parti pris de l’ancien président en faveur du Fpi dirigé par Abou Drahamane Sangaré ?
- Bon ! Pour le moment, je ne peux pas juger le président Gbagbo sur ce qu’il fait ou ne fait pas. Moi, je veux le rencontrer. Il est libre de rencontrer qui il veut. Je refuse d’apporter un jugement.

On parle de plus en plus de voix de cadres du FPI de votre camp qui expriment aujourd’hui leur hostilité face à la gestion du parti par Pascal Affi N’ guessan. Qu’en pensez-vous ?
- Vous savez, en Côte d’Ivoire, on est parti du parti unique au pluralisme politique. Nous sommes partis de l’unanimisme aux débats contradictoires. Donc, ils sont nombreux ceux qui voient le débat contradictoire comme un mécontentement. Non ! C’est l’expression des libertés, des droits de l’homme, etc. Quand il y a débat au sein d’un parti, les gens pensent qu’il y a mécontentement, il y a rejet etc. Non, il n’en ait rien. Au Front populaire ivoirien, nous sommes très libres d’esprit. Moi, j’agis par conviction. Le dernier séminaire sur la réforme constitutionnelle qui a eu lieu par exemple, j’ai trouvé que c’était inopportun. Bon ! C’était un débat interne. Ça ne veut pas dire que je condamne le Front populaire ivoirien de Pascal Affi N’guessan….

Ce séminaire a tout de même créé des mécontents au sein des cadres du parti ?
- Oui, dont moi. D’ailleurs, je n’y ai pas participé.

En clair, ça veut dire que rien ne va au sein du Fpi, tendance Affi N’guessan ?
- De toutes les façons, le Fpi est divisé. C’est ce qu’il faut retenir. Comment aujourd’hui, restaurer le Fpi comme il était avant la crise ? C’est la préoccupation des militants du Front populaire ivoirien. On a des voix qui divergent. Il y a en qui pensent qu’il faut laisser les débats mourir d’eux-mêmes. Personnellement, je pense qu’il faut jouer quotidiennement au rapprochement des uns et des autres. C’est ce que je sais.

Entre-temps, Affi vient de vous charger de la fédération du centre alors que vous étiez chargé de la question stratégique de défense. De sources concordantes vous seriez mécontent de cette situation ? « 
- Non, cela n’a rien à voir. La Défense et la réconciliation ne sont pas liées. Je vous précise que moi, je suis un militant du terrain. Les Ivoiriens m’ont connu en tant que Fédéral du Front populaire ivoirien à Bouaké. Donc, je tire toute ma légitimité historique au Front populaire ivoirien par mon militantisme sur le terrain et on me renvoie donc à cette activité. Aujourd’hui au centre, on ne peut pas dire que le parti est suffisamment implanté. Quant au président Affi, il faut quelqu’un qui peut travailler de façon dynamique à cette paix afin de mieux implanter le parti au centre.

Un mot sur votre journal officiel "Notre voie", avec des journalistes qui se plaignent de quatre, voire cinq mois d’impayés de salaire ?
- Ceux qui travaillent à Notre Voie ont leur préoccupation. Je n’en sais rien, je suis très loin de ce journal que je lis, tout comme vous. S’ils ont des préoccupations, qu’ils les expriment, cela fait partie du droit du travailleur.

Autre presse avec C. D., Ledébativoirien.net

19:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Affaire "Ali Fawaz contre ayant droit de feu Souleymane Boundy".

Affaire "Ali Fawaz contre ayant droit de feu Souleymane Boundy".

A diffuser, largement. En espérant que cet homme fera des émules !

Un numéro spécial de l'éléphant déchaîné sera gratuitement distribué ce vendredi 6 mai 2016. C'est notre contribution à l'émergence d'une société juste et équitable dans laquelle on s'indignera tous devant toute injustice, d'où qu'elle vienne. On ne va pas continuer, sous le prétexte que quelqu’un a des décisions de justice, à regarder ailleurs pendant que les pires injustices sont commises.
Si nous ne réagissons pas maintenant en remuant la tête pour dire "non", la mafia qui s'est installée dans ce pays dans le domaine du foncier urbain va nous exproprier tous de nos biens immobiliers ou jeter nos enfants dehors demain, en notre absence, sur la base de décisions de justices assises sur le faux transformé en vrai.

Le faux est en train d'envahir ce pays, je l'ai démontré l'année dernière après 11 mois d'enquête avec infiltration du réseau.
Je me suis fais établir une fausse pièce d'identité, indétectable par les policiers, un faux permis de conduire indétectable, un faux certificat de visite technique automobile, etc. Pour les besoins de la cause, j'ai utilisé ces pièces pendant des jours sans qu'aucun policier ne s'aperçoive de leur fausseté. L'enquête à été publiée sous le titre de: La République en danger.

Aujourd'hui, dans le secteur de l'immobilier et du foncier urbain, les faussaires ont acquis tellement d'expertise qu'ils sont financés par une vraie mafia qui est en train de s'accaparer des biens privés avec de faux documents blanchis par des décisions de justice. Vous pouvez acquérir un terrain après de lourds sacrifices, obtenir tous vos papiers et puis, un matin, quelqu'un vient vous servir une assignation à déguerpir des lieux parce qu'il a gagné un procès contre vous par défaut, et qu'il a les mêmes papiers que vous sur le même terrain. Au début, vous penserez à une plaisanterie de mauvais goût mais ce sera le commencement d'un cauchemar et, à la fin, vous serez expulsé du terrain. Ils sont des centaines d'ivoiriens à vivre chaque année ce cauchemar et à renoncer à la fin, faute de moyens financiers pour continuer une longue bataille juridique généralement perdue d'avance.
Aujourd'hui, les gens fabriquent n'importe quel document administratif, y compris même des décisions de justice pour arracher les biens d'autrui. une certaine race d'individus, dans ce pays, travaille et finance les activités de ces faussaires, créent de faux héritiers dans des successions et avec la complicités de magistrats et de notaires véreux, arrivent à empêcher les vrais héritiers de jouir des biens que leur ont laissé leurs parents, surtout lorsqu'il ya dans la succession, des biens immobiliers bien placés dans des quartiers tels que cocody et surtout à Marcory zone 4.

Cette situation, aujourd'hui, commence à atteindre des sommets inquiétants et nous sommes tous en danger. l'argent, dans ce pays, à acquis une force si prodigieuse que les faibles ne sont plus à l'abri de rien et peuvent tout perdre à tous moments, avec la complicité d'une justice qui peut faire traîner une procédure pendant des années rien que pour vous épuiser financièrement afin que vous renonciez à ce qui vous appartient. Et comme il n'y a pas de société civile crédible dans ce pays comme au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso pour ne citer que ces pays, nous sommes là, avec notre lâcheté à regarder les bras croisés, des Ivoiriens se faire piétiner, se faire exproprier, sans dire "non", ça suffit maintenant.

Si on continue à se taire, à célébrer L'indifférence, bientôt plus rien ne nous appartiendra dans ce pays. On aime tous tellement l'argent facile dans ce pays qu'on ne se rend même plus compte des "crimes" qui sont commis contre des Ivoiriens par des individus originaires de pays dans lesquels aucun ivoirien ne peut se permettre même de porter une simple plainte pour revendiquer le moindre droit. Mais ici, parce que nous avons renversé toutes les valeurs, on s'étonne même que des Ivoiriens spoliés de leurs biens sur la base du faux, osent refuser l'injustice qui leur est faite. On est en train d'accepter que le faux triomphe sur le vrai, que le mensonge devienne la vérité parce que en face, on a affaire à quelqu'un qui peut s'acheter tout, y compris des décisions de justice.

Pendant combien de temps encore allons nous continuer à mépriser notre propre pays et à accepter l'injustice? A rester indifférent alors qu'il y a des combats nobles à mener, pour nous mêmes, peut-être, mais surtout pour nos enfants? Pourquoi c'est chaque jour les Ivoiriens qui sont expulsés de leur maison, de leur terrain par une catégorie d'individus qui ne perdent jamais de procès ? Pourquoi on ne voit jamais d'ivoiriens en train d'expulser aussi ces gens? Pourquoi quand un ivoirien gagne un procès contre un membre de cette mafia, il n'arrive jamais à obtenir le concours de la force publique pour faire exécuter sa décision ? Pourquoi les perdants, en un temps record, arrivent à obtenir des sursis à exécution et même des discontinuités de poursuite qui bloquent tout alors que vous êtes dans votre droit?

Quel type de société voulons - nous laisser à nos enfants? Une jungle où régnera la loi du plus fort? Quelles sont aujourd'hui les valeurs qui fondent la société dans laquelle nous vivons? Vous êtes victime d'une injustice, un magistrat corrompu à rendu une décision inique pour détruire votre vie, tout le monde le sait, vous écrivez des lettres à toutes les autorités pour demander secours, vous n'aurez jamais de réponse de leur part, ça ne les intéressera pas. Si vous êtes un homme, elles ne vous recevrons jamais ou ce sera un collaborateur sans pouvoir qui vous écoutera d'une oreille distraite en vous disant qu'il rendra compte à son patron. Vous n'aurez plus jamais de suite. Si vous êtes une femme, par curiosité, certaines autorités chercheront à vous rencontrer en personne et ne lèveront pas le petit doigt tant que vous ne finissez pas dans un lit sous leur poids. Je sais de quoi je parle. Et après, c'est fini, votre problème ne sera pas résolu et il ne restera plus qu'à renoncer ou à vous immoler par le feu. Si vous leur montrez du caractère, elles vous mépriseront, ces autorités et vous traiteront de tous les noms d'oiseau. Ah quel pays!

J'ai si peur à présent de ce que pourrait vivre mes enfants en mon absence, j'ai si peur à présent de ce peuple qu'on tond jusqu'à la peau et qui trouve ça normal, j'ai si peur de ce peuple qui commence à traiter de fous ceux qui refusent l'injustice, ceux qui, comme les enfants de feu Souleymane Boundy, refusent de prendre l'argent de celui qui les a jetés à la rue en sachant très bien que celui qui lui a vendu le terrain n'en est pas le propriétaire. J'ai si peur de cette normalisation de l'injustice, j'ai si peur de cette absence de valeurs cardinales chez nos leaders politiques dont on ne sait quels genres d'idéaux ils défendent au juste, quel modèle ils véhiculent pour la jeunesse.

J'ai si honte de ce qui se passe dans ce pays dont on dit qu'on le veut émergent en 2020, j'ai si honte de cette lâcheté qui est en train de triompher. j'ai si honte de vivre dans un pays où tout est mis en œuvre pour décourager les gens honnêtes, où tout est fait pour que nous soyons tous compromis, pour que nous comprenions que l'honnêteté ne nourrit pas son homme et que seule l'acquisition de l'argent en vitesse compte. Quel est ce pays dans lequel on utilise la politique pour diviser le peuple afin de l'empêcher de mener des combats nobles et responsabiliser ses dirigeants? Quel est ce pays où les gens sont si indifférents à la souffrance injustifiée de leur prochain? Quel est ce pays où les gens courageux ne s'expriment que dans leur salon?
Quel est ce pays où des gens peuvent tout se permettre à coups de millions sans qu'il n'y ait personne pour dire ça suffit? Nos autorités sont-elles compromises jusqu'à ce point avec des individus à la puissance financière insoupçonnées à qui elles ne peuvent rien dire?
Mon Dieu, j'ai si honte! Je veux crier qu'on ne peut plus continuer comme ça, l'injustice tolérée va nous emporter tous. Si nous aimons ce pays, on ne peut plus continuer sur cette voie. il y a trop d'injustice, il y a trop d'injustice et si peu de personnes pour les dénoncer que, sans nous rendre compte, nous sommes au bord de l'explosion sociale et de la commission d'actes de désespoirs.
J'ai si mal devant tant de "crimes" commis contre des Ivoiriens et impunément. j'ai si mal d'entendre des gens dire à des Ivoiriens: "Votre justice, on la contrôle, si vous y allez, vous allez tout perdre".
C'est quoi au juste ce pays où on ne se mobilise jamais pour les bonnes causes ? L' affaire des ayant-droit de feu Souleymane Boundy est là pour nous interpeller tous.
Et moi, en tant que citoyen mais surtout un journaliste dont la justification s'il en est, de parler dans la mesure du possible comme le dirait Albert Camus, à la place de ceux qui ne peuvent le faire, j'ai décidé que je n'ai plus le droit de me taire. je ne sais pas pour vous mais, moi je suis fatigué de ma lâcheté. et j'ai décidé d'agir.

Monsieur Ali Fawaz, laissez ces 750 Mètres carrés à ces enfants. A moins que vous ayez tellement usé de certaines pratiques pour en devenir le propriétaire que tout en sachant que le vendeur n'en était pas le propriétaire, il vous est impossible de faire marche arrière, l'affaire étant devenue une affaire d'orgueil. Comment ces pauvres peuvent refuser 15 millions et continuer à réclamer ce qui leur appartient? Quelle gloire tirez vous à voir des enfants jetés dans la rue par vos soins et qui ne vont plus à l'école (des loubards sous la surveillance des forces de l'ordre, ayant tout détruit) alors que les vôtres sont à l'école à l'extérieur ?
C'est quand même osé !

Tiémoko Antoine Assalé

07:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

L'hommage de Koné Katinan à sa mère, autre victime de la barbarie

2 MAI 2003- 2 MAI 2016
L’ÉMOUVANT HOMMAGE DU MINISTRE JUSTIN KATINAN KONE A SA MÈRE.

Elle s'appelait KONE Télétien. Elle est feue ma mère. Malade et opérée par deux fois à la tête pour un hématome au cerveau en 2001 à la PISAM elle s'était retirée dans son village Arikokaha pour y vivre sa convalescence. C'est là-bas, en février 2003, qu'une cohorte de bidasses de la rébellion née en septembre 2002 l'a trouvée, la fit descendre de son lit avec violence sous le prétexte qu elle y cachait l'argent que le Président Laurent GBAGBO m'aurait donné. Pour l'occasion plusieurs rafales de AK 47 furent tirées dans sa cours. Puis cette bande d’écervelés est repartie avec le véhicule que j'avais mis à la disposition de cette brave dame.
A plus de 75 ans et affaiblie par la maladie, notre maman rendit l'âme quelques jours plus tard. Elle sera inhumée le 2 mai 2003, à mon absence parce que les seigneurs de guerre qui contrôlaient cette partie du territoire national m avait déclaré personæ non gratta du seul fait que je suis cadre du FPI et pro - Gbagbo. Je ne verrai la tombe de ma mère qu'en septembre 2007 à la faveur des accords de Ouagadougou.

En décembre 2010 j'entrepris d'ériger un petit ouvrage sur sa tombe histoire de la maintenir visible pour ses nombreux petits et arrière-petits enfants. Une fois encore je n'ai pas pu assister à la fin des travaux de ce petit ouvrage. 13 ans après, en ce jour anniversaire, je ne peux m'incliner sur la tombe de ma mère pour les mêmes raisons. Mais Ils peuvent tout faire mais Ils ne pourront jamais m empêcher de dire ceci:
Maman je t'aime, maman merci. Je pense fortement à toi en ce jour de grande tristesse pour moi.
Fan Club Katinan Koné II

01:08 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |